The 47 Org

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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 26/05/18 à 00h12

Retard gaming

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Catégorie : Questions existentielles

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Questions existentielles (Divers)

C’est donc la fin de NoLife et je suis triste.

Pour marquer le coup, je vous fais donc aujourd’hui partager un peu de ma relation (de spectateur) avec cette chaine unique et dingue depuis 11ans.

Au début pour moi il y a eu la "fin" de Game One tel qu'on l'aimait avec la scission des fondateurs et un gros passage à vide coté "le JV à la TV c'est fini".

Puis, quelques années plus tard, il y eu Davy.

A l’époque du lancement de la chaine, je ne vivais pas en France et donc je n’avais pas accès à ses programmes. Depuis quelques temps je suivais le blog de Davy Mourier – Badstrip.

C’est via celui-ci que j’ai pu assister au premiers tests et retransmissions de la chaine. Déjà, ca sentait la passion et le bon délire avec des gens qui essayaient de bien faire mais qui n'avaient pas forcement les moyens financiers et techniques nécessaires. Pour moi donc la naissance de Nolife était quelque chose d’intéressant sachant que j’ai pu suivre la préparation avant lancement via le blog. C’est au fond d’une bibliothèque universitaire irlandaise (ben ouais les jeunes, il y a 11 ans, on avait pas tous internet chez nous, encore moins un ordi portable et c’était soit le cyber café soit la bibliothèque de l’université), que j’assistais donc à la naissance de la chaine.

Les années à suivre le staff

S’en suivent d’autre déménagements de ma part, dans d’autres pays, ce qui ne facilite pas les choses mais j’ai continué à suivre et regarder les programmes autant que je pouvais. Tant de personnes intéressantes et passionnantes se succédaient. Allant de certains déjà connus comme Marcus et Sébastien à des révélations, comme le RPGang bien entendu qui m’a fait pleurer de rire mais j’y reviendrai, Dr Lakav, Julien Pirou etc etc… des gens qui, pour la plupart était connu sous leurs surnoms de presse papiers ou de forum mais qui pour la première fois pouvait s’exprimer sans contrainte à la télévision et laisser exploser leur créativité et leur dinguerie soutenu par les patrons Sébastien Ruchet donc et Alex Pilot qui sont des grands messieurs dans mon estime. Bien sur, une des plus grandes révélation pour moi fut l’arrivé à la direction du JV de Mr Thierry Falcoz qui reste pour moi LA référence de traitement jeu vidéo tout média confondu.

Mine de rien, même si je n’en ai jamais rencontré aucun (bon ok, je suis passé à côté de Suzuka et de Médoc lors d’un TGS mais je n’ai jamais osé leur parler) j’ai l’impression qu’ils font partie de ma bonde de pote. 11 années à suivre des gens évoluer, grandir dans leur métiers et dans leur vie c’est pas rien.

Je ne reviendrais pas sur les problèmes qu’il y a eu à la chaine et ce que j’ai pu en faire comme critique suite à la suppression de la rédac JV. Je pense encore aujourd’hui que la partie JV n’était pas la chose à sacrifier, mais je vous renvoi à mon article : http://www.gameblog.fr/blogs/the47org/p_122391_mais-ou-va-donc-nolife

Les derniers mois.

Si vous avez lu l’article en lien vous savez donc ce que je pensais il y a quelque mois de la chaine. Malgré tout, je suis resté bonhomme et droit dans mes principes en étant abonné. En attendant un renouveau peut être, en y croyant encore, surtout en me disant que c’était le seul endroit de la TV probablement mondiale où on avait la chance d’avoir ça. Qu’il fallait que cette de bande de pro-passionnés puisse vivre et montrer que c’était possible.

Et je dois dire que la chaine dernièrement c’était bien ressaisie. Davy était plus pro, les émissions était redevenues pertinente et agréable, le flux d’actu et son format était à mon avis vraiment bon.

Il y a toujours le problème de la J-Pop et des clips Indies que je ne supporte pas mais bon ça fait partie du cahier des charges de la chaine, c’était quand même le seul lieu télévisuel qui leur permettait de passer. Donc bon, dans l’ensemble on était sur un renouveau plutôt cool.

Malheureusement ca n’a pas suffit comme nous le savons tous aujourd’hui. C’est triste et en même temps 11 ans bordel ! C’était inespéré, alors chapeau bas à vous tous mesdames et messieurs pour votre dévouement à la chaine et à vos passions, qui de mon point de vu ont donnés surement les meilleurs émissions parlant de jeux vidéos, d’animé / manga, ou de JDR jamais produites à ce jour.

Mon désir pour l’avenir

Comme je le dis au dessus, je pense que tous les gens qui ont participé à la chaine mérite de retrouver rapidement une situation stable et confortable dans laquelle ils seront bien. Qu’ils puissent continuer d’une manière ou d’une autre de nous faire partager leur passion de manière si pertinente et intelligente (ou débile aussi pas de soucis).

Peut être en créant une chaine/réseau youtube ? Je ne sais pas, je ne serais pas contre, mais ca irait je pense à l’encontre des principes de Seb et Alex de travailler via cette plateforme.

Ce que je souhaiterai en revanche et je ne suis pas le seul, c’est pouvoir conserver, ou en tout cas pouvoir aller consulter toutes ces images qui ont étaient produites. Noco va fermé lui aussi et je m’interroge, inquiet du devenir de ces émissions toutes aussi précieuses les une que les autres.

Personnellement, si on nous sort l’intégrale des EXP, des Extra Life et des Classé 18+ en DVD, je suis preneur.

Mais ce n’est pas tout, toutes ces interviews, ces reportages uniques de personnages qui seront un jour reconnu et que l’équipe de NoLife était les premiers à considérés, les Toco Toco etc.. tout cela se doit d’être préservé et disponible pour le futur. J’espère donc très fort que cela soit prévu d’une manière ou d’une autre.

Parce que ouais, je compte bien faire regarder Aniki No Pascalu à mes enfants un jours (ou mes neveux si j’ai pas d’enfants). Parce que quand j’ai un petit coup de blues, je peux me faire une session de EXP random juste pour pleurer de rire sur les sketchs. Mais aussi parce que quand j’attaque ou que je fini un jeu qui a était traité sur Nolife, j’en regarde la critique avec attention car souvent pertinente avec un angle que je n’avais pas toujours vu. Tout cela doit continuer à être dispo. On sait jamais, imagine que les premières images déterrées par les extraterrestres après l’annihilation de la race humaine pourraient être El Médoc et Obliv déguisés en fées qui courent entre les voitures de nuit sur les Champs Elysées. Et rien que pour cette pensée, je vais rigoler pendant 15 minutes.

Merci donc à vous tous, longue vie à vous et vos passions en attendant de vous retrouver sur d’autre medias, car j’en suis sur, ca arrivera.

(D’ailleurs au passage, Cosy Corner hein, n’oubliez pas de l’écouter c’est le meilleur podcast de France, avec ZQSD et ABCD)

La bise, on vous aime.

 PS : Ca va on a bien compris que j’étais fan de Médoc et Moguri ? Le gars limite flippant…

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Questions existentielles (Divers)

Donc remettons les choses en ordre en les cadrant un peu.

PS : je reste sur le même type de méthodologie et sur la même « intégrité » dans mon classement.

Qu’est-ce que je veux voir réellement ?

- Quelle est la part de AAA qu’on me propose dans le catalogue PS4 ?

- Quelle est la part de nouvelles IP dans cette production AAA ?

- Quelle est la part de nouvelles IP en général ?

- Quelle est la part réelle de jeux que j’ai déjà faits sur une autre console et pour laquelle racheter le jeu peut me sembler inutile ?

Donc je refais mes catégories pour pouvoir répondre avec un peu plus de précision à ces questions :

Groupe

Définition

Sous-groupe

Définition

Exemple

AAA

 

 

 

Jeu qui utilise la technologie de la PS4 et qui n'aurait pas pu sortir sur une console antérieure

 

 

 

Nouvelle IP

Jeu lançant une nouvelle franchise

Horizon Zéro Down

Franchise Annuelle

Suite annualisée d'une série à succès qui ne revoit pas son fonctionnement ou son propos en profondeur entre chaque suite

Call of Duty

Suite de franchise

Jeu qui appartient à une franchise déjà établie mais qui n'a pas industrialisé son mode de production

Uncharted

Reboot

La série existe mais ce jeu revoit / casse tous les codes volontairement

Doom

AA

 

 

Jeu qui n'utilise pas la technologie de la PS4 et qui aurait pu sortir sur une console antérieure

 

 

Nouvelle IP

Jeu lançant une nouvelle franchise

2dark

Suite de franchise

Jeu qui appartient à une franchise déjà établie mais qui n'a pas industrialisé son mode de production

Lara Croft and the Temple of Osiris

Reboot

La série existe mais ce jeu revoit / casse tous les codes volontairement

Carmageddon ?

Portages

 

 

 

Jeu sorti précédemment sur d'autres consoles antérieures

 

 

 

Remake PS360

Version d'un jeu de la génération HD

DmC: Devil May Cry: Definitive Edition

Conversion Vita

Version porté d'un jeu PS Vita

Danganronpa 1-2 Reload

Consoles antérieures

Venant d'une console non HD

Super Meat Boy

Collection

Portages à l'identique

Mega drive collection

Autre

 

 

 

 

 

Les jeux qui ne m'intéressent pas pour cette analyse de l'offre.

 

 

 

 

 

Jeux de sports

Sauf s'il a un twist conceptuel

Fifa xxx

Jeux de courses

Sauf s'il a un twist conceptuel

Project cars

Jeux de combats

Sauf s'il a un twist conceptuel

Street Fighter V

Jeux de chants / dance

 

Just Dance xxx

Sim Farm

 

Forestry simulation

Jeux multi

 

Overwatch

         

Multi supports

Jeu sorti sur les deux générations en même temps, je ne prends en compte que les AAA et AA.

     

 

Voilà, je crois qu’on n’est plutôt pas mal avec ce classement.

Pourquoi je mets cette catégorie « Autre » avec les jeux de sports, courses, combats etc… ? Simplement parce qu’en général, je consomme 1 jeu de ce type par génération, peut-être 2 pas plus. C’est simple, quand LE jeu de course de la console sort, je le prends et c’est probablement le seul sur lequel je passerai du temps. Pareil pour les jeux de sport (je n’y joue pas en fait à part de golf un peu). Pour les jeux de combats même si j’aime beaucoup les 2D fighters, depuis l’avènement du jeu en ligne, SFiV et sa communauté de blaireaux qui n’accepte pas la défaite, rage quit en plein match etc… bref depuis que le jeu en ligne est quasi obligatoire sur ce genre et que je n’ai malheureusement pas de joueur réel à côté de moi dans mon canapé pour me challenger, je n’y joue quasiment plus.

J’ai passé un peu plus de temps et continué à affiner la liste en enlevant les jeux pas encore sortis mais déjà référencés et les jeux pas sortis en boite en fait, ce qui fait tomber mon total à 603 jeux. Sachant qu’encore une fois j’ai dû en rater.

Résultats

Voici donc les résultats :

Groupe

Sous-groupe

Nombre de jeux

%

AAA

Suite de franchise

144

24%

 

Franchise Annuelle

11

2%

 

Nouvelle IP

38

6%

 

GOTY

9

1%

 

Reboot

5

1%

 

Total AAA : 207

34%

AA

Nouvelle IP

84

14%

 

Suite de franchise

25

4%

 

Reboot

2

0%

 

Total AA : 111

18%

Portages

Remake PS360

69

11%

 

Conversion Vita

19

3%

 

Consoles antérieures

18

3%

 

Collection

5

1%

 

Total Portages : 111

18%

Autre

Jeux de sports

61

10%

 

Jeux de courses

43

7%

 

Jeux de combats

24

4%

 

Jeux multi

24

4%

 

Jeux de chants / dance

15

2%

 

Sim Farm

7

1%

 

Total Autre : 174

29%

Total général

603

100%

 

> Part de multi-support dans les groupes AAA et AA : 50 jeux soit 8% du total de jeux.

Je réponds donc maintenant à mes interrogations.

> Combien de jeux qui exploitent la technologie PS4 et dont je ne connais pas le principe ou le monde sont disponibles dans mon bac de jeu chez Micromania ? 6%. Sur 100 jeux dispo, seulement 6 donc. Effectivement ça ne fait pas lourd…

> Par contre dans les AA il y en quand même 14% que je ne connais pas et qui portent potentiellement des idées fraiches. Mais qui auraient pu sortir sur les machines HD classiques et qui sont pour la plus grande part sortis sur PC avant.

> On a aussi 18% de jeux que j’ai déjà vus avant, dont 11% que j’ai même déjà faits sur PS360. Ça fait effectivement beaucoup de mon point de vue mais ce n’est en aucun cas prédominant comme mon ressenti me le souffle à l’oreille. Par contre si on ajoute à ces 11% les 8% de jeux sortis à la fois sur les deux générations ça monte quand même à 19% ce qui n’est pas mal. Donc une impression mais qui a quand même un fondement réel.

> Il y a aussi 1/3 des jeux (à la grosse hein, la catégorie « Autre ») qui ne me concerne pas ou très peu que je filtre naturellement de mon regard quand je fouille le rayon.

 

Si je regarde un peu ces chiffres de manière générale, qu’est-ce que ça me dit de l’offre que l’on me propose ?

De mon point de vue cela montre deux choses :

> Les idées fraiches et nouvelles sont bien présentes mais ne sont pas portées par des budgets leur permettant d’exploiter ce qu’offre la technologie actuelle. Est-ce que nous sommes arrivés à un point de technologie assez élevé pour dire que la course à la puissance est définitivement devenue inutile ? Peut-être mais je le mettrais en relation avec le deuxième point.

> Les grosses productions se concentrent sur des licences connues et reconnues sûrement par peur du risque en termes de ROI qui, au vu de l’investissement nécessaire grandissant est d’autant plus grand. Les suites ne sont pas nouvelles dans le marché du JV et je ne peux dire si c’est une tendance normale ou si elle s’accentue avec cette génération de machine. Le fait est que si je pioche au hasard dans une dizaine de jeux j’ai seulement 2 chances d’en sortir quelque chose dont je ne connais pas déjà le nom et, a priori, ce qu’il me propose comme expérience.

 

Ma conclusion

Pour conclure sur cet état de l’art, je dirais donc qu’en terme général, malgré la proposition AA / Indé, de manière macro le marché a bel et bien tendance à recycler ou du moins à être très ancré dans son passé et donc assez nombriliste. Si je fais la somme des suites, franchises et portages, on est quand même sur 50% de la production actuelle. Si à ça j’ajoute les 29% de jeux qui ne me parlent pas, on monte à 80%, 8 jeux sur 10 que je filtre naturellement du regard quand je fouille dans le bac de jeux à Micromania ou quand je regarde le rayon PS4 de mon Leclerc.

Un constat plutôt amer sur ce que l’on me propose en termes de produits nouveaux parce que oui, je parle ici de produits.

Cela ne remet pas en question la qualité des propositions bien entendu, on parle quantité ici et 2017 est un bon exemple pour dire qu’il ne faut pas confondre les deux vu la qualité de ce que l’on nous a proposé.

Le coût technologique et humain qu’implique la montée en puissance de nos machines est donc un frein à la créativité des grands éditeurs. C’est problématique de mon point de vue car le grand public se retrouve avec une offre nivelée et calibrée. Ce grand public qui ne s’intéresse pas à ces productions AA parce qu’elles sont rarement mises en avant mais aussi parce qu’il ne comprendra pas pourquoi on lui demande 50¤ pour un jeu « moche », se retrouve quand même face à un catalogue qui tourne en rond et qui ne propose pas grand-chose de novateur ou expérimental.

Enfin après tout, au vu des ventes de la PS4 en général, peut être que ce public est tout-à-fait satisfait de cette proposition.

 

PS : Si quelqu’un a des chiffres « comparables » pour voir ce que la génération précédente proposait au même moment de maturité, je suis preneur, juste pour voir.

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Questions existentielles (Divers)

Une question en suspens.

Nous sommes en 2018, mais disons que vous avez acquis une PS4 en 2016.

Bon allez, disons même 2015 histoire que ce soit facile. Imaginons donc que vous faites partie des gens qui ont passé 10 ans (date de sortie de la Xbox 360 : 2005) sur la génération PS360 et qui comme beaucoup de joueurs réguliers ont fini par acheter les deux consoles parce que, disons-le comme ça, acheter une console tous les 5 ans c’est pas non plus la mort.

Du coup, vous avez eu le temps de bien approfondir le catalogue de jeux disponible sur les machines dites HD, catalogue pléthorique en jeux de qualité et en grosses productions.

J’émets ce postulat parce que c’est le mien et que je pense ne pas être le seul (à vrai dire j’en suis sûr en fait, on est au moins 2).

La PS4 est sortie en novembre 2013 (ouais déjà, on va donc dire que si on arrondit à quelques mois, le temps que ça s’installe un peu : 4 ans).

Après avoir fait le tour de 15 / 20 jeux que je voulais vraiment faire je me retrouve devant les bacs et plus rien ne m’attire. Je pensais à ça et je me demandais pourquoi ?

Sur le chemin du retour j’avais l’impression que l’offre de jeu disponible était essentiellement constituée de portages ou de versions « améliorées » de jeux que j’avais déjà faits avant. Mais aussi que le reste des jeux dispo étaient des jeux qui semblaient tout droit sortis d’un line up PS2 ou de la partie Indé de Steam. Donc des jeux qui auraient pu sortir sur la génération précédente ou auraient en d’autres temps fini seulement sur PSN.

Bref j’ai eu la cruelle sensation d’avoir fait le tour des grosses productions de la console.

 

Alors ok, pourquoi ne pas faire des jeux qui ne rentrent pas dans les critères d’un AAA ? C’est bien aussi ! Parfaitement d’accord avec vous et je m’en fais très régulièrement, mais le souci pour moi c’est que quand un consolier me vend une nouvelle machine en me disant que c’est nécessaire parce que les jeux ont besoin de plus de puissance, je cherche aussi ce genre de jeux, plus gros, plus beau, plus ambitieux technologiquement.

Bref j’en étais là et le Faucon en réponse à un message me dit qu’il partage cette sensation. Il était temps que je me penche sérieusement sur la question, pour savoir si c’était seulement une impression ou si c’était un reflet du marché réel.

Alors j’ai fait ce que je fais de mieux (c’est mon métier), j’ai fait des statistiques et analysé les résultats.

PS : Alors je préviens tout de suite, je ne vous fournirai pas le fichier source d’analyse pour plusieurs raisons :

1.      Parce que si vous êtes prêts à « vérifier » ce que j’ai fait c’est que vous avez beaucoup de temps à perdre et dans ce cas, allez faire un tour dehors ou trouvez-vous une activité complémentaire saine. Sinon c’est parce que vous pensez à une conspiration dont je serais l’instrument et dans ce cas, allez vous faire soigner.

2.      Parce que c’est forcément imparfait, j’ai sûrement fait des erreurs de classement dans mon fichier Excel, mais l’idée est de sortir des tendances représentatives de l’offre sur le marché.

3.      Parce que sérieusement ?? On est sur un post de blog qui parle de JV là, on est pas sur une étude de bioéthique et que je n’ai aucune raison de biaiser mes résultats pour soutenir mon propos, vu que mon propos justement c’est d’avoir une vision réaliste de l’offre que l’on me propose.

4.      Cet exercice se limite à la PS4 parce que je n’ai pas de Xbox One et parce que sérieusement si je le faisais sur Switch (que je n’ai pas non plus) ce serait risible vu que 99% des jeux qui sortent sont des portages J (oui vous pouvez rager allez-y ^^).

Ok, sur ces bonnes bases, allons y.

Premier essai.

Ma méthodologie tout d’abord.

J’ai fait une extraction de la liste des jeux PS4 disponible en version physique de Wikipédia. Je l’ai relue une première fois pour enlever les jeux qui ne sont pas encore sortis et faire sauter les jeux Japs. J’ai aussi enlevé les jeux qui sont effectivement dispo en boîte mais en version Asia ou Limited Run, ce genre de choses, parce que vous n’êtes pas près de les trouver dans un Micromania ou un Leclerc.

Donc j’ai une liste un peu plus propre déjà et je me retrouve avec 650 jeux ce qui est quand même un volume non négligeable. La liste étant non-exhaustive mais à mon humble avis assez représentative de ce que je peux trouver en magasin grand public. Je m’en satisferai pour faire dégager des tendances.

Ensuite, ben j’ai fait des groupes et des pourcentages : voilà donc mes résultats.

 

Groupe

Définition

Exemple

%

Suite de licence

Tout est dans le titre

Call of Duty, Resident Evil 7, Persona 5, Far Cry…

35%

Original

Jeu qui n’est pas issu d’une licence et qui n’est pas un portage ou un reboot

2Dark, Among the sleep, Knack, Bloodborn, Watch Dogs…

29%

Licences sportives annuelle et jeux Lego

Jeux de sports, de course et de Lego (parce que sérieusement les jeux Lego ça devient un vrai problème de société).

PES, FIFA, Just dance, Tour de France, NBA Live, Lego Marvel Super Heroes 2…

13%

Portage PS360

Jeux qui sont sortis en premier sur PS360 et qui ont une version « améliorée » pour PS4

Uncharted: The Nathan Drake Collection, Resident Evil Origins Collection, GOW 3 Remastered…

12%

Portage autre

Portages de jeux venant d’autre consoles

Minecraft, Gravity Rush remastered, Shovel Knight…

7%

GOTY

Ben des GOTY de jeux PS4

Bloodborn GOTY…

2%

Manque d’info sur ce jeu

Et je n’ai pas le temps de faire des recherches parce que j’ai un vrai boulot

Pour payer mon loyer et ma bouffe par exemple.

2%

 

Vu comme ça, sans analyse donc, ça a l’air plutôt pas mal et mon impression était biaisée.

Si je devais faire une première analyse de ce que je vois dans les listes de jeux que j’ai parcourues :

- 35% de suites de licence, ce n’est pas forcément un problème pour le joueur et contrairement à ce qu’en pensent les mauvais esprits ce n’est pas non plus nouveau dans l’industrie du JV qui fait ça depuis sa naissance. J’ai même fait exprès de mettre dans les exemples RE7 et P5, on peut y mettre aussi Uncharted 4 ou Nier Auto qui sont tous des suites mais aussi des jeux exceptionnels.

Donc ok les suites c’est pas forcement mauvais bien au contraire, mais ça renforce l’impression de déjà-vu et d’appauvrissement du marché. Ça fait beaucoup quand même 1 jeu sur 3 dans les bacs qui est connu avant même d’y avoir touché. Ça renforce l’impression, mais ce n’est donc qu’une impression, car la plupart des AAA se concentrent ici, dans cette catégorie. En effet, lisez la suite.

- 29% - allez j’arrondis à 30% de jeux que j’ai classés en « Original ». 30% c’est super cool vous allez me dire mais en me penchant dessus j’ai dû faire des sous-catégories pour y mettre les jeux qui sont jouables uniquement en ligne et les jeux qui sont comme je le disais sortis tout droit du PSN et qui ne font pas du tout honneur à la technologie PS4 (j’insiste, cela ne veut pas dire qu’ils sont mauvais !!).

PSN en boite

52%

Boite justifiée

40%

Online only

8%

 

Au vu de tous les biais de ma première méthode de classification, les chiffres ne sont plus du tout compréhensibles.

J’ai décidé de reprendre à zéro en revoyant mes catégories, pour avoir une vision de ce qui m’intéresse le plus.

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Questions existentielles (Divers)

Il y a quelques temps la vidéo du journaliste Dean Takahashi qui bloque pendant quelques bonnes minutes sur le tutorial de Cuphead a déclenché divers articles et commentaires sur la difficulté et le rapport à l'art.

J’ai vu surgir deux types de réactions, soit dans des articles soit dans des commentaires sur tweeter ou sous la vidéo elle-même, notamment dans la ligne de « défense » du journaliste lui-même.

Si je les résume ce serait :

« Le jeu vidéo veut se voir comme un art mais il restera élitiste s’il met des barrières à l’entrée en demandant des compétences »

Et

« Le jeu vidéo a une communauté élitiste qui se moque des nouveaux venus ».

Commençons par la première

« Le jeu vidéo veut se voir comme un art mais il restera élitiste s’il met des barrières à l’entrée en demandant des compétences »

Alors déjà ça fait un bon moment que le JV n’est plus élitiste, on va pas revenir dessus.

Depuis quand un art quel qu’il soit n’est pas élitiste ? Franchement, dans quel monde vivent ces gens qui osent dire des bêtises pareilles ?

L’art sous toutes ses formes, de la littérature à l’architecture en passant par la peinture ou même la bande dessinée et le cinéma, est élitiste par nature.

Qui peut profiter d’une ½uvre d’art sans en avoir les clefs de compréhension ? Personne effectivement. Le monde de l’art est depuis toujours un monde de l’élite. Savoir lire était réservé aux classes supérieures aisées qui avaient accès à l’éducation par exemple. Aujourd’hui, alors que tout le monde (à peu près) sait lire, il faut comprendre que la littérature concerne surtout un groupe très restreint de spécialistes qui vont disséquer les textes pour les critiquer et les catégoriser comme textes majeurs ou romans populaires.

Prenons des arts et des exemples concrets. Qui peut me dire pourquoi « Le penseur » de Rodin est une sculpture majeure ? La plupart des gens répondront : « parce qu’il est beau et bien réalisé ». On est d’accord, mais pour les spécialistes de la sculpture et du monde de l’art, ce n’est pas du tout à ce niveau que cette statue est jugée cruciale.

Si le penseur est une ½uvre aussi importante, c’est parce qu’elle est une des premières à représenter la pensée sous la forme d’un homme, qui plus est assis et musclé. Jusqu’alors, depuis l’antiquité, la pensée (ou l’esprit) était représentée quasi exclusivement par des femmes (notamment des déesses), frêles, volantes, des concepts ou des objets de nature vaporeuse (comme le vent, les nuages par exemple) loin de ce qui peut être terrestre (à l’inverse d’être assis sur un socle au sol). Le penseur représenté par un homme casse tous ces codes, en associant un concept de pensée à un corps robuste pour montrer que le corps et l’esprit sont indissociables. Voilà, ce n’est pas assez élitiste ?

Combien de personnes qui vont dans un musée voir une ½uvre de peinture classique sont capables de véritablement les comprendre ? Vous avez compris Guernica ou un tableau cubiste ? Non, vous les avez vus, mais probablement pas compris. Si l’on ne vous explique pas un minimum et si on ne vous a pas rabâché depuis votre enfance que Picasso est un maître qui a cassé les codes de la perspective, vous auriez surement rigolé en le voyant. Beaucoup le font toujours d’ailleurs et se disent que leur enfant de 5 ans peut faire la même chose.

Pourquoi je prends ces exemples et pourquoi ça m’énerve ? Parce que tout art, musique (vous pouvez m’expliquer en profondeur et avec justesse pourquoi David Bowie a été un élément aussi marquant de la musique mondiale ? non ce n’est pas parce qu’il se déguisait), cinéma (vous pouvez me décrire précisément le sens de la syntaxe des différents cadres utilisés par les réalisateurs dans la plupart des films que vous voyez ?) etc… ne se comprend et ne s’apprécie pleinement qu’à partir du moment où vous y êtes éduqué, qu’on vous l’a expliqué ou que vous l’avez étudié, autrement dit quand vous en comprenez les clefs de lecture.

Le jeu vidéo n’a donc pas à se prendre la tête à mon avis sur ce genre de question d’accessibilité pour tous. Certains jeux sont parfaits pour les néophytes, ils sont faits pour ça, pour un public large. D’autres sont spécialement conçus pour les gens qui connaissent les clefs qui sont ici placés dans une compréhension du gameplay. Pour les autres, les nouveaux, ceux qui n’y connaissent rien, c’est comme le reste, il faut prendre la peine de comprendre et de s’y habituer avant de pouvoir apprécier l’½uvre qu’on nous présente. Sinon ils peuvent regarder une vidéo du jeu sur YouTube, ça va être beau, mais ils passeront à côté de l’essentiel de l’½uvre, comme dans les autres arts auxquels ils ne sont pas éduqués. J’ai même envie d’aller jusqu’à dire le contraire, si le JV veut continuer à être regardé comme un art, il ne doit pas se priver de mettre à l’écart la population générale quand le créateur en a envie, quand il n’a pas envie justement de faciliter la tâche pour que tout le monde y trouve son compte. Cela s’appellerait de l’autocensure.

De plus la particularité du JV en tant qu'art n'est pas des moindres. C'est le seul qui demande une participation active du publique pour s'accomplir. Il y a donc une partie technique à comprendre, assimiler et dominer pour le pratiquer. Donc effectivement, il est normal que différentes ½uvres soient adressées à différents publics. Je ne pense pas que Candy crush soit intéressant pour un hard core gamer et ce n'est pas son but. Cuphead ne s'adresse pas aux débutants, c'est comme ça, ce n'est pas son but non plus.

 

La seconde critique qui revient est assez juste mais nécessite une clarification.

« Le jeu vidéo a une communauté élitiste qui se moque des nouveaux venus et des gens qui jouent mal ».

Effectivement, c’est le cas, ce n’est pas bien, mais c’est aussi inévitable que pour le reste des groupes dans tous les aspects de notre société humaine. Toujours, une partie des gens expérimentés sur un sujet ou un domaine va se moquer des débutants. Souvenez-vous de votre premier jour dans un club de sport ou dans une nouvelle matière à l’école. Les meilleurs avec un mauvais fond, vont se moquer des plus nuls pendant que d’autres, bienveillants, vont vous accompagner. C’est peut-être l’instinct de domination, ou la bêtise, appelez cela comme vous le voulez, mais c’est présent dans tous les domaines, de la maternelle au travail jusqu’à la maison de retraite.

Notre société entière est basée sur le concept de dominants et dominés, de personnes aux compétences soi-disant hautes utilisant ceux qui en ont moins. Le jeu vidéo ne fait pas exception, il n’est pas un cas particulier. Alors pourquoi continuer à pointer du doigt cette frange de la communauté qui n’intéresse personne à part eux-mêmes ? Ah oui, pour faire du click.

Prenons ici aussi un exemple concret. Il y a quelques temps le correcteur de ce blog, était chez moi pour faire une session JV avec son frère. Son frère est un joueur régulier, moi on en parle pas, mais lui n’a pas touché un jeu depuis les bornes d’arcades des années 90. Du coup, quand on a joué à Doom HD, quelle ne fut pas notre surprise de voir qu’il n’avait aucune idée que le stick droit servait à diriger la vue dans un jeux de tir à la première personne. Ça parait tellement naturel que c’était évident pour nous mais pas pour lui. S’ensuit une galère et un apprentissage pour lui que nous avons bien entendu joyeusement et copieusement moqué. Est-ce que je suis un connard élitiste pour autant ? Non, je ne pense pas, on lui a donc laissé tranquillement le temps de mourir encore et encore jusqu’à arriver au bout du premier niveau. Ce n’est pas gentil mais on est tous passé par là et surtout c’est à la fois sans mauvaises intentions mais aussi humain de rigoler quand on regarde un enfant se vautrer lamentablement en apprenant à marcher. Ici c’était un peu pareil.

La méchanceté des commentaires sous la vidéo de Takahashi était très virulente, parce qu’il est journaliste dans le milieu du JV, même s’il est spécialisé dans le business et pas du tout dans les critiques. En aucun cas cela n'est excusable ou défendable. Qu'on soit bien clair, je prône la bienveillance en toute circonstance, l'insulte étant la pire des interaction entre être humain. Mais malheureusement, cette frange excessivement violente et stupide existe dans toutes les communautés, il faut faire avec et ne pas généraliser. Je suis sûr qu’il y a une mamie aveyronnaise championne de tricot qui se foutrait carrément de ma gueule si elle me voyait essayer.

 

Enfin bref, voilà le fond de ma pensée. Je suis le premier à dire quand je trouve les réactions de la communauté parfois complètement con, mais là, pour le coup, je trouve que le traitement qui a été fait de cette minuscule histoire a été ridicule. Quand à Dean Takahashi, s’il n’avait pas conscience lui-même d’être mauvais au point que ça en soit ridicule, pourquoi va-t-il donc autoriser son site à inclure dans le titre de la vidéo le mot « Shamefull ». Alors oui, insulter, se moquer méchamment, ce n’est pas bien, mais ne pas s’attendre à se faire incendier dans les commentaires quand on poste ce genre de choses depuis un site spécialisé, par un journaliste du milieu et s’en plaindre ensuite, c’est prendre l’internaute pour un idiot (ou croire qu’on est dans un univers parallèle). Son propre site se fout de sa gueule ! Mais les autres n’ont pas le droit de le faire ? Allons allons, soyons sérieux deux minutes.

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Questions existentielles (Divers)

Or « How the Nerd helped me grow”.

Cela fait très longtemps que je voulais parler de ce personnage important pour moi mais aussi pour vous sans que vous le sachiez peut être : James Rolfe. Beaucoup d’entre vous le connaissent pour la série The Angry Video Game Nerd, d’autres non-anglophones n’ont peut-être pas cette chance.

Plutôt qu’un article Wikipédia sur l’homme derrière les vidéos qui ont révolutionné le traitement du jeu vidéo sur internet (oui, à ce point), je voulais partager mon expérience avec sa production.

D’ailleurs, si vous ne le connaissez pas du tout, je vous conseille d’aller lire au moins l’introduction de l’article qui lui est consacré pour mieux comprendre de quoi je vais parler :

https://en.wikipedia.org/wiki/James_Rolfe : pas de version française malheureusement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Angry_Video_Game_Nerd

 

1.     La découverte

 

Nous sommes en 2006-07, étudiant en Irlande je passe mes journées à la bibliothèque / médiathèque de l’université. Je n’ai pas de connexion internet chez moi et je reste donc souvent très tard dans les locaux (comme dirait Coluche, j’y suis allé jusqu’à que ça ferme).

Mon niveau d’anglais de l’époque progresse doucement, de manière académique, mais aussi populaire entre les pubs et sorties quotidiennes avec des anglophones.

Dans la colocation, on est assez loin de L’auberge espagnole, on y reste pour tuer le temps et jouer à la console. J’avais quand même ramené une PS2 dans mes valises, on ne sait jamais.

Pour me mettre un peu plus dans le bain, il était évident pour moi de chercher des sites internet qui parlent de jeux vidéo. En France à l’époque déjà, il n’existait guère plus que JV.com et Gamekult. Je traine donc au hasard de mes recherches Google et tombe sur GameTrailers le mastodonte mais surtout sur ScrewAttack avec son chef de file, le charismatique Stutering Craig. C’est alors par ce biais et par leur collaboration que je découvre les premières vidéos du Angry Nintendo Nerd.

Quelle claque.

 

La première vidéo que j’ai vue, comme beaucoup de monde, fut la critique de Teenage Mutant Ninja Turtle. A l’époque ce fut une explosion de rire devant l’écran. Imaginez au milieu d’un CDI, il fait déjà nuit dehors, les couloirs sont un peu vides et là, un gars écroulé de rire sur sa chaise les écouteurs sur les oreilles.

Personne n’avait jamais rien vu de la sorte. Il faut se souvenir qu’à l’époque YouTube était à ses débuts, il n’était qu’un petit site de partage de vidéo comme les autres. D’ailleurs je ne regardais pas les vidéos sur YouTube mais directement sur Screwattack qui relayait les liens vers le site de James : Cinemassacre.com

Rapidement donc, je suis passé directement par le site source et suis allé découvrir le reste des vidéos. Je me rappelle encore du lay-out du site c’est assez risible aujourd’hui.

En colloc avec d’autre gamers, nous avons partagé cette découverte au cours de nos pérégrinations. Je peux dire sans me tromper qu’il y a une pierre énorme gravée AVGN dans la fondation du 47. Culte pour nous 3, nous y faisons référence en permanence, nous avons tous les épisodes en tête et les connaissons pour beaucoup par c½ur.

 

2.     The Angry Nerd

La porte d’entrée dans le monde de James Rolfe pour moi comme je viens de le dire fut l’AVGN. Alors pour les gens qui ne savent pas ou qui ne comprennent peut-être pas pourquoi ce fut un choc pour la communauté gamer sur internet dans le monde entier, je vais essayer de vous remettre dans le contexte.

Quand l’AVGN débarque sur la toile, le web est en pleine mutation. La vidéo commence à être de plus en plus populaire grâce à l’avancée des vitesses de débit, mais peu de sites le proposent comme media principal. Les gros sites en sont encore à un traitement très classique du jeu vidéo, directement inspiré par la presse papier. Internet à ce niveau n’est pas grand-chose de plus que la transposition de ce qui se trouve dans les magazines.

En France nous avons la chance d’avoir une chaine sur le câble depuis longtemps qui parle de jeux vidéo avec surtout une émission pionnière, Level One sur Game one.

Mais à part ça, le web est rempli de TOP 10 et d’interviews, ou de trailers calibrés.

James arrive donc avec quelque chose de jamais vu auparavant.

A la base pensée comme une blague pour ses amis, il s’appelle le « Angry Nintendo Nerd ». La première vidéo date de 2004 et les premiers épisodes sont diffusés via cassettes vidéos (ben ouais, le DVD coûte cher à l’époque) et vendu sur le site officiel de Rolfe. Il y compile ses productions cinématographiques notamment étudiantes et aussi ses expérimentations. Les quatre cassettes « Cinemassacre Gold Collection » comportent des épisodes du Nerd, les premiers.

Il créait alors son personnage emblématique lors de sketchs, où il met en scène un personnage caricatural de Nerd dans son sous-sol en train de tester un jeu de notre enfance. Il devient l’Angry Video Game Nerd avec YouTube pour ne pas avoir d’ennuis avec Nintendo et pour pouvoir traiter d’autres jeux que sur les consoles de Big N.

On a donc pour une des premières fois, un gars assis sur un canapé qui nous montre des images de jeux en jouant. Et il critique le jeu, choisi pour sa médiocrité. Au niveau du langage, c’est ordurier au-delà de tout ce que le reste de la profession s’était permis.

Bien que le niveau soit souvent pipi caca, surtout au début, la plupart des textes sont bien écrits et mis en scène avec soin. C’est à ce niveau que l’AVGN posa des bases que bon nombre de YouTubers et streamers d’aujourd’hui n’ont toujours pas comprises.

 

James Rolfe est un amoureux du cinéma, c’est un réalisateur de film avant tout. Sa série AVGN sur le jeu vidéo est donc tournée comme n’importe quel autre court métrage de son invention. Du matériel adapté à ce qu’il filme, une mise en scène correspondant au sujet et à ses intentions, des effets spéciaux, un scenario, un story board, un texte et un traitement de l’image derrière.

Il y a aussi un aspect dont beaucoup ne se rendent pas compte mais qui est primordial : la voix de James et sa manière de la poser. James a travaillé dans l’industrie du film d’entreprises et est un habitué du doublage et de la voix off, il a appris à le faire et a de l’expérience dans cet exercice qui parait si simple… mais ne l’est pas (Il en parle dans l’épisode 102 – Le making of d’un épisode avec Barbie comme exemple). Il sait parler clairement, avec une voix audible, compréhensible, propre et un rythme adapté à ce qui passe à l’écran. Il sait aussi traiter le son de manière professionnelle.

En clair, sous l’apparence « blague » des AVGN, il y a un véritable travail de film maker, ce que beaucoup oublient aujourd’hui.

Non, AVGN n’est pas un gars qui se filme en train de jouer dans sa cave et le balance sur internet. C’est une production de court métrage avec tout ce que ça implique. Il y a dans chaque épisode une recherche particulière de narration et de mise en scène. Il y a eu plusieurs formats, plusieurs media (film, dessin animé, effets 3D etc…).

Celui qui s’en rapproche le plus aujourd’hui est bien entendu le Joueur du Grenier qui n’hésite pas à référencer l’AVGN comme source d’inspiration pour ses propres vidéos, ce qui est tout à son honneur même s’il faut quand même chercher un peu sur son site pour tomber dessus. C’est à mon avis aussi actuellement le seul à mettre autant d’effort pour la qualité de ses films, qu’on aime ou pas.

Un autre point très important pour contextualiser, c’est que le retro gaming n’existait que dans des sphères un peu confidentielles. Ce n’était pas du tout quelque chose de normal comme aujourd’hui de revenir sur les vieux jeux de notre enfance. C’était réservé effectivement aux passionnés… et aux nerds.

Simple coïncidence ou véritable effet AVGN, l’industrie et le public du jeu vidéo se sont emparés du phénomène ; tout le monde s’est redécouvert une passion et un intérêt pour l’ère 8 et 16 bits dans les années qui ont suivi. Le marché a explosé, les prix se sont multipliés par 10 et les cartouches NES sont passées de 5 pour 1¤ à 1 pour 50¤…(Si je vous dis qu’ à l’époque mon Megaman 5 m’a coûté 1 euro dans un bac de débarras vous le vivez comment ? ^^) Quand l’AVGN joue à un jeu, sa côte explose dans les jours qui suivent, mais je digresse.

Une fois que le Nerd est devenu un peu connu et a fait le « buzz », une flopée de gens se sont jetés dans l’imitation sans vergogne. Mais comme je le disais, ils n’avaient pas compris que pour faire un épisode d’AVGN, il ne suffisait pas de se filmer avec une webcam et d’insulter un jeu. Ces gens-là n’existent plus et c’est tant mieux.

Derrière le Nerd bien entendu, il n’y a pas que James Rolfe, il y a aussi Mike Matei qui est son acolyte et qui est à l’origine de son explosion vu que c’est lui qui l’a poussé à le diffuser de manière large sur le net. Mais on reviendra sur Mike un peu plus tard.

Les vidéos m’ont donc fait rire pendant des années et c’est toujours le cas à chaque nouvelle publiée. James m’a aussi appris pratiquement tout l’argot que j’utilise en anglais, souvent à la surprise d’anglophones qui se demandent bien comment je peux connaitre autant d’expressions aussi vulgaires et drôles. Il m’a aussi appris le langage propre au jeu vidéo en Amérique ce qui me permet aujourd’hui de comprendre sans problème les sites spécialisés.

Au cours de la vie du Nerd, j’ai découvert bon nombre de machines dont je connaissais vaguement l’existence - parce que j’étais déjà assez féru de JV - mais que je n’avais jamais vu en marche.

Pour faire simple, tout comme le Nostalgia Critic (avec qui il a fait quelques épisodes) avec la critique cinéma, l’AVGN venait de réinventer la critique vidéo ludique humoristique, une nouvelle manière d’explorer son média et de le faire découvrir a une population plus large de jeunes joueurs et de vieux nostalgiques.

Mais pour moi, ce n’était que la surface de ma découverte d’un être humain qui, sans le connaitre personnellement, à réussi à me toucher et me faire voir certaines choses différemment.

 

3.     James Fucking Rolfe

 

Je vais donc parler ici de l’homme derrière le Nerd parce qu’au final c’est lui qui est intéressant plus que son personnage.

James Rolfe est un passionné. Un vrai, pas juste un cinéphile qui mange de la pellicule au kilomètre ou un joueur qui amasse des piles de jeux, non c’est un vrai passionné. Il fait partie de ces gens qui ne réfléchissent pas deux fois avant de se lancer dans quelque chose qui leur tient à c½ur.

Cette passion est surtout extrêmement communicative pour diverses raisons.

Déjà c’est une personne humble. Il le porte sur lui, une fois son costume de Nerd rangé au placard, on voit apparaitre sa personnalité dans différentes vidéos ou questions réponses. Il ne s’enorgueillit pas des réussites qu’il a pu avoir notamment avec l’AVGN. Il s’en sert, pour lancer d’autres choses, pour proposer d’autres projets et pour vivre de sa passion mais il n’en fait jamais des caisses et jamais je ne l’ai vu remballer des usurpateurs ou entrer dans des guerres de commentaires envers des copicats. D’autres l’ont fait à sa place, sans son consentement parfois et il a dû les remettre à leur place pour s’en détacher. Il protège sa création sans chercher à dénigrer les créations des autres et c’est assez remarquable aujourd’hui.

Il entre pour moi dans la même démarche qu’un Ed Wood par exemple. Quels que soient les retours, quels que soient les points de vue, il essaiera de faire ce qu’il a en tête de son mieux, quel que soit le temps qu’il mettra pour le faire. Le résultat est parfois bon, parfois médiocre et parfois carrément mauvais. Mais ce n’est pas grave, quelque chose a été fait. Il n’est pas du genre à être accoudé à un comptoir à dire « j’aurais pu ». Il fait, il verra plus tard.

Cette passion communicative pour tout ce qu’il entreprend se ressent particulièrement dans les vidéos sur le cinéma de genre, le cinéma de monstre et d’horreur. Son amour sans borne pour ces productions de séries B à Z est son cheval de bataille depuis la création de Cinemassacre et même si c’est l’AVGN qui l’a fait connaitre, il continue sa voie avec des vidéos sur ces films-là. C’est son truc, même si ce n’est pas ce qui le rend populaire. Pareil pour son amour de la musique métal qu’il partage régulièrement.

Un de ses films souvent cité comme étant le meilleur et qui résume ce que je suis en train de dire s’appelle « The dragon in my dreams » où il explique l’origine de ses passions de manière métaphorique. Si vous n’êtes pas touché par ce film, c’est que vous avez un sérieux problème (genre, vous êtes un répliquant par exemple).

Le succès d’AVGN lui a permis de réaliser pas mal de ses rêves. Il a fait un long métrage AVGN the movie et il a fait partager son succès avec ses camarades de jeux. Notamment Mike qui aujourd’hui partage la chaine YouTube de manière a peu près équivalente en termes de production.

En clair, ce qui rend James attachant, c’est qu’il est terriblement humain. Il cache rarement les moments où ça va moins bien mais n’est pas larmoyant et s’en sert pour revenir avec d’autres idées et d’autres créations. A le suivre depuis dix ans, on a l’impression de suivre un pote. En tout cas, j’aimerais bien aller boire une Rolling Rock avec lui un jour.

 

4.     Pourquoi James Rolfe est important pour moi.

Simplement pour la somme de ce que je viens de vous faire lire.

De manière très pragmatique, déjà, il m’a donné accès à tout un pan de culture cinématographique qui jusqu’à ce moment-là m’était totalement inconnu. Il m’a appris énormément de choses sur le cinéma, ses techniques, ses contraintes, son impact, ses codes.

Il m’a ouvert la porte à la science-fiction américaine underground des débuts, que je connaissais seulement par ses grands auteurs aujourd’hui cultes. Il m’a fait découvrir une pop culture qui à l’époque n’était pas mainstream, déjà elle ne l’était pas aux USA alors je vous raconte pas en France. Clairement, il m’a enrichi de cette culture et continue à le faire aujourd’hui.

Mais surtout, il fait partie d’une frange assez rare de gens qui vous émulent dans ce qu’ils font. Ils ne vous disent pas « vas-y fait des trucs ». Ils vous montrent que si vous voulez en faire, c’est possible, il y a juste à s’y mettre.

Il n’avait aucune ambition de vivre de l’AVGN à la base, c’était juste un délire pour ses amis. Aujourd’hui il est l’origine d’une série culte qui a posé des codes qui transpirent dans quasiment toute la production YouTube de notre époque.

Il montre surtout que si on se cherche des excuses c’est qu’on n’a pas vraiment envie. Celui qui a envie de faire quelque chose n’a aujourd’hui plus de barrières pour le faire, s’il le fait pour les bonnes raisons.

Il vient d'un monde qui parait un peu désuet aujourd'hui où on ne créait pas une chaine YouTube pour faire de l'argent en se disant qu'on verra plus tard ce qu'on va mettre dessus. Sensiblement de mon âge, il entre dans la même logique de pensée que moi.

Je ne comprends rien aux « stars » d’aujourd’hui qui n’existent pas par la reconnaissance de ce qu’ils font, ils existent en tant que stars puis cherchent ce qu’ils sont capables de faire. Pour moi, un artiste, un créateur, un professionnel en tout genre fait son métier, poursuit sa passion, PUIS la fait partager, montre ses créations et ses productions et si c’est bon, ou s’il y un public pour, il sera reconnu.

James c’est ça, quelque chose qui n’existe plus trop sur YouTube de nos jours. Il a produit et créé son art, il a fait son chemin, son truc et a trouvé la reconnaissance.

C’est donc dans son sillon, dans l’élan que ses vidéos et sa manière de voir la vie transportent, que moi aussi j’ai fait des choses que je voulais faire depuis longtemps. Ecrire, peindre, ouvrir un blog (par exemple), tester la modification de console, etc.

Je ne dis pas ici que sans lui je n’aurais pas fait toutes ces choses, je dis simplement que c’est lui qui a sûrement été le déclencheur de quelque chose chez moi. Tu as des passions, c’est bien, c’est une bonne chose (oui il m’a déculpabilisé d’être un Nerd aussi) mais ne t’arrête pas à la consommation de cette passion. Sois-en un acteur, fais-en quelque chose, construis quelque chose avec, quelque chose de personnel, quelque chose qui t’en donnera un autre sens.

Enrichis-toi.

 

5.     L’expérience du Faucon.

Comment j'ai connu James Rolfe/AVGN ?

Ça devait être à la même époque, en Irlande, mais séparément; en traînant sur le forum ctpl (forum de tournois de jeux vidéo de baston), que je fréquentais beaucoup période pré-Irlande et donc, à l’université, je le consultais encore quand un jour un type a balancé un lien vers la vidéo TMNT. Je n'avais vu que celui-là. Puis plus rien pendant un an pour moi je crois.

Et puis une fois, à Dublin dans l’appart de l’Ours il me semble, il me dit «  tu le connais lui ? (vidéo TMNT) », j'avais déjà vu donc mais je n'avais pas été plus loin, et donc là j'ai repris connaissance du truc. Et c'est une fois rentré en France que je me suis mis à le suivre plus régulièrement. L’ours me parlait souvent de Screwattack je m'en souviens, mais je n'ai jamais vraiment accroché... il y avait des chroniques pas trop mal c'est vrai (videogamevaults,  what if XXX had lyrics....)

Et donc comme je disais au 47 il y a quelques semaines, plus le temps passe et plus j’apprécie davantage James le cinéphile que le joueur. Tu sens qu'il est tellement passionné, c'est ouf... tellement passionné que c'en est communicatif. Et du coup tu pourrais l'entendre parler pendant des heures. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, à l’école par exemple, d'avoir des profs qui étaient tellement bons, tellement passionnants, que vous auriez pu rester à les écouter des heures durant. Ça m'est arrivé 2 fois (une fois en 1ere, prof de mécanique, et une fois en BTS prof d'automatismes).

James me fait un peu penser à eux. 

Il te parle d'un vieux film des années 30, tu t'en bats les c*# !!!¤ à la base, mais il arrive à te faire vivre le truc et te communique sa passion... c'est très fort.

Mine de rien, au tout début, c’était une des premières star de YouTube, le type était dans les classements des 10 premiers je crois ou un truc dans le genre, assez impressionnant.

Toujours par rapport au Nerd,  et pour aller un peu plus loin :

A signaler que des personnes s’étaient même mises à sous-titrer en français, genre une quarantaine d’épisodes environ je crois. Dispo sur YouTube ou Dailymotion je ne sais plus, mais bon ça rendait accessible aux non-anglophones les vidéos de James.

ð  Info : ils sont toujours en recherche de sous-titrage pour leurs vidéos en différentes langues. Si le c½ur vous en dit, n’hésitez pas à aller sur le site vous renseigner.

Il y aussi la chaine LostCinemassacreVideo : https://www.youtube.com/channel/UC1zZOo588GHJfy21nxJCoCQ/featured

Je tombe parfois dessus, c'est un type qui upload des vidéos sur qui étaient sur Cinemassacre mais n'ont pas encore été mises sur YouTube et qui ont disparu du site original. Aucune spéculation derrière, mais juste le fait de le rendre dispo à la communauté, tu tombes sur des purs trucs des fois, ça mérite vraiment de jeter un ½il.

 

6.     Le SMS de la Panthère

Franchement je ne sais pas lequel je préfère, il faudrait que je remate tout. Je trouve les nouveaux cool (sans compter le dernier qui déchire) mais il n’y a plus l’effet whaou. Je sais juste que je kiff plus les premières saisons.

 

7.     Un dernier paragraphe pour la route.

Au moment où j’ai commencé à écrire ce post qui me trotte depuis longtemps dans la tête, James à commencé à diffuser son Episode 150 de l’AVGN : Polybius. Quelle claque encore une fois. Je vais me permettre de l’analyser à chaud car il est symptomatique de ce que je raconte tout au long de l’article.

Environ dix ans après le premier AVGN qui a comme je l’ai dit, posé les bases, James arrive aujourd’hui et met une leçon à tous les YouTubers actuels en leur montrant comment on fait des films, mais pas que.

 

Parlons rapidement du point de départ : Polybius est une machine arcade mythique qui est une légende urbaine du jeu vidéo. Personne ne sait vraiment si elle a existé ou pas, à quoi ressemblait le jeu etc. La légende vient du fait qu’il est dit que cette machine fut une expérimentation des services secrets américains (FBI ou CIA, on sait pas) et que le jeu manipulait les joueurs et leur causait des effets secondaires comme la perte de mémoire, des douleurs, ce genre de choses. Voilà les prémisses d’une bonne histoire comme on les aime. Du coup James s’en empare et après une présentation de la légende, se rend dans une arrière salle de jeux d’arcade, un stock, où il a retrouvé la trace d’une de ces bornes. Il précise bien qu’il n’est sûr en rien de son authenticité et commence à jouer.

Passons sur le scenario car ce n’est pas vraiment ça qui m’intéresse ici.

 

James met une grosse droite à tous les films maker qui s’y croient pour plusieurs raisons à mon avis :

1.     Le niveau de maitrise de la caméra. Sous couvert d’un reportage caméra à l’épaule, il reprend tous les codes du vlog classique comme on en voit des tonnes. Sauf que, tous ses plans sont calculés pratiquement au millimètre. Il nous montre exactement les champs de vision qu’il souhaite nous montrer. Les vidéos sont truffées de petites choses en arrière-plan et les angles choisis nous racontent une histoire. Comme dans un miroir, le Nerd nous regarde pendant qu’il devient fou. Les angles jamais droits, jamais plats et toujours basés sur ce que le hors champ suggère sont extrêmement pertinents. Le malaise s’installe sans trop savoir pourquoi. Ben voilà vous savez, c’est ce qu’on appelle la grammaire cinématographique.

2.     L’ambiance sonore. Ecoutez bien… il n’y a rien. Juste le son désuet de la machine et des boutons et la voix du Nerd qui raisonne étrangement dans ce local sans vie.

3.     La mise en scène. Le format Vlog est d’une pertinence absolue. Déjà, il a choisi de diffuser ça sans prévenir. Il l’a placé sur une chaine qui est normalement dédiée aux expériences live, il n’a pas mis dès le premier jour que c’était un épisode AVGN dans la description. Ça implique quoi ? Qu’il manipule autant ses vidéos en tant qu’objets filmiques, que le media YouTube en lui-même avec ses codes et les habitudes de ses spectateurs. Bref, c’est génial et même des vétérans comme La Panthère et moi avons eu des questionnements sur ce qui est du bullshit ou pas pendant quelques jours, et franchement c’est toujours le cas (non mais sérieusement, c’est une vraie borne ou pas ?!)

4.     Il reprend avec brio tous les ingrédients codifiés du film de genre mais les condense sur des plages de 5 minutes, ce qui est à la fois un exploit de mise en scène mais aussi un tour de force d’écriture. Les références à certains films cultes sont légion mais assez finement placées pour ne pas étouffer le spectateur.

5.     Pour une fois, il va au-delà de ses limites d’acteur J. Il est parfait. Il est parfait parce qu’il a voulu brouiller la ligne entre le Nerd et James. Il sait pertinemment que le spectateur n’aura pas d’empathie pour le Nerd qui est un personnage fictionnel drôle. Mais s’il brouille en laissant apparaitre James - que les spectateurs connaissent tous - en se mettant en scène dans une situation qui dépasse son approche initiale d’un épisode classique et maitrisé du Nerd, on se demande qui est en train de nous parler à travers la caméra.

 

Voilà, James est un bon cinéaste qui aime la série B et le film de genre et il nous le prouve avec brio encore aujourd’hui. En espérant qu’il continue à produire encore et toujours plus.

Le site pour découvrir l’univers de James Rolfe et Mike Matei :

http://cinemassacre.com/

Les chaines YouTube :

Cinemassacre et Cinemassacre plays

Les épisodes préférés du 47 :

L’Ours : le castlevaniathon – épisodes 79-80-81-82

Le Faucon : Winter Games – épisode 84

La Panthère : Probablement la saison 1, 2 ou 3.

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Questions existentielles (Divers)

1.      Explication du problème

Commençons par définir pour la compréhension de tout le monde ce qu’est un « Scalper ». Utilisé par les anglophones pour désigner les gens qui achètent consciemment un produit distribué en quantité limité pour le revendre avec une marge derrière. Ce phénomène existe dans tous les domaines qui touchent à la collection et donc le jeux vidéo ne fait pas exception. C'est par extensions les vendeurs qui spéculent sur les jeux vidéo en fait.

Si jusqu’à il y a peu, le jeu vidéo était relativement épargné par le phénomène, (la montée des prix sauf cas particulier se faisant naturellement face à l'offre et la demande du marché) il est aujourd’hui pleinement en marche et donc aussi pleinement décrié par les collectionneurs ou autres joueurs réels qui n’arrivent plus à se procurer des produits alors même qu’ils sont à peine sortis.

C’est par exemple le cas pour certains Amiibos qui semblent être déjà tous vendus avant d’arriver sur les rayons, ou certaines éditions collector qui sont faites pour être limitées à la base mais sur lesquelles personne n’arrive à mettre la main sans passer par des sites tels qu’eBay.

Donc face à la montée de la grogne et suite au catastrophique lancement de la version physique de Night Trap par Limited Run, j’ai décidé de chercher un peu à comprendre ce phénomène et surtout à savoir s’il était marginal ou devenu systématique comme certains le prétendent.

Effectivement, dans le cas des lancements comme les jeux Limited Run, le nombre de jeux et la fenêtre d’ouverture des achats sont clairement exposés à l’avance. Si vous n’arrivez pas à avoir de jeu, c’est que vous n’avez pas été assez rapide ou que vous n'avez pas eu de chance. C’est le jeu des versions limités, ça a été mon cas sur le dernier, c’est frustrant mais ça fait partie du charme. Mais pour Night Trap, LRG a eu pour la première fois semble-t-il un problème de taille lors de l’ouverture de sa première fenêtre de commande.

A la seconde même où ils ont ouvert les commandes, 100% des jeux étaient déjà achetés, ce qui est strictement impossible sans manipulation. C’est donc une armée de bots qui a court-circuité le site, et qui les a obligés à supprimer toutes les commandes d’un coup pour remettre les compteurs à zéro et relancer la fenêtre. Cela a fait bondir la communauté d’acheteurs réels qui s’est retrouvée avec un panier vide ou une commande rejetée pour les quelques-uns qui avaient réussi à commander. Bref, un cafouillage qui a vite été imputé aux Scalpers.

Il faut bien comprendre ici que ce ne sont pas des revendeurs comme les autres. Ils ne sont pas là pour jouer sur l’offre et la demande de manière traditionnelle, ni même sur la rareté. Là où un jeu retro peut prendre au fur et à mesure de la valeur sur le marché car il devient de plus en plus rare par exemple et donc la côte s’ajuste au fur et à mesure, ici on parle de produits neufs, achetés pour être revendus directement.

Le problème, si l’on se place strictement du point de vue du marché, c’est que cela accentue l’inflation naturelle d’une offre déjà limitée en nombre. En effet, ce sont ces scalpers qui réduisent de facto la quantité déjà limitée et qui fixent eux même sans base de référence le prix de revente du jeu ou de l’accessoire. Pour donner une idée si cela était possible sur le marché financier, ceci s’appellerait un délit d’initié. Connaitre par avance la quantité et le prix d’un produit avant sa mise sur le marché pour l’utiliser à des fins spéculatives. La définition même du délit d’initié à une variante près : ces détails sont communiqués à tous et transparents pour la communauté. Donc, il n’y a rien d’illégal. C’est une pratique que l’on peut facilement qualifier de dégueulasse, certes, mais pas illégale.

C’est le cas pour les NES et SNES mini par exemple. Le problème est de savoir si la grogne des « vrais » joueurs contre ses scalpers est légitime. Responsables de tous les maux et de la spéculation de leur marché de prédilection.

Pour répondre à la question de la marginalité ou de la généralisation de cette pratique, j’ai donc pris comme exemple d’étude 2 produits récents qui ne rentrent pas dans la catégorie rétro facilement identifiables et dont les quantités étaient connues à l’avance pour pouvoir faire des ratios :

-        Night trap collector Edition, de LRG, produit à 3000 exemplaires, vendu 54,99$ à sa sortie.

-        Cursed castilla EX, de Play Asia exclusive, produit à 3000 exemplaires, vendu de mémoire à 60¤ à sa sortie.

Les sites recensés sont : eBay, leboncoin, priceminister, amazon.

C’est peu, mais ce sont les principaux et je ne peux pas aller faire tous les magasins physiques du monde pour aller vérifier s’ils l’ont en stock et à quel prix. C’est donc un peu bancal, mais je pense quand même suffisant pour faire un ratio relativement réaliste pour ces 2 cas qui n’intéressent que peu de gens et se doivent donc d’être extrêmement visibles.

Les résultats de cette rapide recherche, où je n'en ai trouvé que sur eBay finalement :

Night trap : 59 en vente ou vendus sur les sites soit 2% de jeux disponibles à une moyenne de prix de 170¤ soit 3.5 fois le prix de base environ.

Cursed castilla EX : 30 en vente ou vendus sur les sites soit 1% de jeux disponibles à une moyenne de prix de 130¤ Frais de port inclus soit 2.5 fois le prix de base à peu prés.

Conclusion : Les scalpers ne représentent donc qu’une infime partie des produits vendus. Le problème vient du fait que ce sont surtout les seuls qui vendent ces produits. Ils fixent donc le prix de vente à leur guise pendant un temps. Le système d'enchère eBay pose d'entrée le point de rencontre entre l'offre et la demande et donc stabilise les prix assez rapidement. Mais la grosse majorité n’est pas en vente, donc probablement chez un collectionneur ou un joueur qui les chérissent autant que vous le feriez. Ne soyez pas jaloux, un jour il sera vôtre.

Bien entendu, cette petite expérience n'est pas totalement réaliste dans le sens ou je suis incapable de recenser avec précision les offres dans tous les pays sur tous les sites. Mais même si je n'étais allé que sur eBay, je pense que c'est assez parlant.

La fausse bienveillance des sites contre le phénomène.

Dans le cas d’eBay :

Remettons ici les pendules à l’heure. J’utilise beaucoup eBay en tant que collectionneur. Je suis moi-même vendeur de temps en temps et c’est grâce à ce site que je trouve les pièces que je ne pourrais jamais trouver autrement.

Lors de la mise en précommande de la SNES Mini, beaucoup de sites internet avaient relayé par news qu’eBay faisait la chasse aux revendeurs de précommande à des prix prohibitifs. Cela avait été fait assez rapidement, sans chercher à savoir réellement pourquoi eBay avait fait une telle chose et pris comme acquis pour une partie des joueurs que c’était pour lutter contre ce phénomène de salops de revendeurs capitalistes.

Non pas du tout, rien à voir à vrai dire. Apres discussion avec eBay via Tweeter pour comprendre dans ce cas pourquoi, quelques secondes seulement après la mise en vente de Night Trap il se retrouvait directement sur leur site à 3 fois son prix réel alors que le jeu n’est même pas parti des locaux de l’éditeur. Il s’avère en fait que la politique d’eBay envers les vendeurs et de ne pas avoir le droit de mettre en vente des objets qui ne pourront en théorie pas être envoyés à l’acheteur sous 30 jours. 30 jours hein, en sachant que j’ai mis 2 mois à recevoir ma dernière commande Limited run, si on compte ensuite le re-postage du revendeur, il est peu probable que cette limite ne soit pas dépassée pour ces jeux là aussi.

Voilà, donc rien à voir avec une quelconque morale de la part du site, ce qui aurait été contreproductif pour lui et c’est bien compréhensible. eBay est une plateforme de vente, pas de bienfaisance, que ça plaise ou non.

Dans le cas de Limited Run :

Ici on a affaire à autre chose. C’est, je pense, une entreprise sincère et fondée sur des bonnes valeurs pour les collectionneurs. J’aime beaucoup ce qu’ils font, ils s’améliorent au fil du temps mais il y a une contradiction forte dans leur politique.

Beaucoup de jeux sont limités à une 1 vente par compte ce qui est à peu près le seul moyen pour eux de faire quelque chose. Mais déjà ce n’est pas le cas pour tous les jeux. Ensuite et c’est le cas pour Night Trap, quand il y a deux versions, cela compte comme 2 jeux différents et donc les gens achètent en général les 2 versions. Si c’est vraiment un collectionneur ou un joueur, il n’a aucun intérêt à prendre les deux versions. Donc le site cautionne tacitement le fait que les plus rapides et chanceux ont le droit d’acheter deux galettes et d’en revendre une 4 fois son prix plus tard.

2.      L’hypocrisie de la communauté

Ne nous leurrons pas, la plupart des gens intéressés par ces produits les veulent pour les mettre neufs sur une étagère et ne jamais y toucher. Pourquoi ? Pour qu’ils ne perdent pas de valeur et capitaliser dessus dans le but avoué ou pas, qu’ils feront ou pas, mais de les revendre un jour à un prix exorbitant, comme les scalpers qu’ils condamnent donc. C’est ce que les américains appellent aujourd’hui des « Shelf Collectors », c’est-à-dire des gens qui achètent des jeux pour ne pas y jouer. D’autant plus facile aujourd’hui que l’on peut acheter la version physique, la laisser sous blister le temps qu’elle prenne de la valeur et acheter la version digitale (voire la télécharger illégalement gratuitement) pour y jouer.

Mieux encore, certains n’hésitent pas à acheter plusieurs fois le jeu pour raréfier encore plus ce dernier et donc faire monter sa côte. C’est le cas dans les jeux rétro rares par exemple. Cela permet à quelques-uns de décider du prix du jeu une fois qu’ils possèdent la moitié des cartouches connues encore en circulation. On frise ici le monopole et la connerie pure et simple.

Que dire encore de cette mode américaine de faire enchâsser les jeux, consoles ou accessoires, comme c’est le cas pour les pièces de monnaies, les billets ou les timbres par une société spécialisée dans la notation de la qualité de l’objet et sa certification pour ensuite les revendre à des prix exorbitants ? On dénature totalement l’objet de sa fonction de jeu en faisant cela. Ce qui n’est pas grave dans le cas d’un timbre ou d’une pièce, car ils ne sont de toute façon plus acceptés comme tels aujourd’hui en circulation. La bêtise n’a pas de limite.

Ce sont bien ici des collectionneurs qui font monter les côtes et les prix, des gens qui appartiennent à la communauté comme tous ceux qui pleurent dans les forums. Peut-on dire que beaucoup d’entre eux pleurent parce qu’ils n’ont pas pu faire de même cette fois ci et qu’ils sont dégoutés de voir qu’un autre qu’eux se fera de l’argent ?

Je voulais innocemment acheter des Amiibos Zelda pour tester avec BOTW. Impossible à trouver à part sur eBay ou le bon coin, sur Amazon ou autre à des prix qui m’ont fait plus rire que pleurer. Tous neufs bien entendu, par des particuliers ou des pros. Ha, ben ce n’est pas grave, je m’en passerai pour l’instant, j’attendrai quelques temps et pendant le creux ou après la mode, je les achèterai. Je voulais Night Trap sur PS4 pour voir à quel point ce jeu est mauvais ? Oui je préfère les versions physiques, mais tant pis, je le prendrai en dématérialisé et ce sera pareil pour mon expérience de jeu.

Il y a ici ou là dans mon article des jugements de valeur, mais je ne pense pas à mal. Les Scalpers sont des gens qui font de l’argent, les collectionneurs sont des gens qui aiment leurs objets. Les dérives qui sont décrites touchent tous les milieux de collection et je ne présente ici que mon point de vue.

Alors avant de crier au loup, il faudrait commencer par rappeler à la communauté de joueurs et de collectionneurs que non, vous n'avez pas à avoir 2 ou 3 jeux du même type c'est inutile. Si vous en avez un et que vous en croisez un plus bas que la côte dans un magasin ou vide grenier, laissez le pour un joueur qui n'en a pas, ne l'achetez pas en pensant le revendre derrière. Oui, c'est utopique mais c'est pourtant ce que je fais, par idéal, par principe. On est comme ça au 47, on essai d'être des mecs bien.

 Peace les gars c'est juste des jeux bordel!

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Questions existentielles (Divers)

Vous savez ce que c’est la vie ? La vraie ? Tripoter tout ce qui bouge dans la rue et régler les problèmes à coup de Colt Python. Tant qu’on reprend un air sérieux et concerné en quittant la scène tout sera pardonné.

Vous l’avez compris, aujourd’hui on parle de Nicky Larson ou Ryô Saeba dans sa version originale AKA L'étalon de Shinjuku, le lézard en rut, l’ours pervers…

Plus précisément de l’anime que je viens de me faire dans son intégralité de manière plutôt propre sur YouTube. Comme Cobra, c’est le genre d’anime mythique qui mérite d’être regardé une fois dans sa vie dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sans coupure pub, sans interlude avec Dorothée et dans l’ordre normal des épisodes.

On commence par les basiques pour remettre tout le monde dans le contexte.

Il y a 140 épisodes divisés en 4 saisons. Les trois premières sont dirigées par Kenji Kodama la dernière par Kiyoshi Egami.

La première comporte 51 épisodes et a été produite de 1987 à 88. City hunter 2 le bien nommé diffusée au japon entre 88 et 89 en comporte 63. La saison 3 allant de 89 à 90 n’en a que 13. Enfin la petite dernière City Hunter ’91 sur les écrans en 1900 et oui 91 a aussi seulement 13 épisodes. Le compte est bon.

Le passage d’une saison à l’autre ne vous choquera pas, seuls les opening changent. Le traitement graphique de ’91 est un poil différent mais rien de trop troublant non plus.

A l’époque de la première diffusion en France nous avons eu droit à la version AB, on y revient plus bas, diffusé dans le Club Do il me semble.

Un peu d’histoire.

Au niveau de l'histoire, je ne vais pas m'appesantir vous connaissez surement tous City Hunter, mais au cas où, un petit récap.

Ryo Saeba un nettoyeur réputé pour être la meilleure gâchette de Tokyo et son associée Kaori Makimura (s½ur du premier associé de Ryo) forment « l’agence » pas très légale City Hunter. Ils servent de garde du corps pour les cas un peu compliqués qui ne veulent pas passer par la police ou de dernière chance pour la police justement en off.

Les personnages.

Ryo se caractérise par une précision au tir et une compétence en guérilla urbaine exceptionnelle. Craint et respecté par tout le milieu, il ne rend de compte à personne, pas même aux Yakuzas qui préfèrent ne pas trop avoir affaire à lui. Son arme de prédilection est un Colt Python, calibre 357 Magnum, un revolver donc, considéré comme la Rolls Royce de l’arme de poing qui balance des pruneaux créés à la base pour la chasse. Cette caractéristique, de manier une des armes les plus puissantes du monde est importante car plusieurs fois mis en scène dans le manga. Il n’est pas étonnant donc que les balles traversent allègrement les murs en placo.

Des techniques de drague à toute épreuve :

Je voudrais mes pains à hamburgers bien chauds, doux et tendres comme votre poitrine.

(A essayer au Mc Do donc)

Sa deuxième particularité est son excitation permanente. Ryo est un véritable pervers sans scrupule qui saute sur tout ce qui est féminin dans la rue comme dans le travail. Part importante du personnage, le terme Mokkori (qu’on peut grossièrement traduire par excitant, sexy ou « mojo ») étant utilisé dans une phrase sur deux. Tout l’excite et il est connu pour la puissance de ses érections (le gars casse même une poutre avec dans un épisode, respect). Dans la vie réelle il ressemblerait à un croisement entre Colombo et un lascar qui lâche des « Mademoiselle » appuyé contre un mur. Il finirait en prison au bout d’environ 30 minutes dans une rue passante pour harcèlement et attouchement ^^. C’est un point faible que ces ennemis exploitent régulièrement avec des pièges à base de sous-vêtements féminins, un régal. Ce personnage ne passerait plus du tout dans notre belle époque sinon les chiennes de garde péteraient un câble. En attendant il ne conclut jamais et se prend des belles paires de claques, coups de talons, lattage de couilles, etc…

Il conduit une Mini Austin rouge, qui est une des icônes de la série.

Kaori Makimura AKA Laura Marconi en VF est donc son associée, s½ur adoptive du premier partenaire japonais de Ryo qui meurt au début de la série. Elle est amoureuse de Ryo mais ne lui avouera jamais même si certains épisodes montrent clairement qu’il est au courant. Elle remplace son frère après sa mort pour pouvoir le venger et se charge d’être le nouvel agent. Elle sélectionne les missions pour Ryo qui accepte seulement les demandes faites par des jolies femmes. Elle lui défonce la tête à coup de massues géantes pour calmer ses montées de sève face aux clientes. Très bourrine quand elle passe à l’action, elle est incapable de tirer une balle correctement et arrose tout sur son passage. A la foi ressort comique et dramatique de la série, on s’y attache malgré la récurrence de ces coups de massues. Elle conduit quant à elle une Fiat Panda verte.

Outre le passé de Ryo qui reste inconnu pendant quasiment tout le dessin animé, c'est surtout la relation entre les deux partenaires qui sert de fil rouge.

Au niveau des intervenants récurrents je m’attarde seulement sur deux d’entre eux.

Umibōzu AKA Mammouth en VF, son vrai nom est Hayato Ijuin mais n’est quasiment jamais utilisé au profit de Falcon son pseudonyme de guérillero. Il est le seul de la profession à pouvoir rivaliser avec Ryo. Adversaires au départ, ils deviennent au fil du temps amis et s’estiment mutuellement. Ancien mercenaire, il connait le côté sombre et le passé de Ryo ce qui suggère qu’ils ont combattu sur les mêmes genres de terrains, mais je vous laisse découvrir le fin mot de l’histoire par vous-même. Il est spécialiste des pièges et de la destruction massive, conduit un 4x4 de l’armée et joue avec son arme favorite, le bazooka. Il finit marié à une ancienne mercenaire qu’il a recueillie dans son passé et qui ouvre le Cat’s eyes cofee avec lui. Il a une peur panique des chats, seule faiblesse de ce monstre de la nature.

Son surnom Umibozu donné par Ryo est une référence à un monstre marin à tête de poulpe du folklore japonais (il est chauve). Ce monstre attaquait les navires, demandait un tonneau et noyait l’équipage dedans. Pour survivre il fallait lui fournir un tonneau sans fond (merci Wiki).

Saeko Nogami ou lieutenant Hélène Lamberti dans la VF est une amie de Ryo qui le fait travailler en lui faisant miroiter des paiements en nature. Bien entendu il n’arrivera jamais à ses fins. Personnage récurrent, elle protège plus ou moins Ryo vis-à-vis de la police.

Que faire quand on arrive sur les lieux d’un cambriolage et que la pièce est mise à sac ? Chercher les petites culottes de la propriétaire en priorité.

 

Aujourd'hui, ça donne quoi ?

Les épisodes sont souvent structurés de la même manière. Une mission, une jeune femme en détresse, Ryo va à son secours, Kaori l'empêche de lui mettre un coup de quéquette. Voilà voilà. A partir de la seconde saison, les histoires tenant sur 2 ou plus d'épisodes sont plus récurrents mais reprennent invariablement ou presque toujours le même schéma. En clair, il faut regarder un épisode de temps en temps sinon on se retrouve vite dans une routine.

Pour ce qui est de l'ambiance générale, Shinjuku et les bas-fonds de Tokyo dans les années 80-90 ça a sacrément de la gueule quand même. Rien que pour cela et pour la couche polar hard boiled américain digéré à la sauce japonaise, ça vaut le coup (dans le même genre, Trouble is my business en manga scénarisé par Natsuo Sekikawa et dessiné par Jirō Taniguchi est une perle qui fera l'objet d’un article à part entière un de ces jours). On s’attache aux différents lieux et personnages.

C’est drôle et dramatique, toujours léger quand ça pourrait tourner au calvaire larmoyant. Les différents aspects des personnages sont exploités sans en faire trop ce qui les rend très vivants à l’écran. L’animation est toujours bonne, l’image bien qu’ayant un peu vieilli tient la route.

On note aussi que ce format d’épisodes nous soulage d’une des tares de l’animation d’aujourd’hui. Il n’y a pas de flashback ! Merci mon dieu. Le flashback est utilisé dans les seuls cas où il est nécessaire. Développer à chaque fois une intrigue sur 25 minutes n’est pas toujours facile, les raccourcis sont nombreux et les scenarios peu profonds en général mais cela donne aussi des épisodes assez denses et sans temps morts. Un bon rythme donc qui fait passer tout le reste.

VO ou VF ?

Pour me remettre dans mes baskets des années 90, j’ai commencé en VF, version AB.

Une fille en robe de mariée tombe d’un arbre dans sa voiture il ne la connait pas :

-        Comme ça vous connaissez ma réputation ?

-        Tout le monde la connait Mr Larson.

-        Et ?

-        Vous êtes un vrai malade.

A partir de la quarantaine d'épisode, il faut dire qu'on en peut plus des doublages français. Même si au début ça fait sourire voire carrément rire par moments, on peut franchement sentir que les gars se sont dit "Rien a f*utre, on va faire ce qu'on veut". Non seulement les méchants (on n’oublie pas Mr Maurice Sarfati et son interprétation des méchants qui mériterait un article complet) sont tous affublés des mêmes prénoms intentionnellement, mais ils ont aussi tous les mêmes répliques ridicules. Alors oui "Il va nous faire bobo" et "Robert il m'a fait bobo" c'est drôle une fois, deux à la limite mais dans tous les épisodes c'est pas possible. Le doubleur en rajoute des tonnes, même hors champ quand les personnages ne parlent plus ou s'enfuient. Ça devient rapidement énervant. Alors pour le plaisir faites-vous quelques épisodes en VF mais passez rapidement en VOST.

On y gagne en profondeur des personnages clairement, mais pas que. Là ou en France à l'époque le dessin animé japonais est tellement considéré que les doubleurs étaient en charge de changer ce qui leur chantaient sans aucune considération pour l'½uvre originale, les auteurs japonais étaient bien entendu en train de créer des choses intéressantes. Je ne sais pas qui a décidé de coller des noms italiens aux méchants et une partie des flics, ça n’a aucun sens, l’action se passant au japon nom de dieu !

City Hunter en VF est donc une vaste blague à la hauteur de la réputation du traitement par AB des séries qu’ils ont achetés dans les années 90 qui est considéré aujourd’hui par certains comme culte, par d'autre comme scandaleux (je penche un peu de ce côté là quand même). Imaginons deux minutes que les japonais fassent pareil avec Astérix ou Tintin, on crierait au scandale. En VO l'animé est adulte sur bien des points. Son ambiance est souvent lourde de sens et dramatique, Ryo et son penchant pour le sexe est exploité de bien meilleure manière alors que chaque petite culote est coupé dans la VF. Les coupes opérées rendent certains épisodes carrément incompréhensibles et pas mal de scène incohérente. Donc bon, faites l'effort à mon avis vous y gagnerez beaucoup.

Des trucs nouveaux ?

Dans les petits trivia j'ai remarqué une forte représentation de la marque M&M's dans la saison 2. Sur une période c'est hallucinant, il y en a partout ! Collé sur des camions, des magazines, de la bouffe etc…

Dans les épisodes après le 100 il arrive que la massue de Kaori soit affublée du numéro de l'épisode. Normalement elle fait 100T mais dans l'épisode 114 elle fait 114T. ça apparait aussi sur d'autres éléments du décor il me semble (la couette de Ryo je crois).

Verdict !

On valide donc, encore aujourd’hui City Hunter est une tuerie et mérite bien son étiquette de classique du dessin animé japonais. Foncez dans le tas !

 Une question demeure pourtant sans réponse après tous ces épisodes, peut-on avoir la classe dans une fiat panda verte des années 90 ?

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Questions existentielles (Divers)

 

Nouveau logo ouaaaiiiss ! Yves parle anglais comme l'année dernière ouaiiiis, balek Yves, rien à foutre de prendre des cours de diction pour que les Ricains comprennent ! On valide direct. Yves Guillemot et Shigeru Miyamoto qui font les connards sur scène avec des canons en plastique, ça n'a pas de prix. On double valide !

  • Mario et les lapins crétins... et merde. Attends, quoi ??? Un jeu de stratégie qui a l'air fun et bien foutu avec des mécaniques originales ! Sauf que, les tactical Rpg il faut quand même avoir une aventure béton pour en faire un marquant. Les canons du genre on les connait, c'est des livres fleuves. Donc ok, on valide quand même mais juste un demi-point pour la Switch.
  • Vient ensuite AssCred. Ils ont beau faire tout ce qu’ils veulent j'ai encore la sensation de voir un AssCred comme les autres. Est ce qu'on leur demande autre chose ? Non, pas vraiment. Est ce qu'il y a overdose et il faut laisser cette franchise dormir pendant les 10 années qui arrivent ? Oui, s'il vous plait.

C'est un peu étrange ce que je vais dire peut-être mais les jeux Ubi ont tous un peu la même saveur pour moi. Ils se ressemblent tous, il y a une teinte reconnaissable, je ne sais pas si c'est dans le traitement des couleurs ou la direction artistique qui semble être toujours la même. Je m'en lasse. Ça reste des très bons jeux en général, mais peut être besoin de sang neuf.

  • Un blanc bec qui fait des courses de rue, tiens, ça change non ? Ah non. Il fait aussi de la moto, du GT, du hors-bord, de la F1, du 4x4 et de la voltige, je signe où ? The crew 2, on valide.

Stephane Belay parle avec un vrai accent français et ça fait plaisir j'ai l'impression d'entendre le Faucon héhé. Il a même dû dire "Through" well done brave man. Par contre les journalistes anglosaxons n’ont pas dû tout comprendre.

  • South park 2, Fuck yeah ! Depuis le temps qu'on l'attend.
  • Transference, personne n'a compris le concept mais le trailer a mis une petite claque derrière la tête quand même.
  • Skulls and bones, je sens qu'on est dans un phase Pirates en ce moment. J'ai du mal avec ça. Désolé, pour l'instant je passe. Mais sinon ça ressemble salement à Assassin's creed non ? Genre on va faire un jeu multi avec les phases maritimes parce qu'au prix ou ça nous a couté de développer cette feature il faut bien qu'on la réutilise. Je dis ça...
  • Enfin le moment gênant habituel avec des ninjas, des adolescentes qui disent « bubble butt » et un panda avec un bandana qui dansent sur une musique de Bebe Rexha qui arrive sur scène et chante faux en playback. C'est qui d’ailleurs ? Merci Just dance pour ces grands moments chaque année.
  • Un free to play South Park sur smart phone, on verra.
  • Starlink, ou encore un jeu pour nous faire acheter des jouets. Brancher un vaisseau sur ta manette pour faire joli n'apporte rien au gameplay. Je suis dubitatif, encore plus quand un gars qui a l'air d'avoir 22 ans vient me dire qu'il a grandi comme nous dans les années 80 avec des étoiles plein les yeux et des jouets. Ben oui des jouets, t'étais un enfant, comme tous les enfants heureux de nos sociétés tu as eu des jouets. Pas besoin de chercher le côté fausse nostalgie. Je passe aussi, next.
  • DLC jeux olympiques pour Steep. J'attendrai donc la version complète avant de passer à la caisse.
  • FarCry 5, no surprise. Il va falloir qu'ils sortent du moule de Far Cry 3. Perso je sature déjà alors que j'ai adoré le 3. Roooo il a dit fucking sur la scène, le vilain. Ben malgré tout, la vidéo m'a quand même sérieusement donné envie d'y jouer. Ils sont forts putain. Ok c'est le dernier de la série que je valide s’ils ne changent pas la recette dans le prochain.
  • Dernière annonce, oui, oui je valide, après la 2ieme image, oui oui oui. Juste en voyant le logo Ubisoft Montpellier, je souriais devant mon écran. Putain 15 ans, BGE2 à fond ! Michel Ancel qui verse sa petite larme sur le plateau, merde je kiff ce type putain. On sent la passion là, c'est bien, c'est beau, c'est Ubi.

Bilan de la conf :

 

Ubi nous en met quand même plein les yeux et arrive encore à nous faire sentir la passion du jeu vidéo. Ubisoft, Yves, malgré tous vos travers, heureusement que vous tenez encore debout face à Bolloré.

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Questions existentielles (Divers)

Commence avec une pub géante pour la Switch qui est aussi insupportable que toutes les pubs Switch jusqu’à présent. Non vraiment, si je regarde ces spots, je ne corresponds en rien, EN RIEN j’insiste, aux personnes-cliché et stéréotypées présentées dans les bandes annonces. Encore moins à ce que leur utilisation de la Switch suggère et je doute sincèrement que dans les soirées cocktail sur un toit de building en plein Manhattan des gens jeunes beaux et riches se passent un joycon en rigolant. Ou que des gens sur un ring de boxe jouent à Arms, ou qu’un gars qui se pointe avec Fifa au milieu du skate-park ne fasse pas dégager à coup de truck dans la tronche, ou que…

Raaaa putain de pub de merde !

  • Je commence par le (seul ?) jeu que j’attendais véritablement de voir : Xenoblade Chronicles 2. Et ben, et ben… je suis un peu déçu il faut bien vous l’avouer. Je trouve la direction artistique au niveau des personnages véritablement standard et sans charme. Le reste à l’air propre et au niveau des attentes mais le Chara Design est raté à mon avis. Il n’a pas d’identité.

Il a pris un coup de vieux Régis non ? Ça se voit que tout est filmé sur fond vert non ? C’est un peu naze cette année la mise en scène non ?

On poursuit avec les jeux qui ont été soit déjà annoncés soit tellement convenus qu’ils ne surprennent personne. Cela dit, ce n’est pas pour ça que je n’ai pas envie d’y jouer, c’est juste des jeux « logiques ».

  • Kirby, la boule rose qui avale tout ce qui passe. On rêverait presque d’en avoir un vrai chez soi les soirs de solitude.
  • Pokken DX qui m’intéresse malgré tout et Pokemon RPG Switch qui est en cours de début d’embryon de projet on l’a bien compris. Les gars n’ont rien commencé donc rien à montrer, logique.
  • Metroid Prime 4. Alors là, que Fumito Ueda me foudroie mais même lui n’a pas osé faire ce genre d’annonce. Un logo avec écrit dessous : En développement. Non mais sérieusement.
  • Yoshi’s Carton, qui devrait arrêter de recycler (carton/recyclage : #drôle non ?) les concepts pendant quelques temps à mon avis.
  • Pour FireEmblemWarriors, comment dire, je demande à voir. Adapter Dynastie Warriors peut être une bonne chose. La version Zelda étant relativement agréable, la version Dragon Quest aussi, alors bon, il se pourrait que je me laisse convaincre malgré le manque évident d’idée que représente ce jeu.
  • Breath of the Wild Season Pass, les plaines d’Hyrule devront en montrer plus sur la seconde quête pour me convaincre.
  • Rocket League sur Switch, auquel je ne joue pas sur les autres consoles et donc il n’y a pas de raison que ça change.
  • Maintenant est l’heure de conclure et de présenter plus de choses sur MarioOdyssey. On ne va pas se mentir, malgré toute ma mauvaise foi et le ridicule de la première bande annonce, celle-ci m’a quand même donné envie de voir le résultat final. Effectivement, si le niveau dans un monde réaliste est absolument pathétique, les autres ont l’air vraiment sympa. La mécanique de possession des ennemis par la casquette de Mario est une excellente idée et on retrouve ici la puissance de Nintendo.

Bilan de la conf :

 

Sans surprise, Nintendo fait du Nintendo. Après tout, c’est ce que les gens demandent en ce moment donc pourquoi se priver. J’aurais aimé un peu plus de projets qui changent et peut être une ou deux nouvelles licences, ça aurait fini de me convaincre d’acheter une Switch. Pour l’instant j’attendrai encore quelques temps avant de passer à la caisse.

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Questions existentielles (Divers)

Sony vous accueille dans une ambiance très 68, avec un concert de cithare et un type qui joue du bongo en mode Inde folklorique.

  • Boom Uncharted direct. Même si je ne suis pas un fan inconditionnel de la série je les ai faits sauf le dernier et puis il faut le dire, ça claque la tronche quand même.
  • Puis les gars balancent de la neige dans la salle pour vous mettre dans l'ambiance. Ambiance pour un DLC d'Horizon. Mouais, bon, je vais faire le jeu de base avant.
  • Tiens The Last Of... ah non Son Of Anar... ah ben non comment il s'appelle déjà celui-là ? On assiste donc au premier “The Last Of Us Like”. Ça a la même gueule, ça a l'air de se jouer pareil, il va falloir voir si ça donne les mêmes feelings manette en main. On valide Days Gone pour l'instant.

Là, il y a un petit monsieur dans son costard qui a l'air rigolo et qui nous raconte que la VR est un produit installé désormais (faux). Puis juste après il donne des noms de jeux qui ne s'en servent pas. Ce n’est pas grave il a l'air cool comme PDG.

  • Et re-boom Monster fucking Hunter World. Alors ce n’est pas transcendant ni nouveau je vous l'accorde. Ayant un peu joué à la série avant et ayant pour objectif à court terme de m'y mettre sérieusement, je pense que je vais attendre du coup. On dit oui bien sur.
  • Shadow of the collosus remade. Bon, ok, fait chier, je vais l'acheter une troisième fois alors...
  • Marvel VS Capcom Infinite, pour l'instant c'est non pour moi, la faute à une présentation du mode Histoire dont on se fout complètement. Donc nan, next.
  • Call of duty revient aux sources avec World War II. Pourquoi pas, j'aimais bien cette série avant que ça ne parte en sucette en guerre moderne. A 7¤ d'occaz pour le mode histoire dans 2 ans, oui, je valide.
  • Skyrim VR, passe. Vous vous souvenez lors de la première annonce de Skyrim une femme dans le public avait accouché et nommé son fils Dovakin. Aujourd'hui le petit est au collège et Skyrim continue à ressortir dans le commerce encore et encore. C'est triste un peu.
  • Un jeu scrolling 2D pour la technologie VR ? Haaaahahahahahaha je crois que Sony se fout littéralement de la gueule des gens qui ont acheté le casque, merci Star Child.
  • Oh un jeu d'horreur dans un hôpital psychiatrique, original : The impatient, pass.
  • On continue dans la pantalonnade avec Monster from the deep un jeu de pêche Final fantasy XV en VR.

Sinon j'ai une proposition, peut-être un peu con hein, mais juste, simplement, quitte à faire quasi exclusivement des remakes en ce moment, un Myst et toutes ces suites en VR, non ? Ça coûtera moyennement cher et ça me ferait presque acheter un casque.

  • Moss, ben, encore une fois je ne peux voir l'intérêt de la VR sur un titre ou je contrôle une souris qui part à l’aventure dans un monde de fantasy générique.
  • Au risque de passer pour un fan boy. Ok j'ai déjà fait ma précommande pour God Of War 4. Kratoooos!
  • Oui j'aime les productions Quantic Dream et oui j'aime bien David Cage donc oui je valide Detroit. La thématique m'intéresse et je veux voir comment le bonhomme l'a traité.
  • Destiny vs les Space Marines du Chaos, non, je passe pour l'instant.
  • Spiderman, non, je ne suis pas fan du personnage. On verra ce que ça donne mais la vidéo présentée ressemblait quand même fortement à une succession de QTE. Je passe.

Conclusion de la conf :

On va dire que ça fait le travail, mais ça ne révolutionne pas le business. Les gens présentés intéressants étaient déjà connus et la VR n’est pas plus sexy. De plus la quasi-totalité du line up sortira seulement l’année prochaine donc on devrait revoir encore une fois les mêmes jeux au prochain E3. Sony domine le marché, mais il ne devrait pas se reposer sur ses lauriers.

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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