Voxel Culture

Édito


 

Bienvenue sur Voxel culture, blog qui parle de cinéma, de jeux, de manga, de comics et de bien d'autres choses. Au programmes : Réflexion vidéoludique, Test de jeux, Présentation de visual novel, propagante anti-pc ou encore critique de cinéma. Moi et mes trois lardins, nous allons vous présenter votre culture. Celle du voxel....

Identifiant :

PSN : Sirmonokuma

Id steam : Evil Minato

Code 3DS : 2406-5859-6021

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Staff Voxel :

Grand Manitou, Rédacteur principal du blog.

Rédacteur secondaire du blog. (Sert à rien, ennuyeux)

Rédacteur secondaire du blog. (On essaie de lui trouver une utilité)

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Voxel Culture

Par Minato Blog créé le 26/12/12 Mis à jour le 31/12/16 à 21h14

Blog personnel centrée sur les diverses passions que j'aime : jeux vidéos, manga/animés, Série télé, Cinéma, littérature.

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Visual novel (Jeu vidéo)

Bonjour à tous. J'avais prévu de vous servir un article qui, cette fois, ne parlait pas de visual novel. Je m'étais dit que j'en avais beaucoup parler ces derniers temps et je me suis dit qu'il fallait un peu se calmer et repartir sur du jeu vidéo un peu plus classique. Et pourtant......Aujourd'hui encore, on va parler d'un VN. Mais pas n'importe quel visual novel, THE visual novel, l'étrangeté parmi les étrangetés, la chose que j'ai longtemps hésité à installer et lire sur mon pc, la zone interdite du visual novel..... On va parler aujourd'hui de Saya no uta.....

Attention avant de commencer, je préfère vous prévenir : il risque d'avoir des Spoiler. Je tenterai de vous avertir avec les moyens du bord au moment de spoiler. 

 

 

Alors, Saya no uta est un visual novel sorti en 2003 et développé par Nitroplus, une société de visual novel qui a, notamment, créer Supersonico ou encore la série de jeu Chaos;head. Saya no uta est plus ou moins leur premier gros carton et ce n'est pas par hasard... Le jeu a été publié l'année dernière officiellement en version boîte au états-unis par JAST USA (un site qui vend et publie des visual novel partout dans le monde) après une série de trad amateur. Le jeu est, par ailleurs, disponible en plusieurs langues dont le français en version démat traduit par les fans. c'est d'ailleurs cette version français fait par la Nnuuu Production (que je remercie si ils existent toujours vu que leur site n'existe bizarrement plus) que j'ai testé pour vous. Jeu que j'ai d'ailleurs testé car plusieurs personnes m'ont conseillé de le lire (et je ne remercie pas ces personnes car maintenant, je dois louer quelqu'un pour dormir avec moi la nuit tellement ça m'a foutu les boules cet eroge)

Saya no uta nous raconte l'histoire de Fuminori Sakisaka, un étudiant comme les autres en apparence à un gros détail prêt. Suite à un accident qui a coûté la vie à ses parents, Fuminori a dû subir une opération expérimental qui a déformé sa vision du monde : le monde ressemble désormais à une sorte d'antre de l'enfer ou les murs sont faits en chair humaine, une odeur de décomposition règne sans arrêt, les gens ressemble à de monstrueuses masses de chair et de tentacules (par "chance", il arrive à comprendre la voix des gens quand ils s'adressent à lui) et même son sens du goût est altéré (tout a un goût pourri). Alors qu'il pense à se suicider pour fuir cette horrible monde dans lequel il vit, Fuminori  va alors fait la connaissance de Saya, une jeune fille qui lui apparaît normal. Seul lueur dans ce monde horrible, Saya va rapidement devenir la seule raison de vivre de Fuminori et il va aider celle-ci à retrouver son père....même si il se doute que Saya n'est clairement pas humaine elle-même.

Autant vous prévenir avant de continuer : Saya no uta est un visual novel réservé à un public averti. Il fait partie en effet de ses rares visual novel qu'on pourrait classer dans le "Dark visual novel". Tout dans ce jeu est en effet incroyablement malsain : L'histoire est une sorte de cauchemar dans lequel les actes macabres, choquants et morbides se succèdent : Viol, cannibalisme, meurtres, actes de tortures physiques et psychologiques.... Il faut clairement savoir dans quoi vous mettez les pieds quand vous lancerez saya no uta. J'irai presque à dire que j'ai rarement lu quelque chose qui m'est autant resté dans la tête des heures après le fin de l'histoire, les seuls fois ou j'ai vu des univers aussi noirs, étranges et dérangeants, ce sont dans les écrits de lovecraft* (dont on pourrait dire que l'auteur tire peut être une partie de son inspiration ). Comme dit plus haut, si vous êtes du genre à être vite choqué, que vous avez des difficultés à rester calme dans une ambiance stressante ou autres, ne lisez pas Saya no uta.

 

Mais tout cette horreur est justifié ? Saya no uta possède t'il vraiment un atout autre que le faites de choquer très facilement ? Et bien... Oui et non. Disons le franchement : on sent que Saya no uta a été écrit pour être très choquant mais heureusement, l'écriture est plus intelligente que ça. Le jeu joue en effet sur le rapport du bien et du mal en présentant la situation du point de vue de chaque personne : Fuminori fuit les rapports avec les autres et vu ce qui lui arrive, difficile de le lui reprocher : chaque personnage ressemblant à un horrible monstre agressant chaque un de ses sens et rendant la présence d'un seul d'entre eux comme une véritable torture psychologie pour lui. Seul saya est normal de son point de vue et comme en prime, elle comble chaque un de ses désirs (et j'insiste LOURDEMENT sur le chaque un si vous me suivez....), il n'est pas difficile de comprendre son attachement à la jeune fille. Attachement d'autant réciproque que saya est elle aussi bien seul vu sa condition (je ne pense pas spoiler beaucoup en vous laissant comprendre qu'on devine vite que saya n'est pas humaine...). Seuls les amis de Fuminori sont finalement à plaindre vu qu'ils tentent d'aider celui-ci mais que leur curiosité va les mener à ouvrir la boîte de pandore et que les répercussions vont être catastrophiques. C'est un peu tout le sel de cette histoire : On voit l'horreur s'approcher et on ne s'empêcher de regarder quel forme elle va prendre et avec quel violence elle va frapper. Horreur qui se veut d'ailleurs autant montré que suggéré à plusieurs reprises (La scène du voisin.....).Ce qui fait que malgré tout, on prends rapidement un certain "plaisir" à lire l'histoire et de savoir à chaque phrase qui va suivre.

L'histoire, d'ailleurs, ne possède aucun vrai twist qui viendra tomber au cours de la lecture. Les règles sont clairement établie en début d'histoire et on suit ensuite la lente chute des personnages jusqu'à la conclusion. Conclusion multiples d'ailleurs puisque seuls 2 choix sont proposées durant Saya no uta et mènent à 3 fins différentes....que je vous conseille TRES LOURDEMENT de voir à tour de rôle.

 

Alors tout ça, c'est bien joli mais si on a le coeur bien accroché, cela veut t'il dire qu'on trouvera aucun défaut à Saya no uta ? Et bien non...Personnellement, y a un détail qui m'a clairement fait tilté dans ce jeu : La surenchère de scéne H. Si, ici, ces scènes sont justifiés et amplifie grandement le sentiments malsain du jeu, il est clair que le jeu en fait trop.... Il a au moins 10 scènes hentaï pendant les 6 heures que dure le jeu et franchement, ça saoule rapidement et on passe à une autre forme de dégoût bien nuancé que celle déjà présente (sans compter que vous l'aurez compris en voyant la tête de Saya, on a affaire à une loli......et que j'ai horreur de ça....j'ai donc gratifié chaque scène de ma plus belle grimace de dégoût et d'un matraquage de touche Ctrl*). Mais à part ça, rien ne m'a dégouté de plus dans ce jeu (enfin.....on se comprends).

Rajoutons à cela qu'en prime, même la musique a décidé de vous faire voyager en enfer. La force de l'ost de Saya no uta est en réalité en deux temps :

1. Elle vous file les chocottes et renforce ENORMEMENT votre malaise face au jeu.
2. Le jeu vous la sert tellement souvent qu'elle va se graver dans votre esprit et que clairement, même après plusieurs jours, vous vous en souviendrez.

Voici d'ailleurs un petit extrait, histoire que je sois pas le seul à cauchemarder dessus :


D'ailleurs, vous pouvez peut être vous demander si j'ai vraiment aimé ce visual novel. Sincérement ? J'en sais rien.... là j'écris cette critique quelques jours après avoir fini la lecture donc c'est un peu retombé et bien que je savais ce qui m'attendait et que j'ai été moins choqué que ce que je pensais, je dois dire que...whoa quoi... j'avais du mal à en croire mes yeux quand j'ai fini ce jeu. C'est vraiment une oeuvre qui sort de l'ordinaire et j'avais jamais vu ça avant mais vraiment, je me taperai pas ce genre d'oeuvre tout le temps (j'ai jamais d'ailleurs compris comment des gens peuvent aimer se taper des histoire glauque en série) tant le contexte du jeu m'a mis mal à l'aise. C'est pour le coup une de ses rares oeuvres sur laquelle je me suis posé sérieusement des questions sur la santé mental de celui qui l'a écrit.

Bref, vous voilà prévenu : Vous pensez que les visual novel sont juste des oeuvres un brin cucul qui ne vous propose rien de plus que de multiplier les conquêtes amoureuses ? Saya no uta va radicalement vous faire changer d'idées. Vous pensez que vous avez tous vu et que rien ne peut toucher votre résistance psychologique ? Saya no uta est pour vous. Vous voulez lire une histoire qui va sans doute autant vous marquer que moi ? Préparez les médocs, installez vous devant votre ordinateur et lancez le jeu..... Ce soir, vous lirez en enfer...voir pire.

 

* Lovecraft, si vous le connaissez pas, est un écrivain américain des années 30 qui a écrit notamment le mythe de cthulhu, un univers horrifique basé surtout sur la folie psychologique. 

*J'ignore si je l'ai déjà dit mais la touche Ctrl dans les visual novel est la touche par défaut pour faire un défilement rapide de texte dans un visual novel.

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Commentaires

Babouille
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Babouille
Un bon article sur un sujet délicat. Je tiens à préciser pour les grands malades qui voudraient tenter l'aventure, qu'il existe une option pour censurer les scènes choquantes. Du moins assombrir l'écran. Un détail qui pourra avoir son importance pour certains.
J'ai été bien brave en le faisant sans le connaitre il y a quelques années. Je tenterai peut-être une relecture.
L'aspect lovecraftien est quand même fort dans l'oeuvre selon moi. Comme le suggère KingTeDdy, l’indicible et le bizarre est important dans son monde. Ici, la façon dont est représenté le cauchemar ,tentaculaire, qui n'est jamais totalement montré, souvent en gros plan, participe à cette ambiance.
De la même manière que la dernière partie de l'oeuvre montre bien le fanatisme et l’ambiguïté occulte du Mal. Merci Minato!
KingTeDdY
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KingTeDdY

Moi le ptit Côté Lovecraft je le trouve notamment quand on comprend le véritable but de la relation amoureuse de Saya x Fuminori et que pourtant tout ça est présenté comme beau et joyeux de leur point de vue. C'est la façon dont à été écrit ce récit qui donne ce ressentit, mais evidemment c'est assez léger oui ;)
 

 

 

Ouais parce que bon Lovecraft c'est tout un style, des codes bien précis. C'est pas juste choquant (Et ça l'est même finalement rarement d'un point de vue "gore".). C'est l'accumulation du bizarre, de l'indicible et de la non-logique. 

 

Madoka, je rapprocherai plutôt ça d'un Clive Barker. Même s'il y a des séquences comme quand Kyuebey explique son rôle à Madoka qui jouent pas mal la claustro.

Lyhanna
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Lyhanna
et j trouve que le fait que Saya soit une loli dessert vraiment le fait que tout les plus bas instinct de Fuminori ressortent au fur et à mesure, au final à la fin du récit il n'a plus aucune valeur humaine. Même si faut pas se cacher que c'est bien sûr pas la seule raison de ce choix..
Lyhanna
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Lyhanna
A noter que le scénariste de Saya no uta est maintenant connu pour avoir écrit le scénario de Madoka ;)

Moi le ptit Côté Lovecraft je le trouve notamment quand on comprend le véritable but de la relation amoureuse de Saya x Fuminori et que pourtant tout ça est présenté comme beau et joyeux de leur point de vue. C'est la façon dont à été écrit ce récit qui donne ce ressentit, mais evidemment c'est assez léger oui ;)

Sinon j'arrive parfaitement à comprendre ton ressentit quand tu dis que le jeu t'as marqué mais que tu ne sais pas vraiment si tu as aimé.
Pour l'anecdote, j'ai refait le jeux une seconde fois quelque temps après et j'ai l'impression de l'avoir réellement apprécié avec le recul.

Ce qui est sûr c'est que ce VN posséde une identité graphique et musicale très forte et se démarque clairement de la masse des VN
KingTeDdY
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KingTeDdY
Ouais donc en fait le rapport à Lovecraft est vachement mince. ^^

Sinon une petite coquille qui se répète : "chaque un". On dit "chacun". ;)
Conk3r
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Conk3r
Très bon article, ça donne envie s'y jouer sachant que j'aime bien ce genre d'ambiance :)