Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 02/01/17 à 12h09

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

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Catégorie : Animation japonaise

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Animation japonaise

Un garçon aux yeux révulsés, des giclées de sang, des corps qui volent et se fracassent lourdement contre les murs, les premières secondes de Shinsekai Yori (Du nouveau monde) annonce un anime dur et violent. Et ce n'est pas trompé.

 

Japon, environ un millénaire après notre ère. La terre semble avoir essuyée une catastrophe majeure et le nombre d'humains encore en vie a chuté, les survivants vivant dans de petites villes rurales. On est bien loin d'un paysage post-apocalyptique classique avec des villes en ruines, des paysages arides et toute sortes de structures métallique en train de rouiller sous un soleil de plomb. Non, dans ce monde futuriste, la nature semble avoir repris ses droits, étendant de vastes et vertes prairies et d'épaisses forêts à perte de vue.

 

L’héroïne, Saki, est une jeune enfant qui, après un rituel, vient d'obtenir ses pouvoirs de télékinésies, et peut enfin aller (à l'école des télékinésistes?) étudier. Les humains du futurs sont en effet tous pourvus de ces pouvoirs grâce auxquels il peuvent déplacer des objets, en créer, voler et doivent donc étudier afin de pouvoir les utiliser sans faire n'importe quoi. Saki mène, avec ses amis Shun, Satoru, Mamoru, Maria et Reiko, une vie paisible.

 

Pas si paisible que ça en fait.

 

La petite ville utopique toute propre, colorée de feuillage vert et d'une belle rivière bleue, où tout les gens ont un sourire remontant jusqu'aux oreilles greffé sur le visage cache quelques sombres secrets. Au cours d'une excursion hors de leur village natal les jeunes gens découvrent une partie du passé de leur monde et font également la rencontre de tribus de « bakenezumi », des créatures sur deux pattes prenant diverses formes (en général il ressemble à des rats qui se tiennent debout) et, en prenant part à une guerre entre deux clans, perdent définitivement leurs innocences d'enfants.

Bienvenue au paradis sur terre.

 

Au fil des épisodes, Shinsekai Yori nous montre ses personnages grandirent jusqu'à l'age adulte dans un monde pas aussi accueillant qu'il n'y paraît. L'histoire tourne autour de deux axes.

 

D'une part les secrets de cette nouvelle société et les pouvoirs des humains. La télékinésie n'est pas un don anodin et encore moins inoffensif. Certaines personnes sont trop instables ou trop faibles pour le maîtriser et deviennent alors des « démons ». Ces derniers, consciemment ou inconsciemment, provoque de véritables dégâts, en tuant ou en faisant muter tout être vivant autour d'eux, et la seule façon de les arrêter est de les tuer. Certains se suicident, et d'autres sont exécutés au prix de nombreuses pertes.

Cette société futuriste a donc dû se construire pour se protéger de ces dangers. Les adultes font tout pour éduquer les enfants, mais n'hésitent pas à prendre des décisions drastiques pour prévenir les problèmes.

 

D'autre part, l'anime développe le cas des bakenezumis. Ces créatures sont sous les ordres totales des humains. Ils les appellent « dieu » (kami-sama) et leur parlent avec le plus grand respect. La structure de leur société prend la forme d'une ruche, avec une reine qui donne naissance à sa tribu. Ils vivent dans des cavernes, loin des villes humaines. Les humains se mêlent de leur affaire en allant jusqu'à réguler leur guerre entre tribus ! Autant dire qu'ils ne sont pas toujours bien traités. Mais ils ne sont peut être pas aussi docile que ça...

 

Quel est le plus dangereux ? Ces petites créatures étrange, ou les humains eux mêmes ?

Les bakenezumis déterrerent la hache de guerre.

Dépourvu de tout fan-service et échappant aux clichés habituels de l'animation japonaise (tant au niveau des personnage, que au niveau de la construction du scénario), Shinsekai Yori nous emporte dans un monde étrange et intriguant, mélangeant la science-fiction et le surréalisme. En effet quelques créatures rodent, comme le « minishiro » aperçu dans les premières minutes ou bien ces gros chats qui èrent dans les couloirs de l'école, entretenant le mythe des enfants qui disparaissent. Ce monde prend forme sous des traits soignés, offrant un rendu très agréable malgré le chara-design pas vraiment originale, et quelques épisodes qui ont une animation perfectible. L'anime est enfin habillé par une ost qui rend justice à cette univers beau et triste.

 

Le thème principal. Avec un diapo plein d'image.

 

Car Shinsekai Yori ne se montre pas tendre ni avec ses personnages, ni avec vos émotions. Les scènes de calme inquiétant s'alternent avec des scènes d'actions, révélant une ambiance oppressante et dépressive et un destin des personnages assez violent. Mais l'histoire qui se construit et les thèmes abordés donne un sens à ce tout, et sa fin est à la fois tout à fait satisfaisante sans pour autant apporter de réponse toute faite.

 

A l'origine adapté d'un roman de Yusuke Kishi (je ne suis pas totalement sûr, mais on parle bien d'un roman, pas d'un light novel), très peu connu en dehors du japon, Shinsekai yori semble ne pas faire à la base partie de cette culture populaire, et évite les lieux communs. Son histoire dévoile peu à peu ses thématiques et les traite avec sérieux, tout en racontant l'histoire touchante de son héroïne.

 

(Et si vous me demandez mon avis, c'est un des meilleurs anime qu'il m'ait été donné de voir. Rien que ça)

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Il y a deux genres d'animes, ceux qui adaptent un manga, ligh novel, jeu vidéo, ou autres... et les animes originaux qui sont en passe de devenir une lointaine légende. L'adaptation, quand elle n'est pas une occasion de remettre une oeuvre au goût du jour est souvent un moyen de rentabiliser un peu plus une licence qui a déjà connu un succès très récent. Ainsi quasiment tout les mangas sont adaptés en anime ou en jeu vidéo, et vice versa.

 

Skingeki no kyojin, ou L'Attaque des Titans, adapte donc le manga qui a fait beaucoup parler de lui au japon. L'histoire se déroule dans un univers légèrement steam-punk où les humains vivent dans des villes cloisonnées par de grands murs, et n'en sortent que rarement. En effet, dehors, les titans rodent et ils ont pour habitude de croquer tout les humains qui leur passent sous la main. D'où les murs qui protègent les villes. Mais un jour, les titans creusent une brèche dans un mur et pénètrent à l'intérieur de l'enceinte de la cité où vit Eren, le héros. La mère de ce dernier se fait manger et, bouillonnant de rage et désirant se venger, lui est ses deux amis s'engagent à l'armée, unique front de résistance contre cette menace.

 

Alors que penser de cet anime ? Bien ? Pas bien ? C'est le blockbuster ultime de l'année 2013 ?

 

Je dirais que c'est trop... trop. Trop je-sais-pas-quoi, mais c'est trop.

 

Shingeki no kyojin souffre d'un problème assez récurent dans l'industrie de l'animation japonaise : tout est sur-joué, sur-mis en scène et surfait.

 

Dans chaque épisode, on a le droit à une introspection d'un personnage, qui est effrayé à l'idée d'aller combattre (peur de mourir, tout ça...), tout en regardant ses compagnons se faire dévorer. Puis finalement se reprend, retourne combattre en hurlant sur un fond de musique épique pour vous mettre de l'ambiance, comme si c'était LE twist que tout le monde attendait et qui va faire prendre un tournant à l'histoire. Sauf que ça à tout les épisodes, ça ne prend pas. Ou plus. En plus de casser l'effet de surprise, cela met également à mal le rythme, puisque que c'est autant de temps où il ne se passe rien, pas de combat et l'histoire n'avance pas. En 13 épisodes, l'histoire stagne sur le même arc où les titans attaquent, et où les humains essayent de les repousser, et il ne se passe pas énormément de chose. Et à chaque fois qu'on pense qu'il va y avoir un gros combat et qu'on sent que l'action va partir... non fausse alerte.

 

Il y a des animes qui partent dans n'importe quoi et qui l'assument totalement. Shingeki lui, est mortellement sérieux. La mort c'est un sujet trop sombre, il n'y a pas une once d'humour,. Mais évidemment, c'est tellement sérieux que tout est surjoué, du voice-acting aux expressions faciales :

Sans rire, ce personnage garde la même expression pendant 5 épisodes et n'en change jamais. Comment voulez vous prendre ça au sérieux ? Comment voulez vous être immergé dans l'histoire quand une foule de détails vous font sourire, où vous exaspèrent ?

 

Des cliffhangers dans les séries occidentales on en voit généralement deux environs par saisons. Au japon, voir un anime qui en contient un par épisodes n'est pas si rare que ça. En fait dans Shinkegi no kyojin, il se passe quelque chose en fin d'épisode seulement, histoire d'accrocher le spectateur et le pousser à revenir voir l'épisode suivant la semaine prochaine. Sauf que trop de cliffhanger, tue le cliffhanger, au bout de 5 fois, ça ne prend plus (je me répète un peu je sais).

 

Au niveau de l'histoire, je ne pourrai même pas en parler en fait. Va savoir si elle est bonne malgré tout les défauts de l'anime. J'avoue que je ne suis pas aller au bout, j'ai lâché au 15éme épisode. L'univers, quand à lui, est très classique.

 

Mais je ne résiste pas à vous parler des combats contre les titans. C'est vrai ça, comment les humains font pour les tuer alors qu'ils sont 50 fois plus petit que leur adversaire ?

 

Et bien ils ont inventé un accessoire permettant de faire des "manoeuvres tridimensionnelles". Ça veut dire qu'ils peuvent bouger en 3D !! Ouais en fait il peuvent faire ce qu'il veulent, faire des bond à 50 km/h de toits en toits, faire des bonds de 30 mètres de haut pour aller toucher le point faibles de ces mastodontes : leurs nuques.

 

Qu'est ce que c'est que cet appareil ? En gros ça tire deux câbles qui vont ensuite s'accrocher sur les mur. Comment ça marche ? Bonne question. Va comprendre comment deux câbles peuvent projeter quelqu'un en l'air à 20 mètres au dessus de la tête des titans, pour ensuite retomber en virevoltant, découper une tranche de viande, rebondir et enfin atterrir sur le sol. Va comprendre comment deux câbles peuvent permettre de se déplacer de bâtiment en bâtiment... ok spider-man fait pareil mais lui il utilise des immeubles haut de 500 mètres, pas des bâtisse qui en font 30.

 

L'animation des déplacements et des combats n'aident pas à la compréhension du mécanisme, tout ce qu'on voit c'est une caméra qui se met à bouger dans tout les sens, et des gens qui se projetent comme ça, sortant de nul part. On dirait que ni l'auteur, ni les animateurs, ni personne n'ayant travaillé sur le projet ne sait comment leur invention marche. Ok je sais, c'est de la fantasy, il faut laisser sa suspension of disbelief opérer, mais j'aurai trouvé ça plus crédible de voir les personnages sauter à 50 mètres par la simple force de leur jambes, plutôt qu'inventer un mécanisme qui se fout tout autant des lois de la physique, juste pour tenter de donner de l'identité à un univers trop classique.

 

Je ne sais pas si le manga vaut le coup ou pas, mais je vais juste parler de l'anime qui souffre d'un grave problème : celui d'être un blockbuster voulu et fabriqué. Il faut que cet anime soit une réussite, un must-seen, alors on en met plein la vue à tout le monde et tout le monde est content ! Sauf qu'essayer de faire pleurer quand rien n'est vraiment triste, juste en sortant les violons et en faisant exploser émotionnellement les personnages trois fois par épisode, ça ne fait rien d'autre que rendre cette émotion artificielle.

 

Une bonne histoire devrait devenir une oeuvre culte grâce à sa qualité, et non pas parce qu'elle à été pensé pour être culte. L'adaptation Skingeki no kyojin en anime n'est plus qu'un produit commercial, et prétentieux par dessus le marché. Il jouit actuellement du phénomène de mode... jusqu'au prochain gros anime à succès.

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Kyousougiga, c'est un anime composé de 10 épisodes, complété par un épisode 0, un épisode 5.5, et un 10.5 pour finir. Ça commence bien hein ?

 

L'histoire commence avec Myoue, un moine vivant au japon dans une époque féodale/moyen-âge environ (enfin je suis pas expert en histoire de ce pays...). Myoue est une curiositée pour les habitants de la capitale Kyoto, car il a la faculté de pouvoir donner vie aux dessins qu'il réalise. Le peuple se méfiant un peu de lui, il passe la plupart de son temps au temple, reclus dans la montagne. Il continue de dessiner plein de belles choses, comme une copie de la capitale, mais aussi une lapine noire, qu'il nomme Koto. Koto se lie d'affection pour le moine solitaire, tombe amoureuse et alors qu'elle veille sur lui, une bodhisattva (c'est un genre de divinité... demandez à wikipédia) exhausse son voeu : Koto prend le corps de cette divinité et se présente donc devant Myoue.

 

Ils font des enfants (enfin on ne sais pas trop si ce sont vraiment leurs enfants, ou si le moine les a dessinés) : Yakishimaru le plus jeune, Kuruma l'ainé sage, et Yase la fille turbulente.

 

Cette famille coule les jours heureux, jusqu'au jour ou le grand prêtre, qui ne voit pas d'un bon oeil ce jolie petit monde créé à l'aide de pouvoir divin, leur envoit un message pour se plaindre. Pour éviter de subir ses foudres, ils déménagent dans la capitale que Myoue a dessiné. Cette capitale miroir, également nommée Kyoto, est un monde parallèle basé sur son original mais certains mécanismes diffèrent quelque peu. Par exemple dans ce monde, rien de meurt, rien de naît, et tout se qui se casse se reconstruit immédiatement.

 

Koto, Myoue et leur bambins continuent de vivre heureux dans cette ville reconstituée jusqu'au jour où les deux parents disparaissent sans prévenir, abandonnant derrière eux les trois enfants.

 

En grandissant, ils forment le conseil qui gère la ville, Yakishimaru devient le moine Myoue (il change de nom, oui oui!), Kuruma s’entoure de scientifique, et Yase vit dans un château avec une ribambelle de serviteur. Tout trois attendent pendant des siècles l’hypothétique retour de leurs parents.

 

Et puis un jour, lors d'un événement peu commun, Myoue (anciennement Yakishimaru, si vous avez bien suivi) rencontre une jeune fille qui vient de débarquer d'un autre monde. Son nom est Koto et elle déclare être à la poursuite d'un lapin noir...

 

Avouez que c'est pas du petit synopsis ça ! Je vous ai ici raconté dans les grandes lignes ce qu'il se passe dans le premier épisode, mais il est difficile de faire autrement pour pitcher efficacement cet anime. Cet épisode sert en effet d'introduction en racontant les événements précédent l'histoire. Car Kyousougiga c'est surtout l'histoire de Koto, une jeune fille turbulente à la poursuite du mystérieux animal. On fait évidement vite le lien entre le lapin noir et son nom « Koto », et pourtant les deux personnage ne se ressemble pas du tout...

 

Kyousougiga est un anime particulièrement perturbant dans le sens où beaucoup d’éléments sont là pour perdre le spectateur. Pour commencer, il y a deux Koto et deux Myoue. Et si les deux Koto se distinguent l'une de l'autre, on ne peut pas en dire autant des Myoue. Yakishimaru adulte ressemble trait pour trait au moine. Il y a de nombreux flashback dans les premiers épisodes, ce qui ne rend pas les choses faciles, surtout quand le scénario se révèle assez alambiqué par dessus le marché...

 

On nous raconte l'histoire d'une famille séparée qui essaye de se retrouver et de reprendre une vie normale, alors que d’obscures raisons, liées à une multitude de mondes parallèles, les en empêchent.

 

L'esthétique de cette capitale miroir est assez excentrique. Elle est basée sur une ville japonaise de type féodal (Kyoto, l'ancienne capitale du japon), mais en beaucoup plus coloré. On y trouve en plus des signes de modernité, comme des distributeurs de boisson, le scooter sur lequel Myoue se déplace, des smartphones … La plupart des passants sont représentés avec des symboles de différentes couleurs... Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il y a de quoi être déstabiliser.

 

On peut justement reprocher à Kyousougiga de faire exprès de se rendre confus par les multiples moyens que j'ai énoncés. On lui reprochera également une certaine inégalité dans les épisodes, certains étant très accrocheurs alors que d'autres sont un peu plus ennuyant. Heureusement que le premier et les derniers épisodes sont, eux, très réussit.

 

Il en ressort malgré tout une oeuvre cohérente et intéressante. L'histoire est captivante, on se prend d'affection pour les personnages, en particulier Koto (la deuxième...) qui découvre peu à peu ses liens avec cette famille hors du commun. Même si il y a des chance que les révélations finales vous perdent, on est quand même bien loin d'un Mawaru Penguindrum et il est tout de même aisé d'arriver à en comprendre le sens à différent niveau.

 

Kyousougiga est une petite perle imparfaite, quasiment noyée sous le flot d’innombrable anime qui sont diffusés chaque saison, qui ne paye pas de mine à première vue, mais qui fait passer un très bon moment. Cet anime se démarque par sa fraîcheur et son originalité déroutante, mais pas rebutante pour autant. Imparfaite, mais précieuse donc...

 

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Après avoir tiré à boulet rouge sur un anime exécrable il y a quelques semaines, aujourd'hui on va parler d'un anime qui respire bon la fraîcheur de la banquise.

 

A l'inverse de Sword Art Online, qui est à mes yeux l'exemple type d'anime commercial blindé de procédés putassiers que je conspuent (et bien plus encore), Mawaru Penguindrum représente un des aspects qui me fascine le plus dans la culture populaire japonaise. Prenant place dans des univers à l’esthétique particulière, ces oeuvres sont pleines de symboles qui apparaissent à l'écran, ayant une signification sans avoir forcement une raison rationnelle d'être là. On décolle alors clairement de la réalité mais on oublie presque qu'ils sont ici, tant ils fusionnent bien avec l'intrigue et les personnages.

 

Kanba et Shoma vivent avec leur soeur Himari, seuls dans une maison qui ressemble à un taudis bariolé de couleurs. Bizarrement, leurs parents semblent être absents. Ces trois jeunes gens semblent vivre des jours heureux, en cuisinant et prenant leurs repas ensemble, en s'amusant...

 

Mais les deux frères n'ignorent pas que leur soeur est malade et qu'elle n'a plus beaucoup de temps à vivre. Sans doute profitent t-ils du temps qu'il leur reste en vivant chaque jour comme le dernier... Jusqu'à ce qu'un jour, le dernier arrive. Alors qu'ils sont en visite dans un parc aquatique (avec des pingouins dedans!) Himari tombe dans le coma. Elle est emmenée à l’hôpital mais succombe à sa maladie.

 

Elle est alors ramenée miraculeusement à la vie par une entité visiblement non humaine, et prend possession du corps de la jeune fille pour s'adresser à Kanba et à Shoma. Elle dit venir de « là où aboutit votre destin », et accordent un répit à Himari. En échange ils doivent retrouver le « penguindrum » pour sauver leur soeur. Et tout cela dans un véritable feu d'artifice de symbole métaphorique qui en disent long sur la direction artistique de l’oeuvre.

 

Mawaru penguindrum nous invite à suivre les aventures de deux frères qui sont prêt à tout pour retrouver ce mystérieux penguindrum et sauver leur soeur adorée.

 

 

Fabulous Max

 

Avec un pitch pareil, vous allez peut être vous dire que c'est un anime triste, que c'est une dramatique course contre la montre pour retrouver un objet dont personne ne semble savoir ce que c'est exactement, ni même où il se cache. Et bien ... oui et non. Cet anime jongle habilement avec entre la comédie et le drame.

 

Dans les premiers épisodes, Kanba et Shoma sont informés que le penguindrum serait détenu par une certaine Ringo, une lycéenne tout à fait normal... Non, en réalité elle n'est pas normal du tout. Elle possède un journal intime dans lequel est écrit sa destinée. Il y est principalement question de l'histoire d'amour avec d'un certain Tabuki, le professeur des deux frères (tout est liés...). Ringo passe donc toute son énergie à essayer de respecter son destin prédéfini afin que Tabuki tombe amoureux d'elle.

 

Nos deux héros en concluent donc que ce journal doit probablement être le penguidrum qu'ils recherchent, et décident de jouer le même jeu que sa propriétaire pour avoir une chance de le récupérer. On enchaîne alors des situations drôle et improbable à la pelle, où Ringo met en place des plans tous plus incongrues les uns que les autres, aidée par Shoma qui devient l'esclave de ses caprices. On a également le droit à des séquences où Ringo se fait des films dans sa tête, avec des mises en scène théâtrales improbables.

 

Ringo est probablement le personnage qui représente le plus l'esprit de cet anime. Elle complètement folle et sa folie va tellement loin que parfois, on ne sais plus si on doit en rire ou en pleurer. Mais elle est aussi attachante, car elle a des raisons intimement lié aux personnes qu'elle aime, notamment sa famille.

 

Mawaru Penguidrum contient bien d'autres personnages haut en couleur, tel que Masako, une jeune femme courant après Kanba pour quelques obscures raisons, un docteur mystérieux aux cheveux rose accompagné de deux lapins noirs, une actrice fiancée à Tabuki, et bien sûr Tabuki lui même qui est un personnage important. Au delà de leurs chara-design respectifs, ils sont pour la plupart également définit par une phrase fétiche qu'ils citent plusieurs fois par épisode (tel que le fameux "STATEGIE DE SURVIE").

 

 

Destiny !

 

Mais alors qu'est ce que raconte l'anime exactement ? C'est la grande question, car l'histoire prend peu à peu de l'ampleur aux fils des épisodes, se complexifiant en croisant de nombreuses intrigues parallèles, au point de se demander où est-ce que ça nous mène. On passe alors d'une ambiance assez légère a quelque chose de plus grave, abordant des histoires de fins du monde (rien que ça) sans compter que le répit d'Himari arrive peu à peu à échéance. On enchaîne de nombreux flash-back étoffant le background des personnages, mis en scène autour de symbole dont il est parfois difficile d'en comprendre la signification, mais qui en même temps contribuent énormément à rendre l’esthétique de cet anime singulier.

 

Un des symboles qui m'a le plus marqué est celui du « Grilleur d'enfant ». Un terme glauque pour un lieu qu'il l'est tout autant, et qui représente un sentiment de rejet de façon décalé.

 

L'anime ne manque pas de métaphore et s'en sert pour évoquer divers thèmes, léger ou extrême et parvient de cette façon à faire prendre une ampleur dramatique insoupçonnée à son histoire sans jamais tomber dans la violence gratuite.

 

Il est possible d'arriver au dernier épisode sans avoir tout compris, tant l'anime se construit autour de symbole, avec une histoire qui est elle même symbolique. Pourtant la destinée de ces personnages subtilement complexe laisse difficilement de marbre. Mawaru Penguidrum est un anime unique, qui respecte ses ambitions du premier au dernier épisode. Il mêle des personnages marquant dans un univers artistique détonnant, sans oublier son OST tout aussi marquante, et nous livre une magnifique histoire d'amour, de haine, de destinée, de punitions, de pommes et … de pingouins.

 

Dans une industrie qui manque cruellement d'originalité, c'est une véritable bouffée d'air frais.

 

Commençons la stratégie de survie!

 

 

 

(une des plus belle piste de l'OST, retranscrivant bien les différentes phases de l'anime)

 

J'aurai voulu creuser un peu plus le sujet afin d’apporter une critique plus poussée, mais le moins l'on puisse dire, c'est que c'est assez casse-gueule pour ce genre d’anime. Alors je me contente de vous donner envie d'aller le voir, et peut être que plus tard... si j'ai de l'inspiration...

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Animation japonaise

Qui dit nouvelle année, dit nouvelle rubrique. J'ouvre donc avec ce billet la catégorie « Animation japonaise » sur ce blog qui parle à la base uniquement de jeux vidéo. Et pour rester presque dans le sujet du blog, on va parler d'un anime qui parle de jeux vidéo ! Mais qui ne fait pas honneur ni aux JV, ni à l'animation...

 

Sword Art Online. Avec un titre pareil on imagine déjà le MMORPG bateau, auquel on a déjà joué 15 fois depuis World of Warcraft.

Tuer des gens, c'est pas très grave

 

SAO nous raconte l'histoire de Kirito, jeune joueur hardcore et grand amateur de MMORPG. Kirito, il paye pas de mine comme ça, mais c'est un PGM (pro gamer, jargon technique...). Il a déjà écumé la beta et connait les tenants et aboutissants du jeu. Bref c'est pas un rigolo.

 

L'originalité de ce jeu, c'est qu'il utilise la réalité augmentée pour immerger le joueur dans l'univers. Comme un occulus rift. Vous branchez vos neurones sur un casque et vous vous retrouvez endormi dans le vrai monde, pour vous réveiller dans le monde du jeu.

 

Un jour, alors qu'il farm tranquillement dans les plaines de Ouzkma sud en tuant à la chaîne des Pégasus ailé niv 42 avec sa [MoBsLaYeR] (+3 force, +5 endurance, confère le charisme de type Shinjiesque), une voix annonce à tout les joueurs qu'ils sont piégés dans le jeu.

 

S'ils meurent dans le jeu, ils meurent aussi dans la vrai vie. Si quelqu'un essai de les sortir de l’extérieur en les forçant à se réveiller, le cerveau grille. Ils ont toutefois une solution pour sortir de leur prison virtuel: finir le jeu.

 

Le monde de Sword Art Online est constitué de plusieurs étages. A chaque étage son donjon et son boss. Et pour finir le jeu il faut finir tout les étages.

 

(Et tout ça en perma-death. Il vaut mieux pas jouer tank dans ce jeu !)

 

Toute ressemblance avec un synopsis d'un autre anime serait totalement fortuite, bien entendu !

 

Comme pas mal d'anime japonais actuel, SAO respecte scrupuleusement son cahier des charges. Vous savez, c'est un peu comme si vous vouliez acheter une télévision, vous allez consulter une liste de caractéristiques comme la taille de l'écran, les connecteurs supportés, s'il y a la 3D ou non...

Avec les animes c'est pareil :

Personnage masculin unique                  OUI

Présence d'une tsundere                              OUI

Blague coquine et fan-service                  OH QUE OUI

SAO s'inscrit également dans cette nouvelle mode de mettre tout les clichés possibles du genre Slice of life (ou Tranche de vie), dans une oeuvre qui n'est pas du Slice of Life. Parmi les plus courant nous avons :

  • Le harem. Un seul personnage masculin et un monde entier de femme qui tourne autour de lui.

  • Un autre personnage masculin, mais totalement insignifiant. Il apparaît maximum 3 fois en 12 épisodes et passe pour un loser.

  • Un personnage féminin qui fait bien la cuisine. Parce que c'est le rêve de tout homme d'avoir une femme qui sait cuisiner (même si c'est pas votre femme ou votre copine, elle se lève à 6 heures pour venir faire le petit déjeuner chez vous).

  • Un personnage féminin aux atouts avantageux. Mais celle-ci ne fait pas la cuisine.

  • Un personnage hautaine et pimbêche (dit tsundere). Elle est tellement kawaiiiii quand elle s’énerve.

  • Un personnage féminin qui chuchote. C'est plus pratique de parler à voix basse que de bafouer quand on est timide. Bien vu !

Bon je vais pas tous les citer parce que j'en ai pour la semaine sinon. Mais j'en rajoute un qui lui fait partit du cahier des charges du Shonen-slice-of-life : LA SCENE CHOC. Ou les scènes chocs. C'est gratuit de toute façon, alors pourquoi se priver.

 

Bref recentrons un peu le sujet. Comment battre les boss du jeu en évitant de mourir ?

 

Alors la réponse est simple : on ne peut pas. Je vous ai prévenu, il faut du choc. Il faut du gras, il faut du sang. Quitte à faire mourir un personnage par épisode de façon tragique, même si on en avait rien à faire de lui vu qu'on le connait que depuis 10 minutes. Un univers impitoyable se doit de faire rappeler qu'on est pas ici pour jouer à pouet-pouet camion avec les héroïnes les plus bénie par la nature.

 

Alors vous voulez savoir ce qu'il se passe dans cette anime ? Vous voulez du choc ? Vous allez être servi.

 

Les 25 épisodes sont divisés en deux parties.

Evangelion, c'est cool

 

On commence doucement avec Kirito qui, en grand solitaire, se méfie un peu des groupes. Il participe de temps en temps à quelques concertations et quelques sorties, mais garde en général ses distances.

 

Il faut dire que sa première expérience de guilde ne fut pas heureuse. Alors qu'il parcourait un donjon accompagné de sa modeste guilde de 5 joueurs, le groupe tombe alors dans un piège vicieux. Un coffre rempli de moult richesses placé au milieu d'une salle. Vous devinez sans doute ce qu'il se passe si on touche le coffre : la salle se verrouille, et plein de monstres apparaissent. D’où sortent ces monstres ? On est dans jeu, question non valide. En tout cas l'issue du combat est catastrophique. Tout le monde meurt, même la jolie jeune fille à qui Kirito n'a pas eu le temps d'avouer ses sentiments. Kirito bien sûr, s'en sort indemne physiquement (un heal niv 4 et ça repart!), mais moralement traumatisé. Souffrant du complexe du hérisson, il évite la compagnie, évitant ainsi de blesser les autres (et de se blesser lui même).

"Enfoiré, je suis morte pour tes beaux yeux"

Shinji... heu pardon... Kirito fera la connaissance d'autres jeunes femmes, qui tomberons à leurs tours amoureuse de lui. Mais je vais pas faire la liste, je risquerai de me lasser. Passons directement au personnage féminin central autour duquel s'articule notre histoire.

 

Asuna est une joueuse compétente faisant partie d'une puissante guilde (on peut les reconnaître à leurs lourdes armures de templier rouge et blanche, mais surtout à leurs têtes d'enterrement déssinés sur leurs visages). Elle a également l'avantage d'avoir débloqué des points de compétence en cuisine et peut donc utiliser un [Four] avec une [Viande de monstre] lootée sur un boss pour créer un [Festin royal]. Kirito tue le boss, Asuna cuisine, et les taches ménagères sont bien partagées.

 

Nos deux amis vivent moult aventures qui les rapprochent (même physiquement), et Kirito fini par se faire convaincre de rejoindre la guilde de son amie (Asuna a aussi l'avantage de survivre assez longtemps pour faire changer son avis à Kirito). Mais n'oublions pas que SAO est un monde sans pitié, aussi nos deux tourtereaux ont la crainte légitime d'être séparés par la mort. Ils décident alors de se marier, et de prendre des vacances afin de passer du temps ensemble. Ils vont dans le bureau du chef de la guilde pour poser leurs RTT. On fait donc connaissance du guild master, Heathcliff. Un personnage marquant, imposant et charismatique qui est en fait l’administrateur principale du jeu, mais chut ! Ne le dites le pas à Kirito.

 

Les jeunes mariés s'isolent loin du tumulte de la capitale pour s’installer dans une maison en bois dans la forêt et coulent quelques jours heureux, où ils iront pécher du poisson dans le lac (quelqu'un a vu ma [Canne à pèche elfique]?), se promener en forêt et dormir dans le même lit (roh !).

 

Un jour, ils trouvent dans la forêt une petite fille qui dort et qui a la particularité de ne pas être humaine (elle n'a pas de barre vie au dessus de sa tête). Ils l'a ramènent chez eux, et quand elle se réveille, la première chose qu'elle dit est « Papa, maman », évitant ainsi une ellipse temporelle de 9 mois (et puis de toute façon, les bébés ne seront rajoutés que dans le patch 2.15v4).

 

Bon je vous ai parlé de tout les personnages importants, du coup je ne vais pas raconter tout les détails. En gros la petite fille, nommée Yui, est une intelligence artificielle faisant partie du système de jeu. Mais comme elle est pas sensée aider les joueur, l’administrateur tente de la mettre hors d'état de nuire, mais Kirito la sauve en l'enfermant dans un pendentif (Le hacking. Tu peut pas test).

Kirito et Asuna sont alors rattrapés par la réalité (virtuelle en tout cas) et retournent au front. Alors qu'ils participent à un raid dans un donjon avec leurs guildes de templiers trop badass, Kirito a soudain une illumination et comprend que le taulier c'est Heathcliff, le chef de la guilde.

 

C'est ainsi que commence le combat final, gagné de justesse par Kirito, pas parce qu'il est plus fort, mais juste parce que c'est le héros. Le méchant est mort, le jeu est terminé. Tout les joueurs sont libérés de cette affreuse prison.

 

Nous en sommes alors à la moitié des épisodes et il y a déjà beaucoup à dire. En effet vous pouvez constater que le scénario est moins important que toutes ces personnages féminins qui ne font office que de faire-valoir. Mais parlons du scénario puisqu'il y en a tout de même un, même s'il n'a ni queue ni tête.

 

L’intérêt d'articuler une intrigue autour d'un jeu, c'est de poser des règles à ce jeu et de s'y tenir jusqu'à la fin. On peut alors donner un final spectaculaire où les personnages utilisent intelligemment les règles à leurs avantages. On découvre alors souvent une vérité et un enjeu caché. Dans Sword Art online, vous n'avez rien de cela. Pour finir le jeu, comme je l'ai dit, il faut juste battre une pléthore de boss. Il n'y a pas spécialement de règles aux combats non plus. En réalité on a l'impression que l'auteur oublie lui même que son univers est un jeu, et raconte juste une histoire de combats contre des adversaires à la difficulté croissante (le coté Shonen de l'anime). Vient ensuite la lune de miel où on revient à du pur Slice of Life. Pour finir, le scénario se permet la facilité ultime d'un jeu: saborder ses propres règles, mettre en place une confrontation finale, et c'est fini. Pourquoi précisément finir à ce moment là, pourquoi à cette endroit ? Sans doute parce qu'il fallait faire avancer l’histoire d'Asuna et introduire d'autres filles amoureuses. Quand à la raison pour laquelle le méchant les enferment tous dans un jeu, honnêtement je me rappelle plus. Peut être qu'il voulait fusionner l'humanité tout entiére, c'est original ça, comme idée. De toute façon le scénario on s'en tape, on est là pour le fan-service !

 

Vient alors la deuxième partie de l'anime. Oui parce que c'est pas vraiment fini, vous vous en doutiez. J'ai, au début, parlé de scène choc, et pour le moment on n'a rien vu de tel. Juste des joueurs qui meurent dans le jeu et dans la vrai vie. Mais si vous voulez du choc, de trucs bien dégueulasses, vous avez encore rien vu, je peut vous l'assurer.

L'amour entre frère et soeur, ce n'est pas sale

 

On retrouve donc Kazuto dans la vrai vie (et oui Kirito c'était juste un pseudo!). Après ses folles aventures en ligne il tente de se réadapter à la vrai vie. Il habite seul avec sa petite soeur (règles d'or de la japanim), on ne voit jamais leurs parents (les adultes c'est rien que des emmerdeurs!), et bien sur la petite soeur est amoureuse de son frère. TOUT VA TRES BIEN, VOUS ETES DANS UN ANIME JAPONAIS. Toute les filles tombent amoureuses du héros, peu importent qu'elles soit de la même famille ou du même age... Parce c'est ça, l'amour véritable.

 

Mais si Kirito a pu se réveiller, tout le monde n'a pas cette chance. En effet sa femme (enfin est-ce que c'est vraiment sa femme dans la réalité?), Asuna, est toujours dans le coma pour des raisons inconnues. Il lui rend souvent visite à l’hôpital pour lui parler, des fois qu'elle puisse l'entendre dans ses rêves, et heureusement il se contente de lui parler (pas comme son homologue dans un autre anime connu). Une belle au bois dormant vulnérable, captive et impuissante, voici ce que devient le seul personnage féminin qui n'était jusqu'ici pas uniquement là pour montrer ses formes généreuses.

 

Un jour, alors que notre amoureux transit raconte à son amour ce que son amoureuses de soeur lui a amoureusement préparée ce midi, le père d'Asuna arrive, accompagné d'un autre homme, Nobuyuki Sugou, dont le sourire sarcastique en dit long sur son rôle dans l'histoire. On apprend alors que cette homme va marier Asuna sur la décision de son père.

 

Quoi de plus pratique que de profiter de la vulnérabilité d'une fille sans défense (elle est devenu un légume quand même) pour arranger un mariage forcé? Très bonne idée d'un père qui donne sa fille en pâture à une homme d'age mûr qui, vu son regard, compte utiliser la fille pour assouvir quelques plaisirs en la prenant pour une poupée gonflable de luxe (pardonnez moi mon langage...).

 

Kirito, outré qu'on tente de lui voler sa femme (parce lui, il est déjà marier à elle quoi!), va tout faire pour la sortir de mauvais pas. Un ancien joueur de SAO lui fait parvenir une photo flou, mais pas assez flou pour ne pas reconnaître Asuna qui est enfermée dans une cage (trop profonde la métaphore, ça commence à voler haut). Elle est en fait prisonnière dans un autre jeu du même type que SAO : Alfheim Online (ALO). Notre héros au grand coeur, retourne donc connecter ses neurones à son casque, et c'est repartit pour un tour !

 

Sur ALO, Kirito mène l’enquête. Il a un personnage de jeu déjà super fort, parce que comme le jeu est connecté à SAO, il a récupéré toute ses carac'. Pratique quand même non ? D'ailleurs sa fille Yui, se transforme en petite fée. Alors allons retrouver maman !

 

Il fait la connaissance de Leafa une jolie elfette qui comme toute les autres créatures féminines, ne résiste pas à son charme. Elle décide alors de l'aider à retrouver Asuna.

Bien que Kirito et sa soeur l'ignorent, Leafa est la soeur de Kirito qui, elle aussi, joue sur ALO. Autant la ressemblance entre Leafa (dans le jeu) et la soeur (dans la vrai vie) n'est pas évidente, autant je me demande comment elle ne fait pas le rapprochement entre son frère et Kirito. Mais bon, toujours est t-il qu'elle tombe amoureuse de Kirito pour oublier l'amour inavouable qu'elle porte à son frère. Vous me suivez toujours ?

Leafa et Kirito

Quand ils finissent par découvrir leurs identités respectives, sa soeur s'enferme dans sa chambre, triste de découvrir qu'elle était en fait amoureuse de son frère. Oui le scénario abandonne peu à peu toute logique, mais au moins cela permet de mettre en place le cliché de l'amour incestueux que l'on retrouve également souvent.

Revenons à Asuna. Elle est retenu captive par Nobuyuki (le pervers qui va la marier), qui et en fait l’administrateur de ALO. SANS BLAGUES. Son pseudonyme est Oberon, parce que les références mythologiques ça fait toujours bien. L'empereur Oberon retient donc la demoiselle sur le jeu pour pouvoir la marier sans qu'elle ai son mot à dire. Si ça c'est pas du plan machiavélique ça.

 

Au cours des ses mésaventures, Asuna va réussir à s'échapper de sa cage et tente de trouver un endroit, dans ce qui semble être le repaire des méchants, pour se déconnecter ! Elle va tomber sur deux « employés » qui travaille sur le jeu, dont les avatars ressemble à des monstres dotés de tentacules. Si vous vous demandez pourquoi on donne des apparences tentaculaires aux gens qui travaille pour le méchant de l'histoire, c'est que votre chaste esprit n'a pas été encore pervertit. Si c'est le cas, je m'en voudrais beaucoup d'avoir volé votre innocence, aussi je vous demanderai de cliquez sur ce lien pour ne pas continuer cette lecture.

 

Pour tout les autres vous avez deviné. Asuna se fait surprendre et est immédiatement immobilisée par les tentacules qui s'enroule lentement autour de ses membres, approchant peu à peu le point d'origine (si vous voyez ce que je veux dire...).

Regarder SAO, c'est un peu sombrer peu à peu dans la folie. Plus vous avancez dans les épisodes, plus vous franchissez de point de non retour. Après avoir visionné une scène qui dépasse le simple ecchi sans être vraiment du hentai, vous êtes en droit de vous demander jusqu'où ça peut aller.

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Pendant ce temps Kirito se réconcilie avec sa soeur et découvre l'existence d'un arbre géant (Yggdrasil, c'est aussi une référence *clin d’oeil*). Personne parmi les joueurs n'a pu atteindre sa cime, mais il y a fort à parier que la cage d'Asuna s'y trouve ! Vous allez peut être vous demander qui a eu la brillante idée de mettre la base des administrateurs accessible aux joueurs, uniquement gardé par des monstres super costaux. Sachant qu'une fois la base admin atteinte vous pouvez probablement casser complètement le serveur de jeu, sans compter que le gros méchant retient une fille prisonnière servant ses intérêt dans la vrai vie. C'est n'importe quoi oui, mais comme je le disais, le scénario a abandonné toute logique (en supposant qu'il y avait une logique à la base).

 

Passons outre les péripéties inutiles pour en arriver au moment ou l'elfette se sacrifie pour que son frère passe la nuée de monstres qui gardent le tronc (tout va bien, on ne meurt pas dans la vrai vie dans ALO). Kirito escalade l'arbre pour atteindre son sommet ou l'attend sa dulcinée, et l'empereur Oberon qui compte bien lui aussi, ne pas se laisser faire.

 

Ouf ! On arrive enfin à la fin, le dénoument final est proche, on va savoir quel sont les intentions d'Oberon, et comment Kirito (the AdMiN SlAyEr) va se débarrasser du vilain. Le suspense est a son comble, la tension monte. Bon d'accord, mais vous vous rappelez de ce que je vous parlais ? La scène choquante ? Le palier de folie ? Oui ça y est nous y sommes, retenez votre souffle, asseyez vous confortablement, le spectacle commence.

Le viol, c'est bien

 

Entendons nous bien : je n'ai rien contre le fait d'aborder des thèmes graves, même extrêmes, à partir du moment où on le fait de façon suffisamment mature pour qu'elle apporte une réflexion, une morale. Mais vu les quelques 20 épisodes de SAO que je viens de m'enfiler, j'ai du mal à voir comment ça pourrait « bien » se terminer, d'un point de vue de la réflexion que « l’oeuvre » nous propose. Qu'elle est le but de cette histoire ? La vie d'un asocial qui s'enferme sur un jeu pour fuir le monde qui l'a rejeté ? Les interactions social dans une communauté virtuel ? L'amour incestueux ? La place de la femme dans la société (lolilol !!) ? Non bien sûr, Sword Art Online est un anime sans prétention, qui inclus des clichés aguicheurs et vendeur à la pelle pour combler son vide déprimant.

 

Alors forcément quand l'ultime épreuve de Kirito est de sauver Asuna d'une tentative de viol, j'ai froncé les sourcils d'un air inquiet. Mes inquiétudes se sont retrouvé fondées car si la scène est montrée de façon à élever le niveau dramatique (c'est l'affrontement final quoi), elle est aussi présenter comme une prise de film porno. On peut alors voir Asuna à moitié dévêtu sous plusieurs angles pendant qu'Oberon commet ses attouchements. Pour résumer, on essaye de faire passer ça pour une scène érotique alors que l’héroïne subit un des pires crimes qu'une personne peu subir.

Et puis cette tête quoi...

Conclusion, avant de devenir dingue

 

Bon je passe rapidement sur la fin. Oberon utilise ses pouvoirs d’administrateurs pour bloquer Kirito et l’empêcher de venir défendre Asuna. C'est alors que l’administrateur de SAO (il est pas mort AHAHGHGHGHH !!!) vient parler à Kirito et lui donne le pouvoir de battre Oberon (je sais même plus comment, mais arrêtez de demander pourquoi !). De toute façon le scénario converge uniquement pour montrer une scène dégueulasse qui n'avait même pas lieu d'être à la base. Après tout Oberon et aussi puissant sur le jeu que dans la réalité et il avait le pouvoir de neutraliser Kirito. Il est même assez fou pour tenter de le tuer dans la vrai vie, alors pourquoi il essaye d'abuser de sa futur femme dans un jeu alors qu'il peut le faire dans la réalité?

 

Arrêtons de se poser des questions, c'est un coup à devenir dingue. La morale de l'histoire c'est que du fan-service banalisé, on passe d'une surenchère qui va toujours plus loin. A l'instar des « palier de folie » que SAO franchit pas à pas, l'industrie de l'animation japonaise elle aussi élève peu à peu le niveau (ou devrait-je dire « abaisse le niveau »?) pour aller toujours plus loin dans le procédé. Et tant que ça se vend, ça continue. Le cas n'est pas isolé, on observe la même chose chez Compil Heart, qui passe de Neptunia à Moero Chronicles.

 

Le fait que Sword Art Online est été autant encensé, et qu'il soit l'AOTY2012 de beaucoup de monde, me laisse perplexe. Qu'on aime le divertissement léger et les blagues potaches, je ne voit pas le problème, mais dans le cas le cas qui nous occupe actuellement, on ne parle pas uniquement d'un anime avec une histoire sans queue ni tête, avec des personnages déjà vu 100 fois ailleurs, prenant place dans un univers pas très inspiré. Ici on parle de diverses scènes dérangeantes finissant par une banalisation du viol. Et tout le monde applaudit...

 

On peut sérieusement se demander, où est-ce que ça va aller ? Est-ce que on va finir par dire « stop » quand on tentera de nous faire avaler je-ne-sais-quel scène ?

 

Bref

C'est un peu bizarre d'avoir choisi un des animes que je déteste le plus pour l'ouverture de cette rubrique. Vous allez peut être penser que j' ai une sainte horreur de l'animation japonaise, mais pourtant il n'en n'est rien. J'aime à penser que c'est parce que je l'aime que je suis si critique envers elle. Toujours est t-il que pour le prochain article de cette rubrique, je parlerais d'un autre extrême : un de mes animes préférés, et j'essayerai de l’encenser avec la même hargne qui m'a permis de sauter à pieds-joints sur celui-ci.

 

Termes technique employés:

  • MMORPG: Multiplayer Massivement Online Role Playing Game. Un jeu de rôle en ligne avec beaucoup de joueurs.
  • PGM: pro game. Ce dit d'un joueurs qui est trop un pr0.
  • beta: version non definitive d'un jeu (ou d'un logiciel) permettant de en général de tester, débuguer et équilibre le jeu
  • farmer: rester des heures au même endroits pour tuer plein de monstre, pour gagner de l'experience, ou récuperer des objets
  • tank: un personnage avec une bonne défense et beaucoup de vie, qui sert à encaisser les coup à la place des autres joueurs
  • looté: un objet par terre que vous ramasser. En général l'objet vient d'un monstre que vous venez de térrasser
  • lolilol: ça veut dire que je rigole trop

 

 

Crédit image: my anime list anime vice http://www.theanimegallery.com/ stuffpoint

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Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

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