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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Mon jeu du moment

Y'a des jeux comme ça qui ne te tentent pas du tout au premier abord, mais qui finissent par te tenter quand tout le monde te dit qu'il est génial. Pour moi, c'était le cas de 999, sorte d'ovni à mes yeux car jamais sorti sur nos terres et donc absolument inconnu. Il y a quelques mois, plusieurs tests sur gameblog m'avaient déjà mis la puce à l'oreille. Mais c'est réellement la sortie Last Reward, la suite de 999, et ses très bonnes notes, qui ont achevé de me donner envie de me lancer dans cette saga si particulière.

 

999, c'est l'histoire de 9 personnes qui ne se connaissent pas et qui sont emprisonnées sur un paquebot par un personnage mystérieux : Zero. Parmi ces 9 personnes, vous allez prendre le contrôle de Junpeï, jeune homme, au cours d'un jeu très bizarre menée par Zero. Il vous faudra donc passer 9 portes en résolvant des énigmes diverses, dans le but de sortir de ce bateau, via la 9ème et dernière porte. Ils ont 9 heures pour quitter le navire, sinon, il sombrera.

Le jeu se découpe en 2 phases : Les phases de dialogue et les phases d'énigmes. Dans les phases de dialogue, vous passez votre temps à lire tandis que dans les phases d'enigmes vont allez explorer plusieurs pièces (dans lesquels vous êtes enfermé) pour résoudre les puzzles de Zero afin de progresser. Ces phases de résolution de puzzles sont principalement des point & clicks assez classiques dans le genre.

 

Il faut être au courant avant de l'acheter : 999 c'est le jeu ou tu vas LIRE

Tout d'abord, il faut bien comprendre que 999 n'est pas un jeu d'aventure classique comme on peut souvent en trouver, ce n'est même pas à mes yeux un vrai point & click , il y a je pense bien trop de texte pour ça : On se rapproche bien plus du « roman interactif » dans le style d'un Ace Attorney ou d'un Hotel Dusk. Un genre typiquement japonais et malheureusement un peu délaissé. Avant de se lancer dans l'aventure, il vaut donc mieux être prêt à bouffer du texte, parce qu'il y en a !

D'entrer de jeu, autant être franc : 999 est un jeu qui demande de la patience, de la persévérance, mais qui est également extrêmement bien écrit et gratifiant pour qui ira jusqu'au bout de l'aventure. J'ai failli arrêter 1 ou 2 fois, mais je sais après l'avoir complètement terminé, que ça aurait été une grosse erreur. Mais c'est une chose à savoir avant de commencer : Il faudra être patient.

Mais parlons de ce qui fait qu'on tient là un jeu quasiment culte. Bien écrit, passionnant et avec une ambiance géniale, 999 est un de ces jeux qu'on dévore comme on dévorerait un livre qu'on adore.

 

999, c'est surtout une histoire et des personnages attachants

C'est d'abord et avant tout une histoire, une histoire dont l'issue dépendra de vos choix. Le jeu dispose d'un système d'embranchement assez génial. Il y a donc 6 fins (très) différentes suivant votre évolution dans ce jeu mortel. Une fois le jeu terminé, vous pourrez recommencer le jeu et découvrir une nouvelle fin en faisant de nouveaux choix, vos choix précédents étant indiqués. Il n'y a néanmoins qu'une seule « vraie » fin ou tout s'éclaire. Les autres fins (non moins marquantes) vont permettront de collecter des infos pour mieux comprendre petit à petit ce qui se trame réellement. Mais dans tous les cas, vous ne pouvez pas deviner à l'avance la « vraie » fin qui se révèle être une vraie gifle pour le joueur persévérant.

Qui est Zero, le ravisseur de nos héros ?

Les 9 personnages sont tous plus ou moins attachants, mais susciteront également à peu près tous la méfiance chez le joueur à un moment ou un autre. Car, même si je ne vais pas rentrer dans les détails, il se trouve que tous ne pourront pas franchir la 9ème porte et donc survivre au jeu de Zero. Toute personne devient alors un potentiel traitre et vous apprendrez à redouter une réponse évasive lors d'une discussion. C'est ainsi dans le traitement de ces personnages et dans l'ambiance qu'il instille que 999 est excellent. Au moins dans les premières parties, vous ressentirez en permanence cette pression, cette peur qu'un des 9 vous trahisse ou pète un plomb.

C'est sans parler de la relation de Junpeï avec June, cette jeune femme qui est aussi un amour d'enfance. Un peu à la manière de Clementine dans Walking Dead, vous allez avoir envie de protéger June, de faire en sorte qu'elle s'en sorte.

 

June, l'amour d'enfance de Junpeï, vous allez vouloir la protéger, coûte que coûte

Je ne peux pas aller plus avant dans mon éloge du scénario, car ce serait spoiler le lecteur, et ça ruinerait l'expérience. Sachez cependant que le scénario, les personnages, et surtout la façon dont les différentes fins s'entremêlent, font que vous jouez probablement au jeu le mieux écrit depuis quelques années. Là dessus, 999 est irréprochable.

Alors on pourrait parler du gameplay qui est celui d'un point & click classique ou vous devez résoudre des énigmes (jamais insurmontables) et avant dans les décors. Mais le gameplay n'est vraiment pas l'élément central du jeu, je ne m'y attarderai donc pas. Il est secondaire et peut même être un frein au plaisir de jeu dans certains cas.

 

Clairement, les phases d'enigmes ne sont pas les plus intéressantes du jeu

En effet, je parlais plus haut d'un jeu qui demande de la patience, de la persévérance, mais pourquoi ? Parce que le jeu est long ! Pour atteindre la vraie fin et étudier toutes les différentes possibilités du scénario, il faudra le recommencer 6 fois ! Or, au bout d'un moment, vous allez le connaître par coeur. Ok les développeurs ont prévu la lassitude qui s'insinue inévitablement chez le joueur en permettant d'accélérer les dialogues déjà lus auparavant. Ça aurait été parfait s'ils avaient accéléré aussi la résolution des énigmes. En effet vous devrez à chaque fois refaire intégralement les énigmes, ce qui est absolument gonflant dans les dernières parties tellement vous commencez à les connaître sur le bout des doigts.

J'ai personnellement ressenti une énorme lassitude à devoir tout refaire, même en accélérant les dialogues et j'ai failli arrêter. Ce qui fait que la grande force du jeu, son obligation à découvrir les fins les unes après les autres pour voir la dernière, est aussi ce qui peut tuer le plaisir de jeu. C'est en tout cas pour ma part le principal défaut du jeu.

Quand vous arriverez enfin à la fin, votre tête va exploser

Au final, 999 m'a laissé un sentiment doux-amer pendant longtemps. J'aimais ces personnages, son intrigue, son ambiance, mais je trouvais absolument soulant de devoir tout refaire pour avancer dans l'histoire. Et puis je suis arrivé à la fin et là j'ai compris tout le génie de l'écriture du jeu. C'est pourquoi je préviens le joueur qui s'y essayera : Il faudra se montrer patient pour prendre la pleine mesure du jeu et découvrir un final génialissime. J'ai vraiment attendu de boucler le jeu à 100% pour écrire ce test. Si je l'avais fait avant, mon avis aurait été beaucoup plus nuancé, voire déçu.

En tout cas, je le conseil vraiment au joueurs avertis qui accepteront le fait qu'on lit plus que l'on ne joue, et qu'il faudra être persévérant pour faire naître tout le potentiel du scénario. Si vous aimez ça, alors foncez. Sinon, essayez-le quand même, c'est vraiment une histoire passionnante.

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Mon jeu du moment

On entend souvent dire que la Vita manque de jeux forts, de killer app, de jeux qui vous font acheter la console sans hésitation, bref de vrais exclus qui tuent la gueule. Pourtant il y en a, et Gravity Rush en est un.

GR, c'est un jeu dont on entend parler depuis avant même la sortie de la Vita. Ce devait être la killer app du lancement, et pourtant Sony a commis l'erreur de repousser sa sortie à 6 mois après ce lancement. C'est le type de jeu qu'on nous vend comme LE jeu qui va t'arracher la tête, et ce longtemps avant sa sortie, et donc que tu attends fébrilement pendant de longs mois.

Imaginez un peu le concept plutôt intéressant du truc : Un jeu centré sur le contrôle de la gravité, ou l'héroïne peut voler (ou plutôt tomber) dans un monde ouvert très japonais, mais rarement niais. Même moi qui ne supporte plus les jeux japonais, j'ai été attiré par l'idée.

 

Posons déjà les bases de ce « test » : Je ne pense pas que ce soit le meilleur jeu du monde, ni même une killer app suffisante pour la Vita. Il y a encore de petites imperfections qui l'empêchent de devenir un jeu culte. Ceci étant dit GR n'en reste pas moins un très bon jeu, beau, grisant, original et envoutant. GR c'est une promesse, une promesse qu'il serait dommage de louper.

Ce beau jeu nous conte ainsi l'histoire de Kat, qui se réveille, sans souvenirs, dans la ville volante qui sera votre terrain de jeu tout au long de l'aventure. Kat rencontre un étrange chat, qui lui confère le pouvoir de contrôler la gravité, pouvoir qui fait d'elle une sorte de super héroïne de la ville, seule capable de combattre les Nevi, les monstres du jeu.

Le premier constat, et qui saute aux yeux, c'esy « Putain c'est beau ». Oui Gravity Rush, c'est beau, très beau même, surtout pour un monde ouvert. On est clairement dans un des plus beaux jeux portables. Attention, ce ne sont néanmoins pas des graphismes à la Uncharted Golden Abyss, mais bien du cell-shading, ce qui apporte un charme supplémentaire au tout. Les rues sont vivantes, l'action est fluide, tout comme les animations. Bref, c'est peut-être un poil moins une vitrine technologique que l'avait été Uncharted, mais on est clairement dans du haut niveau portable qui nous démontre encore une foid ce dont la Vita est capable.

 

Premier constat : C'est coloré, c'est vivant c'est beau

Autre atout fort du jeu : son gameplay. Il est tout simplement grisant. Notre héroïne contrôle ainsi la gravité. D'une simple pression de la gachette, Kat flotte dans l'air attendant une direction ou elle « chutera ». Je dis grisant car se laisser tomber a rarement été aussi plaisant et aussi bien retranscrit dans un jeu vidéo.  Cette sorte de « vol » vous permettra ainsi de passer de quartiers en quartiers, et d'accomplir vos missions, mais aussi de petits challenges (courses, arène, ...). Ces derniers vous donne des cristaux qui vous permettront d'améliorer les différents pouvoirs de Kat, tous tournant autour de sa maitrise de la gravité (rochers volants, coup de pied en chute libre,...). Si cette jouabilité peut sembler un peu redondante, voir un poil simpliste une fois qu'on accumule trop de cristaux (ce qui est souvent le cas dans ce genre de jeu), la simple idée de la chute libre « contrôlée », et des sensations qu'elle apporte sauve le tout. Néanmoins, même avec de très bonnes sensations, j'espère un peu d'approfondissement de ces idées pour le prochain épisode.

GR, le jeu où vous aller "tomber" sans arrêt 

Enfin , le dernier vrai point qui m'a fait aimer le jeu, c'est sa direction artistique extraordinaire. Et dans DA, je comprends les décors, la musique mais aussi l'histoire.

Les décors d'abord. La ville se découpe en 4 quartiers, chacun disposant de sa propre identité. Downtown rappelle clairement un New York du début du siècle, comme Plajeune m'a fait penser à un Paris du XIXe. Bref chaque environnement à une âme d'ailleurs renforcée par une couleur dominante pour le ciel quand on se balade dans chaque quartier. Downtown nous offre un superbe ciel vert, tandis que Plajeune (le quartier festif) est entouré de rouge, ou que le quartier industriel est bleu. Bref, c'est beau, c'est puissant.

La ville a clairement un cachet très fin XIXe début XXe

Mais les musiques sont aussi pour beaucoup dans l'âme du jeu. Elles aussi très début du siècle, elles sont également différentes selon les quartiers, le quartier industriel étant dominé par des sonorités métalliques, tandis que le quartier festif respire le jazz manouche. Bref là encore c'est un régal qui malgré le faible nombre de musique (elles reviennent assez souvent) ne lasse pas et vous donnera un bonne patate pour la journée à la manière d'un LittleBigPlanet.

Enfin parlons de l'histoire. On sent clairement l'influence japonaise sur le jeu. L'héroïne est un peu naïve, et se balade tout le temps avec son chat Dusty (qui lui confère ses pouvoirs). Le style  fait très manga, un constat que la narration en bande dessinée interactive ne viendra pas démentir. A la manière d'une histoire japonaise à la Miyazaki, ça part très vite en cacahuète : Le passage ou Kat tombe de la ville pendant des kilomètres pour passer à l'intérieur du pilier porteur, traverser le néant puis arriver dans un village d'enfants perdus est assez violent intellectuellement. Mais globalement le tout se suit assez facilement. Le fait que je n'ai pas trouvé le tout désagréable, alors que je déteste vraiment la plupart des scénarios de jeux japonais, parle de lui-même. Cependant, je n'ai pas eu l'impression de vivre une grande aventure comme j'ai pu le lire souvent dans certains.

Voilà typiquement le genre de musique que j'adore : C'est original, et ça te donne envie de danser pendant que tu joues 

Cependant, je ne serai pas aussi jusque-boutiste que certains qui vous diront que c'est un jeu extraordinaire, parfait ou culte. En finissant le jeu, quelques points me sont un peu restés en travers de la gorge, si bien que je suis un peu resté sur ma faim.

D'abord, le jeu est beau, vivant, grisant, mais je trouve qu'il manque de variété dans son gameplay. La ville a clairement une âme mais il y a trop peu de choses à y faire, si bien qu'on ne l'explore jamais vraiment. Je pense aux challenges qui suivent 2-3 modèles (la course, l'arène,...) et certes il y a pas mal de challenges répartis sur toute la map, mais ils deviennent assez vite redondants. Le soucis, c'est qu'en dehors des missions principales, il n'y a que ça à faire (à part quelques rares quêtes annexes). Alors oui l'histoire principale n'est pas courte, et ses missions sont suffisamment prenantes pour que ne s'y ennui pas, néanmoins j'aurais aimé avoir plus de choses à faire !

De même l'arsenal de coups de Kat n'est pas très étoffé, et au final, vous vous retrouverez souvent a enchainer les coups de pieds gravitiques et les super attaques. L'arbre d'évolution n'y changera pas grand chose puisqu'il ne fait qu'augmenter les dégâts de vos diverses attaques. Là encore ce n'est pas rédhibitoire parce que ça ne pourrit pas l'expérience de jeu, mais on regrette que la chose ne soit pas assez approfondie.

Une bien jolie ville...ou il n'y a pas assez de choses à faire ! 

Et puis il y a le scénario. Comme je l'ai dis, c'est gentil, c'est mignon, sans tomber dans les travers d'un scénario à la japonaise...mais bon ça ne casse pas non plus des briques ! La grande aventure promise, je l'attends encore... Surtout que le jeu lance plein de questions en l'air...pour lesquelles vous n'aurez pas les réponses ! Quid du chat qui donne des pouvoirs ? De la menace Nevi ? Des tempêtes gravitiques ? Des créateurs ?  J'ai horreur des questions sans réponses, mais espérons que la chose soit rattrapée par une très probable suite.

 D'ailleurs, je ne suis pas un grand fan des grands méchants du jeu, les Nevi, sorte de forme noir dépersonnalisée et aussi sans charisme. C'est typiquement japonais et ça a cette capacité à dépassionner la confrontation, ce qui tue à mon gout toute tension dramatique. Dommage encore une fois.

GR c'est une histoire qu'on sent riche, mais qui n'est pas assez mise en avant, et des ennemis sans visages, dans sans charisme ! 

Pour conclure, on pourra dire que Gravity rush est sans conteste un des meilleurs jeux de la Vita. L'univers de Kat est beau, enchanteur, et surtout grisant dans son gameplay. Mais il est aussi parfois redondant, pas assez profond sur certains points. Ce n'est pas le jeu extraordinaire qu'on a pu nous vendre. Il n'est que très bon, et franchement, c'est déjà pas si mal... En attendant, j'attends beaucoup du futur 2ème épisode qui peut potentiellement faire de la série un mush have absolu si certains défauts sont corrigés.

Voir aussi

Jeux : 
Gravity Rush
Plateformes : 
PS Vita
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Lecture Geek

Ceux qui me suivent le savent, j'ai vraiment apprécié Halo 4, et c'est même un des premiers Halo ou je me passionne vraiment pour l'Univers. Le Didact, les Prométhéens, Cortana, l'Infinity : Tous ces éléments m'ont donné envie d'en savoir plus. J'ai donc décidé de jeter mon dévolu sur les livres de la saga.

Pourtant ça partait mal. Un peu comme les livres Assassin's Creed, je voyais d'un mauvais oeil ces romans « qui reprennent ce qui s'est passé dans les jeux. ». Et puis j'ai découvert la trilogie Forerunner de Greg Bear. Sur le moment, je n'ai pas vu l'intérêt, je voulais un livre se déroulant à l'époque de Master Chief. Et puis j'ai joué à Halo 4, et j'ai découvert l'énorme richesse de l'histoire des Forerunners et surtout leur classe ultime. J'ai donc choisi de laisser sa chance à Greg Bear.

 

L'histoire commence donc il y a plusieurs dizaines de milliers d'année, alors que l'Oecumène, l'empire Forerunner sort (enfin 1000 ans avant mais pour eux c'est pas long !) d'une longue guerre contre l'Humanité de l'époque. Nous suivons donc l'aventure de Bornstellar Makes Eternal, Bornstellar de son petit nom, jeune forerunner un peu agité que ses parents ont envoyé en pension (c'est grosso modo l'idée). Bornstellar n'a qu'une objectif dans la vie : Trouver des artefacts des Precurseurs, cette civilisation disparue qui a précédé les Forerunners. Au cours de son épopée, il va rencontrer le Didact, grand chef de guerre désormais banni, la Librarian, ou encore le Master Builder, tant de personnages liés de près ou de loin à la conception des Halos et à la fin de la civilisation Forerunner . 

L'histoire se déroule près de 1 000 après la grande guerre Humain-Forerunner, et plusieurs dizaines de milliers d'années avant les évènements des jeux Halo

Avant d'aborder les points que j'ai aimé (et ils sont nombreux) parlons d'office du sujet qui fâche, pour crever l'abcès : Le rythme. Il faut bien comprendre que Cryptum est le premier volet d'une trilogie, et que donc il doit installer les persos, l'univers, le contexte. Le truc c'est que l'univers étant touffu, le livre met un certain temps à décoller. Autant le dire tout de suite, le livre ne devient vraiment intéressant qu'à partir  de la fin du premier quart, et carrément passionnant passée la première moitié. Ce qui me fait dire : Accrochez-vous ! Perso, j'ai failli arrêter. Non pas que ce soit mal écrit ou inintéressant , c'est juste lent, mais ça pose les bases. Une fois que Bornstellar rencontre le Didact, là ça devient plus rythmé, plus intéressant. Il vous faut donc vous accrocher jusqu'à ce point !

Au delà de ce petit problème de rythme, j'ai adoré le livre. C'est simple j'ai découvert une trilogie S-F que je vais suivre assidument et qui se révèle carrément indispensable au fan.

 

Joli fan-art de Bornstellar, le héros forerunner de cet épisode

Si la première partie est lente, on apprend plein de choses sur notre héros, dont la transformation au fur et à mesure du livre est bien amené. On découvre un univers Forerunner constitué de castes, très politisé, et carrément en crise face à une nouvelle menace qu'il ne comprend pas. On découvre des humains rabaissés au rang d'animaux, d'inférieurs, de vaincus. Bref, c'est lent mais c'est nécessaire pour construire un bon background.

C'est là u autre point important du roman : Son background. C'est du Halo sans être du Halo. Pas de Master Chief, pas de Spartan, pas de Covenants. Juste un monde forerunner dont on savait finalement peu de choses et qui se révèle même bien plus intéressant à mes yeux que le monde des jeux Halo. C'est aussi un roman qui, contrairement à beaucoup de livres issues de jeux vidéos, peut-être lu par quelqu'un d'étranger à l'Univers. Alors oui il loupera des références au San Shyyum, au Flood, et tout le « et après ? ». Mais clairement on a là un monde qui se construit autour du livre et non l'inverse. Je croyais que cet absence de références fortes aux aventures du jeu serait un frein à mon plaisir de lire, c'était en fait tout le contraire.

 

Halo Cryptum est l'occasion d'en apprendre beaucoup plus sur le Didact, ce personnage charismatique pourtant trop peu exploité dans Halo 4

Car, et ça me permet d'aborder la deuxième partie du livre, bien plus prenante, si nous savons comment tout cela va se finir, nous ne savons pas comment nous allons en arriver là ! Et ce côté tragique, inéluctable, est une chose que j'adore, autant dans les films que dans les livres, parce que même si on sait pertinemment que les Forerunners sont perdus, on suit notre héros, ainsi que le Didact en se demandant s'ils vont réussir.

La deuxième partie du livre prend ainsi une tournure bien plus space opera, parallèlement à l'évolution de Bornstellar, bien plus politique. On en apprend alors bien plus sur les rivalités entre castes Forerunners, sur le conflit idéologique autour du combat contre le Flood, sur le destin des humains mais aussi sur le Mantle, cette mission des Forerunners de protéger la vie dans l'Univers. La fin de cet épisode est d'ailleurs carrément épique et vous laisse avec de nouvelles révélations, vous donnant d'autant plus envie de lire la suite.

 

Bear a eu l'excellente idée de s'appuyer sur une licence pour écrire une saga SF qui peut vivre sans cette licence, ce qui est rarement le cas des livres issus de jeux vidéos

L'écriture de Greg Bear, qui n'est tout de même pas un obscur écrivain sorti de nulle part, est très bonne. Il sait parfaitement développer son personnage principal, mais aussi le Didact, perso que je trouvais déjà charismatique dans Halo 4. Il arrive à créer des personnages suffisamment complexes pour qu'on oublie totalement qu'on lit un roman issu de jeu vidéo, style généralement assez médiocre. Bref, c'est un plaisir de le lire.

Que retenir de tout ça ? Que c'est un livre qui sera indispensable au fan de Halo, mais également un livre qui vit par lui-même et peut très bien être lu par une personne peu au fait de la saga. C'est aussi un livre avec un rythme un peu lent au début qui oblige à s'accrocher, mais dont la fin vaut amplement la peine. Enfin c'est un bon livre de SF, bien écrit, et surtout qui donne une horrible envie de lire sa suite. Bref, c'est un livre que je conseille à tous les gamers, fan ou pas fan de Halo.

Voir aussi

Groupes : 
Halo
Jeux : 
Halo 4
Sociétés : 
343 Industries
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Mon jeu du moment

Petite absence ces derniers temps sur le blog due principalement à mon job qui devient assez prenant. Mais ça ne m'empêche pas de jouer loin de là ! Je vais d'ailleurs parler d'un de mes derniers coups de coeur, fini il y a quelques jours et qui m'a permis de découvrir aussi bien une série rafraichissante qu'un studio bourré de créativité : LittleBigPlanet Vita.

 

LBP, pour moi c'est l'archétype du jeu vidéo bobo. En le voyant de loin, je me dis que c'est un jeu un peu trop foufou pour moi, avec des décors en papier mâchés et misant tout sur une créativité un peu élitiste. Et puis on m'a offert le jeu sur Vita : ça a été pour moi l'occasion de confirmer ou de briser les clichés que j'avais de cet univers.

Et dès le début, j'ai pris une petite claque. Non pas à cause des graphismes, de la jouabilité ou de la musique non, juste de la vidéo d'introduction en images réelles agrémentées de bulles, fleurs et autres joyeusetés LBP de toutes les couleurs. Rien que la voix de Stephen Fry (dieu bénisse l'accent britannique !) sur ces images colorées et joyeuses, ça vous donne la patate d'entrée de jeu. Et là, on est en bonne condition pour découvrir ce concentré de gaieté qu'est LBP.

On commence alors l'histoire ou notre petit Sackboy doit combattre The Pupeteer dans plusieurs mondes totalement loufoques en rencontrant des persos aussi barges qu'attachants. De ce côté, pour avoir joué récemment à LBP 2 sur PS3, on reste dans du LBP classique, mais ça fait du bien.

 

L'histoire est typique d'un LBP et nous permet de rencontrer de nouveaux persos complètement loufoques

N'y allons pas par 4 chemins, ce LBP Vita est un des must have de la console portable de Sony, pour pleins de bonnes raisons valables aussi bien aux personnes découvrant l'univers pour la première fois (comme moi) et ceux qui sont habitués aux jeux de Media Molecule.

C'est d'abord pour sa bonne humeur et cette volonté de la partager que j'ai adoré LBP Vita. C'est beau, c'est mignon, c'est joyeux bref on ressort des sessions de jeu LBP avec une patate d'enfer. La direction artistique, pleine de couleurs et d'idées, y est pour beaucoup. Ces décors faits des matériaux en tous genres et complètements loufoques sont assez variés et ont indéniablement un âme.

Ils ne seraient cependant rien sans la musique qui les accompagne. Les airs enjoués, magnifiquement accordés avec l'ambiance du monde, sont toujours des morceaux entrainants et participent énormément à la bonne humeur ambiante. C'est vraiment un plaisir de parcourir les niveaux ne serait-ce que pour la musique qui les accompagne !

 

On retrouve les mêmes types d'environnements et de musique que dans les opus consoles, et ça donne une patate d'enfer

Mais bien sûr, ces arguments sont valables pour d'autres LBP, et ce n'est que parce que je découvre l'univers qu'ils m'ont fortement marqué. Cette version a pourtant de solides arguments pour elle, et nous allons maintenant les aborder. 

Qui dit Vita, dit mise en avant du tactile, avant ou arrière. Et là on se dit que sur un jeu de plateforme, c'est pas évident. Même Mario, le roi de la discipline ne s'y est jamais vraiment frotté (et ce n'est pas SMB WiiU qui me contredira !). Et là, la Vita surprend, tout du moins les développeurs. Le tactile est ainsi mis discrètement en avant, pour ne pas devenir omniprésent, sans être invisible. Vous aurez ainsi plusieurs passages qui nécessiteront l'utilisation de vos doigts habiles sur l'écran avant ou arrière de la console. Vous devrez bouger des plateformes, en faire sortir certaines ou contrôler des roquettes. Ce tactile n'est jamais intrusif et toujours bienvenu. On s'y fait très rapidement et on en arrive bientôt à la conclusion qu'on aura du mal à revenir en arrière ! C'est personnellement une des premières utilisations du tactile que je trouve pertinente et ludique dans un jeu de plateforme.

 

Le tactile, le vrai plus de LBP Vita, il est là. Il est la preuve qu'on peut allier bon jeu de plateforme et tactile ludique

L'autre argument de cette version Vita coule de sens : C'est une version portable ! Et là l'aspect communautaire prend tout son potentiel. C'est parti pour des sessions de 10-15 min dans le métro, ou pour jouer à quelques niveaux « communautés » téléchargés au préalable. Les niveaux, qu'ils soient issus de l'histoire principale ou de la communauté, sont conçus pour de petites sessions de jeu. Et cet argument est encore plus vrai pour la partie création ! Sur console, à moins d'être vraiment motivé à regarder les tutoriaux un par un, on abandonne très vite la création, cet atout pourtant majeur de LBP. Avec un épisode portable, on peut très bien regarder un tutorial ou avancer son niveau pendant 10 min sur le chemin du boulot par exemple !

L'argument de la portabilité sublime encore plus un concept déjà très bon sur console, tout simplement parce qu'il offre bien plus d'opportunité d'y jouer en 2-2.

La portabilité, c'est l'autre argument de cet opus : Faire un niveau de la communauté, ou même créer le votre, n'importe ou, n'importe quand

Mais s'il pousse encore plus loin l'aspect créatif et communautaire de LBP, le jeu n'est pas exempt de défauts. Sa campagne principale est d'ailleurs son défaut majeur. Non pas qu'elle soit mauvaise, loin de là, elle est  juste probablement mal équilibrée et surtout trop courte. Mal équilibrée parce qu'on a trop l'impression de faire les niveaux en courant et de ne pas bugger sur un passage. C'est trop facile et pourrait passer pour un tuto d'une vraie campagne, plus aboutie. Trop courte parce terminer le jeu en ligne droite ne devrait pas vous demander plus de 5h. Ce serait néanmoins une grave erreur, tant le jeu à tellement plus à offrir.

Ça ne m'empêchera pas de chaudement recommander ce jeu à tout possesseurs de Vita, d'abord pour son univers pétillant et pour ce bonheur communicatif qu'il dégage. Mais il serait réducteur de limiter LBP Vita a « un simple herzatz de la licence » tant le concept communautaire, créatif et ludique est décuplé par le côté portable mais également par l'apport du tactile. J'avais un mauvais a priori sur les LBP, et pourtant, y jouer c'est l'adopter !

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Les nouvelles de l'industrie

Il y a environ un an, je défendais dans un de mes articles coup de gueule les consoles de salon contre le « tout dématérialisé ».  Je pensais alors que le démat c'était le mal, qu'il allait détruire nos chères consoles de salons, nos chères boites de jeu, et surtout que cela allait nuire à notre plaisir de jeu.

 

Depuis, il y a eu Walking Dead, Trials Evolution, de nombreux DLC, et quelques belles découvertes d'anciens jeux via les stores online. Depuis j'ai pratiqué, profité et surtout encore plus joué grâce au démat. En 1 an, ma position de joueur mais aussi d'analyste amateur de cette industrie a évolué de « réticent voir méfiant » a « convaincu ».

C'est en écoutant le podcast sur l'affaire Game que ce constat m'est apparu évident : Il y a un an, j'aurais hurlé au scandale devant la fin d'une chaine physique que j'apprécie et chez qui j'effectue une grande partie de mes achats. Aujourd'hui, cette fin, que je regrette toujours, m'apparaît comme une évidence face à un marché qui évolue vers le dématérialisé. Car si je compatis avec les employés des magasins qui disparaissent, une chose est certaine, je ne pleure pas Game. D'ailleurs, que Micromania se rassure, ils seront les suivants malgré leur meilleure santé financière. Game ne sera pas le dernier à tomber, tout simplement parce que les revendeurs indépendants n'ont plus d'avenir.

Grandes surfaces ou webstore ont un modèle plus intéressant financièrement à la fois pour le vendeur mais aussi pour le consommateur 

D'abord et surtout parce que financièrement parlant, ce n'est plus un modèle tenable. On apprend dans le podcast que la vente d'un jeu neuf ou d'une console neuve ne rapporte ainsi que 5 € et que les plus grosses marges se font sur les jeux d'occasions. En prenant en compte le fait que les sites webs du type amazon vendent un jeu neuf aux alentours de 55€ et qu'un magasin du type Game vend ce même jeu 70€, on voit mal comment le joueur renseigné qui compte un tant soit peu son argent privilégiera le Game au détriment d'Amazon (valable également pour PriceMinister et autres ! je n'ai pas d'actions Amazon !). Donc d'office, le magasin ne fera qu'un chiffre d'affaire minime sur ces jeux et consoles neufs. Lui reste donc les jeux d'occaz. Là encore le site web sera révèlera souvent plus intéressant financièrement sur un jeu d'occasion. Mais l'argument le plus valable, c'est la fin de l'occasion pour laquelle Sony et Microsoft tâtent régulièrement le terrain chez les joueurs. Si une telle restriction devait se mettre en place, le marché de l'occasion, qui est le seul à faire encore tenir ces boutiques, disparaitrait complètement.

On me dira alors que les Fnac et autres grandes surfaces auront le même problème, mais non ! Comme la rédac le précise dans le podcast, ces grandes surfaces peuvent rogner sur leurs marges sur d'autres produits pour compenser d'éventuelles pertes, ce que fait la FNAC avec sa politique prix agressive pour les jeux.

Financièrement donc, ces boutiques ne sont pas rentables face à des boutiques dématérialisées ou à de grandes surfaces et la situation ne devrait pas s'améliorer avec l'avènement du jeu dématérialisé.

 

Walking Dead, Journey, Mark of the Ninja : Maintenant une partie des meilleurs jeux de l'année ne passe plus par les boutiques

Le dématérialisé, c'est l'autre gros argument qui me faire dire que les boutiques indépendantes ne survivront pas. D'abord parce que Microsoft et Sony ont compris qu'ils pouvaient proposer leur propre magasin aux joueurs, avec leurs propres jeux mais aussi leurs propres promos. Si le prix d'un jeu neuf récent n'est certes toujours pas intéressant sur ces stores (oh le beau 70€ pour un jeu démat !), les vieux jeux sont carrément plus intéressants puisqu'un Deux Ex (PS2) se trouvera à moins de 5€ là ou on le retrouvera à 15€ en magasin (si on le trouve !). Des offres comme le PSN + courcircuitent déjà l'occasion en offrant de nombreux jeux pas trop vieux gratuitement (après abonnement bien sûr). Encore une fois financièrement, le PSN ou le XBLA proposent au pire au même prix qu'un magasin et au mieux à des offres parfois super intéressantes.

Mais au delà de l'aspect purement financier, on trouve désormais de plus en plus de jeux exclusivement en démat : Les Walking Dead, Trials Evolutions, Journey, Mark of the Ninja, sont introuvables en magasins. Il faut se rendre à l'évidence qu'une partie croissante de notre media préféré ne sort plus qu'en online et que l'achat en magasin passe totalement à côté.

Maintenant les Stores Online aussi font des soldes, parfois bien plus aggressives que les boutiques

Enfin, il y a tout simplement « le pouvoir de la flemme » ! C'est tellement plus simple d'appuyer sur un bouton que d'aller dans un magasin ou au final, on n'est pas toujours certains de trouver le jeu d'occaz qu'on cherche. La simplicité d'accès couplée au prix parfois plus faible vaincra progressivement la barrière psychologique du « je veux la boite ».  J'ai personnellement encore cette barrière, mais je sens qu'en un an, elle s'est déjà affaiblit et que bientôt, elle disparaitra.

Je ne dis pas que la vente matérialisée va disparaître, tout du moins pas tout de suite. Les marques comme la FNAC ou les grandes surfaces continueront de commercialiser des boites et peut-être quelques jeux d'occasions si cela est toujours possibles, jusqu'à une marginalisation progressive du support matériel qui ne disparaitra pas pour autant.

Mais ce dont je suis certains, c'est que les magasins indépendants sont voués à disparaître, parce qu'ils ne sont plus en phase avec le marché et que leur business plan ne tient plus la route. Ils font face à une double concurrence de « grossistes  web» à la Amazon qui vent du support matériel à bas prix via le web, mais aussi des « stores propriétaires » des fabricants de consoles qui proposent d'autres jeux, à des prix attractifs. N'oublions pas la tendance au dématérialisé qui réduira progressivement, sans les faire disparaître, les volumes de ventes matériels.

Ces gens sont une espèce en voie de disparition 

Game a certes été victime de grosses erreurs de gestion et d'une direction maladroite, mais je pense sincèrement qu'il y a des causes plus profondes, plus structurelles à ce déclin de la boutique indépendante telle que nous la connaissions.

Alors quand Julien Chièze (ou d'autres hein !) vous parle d'acte militant en allant acheter dans les boutiques, je me dis qu'il a raison, après c'est à vous de voir si vous aimez militer pour les causes désespérées...

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Mon jeu du moment

Vous vous rappelez de cette promesse qu'on nous vend depuis plusieurs consoles et qui n'est jamais pleinement respectée ? Celle que Nintendo tient (quasiment) aujourd'hui ? Je veux parler de la promesse d'utiliser sa console portable comme une manette. Seulement voilà depuis le lancement de la Vita, pas de news, rien, nada. Et puis Nintendo a annoncé sa WiiU et là, tout le monde s'y est mis : Microsoft avec son Smart Glass (une idée intéressante mais totalement inexploitée...pour l'instant), et Sony avec sa Vita : Le fameux cross-play, cross control.

 

Maintes fois évoqué, jamais mis en application : Le cross control ne fait son apparition qu'à l'E3 2012, sous la pression de Nintendo

Ce week-end, j'ai enfin pu tester ce fameux cross control de Sony ! Souvenez-vous, la fonctionnalité nous avait été présentée via une séquence de LittleBigPlanet 2 à l'E3 2012. A l'époque, je ne connaissais pas LBP, mais depuis, j'ai acheté une Vita et découvert ce merveilleux petit jeu notamment grâce au Playstation +. Or, ce fameux DLC cross control de LBP 2 est enfin sorti, fin décembre pour être exact. Intéressé par ce que pouvais proposer une jouabilité à double écran à la Nintendo sur une console Sony, je me suis donc laissé tenter ! Voici ce que j'en ai pensé.

 

C'est l'univers coloré et joyeux de LBP 2 qui s'y colle

Alors d'abord parlons de l'installation. Il suffit d'acheter le DLC, de l'installer sur sa PS3 sur sa version de LBP 2, et surtout bien installer le pass sur sa Vita pour l'autoriser à utiliser la fonctionnalité. Il faut ensuite coupler via wifi la PS3 et la Vita pour que celle-ci puisse télécharger l'application LBP 2. 2 options dans ce cas : Soit vous avez du pot, et vous télécharger l'appli sans soucis et vous pouvez lancer le délire, soit vous êtes malchanceux et vous aller en baver. Moi, j'étais dans la deuxième catégorie. Résultat ? La Vita et la PS3 ne communiquaient pas. Il m'aura fallu toute une soirée pour comprendre d'ou venait le problème (expliqué nulle part dans les différents tutoriels et complètement ignoré par Sony). Je devais ainsi modifier les paramètres réseaux des 2 consoles pour faire en sorte qu'ils soient identiques sauf l'adresse IP qui devait varier de +1 pour la Vita par rapport à la PS3... Le calvaire étant passé, je peux enfin lancer le jeu !

Et la, la mauvaise humeur passe devant la bonne humeur d'un LBP. Ici ce petit DLC nous donne toujours les commandes de Sackboy aux commandes d'un vaisseau qui va s'écraser dans une prison spatiale. Sack rencontre ainsi des pirates de l'espace qui, en échange de son aide pour retrouver un trésor, vont l'aider à retourner vers son monde d'origine. La bonne humeur, et les musiques enjouées sont de mises, comme d'habitude dans un LBP et ça fait du bien après cette installation laborieuse. Sur le fond donc, on est dans LBP pur jus, et du bon LBP, même si malheureusement un peu court.

 

L'installation est laborieuse, mais le plaisir de jeu est bien là

Ceux qui auront déjà craqué pour la version Vita de LBP ne seront pas dépaysés par ce cross control. Nombreux sont les contrôles tactiles, les touch pad arrière et autres idées sympas, souvent bien trouvés, jamais intrusives. Ces ajouts qu'on retrouvait donc dans LBP Vita apportent un vrai plus, et nous sommes cette fois sur grand écran.

N'oublions pas également de parler des « wormholes », ces distorsions spatiales qui obligent Sackboy à sortir du vaisseau de temps en temps pour passer dans l'espace. Le truc marrant, c'est qu'on rentre dans le wormhole dans l'écran de sa télé, et on en ressort dans l'écran de sa Vita. L'idée n'est pas forcément génialissime mais reste appréciable sur le moment, et surtout, elle prouve que la Vita pourra devenir un gamepad si on lui en donnait la chance.

Comme si LBP Vita, le tactile n'est jamais intrusif, souvent discret mais toujours sympa 

Il y a pourtant quelques défauts à ce DLC, défauts qui selon moi n'enlèvent rien au potentiel du concept, et défauts qui viennent surtout d'un manque de temps alloué au projet 

D'abord, c'est court ! En 1h30-2h vous aurez fais le tour. Même si on aime le voyage, ça fait un peu bâclé.  Après d'accord les niveaux de LBP se finissent toujours rapidement, mais là j'en aurais aimé un peu plus, histoire d'approfondir les concepts de gameplay développés ! Un jeu LBP en Cross Control aurait été parfait, là on a le droit qu'à un DLC plutôt court. Dommage, même si ça n'enlève pas à la qualité du DLC.

Le DLC est très fun mais beaucoup trop court et les phases dans l'espace visible sur Vita ne font graphiquement pas honneur à la console portable qui est capable de bien mieux 

Par contre, ce qui m'a le plus gêné,  c'est les phases de jeu sur la Vita. Pour jouer à LBP Vita, je peux dire qu'il est vraiment sympa visuellement. Mais ce DLC par contre est franchement moche pendant les phases Vita. Pour les phases consoles, nikel, on est au niveau de LBP 2 (normal me direz-vous !), mais dès qu'on passe dans un wormhole, on sent la différence. Le pire reste l'espace infini en fond fait de textures bien baveuses. Franchement c'est dommage parce que la Vita peut faire tellement mieux.

Ces défauts ne sont pas rédhibitoires mais gênants parce qu'on sait pertinemment que Sony peut faire mieux. Une faible durée de vie et des graphismes parfois médiocres ont tendance à limiter ce DLC au statut de démo technique. Et c'est finalement ce qu'il est : Un échantillon de ce que Sony pourrait proposer à l'avenir. Et c'est là qu'on se prend à rêver. Au final, Sony possède déjà le concept de la WiiU (en bien plus cher on est d'accord !) grâce à sa portable de luxe. Clairement en terminant le DLC, on se dit qu'il y a un potentiel énorme derrière qui, s'il avait été bien utilisé et affiné aurait pu doubler la WiiU avec une génération d'avance.

La PS4 sera t-elle la WiiU de luxe ? 

J'utilise le passé, mais pour moi, l'idée n'est pas perdue pour Sony, loin de là. S'il est carrément trop tard pour exploiter la puissance de la Vita sur PS3, Quid de la PS4 ? On peut très bien imaginer une PS4 surpuissante streamer ses jeux sur une Vita, à la manière d'une WiiU. Seulement cette fois, nous aurions toute la ludothèque Sony derrière ! Allons même plus loin dans ce raisonnement : Et si la manette de la PS4 était tout simplement la Vita ?

Je m'enflamme peut-être un peu, mais l'idée me semble trop alléchante pour que Sony laisse passer une telle opportunité de tuer la WiiU un an après sa sortie. Les diverses conférences d'Avril-Mai, qui dévoileront les nouvelles consoles me donneront tort ou raison. Nous verrons bien à ce moment là, mais je prends les paris que la Vita sera une composante très importante de la PS4. Ce petit DLC m'a prouvé que la PS3 pouvait faire(presque) aussi bien que la WiiU, alors la PS4...

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Mon jeu du moment

Depuis près de 2 mois, après le podcast sur la saga Halo, j'ai décidé de me lancer dans cette saga qui bat des records aux USA et dont on vante tant les mérites et que pourtant je ne connaissais pas vraiment. J'ai donc entrepris de jouer à tous les Halos (du moins à leurs campagnes solos) pour découvrir cet univers tant apprécié. Je n'ai bien sur pas fait le test des Halos plus anciens, mais voici au moins mes impressions sur le 4ème et dernier épisode en date.

 

Je ne peux toutefois pas vous parler de mon ressenti sur ce jeu sans faire un bref resumé de ce que je pense des autres Halos. En jouant aux tous premiers, j'ai découvert un jeu à la jouabilité rapide, nerveuse et très fun. Le premier Halo c'est un peu un FPS pour les gouverner tous, puisqu'il pose en partie les bases du FPS moderne. Ce qui m'attirait néanmoins le plus c'était l'IA. Enfin nous faisons face à un peu de challenge et à des ennemis intelligents, qui ne restent pas bêtement dans votre ligne de mire, qui vous contournent, vous encerclent, vous fonce dessus une fois que nous sommes trop près. Bref, c'est à ce niveau là que les Halos (jusqu'à ODST) m'ont apporté le plus de plaisir. L'histoire est un peu simpliste et moins intéressante que ce que j'attendais, même si la guerre civile Covenant et le personnage de l'Arbiter renforcent un peu le background.

 

Les premiers Halos sont bons...mais je n'accroche pas à l'esprit Bungie

C'est avec Halo Reach que l'univers commence à murir et que l'ambiance perd son côté kitsch. Le côté léger des Halos de Bungie n'est clairement pas ce que je préfère, et au moins, avec Halo Reach, on a tendance à déprimer. On sait d'avance que c'est foutu et tout nous le rappelle en permanence. Bref, une ambiance délicieuse pour un gameplay toujours aussi jouissif.

En finissant Reach, je me dis que les Halos, c'est sympa, mais ça ne casse pas non plus des briques. Je ne ressens pas assez (sauf dans Reach) ce côté Space Opera qu'on m'a vendu, cette impression d'être au milieu d'une guerre ancienne aux nombreuses ramifications. Bref je voulais avoir un background à la Mass Effect !

 

C'est à partir de Reach et son côté désespéré qu'Halo commence à m'intéresser réellement

Halo 4, je me disais que ça allait être « pareil mais en plus beau », donc je n'en attendais au début pas grand chose. J'avais toutefois espoir que le passage du flambeau à 343 Industries permette de changer de vision et de se débarasser un peu de celle de Bungie à laquelle je n'accrochais pas. Après avoir fini Halo 4, je peux vous dire que 343 Industries a réussi à me rendre accro à Halo, bien plus que Bungie.

Pour la petite histoire, on retrouve Master Chief 5 ans après les évènements d'Halo 3. Pour rappel, MC et Cortana dérivent dans l'espace à bord de ce qui reste du Forward Unto Dawn après sa destruction dans Halo 3. Sauf qu'après 5 ans de sommeil cryogénique pour MC et de solitude pour Cortana, le vaisseau est abordé. MC sort de son sommeil pour voir que des Covenant attaque le vaisseau, qui dérive juste au dessus d'une planète inconnue : Requiem.

 

Déjà in game, Halo 4 est un des plus beaux jeux de cette année...

Tout d'abord, le jeu est magnifique. C'est d'ailleurs quelque chose que n'ont pas les autres Halos. Seul Halo Reach sot encore un peu du lot, mais clairement, les graphismes n'ont jamais été le point fort des Halos. Dans Halo 4, c'est bien différent. Il suffit de regarder les animations faciales de la première cinématique pour  prendre une grosse claque. In Game, voir Cortana aussi bien (foute) modélisée titille les yeux, puis c'est la première sortie hors du vaisseau qui en met plein la vue. On est bien au delà de beaucoup de jeux aujourd'hui. Et là je ne parle pas des paysages sur Requiem, paysages qui s'enchainent au cours des 8 niveaux du jeu, tous plus beaux les uns que les autres. On sent que la 360 donne tout et qu'elle arrive en fin de cycle, nous offrant ce qu'elle a de mieux.

Mais c'est également beau au niveau de la direction artistique. Il faut savoir que Requiem est une planète recouverte de ruines Forerunner, cette race disparue qui vivaient il y a très longtemps et pensait assumer « the Mantle » ce devoir sacré de protéger la vie dans la galaxie. C'est d'ailleurs la race à l'origine de Halo, race qui a disparu en les activant pour combattre le Flood. Donc nous allons arpenter pendant une bonne partie du jeu des installations Forerunner imaginées dans un style très « Tron » mais qui passe assez bien. Les covenants sont toujours là, mais plus de couleurs trop flashy. On est dans des couleurs plutôt sombres, plus matures. Le ton est donné, Halo n'est plus un délire coloré, c'est un space opera, une aventure plus adulte, plus sobre.

 

...et je ne parle même pas des cinématiques à tomber

Le gameplay classique des Halos est bien sur au rendez-vous : C'est rapide, précis, nerveux et ça n'arrête jamais. En cela, à part quelques mods inédits comme le bouclier ou la vision Prométhéenne, le gameplay ne change pas beaucoup. On gagne néanmoins en environnement ouvert, ce qui nous donne l'impression de ne pas enchainer de longs et fastidieux couloirs. 

 

En plus d'avoir un design génial, les Prométhéens sont des adversaires redoutables qui raffraichissent le bestiaire Halo

Non ce qui change, ce sont les ennemis et les armes. Alors on retrouve toujours les très classiques Covenants, ennemis dont je commence peu à peu à me lasser, surtout que le jeu ne présente pas de nouveaux ennemis les concernant. On perd d'ailleurs les brutes au passage. Le véritable ajout, qui apporte d'ailleurs un vent de fraicheur sur la façon dont on joue, ce sont les prométhéens. Très classes en terme de design, ces ennemis sont aussi assez retors. Il y a les « crawlers », plutôt simples à abattre mais souvent nombreux. Il y a également les « watchers » sortent de petits drones volants ayant la facheuse tendance à protéger, soigner ou ressusciter très efficacement les prométhéens qu'on vient juste de tuer. Enfin, il y a les « chevaliers » : Impressionnants, puissants et plutôt malins, ces ennemis ont tendance à se téléporter juste devant ou derrière vous, rendant le combat plus stressant.  Cette nouvelle race est intéressante à combattre car elle fonctionne sur un autre schéma que les covenants. Le watcher est ainsi le premier à abattre sous peine d'avoir un combat long et difficile. Les chevaliers n'hésitent pas à se téléporter pour fuir vos tirs, tandis qu'un groupe de crawlers vous encercle en vous mitraillant. Bref, les prométhéens apportent des joutes différentes et surtout rafraichissantes après 5 jeux à combattre les covenants.

Il faut également parler des armes prométhéennes. S'il faut reconnaître que leurs fonctions ne sont pas très originales (fusils, sniper, pistolet, mitrailleuse, lance-roquette et fusil à pompe) par rapport à des armes covenants, elles ont un look terrible qui donne juste envie de les utiliser. Personnellement, je les adore, malgré leur manque d'originalité fonctionnelle.

 

Pas très originales, les armes prométhéennes n'en sont pas moins très classes et agréables à utiliser

Attaquons maintenant l'histoire, la campagne solo, partie à laquelle j'accorde beaucoup d'importance. 343 Industries a une nouvelle façon de penser Halo, contrairement à Bungie ou l'histoire était résolument en retrait par rapport au gameplay. Cette fois, l'histoire, la mise en scène mais aussi l'ambiance sont mises en avant et bien plus valorisées.

 Ça passe d'abord par un renforcement des persos principaux, à savoir Cortana et MC. Cortana arrive ici à la fin de la durée de vie d'une IA et commence peu à peu à se dégrader. Ça se traduit pendant l'aventure par des sautes d'humeur de l'IA qui a tendance à perdre la boule. MC, bien décidé à ne pas perdre Cortana entame donc son voyage retour vers la Terre pour la soigner. Cette relation, entre un surhomme quasiment inhumain (et qui commence à prendre conscience de cette perte d'humanité), et une IA plus humaine que lui, est en quelque sorte le fil rouge de l'aventure. Les dialogues apportent ainsi à cette aventure galactique le côté intimiste et personnel du héros qui veut sauver sa seule amie. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle a le mérite de faire prendre conscience au joueur que MC n'est pas qu'une armure vivante, mais aussi que Cortana est la seule « personne » sur laquelle il peut compter, et que sans elle, il n'est plus rien. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette partie qui m'a fait prendre conscience que MC n'était pas encore un robot, sentiment que Bungie n'a jamais fait passer.

 

La relation entre Cortana et MC, bien qu'un peu clichée, est plus intéressante et donne un fil rouge efficace à cette nouvelle trilogie

L'histoire d'Halo 4 n'est pas seulement intimiste, c'est aussi le renouveau du « space opera Halo ». Je n'ai malheureusement jamais vraiment eu le sentiment en jouant aux Halo de Bungie (à part encore une fois dans Reach) de faire partie d'un Univers en guerre, un univers profond et avec une histoire propre. Pourtant dans Halo 4, j'ai enfin retrouvé ce sentiment qui m'avait fait tellement aimer Mass Effect. La révélation du chapitre 3, de même que l'histoire des Prométhéens, permettent d'approfondir le background Halo en allant puiser dans son passé, notamment l'histoire des Forerunners. Fini le flood (pour l'instant),  cette fois, ce sont des ennemis bien plus personnifiés que MC va combattre. Je ne peux pas trop en révéler sous peine de spoiler ceux qui n'y auraient pas encore joué. Mais sachez que le jeu nous réserve quelques grands moments de Space Opera comme l'attaque du vaisseau amiral ennemi à la fin, ou le crash de l'Infinity sur Requiem. Halo 4, c'est le premier de la saga ou j'ai voulu en savoir plus sur l'univers. J'ai d'ailleurs acheté le premier tome de la trilogie de Greg Bear pour continuer le périple.

 

Pour la première fois depuis Mass Effect 3, j'ai l'impression de jouer à un Space Opera

Enfin, il faut parler du mode Spartan Ops. C'est une belle volonté de scénariser le coop. Le tout commence par une superbe cinématique digne d'un Space Opera ou l'Infinity force un blocus planétaire dans des plans dignes d'un Battlestar Galactica. C'est d'ailleurs, au fil des épisodes, probablement une des sources d'inspiration majeure de ce scénario, qui se passe environ 6 mois après la fin de la campagne. Ce mode cependant, je le conseille uniquement pour son scénario sur la vie d'une équipe de Spartan à bord de l'Infinity, et ses superbes cinématiques. En effet les missions au sein de chaque épisode se révèlent particulièrement redondantes et même assez difficile quand on joue seul. Parce que vous allez devoir les faire seul au moins pour les premiers épisodes ! En effet, seul le dernier épisode sorti est jouable en réseau ! Une drôle d'idée qui gâche un peu le plaisir de jeu.

 

Ne serait-ce que pour son histoire qui suit celle de la campagne, et pour ses cinématiques magnifiques, Spartan Ops vaut le coût et est une belle initiative

Alors pour résumer, Halo 4, c'est le Halo qui m'aura rendu accro à la saga et à son univers. Ses beaux graphismes, ses nouveaux ennemis et surtout son IA toujours aussi perfectionnée m'ont certes plus, mais c'est indéniablement le chemin pris par 343 Industries en termes de mise en scène et scénario qui m'a fait craqué. Enfin, Master Chief n'est pas qu'un terminator en armure, et enfin on a l'impression de se battre au milieu d'une guerre galactique ou de nouvelles forces vont entrer en jeu avec les prochains épisodes. C'est clair, maintenant j'attends Halo 5 avec la plus grande impatience !

Voir aussi

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Halo 4, Halo : Reach
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L'Ours des salles obscures

Avant de me lancer dans mon marathon Halo, je ne comprenais pas ce que les gens pouvaient bien trouver à cette saga. Mais ce qui revenait souvent, et qui m'intriguait, c'était que tout le monde disait, au delà du gameplay,  « Il y a un bon background ». Je savais qu'il y avait des bouquins, que j'ai d'ailleurs bien envie d'essayer, mais je ne comprenais pas ce qu'on pouvait tirer de si intéressant de cet univers. Et puis, en avançant dans la saga, j'ai commencé à comprendre, la guerre humain-covenant, les Halos, le programme Spartan, l'UNSC, les ODST. Et puis je me suis pris au jeu, chaque épisode, riche des précédents, venant renforcer cette attirance pour l'Univers Halo. C'est pourquoi je vais probablement essayer de lire un des livres et c'est aussi pourquoi je me suis jeté sur cette série faisant le lieu entre Halo 3 et Halo 4, du nom de « vaisseau-tombeau » de Master Chief : Forward Unto Dawn.

 

Forward Unto Dawn (FUD), c'est l'aboutissement d'une passion : Celle de Microsoft, Bungie, puis maintenant 343 Industries, pour son univers phare. Combien de fois a t-on vu des pubs Halo en live action ? Combien de toi a t-on entendu parler du film Halo malheureusement avorté ? Ils VEULENT en faire un film, raconter une histoire. FUD, c'est l'aboutissement de cette envie, sous le prétexte d'une campagne de com. Ainsi Microsoft aura investi une dizaine de millions de dollars dans cette « web-série » ou « mini-film » pour qu'il puisse voir le jour.

La vie de l'Académie Corbulo rythme la première partie du film 

Mais alors ça parle de quoi cette série ? Pendant longtemps, je me suis demandé « Mais qu'est-ce qu'ils pourraient bien raconter dans un film Halo sur un gars en armure qui déboite des Aliens ? ». Mais en fait si le perso de Master Chief ne vaut pas un Shepard, l'univers Halo se rapproche d'un Mass Effect, dans le sens ou il est assez approfondi pour raconter une foultitude d'histoire. Celle que nous raconte FUD, c'est l'histoire du Commandant Lasky, officier supérieur du fleuron de la flotte de l'Humanité : l'UNSC Infinity. On découvre ainsi Lasky, écoutant l'appel de détresse laissée par Cortana à la fin de Halo 3, enregistrement qui fait remonter en lui de vieux souvenirs sur sa jeunesse, quand il a rencontré pour la première fois le Spartan. On retrouve donc le jeune Lasky, étudiant à l'académie militaire de Corbulo, et pas forcément super heureux dans la vie.  C'est durant cette période charnière de sa vie que va commencer la guerre Humains-Covenants.

 

Gros point fort de la série, son ambiance différente des jeux, sorte de SF crédible à la Battlestar

La première chose qui frappe dans FUD, c'est le réalisme et la crédibilité du décor, des gens, des armures, des véhicules. Perso, que j'imaginais un film Halo, j'y croyais pas du tout, je me disais que ça allait LE point cheap du film qui allait tout faire foirer. Et bien là pas du tout, bien au contraire j'ai presque retrouvé cette ambiance « Battlestar Galactica » avec ces décors et costumes à la croisée des chemins entre la SF et la réalité. On rentre dedans tout de suite et sans aucun problème.

Forward Unto Dawn, c'est d'abord l'apparition de Thomas Lasky dans l'Univers Halo, personnage qu'on reverra dans le jeu Halo 4 

Le scénario, s'il reste très fan service, est tout de même intéressant à suivre. Il a le bon goût d'introduire un nouveau perso dans l'Univers Halo, Lasky, qui est d'ailleurs visible dans le jeu. On suit donc les évènements via Lasky, et non pas de Master Chief (ce qui aurait été pour ma part une faute). Le développement de ce jeune militaire, perdu après la mort de son frère, et comment le début de la guerre Covenant va faire de lui un important chef militaire de l'UNSC, est certes téléphoné et archi classique. Mais ça marche quand même. Perso, même si on sait dès le début comment ça va se terminer, le tout est filmé assez efficacement pour qu'on ait envie de voir la suite. Le rythme du début du mini-film peut paraître un peu lent (ça se secoue vers la fin), j'ai trouvé que c'était une idée intéressante qui permettait de voir le monde Halo sous un jour plus posé, plus calme.

Fan service oblige, on revoit bien sur Master Chief... ce qui n'était pas obligatoire selon moi 

Ne le nions pas, le fan service est tout de même assez important. On verra notamment Master Chief pendant une grosse demi-heure sur les 1h40 du film, et on enchaine les Warthog, les ODST, les Elites invisibles. Mais après tout, c'est pour ça qu'on est là, pour voir du Halo. Il faut tout de même noter que si le fan aura une bien meilleure appréhension des évènements, le film reste visible par un néophyte complet.

En termes d'image, on a la qualité d'un tournage professionnel, ce qui vaut également pour le jeu des acteurs, plutôt convaincant. Les effets spéciaux (surtout les effets 3D) sont parfois un peu cheap (Hunters) et là ressort le « petit budget » (10 millions quand même...) de la série. C'est clairement dans ses moments les plus calmes, dans la vie de cette académie qu'on apprécie le plus FUD. C'est d'ailleurs un des points communs avec Battlestar : Faire de la SF avec peu d'effets spéciaux faute de gros budget. Et ça marche plutôt

 

On est loin de la perfection, mais indéniablement, le potentiel et l'envie sont là

Pour conclure sur cette rapide review, je conseille vraiment aux fans de le voir, la série étant une bonne introduction à Halo 4 et un passage obligé pour bien apprécier le personnage de Lasky. Ce film, c'est aussi (et presque surtout) la preuve qu'on peut faire du lourd avec l'Univers Halo au cinéma. J'ai vraiment envie de voir ce que pourra donner un plus gros budget. On peut toujours reprocher à FUD de n'être qu'une grosse pub pré-Halo 4. S'il y a bien une grande part de fan service, j'insiste sur le fait que la série n'est pas qu'un plan com, mais bien l'occasion pour 343 Industries de montrer qu'Halo est bien portable au cinéma. Rien que pour ça, FUD vaut le cout d'être vu.

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Geek Art

Le London Philarmonic Orchestra revient environ 1 an après le volume 1 avec de nouvelles musiques pour notre plus grand plaisir ! J'avais parlé de ce premier volume (ici même) à sa sortie, volume que j'avais vraiment trouvé génial et que j'écoute encore aujourd'hui. Il permettait de comprendre à quel point la musique d'un Tetris, d'un Mario Bros ou d'un Angry Birds pouvait être aussi grandiose et  majestueuse que celle des meilleurs moments d'un Mass Effect, d'un Halo ou d'un Final Fantasy. Bref, j'avais pris mon pied à écouter ces classiques pour nous autres joueurs, joués par un orchestre qui réussissait à les magnifier.

 

C'est dire si j'attendais le volume 2 avant même son annonce. Et puis la soundtrack tombe : Assassin's Creed Revelations (très belle theme song), Deus Ex HR (j'ai toujours des frissons quand j'écoute la soundtrack officielle du jeu), Batman Arkham City, Halo et Skyrim. Mon attente n'en était que décuplée ! 

  • Assassin's Creed : Revelations - Main Theme
  • The Elder Scrolls V : Skyrim - Far Horizons
  • The Legend of Zelda : Wind Waker - Dragon Roost Island
  • Final Fantasy VII - One-Winged Angel
  • Mass Effect 3 - A Future for the Krogan/An End Once And For All
  • Halo - Never Forget/Peril
  • Sonic the Hedgehog - A Symphonic Suite
  • Chrono Trigger - Main Theme
  • Luigi's Mansion - Main Theme
  • Kingdom Hearts - Fate of the Unknown
  • Super Metroid - A Symphonic Poem
  • Diablo III - Overture
  • Batman: Arkham City - Main Theme
  • Deus Ex: Human Revolution - Icarus Main Theme
  • Fez - Adventure
  • Portal - Still Alive
  • Little Big Planet - Orb Of Dreamers (The Cosmic Imagisphere)

Pour des raisons de Store US ou UK, je n'ai pu acheter la soundtrack que fin décembre, mais j'ai eu le temps de bien l'écouter depuis et maintenant je peux vous en parler honnêtement !

 

J'avais adoré le premier volume pour sa fraicheur et sa vivacité

J'achète le tout et me jette sur ces soundtracks que je considère déjà cultes pour les originaux : Deus Ex, AC Revelations, et Batman... et là c'est le drame, la déception : Les reprises sont moins pêchues, moins dynamiques, moins puissantes que les originaux. Si Batman AC se hisse presque (notez le presque) au niveau de l'original (qui est déjà joué par un orchestre), Deus Ex me fait moins vibrer que la vraie, et AC Revelations se révèle très en dessous de la belle chanson que j'écoutais déjà en boucle. Sur le moment, on se dit « merde, je connais pas les autres musiques, c'est mal barré », et j'avoue que je suis parti ensuite avec un mauvais a priori.

 

La reprise d'AC Revelations est une de mes grosses déceptions : Moins prenante, moins grisante que l'originale

Les pépites que j'attendais n'en étaient pas, je devais donc me rabattre sur les autres classiques. Halo, Skyrim, Diablo III ou Final Fantasy sont du niveau des originaux. C'est beau, puissant, ça claque, mais bon ça ne surprend pas, très certainement parce que les originaux eux-même sont joués par des philarmoniques, et qu'on les connaît déjà. Bref, il y a du bon, mais sans réelle surprise.

 

La reprise de Skyrim : C'est superbe....mais l'original est déjà joué par un philarmonique ! Aucune surprise !

Et puis on tombe sur quelques pépites là où on ne les attendait plus (en tout cas pour ma part). Kingdom Hearts, Zelda Windwaker, Sonic ou LittleBigPlanet réveillent en moi cet émerveillement, ce frisson de « Wow », que j'avais ressenti en écoutant le premier volume. C'est beau, c'est vif, c'est frais, ça a peu ou pas de choeurs, et ça se prête merveilleusement à une reprise classique.

Heureusement, quelques morceaux un peu moins connu comme Zelda The Wind Waker viennent rafraichir tout ça !

Mais sans conteste, j'ai retrouvé le vrai souffle du premier volume dans Luigi's Mansion. Dès les premières notes, on est pris dedans : C'est léger, rapide, jeune : c'est une musique de jeu vidéo comme on en fait presque plus. Kasumi Totaka, qui en est le compositeur original a su retrouver cet esprit malicieux purement Nintendo. L'écouter joué par le London Orchestra est un pur régal pour nos oreilles. C'est indéniablement le morceau de l'album.

 

Luigi's Mansion : Indéniablement la pépite de cet album ! Rien que les premières notes sont géniales

Alors voilà, je ressors quand même un peu déçu de ce volume. On retrouve trop de belles musiques mais déjà orchestrales et qui donc ne nous surprennent pas. Il y a aussi quelques ratés comme la Theme Song d'AC Revelations ou on préfère carrément l'original. Heureusement et certaines moins attendues sont pourtant délicieuses à écouter et nous montrent encore à quel point la musique de jeu vidéo est belle. Un avis partagé donc, mais avouons que pour le prix (environ 5 EUR en téléchargement sur Amazon), cela vaut amplement le coût !

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Vie du blog

Je l'avais (presque) promis dans mon article bilan, je fais évoluer la charte graphique du blog ! Nouvelle bannière, nouvelles couleurs, nouveau fond, mais pas nouveau thème : l'Ours (de préférence pas content) reste le fil conducteur de cette charte.

J'ai pas mal bossé sur la bannière (le fameux 3h du mat cette nuit !), pour avoir quelque chose qui restait un peu dans l'esprit de l'ancienne : Un rassemblement d'ours guerriers et bons vivants. Dans la continuité de la précédente, mais uniquement sur le thème, puisque sur les couleurs et le visuel, les teintes plus joyeuses, plus vivantes, moins agressives, et surtout reprennant les belles forêts de Skyrim. C'est donc plus coloré, moins grille-rétine et j'espère, plus agréable aux lecteurs ;)

Globalement, j'ai essayé de prendre en compte les remarques de la communauté en reprennant un thème plus sobre pour les articles et les titres : Plus de noirs et rouges ! On va cette fois partir sur du vert, du gris et peut-être (je vais test d'abord !) du marron "ours".

Voilà j'espère qu'elle plaira. En tout cas, c'est reparti pour un an avec les ours !

A très bientôt pour de nouveaux tests et articles !

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