Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 09/04/15 à 00h53

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

Sérieusement, j'aurai dû créer une rubrique que j'aurai appelée « C'était donc ça ». C'était donc ça ce jeu adulé par nombre de fans mais que je joue 5 ans après sa sortie.

 

Aujourd'hui : C'était donc ça Etrian Odyssey.

 

Cette été, en traînant sur l'eshop de la 3DS (je ne sais plus ce que je cherchais d'ailleurs), je tombe sur les démos des deux opus d'Etrian Odyssey sorties sur cette console et je décide alors de m'y essayer. Et tout de suite j'aime. La question se pose alors : lequel je prend ? Le remake du premier ou le 4 ? La réelle question pour moi était en fait : lequel contient le gameplay et le challenge le plus intéressant ? La réponse ne se trouve pas (tout à fait) dans cette article, car finalement après avoir fini « The Millenium Girl » (le remake du premier donc), j'ai continué par le 3...

 

Parce que dans le 3, il y a des pirates.

 

Pour ceux qui ne connaissent pas, Etrian Odyssey est un RPG dungeon crawler à la 1ere personne. Le joueur est face à un donjon d'une trentaine d'étages labyrinthiques rempli de monstres et de pièges, le but est donc d'arriver au bout pour finir le jeu. Ça rappelle énormément les vieux dungeon crawler comme Legend of Grimrock (je sais, ce jeu n'est pas vieux mais j'avoue ne pas pouvoir citer un titre classique) où un petit groupe d'aventurier part braver les dangers d'un labyrinthe humide et obscure. Sauf que dans Etrian Odyssey ce ne sont pas de sombres cavernes que l'on explore mais plutôt de vertes forêts rafraîchissantes. Ça change quand même beaucoup l'ambiance.

 

Dans le mode classique on crée ses personnages, laissant le joueur monter sa guilde et sa créer propre synergie de classes. Mais moi j'ai commencé avec « The Millenium Girl » qui, contrairement aux quatre autres jeux de la séries, contient un mode histoire, où il y a des personnages prédéfinis et pré-écrit. L'histoire est basique : à l'intérieur d'une ruine d'un complexe, on trouve une jeune fille amnésique qui dormait dans une chambre de stase depuis mille ans. Pour débloquer des nouveaux étages dans ce complexe et en apprendre plus à propos de cette fille il faut explorer les trente étages du donjon principal. Ce mode histoire rajoute un donjon de 4 étages (ou 5 ? je sais plus), des nouveaux boss, et surtout une expérience beaucoup plus scénarisée, avec des dialogues entre les personnages.

La grosse caractéristique et particularité de cette série, c'est les cartes des donjons. Car ces cartes, vous allez les dessiner vous mêmes, en griffonnant avec votre stylet sur l'écran tactile de la DS/3DS. Ça peut paraître chiant et fastidieux, mais en fait pas du tout. Vous dessinez sur une grille, vos tracés sont donc très guidés. De plus l'écran du bas de la console est dédié entièrement à l'affichage de cette carte, on peut donc dessiner quasiment en même temps que l'exploration, et même pendant les combats. Ça se fait donc très naturellement.

 

En ce qui concerne les combats, il s'agit d'un tour par tour assez classique mais au potentiel stratégique plutôt vaste. Il rappelle celui des Shin Megami Tensei (même développeur en même temps) avec une ligne de combattant en avant et en retrait. On a plusieurs élément d'attaque, et plusieurs type d'attaque physique (le classique pierre/feuille/ciseaux), des statuts genre poison, cécité etc. Des choses qu'on voit beaucoup dans les RPG donc. Ces combats se déclenche presque aléatoirement. Presque parce qu'il y a un petit voyant qui passe de bleu à cyan, vert, orange puis enfin rouge, indiquant ainsi qu'un combat va bientôt débuter.

 

Les combats communs se déclenche aléatoirement, mais ce n'est pas le cas pour tous. Il y a ces FOE (Field On Enemy) : ce sont de gros monstres puissants visible pendant l'exploration. La première fois que vous en voyez un nouveau vous serez bien trop faible pour le battre. Il faut alors étudier son schéma de déplacement pour éviter de croiser sa route et de le combattre. Ils peuvent avoir des IA différentes. Certains se contentent de suivre un chemin défini, d'autres sont agressifs et vous foncent dessus... Il faut également noter que les FOE continue de se déplacer alors que les tours dans un combat passe. Ce qui veut dire que vous pouvez tomber dans des embuscades : un FOE arrive dans le combat alors que vous combattiez des monstres communs.

 

Certains boss demande donc une approche préalable histoire de pouvoir le combattre en espérant ne pas se faire trop ennuyer par les FOE à coté.

 

 

Au bout de 50 heures qui donnent parfois du fil à retorde, j'ai donc fini mon premier Etrian Odyssey et l'expérience fut plutôt bonne. Le jeu exige un certain investissement afin d'être fini. Mais pas trop non plus. Sans être une balade de santé, c'était quand même pas aussi compliqué que ce à quoi je m'attendais, cette série étant réputée pour être dure et assez punitive.

 

En commençant Etrian Odyssey 3 j'ai donc voulu prolonger l'expérience et surtout la transcender. Car si The Millenium Girl est le dernier sortie en date, il est quand même un remake du tout premier opus sortit en 2007 et, bizarrement, comparé au 3eme je le trouve moins évolué au niveau de certains aspect du gameplay. On peut par exemple beaucoup mieux personnaliser ses personnages avec les classes et les sous-classes.

 

 

On peut également partir en bateau, explorer les mers et les cartographier. On a cette fois une vue à la 3éme personne donnant une impression de liberté tranchant avec les chemins du labyrinthe à la 1ére personne.

 

La différence se trouve surtout au niveau du challenge. Au premier étage, je sort des combats avec quelques égratignures. Tout d'un coup, je trouve un gros Lynx qui me croque trois personnages. Je fuis le combat et tente de revenir en ville en boîtant, mais je retombe sur des monstres communs qui m'achève. Bim Game Over. Et j'ai pas vu la moitié du premier étage.

 

Très vite en avançant dans EO3, je me suis rendu compte que je suis passé à coté de l'expérience « complète » en jouant à TMG qui a une difficulté sensiblement plus faible, et pas uniquement à cause des personnages pré-définis. En effet dans EO3, on craint chaque combat, même contre les monstres communs. Étant donné qu'on ne peut sauvegarder qu'en ville, en dehors du donjon, il faut donc éviter de trop tenter sa chance, mais en même temps, le retour en ville n'est pas gratuit : il faut soit utiliser un objet qui vous téléporte en ville, soit revenir à pied. Sans compter que vous ne pouvez sauter les étages que tout les cinq étages. Si vous en étiez au quatrième, il faudra repasser par le 1er, le 2éme et le 3éme (rassurez vous, on peut tout de même débloquer des raccourcis).

 

On reste donc toujours en alerte autant en exploration qu'en combat. D'ailleurs les classes disponibles permettent des approches variées, et si on a tendance à privilégier les stratégies de combats, il serait dommage de délaisser le reste. La classe farmer (fermier) par exemple est assez faible mais utile en exploration : elle permet de ramasser plus d'objet rare, de mieux soigner son équipe lors de l'utilisation de tente, de détecter la présence de FOE, etc. J'aime également beaucoup la classe prince/princess : on peut avoir des supports intéressant comme un soin automatique à la fin d'un combat.

 

Ce que j’apprécie beaucoup dans EO, c'est qu'il ne se contente pas de proposer un défi plutôt relevé, il apporte quelques « à cotés ». Ces derniers peuvent apparaître sous la forme de petites caractéristiques intéressantes, mais dans un jeu plutôt difficile, elles permettent une cassure temporaire dans la continuité du gameplay. Un boss est trop dur pour et vous n'arrivez pas à comprendre comment le battre ? Rabattez-vous sur le dessin de la carte du donjon car le fait d'avoir établit une belle carte détaillée de l'endroit est une récompense aussi satisfaisante que de battre un boss. Pendant l'exploration supplémentaire vous trouverez peut être des choses que vous n'aviez pas encore vu. Vous pouvez aussi sortir prendre le large, combattre d'autres boss moins dur hors du donjon, pêcher des poissons... Finalement revenez à la taverne et discutez avec les gens, certains peuvent avoir des conseils très utiles.

 

Le jeu demande en fait pas mal de préparation en ville. On peut affiner ses armes en leur attachant des bonus pour qu'elles infligent des statuts aux adversaires, ou des dégâts élémentaires. Il faudra parfois réorganiser son équipe. En effet un fermier n'est pas très utile au combat, il vaut mieux le remplacer par une autre classe.

 

Le jeu donne de quoi s'occuper sans pour autant noyer le joueur sous une montagne de features toutes aussi gadgets les unes que les autres et donne une expérience très agréable.

 

Le gros point noir dans le mode histoire de The Millenium Girl, c'est que sa difficulté bien moins élevée et ses personnages prédéfinis amputent une bonne partie de cette expérience et on néglige alors la préparation en ville et le dessin des cartes, pour se concentrer sur les combats.

 

 

J'ai toujours trouvé un peu frustrant d'être bloqué dans les jeux qui raconte une histoire. Un boss avec un pic de difficulté placé dans un moment clé peut casser la continuité de l'histoire si le joueur bloque pendant plusieurs heures (ou même plusieurs jours) et le fait sortir de cette histoire. Vouloir connaître la suite du scénario est un moteur de motivation pour battre le boss, mais y être bloqué trop longtemps tend plutôt à faire "ragequit" certains joueurs.

 

Le paragraphe précédent ne concerne pas forcement TMG, mais voici où je veut en venir : quand l'histoire est quasiment absente comme dans EO3, c'est l'imagination qui determine les interaction entre les personnages, c'est ce qui leur arrive (au niveau jeu) qui les construit. On peut prendre le fait d' être bloqué par un boss comme une retraite de la part de son équipe d'aventurier. On peut même fantasmer sur leurs relations...

 

 

Tout est une question de dosage. J'adore les jeux durs et je les apprécient surtout quand il n'y a pas trop de scénario avec. Si il y a une histoire à suivre je préfère ne pas être bloqué trop longtemps sur le gameplay du jeu.

 

TMG est un remake destiné à toucher un plus large public. Il est plus facile de vendre un jeu en présentant ses personnages plutôt que son donjon. De plus la difficulté revue à la baisse permet de moins rebuter certains joueurs. J'ai pas de problème avec le fait que ce mode existe, mais j'ai l'impression qu'on y perd énormément. Ou alors il faut jouer avec le mode de difficulté le plus élevé (j'ai joué à TMG en normal, et EO3 ne permet pas de personnaliser sa difficulté). Et puis, après tout, on peut commencer une partie en mode classique. Dans tout les cas Etrian Odyssey propose une expérience singulière dans un jeu qui sait récompenser les plus persévérent.

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Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

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