Voxel Culture

Édito


 

Bienvenue sur Voxel culture, blog qui parle de cinéma, de jeux, de manga, de comics et de bien d'autres choses. Au programmes : Réflexion vidéoludique, Test de jeux, Présentation de visual novel, propagante anti-pc ou encore critique de cinéma. Moi et mes trois lardins, nous allons vous présenter votre culture. Celle du voxel....

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PSN : Sirmonokuma

Id steam : Evil Minato

Code 3DS : 2406-5859-6021

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Staff Voxel :

Grand Manitou, Rédacteur principal du blog.

Rédacteur secondaire du blog. (Sert à rien, ennuyeux)

Rédacteur secondaire du blog. (On essaie de lui trouver une utilité)

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Voxel Culture

Par Minato Blog créé le 26/12/12 Mis à jour le 08/04/17 à 17h38

Blog personnel centrée sur les diverses passions que j'aime : jeux vidéos, manga/animés, Série télé, Cinéma, littérature.

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Catégorie : Visual novel

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Visual novel (Jeu vidéo)

Bonjour à tous.
Petit article rapide pour signaler une petite news qui va sûrement passer inaperçu mais que je tiens à signaler :

Comme vous le savez peut être, depuis environ un an, la distribution de visual novel a augmenté chez nous. Cela est dû à quelques initiative de la part de Steam mais également de Kickstarter et d'un groupe appelé Sekai projet. Ce groupe a eu l'idée de financer des traductions (et plusieurs bonus) de certains VN, répondant ainsi à la demande de ce genre sous représenté en dehors du japon.



L'un des premiers projets est WAS -The Hourglass of Lepidoptera-, un visual novel très sympatique créer par S.R.L, créateur de visual novel amateur. L'histoire se passe dans un japon uchronique d'après guerre et raconte les aventures de Tadoyoshi Kurosawa, un jeune héritier d'une famille riche des environs recueilli par une église chrétienne et découvrant qu'il déclaré comme décédé. Il va donc devoir se faire à une nouvelle vie dans les bidonvilles de la citée et découvrir la vérité derrière son prétendu décès. Malgré son aspect amateur, le jeu est très soigné et propose une intrigue assez intéressante et passionnante. (pour ceux qui se posent la question : le jeu est tout publics et ne propose ni hentaï ni fanservice)

Toutefois, le projet sorti il a deux mois va malheureusement trouvé une fin assez désagréable : Suite à une violations de la charte STEAM, (le développeur aurait marchandé quelques reviews positives pour mettre désespérément en avant le jeu qui bide un peu), le jeu va purement et simplement être supprimé de la plate-forme de valve. 

C'est pourquoi je vous préviens : Si vous êtes intéressé par le jeu, achetez-le aujourd'hui car demain, le jeu ne sera peut etre plus là. Pour ceux qui se posent la question; une fois acheté, le jeu sera à vous et même supprimé du magasin steam, vous l'aurez toujours quoi qu'il arrive. Et il a aussi possibilité de vous faire rembourser si vous n'aimez pas. 

Si je suis loin d'être d'accord avec les méthodes du développeur, je pense surtout qu'ils ont fait ça par désespoir de voir leur jeu complétement bidé..... (sans déconné, y a pas un seul site dans aucun langue qui a parlé de ce jeu), je pense que ca n'enlève rien au qualité du titre et vous insiste à en faire l'acquition le plus vite possible car bientôt, ce sera fini. 

J'ignore si ca insistera quelqu'un mais voilà, je mets ma petite pierre à l'édifice pour ce titre sur lequel j'ai une certaine affection. 

Voilà, c'est tout. à bientôt pour de nouveaux articles.  

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Visual novel (Jeu vidéo)

Bonjour à toi, peuple d'internet ! Ca faisait quelques temps que je ne t'avais abreuvé de mon savoir vidéoludique et donc.....je vais parler de visual novel. Oui, je me disais que 1) ça faisait longtemps que j'avais pas parler de visual novel pur (ceux sur pc et tout) et 2) vu que le temps me manque toujours, je n'ai pas le temps de faire un gros sujet là tout de suite, même si c'est en cours d'écriture dans un coin. Donc, ceux qui m'aiment bien, j'espère que vous appréciez l'article et que vous attendrez la suite et ceux qui m'aiment pas et pensaient que j'avais arrêter d'écrire, j'espère que vous êtes déçu. Sur ce, on va parler de Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~.

Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~ est donc un visual novel fait par le studio OverDrive (ne cherchez pas les autres jeux qu'ils ont fait, ils n'ont développé que des visual novel encore une fois). Le studio, après des petits succés comme Deardrop ou encore Kira☆Kira, a décidé de publier un visual novel d'un genre un peu plus particulier : Un visual novel destiné au public occidental Le but était de faire en sorte que le jeu sorte en même temps sur le territoire japonais mais également via l'éditeur mangagamer en europe et aux états-unis. Et pour cause, le contexte de ce visual novel est de proposer (comme son nom l'indique) un petit voyage au coeur du japon.

Go! Go! Nippon! ~My First Trip to Japan~ raconte donc l'histoire d'un mec lambda (à vous de lui donner un nom et d'imaginer son visage puisque les CG ne lui en donnent même pas) qui va réaliser son rêve : Faire un voyage au japon. Après avoir révisé suffisamment son japonais et avoir pris son billet d'avion, votre personnage débarque à Tokyo pour rejoindre ses amis japonais qu'il a connu via le net, Makoto et Akira. Mais qu'elle n'est pas sa surprise quand il constate que Makoto et Akira sont en réalité deux soeurs (au Japon, les prénoms Makoto et Akira sont unisexe) et que son voyage va se faire en leur compagnie. Un long tour de Tokyo et une visite guidée du Japon sont au programme.

Bon autant vous prévenir avant tout : L'histoire n'est pas tellement au centre de ce jeu. Au contraire, on pourrait presque le prendre comme un mini-documentaire sur Tokyo et ses différents quartiers, sur les quelques endroits du Japon qu'on doit visiter si on vient y faire du tourisme ainsi que quelque leçons sur les coutumes du japon. Evidemment, si vous connaissez bien le japon (comme pas mal de fans), il a peu de chance que Go! Go! Nippon! vous apprenne quoi que ce soit (bien que je dise ça et pourtant, j'ai appris quand même plusieurs choses sur des quartiers de Tokyo moins populaire). Du reste, le jeu propose (comme vous en doutez) une léger histoire d'amour assez simple avec les deux héroïnes. Et inutile de dire vu la personnalité des filles (une gentille grande soeur très attachante pour Makoto et une tsundere otaku sur les bords pour Akira), votre choix ne sera pas difficile à faire selon vos goûts. Les routes sont très simples : Selon les quartiers que vous visiterez, vous obtiendrez la route de l'une ou l'autre (Par exemple, Akihabara étant le quartier otaku de Tokyo, c'est évidemment Akira qui vous le fera visiter). Le jeu possède également un petit compteur des dépenses....dont je vous avoue ne pas piger l'utilité (peut être pour vous montrer combien un voyage à Tokyo peut coûter) et que le jeu est tout public, donc sans hentaï.. (bon ok, y a une ou deux scènes fanservice donc une un peu ecchi mais c'est vite survolé).

Clairement, ce jeu a été fait pour les gens qui ne connaissent pas du tout le japon et qui ont envie de s'y mettre et de, pourquoi pas, se mettre aux visual novel. Vous savez....depuis un moment, j'étais à la recherche d'un VN qui pourrait juste consister le moyen d'introduire quelqu'un à ces jeux-là. Et je pense que Go! Go! Nippon! peut faire l'affaire. Il se lit vite (4h pour finir le jeu avec une des deux filles), n'est pas chiant, pas moche, ne contient pas de contenu adulte et n'est pas chiant de mon point de vue (son format court joue beaucoup). En d'autres termes, c'est une bonne introduction avant de passer à un visual novel plus consistant et plus riche.

Surtout qu'en prime, le jeu est très facilement trouvable puisqu'il est disponible sur Steam depuis peu à 9 ¤ et qu'il est parfois soldé (je l'ai eu à 5 ¤ moi par exemple).

En d'autres termes, vous voulez essayer le Visual novel mais vous n'avez pas envie de prendre un truc super long, cher et qui risque de vous faire ennuyer ? Essayez ce jeu. Il n'est pas spécialement exempt de tout défaut et si vous êtes du genre à tiquer dés qu'un truc vous semble un peu cliché (ou que vous n'aimez pas le japon...........ça arrive à des gens très bien hein?), vous risquez peut être de regretter après coup. Mais pour peu que vous soyez curieux, ouvert et intéressé par de nouvelles expériences, ce jeu peut vous intéressé. Personnellement, je retiens surtout un excellent moment et j'ai pu tranquillement me détendre en révisant ce que je connaissais déjà et aiguiser le reste. Voilà, sur ce, je vous dis à bientôt et jouez bien.

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Visual novel (Jeu vidéo)

Bon j'étais censé vous faire un article sur un sujet banal et chiant comme d'habitude pour vous expliquer mon profond désarroi face au jeu vidéo mais là on arrête tout......

 
DANGAN RONPA 2 VA SORTIR EN EUROPE !!!!!!!
 
 
C'est en effet aujourd'hui très tard dans la nuit (pour nous) que NIS america a tenu (apparemment, si j'ai bien compris) une conférence pour annoncer divers jeux. Et alors que divers jeux comme Fairy Fencer F (qui m'intéresse aussi) ou encore Disgaea 4 vita ont été annoncé en occident, on a alors droit à l'annonce de la localisation de la suite de ce magnifique Visual novel chez nous vers automne 2014.
 
Inutile de vous dire que votre serviteur va se procurer une Psvita le plus vite possible, qu'il n'en a rien à foutre d'être traité de fanboy ou de "pigeon" et que ca m'a donné ce petit coup de fouet donc j'avais bien besoin en ces temps assez mou niveau jeux vidéo (de mon point de vue du moins.)
 
Malgré tout, je vous invite, évidemment, à vous procurer au plus vite le premier épisode de la série qui sort (officiellement puisque la moitié des gens ont déjà été récupéré leur exemplaire) demain et à vous lancer dans l'aventure. Je suis de surcroît très satisfait de la presse positive que reçoit le jeu (Notamment le petit 8/10 de gamekult qui fait une bonne pub) et de tout les gens que j'ai pu voir qui ont fait l'effort de se procurer le jeu (j'ignore si j'y suis pour quelque chose et ....c'est pas important, le but c'est que vous jouiez à ce jeu) 
 
 
Sur ce, je n'ai qu'un truc à vous dire : Bon jeu, achetez Danganronpa : Trigger Happy Havoc et aimez le sinon j'envoie Monokuma chez vous. 
 
 
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Visual novel (Jeu vidéo)

Bonjour à tous. J'avais prévu de vous servir un article qui, cette fois, ne parlait pas de visual novel. Je m'étais dit que j'en avais beaucoup parler ces derniers temps et je me suis dit qu'il fallait un peu se calmer et repartir sur du jeu vidéo un peu plus classique. Et pourtant......Aujourd'hui encore, on va parler d'un VN. Mais pas n'importe quel visual novel, THE visual novel, l'étrangeté parmi les étrangetés, la chose que j'ai longtemps hésité à installer et lire sur mon pc, la zone interdite du visual novel..... On va parler aujourd'hui de Saya no uta.....

Attention avant de commencer, je préfère vous prévenir : il risque d'avoir des Spoiler. Je tenterai de vous avertir avec les moyens du bord au moment de spoiler. 

 

 

Alors, Saya no uta est un visual novel sorti en 2003 et développé par Nitroplus, une société de visual novel qui a, notamment, créer Supersonico ou encore la série de jeu Chaos;head. Saya no uta est plus ou moins leur premier gros carton et ce n'est pas par hasard... Le jeu a été publié l'année dernière officiellement en version boîte au états-unis par JAST USA (un site qui vend et publie des visual novel partout dans le monde) après une série de trad amateur. Le jeu est, par ailleurs, disponible en plusieurs langues dont le français en version démat traduit par les fans. c'est d'ailleurs cette version français fait par la Nnuuu Production (que je remercie si ils existent toujours vu que leur site n'existe bizarrement plus) que j'ai testé pour vous. Jeu que j'ai d'ailleurs testé car plusieurs personnes m'ont conseillé de le lire (et je ne remercie pas ces personnes car maintenant, je dois louer quelqu'un pour dormir avec moi la nuit tellement ça m'a foutu les boules cet eroge)

Saya no uta nous raconte l'histoire de Fuminori Sakisaka, un étudiant comme les autres en apparence à un gros détail prêt. Suite à un accident qui a coûté la vie à ses parents, Fuminori a dû subir une opération expérimental qui a déformé sa vision du monde : le monde ressemble désormais à une sorte d'antre de l'enfer ou les murs sont faits en chair humaine, une odeur de décomposition règne sans arrêt, les gens ressemble à de monstrueuses masses de chair et de tentacules (par "chance", il arrive à comprendre la voix des gens quand ils s'adressent à lui) et même son sens du goût est altéré (tout a un goût pourri). Alors qu'il pense à se suicider pour fuir cette horrible monde dans lequel il vit, Fuminori  va alors fait la connaissance de Saya, une jeune fille qui lui apparaît normal. Seul lueur dans ce monde horrible, Saya va rapidement devenir la seule raison de vivre de Fuminori et il va aider celle-ci à retrouver son père....même si il se doute que Saya n'est clairement pas humaine elle-même.

Autant vous prévenir avant de continuer : Saya no uta est un visual novel réservé à un public averti. Il fait partie en effet de ses rares visual novel qu'on pourrait classer dans le "Dark visual novel". Tout dans ce jeu est en effet incroyablement malsain : L'histoire est une sorte de cauchemar dans lequel les actes macabres, choquants et morbides se succèdent : Viol, cannibalisme, meurtres, actes de tortures physiques et psychologiques.... Il faut clairement savoir dans quoi vous mettez les pieds quand vous lancerez saya no uta. J'irai presque à dire que j'ai rarement lu quelque chose qui m'est autant resté dans la tête des heures après le fin de l'histoire, les seuls fois ou j'ai vu des univers aussi noirs, étranges et dérangeants, ce sont dans les écrits de lovecraft* (dont on pourrait dire que l'auteur tire peut être une partie de son inspiration ). Comme dit plus haut, si vous êtes du genre à être vite choqué, que vous avez des difficultés à rester calme dans une ambiance stressante ou autres, ne lisez pas Saya no uta.

 

Mais tout cette horreur est justifié ? Saya no uta possède t'il vraiment un atout autre que le faites de choquer très facilement ? Et bien... Oui et non. Disons le franchement : on sent que Saya no uta a été écrit pour être très choquant mais heureusement, l'écriture est plus intelligente que ça. Le jeu joue en effet sur le rapport du bien et du mal en présentant la situation du point de vue de chaque personne : Fuminori fuit les rapports avec les autres et vu ce qui lui arrive, difficile de le lui reprocher : chaque personnage ressemblant à un horrible monstre agressant chaque un de ses sens et rendant la présence d'un seul d'entre eux comme une véritable torture psychologie pour lui. Seul saya est normal de son point de vue et comme en prime, elle comble chaque un de ses désirs (et j'insiste LOURDEMENT sur le chaque un si vous me suivez....), il n'est pas difficile de comprendre son attachement à la jeune fille. Attachement d'autant réciproque que saya est elle aussi bien seul vu sa condition (je ne pense pas spoiler beaucoup en vous laissant comprendre qu'on devine vite que saya n'est pas humaine...). Seuls les amis de Fuminori sont finalement à plaindre vu qu'ils tentent d'aider celui-ci mais que leur curiosité va les mener à ouvrir la boîte de pandore et que les répercussions vont être catastrophiques. C'est un peu tout le sel de cette histoire : On voit l'horreur s'approcher et on ne s'empêcher de regarder quel forme elle va prendre et avec quel violence elle va frapper. Horreur qui se veut d'ailleurs autant montré que suggéré à plusieurs reprises (La scène du voisin.....).Ce qui fait que malgré tout, on prends rapidement un certain "plaisir" à lire l'histoire et de savoir à chaque phrase qui va suivre.

L'histoire, d'ailleurs, ne possède aucun vrai twist qui viendra tomber au cours de la lecture. Les règles sont clairement établie en début d'histoire et on suit ensuite la lente chute des personnages jusqu'à la conclusion. Conclusion multiples d'ailleurs puisque seuls 2 choix sont proposées durant Saya no uta et mènent à 3 fins différentes....que je vous conseille TRES LOURDEMENT de voir à tour de rôle.

 

Alors tout ça, c'est bien joli mais si on a le coeur bien accroché, cela veut t'il dire qu'on trouvera aucun défaut à Saya no uta ? Et bien non...Personnellement, y a un détail qui m'a clairement fait tilté dans ce jeu : La surenchère de scéne H. Si, ici, ces scènes sont justifiés et amplifie grandement le sentiments malsain du jeu, il est clair que le jeu en fait trop.... Il a au moins 10 scènes hentaï pendant les 6 heures que dure le jeu et franchement, ça saoule rapidement et on passe à une autre forme de dégoût bien nuancé que celle déjà présente (sans compter que vous l'aurez compris en voyant la tête de Saya, on a affaire à une loli......et que j'ai horreur de ça....j'ai donc gratifié chaque scène de ma plus belle grimace de dégoût et d'un matraquage de touche Ctrl*). Mais à part ça, rien ne m'a dégouté de plus dans ce jeu (enfin.....on se comprends).

Rajoutons à cela qu'en prime, même la musique a décidé de vous faire voyager en enfer. La force de l'ost de Saya no uta est en réalité en deux temps :

1. Elle vous file les chocottes et renforce ENORMEMENT votre malaise face au jeu.
2. Le jeu vous la sert tellement souvent qu'elle va se graver dans votre esprit et que clairement, même après plusieurs jours, vous vous en souviendrez.

Voici d'ailleurs un petit extrait, histoire que je sois pas le seul à cauchemarder dessus :


D'ailleurs, vous pouvez peut être vous demander si j'ai vraiment aimé ce visual novel. Sincérement ? J'en sais rien.... là j'écris cette critique quelques jours après avoir fini la lecture donc c'est un peu retombé et bien que je savais ce qui m'attendait et que j'ai été moins choqué que ce que je pensais, je dois dire que...whoa quoi... j'avais du mal à en croire mes yeux quand j'ai fini ce jeu. C'est vraiment une oeuvre qui sort de l'ordinaire et j'avais jamais vu ça avant mais vraiment, je me taperai pas ce genre d'oeuvre tout le temps (j'ai jamais d'ailleurs compris comment des gens peuvent aimer se taper des histoire glauque en série) tant le contexte du jeu m'a mis mal à l'aise. C'est pour le coup une de ses rares oeuvres sur laquelle je me suis posé sérieusement des questions sur la santé mental de celui qui l'a écrit.

Bref, vous voilà prévenu : Vous pensez que les visual novel sont juste des oeuvres un brin cucul qui ne vous propose rien de plus que de multiplier les conquêtes amoureuses ? Saya no uta va radicalement vous faire changer d'idées. Vous pensez que vous avez tous vu et que rien ne peut toucher votre résistance psychologique ? Saya no uta est pour vous. Vous voulez lire une histoire qui va sans doute autant vous marquer que moi ? Préparez les médocs, installez vous devant votre ordinateur et lancez le jeu..... Ce soir, vous lirez en enfer...voir pire.

 

* Lovecraft, si vous le connaissez pas, est un écrivain américain des années 30 qui a écrit notamment le mythe de cthulhu, un univers horrifique basé surtout sur la folie psychologique. 

*J'ignore si je l'ai déjà dit mais la touche Ctrl dans les visual novel est la touche par défaut pour faire un défilement rapide de texte dans un visual novel.

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Visual novel (Jeu vidéo)

Bonjour à tous. Je dois avouer que ça commence à faire beaucoup d'articles que je commence et sur lesquelles je perds ma motivation à chaque fois. J'ai un peu de mal à trouver quoi écrire... J'ai pas envie de pousser une gueulante sur un sujet qui m'énerve, j'ai pas envie de faire un top pour divers choses, j'ai pas envie de parler spécialement d'un animé en particulier ni d'un jeu en particulier (en passant, je trouve cet saison d'animé un peu pauvre, y manque un titre percutant). J'ai donc décidé, d'ici que je retrouve la motivation de vous faire un vrai article percutant, de vous présenter un petit visual novel qui, comme moi, vous permettra de passer le temps entre deux autres trucs que vous aimerez davantage. On va donc parler de Snow Sakura.

Alors Snow Sakura ou Yukizakura en japonais est un visual novel sorti en 2003 au japon et en 2007 aux états unis. Il a été développé par D.O un développeur japonais spécialisé dans le visual novel et qui ne semble plus trop en activité aujourd'hui (leur dernier jeu date de 2006 apparemment) et qui était là dés les premiers prémices du visual novel "moderne" (leur premier jeu date de 1990). Il sera publié par l'éditeur américain G-Collection en 2007 pour une sortie en boîte évidemment sous le manteau (via le site internet de l'éditeur).

L'histoire est simple et plutôt classique : Tachibana Yuuji est un lycéen ordinaire qui, un soir, va découvrir que ces parents sont partis en express pour hawaïi en le laissant seul. Il va alors devoir loger chez son oncle et sa cousine, Saki. L'occasion pour Yuuji de faire connaissance avec l'environnement enneigé (constamment d'ailleurs) de la région d'Hokkaido mais aussi de nouvelles connaissances (principalement féminine) des environs.


Pour les filles voici un peu ce que on nous propose :

  • Saki Tachibana : La cousine du héros, une tsundere qui ne manque pas de rêveiller le héros en le frappant le matin ou encore de réguler les mauvais comportements de Sumiko à grand coup de pied dans les fesses. Elle est également mauvaise à l'école. 
  • Souya Misaki : L'héroïne par défaut du jeu, c'est une fille gentille, un peu timide et un peu naïve. Assez bonne à l'école, on s'aperçoit très vite qu'elle a des sentiments pour le héros
  • Hiyama Kozue : La camarade de classe, fan de Misaki, elle n'hésite à sortir sa caméra pour la filmer et a un comportement assez franc, direct et sans gêne. 
  • Kisaragi Rei : La "senpaï" du groupe, responsable en apparence mais qui fait plusieurs choses pas forcément responsable (elle est fumeuse notamment et ne perd pas une occasion d'en griller une), elle est également prêtresse dans un temple à ses heures perdues. 
  • Souya Misato : La soeur de Misaki, professeur dans le lycée des personnages, très maladroite, elle a beaucoup de mal à enseigner vu le nombre de maladresses qu'elle commet. 
  • Sumiko (j'ai oublié son nom complet) : Le meilleur ami du héros, très présent dans l'histoire comme ressort comique, il est l'éternel perdant, faisant gaffe sur gaffe, ayant une réputation de pervers et d'idiot (même auprès de sa mère). 

Vous l'aurez compris : Le scénario est d'une originalité folle et les personnages sont en quelque sorte enfermé dans des clichés. Plus sérieusement, si vous cherchez un scénario complexe et même je dirais, un scénario tout court, ce n'est pas ce que vous trouverez dans Snow Sakura.

Le truc, c'est qu'en effet, rien n'est vraiment surprenant avec Snow sakura : Le titre est un eroge "classique" dans lequel on vit les événements d'une bande d'amis qui font des trucs simple comme n'importe quel bande d'amis (ou en tout cas, l'image que s'en fait l'auteur) : Ils vont en classe, font les idiots après les cours, vont manger au restaurant, font des soirées entre eux pour étudier ou fêter tel évenement, ect. Bref, on vit leur vie super simple jusqu'au moment ou la romance avec une des filles se déclenche enfin. On assiste alors à la naissance du couple, l'évolution toute menue qu'on peut observer et finalement le petit drame final. Oui, le petit drame final qui est un problème assez banal et vite torchée qui constitue l'acte final du jeu. Et quand je dis banal, c'est que vraiment ça tombe tellement soudainement qu'on s'en inquiète même pas et qu'on devine même déjà comment ça se régler alors que ça a peine commencé : Pour donner un exemple, sur la route de Kozue, Mizaki va découvrir que Yuuji et elle sont en couple et va faire une crise de jalousie (Assez ridicule faut l'avouer....) et que ça va casser un peu leur amitié. Inutile de vous dire comment ca finit, vous l'avez sans doute déjà deviner..... Et c'est un peu le problème; on se doute bien qu'a quelques minutes de la fin, un énorme rebondissement ne va pas tomber du ciel (sur 5h de route, c'est pas 30 minutes avant la fin qu'on met en place une intrigue....).

Du reste, rien de transcendant sur le reste non plus : Les dessins sont soignés mais pas les plus beaux qui soit, la bande-son passe du thème paisible agréable à certains themes moins agréable (et surtout comme dans pas mal de visual, ils reviennent trop souvent vu qu'ils sont associés à des lieux) et la durée de vie est classique de ce genre de titre (5h pour une route et environ 20 à 25h pour voir toutes les routes). Bref, le cahier des charges est suivi à la lettre.

- Mais attends minato, t'es entrain de nous dire qu'en faites, tu es entrain de nous présenter un très mauvais visual novel ?
-...... Non mais attends, j'ai pas encore fini de parler, petit margoulin.
- HA !

Oui car Snow sakura n'est pas pour autant un mauvais jeu. Alors certes, si vous voulez un truc super original avec des rebondissements partout, des dialogues super travaillés ou encore des personnages qui sortent des canons habituels, c'est pas là que vous allez en trouver. Mais à l'inverse, le jeu peut avoir une autre utilité : La détente. Pour vous expliquer, moi je joue aux visual novel en deux occasions : Les moments ou je veux découvrir des histoires originales que je ne peux trouver que dans le cerveau subtil d'un auteur qui doit faire un effort d'originalité pour vendre son oeuvre (et mine de rien, ca permet d'accoucher parfois de vrais chef d'oeuvre) ET les moments ou j'ai juste envie de lire une histoire pour me détente teintée d'un brin d'insouciance, de moments simples et d'un zeste d'humour. Et dans cette deuxième catégorie, Snow Sakura remplit son office. L'humour est très présent, les personnages passent leur temps à faire les idiots et à enchaîner les moments drôles, ce qui fait qu'on passe un bon moment en leur compagnie sans se prendre la tête. Et personnellement, ça me suffit. Snow sakura n'est clairement pas le jeu de l'année (ni l'eroge de l'année) mais ce n'est pas ce qu'on lui demande. En faites, cet eroge tombe dans la catégorie de ces oeuvres qu'on appelle "Slice of life".

Le Slice of life ou littéralement tranche de vie, c'est un genre qu'on retrouve beaucoup dans les animés ou les mangas, dans ce genre de titres, on suit la vie de plusieurs personnages et qui nous raconte des moments banals de leurs journées au fil des mois (voir plus). Ca peut apparaître chiant vu comme ça mais beaucoup adorent ce genre d'oeuvre pour une seule raison : elles ne se prennent pas la tête et nous font juste passer un bon moment pour ne pas réfléchir. Ce n'est finalement pas différent du mec qui, pour se détendre, branche son jeu de tir préféré ou son jeu de baston du moment, le but est le même : passer du bon temps à ne pas réfléchir et à se calmer les nerfs. Et dans cet ordre là, Snow Sakura est très bien: Que ce soit pour les moments où le héros se fait réveiller n'importe comment par les autres personnages ou pour les moments de déprime post-examen de Saki, le travail est fait : on se détends et on s'amuse mise de rien. Alors, cet eroge ne plaira pas à tout le monde mais si vous cherchez un titre pour vous détendre un coup sans réfléchir ni vous frustrer ou encore que vous cherchez un bon titre pour vous introduire gentillement aux visual novel... Bha celui-ci est pas plus mauvais qu'un autre. On l'aura oublier quelques jours après l'avoir fini mais c'est pas grave. Snow sakura, c'est le titre qu'on allume quand on rentre du boulot (ou d'une journée de classe), que la journée a été longue et fatiguante, qu'on a envie de se réchauffer devant son pc et de rien faire en sirotant une bonne tasse de thé ou de chocolat chaud.

Bref, voilà, moins à dire sur ce visual novel, ce n'est pas un titre que je recommande à tout le monde mais vous êtes débutant en VN ou encore que vous cherchez juste un titre pour tuer le temps, vous pouvez toujours essayer celui-là. Pour ce qui est de moi, je vous dis à bientôt en espérant que j'aurai pris le coup de fouet donc j'ai besoin

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Visual novel

Bonjour à tous, après le petit article pas franchement positif mais qui m'a donné un sacré coup de boost mine de rien, j'ai décidé de repartir dans mon trip du moment (qui dure depuis presque 4 mois mais bon), c'est à dire : les visual novels. Et aujourd'hui, après l'ambiance pesante de la haine entre joueurs, on va ...pas repartir dans une ambiance plus légère puisqu'on va parler de meurtres, de yakuzas, de kidnapping et de manipulation... On va parler de G-senjou No Maou.

Alors G-senjou no maou est un visual novel sorti le 29 mai 2008 et développé par Akabeisoft2. Si vous n'avez jamais entendu parler de ce développeur, c'est normal, c'est un développeur qui fait uniquement du visual novel et ces jeux n'ont jamais franchi la porte du japon (et c'est bien dommage). Il s'agit de leur 9eme jeu sorti en 3 ans et on peut dire qu'il s'est fait attendre vu le retard qu'il a accumulé. Mais vu le succés qu'il a eu au japon, c'est justifié. Le jeu a même reçu le prix d'or du scénario et du graphismes au bishoujo game award en plus du grand prix en 2008. Le jeu n'étant jamais sorti en dehors du japon, c'est donc via une fantrad que j'ai pu le faire en anglais (une trad français était prévu mais abandonné à cause des soucis techniques). Le titre du jeu vient de la musique "Air on the G String" de J.S Bach (que vous pouvez entendre ici) et du poème Der Erlköning (appelé en français "le Roi des Aulnes) écrit par Johann Wolfgang von Goethe, l'auteur de "Faust" (que vous pouvez lire ici ).
 
Le jeu nous présente Azai Kyosuke, un lycéen d'apparence ordinaire qui manque souvent l'école et qui se montre social et agréable sous tout rapports. En réalité, il cache clairement une autre face de sa personne : Il est le fils adoptif de Azai gouzou, un yakuza surnommé "le fauve" très cruel et impitoyable et doit travailler pour lui afin de régler une énorme dette de ses vrais parents. A cause de cela, il est en réalité manipulateur, menteur et surtout pense que l'argent est la seule chose à laquelle on peut se raccrocher dans ce monde. Il tient toutefois à garder ses activités secrètes et gare à celui qui apprends son double jeu. Un problème va toutefois taper à sa porte : Gouzou va le charger, suite à l'envoi de deux vers du fameux poème de goethe, de débusquer "Maou", un célèbre criminel rusé et sans pitié qui lui pose des problèmes. Kyosuke va également faire la connaissance de Usumi Haru, une camarade de classe excentrique mais doté de facultés de déduction surprenants, elle-même bien décidé à retrouver Maou pour une raison obscure.


"Du liebes Kind, komm geh' mit mir !
Gar schöne Spiele, spiel ich mit dir"
 
(Viens, cher enfant, viens avec moi !
Nous jouerons ensemble à de si jolis jeux !)
 
Avant de parler du point le plus important du jeu (le scénario évidemment), on va rapidement parler de tout le reste. G-senjou no maou est un visual novel assez classique dans son déroulement : On lit, on choisit une réponse et on relit. Le jeu se compose de 5 chapitres et d'un épilogue mais attention : Ici, chaque chapitre est centré sur un personnage (4 personnage au total après le premier chapitre qui sert de grosse introduction) et libre au joueur de poursuivre le chapitre et de suivre la route et la conclusion du personnage ou d'en voir l'essentiel pour continuer l'histoire et voir le chapitre (et donc le personnage) suivant ou ebcire voir la vraie fin du jeu qui va vous donner tout les tenants et les aboutissants de l'histoire, tout ça au rythme des 25-30h que vous proposera le jeu .Le jeu comprends d'ailleurs à chaque chapitre (sauf le final) une bonne et une mauvais (que je vous conseille de faire, elles sont assez surprenantes parfois) . Niveau graphisme, rien à dire, les CG sont de toutes beautés, dessiné avec soin bien qu'un peu chaotique parfois pour quelques scènes (notez également que pour une raison que j'ai pas compris, le jeu est censurée lors de ces scènes hentaï....car oui, il en a mais on y reviendra). Pour la musique....mmmh on en parlera plus tard. 
 
Parlons maintenant du point central d'un visual novel, c'est à dire son scénario : Ce jeu est une tuerie absolue !

Anti-héros par excellence, vous allez l'aimer et le détester...
 
Bon, je vais essayer d'organiser mes pensées pour ne pas vous trop vous surenchérir le jeu et ne pas trop vous donner d'espoirs pour le jeu (c'est en général comme ça qu'un grand scénario, qu'il le soit ou pas, finit par paraître moins bon qu'il ne l'ait) mais bon sang, que le jeu est bon. Pour commencer, le jeu joue principalement sur l'originalité de son contexte et de ses personnages. Rien que le héros vaut déjà le détour : Kyosuke est l'anti-héros par exemple, manipulateur, menteur et avide d'argent, il affectionne ses albums de musique classiques de façon inquiétant (au point de les acheter en double), voit un psy pour ses différents problèmes (absentéisme et pour faire un état des lieux de son équilibre mental), perd rarement son sang froid face à des gens qu'il est sensé menacé et clairement joue souvent un double jeu dans chaque scénario. Rien que le héros est déjà un cas à lui tout seul (ce qui est rare dans les visual novels ou le héros n'est parfois rien de plus qu'une feuille blanche sur lequel le joueur doit plus ou moins coller sa propre personnalité ou que celle-ci s'adapte au besoin du personnage dont il suit la route). Les autres personnages ne sont pas en reste :

- Tsubaki Miwa : La déléguée de classe toute gentille et innocente qui vit avec sa famille nombreuse et qui ne voit clairement pas le double jeu du héros. Incapable de voir le mal en l'homme, c'est celle qui va clairement voir son monde mis à mal et ses convictions mises à rude épreuves pendant son histoire.

- Azai Kanon : La soeur de Kyosuke (enfin demi-soeur), elle est championne de patinage et doit se confronter au difficile train de vie d'une championne. Entre son frère avec lequel elle a dû mal à mettre un nom sur leur relation, son père qui ne la voit que comme une valeur marchande et sa mère qui ne la voit que comme un moyen d'atteindre les objectifs qu'elle n'a elle-même pas su atteindre, la pauvre Kanon, malgré tout, garde son coté joyeux et positif (Ainsi que sa voix aïgu lançant des "nii-chan" et "non-chan" dés que l'occasion se présente, c'est à dire souvent....un peu trop souvent)


- Mizuha Shiratori : La dernière héroïne, on ne sait pas grand chose sur elle au début du jeu, si ce n'est que c'est la fille du directeur (qui est au coeur d'une affaire de pot-de-vin), qu'elle aime s'occuper des fleurs et qu'elle a vu claire dans le double jeu du héros très vite ce qui ne plaît pas beaucoup à celui-ci et crée très vite une relation tendue entre eux deux.

Dans le casting, on peut inclure aussi Eiichi Aizawa : Le sidekick rigolo du héros... et autant vous dire que vous n'êtes pas prêt de l'oublier. D'apparence très joyeux, serviable et gentil, il cache une deuxième personnalité bien plus perverse et calculatrice, cherchant notamment à séduire les filles. Mais contrairement à Kyosuke, son autre lui est plus comique que méchante (imagine en gros un mec qui va passer son temps à promettre milles supplices à ceux qui nuisent à ses intérêts....sans jamais avoir l'audace d'en réaliser un seul). Pour résumé, il n'a pas un grand rôle mais 90% de ses apparitions sont là pour nous lâcher un bon moment de délire avant de repartir dans le feu de l'action.

Voici votre papa.....ça fait envie, pas vrai....aller, mange ta soupe ou popa va te buter ! 
 
Le jeu nous proposera également un dernier personnage en la personne de Tokiwa Yuki dont je ne vous parlera pas pour éviter de trop spoiler. Sans compter que le grand méchant de l'histoire "Maou" est clairement lui aussi travaillé, entre ses complots calculés, le jeu du chat et de la souris constant avec le héros et ses amis ainsi que la remarquable prestation vocale de Jun Fukuyama (le doubleur de Lelouch dans Code geass !), il dégage exactement ce qu'il est sensé inspiré : Crainte, répugnance mais également de la fascination et l'envie de voir jusqu'où il va aller. Je citerai également le Popaaa de Kyosuke qui mérite son titre de "fauve" : Chaque apparition du bonhomme inspire crainte et inquiétude tant on redouble quel réaction il va avoir...
 
Entre génie et excentrisme, Difficile de ne pas aimer Haru...
 
Et finalement, il a l'héroïne principale : Usumi Haru. Et si j'ai volontairement voulu finir avec elle et la mettre à part, ce n'est pas pour rien.. car comme le héros, elle est sûrement le personnage le plus marquant : avec ses cheveux longs partant dans tout les sens, son coté totalement excentrique (elle se présente devant la classe comme étant Ben Laden...), elle s'attire rapidement la sympathie du joueur de part son côté drôle et attachant mais également par son génie : Car malgré tout, Haru reste une fille doté d'une capacité de déduction qui laisse pantois. Combiné à sa relation assez drôle avec le héros (Kyousuke considère Haru comme une pauvre parasite et est sans arrêt consterner par le côté imprévisible de la jeune fille). Et je n'en dirais pas plus mais son scénario (qui s'avère être la conclusion central de l'histoire) est le meilleur de tous...au point d'éclipser ceux de tout les autres.

Car oui, si il a un point qu'on pourrait reprocher avec les différents chapitres et routes, c'est que clairement le scénario principal a été mieux écrit que les autres. Bon, ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit : les autres chapitres ne sont pas mauvais, loin de là mais clairement le chapitre final est clairement au dessus de la masse. Pour vous donner une image, les chapitres de Tsubaki, Kanon et Shiratori sont des baffes assez fortes pour que vous soyez attentifs jusqu'a la fin mais le dernier chapitre, c'est une paire de claques très fortes toutes les demi-heures qui font qu'on en perd pas une miette.

Le jeu n'hésite parfois à rajouter quelques moments loufoques, histoire d'alléger un peu l'atmosphère. 
 
C'est sans compter que l'atmosphère est loin d'être rose. Meurtres, complots, secrets, enlèvement, folie... G-senjou no maou n'est clairement pas une histoire comme en voit souvent dans les VN. Et c'est tant mieux, je vais pas vous refaire le couplet sur le cliché du scénario japonais qu'on juge souvent immature mais si clairement, il avait un exemple à donner pour calmer les détracteurs de ce genre d'idée, c'est bien ce jeu. Le scénario est sombre, complexe, réserve plusieurs surprises et est également très bien rythmée avec de nombreux passages mettant la pression au lecteur. Je tiens également à parler des scènes hentaï du jeu qui sont bien présentes (il faut bien appâter le public d'une manière ou d'une autre) en vous disant que même elles ne sont pas placés au hasard : Comme nos personnages vont se trouver en plein tourmente, les scènes interviendront périodiquement pour permettre aux personnages de faire passer leurs frustrateurs, peurs ou joies. Ici donc, les scènes sont rarement gratuits et en prime, sont assez espacés et ne remplissent clairement pas le jeu (et ne font PAS DU TOUT obstacles aux scénarios).

La traque de Maou ne sera pas tout repos...
 
Je terminerai sur la partie musical du visual novel en parlant du choix très particulier des développeurs pour la bande-son. En effet, ici, on a droit à une sorte de gros compilation de thèmes de musiques classiques remixé pour chaque situation : Les apparitions de Maou sont rythmées par la composition de Schubert qui a servi à accompagner le poème du "roi des aulnes" et donnent clairement un côté inquiétant aux apparitions du génie du mal, Gouzou a pour thème la Marche Slave de Tchaikovsky, ce qui accentue encore plus la tension qu'on ressent par rapport au personnage, les scènes de club ridicules avec Eiichi et Kyousuke sont ponctuée de "la danse de la princesse dragée" aussi de Tchaikovsky, histoire de rendre la scène encore plus cocasse et loufoque et même le programme de patinage de Kanon n'est autre que "la charge des valkyries" de Wagner. Un délice pour les oreilles et un choix méticuleux de la part des développeurs. D'excellent goût et presque aucune fausse note (je pesterai juste sur le thème qui rythme certaines poursuites de Maou que je ne trouve pas très adapté mais qui, heureusement, est remixé dans le dernier chapitre de manière sublime et qui devient la meilleure musique du jeu).

Au final, G-senjou no maou est non seulement un bon jeu mais il arrive à toucher du bout des doigts une philosophie de joueur qui est totalement mienne : Il arrive à prouver qu'avec de simples images bien dessinés, une bonne écriture de scénario autant au niveaux des personnages que du rythme et de la gestion des rebondissements ainsi que des éléments de narration, on peut égaliser et même faire mieux parfois au niveau du plaisir, de l'émotion et de l'immersion que n'importe quel autres jeux avec des beaux graphismes ou encore même du gameplay. G-senjou no maou est une oeuvre sombre, travaillé et un vrai plaisir à lire. Plongez-vous y et appréciez le voyage en enfer.... A bientôt.

  
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