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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Mon jeu du moment

Depuis près de 2 mois, après le podcast sur la saga Halo, j'ai décidé de me lancer dans cette saga qui bat des records aux USA et dont on vante tant les mérites et que pourtant je ne connaissais pas vraiment. J'ai donc entrepris de jouer à tous les Halos (du moins à leurs campagnes solos) pour découvrir cet univers tant apprécié. Je n'ai bien sur pas fait le test des Halos plus anciens, mais voici au moins mes impressions sur le 4ème et dernier épisode en date.

 

Je ne peux toutefois pas vous parler de mon ressenti sur ce jeu sans faire un bref resumé de ce que je pense des autres Halos. En jouant aux tous premiers, j'ai découvert un jeu à la jouabilité rapide, nerveuse et très fun. Le premier Halo c'est un peu un FPS pour les gouverner tous, puisqu'il pose en partie les bases du FPS moderne. Ce qui m'attirait néanmoins le plus c'était l'IA. Enfin nous faisons face à un peu de challenge et à des ennemis intelligents, qui ne restent pas bêtement dans votre ligne de mire, qui vous contournent, vous encerclent, vous fonce dessus une fois que nous sommes trop près. Bref, c'est à ce niveau là que les Halos (jusqu'à ODST) m'ont apporté le plus de plaisir. L'histoire est un peu simpliste et moins intéressante que ce que j'attendais, même si la guerre civile Covenant et le personnage de l'Arbiter renforcent un peu le background.

 

Les premiers Halos sont bons...mais je n'accroche pas à l'esprit Bungie

C'est avec Halo Reach que l'univers commence à murir et que l'ambiance perd son côté kitsch. Le côté léger des Halos de Bungie n'est clairement pas ce que je préfère, et au moins, avec Halo Reach, on a tendance à déprimer. On sait d'avance que c'est foutu et tout nous le rappelle en permanence. Bref, une ambiance délicieuse pour un gameplay toujours aussi jouissif.

En finissant Reach, je me dis que les Halos, c'est sympa, mais ça ne casse pas non plus des briques. Je ne ressens pas assez (sauf dans Reach) ce côté Space Opera qu'on m'a vendu, cette impression d'être au milieu d'une guerre ancienne aux nombreuses ramifications. Bref je voulais avoir un background à la Mass Effect !

 

C'est à partir de Reach et son côté désespéré qu'Halo commence à m'intéresser réellement

Halo 4, je me disais que ça allait être « pareil mais en plus beau », donc je n'en attendais au début pas grand chose. J'avais toutefois espoir que le passage du flambeau à 343 Industries permette de changer de vision et de se débarasser un peu de celle de Bungie à laquelle je n'accrochais pas. Après avoir fini Halo 4, je peux vous dire que 343 Industries a réussi à me rendre accro à Halo, bien plus que Bungie.

Pour la petite histoire, on retrouve Master Chief 5 ans après les évènements d'Halo 3. Pour rappel, MC et Cortana dérivent dans l'espace à bord de ce qui reste du Forward Unto Dawn après sa destruction dans Halo 3. Sauf qu'après 5 ans de sommeil cryogénique pour MC et de solitude pour Cortana, le vaisseau est abordé. MC sort de son sommeil pour voir que des Covenant attaque le vaisseau, qui dérive juste au dessus d'une planète inconnue : Requiem.

 

Déjà in game, Halo 4 est un des plus beaux jeux de cette année...

Tout d'abord, le jeu est magnifique. C'est d'ailleurs quelque chose que n'ont pas les autres Halos. Seul Halo Reach sot encore un peu du lot, mais clairement, les graphismes n'ont jamais été le point fort des Halos. Dans Halo 4, c'est bien différent. Il suffit de regarder les animations faciales de la première cinématique pour  prendre une grosse claque. In Game, voir Cortana aussi bien (foute) modélisée titille les yeux, puis c'est la première sortie hors du vaisseau qui en met plein la vue. On est bien au delà de beaucoup de jeux aujourd'hui. Et là je ne parle pas des paysages sur Requiem, paysages qui s'enchainent au cours des 8 niveaux du jeu, tous plus beaux les uns que les autres. On sent que la 360 donne tout et qu'elle arrive en fin de cycle, nous offrant ce qu'elle a de mieux.

Mais c'est également beau au niveau de la direction artistique. Il faut savoir que Requiem est une planète recouverte de ruines Forerunner, cette race disparue qui vivaient il y a très longtemps et pensait assumer « the Mantle » ce devoir sacré de protéger la vie dans la galaxie. C'est d'ailleurs la race à l'origine de Halo, race qui a disparu en les activant pour combattre le Flood. Donc nous allons arpenter pendant une bonne partie du jeu des installations Forerunner imaginées dans un style très « Tron » mais qui passe assez bien. Les covenants sont toujours là, mais plus de couleurs trop flashy. On est dans des couleurs plutôt sombres, plus matures. Le ton est donné, Halo n'est plus un délire coloré, c'est un space opera, une aventure plus adulte, plus sobre.

 

...et je ne parle même pas des cinématiques à tomber

Le gameplay classique des Halos est bien sur au rendez-vous : C'est rapide, précis, nerveux et ça n'arrête jamais. En cela, à part quelques mods inédits comme le bouclier ou la vision Prométhéenne, le gameplay ne change pas beaucoup. On gagne néanmoins en environnement ouvert, ce qui nous donne l'impression de ne pas enchainer de longs et fastidieux couloirs. 

 

En plus d'avoir un design génial, les Prométhéens sont des adversaires redoutables qui raffraichissent le bestiaire Halo

Non ce qui change, ce sont les ennemis et les armes. Alors on retrouve toujours les très classiques Covenants, ennemis dont je commence peu à peu à me lasser, surtout que le jeu ne présente pas de nouveaux ennemis les concernant. On perd d'ailleurs les brutes au passage. Le véritable ajout, qui apporte d'ailleurs un vent de fraicheur sur la façon dont on joue, ce sont les prométhéens. Très classes en terme de design, ces ennemis sont aussi assez retors. Il y a les « crawlers », plutôt simples à abattre mais souvent nombreux. Il y a également les « watchers » sortent de petits drones volants ayant la facheuse tendance à protéger, soigner ou ressusciter très efficacement les prométhéens qu'on vient juste de tuer. Enfin, il y a les « chevaliers » : Impressionnants, puissants et plutôt malins, ces ennemis ont tendance à se téléporter juste devant ou derrière vous, rendant le combat plus stressant.  Cette nouvelle race est intéressante à combattre car elle fonctionne sur un autre schéma que les covenants. Le watcher est ainsi le premier à abattre sous peine d'avoir un combat long et difficile. Les chevaliers n'hésitent pas à se téléporter pour fuir vos tirs, tandis qu'un groupe de crawlers vous encercle en vous mitraillant. Bref, les prométhéens apportent des joutes différentes et surtout rafraichissantes après 5 jeux à combattre les covenants.

Il faut également parler des armes prométhéennes. S'il faut reconnaître que leurs fonctions ne sont pas très originales (fusils, sniper, pistolet, mitrailleuse, lance-roquette et fusil à pompe) par rapport à des armes covenants, elles ont un look terrible qui donne juste envie de les utiliser. Personnellement, je les adore, malgré leur manque d'originalité fonctionnelle.

 

Pas très originales, les armes prométhéennes n'en sont pas moins très classes et agréables à utiliser

Attaquons maintenant l'histoire, la campagne solo, partie à laquelle j'accorde beaucoup d'importance. 343 Industries a une nouvelle façon de penser Halo, contrairement à Bungie ou l'histoire était résolument en retrait par rapport au gameplay. Cette fois, l'histoire, la mise en scène mais aussi l'ambiance sont mises en avant et bien plus valorisées.

 Ça passe d'abord par un renforcement des persos principaux, à savoir Cortana et MC. Cortana arrive ici à la fin de la durée de vie d'une IA et commence peu à peu à se dégrader. Ça se traduit pendant l'aventure par des sautes d'humeur de l'IA qui a tendance à perdre la boule. MC, bien décidé à ne pas perdre Cortana entame donc son voyage retour vers la Terre pour la soigner. Cette relation, entre un surhomme quasiment inhumain (et qui commence à prendre conscience de cette perte d'humanité), et une IA plus humaine que lui, est en quelque sorte le fil rouge de l'aventure. Les dialogues apportent ainsi à cette aventure galactique le côté intimiste et personnel du héros qui veut sauver sa seule amie. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle a le mérite de faire prendre conscience au joueur que MC n'est pas qu'une armure vivante, mais aussi que Cortana est la seule « personne » sur laquelle il peut compter, et que sans elle, il n'est plus rien. Personnellement, j'ai beaucoup apprécié cette partie qui m'a fait prendre conscience que MC n'était pas encore un robot, sentiment que Bungie n'a jamais fait passer.

 

La relation entre Cortana et MC, bien qu'un peu clichée, est plus intéressante et donne un fil rouge efficace à cette nouvelle trilogie

L'histoire d'Halo 4 n'est pas seulement intimiste, c'est aussi le renouveau du « space opera Halo ». Je n'ai malheureusement jamais vraiment eu le sentiment en jouant aux Halo de Bungie (à part encore une fois dans Reach) de faire partie d'un Univers en guerre, un univers profond et avec une histoire propre. Pourtant dans Halo 4, j'ai enfin retrouvé ce sentiment qui m'avait fait tellement aimer Mass Effect. La révélation du chapitre 3, de même que l'histoire des Prométhéens, permettent d'approfondir le background Halo en allant puiser dans son passé, notamment l'histoire des Forerunners. Fini le flood (pour l'instant),  cette fois, ce sont des ennemis bien plus personnifiés que MC va combattre. Je ne peux pas trop en révéler sous peine de spoiler ceux qui n'y auraient pas encore joué. Mais sachez que le jeu nous réserve quelques grands moments de Space Opera comme l'attaque du vaisseau amiral ennemi à la fin, ou le crash de l'Infinity sur Requiem. Halo 4, c'est le premier de la saga ou j'ai voulu en savoir plus sur l'univers. J'ai d'ailleurs acheté le premier tome de la trilogie de Greg Bear pour continuer le périple.

 

Pour la première fois depuis Mass Effect 3, j'ai l'impression de jouer à un Space Opera

Enfin, il faut parler du mode Spartan Ops. C'est une belle volonté de scénariser le coop. Le tout commence par une superbe cinématique digne d'un Space Opera ou l'Infinity force un blocus planétaire dans des plans dignes d'un Battlestar Galactica. C'est d'ailleurs, au fil des épisodes, probablement une des sources d'inspiration majeure de ce scénario, qui se passe environ 6 mois après la fin de la campagne. Ce mode cependant, je le conseille uniquement pour son scénario sur la vie d'une équipe de Spartan à bord de l'Infinity, et ses superbes cinématiques. En effet les missions au sein de chaque épisode se révèlent particulièrement redondantes et même assez difficile quand on joue seul. Parce que vous allez devoir les faire seul au moins pour les premiers épisodes ! En effet, seul le dernier épisode sorti est jouable en réseau ! Une drôle d'idée qui gâche un peu le plaisir de jeu.

 

Ne serait-ce que pour son histoire qui suit celle de la campagne, et pour ses cinématiques magnifiques, Spartan Ops vaut le coût et est une belle initiative

Alors pour résumer, Halo 4, c'est le Halo qui m'aura rendu accro à la saga et à son univers. Ses beaux graphismes, ses nouveaux ennemis et surtout son IA toujours aussi perfectionnée m'ont certes plus, mais c'est indéniablement le chemin pris par 343 Industries en termes de mise en scène et scénario qui m'a fait craqué. Enfin, Master Chief n'est pas qu'un terminator en armure, et enfin on a l'impression de se battre au milieu d'une guerre galactique ou de nouvelles forces vont entrer en jeu avec les prochains épisodes. C'est clair, maintenant j'attends Halo 5 avec la plus grande impatience !

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Halo 4, Halo : Reach
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Commentaires

Waltrius
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Waltrius
Yep, 6 mois après d'ailleurs, et on suit plutôt l'équipage de l'Infinity (à la Battlestar Galactica) qui explore Requiem. Plutôt sympa et des cinematiques superbes ;)
Cinemax
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Cinemax
La je pense faire une pause dans la série (histoire de pas faire une overdose) puis je ferais le Anniversary et enfin le mode Spartan Ops.
Et donc scénaristiquement ça se passe après l'aventure solo du 4 ?
Waltrius
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Waltrius
Ah ce genre de commentaire fait plaisir à lire ! Content de voir que j'ai su partager mon coup de coeur pour ce jeu. N'oublie pas le Spartan Ops ! Si tu as aimé l'Univers, tu dois au moins regarder les cinématiques de chaque épisode, ça vaut le coût
Cinemax
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Cinemax
Je reviens vers ton article, car c'est en partie grâce à toi que je me suis pris le jeu, et je n'ai pas été déçu. C'est vraiment un bon jeu qui n'augure que du bon pour la suite, donc merci, on est d'accord !

(maintenant on va voir si je partage ton avis sur les trois premiers)
johan26
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johan26
Je suis littéralement horrifié par cet article brillant d'une pure sincérité..
Tu à l'air d'avoir beaucoup aimé le jeu et vous êtes nombreux a partager cet avis.

Si tu a un peu de temps devant toi voici ma critique en tant que gros fan de la série ( Bien qu'a présent je ne le suis plus ) Pour comprendre un peu plus cette réaction de ma part.
http://www.gameblog....275#id_jeu=3684

J'ai l'impression que tous les fans d'Halo 4 sont ceux qui l'ont découvert depuis Reach ou ce dernier en fait.
Azenzaaaa
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Azenzaaaa
Personnellement, je trouve que les Halos ont toujours été beau graphiquement pour leur époque. Je m'en rappel à chaque fois qu'ils sortaient j'étais littéralement ébloui par les graphismes de ce jeu. Mais évidemment quand on joue aux premiers halo alors qu'on a joué a des jeux de 2012, on peut dire que les graphismes sont pas exceptionnels, et pourtant à leur époques, ils l'étaient.
Après niveau histoire, dès le début j'ai accroché à l'univers car c'était un univers à l'époque de Halo 1 que je n'avais jamais vu et qui me donnait des "frissons". Il faut le rappeler: halo 1 est sortie en 2001 et halo 2 de 2004.
in_amber_clad
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in_amber_clad
Merci de résumer en un article toute ma pensée :)
Cinemax
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Cinemax
Ah c'est le premier d'une nouvelle saga cet épisode ?
Parce qu'il me tentait, mais passer par les trois premiers ne me donnait pas trop envie.