Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 09/04/15 à 00h53

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

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Jeu vidéo (Jeu vidéo)

 

Spoiler alert, blablablalolilol. Bon. Voilà.

 

Ça y est, c'est la rentrée. Makoto débarque dans son nouveau lycée, avec la perspective de se faire plein d'amis et d'apprendre des tonnes de choses. C'est un peu comme une nouvelle vie qui commence.

 

Ô rage ! Ô désespoir !

 

La Hope Peak academy n'est pas un lycée comme les autres. C'est un lycée d'élite où le seul moyen d'y entrer c'est d'être sélectionné. Chaque élève excelle dans un domaine ou un autre et se distingue par un titre tel que Ultimate Moral Compass, Ultimate Programmer, Ultimate Swimming Pro … Makoto n'a pourtant aucun talent particulier mais a été sélectionné en tant que Ultimate Lucky Student.

 

Cette chance l'abandonne vite, car au moment où il franchit le portail, il tombe dans les pommes. Il se réveille à l'intérieur du lycée, en présence de quatorze autres élèves qui, vu leurs accoutrements respectifs, sont en pleine crise d'adolescence et d’anticonformisme.

 

L'établissement est complètement scellé. Les fenêtres sont obstruées par de grandes plaques de métal de façon à ce que personne ne puisse voir l’extérieur, et aucune porte ne permet de sortir.

Un ours en peluche moitié noir et moitié blanc, nommé Monokuma, s'annonce comme étant le proviseur de l'établissement. Ils sont tous enfermés dans l'école pour y jouer un jeu macabre.

 

Pour en sortir vainqueur, il faut survivre à tout les autres joueurs. Pour cela, il faut donc commettre des meurtres, sans se faire pincer. En effet dès qu'un cadavre est découvert, les participants doivent enquêter pour découvivr qui est le tueur. Ils sont ensuite réunit pour une sorte de procès, au cours duquel ils devront voter pour accuser le suspect. S'ils tombent juste, le meurtrier est exécuté, mais si en revanche, ils se trompent, alors tout le monde meurt, sauf le meurtrier, qui sort vainqueur.

 

Ah et aussi, interdit de faire du mal au proviseur. Y'en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.

 

On remarque tout de suite, au vu du chara-design, une certaine volonté des auteurs à se faire remarquer par la direction artistique. En voyant les coupes de cheveux et accoutrements improbables, on sait tout de suite que l'univers du jeu sera à l'image des personnages : complètement fou et probablement versé dans la surenchère. Cela ne s'arrête pas aux personnages, car on remarque d'autres éléments qui renforcent cette identité graphique, tel que le sang représenté en rose-fluo. Ce qui est dommage en revanche, c'est que beaucoup de ces personnages sont des clichés (voir peut être même tous...). Nous avons une gothic lolita au caractère hautain, un fils de riche qui lui aussi prend de haut tout le reste du casting, une fille super timide qui est en fait une tueuse psychopathe, un garçon efféminé qui s'habille en fille pour se faire passer en tant que tel, un geek (voir otaku) qui préfère les filles en 2D, etc.

 

Sayonora Zetsubou Gakkou

 

Dangan Ronpa est donc un Visual Novel où on peut visiter plus ou moins librement le lycée. Parfois on a des impératifs et il faut aller à un endroit précis, et d'autre fois on a du temps libre et on peut sociabiliser avec qui on veut, car renforcer ses liens avec ses camarades apporte son lot de bonus pour la suite.

 

La partie Visual Novel est dynamisée par quelques particularités. En général on a besoin d'un seul bouton : celui qui fait défiler le texte (le bouton X dans notre cas). Mais parfois on voit apparaître un mot en violet et on peut alors choisir soit d'appuyer sur Triangle et de réagir, soit d'appuyer sur X et de l'ignorer. Ce n'est pas très éloigné d'un choix à embranchement tel qu'on en voit très souvent dans ce genre de jeu, mais présenté ainsi, cela donne beaucoup plus l'impression d'avoir intervenue dans une conversation, et cela a donc contribué à la dynamiser.

 

Il y a aussi ces fameuses phases d'enquêtes sur les meurtres suivi des procès. Durant les enquêtes, on récolte plusieurs indices sous la forme de « Proof Bullet ». Puis pendant les procès, quand le texte défile sous vous yeux automatiquement, vous devez tirer ces bullets sur les arguments que autres avancent quand vous pensez qu'ils sont faux et emmètre des objections. On compte également d'autres mini-jeux permettant de reconstituer la scène, le tout dans un temps limité, maintenant la tension a son comble.

 

Le jeu fait preuve d’innovations à ce niveau là, et ce qui, à mon avis, explique un si grand succès pour un Visual Novel.

 

 

Malgré l'emprisonnement, et l'annonce des règles du jeu assez inquiétantes, les premiers jours se déroulent plutôt bien. Aucun incident majeur n'est a déplorer, et Makoto commence a s'habituer à cette nouvelle « vie ». Il va se lier d'amitié avec Sayaka, détentrice du titre Ultimate Pop Sensation, une jeune idole prometteuse. Lui est Sayaka ont déjà été dans la même classe ce qui va les rapprocher, et la jeune fille va se montrer surprenamment avenante, se déclarant l'assistante de Makoto, s'ouvrant à lui et lui vouant une confiance aveugle, à tel point que cela devient légèrement suspect... Mais en tout cas le duo semble vouloir s’allier pour éviter le pire.

 

S'ils tentent de trouver des indices ou une façon de sortir de ce trou, les participants refusent pour le moment de jouer le jeu de Monokuma. Mais ce dernier fini par s'ennuyer, et veut leur donner leur une motivation... Il les invite dans la salle vidéo où se trouve un DVD chacun à leur nom. Makoto qui est le premier arrivé, visionne le sien, où il voit sa famille, assise dans un canapé, le féliciter et lui souhaiter bonne chance dans son nouveau et prestigieux lycée. Mais la vidéo ne s'arrête pas là. Il découvre ensuite, la même scène, sans sa famille, mais avec le canapé complètement dévasté, laissant supposé que tout ne va pas bien... Les autres visionnent à leur tour leurs vidéos respectives, et Sayaka semble être celle qui encaisse le moins bien la nouvelle.

 

Monokuma a donc tenté de provoquer l'envie pressante de sortir de ce lycée, car à l'évidence, quelque chose ne tourne pas rond dans le monde extérieur.

 

Après avoir réconforté Sayaka, Makoto et les autres retournent dans leurs chambres. C'est alors que Sayaka frappe à la porte de notre héros, car elle aurait entendu des bruits à sa porte qui l'ont inquiétée. Makoto lui propose d'échanger de chambre pour la nuit, ce qu'ils font. Il se retrouve donc à s'endormir paisiblement dans une chambre de fille sentant le doux parfum de sa chère amie...

 

Le matin, le groupe se rassemble peu à peu dans la salle à manger, mais il semble qu'une personne manque à l'appel... C'est avec un très mauvais pressentiment que Makoto retourne en courant dans sa chambre (celle où Sayaka a dormi) pour y faire une horrible découverte.

 

Fini de rire maintenant. Après un commencement calme, le jeu nous ramène brutalement à la réalité. Il va sans dire que le héros est particulièrement touché par la mort de Sayaka, mais le jeu ne s'arrête pas pour lui, et nos amis vont devoir enquêter sur l'affaire. Et évidement cela va se gâter pour le héros qui devient le suspect principal, étant donné que le cadavre à été découvert dans sa chambre et que personne à par lui et la victime n'était au courant de leur échange. Commence alors une phase d'enquête où Makoto va devoir s'innocenter.

 

Sans entrer dans les détails, voici grosso modo la résolution de l'affaire : Sayaka n'était pas sensée être la victime mais la meurtrière. Elle a échangé de chambre avec Makoto et a invité quelqu'un pour le tuer, et comme le meurtre se déroulait dans la chambre du héros, ce dernier était sensé porter le chapeau. Mais le plan a mal tourné et c'est Sayaka qui a perdu l'affrontement avec sa cible. Elle laissera toutefois un message écrit avec son propre sang qui servira a innocenter Makoto, laissant penser que ses intentions envers ce dernier était assez hésitants finalement.

 

La première affaire est inattendue est plutôt riche en rebondissement. De plus elle implique directement le héros et un personnage proche, réussissant ainsi a capter notre attention et notre empathie dés le début. Le jeu continue ensuite sur la même lignée, avec des passages où on prend le temps de discuter avec les autres joueurs, et avec d'autres affaires qui se renouvellent afin de ne pas sombrer dans la monotonie : suicide, double meurtre, feinte etc...

 

Jusqu'ici tout va bien, on se prend au jeu à fond, on veut sauver nos camarades de classes mais beaucoup finissent inévitablement assassinés, ce qui donne lieu à des phases de procès endiablés.

 

On va donc sauter une bonne partie de l'histoire pour se pencher directement sur le tournant scénaristique majeur où l'on va en apprendre plus sur le scénario. Et là mes amis, aie aie aie, on va pas tous être d'accord, étant donné que le jeu est très bien accueilli par la critique et par le public. Mais il va encore falloir que je ne soit pas d'accord avec tout ce beau monde, et pourtant je n'ai pas un esprit de contradiction, je vous assure...

 

Objection !

 

Après moult meurtres et exécutions sanglantes qui ne semble pas connaître de fin, on se demande toujours dans le suspense du moment comment est-ce qu'une histoire pareil peut finir. Est-ce qu'une poignée de survivants va pouvoir s'échapper, ou est-ce qu'un seul gagnant va se démarquer, comme le prévoit les règles du jeu ? Je me suis même demandé si les meurtres était bien réels, en repensant au sang rose fluo qui pourrait peut-être faux.

 

Monokuma annonce même pendant un moment qu'il sont en fait dans une émission de télé-réalité et que le monde entier les regarde. Au moment de cette « révélation » l'idée m'avait déjà traversé l'esprit. Mais peut importe, parce qu'en fait c'est pas du tout ça.

 

T'es bien gentils, espèce d'ours en peluche mal décousu, mais on en a marre de se battre et de s'entre-tuer dans ton jeu pourri ! Ça tombe bien parce Monokuma aussi il en a marre. Bon alors stop. On arrête tout et on change les règles du jeu.

 

C'est alors que s'engage la dernière partie du jeu. Cette fois, on mène l'enquête pour découvrir la vérité sur ce lycée, sur Monokuma, sur la raison de leur emprisonnement, sur la vie et tout le reste.

 

On apprend donc qu'une des élèves encore en lice est en fait la fille du proviseur (le vrai), et les ossements de ce dernier sont contenu dans un paquet cadeau. Ouais c'est cool, mais on s'en fout un peu...

 

Donc en gros :

 

  • Fin du monde : dehors c'est l'apocalypse, causé par un groupe de militaire extrémiste européen. Les villes sont en ruines, il y a des morts partout. Les élèves de la Hope peak Academy sont presque tous sain et sauf, cachés dans leur lycée, et parmi eux il y a deux membres de ce groupe.

  • Amnésie : pour protéger la future élite de la société, le proviseur et ses élèves transforment le lycée en forteresse impénétrable. Mais comme ils sont tous en proie au désespoir, le proviseur leur efface la mémoire (il leur demande leur avis avant quand même) pour qu'ils puissent vivre sans savoir ce qu'il se passe dehors et qu'ils en soit protégés. Mais bon pas de bol, les méchants sont déjà là.

  • Yandere vs the world : les deux soeurs, Mukuro Ikusaba et Junko Enoshima (les méchantes) en profitent pour mettre en place leur survival game. Mukuro se fait passer pour Junko, pendant que la vrai Junko se cache, pour tirer les ficelles du jeu (et du scénario aussi). Mais Junko est un peu timbrée, alors elle trahit sa soeur et la tue. Comme ça elle se fait passer pour morte.

 

Une fois ces révélations faites, Monokuma/Junko lance un ultime défit aux joueurs : si pendant le vote du procès, tout le monde choisi Junko, elle sera exécutée et ils seront libres, mais si un seul d'entre eux vote pour quelqu'un d'autre, c'est Makoto qui sera exécuté. Et oui parce que dehors, c'est la fin, c'est la mort, c'est ma guerre. Peut-être sont-ils plus en sécurité ici qu'à l’extérieur ? Vont-ils céder au désespoir ultime et choisir de sacrifier leur ami pour leurs sécurités ?

 

Mais bien sûr, c'était sans compter sur le beau discours de Makoto. Oui gardons espoir, et l'amitié triomphera du mal ! Finalement tout fini bien, et le groupe uni fini par sortir victorieux. Junko se fait exécuter en trépignant d’excitation à l'idée de céder au désespoir.

 

Unrelated picture.

 

Dans la dernière partie du jeu, on assiste a un cassage de règle du jeu, autant du coté des joueurs que du coté de « l'organisateur ». C'est en effet la seule façon de finir avec plus d'un personnage en vie. Dans les survival game, j'ai tendance à voir ce genre de procédé comme une facilité, comme si l'auteur n'avait plus d'idée pour jouer habilement avec les mécanismes du jeu et préférait tout arrêter et finir autrement.

 

A partir du moment où les personnages arrivent à aller dans les endroits où ils n'étaient pas sensé aller, ils peuvent enfin lever le voile sur certains mystères, et reprendre la main sur leurs destin, mais j'ai du mal à savoir si cette négligence vient de la part de Monokuma, ou bien si c'est le seul moyen que les auteurs avaient pour « débloquer » la situation. Peut être un peu des deux.

 

Et en ce qui concerne ces révélations, on a une méchante qui aime se repaître du désespoir de ses victimes, une fin du monde extérieur, des personnages amnésiques, un discours sur l'amitié. Les ficelles les plus utilisées de la culture japonaise en somme.

 

On peut aussi se poser des questions sur le sens du plan du proviseur qui a voulu protéger ses élèves en les enfermant et en leur cachant la vérité. Surtout que, même sans les deux psychopathes, il y a de fortes chances qu'une situation en huis-clos finisse par tourner au vinaigre de toute façon.

 

Mais ce n'est pas encore tout à fait fini, puisqu'il y a une scène bonus après le générique de fin.

 

Dangan ronpa a sans doute été développé à la base comme un jeu sans suite. A la fin il n'y a plus de zone d'ombre. On se demande juste si les héros vont survivent dans un monde post-apo. Mais bon, on sais jamais: et si le jeu avait du succès, ça vaudrait peut être le coup d'en faire une suite, voir d'en faire une licence trans-média en sortant des spin-off, animes et des light novel ?

 

C'est donc ainsi qu'à la fin, on voit Monokuma se relever et s'animer. Il y a donc toujours quelqu'un qui contrôle la marionnette, ou alors ce n'est pas une marionnette... Dans tout les cas cela soulève nombre de nouvelles questions.

 

Le problème que j'ai avec ces dix secondes finales, c'est qu'elles viennent invalider quasiment toutes les révélations faites (qui était déjà pas bien intéressantes). Au final, on nous présente l'univers du jeu comme étant plus complexe qu'il n'y paraît. Mais j'ai l'impression d'avoir couru après la carotte pendant tout le jeu, et au moment où je pensais l'avoir attrapé, on me l'a retire juste sous mon nez, et aller « Si tu veux savoir la suite, achète le prochain épisode ».

 

J'ai rien contre les jeux à suite, mais celui-ci distille volontairement son intrigue sur plusieurs jeux, afin de presser le citron et d'en extraire le jus jusqu'à la dernière goutte. Un peu comme les multiples Assassin's Creed, où a chaque nouveau épisode on s'attend enfin à en savoir plus, alors qu'on apprend à chaque fois rien du tout. Cela relève plus de la malhonnêteté que du génie...

 

Peut-être qu'après avoir été habitué à Zero Espace, où le survival game y était très structuré et ne permettait que peu de variable aléatoire, j'ai plus de mal à pardonner ce genre d’errance. D'autant plus que les ZE, même s'ils s'agit de jeux à suite, résolvent leurs intrigues avant d'ouvrir sur quelque chose d'autre, sans pour autant invalidé tout ce qu'on a appris sur son univers au cours de l'épisode.

 

Pour Danganronpa, c'est bien dommage car le jeu, en occultant cette dernière partie, est bien structuré, bien mise en scène et plutôt bien écrite malgré des personnages désespérément caricaturaux. Après le mystère reste entier. Est-ce que le 2 va me donner tord, est ce que la méta-histoire vaut malgré tout le détour ? J'ai quelques doutes la dessus, mais bon, va savoir...

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Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

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