Fin alternative

Fin alternative

Par Voron Blog créé le 09/05/12 Mis à jour le 02/01/17 à 12h09

Ami, si tu est ici, c'est que tu as probablement foiré quelque chose au cours de ta partie. Tu n'auras donc pas la bonne fin. C'est dommage, tu vas devoir recommencer le jeu depuis le début.

Mais puisque tu es là, pourquoi ne pas en profiter pour découvrir celle que je te propose?

Ajouter aux favoris
Signaler
Animation japonaise

Qui dit nouvelle année, dit nouvelle rubrique. J'ouvre donc avec ce billet la catégorie « Animation japonaise » sur ce blog qui parle à la base uniquement de jeux vidéo. Et pour rester presque dans le sujet du blog, on va parler d'un anime qui parle de jeux vidéo ! Mais qui ne fait pas honneur ni aux JV, ni à l'animation...

 

Sword Art Online. Avec un titre pareil on imagine déjà le MMORPG bateau, auquel on a déjà joué 15 fois depuis World of Warcraft.

Tuer des gens, c'est pas très grave

 

SAO nous raconte l'histoire de Kirito, jeune joueur hardcore et grand amateur de MMORPG. Kirito, il paye pas de mine comme ça, mais c'est un PGM (pro gamer, jargon technique...). Il a déjà écumé la beta et connait les tenants et aboutissants du jeu. Bref c'est pas un rigolo.

 

L'originalité de ce jeu, c'est qu'il utilise la réalité augmentée pour immerger le joueur dans l'univers. Comme un occulus rift. Vous branchez vos neurones sur un casque et vous vous retrouvez endormi dans le vrai monde, pour vous réveiller dans le monde du jeu.

 

Un jour, alors qu'il farm tranquillement dans les plaines de Ouzkma sud en tuant à la chaîne des Pégasus ailé niv 42 avec sa [MoBsLaYeR] (+3 force, +5 endurance, confère le charisme de type Shinjiesque), une voix annonce à tout les joueurs qu'ils sont piégés dans le jeu.

 

S'ils meurent dans le jeu, ils meurent aussi dans la vrai vie. Si quelqu'un essai de les sortir de l’extérieur en les forçant à se réveiller, le cerveau grille. Ils ont toutefois une solution pour sortir de leur prison virtuel: finir le jeu.

 

Le monde de Sword Art Online est constitué de plusieurs étages. A chaque étage son donjon et son boss. Et pour finir le jeu il faut finir tout les étages.

 

(Et tout ça en perma-death. Il vaut mieux pas jouer tank dans ce jeu !)

 

Toute ressemblance avec un synopsis d'un autre anime serait totalement fortuite, bien entendu !

 

Comme pas mal d'anime japonais actuel, SAO respecte scrupuleusement son cahier des charges. Vous savez, c'est un peu comme si vous vouliez acheter une télévision, vous allez consulter une liste de caractéristiques comme la taille de l'écran, les connecteurs supportés, s'il y a la 3D ou non...

Avec les animes c'est pareil :

Personnage masculin unique                  OUI

Présence d'une tsundere                              OUI

Blague coquine et fan-service                  OH QUE OUI

SAO s'inscrit également dans cette nouvelle mode de mettre tout les clichés possibles du genre Slice of life (ou Tranche de vie), dans une oeuvre qui n'est pas du Slice of Life. Parmi les plus courant nous avons :

  • Le harem. Un seul personnage masculin et un monde entier de femme qui tourne autour de lui.

  • Un autre personnage masculin, mais totalement insignifiant. Il apparaît maximum 3 fois en 12 épisodes et passe pour un loser.

  • Un personnage féminin qui fait bien la cuisine. Parce que c'est le rêve de tout homme d'avoir une femme qui sait cuisiner (même si c'est pas votre femme ou votre copine, elle se lève à 6 heures pour venir faire le petit déjeuner chez vous).

  • Un personnage féminin aux atouts avantageux. Mais celle-ci ne fait pas la cuisine.

  • Un personnage hautaine et pimbêche (dit tsundere). Elle est tellement kawaiiiii quand elle s’énerve.

  • Un personnage féminin qui chuchote. C'est plus pratique de parler à voix basse que de bafouer quand on est timide. Bien vu !

Bon je vais pas tous les citer parce que j'en ai pour la semaine sinon. Mais j'en rajoute un qui lui fait partit du cahier des charges du Shonen-slice-of-life : LA SCENE CHOC. Ou les scènes chocs. C'est gratuit de toute façon, alors pourquoi se priver.

 

Bref recentrons un peu le sujet. Comment battre les boss du jeu en évitant de mourir ?

 

Alors la réponse est simple : on ne peut pas. Je vous ai prévenu, il faut du choc. Il faut du gras, il faut du sang. Quitte à faire mourir un personnage par épisode de façon tragique, même si on en avait rien à faire de lui vu qu'on le connait que depuis 10 minutes. Un univers impitoyable se doit de faire rappeler qu'on est pas ici pour jouer à pouet-pouet camion avec les héroïnes les plus bénie par la nature.

 

Alors vous voulez savoir ce qu'il se passe dans cette anime ? Vous voulez du choc ? Vous allez être servi.

 

Les 25 épisodes sont divisés en deux parties.

Evangelion, c'est cool

 

On commence doucement avec Kirito qui, en grand solitaire, se méfie un peu des groupes. Il participe de temps en temps à quelques concertations et quelques sorties, mais garde en général ses distances.

 

Il faut dire que sa première expérience de guilde ne fut pas heureuse. Alors qu'il parcourait un donjon accompagné de sa modeste guilde de 5 joueurs, le groupe tombe alors dans un piège vicieux. Un coffre rempli de moult richesses placé au milieu d'une salle. Vous devinez sans doute ce qu'il se passe si on touche le coffre : la salle se verrouille, et plein de monstres apparaissent. D’où sortent ces monstres ? On est dans jeu, question non valide. En tout cas l'issue du combat est catastrophique. Tout le monde meurt, même la jolie jeune fille à qui Kirito n'a pas eu le temps d'avouer ses sentiments. Kirito bien sûr, s'en sort indemne physiquement (un heal niv 4 et ça repart!), mais moralement traumatisé. Souffrant du complexe du hérisson, il évite la compagnie, évitant ainsi de blesser les autres (et de se blesser lui même).

"Enfoiré, je suis morte pour tes beaux yeux"

Shinji... heu pardon... Kirito fera la connaissance d'autres jeunes femmes, qui tomberons à leurs tours amoureuse de lui. Mais je vais pas faire la liste, je risquerai de me lasser. Passons directement au personnage féminin central autour duquel s'articule notre histoire.

 

Asuna est une joueuse compétente faisant partie d'une puissante guilde (on peut les reconnaître à leurs lourdes armures de templier rouge et blanche, mais surtout à leurs têtes d'enterrement déssinés sur leurs visages). Elle a également l'avantage d'avoir débloqué des points de compétence en cuisine et peut donc utiliser un [Four] avec une [Viande de monstre] lootée sur un boss pour créer un [Festin royal]. Kirito tue le boss, Asuna cuisine, et les taches ménagères sont bien partagées.

 

Nos deux amis vivent moult aventures qui les rapprochent (même physiquement), et Kirito fini par se faire convaincre de rejoindre la guilde de son amie (Asuna a aussi l'avantage de survivre assez longtemps pour faire changer son avis à Kirito). Mais n'oublions pas que SAO est un monde sans pitié, aussi nos deux tourtereaux ont la crainte légitime d'être séparés par la mort. Ils décident alors de se marier, et de prendre des vacances afin de passer du temps ensemble. Ils vont dans le bureau du chef de la guilde pour poser leurs RTT. On fait donc connaissance du guild master, Heathcliff. Un personnage marquant, imposant et charismatique qui est en fait l’administrateur principale du jeu, mais chut ! Ne le dites le pas à Kirito.

 

Les jeunes mariés s'isolent loin du tumulte de la capitale pour s’installer dans une maison en bois dans la forêt et coulent quelques jours heureux, où ils iront pécher du poisson dans le lac (quelqu'un a vu ma [Canne à pèche elfique]?), se promener en forêt et dormir dans le même lit (roh !).

 

Un jour, ils trouvent dans la forêt une petite fille qui dort et qui a la particularité de ne pas être humaine (elle n'a pas de barre vie au dessus de sa tête). Ils l'a ramènent chez eux, et quand elle se réveille, la première chose qu'elle dit est « Papa, maman », évitant ainsi une ellipse temporelle de 9 mois (et puis de toute façon, les bébés ne seront rajoutés que dans le patch 2.15v4).

 

Bon je vous ai parlé de tout les personnages importants, du coup je ne vais pas raconter tout les détails. En gros la petite fille, nommée Yui, est une intelligence artificielle faisant partie du système de jeu. Mais comme elle est pas sensée aider les joueur, l’administrateur tente de la mettre hors d'état de nuire, mais Kirito la sauve en l'enfermant dans un pendentif (Le hacking. Tu peut pas test).

Kirito et Asuna sont alors rattrapés par la réalité (virtuelle en tout cas) et retournent au front. Alors qu'ils participent à un raid dans un donjon avec leurs guildes de templiers trop badass, Kirito a soudain une illumination et comprend que le taulier c'est Heathcliff, le chef de la guilde.

 

C'est ainsi que commence le combat final, gagné de justesse par Kirito, pas parce qu'il est plus fort, mais juste parce que c'est le héros. Le méchant est mort, le jeu est terminé. Tout les joueurs sont libérés de cette affreuse prison.

 

Nous en sommes alors à la moitié des épisodes et il y a déjà beaucoup à dire. En effet vous pouvez constater que le scénario est moins important que toutes ces personnages féminins qui ne font office que de faire-valoir. Mais parlons du scénario puisqu'il y en a tout de même un, même s'il n'a ni queue ni tête.

 

L’intérêt d'articuler une intrigue autour d'un jeu, c'est de poser des règles à ce jeu et de s'y tenir jusqu'à la fin. On peut alors donner un final spectaculaire où les personnages utilisent intelligemment les règles à leurs avantages. On découvre alors souvent une vérité et un enjeu caché. Dans Sword Art online, vous n'avez rien de cela. Pour finir le jeu, comme je l'ai dit, il faut juste battre une pléthore de boss. Il n'y a pas spécialement de règles aux combats non plus. En réalité on a l'impression que l'auteur oublie lui même que son univers est un jeu, et raconte juste une histoire de combats contre des adversaires à la difficulté croissante (le coté Shonen de l'anime). Vient ensuite la lune de miel où on revient à du pur Slice of Life. Pour finir, le scénario se permet la facilité ultime d'un jeu: saborder ses propres règles, mettre en place une confrontation finale, et c'est fini. Pourquoi précisément finir à ce moment là, pourquoi à cette endroit ? Sans doute parce qu'il fallait faire avancer l’histoire d'Asuna et introduire d'autres filles amoureuses. Quand à la raison pour laquelle le méchant les enferment tous dans un jeu, honnêtement je me rappelle plus. Peut être qu'il voulait fusionner l'humanité tout entiére, c'est original ça, comme idée. De toute façon le scénario on s'en tape, on est là pour le fan-service !

 

Vient alors la deuxième partie de l'anime. Oui parce que c'est pas vraiment fini, vous vous en doutiez. J'ai, au début, parlé de scène choc, et pour le moment on n'a rien vu de tel. Juste des joueurs qui meurent dans le jeu et dans la vrai vie. Mais si vous voulez du choc, de trucs bien dégueulasses, vous avez encore rien vu, je peut vous l'assurer.

L'amour entre frère et soeur, ce n'est pas sale

 

On retrouve donc Kazuto dans la vrai vie (et oui Kirito c'était juste un pseudo!). Après ses folles aventures en ligne il tente de se réadapter à la vrai vie. Il habite seul avec sa petite soeur (règles d'or de la japanim), on ne voit jamais leurs parents (les adultes c'est rien que des emmerdeurs!), et bien sur la petite soeur est amoureuse de son frère. TOUT VA TRES BIEN, VOUS ETES DANS UN ANIME JAPONAIS. Toute les filles tombent amoureuses du héros, peu importent qu'elles soit de la même famille ou du même age... Parce c'est ça, l'amour véritable.

 

Mais si Kirito a pu se réveiller, tout le monde n'a pas cette chance. En effet sa femme (enfin est-ce que c'est vraiment sa femme dans la réalité?), Asuna, est toujours dans le coma pour des raisons inconnues. Il lui rend souvent visite à l’hôpital pour lui parler, des fois qu'elle puisse l'entendre dans ses rêves, et heureusement il se contente de lui parler (pas comme son homologue dans un autre anime connu). Une belle au bois dormant vulnérable, captive et impuissante, voici ce que devient le seul personnage féminin qui n'était jusqu'ici pas uniquement là pour montrer ses formes généreuses.

 

Un jour, alors que notre amoureux transit raconte à son amour ce que son amoureuses de soeur lui a amoureusement préparée ce midi, le père d'Asuna arrive, accompagné d'un autre homme, Nobuyuki Sugou, dont le sourire sarcastique en dit long sur son rôle dans l'histoire. On apprend alors que cette homme va marier Asuna sur la décision de son père.

 

Quoi de plus pratique que de profiter de la vulnérabilité d'une fille sans défense (elle est devenu un légume quand même) pour arranger un mariage forcé? Très bonne idée d'un père qui donne sa fille en pâture à une homme d'age mûr qui, vu son regard, compte utiliser la fille pour assouvir quelques plaisirs en la prenant pour une poupée gonflable de luxe (pardonnez moi mon langage...).

 

Kirito, outré qu'on tente de lui voler sa femme (parce lui, il est déjà marier à elle quoi!), va tout faire pour la sortir de mauvais pas. Un ancien joueur de SAO lui fait parvenir une photo flou, mais pas assez flou pour ne pas reconnaître Asuna qui est enfermée dans une cage (trop profonde la métaphore, ça commence à voler haut). Elle est en fait prisonnière dans un autre jeu du même type que SAO : Alfheim Online (ALO). Notre héros au grand coeur, retourne donc connecter ses neurones à son casque, et c'est repartit pour un tour !

 

Sur ALO, Kirito mène l’enquête. Il a un personnage de jeu déjà super fort, parce que comme le jeu est connecté à SAO, il a récupéré toute ses carac'. Pratique quand même non ? D'ailleurs sa fille Yui, se transforme en petite fée. Alors allons retrouver maman !

 

Il fait la connaissance de Leafa une jolie elfette qui comme toute les autres créatures féminines, ne résiste pas à son charme. Elle décide alors de l'aider à retrouver Asuna.

Bien que Kirito et sa soeur l'ignorent, Leafa est la soeur de Kirito qui, elle aussi, joue sur ALO. Autant la ressemblance entre Leafa (dans le jeu) et la soeur (dans la vrai vie) n'est pas évidente, autant je me demande comment elle ne fait pas le rapprochement entre son frère et Kirito. Mais bon, toujours est t-il qu'elle tombe amoureuse de Kirito pour oublier l'amour inavouable qu'elle porte à son frère. Vous me suivez toujours ?

Leafa et Kirito

Quand ils finissent par découvrir leurs identités respectives, sa soeur s'enferme dans sa chambre, triste de découvrir qu'elle était en fait amoureuse de son frère. Oui le scénario abandonne peu à peu toute logique, mais au moins cela permet de mettre en place le cliché de l'amour incestueux que l'on retrouve également souvent.

Revenons à Asuna. Elle est retenu captive par Nobuyuki (le pervers qui va la marier), qui et en fait l’administrateur de ALO. SANS BLAGUES. Son pseudonyme est Oberon, parce que les références mythologiques ça fait toujours bien. L'empereur Oberon retient donc la demoiselle sur le jeu pour pouvoir la marier sans qu'elle ai son mot à dire. Si ça c'est pas du plan machiavélique ça.

 

Au cours des ses mésaventures, Asuna va réussir à s'échapper de sa cage et tente de trouver un endroit, dans ce qui semble être le repaire des méchants, pour se déconnecter ! Elle va tomber sur deux « employés » qui travaille sur le jeu, dont les avatars ressemble à des monstres dotés de tentacules. Si vous vous demandez pourquoi on donne des apparences tentaculaires aux gens qui travaille pour le méchant de l'histoire, c'est que votre chaste esprit n'a pas été encore pervertit. Si c'est le cas, je m'en voudrais beaucoup d'avoir volé votre innocence, aussi je vous demanderai de cliquez sur ce lien pour ne pas continuer cette lecture.

 

Pour tout les autres vous avez deviné. Asuna se fait surprendre et est immédiatement immobilisée par les tentacules qui s'enroule lentement autour de ses membres, approchant peu à peu le point d'origine (si vous voyez ce que je veux dire...).

Regarder SAO, c'est un peu sombrer peu à peu dans la folie. Plus vous avancez dans les épisodes, plus vous franchissez de point de non retour. Après avoir visionné une scène qui dépasse le simple ecchi sans être vraiment du hentai, vous êtes en droit de vous demander jusqu'où ça peut aller.

CLIQUE POUR VOIR EN PLUS MIEUX GRAND L'IMAGE

 

Pendant ce temps Kirito se réconcilie avec sa soeur et découvre l'existence d'un arbre géant (Yggdrasil, c'est aussi une référence *clin d’oeil*). Personne parmi les joueurs n'a pu atteindre sa cime, mais il y a fort à parier que la cage d'Asuna s'y trouve ! Vous allez peut être vous demander qui a eu la brillante idée de mettre la base des administrateurs accessible aux joueurs, uniquement gardé par des monstres super costaux. Sachant qu'une fois la base admin atteinte vous pouvez probablement casser complètement le serveur de jeu, sans compter que le gros méchant retient une fille prisonnière servant ses intérêt dans la vrai vie. C'est n'importe quoi oui, mais comme je le disais, le scénario a abandonné toute logique (en supposant qu'il y avait une logique à la base).

 

Passons outre les péripéties inutiles pour en arriver au moment ou l'elfette se sacrifie pour que son frère passe la nuée de monstres qui gardent le tronc (tout va bien, on ne meurt pas dans la vrai vie dans ALO). Kirito escalade l'arbre pour atteindre son sommet ou l'attend sa dulcinée, et l'empereur Oberon qui compte bien lui aussi, ne pas se laisser faire.

 

Ouf ! On arrive enfin à la fin, le dénoument final est proche, on va savoir quel sont les intentions d'Oberon, et comment Kirito (the AdMiN SlAyEr) va se débarrasser du vilain. Le suspense est a son comble, la tension monte. Bon d'accord, mais vous vous rappelez de ce que je vous parlais ? La scène choquante ? Le palier de folie ? Oui ça y est nous y sommes, retenez votre souffle, asseyez vous confortablement, le spectacle commence.

Le viol, c'est bien

 

Entendons nous bien : je n'ai rien contre le fait d'aborder des thèmes graves, même extrêmes, à partir du moment où on le fait de façon suffisamment mature pour qu'elle apporte une réflexion, une morale. Mais vu les quelques 20 épisodes de SAO que je viens de m'enfiler, j'ai du mal à voir comment ça pourrait « bien » se terminer, d'un point de vue de la réflexion que « l’oeuvre » nous propose. Qu'elle est le but de cette histoire ? La vie d'un asocial qui s'enferme sur un jeu pour fuir le monde qui l'a rejeté ? Les interactions social dans une communauté virtuel ? L'amour incestueux ? La place de la femme dans la société (lolilol !!) ? Non bien sûr, Sword Art Online est un anime sans prétention, qui inclus des clichés aguicheurs et vendeur à la pelle pour combler son vide déprimant.

 

Alors forcément quand l'ultime épreuve de Kirito est de sauver Asuna d'une tentative de viol, j'ai froncé les sourcils d'un air inquiet. Mes inquiétudes se sont retrouvé fondées car si la scène est montrée de façon à élever le niveau dramatique (c'est l'affrontement final quoi), elle est aussi présenter comme une prise de film porno. On peut alors voir Asuna à moitié dévêtu sous plusieurs angles pendant qu'Oberon commet ses attouchements. Pour résumer, on essaye de faire passer ça pour une scène érotique alors que l’héroïne subit un des pires crimes qu'une personne peu subir.

Et puis cette tête quoi...

Conclusion, avant de devenir dingue

 

Bon je passe rapidement sur la fin. Oberon utilise ses pouvoirs d’administrateurs pour bloquer Kirito et l’empêcher de venir défendre Asuna. C'est alors que l’administrateur de SAO (il est pas mort AHAHGHGHGHH !!!) vient parler à Kirito et lui donne le pouvoir de battre Oberon (je sais même plus comment, mais arrêtez de demander pourquoi !). De toute façon le scénario converge uniquement pour montrer une scène dégueulasse qui n'avait même pas lieu d'être à la base. Après tout Oberon et aussi puissant sur le jeu que dans la réalité et il avait le pouvoir de neutraliser Kirito. Il est même assez fou pour tenter de le tuer dans la vrai vie, alors pourquoi il essaye d'abuser de sa futur femme dans un jeu alors qu'il peut le faire dans la réalité?

 

Arrêtons de se poser des questions, c'est un coup à devenir dingue. La morale de l'histoire c'est que du fan-service banalisé, on passe d'une surenchère qui va toujours plus loin. A l'instar des « palier de folie » que SAO franchit pas à pas, l'industrie de l'animation japonaise elle aussi élève peu à peu le niveau (ou devrait-je dire « abaisse le niveau »?) pour aller toujours plus loin dans le procédé. Et tant que ça se vend, ça continue. Le cas n'est pas isolé, on observe la même chose chez Compil Heart, qui passe de Neptunia à Moero Chronicles.

 

Le fait que Sword Art Online est été autant encensé, et qu'il soit l'AOTY2012 de beaucoup de monde, me laisse perplexe. Qu'on aime le divertissement léger et les blagues potaches, je ne voit pas le problème, mais dans le cas le cas qui nous occupe actuellement, on ne parle pas uniquement d'un anime avec une histoire sans queue ni tête, avec des personnages déjà vu 100 fois ailleurs, prenant place dans un univers pas très inspiré. Ici on parle de diverses scènes dérangeantes finissant par une banalisation du viol. Et tout le monde applaudit...

 

On peut sérieusement se demander, où est-ce que ça va aller ? Est-ce que on va finir par dire « stop » quand on tentera de nous faire avaler je-ne-sais-quel scène ?

 

Bref

C'est un peu bizarre d'avoir choisi un des animes que je déteste le plus pour l'ouverture de cette rubrique. Vous allez peut être penser que j' ai une sainte horreur de l'animation japonaise, mais pourtant il n'en n'est rien. J'aime à penser que c'est parce que je l'aime que je suis si critique envers elle. Toujours est t-il que pour le prochain article de cette rubrique, je parlerais d'un autre extrême : un de mes animes préférés, et j'essayerai de l’encenser avec la même hargne qui m'a permis de sauter à pieds-joints sur celui-ci.

 

Termes technique employés:

  • MMORPG: Multiplayer Massivement Online Role Playing Game. Un jeu de rôle en ligne avec beaucoup de joueurs.
  • PGM: pro game. Ce dit d'un joueurs qui est trop un pr0.
  • beta: version non definitive d'un jeu (ou d'un logiciel) permettant de en général de tester, débuguer et équilibre le jeu
  • farmer: rester des heures au même endroits pour tuer plein de monstre, pour gagner de l'experience, ou récuperer des objets
  • tank: un personnage avec une bonne défense et beaucoup de vie, qui sert à encaisser les coup à la place des autres joueurs
  • looté: un objet par terre que vous ramasser. En général l'objet vient d'un monstre que vous venez de térrasser
  • lolilol: ça veut dire que je rigole trop

 

 

Crédit image: my anime list anime vice http://www.theanimegallery.com/ stuffpoint

Ajouter à mes favoris Commenter (12)

Commentaires

Voron
Signaler
Voron
@nOon29: Je pense pas que prendre en compte le LN change grand chose. Je suis quasi sûr que c'est la même chose que l'anime, et par conséquent, j'en tirerai les mêmes conclusions. Ça m’étonnerai que la suite, qui va être adapté dans une seconde saison relève le niveau.

@Strife: Merci beaucoup!
Pour les abréviations, GM peut vouloir dire guild master, ou game master. Comme c'est pas institué, ça change d'une communauté à l'autre :P Pour PGM par contre j'ai effectivement encore fait une coquille!

Sinon y'a bien un moment où ils se posent des questions, comme "est-ce que ça vaudrait le coup de rester toute notre vie sur le jeu", au moment où les deux héros se marient et ont envie de rester ensemble pour toujours. Mais bon c'est assez naïf comme thème, bien que la question soit posé par pas mal de no-life (dans la vrai vie), la réponse est tout de même assez évidente. Et puis la question de la frontière entre le réel et virtuel n'est qu'à peine abordée, c'est un comble je trouve...

Mais à partir de la deuxième partie de l'anime, tu perd tout espoir de ce coté là. Autant être coincé dans un jeu où tu met ta vie en jeu peut soulever pas mal de questions, autant dans la deuxième partie, c'est juste une aventure fantasy, ou le but est d'arriver à sauver l’héroïne des mains d'un pervers. Ça reste une bonne raison mais du coup le thème c'est quoi? Le viol c'est mal? Et c'est visiblement contredit à la fin...

Mais bon, pourquoi se prendre la tête à produire une œuvre profonde quand le SAO actuel a autant de succès? C'est ça qui est triste :( J'espère juste que l'auteur ai écrit ça sans réfléchir aux messages qu'il fait passer et non sciemment.
Strife
Signaler
Strife
@Voron: Chapeau bas, c'était vraiment intéressant (et triste). Par contre, tu n'aurais pas un peu mélangé GM (Game Master) et PGM (Pro Gamer)? ;p

Ce qui me sidère, c'est que quand on part d'une base scénaristique déjà vue, on essaie d'innover sur le déroulement, les thèmes abordés, etc. Et là non, on bourre juste le truc des pires écarts de l'animation jap': du shonen à forte complaisance envers la règle #34. Alors qu'il y'a moyen d'aborder de sacrés thèmes, et bien; rien qu'avec le coup des persos qui passent d'un contexte de jeu à celui de lutte pour la survie y'a des dizaines d'idées qui se bousculent dans ma tête, et rien de ce que tu as résumé. Et pourtant ce sont des scénaristes professionnels qui ont écrit ce bouzin! >.<
nOon29
Signaler
nOon29
hum je trouve dommage de se limiter a la partie anime de SAO.
A la base SAO est un light novel (aujourd'hui 13 volumes) sortit en 2009 (il rencontre d'ailleurs un immense succes, d'ou la sortie de derive anime, manga, jeux video ...)
Voron
Signaler
Voron

@MagicPie: N'est ce pas? De temps en temps, il faut se farcir des étrons. Ça permet de prendre du recul et d'apprécier encore plus les chefs d’œuvres!

 

@Mister President & Yaden & Chafe Flamme

J'ai tendance à considérer ce genre d'anime comme du survival game, mais du mauvais survival game la plupart du temps. Mais vu qu'il en existe des biens, c'est juste des exceptions qui confirme la règle!

Mais bon SAO couplé à mon expérience de joueurs sur ce genre de jeu (le MMO), je crois que je fait un blocage psychologique sur ce genre d'anime maintenant, comme Log Horizon °°

 

@3ureka & Conk3r (qui ont un point commun dans leur pseudo!)

Vous n'êtes pas seul! Mais je trouve ça dommage que tant de gens adore cet anime quand je vois ce qu'il véhicule comme idée. Ça me fait un peu froid dans le dos.

 

@Liedh: comment ça, tu as eu peur, tu me fait pas confiance? :D C'est difficile de trouver le moindre point négatif à SAO. On pourrait presque dire que ça se laisse regarder si y’avait pas ces scènes dégeux...

Merci beaucoup pour ton commentaire, ça me fait plaisir que tu ai tant aimé!

J'ai juste peur de ne pas être constant pour les prochains articles, surtout ceux qui vont concerner les bons animes (ceux que j'aime bien en tout cas). C'est plus simple de mettre une pichenette sur un truc mal construit et de le regarder s'écrouler de lui même, que d'analyser, comprendre, et expliquer une structure bien construite...

 

Et pardon pour les coquilles, j'ai pourtant relu 4 fois, mais j'en laisse toujours passer. Bon faut dire que à minuit passé, j'avais plus les yeux en face des trous.

 

Pour ce qui est de .hack, j'en entend tellement parler en bien et en mal que j'ose pas m'y lancer. Et puis le multi support ne sert juste qu'a mieux me perdre :lol: Mais ça m'a l'air assez anecdotique au milieu de tout ce que j'ai encore à lire, voir et jouer que bon... Cela dit j'irai écouter l'OST un de ces jours!

Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees

@Yaden :

.Hack est, à la base, un projet extrêmement ambitieux, orchestré par l'un des tous meilleurs scénaristes de l'animation japonaise, Ito Kazunori. Malheureusement, la complexité multi-support de l'ensemble a morcelé le développement de l'oeuvre en impliquant divers scénaristes secondaires qui, eux, étaient loin d'avoir son talent et se sont trouvé bien embêtés avec cette matière première riche, mais impossible à développer convenablement sans une réelle intelligence. Le premier arc est donc très prometteur, une belle ébauche du chef d'oeuvre qu'il aurait pu être, mais il s'enlise dans l'anecdotique et évacue trop rapidement l'essentiel. Reste des fulgurances de génie, les musiques de Kajiura (au sommet de son art) et l'avantage d'être l'oeuvre originelle, et non une simple resucée comme SAO ou Log Horizon. Parce que rien ne vaut l'original, bien sûr (à part au niveau de l'action, .Hack n'en proposant que peu).

Oh, et si ensuite, les séries dérivées n'en finissent plus de s'enliser dans la redite, le film GU Trilogy est plutôt sympa, pour peu qu'on arrive à supporter le parti-pris graphique.

Le Gamer aux Mains Carrees
Signaler
Le Gamer aux Mains Carrees
VORON, JE T'AIME ! :wub:
J'ai tellement, tellement eu peur que tu en dises du bien...

A part les coquilles, c'est de l'excellent travail, sur le fond sur la forme. Un réquisitoire aussi objectif qu'impitoyable et qui fait montre d'un bel esprit critique, tout en évitant de sombrer dans la facilité (personnellement, je me serais juste contenté de montrer en quoi l'animé est un plagiat de .Hack). C'est cinglant, sanglant, mais jamais gratuit. Spoony-style. Je me suis ré-ga-lé.
Parce que je déteste l'animation japonaise, comme on pourrait le croire (pour te paraphraser) mais parce que non, tout ce que proposent les japonais (surtout ces dernières années) n'est pas bon, et que non, ce n'est pas parce que les séries sont populaires qu'elles sont de qualité. Elles sont juste bien calibrées pour leur public, ce qui n'est pas du tout du tout pareil. :ninja:
Conk3r
Signaler
Conk3r
A peu près pareil qu'3ureka, j'ai pas trop trouvé SAO si mauvais que ça, j'aimerais bien jeter un coup d'oeil à la saison 2.

En fait, cet animé avait un bon potentiel : s'ils avaient fait durer la partie 1 pendant toute la saison avec un bon scénario, ça aurait pu être assez classe je pense.

(Moi aussi faut que je me lance dans les critique d'animés :ninja:)

Citrobulle : Lucky Star FTW \o/
Chafe Flamme
Signaler
Chafe Flamme
Je dois avouer que SOA ne m'a jamais intéressé et que cette critique me conforte dans cette idée.

Par contre, comme disait Yaden si tu cherches du animé MMo moi j'ai adoré (Bon je suis pas quelqu'un de très difficile !) Log Horizon. Il est vraiment basé sur les relations (de nature politique on pourrait dire) (Il met un peu de temps à démarrer par contre) tout en essayant de présenter les Mmo à ceux qui ne connaissent rien.
Critobulle
Signaler
Critobulle
Jamais regardé SAO, je me méfie des anime qui prennent pour cadre le MMORPG, en général, c'est juste une façon de raconter une histoire bateau de Fantasy...

Je me rends compte que le seul anime qui parle vraiment bien de MMORPG c'est Lucky Star @[email protected]
3uReka
Signaler
3uReka
Le pire c'est que moi j'ai bien aimé et j'attend la saison 2 xD
Bon en lisant ton article je me rappel aussi ce que je n'avais pas aimé mais le concept de base est cool et puis je trouve les combats bien épiques quand même alors ... :S
Yaden
Signaler
Yaden
Dans le même genre, il y a Log Horizon en ce moment. Même principe: des gens enfermés dans un MMO, on ne sait pas pourquoi, et eux-mêmes s'en foutent, ils ont déjà accepté d'y vivre pour longtemps. Les mêmes clichés dans les persos, mais il y a un truc potentiellement intéressant: la relation avec les PNJ, qui maintenant agissent et pensent comme des gens normaux (et pas forcément ravis qu'une bande de sauvages foute la merde dans leur pays), même si pour l'instant ça n'est pas très approfondi.

C'est quand même triste que dans le genre "enfermé dans un jeu" ce que j'ai vu de mieux est l'arc Greed Island de HxH, alors que les animes qui ne se focalisent que là-dessus se plantent tous. Sinon il y a .//Hack aussi, mais ça ne m'attire pas du tout.
MagicPie
Signaler
MagicPie
Ah oui, il donne envie cet anime. :genre:

Édito

Salut à toi et bienvenue.

Je suis Voron, et je suis passionné, entre autres, de jeux vidéo, particulièrement de jeux japonais et de jeux indépendant.

Ce blog parle donc de jeux vidéo, et parfois d'animations japonaise. Quand j'ai envie. Et quand j'ai de l'inspiration.

Bonne lecture!

 

psn: mpvoron

3DS: 3566 2417 1233

steam: Voronlisk

sc2/battletag: Voron#933 / Voron#2946

 

Jeux favoris:

Chrono Trigger, Xenogears, Virtue's Last Reward, FEZ, Spelunky, Persona 3 (liste non exhaustive...)

 

(La bannière vient du jeu Muramasa Rebirth, DLC de la Nekomata)

Archives

Favoris