Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 09/04/15 à 00h53

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Arriver à la fin d'un jeu Persona, c'est comme regarder le dernier épisode d'une série dont la diffusion s'est déroulée sur plusieurs années. Plus qu'un au revoir à la série en elle même, ce sont des adieux aux personnages dont on a suivi les tribulations, avec leurs joies, leurs peines et les diverses épreuves qui les ont transformés.

 

Mais c'était sans compter que Atlus décide de sortir toute sorte d'adaptations et de spin-off de la série Persona, qui est une licence à succès ces derniers temps. On y trouve du pire, comme l'anime Persona 4 Animation, qui se voit adaptée dans deux séries différentes (pas une série de deux saisons, mais bien deux séries) aux qualités douteuses. Je n'ai toutefois aucun doute quant à leur succès, surtout avec de nouvelles chansons de Lotus Juice et de Shihoko Hirata vantant l'amour et l'amitié dont les singles se vendent par palette, c'est probablement une bonne rentrée d'argent à chaque fois. Le titre de la chanson d'opening de la série est « Next change to move on » : on se dit que effectivement, il va peut être être temps de passer à autre chose...

 

Cela dit, parmi les spin-off, on y trouve du très bon. Je n'ai pas joué au deux jeux de combat, mais apparemment il ont l'air de se défendre (c'est bien de se défendre quand on est un jeu de combat). Le mode histoire semble en revanche un peu moyen.

 

Cela fait donc depuis Persona 4 qu'on a quitté nos personnages favoris, et voici que débarque un nouveau jeu d'aventure, rassemblant une nouvelle fois le casting des deux jeux qui ont contribués à faire connaître leur licence.

 

 

La team Gekkou et la team Yaso traverse une faille spatio-temporelle pour se retrouver (les deux team n’opèrent pas à la même époque, ni dans le même lieu à la base) contre leur gré dans un autre monde qui ressemble beaucoup au lycée Yasogami avec une tour d'horloge qui a poussée en plein milieu de la cour. A l'intérieur de la Velvet room sont apparues deux portes portant quatre cadenas. Ils ont également accès un à mystérieux labyrinthe dans lequel ils rencontrent vite Zen et Rei, deux nouveaux personnages amnésiques portant l'uniforme du lycée. Il y a quatre labyrinthes pour débloquer les quatre cadenas, et ces deux portes semblent les seules sorties qui s'offrent à nos héros pour revenir dans leur monde respectifs.

 

(Si vous n'avez pas joué à Persona 3 & 4, il est possible que vous soyez un peu perdu. Mais c'est pas aussi confus dans le jeu que mon résumé l'est.)

 

Persona Q n'est pas un Persona. C'est ni plus ni moins un Etrian Odyssey dans un univers de Persona. EO est une série de donjon-RPG sur DS/3DS et comme j'ai écrit un article il y a peu de temps sur cette licence voici un extrait qui en résume les caractéristiques :

 

La grosse caractéristique et particularité de cette série, c'est les cartes des donjons. Car ces cartes, vous allez les dessiner vous mêmes, en griffonnant avec votre stylet sur l'écran tactile de la DS/3DS. Ça peut paraître chiant et fastidieux, mais en fait pas du tout. Vous dessinez sur une grille, vos tracés sont donc très guidés. De plus l'écran du bas de la console est dédié entièrement à l'affichage de cette carte, on peut donc dessiner quasiment en même temps que l'exploration, et même pendant les combats. Ça se fait donc très naturellement.

En ce qui concerne les combats, il s'agit d'un tour par tour assez classique mais au potentiel stratégique plutôt vaste. Il rappelle celui des Shin Megami Tensei (même développeur en même temps) avec une ligne de combattant en avant et en retrait. On a plusieurs élément d'attaque, et plusieurs type d'attaque physique (le classique pierre/feuille/ciseaux), des statuts genre poison, cécité etc. Des choses qu'on voit beaucoup dans les RPG donc. Ces combats se déclenche presque aléatoirement. Presque parce qu'il y a un petit voyant qui passe de bleu à cyan, vert, orange puis enfin rouge, indiquant ainsi qu'un combat va bientôt débuter.

Les combats communs se déclenche aléatoirement, mais ce n'est pas le cas pour tous. Il y a ces FOE (Field On Enemy) : ce sont de gros monstres puissants visible pendant l'exploration. La première fois que vous en voyez un nouveau vous serez bien trop faible pour le battre. Il faut alors étudier son schéma de déplacement pour éviter de croiser sa route et de le combattre. Ils peuvent avoir des IA différentes. Certains se contentent de suivre un chemin défini, d'autres sont agressifs et vous foncent dessus... Il faut également noter que les FOE continue de se déplacer alors que les tours dans un combat passe. Ce qui veut dire que vous pouvez tomber dans des embuscades : un FOE arrive dans le combat alors que vous combattiez des monstres communs. Certains boss demande donc une approche préalable pour pouvoir le combattre en espérant ne pas se faire trop ennuyer par les FOE à coté.

 

Dans Persona Q, la cartographie est beaucoup plus guidée : quand on approche un mur, les traits apparaissent sur la carte et il n'y a plus qu'à tracer par dessus. Il faut toutefois relever le nez et regarder l’environnement pour repérer diverses éléments à noter. Le sound design est intéressant, car quand on passe à coté d'un élément qu'il serait judicieux de noter, on entend les personnages de son équipe faire des remarques : « Oh, il y a un coffre ici. », « Il y a quelque chose de bizarre sur ce mur ». On entend aussi les bruits inquiétant d'un FOE qui vient d’apparaître dans notre dos. Du coup c'est plus simple, mais c'est designé de façon intelligente.

 

Dans EO on créait ses personnages en choisissant parmi 10 classes environ. Ici on choisit entre 20 personnages qui ont chacun leurs habilités différentes (ça fait un peu trop de choix, mais il ne sont pas tous disponible dès le début). Le jeu est rendu plus facile grâce à certains personnages comme Zen/Rei (au niveau du gameplay, c'est un seul et même personnages) qui est extrêmement versatile : il a des attaques physiques, des attaques de tout les éléments, il peut booster l'attaque ou la défense, mais aussi soigner, supprimer les statuts, etc. On a également l'apparition des « Magic circle » qui ont des chances d'infliger des statuts (comme Panic, Poison, etc) à tout les adversaire pendant 3 tours. Pour 18 sp c'est super rentable et très utile.

 

La customisations des personnages se rapproche plus de Persona : tout le monde a son persona qui lui est propre et peut équiper un Sub-persona, qui lui conférera des compétences en plus et des bonus de hp et sp. On peut toujours créer d'autres personas grâce au fameux système de fusion qu'on retrouve dans tout les Shin Megami Tensei.

 

Les combats rajoute une couche Persona-esque. On obtient des bonus en frappant un ennemi sur son point faible, permettant de faire des « All out attack ». D'ailleurs les bonus de hp et sp des sub-persona ne sont effectifs que pendant les combats. Donc si vous avez 30 sp avec un bonus de 10 (40 en tout donc) et que pendant le combat vous n'en utilisez que 8, vous aurez toujours vos 40 sp pour le prochain combat. En plus de cela lorsque vous touchez la faiblesse d'un adversaire, vous passez en mode Boost et vos compétences ne coûtent ni sp ni hp pour le tour suivant. (Le mode Boost saute toutefois si vous vous faites toucher.) On peut donc passer beaucoup de temps dans le labyrinthe en gardant la forme si on se débrouille bien.

 

Cela dit il est conseillé d'aller sauvegarder souvent sa partie dans Persona Q, car à l'instar de EO on peut tomber sur un ennemi qui nous explose en 2 tours alors qu'on pensait être en sécurité...

 

Si Etrian Odyssey et Shin Megami Tensei sont réputés pour être des jeux plutôt difficile, Persona l'est beaucoup moins. Même en jouant en HARD, j'ai trouvé le jeu bien moins ardu que Etrian Odyssey III. En utilisant intelligemment les bonus de combat on limite énormément les game over, même si le jeu se révèle punitif au moindre faux pas.

 

 

L'exploration de labyrinthe est toujours très intéressante. On y trouve une foule de dangers et de mécanismes à appréhender. Tout les labyrinthes possèdent leurs ambiances et leurs pièges. J'aime particulièrement celui de la maison hantée, où des FOE anxiogènes (des bébés bleu avec un sac blanc sur la tête) apparaissent derrière nous après des cliquetis inquiétant, et qui engage alors une course poursuite jusqu'à ce que vous ayez trouvé une porte pour lui claquer au nez. Et je ne vous parle même pas du très long dernier labyrinthe et de sa musique démente. Le level design des labyrinthes est de loin le plus inventifs de tout les jeux de la série EO.

 

Le gameplay de la série EO s'est toujours suffit à lui même, s’exécutant dans des jeux avec très peu d'histoire (ou alors une histoire très basique). Mais Persona est en revanche connu pour son ambiance, pour ses personnages et pour ses thèmes forts abordés au cours de son scénario. Bien sûr, embarquer des personnages d'un autre jeu à succès permet de faire plaisir aux fans, et Persona Q ne s'en prive pas.

 

Même si on passe la plupart du temps à faire de l'exploration de labyrinthe, le scénario reste très présent. Certes il est pas forcement original, mais il est captivant et il réunit les thèmes principaux de Persona 3 & 4. Les développeurs se sont efforcés de faire coïncider l'histoire et le gameplay. On peut faire confiance à Atlus pour ne pas tomber dans la facilité malgré le fait que le jeu se serait bien vendu juste avec le fan-service.

 

Contrairement aux jeux principaux, on perd le système de jour qui passe selon les actions que l'on fait (qui fait le sel de la série Persona), mais on a tout de même beaucoup de dialogues entre les personnages du jeux aussi bien dans les labyrinthes que en « ville » (enfin c'est pas une ville, c'est un lycée là). On a également certaines quêtes qui ne demandent aucune exploration de donjon ou combat et qui sont juste de petit jeux d'enquête/réflexion. On retrouve donc bien ce coté « tranche de vie ».

 

On perd également les fameux social link. Par contre, il y a le deuxième labyrinthe du « Group Date Cafe » dont le « mini jeu » peut être répété à l'envie une fois le boss de ce labyrinthe battu. Cela demande de retraverser les 4 étages à chaque fois, ce qui prend un peu de temps mais ça ne m'a pas empêché de le faire plusieurs fois de suite... Le plaisir coupable du fan-service quoi. (Je suppose que vous devinez ce qui ce passe à la fin du Group Date...)

 

Même si les combats sont à la première personne (enfin, on ne voit que les adversaires), on voit quand même les personnage dans une petite animation au moment de leur attaque, parce que ça serait dommage de ne pas voir ses personnages favoris en action. Pour une fois, on a du fan-service agréable qui ne va pas trahir l’oeuvre d'origine. D'ailleurs on peut presque dire qu'il y avait du fan-service mettant en scène les personnages de Persona à l'intérieur de leur propre jeu. Persona Q ne fait que remettre le couvert. Rien que le fait d'entendre le son de validation du menu propre à la série fait remonter des souvenirs.

 

En tant que fan de Persona, et très récent fan de Etrian Odyssey, je me suis jeté sur ce jeu. Le mariage y est parfait : Si vous cherchez un donjon-RPG avec un bon challenge, vous y trouverez votre compte, et si vous êtes là pour la team Gekkou et la team Yaso, le jeu ne vous fera pas faux bond.

 

Bref, Persona Q c'était l’occasion de replonger dans ces mondes surnaturels habillés par les musique de Shoji Meguro, et peuplés de shadows, aux coté des personnages qui m'avait marqués au cours des plus de 100 heures de jeux dans Persona 3 & 4. Des personnages à qui on avait dit au revoir en pensant ne plus les revoir.

 

Atlus a créé avec Persona 3 et Persona 4 une saga à l'intérieur de sa licence. Même si j'ai tendance à pester contre des pratiques consistant extraire le moindre centime d'une marque en sortant des tonnes de produits dérivés de qualité discutable, Persona, et Shin Megami Tensei plus généralement, reste une licence osant abordé des thèmes rarement, voir jamais, approchées dans le jeu vidéo, dans des jeux bien écrits. Le citron a été assez pressé et la dernière goutte a produit une belle aventure d'adieu à la saga. Et cette fois ci c'est vraiment fini.

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Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

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