Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 09/04/15 à 00h53

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

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Animation japonaise

Après avoir tiré à boulet rouge sur un anime exécrable il y a quelques semaines, aujourd'hui on va parler d'un anime qui respire bon la fraîcheur de la banquise.

 

A l'inverse de Sword Art Online, qui est à mes yeux l'exemple type d'anime commercial blindé de procédés putassiers que je conspuent (et bien plus encore), Mawaru Penguindrum représente un des aspects qui me fascine le plus dans la culture populaire japonaise. Prenant place dans des univers à l’esthétique particulière, ces oeuvres sont pleines de symboles qui apparaissent à l'écran, ayant une signification sans avoir forcement une raison rationnelle d'être là. On décolle alors clairement de la réalité mais on oublie presque qu'ils sont ici, tant ils fusionnent bien avec l'intrigue et les personnages.

 

Kanba et Shoma vivent avec leur soeur Himari, seuls dans une maison qui ressemble à un taudis bariolé de couleurs. Bizarrement, leurs parents semblent être absents. Ces trois jeunes gens semblent vivre des jours heureux, en cuisinant et prenant leurs repas ensemble, en s'amusant...

 

Mais les deux frères n'ignorent pas que leur soeur est malade et qu'elle n'a plus beaucoup de temps à vivre. Sans doute profitent t-ils du temps qu'il leur reste en vivant chaque jour comme le dernier... Jusqu'à ce qu'un jour, le dernier arrive. Alors qu'ils sont en visite dans un parc aquatique (avec des pingouins dedans!) Himari tombe dans le coma. Elle est emmenée à l’hôpital mais succombe à sa maladie.

 

Elle est alors ramenée miraculeusement à la vie par une entité visiblement non humaine, et prend possession du corps de la jeune fille pour s'adresser à Kanba et à Shoma. Elle dit venir de « là où aboutit votre destin », et accordent un répit à Himari. En échange ils doivent retrouver le « penguindrum » pour sauver leur soeur. Et tout cela dans un véritable feu d'artifice de symbole métaphorique qui en disent long sur la direction artistique de l’oeuvre.

 

Mawaru penguindrum nous invite à suivre les aventures de deux frères qui sont prêt à tout pour retrouver ce mystérieux penguindrum et sauver leur soeur adorée.

 

 

Fabulous Max

 

Avec un pitch pareil, vous allez peut être vous dire que c'est un anime triste, que c'est une dramatique course contre la montre pour retrouver un objet dont personne ne semble savoir ce que c'est exactement, ni même où il se cache. Et bien ... oui et non. Cet anime jongle habilement avec entre la comédie et le drame.

 

Dans les premiers épisodes, Kanba et Shoma sont informés que le penguindrum serait détenu par une certaine Ringo, une lycéenne tout à fait normal... Non, en réalité elle n'est pas normal du tout. Elle possède un journal intime dans lequel est écrit sa destinée. Il y est principalement question de l'histoire d'amour avec d'un certain Tabuki, le professeur des deux frères (tout est liés...). Ringo passe donc toute son énergie à essayer de respecter son destin prédéfini afin que Tabuki tombe amoureux d'elle.

 

Nos deux héros en concluent donc que ce journal doit probablement être le penguidrum qu'ils recherchent, et décident de jouer le même jeu que sa propriétaire pour avoir une chance de le récupérer. On enchaîne alors des situations drôle et improbable à la pelle, où Ringo met en place des plans tous plus incongrues les uns que les autres, aidée par Shoma qui devient l'esclave de ses caprices. On a également le droit à des séquences où Ringo se fait des films dans sa tête, avec des mises en scène théâtrales improbables.

 

Ringo est probablement le personnage qui représente le plus l'esprit de cet anime. Elle complètement folle et sa folie va tellement loin que parfois, on ne sais plus si on doit en rire ou en pleurer. Mais elle est aussi attachante, car elle a des raisons intimement lié aux personnes qu'elle aime, notamment sa famille.

 

Mawaru Penguidrum contient bien d'autres personnages haut en couleur, tel que Masako, une jeune femme courant après Kanba pour quelques obscures raisons, un docteur mystérieux aux cheveux rose accompagné de deux lapins noirs, une actrice fiancée à Tabuki, et bien sûr Tabuki lui même qui est un personnage important. Au delà de leurs chara-design respectifs, ils sont pour la plupart également définit par une phrase fétiche qu'ils citent plusieurs fois par épisode (tel que le fameux "STATEGIE DE SURVIE").

 

 

Destiny !

 

Mais alors qu'est ce que raconte l'anime exactement ? C'est la grande question, car l'histoire prend peu à peu de l'ampleur aux fils des épisodes, se complexifiant en croisant de nombreuses intrigues parallèles, au point de se demander où est-ce que ça nous mène. On passe alors d'une ambiance assez légère a quelque chose de plus grave, abordant des histoires de fins du monde (rien que ça) sans compter que le répit d'Himari arrive peu à peu à échéance. On enchaîne de nombreux flash-back étoffant le background des personnages, mis en scène autour de symbole dont il est parfois difficile d'en comprendre la signification, mais qui en même temps contribuent énormément à rendre l’esthétique de cet anime singulier.

 

Un des symboles qui m'a le plus marqué est celui du « Grilleur d'enfant ». Un terme glauque pour un lieu qu'il l'est tout autant, et qui représente un sentiment de rejet de façon décalé.

 

L'anime ne manque pas de métaphore et s'en sert pour évoquer divers thèmes, léger ou extrême et parvient de cette façon à faire prendre une ampleur dramatique insoupçonnée à son histoire sans jamais tomber dans la violence gratuite.

 

Il est possible d'arriver au dernier épisode sans avoir tout compris, tant l'anime se construit autour de symbole, avec une histoire qui est elle même symbolique. Pourtant la destinée de ces personnages subtilement complexe laisse difficilement de marbre. Mawaru Penguidrum est un anime unique, qui respecte ses ambitions du premier au dernier épisode. Il mêle des personnages marquant dans un univers artistique détonnant, sans oublier son OST tout aussi marquante, et nous livre une magnifique histoire d'amour, de haine, de destinée, de punitions, de pommes et … de pingouins.

 

Dans une industrie qui manque cruellement d'originalité, c'est une véritable bouffée d'air frais.

 

Commençons la stratégie de survie!

 

 

 

(une des plus belle piste de l'OST, retranscrivant bien les différentes phases de l'anime)

 

J'aurai voulu creuser un peu plus le sujet afin d’apporter une critique plus poussée, mais le moins l'on puisse dire, c'est que c'est assez casse-gueule pour ce genre d’anime. Alors je me contente de vous donner envie d'aller le voir, et peut être que plus tard... si j'ai de l'inspiration...

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Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

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