Entrez dans l'antre d'un gamer partageur

Entrez dans l'antre d'un gamer partageur

Par Matthieu Meignan Blog créé le 22/02/10 Mis à jour le 12/01/14 à 20h00

Joueurs de tous poils, entrez si vous l'osez...

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Humeurs (Divers)

Bonsoir à vous, chers haters, il faut bien être poli pour commencer, c'est une question d'éducation. Je vous écris aujourd'hui pour vous dire tout l'amour que j'ai pour vous. La haine, sentiment si proche, ne m'animera pas. Jamais. Pas envers vous en tous les cas. Je me présente devant vous avec un sourire en coin. Vous savez, ce sourire narquois qui vous sied tant, derrière votre écran.

 

Je suis ici pour mettre quelques petites choses au point. Sachez que je ne le ferais qu'une seule fois, libre à vous de revenir me lire ici pour vous rafraîchir la mémoire par la suite.

 

Depuis quelque temps déjà, certains d'entre vous s'amusent à créer des comptes Twitter dérivés de mon nom civil ou de mon pseudonyme, que je n'ai pas renié, ni même mis au placard, c'est simplement une question d'évolution. Puisque la question s'est posée via certains MP et/ou remarques justement, je vais expliquer ce changement. Bien qu'à mon avis, cela ne vous regarde pas tant que cela, mais passons, prenez cela comme une justification plus ou moins nécessaire.

 

Si mes comptes sur les réseaux sociaux arborent à présent mon nom civil, c'est tout simplement pour simplifier ma communication depuis mon entrée sur Gameblog à la fin de l'année dernière. Pour que ceux qui apprécient mon travail (dont vous ne faites pas partie visiblement) puissent échanger avec moi plus simplement s'ils le souhaitent. Et ça s'arrête là. Tout ce que j'ai pu lire ou entendre du genre « Il se la pète et c'est pour se donner de l'importance » est faux. Notez que j'emploie volontairement des mots châtiés à ce sujet, parce que je n'ai pas envie de m'abaisser à un niveau de langage plus bas que terre pour vous faire plaisir.

 

Ce qu'il y a de drôle dans tout ça, c'est de voir votre endurance dans le temps et votre abnégation à entreprendre les mêmes actions inlassablement. Les fameuses créations de comptes Twitter plus douteux les uns que les autres, les montages photos que j'ai pu voir il y a quelque temps sur certains forums ou encore les messages privés que j'ai pu recevoir ces dernières heures. En résumé, je suis un abruti sans cervelle qui a couché pour réussir et se faire une petite place sur Gameblog, c'est cela ?

 

Même si c'est enfoncer une porte ouverte, il est évident que c'est faux. Et j'irais même plus loin : Si je suis aujourd'hui rédacteur sur Gameblog, ce n'est ni un accomplissement, ni une fin en soi. J'ai encore énormément de choses à apprendre, et à aucun moment, je ne considère ma place comme acquise. Mon écriture doit encore s'améliorer, et mes contenus évolueront au fil du temps, c'est indéniable.

 

Si l'envie de certains, en m'envoyant toutes sortes d'ignominies à la tête, est de me décourager et que je dise au rédacteur en chef de Gameblog que j'arrête l'aventure ici, vous vous trompez lourdement. Non seulement vous me faites de la publicité indirecte, mais en plus, vous me donnez envie de faire des contenus encore meilleurs ! Vous me prêtez une connivence très étroite avec Julien Chièze ? Même si c'est faux, puisqu'il est celui à qui je dois rendre des comptes, c'est tout de même flatteur ! Etre comparé à quelqu'un qui a roulé sa bosse plus de 15 ans dans le médium jeu vidéo, ça a quand même une sacrée gueule !

 

Pour conclure en beauté, il faut reconnaître qu'il y a une conséquence à ce bashing primaire de votre part, chers haters. J'avoue être plus prudent sur le contenu que je peux produire sur les réseaux sociaux. Certains me disent plus consensuel, moins mordant qu'à l'accoutumée. Soyons clairs : je n'ai jamais été mordant sur les réseaux sociaux. Ceux qui me connaissent personnellement savent que je peux être mordant en privé, mais c'est là, une fois encore, que les choses s'arrêtent. Pour exister, surtout sur le Web, il est inutile d'être vachard et violent. Je préfère avancer sans faire de bruit, à mon rythme, et continuer à écrire avec plaisir pour transmettre ma passion du jeu vidéo, simplement et sans arrière pensée. En tout dernier lieu (et surtout pour ne rien oublier), je suis parfaitement conscient que ce que je subis n'est rien comparé à d'autres qui ont une exposition médiatique bien plus importante que la mienne. Mais encore une fois, chers trolls, rien de ce que vous direz ne me fera arrêter d'écrire sur ma drogue douce préférée, le jeu vidéo. Ce médium restera passionnant à jamais et mon envie de crier mon amour pour lui restera intacte.

 

A bon entendeur,

 

Matthieu Meignan

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C'est désormais chose courante, Nintendo effectue ses annonces via les Nintendo Direct, une sorte de keynote made in Japan. Si les premières éditions prêtaient à sourire, où l'on se demandait où la firme de Kyoto nous emmenait avec ce nouveau mode de communication, il faut reconnaître que Nintendo a fini par créer un rendez-vous très suivi par les joueurs et les acteurs du médium jeu vidéo.

 

Cette fois-ci, il s'agit de porter secours à la Wii U ?

 

En réalité, le jeu du chat et de la souris entre Nintendo et les joueurs n'est pas prêt de s'arrêter. Si les annonces concernant le futur de la Wii U et de la 3DS furent légion et que les traditionnels Super Smash Bros. Wii U/3DS et de Mario Kart 8, où l'on apprend qu'Harmonie sera jouable, (quelle surprise !) ont occupé le devant de la scène. Ajoutons évidemment la confirmation de la date de sortie du prochain Donkey Kong Country et autres joyeusetés, c'est deux annonces particulières qui m'amènent devant vous aujourd'hui : Hyrule Warriors et l'arrivée d'un niveau supplémentaire dans  Sonic : Lost World qui rappelle fortement Yoshi's Island.

 

Hyrule Warriors, un crime de lèse-majesté ?

 

Si je passe rapidement sur l'ajout de ce niveau Yoshi's Islandesque dans Sonic : Lost World, qui sent l'exploitation de droits à plein nez, et qui, malgré tout, peut s'avérer intéressant, je vais en revanche m'apesantir sur l'annonce du fameux Hyrule Warriors. Est-ce que les fans de Zelda ont raison de crier au scandale ? Clairement, non.

 

Premièrement, Nintendo a tout parfaitement le droit de manipuler les licences comme ils l'entendent. S'il confient la mission à Tecmo Koei (à qui l'on doit les célébrissimes Dynasty Warriors) de faire de Link un combattant pur et dur, c'est leur droit le plus strict. Deuxièmement, ouvrir la licence The Legend of Zelda à d'autres styles de jeu est une bonne idée. Après 25 ans de bons et loyaux services, tenter une autre approche est la preuve que l'entreprise japonaise ne se cantonne pas (ou plus, c'est selon) dans une routine qui peut la desservir. Combien de joueurs se sont insurgés contre le conservatisme de Nintendo auparavant ? Quand on a enfin le droit à un essai sans filet, ce sont les mêmes qui râlent ?

 

Les joueurs sont-ils schizophréniques ? 

 

Je ne pense pas que ce soit le cas docteur. Pour les détracteurs de cette annonce, (et j'en ai eu quelques uns sur les réseaux sociaux qui sont venus me demander mon avis), c'est comme si vous touchiez à un vase en or, qui ne doit souffrir d'aucun défaut. On peut penser que ces réactions sont épidermiques, de peur de voir à nouveau arriver les étrons vidéoludiques que l'on a connu sur Philips CD-I, mais à mon avis c'est plus symptomatique d'une certaine réalité courante sur Internet aujourd'hui. Les joueurs (et les gens en général) préfèrent crier avant d'avoir mal, plutôt que d'attendre et voir l'objet de leurs craintes se révéler positivement ou non.

 

Amis gamers, et si pour une fois, vous laissiez la main à Nintendo, et qu'une fois encore vous puissiez être émerveillés ?

 

Matthieu Meignan  

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Bonjour à tous,

La polémique enfle depuis 24h  : YouTube prévoit de durcir ses conditions en matière de droits d'auteur, reversant à un unique ayant-droit, si celui-ci en fait la demande, les droits d'auteur qui lui sont dus, quelque soit le contenu incriminé. Ajoutez à cela une reprise en main du système de monétisation des vidéastes ainsi qu'une suppression plus pure et simple de la vidéo si YouTube le juge nécessaire. A la lumière de ces éléments troublants, faut-il raison garder ou hurler au scandale ? Eléments de réponse.

Et si YouTube avait raison  ?

YouTube est une entreprise américaine. Au-delà de la nationalité de cette société, qui importe peu, c'est surtout une entreprise, ce qui sous-entend qu'elle vit sur un modèle économique. Et c'est son droit le plus strict de vouloir le changer. Si la monétisation des contenus était trop laxiste pour YouTube, encore une fois, c'est leur droit le plus strict. Libre aux vidéastes de changer d'hébergeur et on risque d'ailleurs d'assister à une migration des vidéastes pour trouver un hébergeur qui corresponde mieux à leurs aspirations, monétaires et/ou créatives. De même, si les suppressions sont parfois injustes voire arbitraires, ce n'est pas chose nouvelle.

Puis vient la difficile question des droits d'auteur. A l'heure de la magie d'Internet 2,0, la question des droits d'auteur est plus qu'épineuse. La créativité des vidéastes est toujours un peu borderline dans le sens où, pour créer, on part rarement de rien, on s'inspire toujours de quelque chose. Le problème étant que dans le cas des vidéastes, des morceaux de musique, des images, des jeux ou des vidéos sont souvent reprises pour illustrer le propos de la vidéo postée. Il est compliqué de dire que le vidéaste s'inspire de quelque chose, lorsque différentes choses sont incorporées telles quelles dans son oeuvre terminale.

La solution a moyen terme serait de passer Internet au travers de la licence globale, mais différents protagonistes de l'industrie culturelle ne sont pas prêts à passer à ce système qui ne dégage pas vraiment de perspectives claires sur le court terme. Il est difficile de faire accepter un principe de partage où les bénéfices ne sont pas évidents.

Néanmoins, le coup de force de YouTube soulève certaines questions.

Même si les arguements exposés ci-dessus ont une certaine validité dans l'absolu, la politique de YouTube, soutenu par Google, qui n'est pas blanc comme neige en matière de genstion des droits d'auteur et de protection de la vie privée, le coup de force opéré hier (qui ne prendra effet qu'en janvier 2014, rappelons-le) est assez dangereux à terme. La gestion des droits d'auteur est normalement un domaine législatif, qui relève bien évidemment de l'Etat (français ou non d'ailleurs).

Ce qui est inquiétant, c'est le risque que des Conditions Générales d'Utilisation, édictées par une entreprise soutenue par un modèle économique donné, devienne à terme une loi indirecte. Le concept de lobby en France est encore peu visible mais réel dans certains cas, soyons vigilants pour qu'il ne devienne pas systématique et puisse dicter sa loi aux Etats.

Matthieu Meignan

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Bonjour à tous,

 

Récemment, David Cage déclarait : "Il y a des gens qui ne veulent pas que le jeu vidéo change". Le créateur et fondateur de Quantic Dream, a l'habitude de piquer le monde vidéoludique au vif, et cette déclaration faite lors d'une interview pour Figaro.fr datant du 20 septembre dernier n'échappe pas à la règle. Si le personnage de David Cage ne laisse personne indifférent, cette déclaration à le mérite de favoriser une réflexion qui sous-tend notre média : Le jeu vidéo est-il en train de se faire recouvrir d'une couche de poussière assez conséquente, en vivant à l'intérieur de canons dont peu de studios osent s'éloigner de peur de subir l'opprobre des joueurs ? Ou alors est-ce simplement un état passager, et l'arrivée des nouvelles consoles va bousculer cet ordre établi pour nous émerveiller encore et encore ? C'est ce que nous allons voir tout de suite.

 

Le jeu vidéo, un domaine cyclique où tout va très vite

 

Le jeu vidéo a approximativement 40 ans. Il a même fêté dignement son demi-siècle d'existence si l'on tient compte des prémices du jeu vidéo, symbolisés principalement par Tennis for Two. Mais ne soyons pas mesquins et ne le vieillissons pas trop vite, ce cher média aux quatre décennies. Et 40 ans, dans l'histoire des médias, c'est extrêmement court ! Le jeu vidéo est le bébé des médias, et il a déjà connu de profondes mutations. De l'arcade dans les cafés au règne sans partage des shoot'em up en passant par la révolution de la 3D sur consoles, pas une décennie n'a échappé à une profonde remise en question de notre manière de jouer. Si aujourd'hui les joueurs se plaignent d'une surabondance de FPS, avec un Call Of Duty annuel ou encore de la sortie annuelle également des plus grandes simulations de sport, il faut se rappeler qu'à une époque pas si lointaine, c'est Street Fighter II avec un suffixe plus débile que le précédent qui appliquait cette cadence. Même s'il faut reconnaître que Capcom nous refait le coup avec Street Fighter IV... Le jeu vidéo suit des phénomènes cycliques et les éditeurs tentent de suivre. Et il en est ainsi dans tous les domaines de la culture. La rentrée littéraire, certains genres de films plus populaires que d'autres... L'être humain construit des jalons dans tous les domaines. C'est aussi simple que cela.

 

Malgré cet état de ronronnement de l'industrie, certains créateurs tentent des choses !

 

David Cage fait partie des gens qui tentent de bousculer les codes du jeu vidéo, c'est un fait. Que l'on apprécie ou non le travail de Quantic Dream, Heavy Rain, Farenheit ou le prochain jeu du studio Beyond : Two Souls, l'approche créative à le mérite d'être différente, en mettant l'accent sur l'impact émotionnel du joueur. Mais David Cage (apprécié par les uns et conspué par les autres) n'est pas le seul créateur à tenter des choses. Eric Viennot avec son expérience trans-média Alt-Minds, a tenté lui aussi de donner une autre dimension au jeu vidéo. Comment ne pas citer les créations de Jenova Chen et de son studio thatgamecompany, dont Journey a été salué par la profession ? Et ce ne sont là que quelques exemples qui démontrent que le jeu vidéo est une forme d'expression à part entière. Le petit truc en plus, c'est que contrairement à un film, une pièce de théâtre ou encore une peinture, le joueur est acteur de l'oeuvre qu'il découvre. Si ce fait entretient la polémique pour GTA V et le "Oh mon dieu, quelle horreur de tuer des gens virtuellement !" c'est aussi sa force. Chaque joueur peut vivre une expérience différente en interagissant avec le jeu. C'est toute la beauté de la chose, finalement.

 

Alors, oui ou non, le jeu vidéo va-t-il mourir à petit feu, coincé dans ses principes ?

 

Bien sûr que non, c'est une évidence. Le jeu vidéo n'a jamais eu autant de formes différentes. Sur console, sur PC, sur supports mobiles, notre média regorge d'expériences différentes à offrir aux joueurs, quelque soit leurs aspirations. En revanche, le médium est arrivé à un tel degré de maturité qu'il est capable d'avoir une certaine forme d'académisme dans son approche et sa conception. Dès qu'un jeu s'identifie à un genre précis et qu'il en respecte les canons et les principes fondamentaux, on peut considérer que le jeu est académique, c'est à dire sans surprise, mais capable de satisfaire les joueurs qui apprécient le genre de jeu auquel le soft appartient. Même s'il faut reconnaître que beaucoup de jeux actuels mixent plusieurs types de jeu dans leur gameplay. En parallèle à cela, des jeux qui portent une idée dans leur conception ou sont l'expression de la vision de l'auteur du jeu vidéo cohabitent avec les jeux académiques pour la curiosité du joueur et l'effervescence du média dans son ensemble. Et c'est aussi une preuve éclatante de la maturité du jeu vidéo à l'heure actuelle.

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

Utori

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Bonjour à tous,

 

Cette nuit, un homme au charisme sans égal est décédé. C'est l'homme qui a permis au jeu vidéo de repartir de l'avant. C'est aussi lui qui a permis à Nintendo d'atteindre la renommée internationale que l'on connaît. Bien sûr, il n'était pas tout seul. Gunpei Yokoi, génial inventeur de son état, ainsi que Shigeru Miyamoto, à qui l'on doit les licences phares de la firme nippone n'y sont pas étrangers. Mais si le jeu vidéo a atteint son statut planétaire actuel, c'est en grande partie grâce à Hiroshi Yamauchi. Prenant ses fonctions en 1949, à l'âge de 22 ans, il casse un premier code en demandant a être le seul membre de la famille Yamauchi a être employé par la compagnie japonaise. Dès le départ, le futur empereur de la société Nintendo impose son autorité, un trait de caractère que l'on retrouvera à de nombreuses reprises tout au long de sa carrière. Surnommé "Mother Brain" par certains de ses employés, l'homme qu'il était inspirait à la fois la crainte et le respect. Il est certainement inutile de faire un bref résumé de sa carrière florissante, en revanche, il est bon de revenir sur l'impact de certaines orientations prises par Nintendo pendant la présidence de Yamauchi en matière de jeu vidéo.

 

 

Le krach des consoles américaines et ses conséquences

 

On situe souvent le premier boom des jeux vidéo à l'époque bénie de l'Atari 2600. C'est un repère admis et compréhensible par tout le monde pour une raison simple : cette machine est la première de toutes à se vendre en masse. Au tout début des années 80, Atari voit la vie en rose et ses concurrents aussi. Le krach américain viendra pourtant bien vite. Le marché étant noyé sous une offre de consoles variées, mais avec des jeux qui ne sont en fait que des clones des premiers hits d'arcade, comme Pac-Man ou Space Invaders, réalisés à la va-vite pour une vente tout aussi rapide. Le consommateur, qui sent bien qu'on le prend pour un bête mouton sans cervelle, se désintéresse de ce média naissant et la chute ne se fait pas attendre. Les revendeurs se retrouvent avec un stock impressionnant de machines et de jeux qui ne se vendent pas. Aux USA et en Europe, il se dit que le jeu vidéo est quasiment mort-né. La réponse viendra d'un autre pays peu connu à l'époque : le Japon.

 

Nintendo et les Game & Watch : Le début de la construction de l'empire nippon. 

 

Au début des années 80, Nintendo est déjà une société quasiment centenaire. Crée en 1889 par Fusajiro Yamauchi, Nintendo a vendu des tas d'objets différents pendant ce siècle d'existence. Pour connaître bien plus de détails, le mieux est de lire l'excellent premier volume de l'Histoire de Nintendo, écrit par Florent Gorges. Dans les années 1980 donc, Nintendo vend principalement des jouets et des cartes à jouer, si on veut schématiser les choses. La première incursion d'envergure de Nintendo dans le monde des jeux vidéo sera amenée par la commercialisation des Game & Watch. Ce sera la première fois que Nintendo s'exportera significativement en dehors du Japon. Les Game & Watch furent inventés par Gunpei Yokoi suite à une conversation en voiture alors que Yokoi devait exceptionnellement conduire Hiroshi Yamauchi a une réunion importante. Si les décisions de Yamauchi étaient implacables et autoritaires, certains projets de la firme nippone démarrent parfois grâce au fruit du hasard. 

 

L'arrivée de la Famicom au Japon et de la NES dans le reste du monde : la renaissance du médium jeu vidéo.

 

Nous l'avons vu plus haut, Nintendo a profité des Game & Watch pour commencer à prétendre à un rayonnement international. Mais c'est avec la Famicom (qui deviendra la NES chez nous) que Nintendo va acquérir son statut d'acteur incontournable du jeu vidéo. Yamauchi a demandé à ses équipes de construire une machine capable de permettre aux joueurs de vivre des aventures qui feraient pâlir les bornes d'arcade de l'époque, tout en proposant un prix abordable. Bien sûr, c'était un pari impossible à tenir et des compromis ont dû être faits. Mais la console resta tout de même à un prix raisonnable et les consommateurs ne s'y sont pas trompés. Lors de l'arrivée de sa descendante, la Super Famicom, tous les enfants japonais avaient une Famicom à la maison ! De même, aux USA, on ne parlait pas d'une console de jeux quand on faisait référence à ce genre de machine, mais d'une Nintendo ! L'Europe n'échappa pas au phénomène et la déferlante Nintendo arriva avec Mario en capitaine de navire. 

 

 

Nintendo, une firme historique

 

Nintendo a relancé en premier le secteur industriel du jeu vidéo et sans cette entité, aurait-on eu les consoles suivantes de la firme ? La guerre Sega-Nintendo ou encore la naissance la PlayStation, qui je le rappelle est née sur une altercation entre Sony et Nintendo ? Il est probable que non. Bien sûr, on ne peut présager des événements passés, présents et surtout futurs. Mais il faut reconnaître que sans la volonté d'Hiroshi Yamauchi, le jeu vidéo ne serait pas ce qu'il est devenu, avec de multiples facettes toujours plus fascinantes. A l'heure où GTA V défraie la chronique et envahit le monde sans sourciller, il est bon de ce souvenir d'où l'on vient. Tous les joueurs, tous les acteurs du média jeux vidéo sont orphelins aujourd'hui. Le jeu vidéo a une histoire, une histoire de machines, de jeux, mais surtout d'hommes, (au sens humain du terme) qui osent prendre des initiatives pour continuer à nous faire rêver. Si Satoru Iwata a pris les rênes de Nintendo en 2002 après que Yamauchi ait passé la main, nul doute que l'esprit de cet homme agisse toujours au sein de Nintendo encore aujourd'hui. 

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

Utori

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Bonjour à tous,

 

Le 17 septembre, GTA V est censé sortir. Censé étant le mot juste, puisque l'on a assisté ce week-end à un flot de ventes anticipées dans certains pays du monde, dont la France. Rockstar n'apprécie pas vraiment cet état de fait, d'autant que la firme américaine avait prévenu qu'elle interdisait ce procédé sous peine de sanctions. Mieux, Rockstar tolère que le jeu soit vendu à partir du lundi 16 septembre à 20 heures. Malgré cette souplesse apparente de l'éditeur, dès le samedi 14 septembre, sur le boulevard Voltaire à Paris, bien connu des joueurs, le jeu étant vendu sous le manteau, occasionnant des files d'attente assez logiques au vu de l'attente que le jeu suscite depuis des mois. A une échelle encore plus grande Amazon a envoyé en avance ses pré-commandes, déclenchant du même coup une déferlante de photos et de commentaires sur Facebook et Twitter. S'il est vrai que le phénomène de vente anticipée n'est pas nouveau en revanche, une telle ampleur est extrêmement rare. Rockstar enquête d'ailleurs sur ses ventes anticipées, il est certain que l'incendie n'est pas près de s'éteindre. On peut alors légitimement se demander quelles conséquences une telle pratique peut engendrer dans le futur pour l'industrie toute entière.

 

Les intentions des vendeurs sont certainement louables...

 

Bien évidemment, les raisons pour lesquelles les boutiques ont outrepassé l'interdiction expresse de Rockstar sont multiples. Tout d'abord, elles sont humaines. Faire plaisir à son client en lui délivrant le Saint-Graal (pour certains joueurs ce n'est pas un vain mot) est un plus humainement parlant, mais surtout, un plus commercial. Si une boutique donnée le vend en avance, ce fait sera rendu public très rapidement et à l'heure d'Internet et des réseaux sociaux il est possible d'augmenter rapidement son chiffre d'affaires bien que je doute que GTA V n'ait besoin de ce genre de comportement pour se vendre très facilement sur les étals. Ensuite, en vendant le jeu en avance, cela peut aussi permettre (bien que cela ne soit que pure spéculation de ma part), de fluidifier le flot de clients avides dans les boutiques physiques et d'étaler les envois pour les boutiques en ligne. Tout cela part probablement d'une bonne intention, mais le risque n'est-il pas trop grand cette fois-ci ? Rockstar, en ayant pris les devants, a les moyens de sévir face à ces pratiques. De plus, son poids médiatique au vu des ventes qu'enregistre chacun de leurs jeux permet à l'éditeur d'avoir une légitimité par rapport aux sanctions qui pourraient tomber par la suite. Et il faut reconnaître que c'est une situation assez inédite dans le milieu du jeu vidéo.

 

 

...Mais la riposte des éditeurs pourrait être violente !

 

En partant du postulat que Rockstar applique les sanctions qui étaient prévues en cas de ventes anticipées, ce ne serait pas une première. l'enseigne Auchan s'en souvient sûrement... De fait, si les éditeurs décident de prendre le taureau par les cornes, la première solution facilement applicable à moyen terme serait de vendre leurs jeux uniquement en dématérialisé ! Ainsi, si le jeu n'est disponible que sur des serveurs, il serait beaucoup plus simple de contrôler le jour et même l'heure de la sortie de leurs jeux à la minute près. A vous les joueurs qui adorez tant vos belles boîtes, en acceptant le principe de la vente anticipée et surtout en l'alimentant, vous accélérez peut-être l'arrivée du 100% dématérialisé qui vous fait tant horreur ! Bien sûr, pour le moment, rien ne corrobore une telle thèse, mais réfléchissez donc à tout cela. Le jeu vidéo est un média très jeune et on a coutume de dire qu'il est encore un adolescent. Il serait temps que notre média arrive à l'âge adulte, et que les joueurs sachent faire preuve de patience, pour la convertir en joie de jouer une fois le jeu en vente à la date convenue.

 

Mais est ce que, par hasard, tu ne réagirais pas par jalousie de ne pas posséder le jeu contrairement à d'autres joueurs ?

 

Merci de poser la question, que je me suis bien évidemment posée avant d'écrire cet article. Et la réponse est non. Je n'ai aucunement envie d'avoir GTA V en avance. Par respect pour l"édtieur Rockstar Games d'une part, parce que la machine gigantesque que représente GTA V en matière de marketing et d'argent investi le mérite. Et d'autre part, un respect des développeurs de Rockstar North qui, pour accoucher d'un jeu d'une telle ampleur (inutile d'y avoir joué pour s'en rendre compte) ont dû travailler comme des dingues pour respecter les délais correspondant à chaque étape de développement du jeu. La pratique de la vente anticipée de jeux rend la préparation d'événements pour la sortie du jeu totalement inutile, puisque les joueurs le possèdent déjà. Les campagnes d'affichage et autres publicités également caduques a cause de cet état de fait. Si jusqu'à présent, les éditeurs râlaient mais restaient relativement passifs, les événements récents autour de GTA V pourraient changer longuement et brutalement la donne. Et seuls les joueurs seront perdants au final. Les caprices enfantins des joueurs amèneront des changements pour le jeu vidéo. Pour le meilleur et pour le pire. 

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

Utori

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Cette fois, nous y sommes. Microsoft vient d'annoncer officiellement que sa prochaine machine, la Xbox One, sortira sur notre territoire le 22 novembre 2013. Sony, de son coté, lancera la PS4 sept jours plus tard, le 29 novembre 2013. 


A présent, les deux constructeurs se retrouvent ainsi dos au mur. Ils sont même dos à dos et c'est à partir de maintenant que chacun devra déployer des trésors de marketing (oserais-je parler de fourberie si nécessaire ?) pour rallier le plus de joueurs possible sous son propre étendard. Les line-up de lancement des deux machines sont connus depuis la Gamescom, et la politique tarifaire est également clairement établie. Le hardware faisant battre le coeur de ces consoles étant grossièrement le même (bien que Microsoft ait a priori récemment augmenté la puissance du CPU, passant de 1,6 à 1,75 GHz) c'est uniquement sur son image, son positionnement tarifaire et sur les jeux disponibles au lancement que chaque constructeur affûtera ses armes.


Quelles sont les forces exactes en présence ? C'est ce que nous allons détailler ici.

 

 

La date de sortie de la machine, un élément purement psychologique.

 

Ainsi donc, la Xbox One sortira 7 jours avant la PS4. Est-ce que Microsoft espère capitaliser sur ses 7 jours d'avance ? De prime abord, on serait tenté de répondre par l'affirmative. Mais en y réfléchissant, l'argument paraît un peu bancal. S'il est vrai que la Xbox One pourra envahir les rayons des magasins seule pendant 7 jours avant de devoir cohabiter avec la PS4, il ne faut pas oublier que les campagnes de réservation des machines ainsi que celles des jeux présents le jour J seront entamées depuis longtemps à ce moment là, puisqu'elles ont déjà commencé à l'heure actuelle, pour les machines tout du moins. 


Le seul élément sur lequel Microsoft pourrait éventuellement capitaliser serait l'achat compulsif de certains joueurs en voyant la première console Next-Gen dans les rayonnages. Mais alors que pour la bataille de la génération actuelle Xbox 360/PS3, la firme de Redmond avait pris un an d'avance pour installer sa console, le délai de 7 jours paraît bien dérisoire. La date du 22 novembre 2013 n'a été choisie que pour dire aux joueurs que Microsoft dégainera avant Sony. Et si cet argument est bien réel, il reste plutôt léger.

 

 

La guerre des prix est-elle bien réelle ?

 

Nous le savons depuis quelque temps déjà, la Xbox One sera vendue 499 euros alors que la PS4 vous demandera de débourser 399 euros. Avec cette différence de 100 euros, on se souvient que Sony avait frappé un grand coup lors de l'E3 2013. Microsoft répondait encore récemment que qu'ils devaient,  "Prouver que la console vaut ses 100 dollars de plus". 


Il n'est pas difficile de trouver au moins une raison pour laquelle la Xbox One possède cette différence de prix : Kinect est intégré directement avec la machine. Ceci posé, est-ce que cette différence de prix va permettre à Sony d'assommer son concurrent au lancement ? D'un point de vue purement comptable, oui, évidemment. Dès que l'on touche à son porte-monnaie, le consommateur est frileux et attentif au moindre argument qui pourrait lui faire faire des économies. Si cet argument paraît particulièrement solide, il convient de la nuancer légèrement : même si Microsoft annonce un prix plus élevé, c'est loin d'être l'arme absolue pour le constructeur japonais qui lui permettrait de rafler la mise, bien que le positionnement tarifaire d'une console soit un élément particulièrement prégnant en temps de crise. Et l'histoire vidéoludique a déjà prouvé qu'une console trop chère se vend souvent moins bien que la concurrence. 


Néanmoins, Microsoft n'a pas déjà perdu la guerre, loin s'en faut.

 

 


Le line-up de lancement des deux machines peut-il réellement faire pencher la balance ?

 

Si l'on regarde le line-up de lancement de chacune des deux consoles d'un point de vue purement comptable, la Xbox One gagne par KO. 


Jugez plutôt : si on trouve 7 exclusivités pour la PS4, la Xbox One en compte 12 ! Microsoft en propose donc quasiment le double, mais en plus, alors que sur PS4, 5 jeux sur 7 sont des licences inédites, (InFamous : Second Son et Killzone : Shadowfall sont là pour assurer la continuité chez Sony), Microsoft sort l'artillerie lourde avec 4 suites issues de licences bien installées et non des moindres : Forza Motorsport 5, la licence de simulation automobile qui pour beaucoup de joueurs a supplanté Gran Turismo depuis quelques années. Autre licence phare de Microsoft, Dead Rising 3, qui a pris lui aussi son envol sur 360 et enfin Killer Instinct, qui signe le retour d'une licence attendue depuis longtemps par les amateurs de jeux de combat. 


Je serais tenté d'ajouter deux autres jeux qui complètent ce tableau impressionnant : Ryse : Son of Rome, qui a envoyé du bois lors de l'E3 et Quantum Break qui signe le retour de Remedy après le succès critique D'Alan Wake. Dans le domaine précis des jeux présents au lancement, la Xbox One écrase sa concurrente. S'il est difficile de dire dès à présent si cet argument sera décisif en novembre 2013, il faut reconnaître que Microsoft a du répondant face à Sony.

 

 


Mais alors, qui va gagner cette bataille ?

 

Nous l'avons vu précédemment, chaque constructeur possède des arguments qui sont capables de faire pencher la balance vers l'un ou l'autre des protagonistes. Si Sony avec la PS4 possède une longueur d'avance grâce à son prix plus agressif que sa concurrente, la Xbox One peut jouer la carte du line-up de lancement plus étoffé et ainsi que l'atout technologique avec Kinect intégré directement dans la machine.


Il faut ajouter qu'en matière de produits high-tech ces gammes de prix sont devenues monnaie courante. Regardez les prix de certaines tablettes, pour ne citer que cet exemple. Si les configurations hardware proches et la date de sortie des machines très rapprochées finissent par devenir des arguments neutres, il est évident que la lutte entre Microsoft et Sony s'annonce dantesque. Même si la communication de Microsoft autour de la Xbox One paraît assez hasardeuse depuis le mois de mai (apportant son lot de déclarations contradictoires et des révisons nombreuses en matière de contenu de la machine) et que Sony ne fait que répondre presque passivement à chacune des annonces de la firme américaine, les deux mois à venir seront cruciaux pour les deux combattants. L'heure n'est plus à l'observation de son adversaire. 


A partir d'aujourd'hui, le combat sera âpre et sans répit. Et contrairement aux générations précédentes, il n'y a pas de grandes marges de manoeuvre, ni d'un coté ni de l'autre. Sony se doit de gagner la bataille pour ne pas risquer un éventuel chaos financier après les campagnes poussives de la PS3 et de la PS Vita, Microsoft, de son coté, ne vise que la place de leader dans l'industrie du jeu vidéo. Un marathon de deux mois commence, pour le plus grand bonheur du joueur qui, dans ce cas de figure, devient un consommateur qui a l'avenir de deux sociétés entre ses mains. Et si c'était cela le plus grand intérêt de tout cela ? 


Il ne faut jamais oublier que c'est vous, en achetant ou non une machine ou une autre, qui décidez du sort de l'industrie vidéoludique et surtout de son orientation future.

 

Vidéoludiquement vôtre,

Utori

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Humeurs

 

Bonjour à tous,

 

il y a quelques jours, le 28 août 2013 exactement, Nintendo surprenait tout le monde en annonçant une nouvelle console portable, la Nintendo 2DS. Pour être honnête, j'ai d'abord cru à une blague. Comme si Nintendo avait été victime d'une contrefaçon grossière. Et puis, j'ai cherché à confirmer l'information en croisant plusieurs sources... Ce n'en était pas une. Nintendo décline pour la troisième fois sa console portable phare. A partir de là, un deuxième temps cérébral s'installe : trouver les informations les plus pertinentes sur cette nouvelle console pour se faire une première idée précise sur ce nouveau device. Dans le même temps, j'ai pu lire les premières réactions sur Internet qui n'ont pas traîné. Evidemment, tous ces réactions étaient épidermiques. Le manque de recul était évident. Evident, mais logique. Un savant mélange de manque d'informations auquel il faut ajouter les réflexes prompts des joueurs sur le web. 

 

 

Quel public est visé par cette nouvelle itération ?

 

La Nintendo 2DS est une Nintendo 3DS à laquelle la 3D stéréoscopique a été retirée. De plus, la console ne se replie pas en deux contrairement à tous les modèles à double écran de la firme japonaise. Ceci posé, il est bon de se demander à quelle cible est destinée la Nintendo 2DS. Le réponse est assez simple : c'est la 3DS faite pour les enfants. Le fait qu'elle ne se replie pas évite la fragilité au niveau des charnières bien plus meurtrière que l'on pourrait le penser, certains revendeurs pourraient en témoigner. Le design de la console se rapproche clairement du jouet en plastique également. L'absence volontaire de 3D stéréoscopique est là pour rassurer les parents qui craignent le pire pour les yeux de leurs enfants. Il faut rappeler que Nintendo a toujours conseillé l'utilisation de la 3DS qu'aux enfants âgés de plus de 6 ans. Ajoutez à cela un prix de 129 euros et il est certain que bien des parents risquent de se faire assaillir de demandes de la part de leurs enfants à Noël !

 

 

La déclinaison de modèles de consoles par Nintendo n'est pas chose nouvelle

 

Décliner ses consoles pour en relancer la durée de vie ou pour donner une nouvelle orientation à leur produit, non seulement Nintendo est coutumier du fait, mais en plus tous ses concurrents lui ont emboîté le pas. Comme dans beaucoup de domaines industriels d'ailleurs. Alors quand on lit certains commentaires qui relèvent cette pratique comme idiote et sans intérêt je ne peux que sourire. Nintendo mène sa politique comme elle l'a toujours fait. Je doute que la firme japonaise ait prévu de vendre des millions d'exemplaires de ce nouveau modèle, et il y a fort à parier que dans quelques mois, ces commentaires acerbes auront bien vite disparu. Rappelez-vous de la sortie chaotique de la DS XL et ces deux coloris étonnants. SI je suis le premier à reconnaître que Nintendo avance seul sur sa lancée, il faut reconnaître que la soudaineté de l'arrivée de la Nintendo 2DS et ses conséquences traduit aussi un éventuel manque de communication de la part de la firme japonaise. Un certain autisme que d'autres ont relevé avant moi. 

 

 

En définitive, est-ce que l'achat de cette console est pertinent ?

 

Il faut reconnaître qu'il est difficile de ne pas avoir un avis mitigé à ce sujet. Evidemment, pour un joueur qui possède déjà une 3DS, acheter une Nintendo 2DS est inutile. En revanche pour les familles modestes et/ou les fratries où les parents désirent équiper plusieurs enfants ensemble, c'est une alternative utile et sympathique. Comme il a été mentionné plus haut, la 2DS est là pour rassurer les parents pour les yeux de leurs chérubins. Et la rétro-compatibilité avec la ludothèque DS est là aussi ce qui ne gâche rien. Si la 3D stéréoscopique est absente, toutes les autres fonctions de la console sont présentes. Notamment tout ce qui concerne le StreetPass et la possibilité de prendre des photos 3D avec les deux objectifs externes. Joli paradoxe tout de même. J'ajouterais que l'aspect monobloc de la console et la solidité qui en découle est un point positif pour les personnes à mobilité réduite atteintes de déficiences de motricité fine dans les mains. C'est une facilité suffisamment rare pour être soulignée. En résumé, Nintendo décline sa dernière console portable pour la rendre accessible au plus grand nombre. Simple et efficace.  

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

 Utori

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Humeurs

 

Bonjour à tous,

 

Excellente question posée dès ce départ de cet article mon bon monsieur. A force d'entendre tout et son contraire à propos de la firme de Kyoto, je pense qu'il est temps de réfléchir posément à la position de Nintendo par rapport à ses concurrents, mais aussi et surtout, par rapport à son propre passé car il ne faut jamais oublier que Nintendo à plus de cent ans d'expérience derrière elle. Nous allons voir si, réellement, Satoru Iwata et son conseil d'administration ont des cheveux à se faire. De tous temps, dans quelque domaine industriel que ce soit, différents concurrents entre eux ont dû poursuivre des voies et des stratégies différentes pour surpasser un adversaire ou se démarquer de la norme. Le jeu vidéo, en tant qu'industrie du divertissement n'échappe pas à cet état de fait. Dans ce contexte Nintendo fait face à deux jeunes loups aux dents longues (si l'on se réfère cette fois à la date d'arrivée des trois constructeurs dans le domaine vidéoludique). Alors, comment s'en sort le vieux sage Nintendo face aux jeunes coureurs de fond Sony et Microsoft ?

 

 

La stratégie hasardeuse appliquée à la Wii U, signe du déclin de Nintendo ?

 

Les agissements de Nintendo ne sont pas nouveaux. Il y a eu au moins un précédent récemment. La 3DS, avec son lancement plus que poussif, avait inquiété tout le monde, à commencer par les actionnaires qui, on s'en doute, avaient dû avoir quelques sueurs froides. Aujourd'hui, beaucoup de joueurs semblent avoir oublié cette période, pour une raison simple : les jeux 3DS affluent régulièrement sur la console portable phare de Nintendo. Mieux, c'est elle qui permet à l'entreprise de voir les choses sereinement. Cette parenthèse étant fermée, revenons à la Wii U. Le scénario est le même : une console bâtarde, qui affiche un design proche de sa devancière, et avec un outil technologique en plus pour afficher une différence. La Nintendo Difference, chère à Satoru Iwata (eh oui encore lui) depuis qu'il a pris les rênes de Nintendo en 2002. A cela, il faut ajouter un fait évident, mais qu'il est bon de rappeler : il est évident que le carton incroyable de la Wii, avec ses 100 millions d'exemplaires vendus ne sera pas reproduit. Les nouveaux joueurs atteints par la Wii n'iront pas tous en masse se prosterner devant la Wii U. Ajoutez à cela la communication moins évidente pour le grand public autour de la Wii U et vous obtenez les ingrédients d'une vie probablement moins florissante pour cette machine. Ce qui ne l'empêchera pas de faire une excellente carrière. 

 

La référence au passé est une donnée importante pour Nintendo

 

Nintendo est la seule entreprise dans le domaine du hardware a avoir traversé quasiment toutes les époques du jeu vidéo. Sega s'est arrêté en 2001, Atari et les consoles américaines encore plus tôt. Nintendo a résisté à la tempête PlayStation et à l'arrivée en force de Microsoft façon mécha de Pacific Rim. Quel joueur n'a pas enterré Nintendo à l'époque de la Nintendo 64 et son passéisme avec son port cartouche tant décrié ? Quel joueur n'en a pas fait de même à l'heure de le GameCube, qui, pour beaucoup d'entre nous ressemblait plus à un jouet pour enfant qu'à une console multimédia, plus adulte et surtout plus facile à montrer à son entourage ? Malgré des ventes toujours déclinantes d'une console de salon à une autre au fur et à mesure du temps, les consoles portables de Nintendo ont toujours tenu le haut du pavé depuis 1989 et l'arrivée du Game Boy. Nintendo a toujours pu compter sur ce phénomène de balancier quand l'un de ses deux secteurs hardware phares (consoles de salon ou consoles portables) faiblit. C'est peut-être ça la force de Nintendo.

 

Au milieu de tout ça, les joueurs, qui ne sont jamais contents. 

 

Nintendo est passé par différentes phases au cours de son existence vidéoludique. Pour résumer très sommairement, on peut considérer que de la NES à la GameCube, Nintendo s'est plus ou moins conformé à la course technologique, bien que la plupart du temps, Nintendo préférait utiliser des technologies éprouvées par le temps. Il n'y a quelques rares exemples tels que le GameCube ou la GameBoy Advance où Nintendo fit intégralement le pari de l'avancée technologique. Le reste du temps, il fût surtout question de favoriser le plaisir de jeu. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Nintendo souffre aussi de l'image que les joueurs chevronnés lui confèrent. Chaque console depuis la Nintendo 64 ne leur convient pas. La N64 était limitée par le support cartouche, Le GameCube était puissante sur le papier mais boudée parce qu'elle était trop Nintendo-centrique, la Wii trop casual, et la Wii U manque de jeux. Si la Wii U connaît la même trajectoire que la 3DS, ces critiques cesseront bien vite. 

 

Alors, le bateau prend-il réellement l'eau ? 

 

Nintendo n'a que faire du volume des critiques, même si l'entreprise nippone en écoute certaines quand elles sont justifiées et corrige le tir. Les râleurs sans arguments, ce n'est que du brouhaha pour Nintendo. La firme suit son propre chemin, ne se souciant que très peu de la concurrence, qui ne joue pas le même jeu, et surtout pas dans la même cour. Oui, les licences Nintendo sont constamment réutilisées parfois jusqu'à l'essorage le plus violent. Oui, les éditeurs tiers n'ont pas toujours la place qu'ils méritent sur les machines Nintendo. Mais lorsque l'on voit le line-up Wii U en 2013 et 2014 et Ubisoft qui réitère sa confiance envers Nintendo, on ne peut que se dire que les jours meilleurs vont arriver. Et bien plus vite que certains pourraient le penser. Le bonne santé boursière de Nintendo et la volonté de Satoru Iwata de ne licencier personne témoigne du fait que le capitaine tient bon la barre et que le cap est maintenu.

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

 Utori

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Impressions

 

Bonjour à tous,

 

Il me semble que c'est la première fois que je vous parle de mes impressions sur une démo de jeu. Mais le contexte qui gravite autour de Rayman Legends mérite que l'on s'y attarde. Annoncé tout d'abord comme une exclusivité pour la Wii U de Nintendo (qui a ce moment là n'avait pas encore montré le bout de son nez) Ubisoft annonce plus tard que le jeu sera multi-plateforme. Déception chez les uns, soulagement chez les autres, le titre qui est censé prendre la relève de l'excellent Rayman Origins déchaîne les passions. Ajoutez à cela de multiples changements de date de sortie et vous obtenez une belle confusion qui n'aide pas à clarifier la communication de l'éditeur autour du jeu. Cette date a fini par se stabiliser au 29 août 2013, autant dire que le jeu ne va pas tarder à être sur la rampe de lancement. Une démo jouable est disponible en solo sur la Wii U depuis quelque temps alors que la version PS3 et 360 est sortie il y a quelques jours. Du coup, je vous propose de comparer les deux versions avec un contenu identique mais un gameplay légèrement différent.

 

 

Rayman Legends - Eye of the Tiger Trailer

 

Est -ce que Rayman Legends sera aussi facilement jouable sur Wii U que sur PS3 ou Xbox 360 ? Fondamentalement, oui, bien évidemment. Néanmoins, les mécaniques de gameplay sont légèrement différentes et l'écran du Wii U Gamepad est parfaitement exploité dans la version prévue pour la console de salon de Nintendo. Et franchement, le remplacement par un simple bouton pour déplacer Murphy et/ou le second personnage jouable en lieu et place de l'écran tactile sacrifie légèrement le sentiment d'immersion. Pour le reste, on se retrouve avec un jeu de plate-forme de bonne facture, avec un accent mis sur le rythme de la musique pour passer certains niveaux. Michel Ancel et ses équipes pnt fait du bon boulot, reste à voir le résultat final le 29 août, mais je doute que les fans de Rayman Origins soient déçus au final. Et je n'ai pas honte de dire que j'en fais partie. 

 

 

Rayman Legends - Goo Goo Walkthrough

 

Alors finalement, version Wii U ou version multi-plateforme ? Si vous avez le choix, il veut mieux prendre la version Wii U, parce que le jeu a été pensé pour cette console. Pour les autres, vous pouvez vous jeter sur la version de votre console favorite les yeux fermés. Il est probable que la décision d'Ubisoft de poignarder Nintendo en retirant l'exclusivité du soft à la Wii U soit purement financière, bien que ce jugement ne soit que pure spéculation de ma part. J'espère simplement que le soft se vendra assez bien pour qu'Ubisoft perpétue la licence par la suite. J'ai été le premier à regretter que l'exclusivité soit retirée. Malgré tout, je ne pense pas que la Wii U en souffrira à long terme et Rayman Legends à plus de chance de se vendre ainsi, surtout à l'heure où la génération actuelle de consoles va tirer sa révérence. Et si c'était ça la chance du titre d'Ubisoft ? Début de réponse dans les prochaines semaines les amis.

 

Vidéoludiquement vôtre,

 

 Utori

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Édito

Oyez, oyez, braves gens, vous êtes ici de plein gré pour la plupart. Détendez vous, vous êtes ici pour la découverte, des jeux, de la musique, des humeurs de son hôte aussi. L'important dans la vie, c'est de sourire et de profiter de certains petits bonheurs. Le jeu vidéo, ça peut aussi être cela.

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