La Caverne de Vinsou

Édito

Mon Dieu,quelle excitation en ce début d'année 2010 ! La sphère vidéoludique est en pleine effervescence, pour tout dire je me laisse un peu emporter par ce raz de marée de jeux qui déferlent sur nos rivages en ce moment. Mais en plus de tous ces softs extraordinaires, c'est l'industrie toute entière qui s'enflamme, entre annonces et teasing, on la sent bouillante, pleine d'idées, de grandes idées. Nous sommes en train de vivre l'adolescence du jeu vidéo, son passage à l'âge adulte. Tel un ado, notre industrie se sent pousser des ailes, elle veut explorer ses limites (ce que tente Heavy Rain) elle est habitée par une ferveur mystique, l'excitation de vouloir tout faire. A terme ce bouillon ne peut etre que positif, cependant, une telle agitation va entrainer des remous et dans la cohue, certains vont se faire écraser. Mais pour le joueur, cete année s'annonce dantesque (en revanche le jeu éponyme, lui n'a rien de dantesque...) En espérant que ce mois ci la pile de jeux à finir va s'amoindrir.

Votre dévoué serviteur, Vinsou.

Mars 2010

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La Caverne de Vinsou

Par Vinsou Blog créé le 28/12/09 Mis à jour le 25/07/10 à 17h01

Des articles aux vertus littéraires ecrits pour des passionés par un passioné !
*Ecrits parus sur Gameblog*
Preview Bayonetta publiée sur le fil :http://www.gameblog.fr/news_12147_bayonetta-nos-impressions

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Tests
L'heure du verdict a sonné

Depuis que l'on m'a confié cette affaire, j'ai du batailler pour obtenir la vérité, j'ai mis en lumière des mensonges, j'ai déterré de lourds secrets... Aujourd'hui je sais tout ! Je connais la  vérité, il ne me reste plus qu'à convaincre un juge chauve, barbu et un brin bedonnant que ma vérité est bien LA vérité. Mes mains tremblent légèrement, je sue à grosses gouttes, mes yeux sont rivés sur mon rival, celui qui va, comme moi, tenter d'imposer sa vérité : le procureur. Mais je sais que seule ma vérité est juste, je suis convaincu de l'innocence de mon client. J'ai en ma possession les preuves nécessaires pour que mon client dorme chez lui ce soir et non dans une cellule froide du centre de détention. Le juge abat son marteau : la séance est  ouverte.

Un costume d'avocat dans sa poche

Je lève mon stylet, ferme ma DS ainsi que mes yeux. Tous les évènements, toutes les pièces à conviction me reviennent en mémoire. Mes yeux se rouvrent. Je me réserve le procès pour demain.

A la vue de mon introduction vous aurez compris que j'ai été plus convaincu par Ace Attorney : Phoenix Wright, ce jeu d'aventure judiciaire m'a transporté, durant quelques heures j'ai été un avocat et rien que pour cela, rien que pour cette immersion, il faut jouer à Phoenix  Wright. En réalité je me suis lancé dans Phoenix Wright sans vraiment savoir ce qu'il fallait en attendre. Je m'y suis surtout lancé à défaut de jeu next gen vraiment passionnant. Il est vrai que dernièrement je suis un peu arrivé à saturation avec les FPS ; et oui, abattre des aliens dans des couloirs c'est sympa, mais l'abus de FPS est dangereux pour la santé mentale, c'est pour cela que ces temps-ci je les consomme avec modération. Je me suis donc tourné vers Phoenix Wright afin d'échapper  à cette folie meurtrière, à ce flot continu d'hémoglobine, et à ces couloirs et leurs aliens ! En allant vers Phoenix Wright, je cherchais une fraîcheur, un vent de nouveauté... Et je peux dire que j'ai été soufflé. L'ambiance est géniale, un rien désuète, les situations sont toutes plus coquaces les unes que les autres, ainsi vous allez (entre autres) devoir défendre ... un procureur ! En outre, le style graphique est vraiment  inspiré, chaque personnage a sa propre personnalité ; Aucun des protagonistes de Phoenix Wright est banal, aucun est « normal », non ! ils sont tous très « cheezy », ils donnent dans le « too much », Ils sont tous atteint d'une folie douce et c'est cela qui les rend attachants.

Accusé  Levez-vous !                                                          

Malheureusement Phoenix Wright a quelque pêchés à confesser. Pour commencer, la difficulté est une insulte au cerveau humain normalement constitué : je n'ai jamais buté sur un quelconque problème et j'ai trouvé ma progression trop fluide et bien trop rapide, je n'ai jamais rencontré de vrai obstacle intellectuel et je n'ai pas ressenti cette agréable frustration de l'obstacle et donc par conséquent je n'ai jamais ressenti le plaisir de dépasser cet obstacle comme je pouvais le ressentir dans les grands jeux d'aventure LucasArts comme Monkey Island ou Indiana Jones. Evidemment ce problème de difficulté a des répercussions directes sur la durée de vie qui est vraiment faible pour un jeu d'aventure. Il ne vous faudra pas plus de 8 ou 9 heures pour finir Phoenix Wright, de plus la rejouabilité est très mauvaise car une fois l'histoire terminée (ainsi que l'épisode bonus spécial DS) il sera très dur de s'y replonger à cause des dialogues très longs (très bien écrits),savoureux à la première lecture deviennent très lourds à la seconde. Cependant, mis à part ces quelques défauts Phoenix Wright est un grand jeu ! Et finalement cela n'a rien d'étonnant au vu du générique de fin : En effet cette truculente et envoutante aventure  est portée par des grands noms du jeu vidéo japonais, Shinji Mikami (le papa des Resident Evil) et Atsushi Inaba (ex-membre du très regretté studio Clover : Okami, Viewtiful Joe ...) Phoenix Wright est pour moi un très grand jeu, l'un des meilleurs de la Nintendo DS, et puis Phoenix Wright est aussi le jeu qui a su donner un nouveau souffle à un genre que j'affectionne tout particulièrement : l'aventure textuelle, et rien que pour cela il mérite ses éloges !

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