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Journal d'un Ours Gamer

Journal d'un Ours Gamer

Par Waltrius Blog créé le 22/11/11 Mis à jour le 23/11/13 à 11h15

Plutôt baraque, plutôt pataud, et totalement inoffensif, le joueur de 24 ans que je suis est souvent comparé à un vieil ours. Après 60h de Skyrim, la vérité m'est apparue : A terme, les ours vont dominer le monde. La seule solution pour survivre était de leur vouer un culte sur Gameblog...

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Dernier article avant ma sélection GOTY de l'année, je vais parler d'un jeu qui est probablement le dernier gros jeu que j'attendais cette année, mais surtout le seul capable de bouleverser un GOTY que je pensais figé dans le marbre : Far Cry 3.

Ce jeu, je l'attends depuis qu'il a été présenté à l'E3 avec ce trailer ou Vaas, méchant complètement barré, explique au héros la définition de la folie. Le regard, les textes, les graphismes et les lieux, tout m'avait littéralement captivé et fait dire « ce jeu, je l'attends de pied ferme ».

 

N'y allons pas par 4 chemins : Far Cry 3 fait carrément partie des meilleurs jeux de cette année. Il n'est pas parfait, surtout scénaristiquement parlant surtout, mais sa vision du shooter à monde ouvert, ses mécaniques de jeu aux petits oignons et surtout sa prise de risque sur l'étude de la folie m'ont happé dans le jeu pendant près de 2 semaines non stop. Far Cry 3, c'est un rail de coke (en tout cas j'imagine !): ça te vide, tu délire, tu vis le truc à 100 km/h, tu ressors un peu déçu par certains aspects, mais tu es en manque.

Comme de coutume, commençons par les points forts du jeu ! Et il y en a !

Le plus évident : C'est beau ! Et encore je ne joue que sur versions consoles. C'est coloré, c'est varié, c'est plein de vie, et bon sang surtout ça véhicule une ambiance, un état d'esprit ! La première île par exemple, c'est l'île paradisiaque typique style Hawaï avec ses plages, ses montages et ses lagunes. La seconde, toute en plaines et en hauteurs, m'a plus rappelé la Nouvelle Calédonie que j'ai eu la chance de visiter à une époque. Dans les deux cas, les couleur vous explosent au visage : le vert des collines tranche, le bleu des lagunes, les flammes qui dévorent le paysage. Et je ne vous parle pas de la jungle, que l'on traverse en courant en ayant presque cette impression de se faire fouetter le visage par les branches (merci au son pour ça !). Le jeu est beau, mais réussi ce que beaucoup échouent à faire : vous y faire croire. Vous n'avez aucun mal à imaginer ces 2 îles dans la réalité.

 

Far Cry 3, c'est beau, c'est coloré, bref, ça claque

Mais on ne fait que gratter à la surface ! Le deuxième gros point fort est aussi le gros point faible du jeu (je m'en expliquerai plus loin !) : Son histoire. Alors j'ai pu lire sur certains tests que le scénario n'a pas plu, qu'il était bidon, voir totalement immature. Personnellement, j'ai été happé par cette histoire, certes bancale (je l'admet) d'un type, Jason Brody, qui se magnifie dans la violence et se découvre une passion pour la mort alors qu'il commence l'aventure jeune adulte immature et inoffensif. J'ai aimé cette histoire de descente aux enfers, de lente décadence et de transformation du gentil en monstre, tout simplement parce que c'est un schéma scénaristique que j'adore. C'est déjà vu certes, mais ça marche toujours.

Ubisoft a pris un risque en orientant son shooter sur la folie, la fièvre de la jungle, la perte de repère, la déconnexion de Jason. Cette carte de l'originalité est certes exécutée un peu maladroitement, ce qui fait que jusqu'à la fin du jeu, on ne voit pas bien ou les scénaristes veulent nous emmener, mais elle a le mérite d'exister. Et personnellement, j'ai bien accroché aux séquences ou Jason « plane », puisque tout simplement j'étais dans le délire. Je me suis beaucoup identifié au personnage principal, même si cela impliquait de gros « suspension of disbelief ». C'est la le secret de ce jeu, soit on se laisse aller, et on plane, on haït, on tue, on se déconnecte du monde réel, soit on y croit pas, et là je peux comprendre que le jeu tombe à plat. Pour ma part, je suis vraiment tombé dedans, et j'ai souvenir de scènes ou, en même temps que Jason, on comprend qu'on est carrément en train de perdre les pédales. C'est là que j'ai compris que malgré quelques grosses ficelles, le scénario avait pris.

 

Le parti pris par Ubisoft d'orienter le scénario sur le thème de la folie, la descente aux enfers du héros, est très bon

J'ai adoré aussi les persos (facteur absolument fondamental chez moi !) : La folie dans les yeux de Vaas, l'accent afrikaaner de Hoyt, le charme dérangeant de Citra, le côté cliché de Sam. Certes encore une fois, certains sont un peu clichés (comme Sam) mais on se laisse tellement prendre au jeu que cela devient presque un plaisir coupable ! Tous, absolument tous les persos ont en commun de dégager une forme de folie. Là ou Vaas dégage l'anarchie, Citra transpire le fanatisme, alors que Hoyt pue l'avidité et plusieurs kilomètres. Les persos sont assez marqués, parfois grossièrement, mais on reste loin devant les persos habituels des shooters modernes (Price, si tu nous regardes). Le doublage en VO est tout de même assez extraordinaire et je pense que comme un Andrew Ryan de Bioshock, je vais réécouter les dialogues de Vaas encore quelques temps !

 

Vaas et Citra, les jumeaux complètements dingues, sont deux des persos les plus charismatiques

Le troisième point (très) fort de Far Cry 3, ce sont ces mécaniques de jeu. Plus simplement le jeu est LE shooter à monde ouvert à posséder pour bien comprendre le concept. Je n'aime pas vraiment les mondes ouvert en soit : parfois vides, souvent sans intérêts en dehors de l'histoire principale. Non pas que nous ayons ici des quêtes annexes bien écrites ou même passionnantes, ce n'est pas le cas ! Ici je parle de plaisir ludique pur à vagabonder, courir à travers la jungle avec son arc. C'est le genre de jeu ou je refuse d'utiliser les téléportations et ou je veux marcher (ou conduire) comme une vrai personne dans un monde vivant. Et ça, Far Cry 3 le fait bien. Mais là ou Far Cry 2 était au final peu vivant voir carrément barbant, Far Cry 3 nous donne du plaisir juste à prendre des bases ennemis, à remplir des quêtes d'assassinats, et surtout à découvrir des lieux assez variés et bien construits. Le voyage, voilà ce que j'ai aimé dans ces mécaniques : Elles poussent au voyage, à l'exploration, à l'émerveillement devant ces décors paradisiaques tout en conservant un aspect purement ludique.

 

La chasse de Far Cry 3 est ce que la chasse d'AC III ne sera jamais : Fun, motivante et surtout, difficile

Prenez la chasse par exemple. Dans AC III, je ne l'ai plus jamais faite après le tutorial. Pourquoi ? En plus d'être chiante et aucune stimulante, elle ne servait à rien. Far Cry 3, c'est tout le contraire. En plus d'être nécessaire pour améliorer sensiblement son équipement, il y a un plaisir concret à parcourir les forêts et les plaines accroupi, avec son arc, prêt à tirer. Plus stimulante, la chasse est aussi plus vivante. Les prédateurs par exemple sont vraiment dangereux et il n'est pas rare de mourir parce qu'on est agressé par  3 ou 4 dragons de komodos en même temps. Mais ce n'est qu'une des mécaniques ! Le crafting des sacoches, des seringues, des munitions pour l'arc : Tout est du même niveau, et tout est aussi bien réalisé.

Les gunfights sont particulièrement simples et efficaces. Attaquer un camp ennemi, que ce soit à la machette ou à l'arme lourde, est simplement grisant. Courir se planquer, poignarder un garde, lancer un couteau sur celui en face dans la foulée puis balancer un cocktail molotov dans les hautes herbes à quelques pas pour voir la moitié du camp partir en fumée : C'est si simple à réaliser, et on se sent si puissant. Ces combats sont à l'image de l'image que je retire du jeu, c'est un trip, c'est primal. Comme notre personne, on prend un pied monstrueux à attaquer des champs de pavot au lance-flamme, on ressent cette perte d'inhibition, et bordel on aime ça malgré nous.

 

Souvent bien sonorisés et bien accompagnés musicalement, les gunfights sont un plaisir à jouer

La sensation de liberté qu'on retrouve avec les multiples moyens de locomotion est elle aussi une mécanique de jeu en soit ! Les sensations quand on conduit une jeep sont là. On a cette impression que la première fusillade pourra vous faire partir dans le décor au premier virage venu. Le parapente et la flying suit sont aussi bien jouissives, surtout après avoir pu admirer l'île des hauteurs. Les fonds marins étant bien vivants et dangereux, se balader en jetski ou bateau sera toujours accompagné de cette question « et si je tombe sur un requin ? Un crocodile ? Bref, même la conduite des véhicules apporte cette impression à la fois de réalisme, mais aussi de fantasme rêvé par le joueur.

Les sensations à bord des véhicules sont bien là 

Mais malgré mon enthousiasme, il faut être honnête : Far Cry 3 n'est pas parfait, il a même quelques gros défauts, même si ceux ci n'ont pas malmené mon excellente impression.

La plupart des critiques qu'on puisse lui faire concernent en fait le scénario du jeu. L'idée de base du scénario rappelle Apocalypse Now ou le héros fait face à la folie de la guerre et de la violence et qui fini par sombrer peu à peu lui même dans cette folie. L'idée est excellente, et plutôt rare dans le jeu vidéo, cependant clairement elle ne tient pas toutes ses promesses. 

 

La folie est maladroitement amenée, et de nombreux éléments deviennent incohérents une fois le jeu terminé

Légère Spoiler Alert

D'abord car pendant une grande partie du scénario, on ne voit pas bien ou les scénaristes veulent en venir. La découverte des drogues auprès du Dr Heinhart laissait pourtant présager un trip sur le côté junkie du héros, mais pourtant cette idée est abandonné aussitôt mise en avant. Le scénario part même sur un trip mystico-religieux représenté par Citra, la belle amazone, trip que sera au final l'élément dominant. Pourtant pendant quasiment tout le jeu, on se persuade presque de la schizophrénie de Jason. Les rencontres (disparitions) fortuites de Buck par exemple laissent lourdement penser que tout ça n'a lieu que dans la tête de notre héros. Cela vaut aussi pour l'assassinat de certains personnages ou Jason fait un black out, tue le personnage en question, puis se réveille avec une dizaine de morts autour de lui. Autre exemple, Vaas répète sas arrêt « I am you, and you are me ! » et nombreuses sont les scènes ou les rôles de Vaas et Jason sont intervertis. 

La fin est très classique, voire assez maladroite... ce qui nous fait d'ailleurs redescendre sur terre

Pendant tout le jeu j'y ai cru, critiquant même les trop grosses ficelles qui amenait cette révélation que j'attendais...et qui n'aura jamais lieu. Car c'est là LE gros problème du jeu : La fin fait un flop et rend une bonne partie de l'histoire incohérente. Trop simple, trop classique, et malheureusement très peu liée à la folie, la fin rend tout ces détails que j'ai relevé plus haut absolument incohérents et révèle un scénario bancale. Cela entache un peu l'expérience, et tue un peu la rejouabilité de l'histoire, qui devient d'un coup très imparfaite.

Fin de la spoiler Alert

 Malgré cette histoire pas très maitrisée, parfois carrément bancale et cette fin qui fait un gros flop, j'avoue ne pas avoir trouvé d'autres défauts majeurs au jeu. Rien n'a en tout cas entaché durablement mon expérience ? Incontestablement, j'ai pris un pied monstrueux en y jouant et je le recommande chaudement, ne serait que pour son aspect ludique, son ambiance totalement folle et ses persos marqués. Jouer à Far Cry 3 a été une expérience presque bestiale. On se laisse porter par ses instincts, et nous aussi on a tendance à ce perdre sur ces îles, dans la folie et la violence. Personnellement, j'ai aimé le trip, que j'ai vécu à 100% et à 200 km/h pendant une bonne vingtaine d'heures de jeu !

Alors GOTY ou pas ? La réponse très bientôt !

Voir aussi

Jeux : 
Far Cry 3
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Commentaires

Celimbrimbor
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Celimbrimbor
Merci pour ces impressions.

Celim.