Entrez dans l'antre d'un gamer partageur

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Par Matthieu Meignan Blog créé le 22/02/10 Mis à jour le 12/01/14 à 20h00

Joueurs de tous poils, entrez si vous l'osez...

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Un Jour, Un Jeu

 

Bonjour à tous,

 

Pour notre quinzième jeu, nous allons rester dans le domaine des jeux sérieux, voire dans le cas présent, dans un jeu oppressant. On va se pencher sur Heavy Rain. Ce thriller interactif est sorti en février 2010 uniquement sur sur Playstation 3. Développé par Quantic Dream et édité par Sony, ce jeu est unique en son genre, pour cette génération de consoles en tous cas. Il est bon de le préciser puisqu'en terme de mécanique de jeu, il y a eu un précédent, Farenheit, sorti en septembre 2005 en Europe et aux Etats-Unis, en janvier 2006 au Japon. Mais revenons à Heavy Rain. Le joueur incarne quatre personnages différents, qui se croiseront tous dans cette histoire aux relents dramatiques. Il y a d'abord Ethan Mars, un père de famille qui fait tout ce qu'il peut pour retrouver son fils Shaun. Ensuite nous avons Norman Jayden, un agent du FBI qui enquête sur le tueur aux origamis (l'ennemi du jeu, si l'on peut dire). Puis Madison Paige, une journaliste qui couvre l'affaire du tueur aux origamis, et enfin Scott Shelby, un détective privé qui officie au nom des familles des victimes du tueur aux origamis.

 

 

Intro de Heavy Rain

 

Du point de vue du gameplay, c'est donc le système de Farenheit, amélioré diront certains, qui est utilisé. Sous forme de QTE (Quick-Time Event), le joueur doit enchaîner les combinaisons de boutons affichées à l'écran à certains moments de l'action pour que le jeu avance. A cet égard, le gameplay peut paraître un peu linéaire, et on peut avoir l'impression de subir l'action plutôt que d'influer sur elle. Mais Heavy Rain, ce n'est pas que cela. C'est une ambiance cinématographique, même avec une maniabilité parfois douteuse, (il faut maintenir un bouton pour que le personnage que vous contrôlez marche) avec un impact psychologique certain, pour peu que l'on se laisse emporter par le vague à l'âme d'Ethan Mars. Heavy Rain impose de se laisser faire, de laisser de coté certains réflexes de joueur, comme ne pas forcément réussir certains QTE (notamment lors d'interactions avec les enfants d'Ethan). Ce jeu fait partie d'une catégorie rare : il faut l'essayer pour s'en faire une idée personnelle. C'est difficile de faire autrement.

 

 

Une scène en QTE (Quick-Time Event)

 

Heavy Rain est un jeu qui m'a marqué. Personnellement. Dans mon for intérieur. C'est un des rares jeux où je me suis totalement identifié à Ethan Mars. On peut parfois ressentir de l'empathie, encourager le personnage que l'on incarne. Même si l'on contrôle quatre personnages différents, c'est Ethan qui m'a le plus marqué. Et ce qui est beau c'est que chaque joueur peut avoir un avis différent. La force d'Heavy Rain, c'est aussi d'avoir une histoire à embranchements. Avec beaucoup de fins différentes, plus ou moins tragiques, chacun construit sa propre histoire. Chaque décision que vous prendrez dans le jeu a certaines conséquences. Et c'est parfois très dur de se décider. Une fois le jeu terminé, je l'ai recommencé aussitôt pour écrire une histoire différente. Et peu de jeux sont capables de parvenir à ce résultat. 


A demain pour un nouveau jeu.

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

 Utori

 

PS : N'oubliez pas que dans les commentaires de cet article, vous pouvez me suggérer des jeux que vous voudriez voir apparaître dans cette rubrique. 

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Oyez, oyez, braves gens, vous êtes ici de plein gré pour la plupart. Détendez vous, vous êtes ici pour la découverte, des jeux, de la musique, des humeurs de son hôte aussi. L'important dans la vie, c'est de sourire et de profiter de certains petits bonheurs. Le jeu vidéo, ça peut aussi être cela.

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