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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Code Ami 3DS : 3480 3233 1570

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The Hall of Fame

Après mon top 5 2012, voici mon flop 5 : Non pas les 5 jeux les plus mauvais mais les 5 jeux ou consoles qui m'ont le plus déçu, que j'ai attendu et qui ont fait pschit une fois la manette en main.

5. Dishonored

 

Dishonored c'est l'exemple typique d'un très bon jeu... qui m'a pas mal déçu une fois terminé. Dishonored, c'est une direction artistique de fou, un Univers qui m'a totalement séduit et un level design qui respire le génie. Ça je ne lui enlèverai pas. Néanmoins, j'ai été déçu d'abord par la trop faible exploitation de cet univers passionnant et dont j'aurais aimé en voir beaucoup plus. Ensuite, c'est un scénario plutôt bateau, avec une fin un peu bâclée qui m'ont pas mal refroidi et conforté dans mon opinion. Enfin, c'est ce déséquilibre qui fait que notre héros est trop puissant et peut finir certains niveaux, pourtant géniaux (la soirée des boyle !) en 5 min... Un excellent univers, mais trop peu exploité, ce qui a cassé mon expérience. Dommage, néanmoins je le conseille tout de même, ça reste un bon jeu.

Mon test ici

 

4. AC III Liberation

 

Jeu Vita que j'attendais beaucoup, je me suis jeté dessus alors que j'étais déjà sur AC III : c'était une grosse erreur. Je n'ai pas encore rédigé mon test dessus, mais je viens de le finir et peut donc confirmer cette déception que j'ai vu venir bien assez rapidement. Si c'est absolument cool de pouvoir jouer à un AC sur portable et si le jeu a de bonnes idées (les déguisements, la Nouvelle-Orleans, l'héroïne,...), de trop nombreux défauts ont littéralement pourris mon expérience. Que ce soit la jouabilité tactile absolument anti-fun, la réalisation pas si géniale, les bugs à répétition, la jouabilité resucée d'AC III (les mêmes animations que Connor quoi...) ou encore l'histoire absolument nulle : Tout se met en travers du joueur et tue littéralement le plaisir. Je n'ai pas eu de plaisir à jouer, et je pense clairement qu'il a manqué 6 mois de développement au jeu, qui aurait pu être bien meilleur.

 

3. Ma 3DS

 

Mon 3ème flop n'est pas un jeu, c'est une console portable. Alors oui j'étais plutôt positif quelques mois après l'avoir acheté. L'effet 3D est intéressant et apporte un vrai plus aux jeux comme SMB 3D LAND ou Resident Evil Revelations. La console en a quand même un peu dans le ventre et a un côté fun et communautaire que la Vita n'a pas par exemple. Cependant j'ai pas mal joué à ma 3DS pendant 4-5 mois...et puis plus rien. Un catalogue qui s'amoindrissait, trop peu de sorties, mon envie de jouer à des jeux plus matures : Tout a aboutit au fait que je n'ai pas acheté de jeux 3DS depuis Kid Icarus (excellent au demeurant) en avril dernier. Ainsi l'absence de deuxième stick, l'absence de sorties vraiment marquantes pour moi (point purement subjectif, je suis d'accord) et surtout le fait que ma console prenne la poussière depuis 6 mois me forcent à me poser la question : Vais-je garder cette console ? Je n'ai pas encore de réponse...mais je n'ai pas non plus de jeux pour la ressortir de sa boite...

 

2. Castlevania Lord of Shadow

 

Encensé par la critique comme par les joueurs, son deuxième volet et très attendu, et j'ai donc voulu essayer ce LoS. Je l'ai dit dans mon test, je me suis fait suer comme jamais avec ce jeu. Son scénario, malgré de belles influences de Guillermo del Toro, m'a littéralement laissé de marbre, et son gameplay m'a profondément ennuyé. A titre de comparaison, je m'amuse bien plus sur un GoW peut-être un peu moins complexe en termes de gameplay, mais où j'accroche bien plus à l'ambiance. Comme je l'ai dit dans mon test, j'ai bien conscience que c'est un bon jeu que je descends en flammes, mais c'est néanmoins un jeu sur lequel je n'ai pris aucun plaisir à jouer et dont la suite devra réellement changer la formule pour que j'ai envie d'y jeter un oeil.

Mon test ici

 

1. Assassin's Creed III

AC III c'est MA déception de l'année. J'avais pourtant bien aimé Révélations, en me disant néanmoins que je ne pourrais pas supporter un nouveau AC avec des mécanismes identiques. Alors oui, les mécanismes sont les mêmes, ce qui m'a rendu au départ très sceptique avant même d'acheter le jeu. Et puis tout le monde, les journalistes particulièrement, m'a vanté l'histoire, la narration, soit disant bien meilleure que dans les précédents opus. J'ai apprécié au départ le risque pris par Ubisoft d'une intro plus longue. Ce fut néanmoins la seule bonne partie du jeu, tant la partie avec Connor devient d'un classicisme confondant. L'époque est passionnante, mais le personnage fade et sans charisme. Le jeu est beau mais bourré de bug. Sans parler de la métahistoire qui, alors qu'on la croyait déjà au fond du trou, nous démontre qu'elle peut encore creuser ! AC III n'est pas un « mauvais » jeu, mais il nous a clairement été survendu. AC III c'est la même chose qu'AC II, sauf que c'est le 4ème comme ça : OVERDOSE.

Mon test ici

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L'Ours des salles obscures

Aujourd'hui j'ai enfin pu voir The Hobbit et me faire un avis sur ce film qui a tendance à un peu subir les foudres des critiques parisiennes ! Bon j'avoue, j'avais quelques craintes : La réalisation d'une trilogie sur un livre 3 fois moins gros que LOTR, et les nombreux changements de réalisateurs, scénaristes et acteurs n'étaient pas là pour me rassurer sur la qualité de l'oeuvre ! Et pourtant, je ressors du cinéma avec cette impression d'avoir vécu une bonne aventure et avec l'envie de voir la suite. Si tout n'est pas parfait (nous allons le voir), j'ai tout de même passé un excellent moment en Terre du Milieu.

 

The Hobbit, c'est d'abord l'histoire d'un super conte pour enfants. J'ai personnellement très bien accroché à cette histoire pré LOTR sur comment Bilbon se retrouve embringué dans cette compagnie de Nains qui doit reprendre Erebor, la ville naine ou repose désormais un dragon et son fabuleux trésor. Plutôt bien joué, Bilbon est le hobbit typique, qui cherche plus le confort de sa chaumière que l'aventure à dos de poney ! J'ai lu le livre il y a très longtemps, je ne peux donc pas juger du respect de la story line. Néanmoins, les 2h45 de cette première partie passent sans grands temps mort, ou plus tôt c'est assez bien filmé et mis en scène pour qu'on les ressente le moins possible.

Autre point que j'ai apprécié : le centrage de l'histoire sur les nains, civilisation assez délaissée dans la trilogie LOTR. Cela apporte un éclairage nouveau et frais dans un monde qui était dominé précédemment par les orques, les hommes et les elfes. On apprécie d'en apprendre plus sur eux, mais aussi d'enfin les voir en action autrement que par Gimli.

 

Les nains, les autres vrais héros de cette aventure

Bien sur, Peter Jackson oblige, le souffle épique et aventurier est toujours là ! Les batailles sont toujours aussi prenantes et passionnantes et je retiendrai ce passage dans les mines des Gobelins, aussi mouvementé que grisant. L'ajout de « l'Orque Pâle » (qui n'existe pas dans le livre si je me souviens bien) permet notamment d'identifier l'ennemi même si ce « méchant » fait très conte pour enfants. Mais globalement, on retrouve tout ce qui faisait le succès de la franchise LOTR : Des situations désespérées, des combats à l'épée, au marteau et à la hache, et surtout une musique qui réussit encore à vous mettre bien comme il faut dans l'ambiance.

 

Gollum est de retour, pour une des meilleurs scène du film

Mais le grand moment restera pour moi la scène avec Gollum. J'avoue je ne l'attendais pas si tôt dans l'histoire. Les fans sauront que cette scène fait le lien avec LOTR et que c'est notamment le moment où Bilbon trouve l'anneau. On retrouve donc avec plaisir cette chose schizophrène qu'est Gollum. C'est pour ma part un des perso que j'appréciais le plus dans LOTR, pour sa complexité, sa folie et son statut de méchant victime. Il est toujours admirablement joué par Andy Serkys et j'avoue que j'ai eu ces frissons comme quand j'admire un grand moment de cinéma. J'espère qu'on aura l'occasion de la revoir dans les prochains films.

Ce film, c'est ambiance "au coin du feu" 

J'ai beaucoup aimé cette ambiance bon enfant que dégage le film. Nous ne sommes pas dans une ambiance sombre à la Deux Tours ou Le retour du Roi, non on est bien dans un conte pour enfants...et adultes ! Les nains chantent en faisant la vaisselle, se vannent en permanence pendant les repas et aucune goute de sang ne giclera de tout le film malgré les whatmilles gobelins qui trépassent. Ça n'empêchent néanmoins pas un adulte d'apprécier cette ambiance légende un peu mature qui émane de l'univers de Tolkien. On est donc dans le tout public, mais je ne le considère pas comme un défaut en soit. 

J'ai adoré me replonger, comme 10 ans auparavant avec la Communauté de l'Anneau, dans l'Univers Tolkienien. Cette ambiance de légende, d'histoire qu'on se raconte au coin du feu dans une bonne petite chaumière m'a encore transporté. Indéniablement, la sauce Peter Jackson prend encore pour peu qu'on soit sensible à cet univers, et à cette ambiance.

 

The Hobbit, c'est "le Seigneur des Anneaux" mais avec une autre histoire

Mais pour être tout à fait honnête, parlons le sujet qui fâche un peu, ce qu'on peut le plus reprocher à ce film : Sa réalisation. C'est toujours très efficace, épique, et enchanteur. C'est toujours bien filmé, bien amené, bien joué, bien monté. Mais alors me direz-vous, qu'est-ce que tu lui reproche ?

 

Vous aimiez les paysages Néo-Zélandais de LOTR ? Tant mieux, vous allez en bouffer !

La réponse est simple : C'est génial, c'est beau, c'est prenant, MAIS ce sont exactement les mêmes plans, mouvements de caméra, mécanismes, que dans LOTR ! Prenons quelques exemples :

  • Le passage dans les mines gobelines rappelle furieusement le passage dans la Moria de la première trilogie. Ce n'est pas scandaleux, mais l'ambiance, les combats, les situations sont toutefois assez similaires.
  • Les moments ou la communauté des nains gambade dans la plaine sur fond de magnifiques paysages néo-zélandais. Qu'on ne se méprenne pas : C'est beau c'est même une super idée pour planter le décor, mais c'est la même chose que dans les 3 premiers films.
  • Une des scènes finales ou les aigles apparaissent pour sauver nos amis d'une mort certaine m'aura lourdement rappelé la fin du LOTR. Ce n'est pas choquant, mais on ne peut pas s'empêcher de penser « Il nous refais le coup des aigles !

Ces scènes ne sont pas choquantes en soit, et rappelons que c'est Peter Jackson qui a réalisé LOTR, il est donc normal qu'une réalisation proche apparaisse dans The Hobbit. Il n'empêche qu'il faut avoir apprécié LOTR parce que The Hobbit, c'est exactement la même chose mais avec une nouvelle histoire.

 

3 films de 3 heures sur un livre 3 fois moins gros que LOTR ? T'as pas peur Peter ?

L'autre point qui fâche n'est pas un constat, mais plutôt une crainte : 3 films de 3h pour raconter une histoire qui tient en un seul bouquin ? On sent via quelques scènes que Jackson temporise et ralentit son histoire, et je me demande bien ce qui arrivera dans les prochains films pour réussir à maintenir l'attention des fans. Cela étant dit (et je pense que c'est une crainte partagée par beaucoup de gens), je ne me suis pas ennuyé un seul instant et j'avoue qu'au fond je me réjouis d'avoir encore 2 films de cette qualité !

Donc voilà, The Hobbit vaut carrément le coût SI vous avez (comme moi) adoré LOTR, si vous n'êtes pas allergique au style Jackson et surtout si vous ne cherchez pas à voir autre chose que du LOTR. Une fois tout ça accepté, vous aurez un super film avec une ambiance géniale qui vous donnera envie vous aussi d'acheter une maison en Angleterre et de raconter des histoires à vos enfants au coin du feu ! J'en redemande, encore, encore et encore !

Voir aussi

Groupes : 
Le Seigneur des Anneaux
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The Hall of Fame

Ce coup-ci, ça y est, je trouve enfin le temps, vacances de fin d'année aidant, de parler de mon top 5 et de mon GOTY pour cette année !

2012 aura été une grosse année, probablement une des années ou j'ai le plus joué dans ma vie de gamer. Il faut dire que le rythme très soutenu des sortis, mais également la fin de l'actuelle génération de consoles, synonyme d'une bonne maturité des jeux qui sortent, nous ont gâté cette année.

Je n'ai bien sur pas pu jouer à tous. Des jeux comme Halo 4, Guild Wars 2, Diablo III ou Catherine me font terriblement envie en ce moment, mais au moment ou j'écris ces ligne, je n'ai pas pu y jouer (Halo 4 arrive !).

Si je devais parler des jeux qui ont retenu mon attention, ce ne serait pas 5 jeux, mais une grosse dizaine dont je devrais parler. Trop de bons jeux, trop de coup de coeur, et pourtant il faut faire des choix. Mes propres choix viennent le plus souvent du coeur, d'un jeu qui m'aura vraiment marqué et dont je me souviendrai longtemps. Voici donc pour moi, les 5 meilleurs jeux de l'année.

 

5ème Witcher 2

 

C'est un jeu qui date de l'année dernière, mais sorti cette année en portage 360, et c'est grâce à cela que je l'ai découvert. Et comme j'ai aimé vivre cette épopée sombre, trash dans un monde sale et presque réel tellement il se veut le miroir de notre époque médiéval. Plutôt très beau, le jeu m'a happé surtout grâce à son univers aussi complexe (à jouer avec une carte !) que passionnant et mature. Pour ma part, j'ai eu envie de lire la saga littéraire à l'origine du jeu pour m'y plonger à corps et âmes. Bref, je vous le conseille absolument, c'est un des must have du RPG occidental. Vivement sa suite.

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4ème Borderlands 2

 

Je l'attendais comme le messie après ma découverte du premier Borderlands en février dernier, et je n'ai pas été déçu. Reprenant point par point les éléments du premier épisode et les peaufinants à l'extrême : Borderlands 2 est ce que Borderlands aurait dû être s'il avait été parfait. Pur concentré de gameplay, ce Diablo-like à la première personne aura su m'insuffler la fièvre du loot (Maintenant, j'ouvre TOUS les coffres dans TOUS les jeux). Si le scénario est encore un peu pauvre, ses dialogues drôles et acerbes sont superbement bien écris, de même que ses personnages sont complètement WTF et valent à eux seuls le détour. Borderlands 2, c'est du fun en barre.

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3ème Far Cry 3

 

On arrive sur la première marche du podium ! Je vais récompenser une aventure qui malgré ses grosses imperfections scénaristiques (principalement dues à sa fin très décevante) reste un jeu qui m'a littéralement fait vibrer : Far Cry 3. Cette plongée très prenante dans la folie de la jungle, mais aussi de la violence sans limite de son héros, est maitrisée de bout en bout en matière de gameplay. Tuer devient simple, grisant et synonyme de liberté sur ces îles maudites. Si le scénario est bancal une fois le jeu terminé, on appréciera tout de même le jeu des acteurs et les personnages comme Vaas, Citra ou Hoyt, tous délicieusement fous, tous plus ou moins charismatiques. Far Cry 3, je l'ai vécu comme une plongée grisante dans la violence, la perte des repères, la sensation de liberté. Probablement le shooter de l'année à mes yeux, ce jeu m'a fait l'équivalent d'un gros shoot d'adrénaline, et pour ça, il mérite amplement sa troisième place.

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2ème Mass Effect 3

 

Cette seconde place, c'est la place de l'aboutissement d'une trilogie que je vénère au plus haut point : Mass Effect 3. J'avais dévoré Mass Effect, et je connais Mass Effect 2 par coeur : Dire que j'attendais avec fébrilité et fanboyisme Mass Effect 3 tient du pléonasme. Et quel claque. Bien que le gameplay à la croisée des chemins entre le RPG et le Gears of War-like ne soit pas renversant, Bioware a su insuffler un rythme épique, mais surtout tragique à son histoire. C'est la conclusion de nos choix, de nos relations, de nos amours (rarement la relation amoureuse qu'a eu mon héros avec un autre perso m'a autant émue), et surtout la conclusion de la légende de Shepard, héros charismatique, humain, martyr. Même si la fin m'a laissé dubitatif dans un premier temps, son affinage par Bioware mais aussi le DLC Leviathan ont achevé de me convaincre de sa qualité. Bref, j'ai pris un pied monstrueux et j'ai tellement hâte de me replonger dans ce space-opera complexe, passionnant et profond. Ce jeu est sans conteste un must have de l'année, et a longtemps été mon GOTY (c'est dire la qualité des deux suivants !)

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1er Walking Dead

 

D'abord porté par la bouche-a-oreille, je me suis laissé tenter par Walking Dead, puis j'ai découvert le jeu le mieux écrit de l'année, tout simplement la meilleure histoire de l'année. Ce GOTY s'est imposé dès l'épisode 3 de cette première saison extraordinaire, épisode le plus choquant pour ma part et qui restera le meilleur. Mais jamais je n'ai autant ressenti dans un jeu vidéo une telle compassion pour les personnages, une telle pitié ou haine pour certains, une telle affection pour d'autres. Jamais un jeu ne m'a autant pris aux trippes et m'a ému au point d'avoir presque une larme à la fin. Walking Dead marquera une étape dans le jeu vidéo, celle du perfectionnement de la brèche qu'avait ouvert Heavy Rain. WD c'est la frontière entre la série, le film, et le jeu vidéo. Sa structure à épisodes, son scénario à cliffhanger, et son univers zombiesque à pleurer : Tout, absolument tout porte à l'addiction et à l'implication du joueur dans une histoire passionnante et triste à se tirer une balle. J'ai déjà donné mon avir chaque épisode, mais je pourrais en parler encore des heures tellement j'ai aimé cette expérience au gameplay minimaliste mais à la narration génialissime. Si vous ne l'avez pas encore acheté, alors foncez, c'est le jeu de l'année. Le louper, c'est un crime, ni plus, ni moins.

Mon test  du premier épisode ici 

 

Voilà une année qui se termine, et une autre qui commence, avec une actualité qui s'annonce déjà brulante. Nouvelle génération de consoles, jeux de fin de génération précédente : Tout me fait dire que notre porte monnaie souffrira, mais tout porte à croire également que 2013 sera encore plus intense que 2012.  Et ça, j'ai hâte de le voir !

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Mon jeu du moment

Dernier article avant ma sélection GOTY de l'année, je vais parler d'un jeu qui est probablement le dernier gros jeu que j'attendais cette année, mais surtout le seul capable de bouleverser un GOTY que je pensais figé dans le marbre : Far Cry 3.

Ce jeu, je l'attends depuis qu'il a été présenté à l'E3 avec ce trailer ou Vaas, méchant complètement barré, explique au héros la définition de la folie. Le regard, les textes, les graphismes et les lieux, tout m'avait littéralement captivé et fait dire « ce jeu, je l'attends de pied ferme ».

 

N'y allons pas par 4 chemins : Far Cry 3 fait carrément partie des meilleurs jeux de cette année. Il n'est pas parfait, surtout scénaristiquement parlant surtout, mais sa vision du shooter à monde ouvert, ses mécaniques de jeu aux petits oignons et surtout sa prise de risque sur l'étude de la folie m'ont happé dans le jeu pendant près de 2 semaines non stop. Far Cry 3, c'est un rail de coke (en tout cas j'imagine !): ça te vide, tu délire, tu vis le truc à 100 km/h, tu ressors un peu déçu par certains aspects, mais tu es en manque.

Comme de coutume, commençons par les points forts du jeu ! Et il y en a !

Le plus évident : C'est beau ! Et encore je ne joue que sur versions consoles. C'est coloré, c'est varié, c'est plein de vie, et bon sang surtout ça véhicule une ambiance, un état d'esprit ! La première île par exemple, c'est l'île paradisiaque typique style Hawaï avec ses plages, ses montages et ses lagunes. La seconde, toute en plaines et en hauteurs, m'a plus rappelé la Nouvelle Calédonie que j'ai eu la chance de visiter à une époque. Dans les deux cas, les couleur vous explosent au visage : le vert des collines tranche, le bleu des lagunes, les flammes qui dévorent le paysage. Et je ne vous parle pas de la jungle, que l'on traverse en courant en ayant presque cette impression de se faire fouetter le visage par les branches (merci au son pour ça !). Le jeu est beau, mais réussi ce que beaucoup échouent à faire : vous y faire croire. Vous n'avez aucun mal à imaginer ces 2 îles dans la réalité.

 

Far Cry 3, c'est beau, c'est coloré, bref, ça claque

Mais on ne fait que gratter à la surface ! Le deuxième gros point fort est aussi le gros point faible du jeu (je m'en expliquerai plus loin !) : Son histoire. Alors j'ai pu lire sur certains tests que le scénario n'a pas plu, qu'il était bidon, voir totalement immature. Personnellement, j'ai été happé par cette histoire, certes bancale (je l'admet) d'un type, Jason Brody, qui se magnifie dans la violence et se découvre une passion pour la mort alors qu'il commence l'aventure jeune adulte immature et inoffensif. J'ai aimé cette histoire de descente aux enfers, de lente décadence et de transformation du gentil en monstre, tout simplement parce que c'est un schéma scénaristique que j'adore. C'est déjà vu certes, mais ça marche toujours.

Ubisoft a pris un risque en orientant son shooter sur la folie, la fièvre de la jungle, la perte de repère, la déconnexion de Jason. Cette carte de l'originalité est certes exécutée un peu maladroitement, ce qui fait que jusqu'à la fin du jeu, on ne voit pas bien ou les scénaristes veulent nous emmener, mais elle a le mérite d'exister. Et personnellement, j'ai bien accroché aux séquences ou Jason « plane », puisque tout simplement j'étais dans le délire. Je me suis beaucoup identifié au personnage principal, même si cela impliquait de gros « suspension of disbelief ». C'est la le secret de ce jeu, soit on se laisse aller, et on plane, on haït, on tue, on se déconnecte du monde réel, soit on y croit pas, et là je peux comprendre que le jeu tombe à plat. Pour ma part, je suis vraiment tombé dedans, et j'ai souvenir de scènes ou, en même temps que Jason, on comprend qu'on est carrément en train de perdre les pédales. C'est là que j'ai compris que malgré quelques grosses ficelles, le scénario avait pris.

 

Le parti pris par Ubisoft d'orienter le scénario sur le thème de la folie, la descente aux enfers du héros, est très bon

J'ai adoré aussi les persos (facteur absolument fondamental chez moi !) : La folie dans les yeux de Vaas, l'accent afrikaaner de Hoyt, le charme dérangeant de Citra, le côté cliché de Sam. Certes encore une fois, certains sont un peu clichés (comme Sam) mais on se laisse tellement prendre au jeu que cela devient presque un plaisir coupable ! Tous, absolument tous les persos ont en commun de dégager une forme de folie. Là ou Vaas dégage l'anarchie, Citra transpire le fanatisme, alors que Hoyt pue l'avidité et plusieurs kilomètres. Les persos sont assez marqués, parfois grossièrement, mais on reste loin devant les persos habituels des shooters modernes (Price, si tu nous regardes). Le doublage en VO est tout de même assez extraordinaire et je pense que comme un Andrew Ryan de Bioshock, je vais réécouter les dialogues de Vaas encore quelques temps !

 

Vaas et Citra, les jumeaux complètements dingues, sont deux des persos les plus charismatiques

Le troisième point (très) fort de Far Cry 3, ce sont ces mécaniques de jeu. Plus simplement le jeu est LE shooter à monde ouvert à posséder pour bien comprendre le concept. Je n'aime pas vraiment les mondes ouvert en soit : parfois vides, souvent sans intérêts en dehors de l'histoire principale. Non pas que nous ayons ici des quêtes annexes bien écrites ou même passionnantes, ce n'est pas le cas ! Ici je parle de plaisir ludique pur à vagabonder, courir à travers la jungle avec son arc. C'est le genre de jeu ou je refuse d'utiliser les téléportations et ou je veux marcher (ou conduire) comme une vrai personne dans un monde vivant. Et ça, Far Cry 3 le fait bien. Mais là ou Far Cry 2 était au final peu vivant voir carrément barbant, Far Cry 3 nous donne du plaisir juste à prendre des bases ennemis, à remplir des quêtes d'assassinats, et surtout à découvrir des lieux assez variés et bien construits. Le voyage, voilà ce que j'ai aimé dans ces mécaniques : Elles poussent au voyage, à l'exploration, à l'émerveillement devant ces décors paradisiaques tout en conservant un aspect purement ludique.

 

La chasse de Far Cry 3 est ce que la chasse d'AC III ne sera jamais : Fun, motivante et surtout, difficile

Prenez la chasse par exemple. Dans AC III, je ne l'ai plus jamais faite après le tutorial. Pourquoi ? En plus d'être chiante et aucune stimulante, elle ne servait à rien. Far Cry 3, c'est tout le contraire. En plus d'être nécessaire pour améliorer sensiblement son équipement, il y a un plaisir concret à parcourir les forêts et les plaines accroupi, avec son arc, prêt à tirer. Plus stimulante, la chasse est aussi plus vivante. Les prédateurs par exemple sont vraiment dangereux et il n'est pas rare de mourir parce qu'on est agressé par  3 ou 4 dragons de komodos en même temps. Mais ce n'est qu'une des mécaniques ! Le crafting des sacoches, des seringues, des munitions pour l'arc : Tout est du même niveau, et tout est aussi bien réalisé.

Les gunfights sont particulièrement simples et efficaces. Attaquer un camp ennemi, que ce soit à la machette ou à l'arme lourde, est simplement grisant. Courir se planquer, poignarder un garde, lancer un couteau sur celui en face dans la foulée puis balancer un cocktail molotov dans les hautes herbes à quelques pas pour voir la moitié du camp partir en fumée : C'est si simple à réaliser, et on se sent si puissant. Ces combats sont à l'image de l'image que je retire du jeu, c'est un trip, c'est primal. Comme notre personne, on prend un pied monstrueux à attaquer des champs de pavot au lance-flamme, on ressent cette perte d'inhibition, et bordel on aime ça malgré nous.

 

Souvent bien sonorisés et bien accompagnés musicalement, les gunfights sont un plaisir à jouer

La sensation de liberté qu'on retrouve avec les multiples moyens de locomotion est elle aussi une mécanique de jeu en soit ! Les sensations quand on conduit une jeep sont là. On a cette impression que la première fusillade pourra vous faire partir dans le décor au premier virage venu. Le parapente et la flying suit sont aussi bien jouissives, surtout après avoir pu admirer l'île des hauteurs. Les fonds marins étant bien vivants et dangereux, se balader en jetski ou bateau sera toujours accompagné de cette question « et si je tombe sur un requin ? Un crocodile ? Bref, même la conduite des véhicules apporte cette impression à la fois de réalisme, mais aussi de fantasme rêvé par le joueur.

Les sensations à bord des véhicules sont bien là 

Mais malgré mon enthousiasme, il faut être honnête : Far Cry 3 n'est pas parfait, il a même quelques gros défauts, même si ceux ci n'ont pas malmené mon excellente impression.

La plupart des critiques qu'on puisse lui faire concernent en fait le scénario du jeu. L'idée de base du scénario rappelle Apocalypse Now ou le héros fait face à la folie de la guerre et de la violence et qui fini par sombrer peu à peu lui même dans cette folie. L'idée est excellente, et plutôt rare dans le jeu vidéo, cependant clairement elle ne tient pas toutes ses promesses. 

 

La folie est maladroitement amenée, et de nombreux éléments deviennent incohérents une fois le jeu terminé

Légère Spoiler Alert

D'abord car pendant une grande partie du scénario, on ne voit pas bien ou les scénaristes veulent en venir. La découverte des drogues auprès du Dr Heinhart laissait pourtant présager un trip sur le côté junkie du héros, mais pourtant cette idée est abandonné aussitôt mise en avant. Le scénario part même sur un trip mystico-religieux représenté par Citra, la belle amazone, trip que sera au final l'élément dominant. Pourtant pendant quasiment tout le jeu, on se persuade presque de la schizophrénie de Jason. Les rencontres (disparitions) fortuites de Buck par exemple laissent lourdement penser que tout ça n'a lieu que dans la tête de notre héros. Cela vaut aussi pour l'assassinat de certains personnages ou Jason fait un black out, tue le personnage en question, puis se réveille avec une dizaine de morts autour de lui. Autre exemple, Vaas répète sas arrêt « I am you, and you are me ! » et nombreuses sont les scènes ou les rôles de Vaas et Jason sont intervertis. 

La fin est très classique, voire assez maladroite... ce qui nous fait d'ailleurs redescendre sur terre

Pendant tout le jeu j'y ai cru, critiquant même les trop grosses ficelles qui amenait cette révélation que j'attendais...et qui n'aura jamais lieu. Car c'est là LE gros problème du jeu : La fin fait un flop et rend une bonne partie de l'histoire incohérente. Trop simple, trop classique, et malheureusement très peu liée à la folie, la fin rend tout ces détails que j'ai relevé plus haut absolument incohérents et révèle un scénario bancale. Cela entache un peu l'expérience, et tue un peu la rejouabilité de l'histoire, qui devient d'un coup très imparfaite.

Fin de la spoiler Alert

 Malgré cette histoire pas très maitrisée, parfois carrément bancale et cette fin qui fait un gros flop, j'avoue ne pas avoir trouvé d'autres défauts majeurs au jeu. Rien n'a en tout cas entaché durablement mon expérience ? Incontestablement, j'ai pris un pied monstrueux en y jouant et je le recommande chaudement, ne serait que pour son aspect ludique, son ambiance totalement folle et ses persos marqués. Jouer à Far Cry 3 a été une expérience presque bestiale. On se laisse porter par ses instincts, et nous aussi on a tendance à ce perdre sur ces îles, dans la folie et la violence. Personnellement, j'ai aimé le trip, que j'ai vécu à 100% et à 200 km/h pendant une bonne vingtaine d'heures de jeu !

Alors GOTY ou pas ? La réponse très bientôt !

Voir aussi

Jeux : 
Far Cry 3
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Mon jeu du moment

Les Uncharted, j'ai adoré : la découverte, les vieilles légendes, la figure moderne d'Indiana Jones et surtout des situations WTF au possible, tout ce que j'aimais. Alors quand j'ai eu ma vita, j'ai sauté sur l'occasion de replonger dans l'Univers de Nathan Drake. Pourtant Golden Abyss me stressait un peu : Sony Bend, le studio qui a repris la licence, n'était évidemment pas un Naughty Dog. Que devais-je attendre donc de ce nouvel Uncharted se déroulant chronologiquement avant la trilogie de Naughty Dog ? Voici quelques éléments de réponse !

 

Nathan Drake est ici embarqué par son ancien comparse Dante, sorte de version nerveuse, vénale et vicieuse de Drake, pour étudier un site de fouille un peu étrange. Rapidement, Drake va se retrouver embarqué dans une aventure qui le mènera à la découverte du « Golden Abyss », une ville souterraine imaginaire très proche de l'El Dorado. Une histoire suffisamment intéressante pour qu'on veuille continuer, mais qui ne s'inscrit au final que peu dans l'univers d'Uncharted.

 

Encore enjourd'hui, Uncharted GA en envoie plein la tête et est un des jeux les plus beaux de la Vita

La première chose qui saute aux yeux, c'est que c'est beau ! Ce n'est pas pour rien que Sony en a fait sa vitrine technologique de la Vita à sa sortie. Clairement on comprend que la Vita en a dans les trippes. Visages, animations, décors, son : Tout est nikel. Pour une console portable c'est du jamais vu. Attention, on est pas encore au niveau d'un Uncharted 2 ou 3, qui sont tout de même ce qui se fait de plus beau sur console. Mais je pense qu'on flirt pas mal avec un Uncharted Drake's Fortune. L'analogie ne s'arrêtera d'ailleurs pas aux graphismes, mais nous allons le voir plus loin.

 On est souvent scotché devant un paysage, mais soyons clair, à la manière d'un Uncharted Drake's Fortune, les environnements ne varient pas beaucoup. Le jeu tourne principalement autour des thèmes des ruines d'Amérique centrale. Vous allez donc bouffer de jungle, de la ruine moussue et de la caverne sombre. Personnellement ça ne m'a jamais dérangé, mais soyez au courant qu'on est loin de la variété d'un Uncharted 3 par exemple. Mais globalement, les animations, les cutscenes et les visages respirent la puissance de la Vita. Rien que de regarder Drake marcher ou sauter vous renvoie directement à ce qu'on avait sur les précédents épisodes. On a sans trop de problème cette impression de jouer à un opus de console de salon sur portable.

 

On retrouve sans problème les sensations des versions consoles

Niveau gameplay, vitrine oblige, Sony a poussé pour introduire des contrôles tactiles. Parfois marrant (les grenades) souvent assez relous (visée au sniper) le tactile n'est pas franchement parfait. Heureusement, Sony a eu l'intelligence de ne pas les rendre obligatoire. Ainsi on peut, comme moi, faire tout le jeu aux sticks et boutons. On retrouve alors les sensations des épisodes consoles : Gunfights, les séquences de plateforme WTF, la baston à mains nues (qui incorpore cette fois du tactile). Alors il y a bien ces boss de fin qu'on joue intégralement au tactile. Ça en a fait jaser certains, mais pour ma part ça ne m'a posé aucun problème. Ça renforçait même cette impression de mater un bon film d'aventure.

 

Les cutscenes sont toujours de bonnes qualités et les visages impressionnent 

Concernant le son, c'est du très très lourd. Les bruitages sont un régal pour les oreilles (les bruits des animaux en pleine jungles sont très immersifs par exemple), tout comme les musiques orchestrales qui donnent indéniablement ce côté « indiana jones » à la série.

Mais l'autre gros point fort du jeu c'est son ambiance, très Drake's Fortune dans le sens ou il n'y a pas de monstres ésotériques, ou de légendes extraordinaires. Ici, on reste tout le temps en Amérique Centrale et on se balade dans la jungle. On reste concentré sur quelques personnages, et on ne se disperse pas sur qui sort avec qui et qui trahit qui. Certes c'est carrément moins complexes ou prenant qu'un Among Thieves, mais ça a ce côté aventurier solitaire qu'Uncharted 2 et 3 commençaient à perdre. Bref j'ai aimé cet esprit plus proche d'Indiana Jones. Après ne vous attendez pas à un charisme affolant des persos : Marisa avait plus tendance à me souler plutôt qu'autre chose, et le Général Guerro est l'archétype du méchant cliché. Seul Dante ressort un peu du lot, visiblement superbement doublé (en anglais).

 

Les nouveaux persos ne sont pas toujours parfaits, sauf Dante que vous allez adorer détester

Globalement j'ai beaucoup apprécié cet Uncharted Golden Abyss. Le jeu n'est pas parfait, à l'image du tout premier Uncharted. Comme ça a été dit, il n'y a pas de scène WTF digne d'Uncharted 2 et 3 (et ça manque un peu), ni d'histoire aussi fouillée. Il manque un peu de persos marquant (Ah Elena....) ou même de méchant plus charismatique. Mais il demeure un excellent jeu d'aventure, avec tout ce qui compose la recette Uncharted et qui en a fait le succès. Le jeu est magnifique pour une console portable, superbement sonorisé et agréable à jouer avec une super ambiance digne des bons vieux Indiana Jones. C'est clairement un des must have de la Vita, et j'attends vivement une suite pour continuer un peu l'après Uncharted 3 !

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Rarement j'ai autant flippé de finir un jeu. Après la fin de l'épisode 4 et sachant que la fin approchait, j'angoissais de finir Walking Dead. Tous ceux qui sont arrivé jusque là savent à quel point la point sera forcément déchirante. L'épisode 5 c'est l'épisode de tous les dangers : Est-ce qu'ils vont se planter et détruire toute la série avec une épisode nul ? Arriveront-ils a lancer correctement une saison 2 ? Est-ce que je vais pleurer devant ma tv à la fin ?! Toutes les réponses, dans ce test !

 

Ceux qui sont arrivé jusque là le savent : ça va être sale !

Est-ce que Telltale s'est planté ? Non, absolument non, définitivement non. Telltale nous livre là l'aboutissement de sa série. 

L'aboutissement d'abord parce que cet épisode marque bien la fin de la saison, dans le sang, les larmes et la haine du monde. Parce que oui, on ne le dira jamais assez, on ressort de WD avec une perte absolue de sa foi en l'Humanité. Je ne vais pas développer, même si la plupart ont déjà fini le jeu, mais on ressort (comme on s'y attendait) complètement brisé de la fin. Et ça même si on la voit venir de loin : l'épisode entier est centré sur l'idée « c'est fini ». Savoir cela aurait pu être une faiblesse, mais bien au contraire c'est une force. On sait ce qui va arriver, par conséquent, ce qu'on redoute c'est le « quand » et les adieux forcément déchirants qui suivront. Plus encore que les autres, cet épisode 5 vous prend littéralement aux trippes et vous fait comprendre que vous êtes sur la frontière entre le jeu et la série.

L'intensité dramatique des dernières scènes est remarquable et terriblement prenante

L'aboutissement, ça l'est aussi pour la façon de jouer que nous a imposé Telltale. Au fur et à mesure des épisodes, on a vu la partie point & click progressivement disparaître pour laisser place au story telling. Avec cet épisode, WD n'est plus un point & click, c'est un film interactif. On aime ou on aime pas, mais pour ma part cela m'a conforté dans ma vision que l'histoire et comment on la raconte importe bien plus que la mécanique de jeu.

 

Moins de point & click mais plus de story telling : C'est ça que je veux !

Une saison 2 est-elle souhaitable, gérable ? Absolument !

J'étais sceptique au début, mais après la fin on s'aperçoit qu'il y a encore un potentiel énorme derrière pour écrire une nouvelle histoire qui télescopera forcément la précédente. Au passage, je vous conseille à ce sujet l'excellent article de IGN sur les hypothèses de ce que racontera la saison 2 (IGN) : De très bonnes idées ! 

 

Est-ce que j'ai pleuré ? Non...mais putain j'avais envie !

Je ne veux pas en dévoiler trop, mais comme je l'ai développé plus haut, savoir ce qui va se passer est presque pire que d'être surpris. On sait que ça va arriver, mais pas quand, et ça, ça fait monter la tension un peu plus à chaque scène tendue. Certes l'épisode est un peu plus court, mais la tension dramatique est telle qu'on aurait eu du mal à plus en supporter.

 

Je me souviendrai longtemps de cette histoire magnifique, triste et prenante : Merci Telltale

Vous l'aurez compris, WD j'ai aimé du début à la fin. Ce 5ème épisode n'est donc que la conclusion parfaite d'une histoire triste, mure, dure mais surtout belle et magnifiquement bien écrite. C'est le genre de jeu que je veux voir plus souvent, et c'est définitivement un prétendant au titre de GOTY cette année. En tout cas, maintenant j'attends la saison 2 de pied ferme !

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La saga Assassin's Creed, je la connais depuis ses débuts, et j'entretiens avec elle une sorte de relation amour-haine tant à la fois j'aime de moins en moins ses mécaniques datées, et j'aime cet aspect profondément historique des histoires développées. AC c'est un fantasme absolu pour le passionné d'Histoire que je suis. Je pouvais enfin balader à pied dans des villes recréées à certaines époques avec une fidélité historique trop rare de nos jours. C'est encore pour cette raison que j'ai craqué sur AC III... du moins au début.

Parce que oui, AC III, j'étais très sceptique au début. Marre des mécaniques trop semblables entre les différents épisodes, marre d'une métahistoire à 2 sous absolument nulle, et surtout marre qu'on nous vende ce troisième épisode comme la révolution alors que tout portait à dire (avant sa sortie) que le principe allait être le même.

 

Et pourtant au début, la sauce a prise. D'abord grâce à une époque que je ne connais que trop peu, et puis grâce aussi à la Frontier, cet espace sauvage qui changeait tant des villes.

Alors oui l'introduction est extrêmement longue (5h) mais tout dépend de votre posture : On peut hurler au scandale si on part bille en tête en pensant jouer Connor dès le début, ou l'accepter et y voir une bonne mise en place de l'histoire du nouveau héros. Je fais partie de la 2ème catégorie. Le personnage d'Haytham est d'ailleurs probablement un des meilleurs persos du jeu. C'est d'ailleurs avec cette intro que j'ai rapidement compris quels allaient être les points forts et points faibles du jeu. Tout de suite, on se rend compte de l'énorme travail de recherche historique qui a été réalisé pour le jeu. Malheureusement c'est aussi là qu'on comprend que les mécaniques de jeu n'ont pas évolué, mais nous y reviendrons plus tard. En tout cas, cet intro est un point fort pour moi, et si elle est un pari narratif risqué, elle augure sur le moment du meilleur pour la suite de l'aventure.

 

L'intro est longue, mais c'est un pari risqué que j'ai apprécié... et puis Haytham est juste le meilleur perso du jeu

Comme je l'ai dis, elle dévoile une période passionnante qui est en fait le gros point fort du jeu. La profusion de détails historiques dans chaque est d'ailleurs la principale raison pour laquelle je continue à suivre à la saga. Chaque épisode était l'occasion de découvrir une nouvelle époque, souvent une époque ignorée dans la plupart des jeux vidéos. Et encore une fois, Ubisoft a réussi à insuffler un souffle historique à son monde. L'Amérique des colonies est parfaitement représentée, sale, primitive, et surtout encore teinté de cet accent British parfois incompréhensible, parfois désespérément classe. Boston ressemble à  ce qu'elle devait être : Une ville construite sur rien, entièrement nouvelle, mais aussi sale et pleine de vie. Si les 2 villes (Boston et New York) sont bien moins intéressantes et belles à parcourir que Florence, Venise ou même Constantinople, elles n'en sont pas moins vivantes. On ressent presque ce souffle des pionniers du Nouveau Monde. C'est donc là dessus que le jeu réussit le mieux : Nous faire vivre une époque, ressentir son ambiance.

Les villes sont sales, uniformes, et l'accent anglais résonne partout : L'ambiance est un des gros points forts du jeu

Cette époque, on la ressent dans les fameuses batailles navales. Véritable plus de ce AC III ces batailles sont superbement réalisées et l'ambiance est bien présente. On se croirait aux côtés de Nelson à Trafalgar à certains moments, d'autant qu'une mer agitée renforcera fortement l'immersion. Clairement ces phases, simples d'accès, mais par forcément évidentes, sont une excellente nouveauté de cet épisode. Dommage qu'il n'y ait que 2 missions « obligatoire », néanmoins, on en retrouve pas mal en quête annexe.

 

Les batailles navales sont très réussies, dommage qu'il y en ait si peu d'obligatoire dans l'aventure

Il me faut également parler de la Frontier, qui est en réalité, avec l'époque passionnante, la seule vraie nouveauté de cet épisode, ainsi que son autre point fort. Plutôt très grande, la frontier est superbe en plus d'être vivante. En la traversant (je ne suis pas un adepte des fast travel), je me suis imaginé la vie de ces pionniers, de ces colons venus d'Europe pour s'installer sur une terre qu'ils ne connaissaient pas et qui était alors vierge de toute culture occidentale. En se baladant dans ce monde sauvage, on ressent cette ambiance, et ça je l'ai vraiment apprécié. Ajoutons à cela un voyage dans les arbres définitivement classe (quoiqu'un poil trop prévisible quand on regarde les branches) et on obtient un vrai changement par rapport aux villes. On passe d'ailleurs avec plaisir de l'un à l'autre, histoire de varier les sensations, chacune étant la bouffée d'air frais après l'autre. Bref la frontier, j'ai aimé, et ça change vraiment du reste.

 

La Frontier est très réussie, et permet de varier les phases de jeu vite redondantes en ville

Parce que malheureusement, plus j'ai avancé dans le jeu, et plus j'ai été confronté à ses limites, ses incohérences, ses aberrations même. Contrairement à Seblecaribou qui avait dés le début été rebuté par le jeu, j'ai d'abord commencé par apprécier le jeu...avant de le détester, et ceci pour de nombreuses raisons. 

Tout d'abord, et Seb l'avait bien compris, les mécaniques de jeu sont EXACTEMENT les mêmes depuis AC II. On nous vend AC III comme la révolution, mais ce n'est absolument pas le cas. On le remarque dès le début : Le héros est un aimant qui va se jeter dans un tas de foin si on passe trop près, ou alors se ruer sur un mur alors qu'on voulait poursuivre quelqu'un dans une ruelle. Les mêmes grosses ficelles et les mêmes erreurs sont là. Après 4 jeux, ça commence a faire redondant (to say the least).

Les mécaniques de jeu sont les mêmes depuis AC II, et ça commence à faire long !

Pareil pour l'IA qui reste toujours autant aux fraises avec ses ennemis qui ne vous voient pas alors qu'un mec encapuchonné est clairement penché pour les épier à 2 m... Il en découle qu'on se balance comme de l'an 40 de l'infiltration : On bourre dans le tas. Cet état de fait est d'ailleurs renforcé par le « nouveau » système de combat. Il y a bien un effort pour se rapprocher du système (génial) de Batman, mais alors on en est encore méga loin ! Connor devient une brutasse invincible capable d'enchainer sans les mains une quarantaine de soldats sans problème. Ça en devient presque risible à certains moments. Bref, il n'y a pas quasiment pas d'évolutions en termes de gameplay, et ça commence très sérieusement à devenir lassant voir inquiétant, à tel point qu'aujourd'hui ne je joue plus à un AC que pour son univers et son époque.

Que dire des quêtes annexes... Si un effort a été fait sur leur variété, l'intérêt reste minime. Franchement elles ne m'ont pas donné envie de pousser plus loin. La chasse se révèle barbante passé le dictaticiel, comme le système commercial est proprement inutile. La palme de la quête la plus ridicule revient quand même celle qui fait de Connor un facteur... On donne du courrier à certaines personnes (qu'on croise un peu partout), le type nous dit merci... et c'est tout... Franchement, en dehors du Trésor du capitaine Kid, les quêtes annexes sont vraiment mineures...

 

Si les quêtes annexes sont variées, la plupart n'ont aucun intérêt : Connor peut-même être facteur...

Un autre gros point noir ce jeu, c'est son histoire. J'ai pu lire un peu partout que Connor était un assassin compliqué, intéressant, travaillé. J'ai lu également que le scénario d'AC III était le mieux écrit de tous, qu'il n'y avait pas de manichéisme, et que la métahistoire était un gros pan du jeu. J'ai acheté le jeu pour ça ! Le souci, c'est que quand je termine AC III, je me demande si on a bien joué au même jeu, et surtout si ce ne sont pas les éléments de langage d'Ubisoft qu'on nous a ressorti depuis le début ! 

Si le début du jeu est intéressant scénaristiquement parlant et que j'ai bien aimé le twist à la fin de l'intro, le reste de l'aventure a été en ralentissant. On nous a vendu Connor comme un perso travaillé, et bien j'avoue que je préférais largement Ezio qui avait un tant soit peu de gueule tandis qu'ici Connor se laisse porter par le vent, se fait manipuler. Alors oui il y a eu un effort de fait sur le manichéisme avec des templiers pas si cons que ça, mais toujours méchants. Plus l'histoire avance, plus elle s'enlise dans les clichés qui culminent à la fin. La mort de certains personnages est extrêmement banale, sans aucune gloire. La palme revient au prologue où on s'attend à un twist de dernière minute et ou en fait on débloque un succès (The End) après avoir vu 2 pauvres cutscene de 15 secondes chacune. C'est pareil pour les thèmes abordés : L'esclavage est évacué en une cutscene, et je m'attendais vraiment à un développement plus poussé de l'étau dans lequel sont pris les indiens d'Amérique. Vraiment l'histoire de Connor m'a laissé sur ma faim, et n'est pas aussi intéressante que ce à quoi je m'attendais !

 

Connor est très loin d'être le perso intéressant et complexe qu'on nous a vendu

Et alors la métahistoire... Déjà que cette histoire de tempête solaire et d'extraterrestre je trouvais ça littéralement à chier à partir du 2, mais là on repousse les limites. Desmond est d'ailleurs toujours aussi inintéressant comme héros. Le comble étant que le seul perso de l'Univers AC capable d'avoir plus de charisme que lui (Daniel Cross) est honteusement expédié. D'ailleurs ce passage est suivi par un autre « moment fort » de la métahistoire (on va éviter les spoils) qui est justement un monument du WTF. Ca a d'ailleurs été le moment ou je me suis dis que ça partait complètement en vrille. Le twist final n'est pas intéressant en soit, mais juste expédié en 15 sec... Certains trouvaient la fin de Mass Effect 3 bâclée, ils n'ont pas vu la fin d'AC III !

La encore j'attendais pas mal de la métahistoire, le retour de perso connus et important de cet univers, la fin de la trilogie Desmond, Daniel Cross. Et là encore je suis tombé de haut devant la nullité de certaines scènes.

 

Plus encore que dans les autres épisodes (c'est déjà un exploit en soit) la métahistoire est d'une nullité sans nom

Et alors on critiquait Skyrim pour la tetrachiée de bug qu'on pouvait trouver dans le jeu, mais AC III est au moins du même niveau,  si ce n'est pire. Clairement, le jeu n'a pas été fini. Ma première semaine de jeu, j'ai découvert au moins un bug majeure par session de jeu : Les arbres qui s'illuminent d'un seul coup sans raison, Connor qui freeze, ou qui passe dans une dimension parallèle (semi animus, semi Amérique) dans un cri strident, je crois que j'ai tout eu ! Généralement je ne suis pas trop chiant sur les bugs, il y en a toujours un peu, et aucun jeu n'est parfait. Mais là, y'a des moments ça devenait totalement intolérable tellement c'était fréquent et révélateur d'une finition à l'arrache.

 

AC III, c'est le royaume du bug. C'est limite honteux de sortir un jeu dont on dirait qu'elle est encore en beta...

A lire ce (long) test, on pourrait croire que j'ai détesté le jeu. Ce n'est pas vrai, l'époque passionnante, l'ambiance travaillée, la frontier vivante, m'ont accroché dès le début. Néanmoins, plus j'ai avancé dans le jeu, plus je me suis aperçu de ses énormes limites. Entre des quêtes annexes pas terribles, une métahistoire qui touche complètement le fond, une écriture finalement pas extraordinaire et surtout des bugs trop nombreux, AC III est plombé par ses trop nombreuses faiblesses. Je le conseillerai donc au final aux purs fans de la saga. Pour ma part, si elle continue sur cette voie, alors ce sera sans moi.

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Pendant quelques temps, j'ai pas mal hésité à me prendre une WiiU, pesant le pour et le contre, ne voulant pas céder à un caprice. Et puis il y a 2 semaines en plein milieu de tout ça, un ami met en vente sa Vita. La suite vous la connaissez : Je laisse tomber la WiiU, je me jette sur cette Vita. 2 semaines plus tard, il est temps de faire un premier bilan, à chaud mais pas trop.

 

Cet achat n'a pas réellement été un coup de tête. La Vita, j'y pensais depuis quelques temps. L'arrivée du PSN +, AC III Liberation, mes déplacements professionnels de plus en plus nombreux qui m'empêchent parfois de profiter de mes consoles salons : Tous des facteurs qui me faisaient pencher un peu plus vers une console portable orientée gamer et puissante.

La Vita, c'est un fantasme de gamer. Son double stick, sa puissance, et ses jeux plutôt orientés gamer m'attiraient vraiment. Mais comme pour beaucoup, deux choses m'empêchaient de l'acheter, et me rebutaient : Son prix, et son catalogue de jeux.

L'argument du prix est tombé avec l'occasion vendue par mon ami : 300 € la Vita Wifi/3G + la carte 16Go + 4 jeux. Cela reste cher, mais c'est aussi plus acceptable que ce que tout ça m'aurait coûté neuf.

L'argument du catalogue restreint s'est effrité avec AC III Libération. Non pas grâce à ce jeu, mais à partir de ce jeu. Je me suis rendu compte que si la Vita ne possède pas énormément de titre AAA à la Uncharted ou Gravity Rush, elle a tout de même de belles offres Indé et Oldies. Le PSN + qui m'a pleinement convaincu sur PS3, n'était que la confirmation de ce sentiment.

Double stick, écran OLED, grosse puissance : La Vita a absolument tout pour attirer le gamer 

Mais alors elle vaut quoi in situ cette console ? Est-elle à la hauteur ? Plus simplement vaut-elle le coup ? 

D'abord, l'objet en lui-même. Comme j'ai pu le lire sur gameblog, c'est un bijou high tech. On a entre les mains un outil avec une bonne finition. La prise en main est très agréable, et les deux sticks bien foutu. Même la fameuse prise « crochet » (due à la position des gachettes vis-à-vis des sticks) ne m'a posé à aucun moment problème. L'écran est le gros point fort de la console. Assez grand, il est aussi lumineux que fin et apporte un confort indéniable au gamer. Mais comme tout objet de cette qualité elle semble fragile(j'ai pas test, j'ai pas envie !). Je prends donc bien soin de protéger l'écran pour éviter toute rayure. Globalement aucune déception sur la finition par rapport à une 3DS qui fait tout de suite moins classe à côté d'une Vita.

En termes de qualité de la finition, la Vita surclasse largement la 3DS 

Ensuite les jeux. Je reviendrai sur chacun d'entre eux au cours de futurs tests. Je me concentre pour l'instant plutôt sur Uncharted et c'est une excellente vitrine de ce que la machine peut faire : C'est beau, c'est fin, c'est vivant, on se croirait sur une PS3. Et c'est une des promesses que j'ai aimé et que je ressens une fois la Vita en main : Avoir une console de salon entre les mains, retrouver les sensations d'un Uncharted dans le train, le metro ou à l'hôtel. Alors certes il y a d'évidentes limitations techniques, mais le bond en avant par rapport à une PSP et même par rapport à une 3DS est très important.

Mais là on parle de jeux AAA or on sait qu'ils sont un peu trop rare sur la machine. Pas grave ! La vita est également un excellent device pour des jeux à plus petit budget ! Le PSN + m'aura ainsi permis de découvrir l'excellent Mutant Blobs Attacks, un jeu de plateforme assez drôle, et particulièrement addictif. Mais la Vita c'est aussi l'occasion de rejouer à des jeux PSOne sur console portable, alors qu'on attend toujours ce genre de possibilité entre les 3DS et la N64 par exemple.

Que ce soit sous forme de AAA ou de petits jeux offerts par le PSN +, on ne peut plus dire que le catalogue de la Vita n'est pas assez convaincant pour se lancer

Définitivement, sur les jeux, la Vita ne me déçoit pour l'instant pas, et quand je fais le compte des jeux que je veux acheter rapidement, j'obtiens une console avec 2 fois plus de jeux que sur ma 3DS qui a 10 mois... Le catalogue devient donc suffisamment conséquent pour que la Vita ne prenne pas la poussière avant un bon moment !

Mon bilan donc, il est très positif. La Vita est un bel objet, une belle console, qui en a dans le ventre et qui s'adresse définitivement aux gamers. Ce marché, il existe. Certes plus restreint que le marché de la DS ou de la 3DS, il reste suffisamment important pour porter une Vita. Mais alors ou est-ce que ça coince ? Le problème c'est le prix. La Vita est aujourd'hui plus cher qu'une PS3 alors qu'elle promet la même chose : Ce n'est pas viable commercialement parlant. Baissez ce prix (à 180-200 € par exemple), vous obtenez une console qui selon moi vaut bien plus le coût qu'une 3DS actuellement.

Mon conseil est donc le suivant pour ceux qui hésiteraient à sauter le pas pour Noël : Foncez...si vous trouvez un bundle intéressant financièrement parlant. En l'état, la Vita est trop onéreuse. Mais si vous trouvez l'occasion ou le bundle qui tue, vous allez kiffer. Moi en attendant, j'y retourne !

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Il y a quelques semaines, je vous avais fait part à quel point j'avais apprécié Borderlands 2, son univers fou, sa richesse, son gameplay aux petits oignons.

C'est donc tout naturellement que je me suis rué sur l'extension Captain Scarlett and her pirate's booty. Je ne parlerai donc pas du DLC Mechromancer, qui franchement ne m'intéresse pas et se limite à une nouvelle classe qui elle-même ne m'attire pas. Mais entrons dans le vif du sujet !

 

Ce DLC nous ouvre une nouvelle région de Pandora, région qui s'avère être un désert. On devra y faire équipe avec l'équipage du Capitaine Scarlett pour retrouver le trésor d'un pirate légendaire.

Alors quand on nous dit ça, on flippe. On se dit que ça va faire grosse redite avec le premier épisode, qu'en a déjà bouffé assez de désert. Et on a tort ! L'aire de jeu est une des grandes forces de ce DLC. Ce désert est (très vaste), bien pensé artistique parlant et surtout il a une âme. Au niveau des couleurs, on est loin, très loin de la monotonie des décors du premier Borderlands. Dès notre arrivée à Oasis, seule grosse ville (vide) du DLC, on s'aperçoit qu'artistiquement le DLC en jette. On déboule dans cette ville déserte, ou seul un fou est resté (Shade, un psychopathe), et on tombe sur ce port...ou l'eau a laissé place à une mer de sable. Je pense aussi à ce niveau dans une sorte d'oasis souterrain, ou encore à ce gigantesque promontoire avec un phare énorme dessus. Bref, niveau paysages et variété des décors, comme dans Borderlands 2, on en prend un peu plein la tête.

 

Cette nouvelle région de Pandora a carrément de la gueule

L'autre gros point fort reste l'écriture des dialogues. Que ce soit le capitaine Scarlett et son délicieux petit accent british, ou Shade et sa schyzophrénie galopante, les deux principaux personnages sont tous deux attachants et charismatiques. Les dialogues sont toujours bourrés d'humour teinté de vitriol, un humour qui encore une fois ne plaira pas à tous, mais qui, si on y est un minimum sensible, fait mouche à chaque fois.

 

Shade et le Capitaine Scarlett sont deux nouveaux persos qui ont tout deux un gros potentiel

Les influences du DLC sont multiples : De Dune (en ses vers des sables) à Star Wars (les nouveaux véhicules, les barges du désert) en passant par tout la mythologie de Pirates des Caraïbes (ennemis, bateaux volantes, ...) tout y est. Les ennemis eux-mêmes rendent hommage à des oeuvres comme Bioshock ou Starship Troopers. Les gars de GearBox ont de sacrés inspirations et les utilisent toujours à bon escient dans leur jeu.

Vous l'aurez compris, rien que pour son univers, son esprit toujours mordant et ses références nombreuse, Pirate's Booty vaut déjà le coût ! Il faut tout de même aborder les défauts du jeu car il y en a quand même un peu.

 

Les barges du désert ne bouleversent rien niveau véhicule, mais on s'amuse quand même beaucoup à traverser le désert à toute berzingue !

Si l'écriture est une force du DLC, elle est aussi sa faiblesse. Je m'explique : Certains éléments sont géniaux, mais pas assez approfondis du tout. J'espère que nous reverrons Shade, personnage complètement dingue, mais pas assez mis en avant. La fin du DLC, de même que son boss final, laisse eux aussi à désirer. On ara aimé une fin un peu plus fun plus fouillée, et malheureusement, on sent trop que les développeurs ont été pris par le temps et qu'il voulait sortir absolument ce DLC peu après sortie du jeu principal.

Autre point qui déçoit un peu : la faible évolution du gameplay. Personnellement je m'en contrefous, tellement j'adore les mécaniques de jeu, mais il faut tout de même noter que s'il y a quelques nouveautés, l'intérêt du DLC n'est pas là. Par exemple, les barges des sables sont marrantes...mais ne change pas grand chose.

 

Pirates des Caraïbes, Dune, Bioshock : les inspirations de ce DLC sont nombreuses, variées et très réussies

Enfin, et c'est presque LE défaut principal du DLC, il est mal calibré niveau difficulté. Ayant terminé Borderlands 2 en faisant quasiment toutes les quêtes secondaires, j'arrive dans le DLC avec un niveau 35-36 confortable. Malheureusement, le DLC ne se calibre pas en fonction de notre niveau au delà du 30. Finir le DLC en coop a donc été une balade de santé ou je n'ai finalement pas gagné beaucoup d'XP ni de nouvelles armes tant j'étais au dessus du niveau requis. C'est donc un DLC à jouer à niveau moyen en parcours 1, ou à très haut niveau en parcours 2.

Tout ceci étant dit, il demeure une chose : J'ai adoré Captain Scarlett and her Pirate's Booty. Fun, coloré, varié et toujours très drôle, ce DLC, malgré ses quelques défauts, augure du meilleur pour les DLC à venir. Et enfin, ENFIN, on apprécie les paysages désertiques de Borderlands !

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Vie du blog

 Il y a ce soir 1 an jour pour jour, je publiais mon premier article sur mon blog : mon coup de coeur pour Rayman Origins. Je me souviens que c'est une IRL post Paris Games Week qui m'a donné envie de me lancer, de rencontrer les gens de la communauté, et de partager moi aussi ma vision des choses.

La charte évoluera, mais l'ours devrait rester le thème de fond !

Alors au début on tâtonne, on essaye des trucs, des chartes graphiques, des articles. Et puis, vers janvier, j'ai finalement choisi de m'imposer une charte définitive : Le Journal d'un Ours Gamer.  Et puis on prend un certain rythme de publication des articles, on affine son écriture, on se fait connaître et surtout on apprend à connaître les autres membres de la communauté. L'IRL de la PGW de cette année aura été pour moi l'accomplissement de ce que je voulais en ouvrant mon blog : rencontrer des gens qui savent parler sans insulter, sans hurler, sans clichés, des gens intelligents et intéressants, des gens que j'ai lu avec assiduité et avec qui j'ai parlé toute l'année.

Au bout d'un an c'est l'heure du bilan pour le blog. En chiffre d'abord :

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60 000 lectures

3 homes

2 nominations au Anfawards 2012

Mais ce ne sont là que des chiffres, le plus important c'est le plaisir : le bilan est pour moi plutôt simple : J'ai pris mon pied à écrire et à vous lire. Le Journal d'un Ours Gamer existera donc encore quelques temps ! Bien sûr, des choses vont changer. La charte notamment : je n'ai malheureusement pas encore eu le temps de bosser sur la relève, mais elle viendra. Des couleurs moins criardes, moins pétantes, pour un rendu probablement plus simple, mais que je veux toujours classe et centré sur le thème de l'ours dans les jeux vidéo ! Le nom du blog sera d'ailleurs probablement amené à évoluer. J'ai pour l'instant envie de quelque chose de moins pompeux, moins solennel.

Malheureusement, comme maintenant je travaille, j'ai moins le temps d'écrire, et moins le temps de jouer. Je me garde tout de même mes week-ends pour écrire et mes soirées pour jouer, mais il est clair que le rythme sera très probablement un peu moins soutenu sur le long terme. Je garde cet objectif de publier 2 à 3 billets par semaine.


Dans tous les cas, l'envie est toujours là donc, je ne lâche rien. La dernière IRL m'a renforcé dans mon idée que la communauté est l'endroit idéal pour partager ma passion. J'ai très envie de tous vous rencontrer encore, pour débattre encore sur qui, entre Mario et Rayman est l'avenir de la plate-forme (Luciole, si tu me lis ;)) ou encore de parler de comics (Tcho Bilout ;)).

Les amis, je vous remercie de me lire, mais encore plus  d'avoir façonné un endroit où on peut parler de jeux vidéo, de transhumanisme, de chanteuses coréennes, de Natalie Portman ou encore de comics, et ceci dans une bonne atmosphère (le plus souvent ;)) et avec sérieux (sans prendre le melon).

Et joyeux anniversaires aux Ours !

 

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