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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 13/12/17 à 20h25

Retard gaming

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Catégorie : Questions existentielles

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Questions existentielles (Divers)

Or « How the Nerd helped me grow”.

Cela fait très longtemps que je voulais parler de ce personnage important pour moi mais aussi pour vous sans que vous le sachiez peut être : James Rolfe. Beaucoup d’entre vous le connaissent pour la série The Angry Video Game Nerd, d’autres non-anglophones n’ont peut-être pas cette chance.

Plutôt qu’un article Wikipédia sur l’homme derrière les vidéos qui ont révolutionné le traitement du jeu vidéo sur internet (oui, à ce point), je voulais partager mon expérience avec sa production.

D’ailleurs, si vous ne le connaissez pas du tout, je vous conseille d’aller lire au moins l’introduction de l’article qui lui est consacré pour mieux comprendre de quoi je vais parler :

https://en.wikipedia.org/wiki/James_Rolfe : pas de version française malheureusement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Angry_Video_Game_Nerd

 

1.     La découverte

 

Nous sommes en 2006-07, étudiant en Irlande je passe mes journées à la bibliothèque / médiathèque de l’université. Je n’ai pas de connexion internet chez moi et je reste donc souvent très tard dans les locaux (comme dirait Coluche, j’y suis allé jusqu’à que ça ferme).

Mon niveau d’anglais de l’époque progresse doucement, de manière académique, mais aussi populaire entre les pubs et sorties quotidiennes avec des anglophones.

Dans la colocation, on est assez loin de L’auberge espagnole, on y reste pour tuer le temps et jouer à la console. J’avais quand même ramené une PS2 dans mes valises, on ne sait jamais.

Pour me mettre un peu plus dans le bain, il était évident pour moi de chercher des sites internet qui parlent de jeux vidéo. En France à l’époque déjà, il n’existait guère plus que JV.com et Gamekult. Je traine donc au hasard de mes recherches Google et tombe sur GameTrailers le mastodonte mais surtout sur ScrewAttack avec son chef de file, le charismatique Stutering Craig. C’est alors par ce biais et par leur collaboration que je découvre les premières vidéos du Angry Nintendo Nerd.

Quelle claque.

 

La première vidéo que j’ai vue, comme beaucoup de monde, fut la critique de Teenage Mutant Ninja Turtle. A l’époque ce fut une explosion de rire devant l’écran. Imaginez au milieu d’un CDI, il fait déjà nuit dehors, les couloirs sont un peu vides et là, un gars écroulé de rire sur sa chaise les écouteurs sur les oreilles.

Personne n’avait jamais rien vu de la sorte. Il faut se souvenir qu’à l’époque YouTube était à ses débuts, il n’était qu’un petit site de partage de vidéo comme les autres. D’ailleurs je ne regardais pas les vidéos sur YouTube mais directement sur Screwattack qui relayait les liens vers le site de James : Cinemassacre.com

Rapidement donc, je suis passé directement par le site source et suis allé découvrir le reste des vidéos. Je me rappelle encore du lay-out du site c’est assez risible aujourd’hui.

En colloc avec d’autre gamers, nous avons partagé cette découverte au cours de nos pérégrinations. Je peux dire sans me tromper qu’il y a une pierre énorme gravée AVGN dans la fondation du 47. Culte pour nous 3, nous y faisons référence en permanence, nous avons tous les épisodes en tête et les connaissons pour beaucoup par c½ur.

 

2.     The Angry Nerd

La porte d’entrée dans le monde de James Rolfe pour moi comme je viens de le dire fut l’AVGN. Alors pour les gens qui ne savent pas ou qui ne comprennent peut-être pas pourquoi ce fut un choc pour la communauté gamer sur internet dans le monde entier, je vais essayer de vous remettre dans le contexte.

Quand l’AVGN débarque sur la toile, le web est en pleine mutation. La vidéo commence à être de plus en plus populaire grâce à l’avancée des vitesses de débit, mais peu de sites le proposent comme media principal. Les gros sites en sont encore à un traitement très classique du jeu vidéo, directement inspiré par la presse papier. Internet à ce niveau n’est pas grand-chose de plus que la transposition de ce qui se trouve dans les magazines.

En France nous avons la chance d’avoir une chaine sur le câble depuis longtemps qui parle de jeux vidéo avec surtout une émission pionnière, Level One sur Game one.

Mais à part ça, le web est rempli de TOP 10 et d’interviews, ou de trailers calibrés.

James arrive donc avec quelque chose de jamais vu auparavant.

A la base pensée comme une blague pour ses amis, il s’appelle le « Angry Nintendo Nerd ». La première vidéo date de 2004 et les premiers épisodes sont diffusés via cassettes vidéos (ben ouais, le DVD coûte cher à l’époque) et vendu sur le site officiel de Rolfe. Il y compile ses productions cinématographiques notamment étudiantes et aussi ses expérimentations. Les quatre cassettes « Cinemassacre Gold Collection » comportent des épisodes du Nerd, les premiers.

Il créait alors son personnage emblématique lors de sketchs, où il met en scène un personnage caricatural de Nerd dans son sous-sol en train de tester un jeu de notre enfance. Il devient l’Angry Video Game Nerd avec YouTube pour ne pas avoir d’ennuis avec Nintendo et pour pouvoir traiter d’autres jeux que sur les consoles de Big N.

On a donc pour une des premières fois, un gars assis sur un canapé qui nous montre des images de jeux en jouant. Et il critique le jeu, choisi pour sa médiocrité. Au niveau du langage, c’est ordurier au-delà de tout ce que le reste de la profession s’était permis.

Bien que le niveau soit souvent pipi caca, surtout au début, la plupart des textes sont bien écrits et mis en scène avec soin. C’est à ce niveau que l’AVGN posa des bases que bon nombre de YouTubers et streamers d’aujourd’hui n’ont toujours pas comprises.

 

James Rolfe est un amoureux du cinéma, c’est un réalisateur de film avant tout. Sa série AVGN sur le jeu vidéo est donc tournée comme n’importe quel autre court métrage de son invention. Du matériel adapté à ce qu’il filme, une mise en scène correspondant au sujet et à ses intentions, des effets spéciaux, un scenario, un story board, un texte et un traitement de l’image derrière.

Il y a aussi un aspect dont beaucoup ne se rendent pas compte mais qui est primordial : la voix de James et sa manière de la poser. James a travaillé dans l’industrie du film d’entreprises et est un habitué du doublage et de la voix off, il a appris à le faire et a de l’expérience dans cet exercice qui parait si simple… mais ne l’est pas (Il en parle dans l’épisode 102 – Le making of d’un épisode avec Barbie comme exemple). Il sait parler clairement, avec une voix audible, compréhensible, propre et un rythme adapté à ce qui passe à l’écran. Il sait aussi traiter le son de manière professionnelle.

En clair, sous l’apparence « blague » des AVGN, il y a un véritable travail de film maker, ce que beaucoup oublient aujourd’hui.

Non, AVGN n’est pas un gars qui se filme en train de jouer dans sa cave et le balance sur internet. C’est une production de court métrage avec tout ce que ça implique. Il y a dans chaque épisode une recherche particulière de narration et de mise en scène. Il y a eu plusieurs formats, plusieurs media (film, dessin animé, effets 3D etc…).

Celui qui s’en rapproche le plus aujourd’hui est bien entendu le Joueur du Grenier qui n’hésite pas à référencer l’AVGN comme source d’inspiration pour ses propres vidéos, ce qui est tout à son honneur même s’il faut quand même chercher un peu sur son site pour tomber dessus. C’est à mon avis aussi actuellement le seul à mettre autant d’effort pour la qualité de ses films, qu’on aime ou pas.

Un autre point très important pour contextualiser, c’est que le retro gaming n’existait que dans des sphères un peu confidentielles. Ce n’était pas du tout quelque chose de normal comme aujourd’hui de revenir sur les vieux jeux de notre enfance. C’était réservé effectivement aux passionnés… et aux nerds.

Simple coïncidence ou véritable effet AVGN, l’industrie et le public du jeu vidéo se sont emparés du phénomène ; tout le monde s’est redécouvert une passion et un intérêt pour l’ère 8 et 16 bits dans les années qui ont suivi. Le marché a explosé, les prix se sont multipliés par 10 et les cartouches NES sont passées de 5 pour 1¤ à 1 pour 50¤…(Si je vous dis qu’ à l’époque mon Megaman 5 m’a coûté 1 euro dans un bac de débarras vous le vivez comment ? ^^) Quand l’AVGN joue à un jeu, sa côte explose dans les jours qui suivent, mais je digresse.

Une fois que le Nerd est devenu un peu connu et a fait le « buzz », une flopée de gens se sont jetés dans l’imitation sans vergogne. Mais comme je le disais, ils n’avaient pas compris que pour faire un épisode d’AVGN, il ne suffisait pas de se filmer avec une webcam et d’insulter un jeu. Ces gens-là n’existent plus et c’est tant mieux.

Derrière le Nerd bien entendu, il n’y a pas que James Rolfe, il y a aussi Mike Matei qui est son acolyte et qui est à l’origine de son explosion vu que c’est lui qui l’a poussé à le diffuser de manière large sur le net. Mais on reviendra sur Mike un peu plus tard.

Les vidéos m’ont donc fait rire pendant des années et c’est toujours le cas à chaque nouvelle publiée. James m’a aussi appris pratiquement tout l’argot que j’utilise en anglais, souvent à la surprise d’anglophones qui se demandent bien comment je peux connaitre autant d’expressions aussi vulgaires et drôles. Il m’a aussi appris le langage propre au jeu vidéo en Amérique ce qui me permet aujourd’hui de comprendre sans problème les sites spécialisés.

Au cours de la vie du Nerd, j’ai découvert bon nombre de machines dont je connaissais vaguement l’existence - parce que j’étais déjà assez féru de JV - mais que je n’avais jamais vu en marche.

Pour faire simple, tout comme le Nostalgia Critic (avec qui il a fait quelques épisodes) avec la critique cinéma, l’AVGN venait de réinventer la critique vidéo ludique humoristique, une nouvelle manière d’explorer son média et de le faire découvrir a une population plus large de jeunes joueurs et de vieux nostalgiques.

Mais pour moi, ce n’était que la surface de ma découverte d’un être humain qui, sans le connaitre personnellement, à réussi à me toucher et me faire voir certaines choses différemment.

 

3.     James Fucking Rolfe

 

Je vais donc parler ici de l’homme derrière le Nerd parce qu’au final c’est lui qui est intéressant plus que son personnage.

James Rolfe est un passionné. Un vrai, pas juste un cinéphile qui mange de la pellicule au kilomètre ou un joueur qui amasse des piles de jeux, non c’est un vrai passionné. Il fait partie de ces gens qui ne réfléchissent pas deux fois avant de se lancer dans quelque chose qui leur tient à c½ur.

Cette passion est surtout extrêmement communicative pour diverses raisons.

Déjà c’est une personne humble. Il le porte sur lui, une fois son costume de Nerd rangé au placard, on voit apparaitre sa personnalité dans différentes vidéos ou questions réponses. Il ne s’enorgueillit pas des réussites qu’il a pu avoir notamment avec l’AVGN. Il s’en sert, pour lancer d’autres choses, pour proposer d’autres projets et pour vivre de sa passion mais il n’en fait jamais des caisses et jamais je ne l’ai vu remballer des usurpateurs ou entrer dans des guerres de commentaires envers des copicats. D’autres l’ont fait à sa place, sans son consentement parfois et il a dû les remettre à leur place pour s’en détacher. Il protège sa création sans chercher à dénigrer les créations des autres et c’est assez remarquable aujourd’hui.

Il entre pour moi dans la même démarche qu’un Ed Wood par exemple. Quels que soient les retours, quels que soient les points de vue, il essaiera de faire ce qu’il a en tête de son mieux, quel que soit le temps qu’il mettra pour le faire. Le résultat est parfois bon, parfois médiocre et parfois carrément mauvais. Mais ce n’est pas grave, quelque chose a été fait. Il n’est pas du genre à être accoudé à un comptoir à dire « j’aurais pu ». Il fait, il verra plus tard.

Cette passion communicative pour tout ce qu’il entreprend se ressent particulièrement dans les vidéos sur le cinéma de genre, le cinéma de monstre et d’horreur. Son amour sans borne pour ces productions de séries B à Z est son cheval de bataille depuis la création de Cinemassacre et même si c’est l’AVGN qui l’a fait connaitre, il continue sa voie avec des vidéos sur ces films-là. C’est son truc, même si ce n’est pas ce qui le rend populaire. Pareil pour son amour de la musique métal qu’il partage régulièrement.

Un de ses films souvent cité comme étant le meilleur et qui résume ce que je suis en train de dire s’appelle « The dragon in my dreams » où il explique l’origine de ses passions de manière métaphorique. Si vous n’êtes pas touché par ce film, c’est que vous avez un sérieux problème (genre, vous êtes un répliquant par exemple).

Le succès d’AVGN lui a permis de réaliser pas mal de ses rêves. Il a fait un long métrage AVGN the movie et il a fait partager son succès avec ses camarades de jeux. Notamment Mike qui aujourd’hui partage la chaine YouTube de manière a peu près équivalente en termes de production.

En clair, ce qui rend James attachant, c’est qu’il est terriblement humain. Il cache rarement les moments où ça va moins bien mais n’est pas larmoyant et s’en sert pour revenir avec d’autres idées et d’autres créations. A le suivre depuis dix ans, on a l’impression de suivre un pote. En tout cas, j’aimerais bien aller boire une Rolling Rock avec lui un jour.

 

4.     Pourquoi James Rolfe est important pour moi.

Simplement pour la somme de ce que je viens de vous faire lire.

De manière très pragmatique, déjà, il m’a donné accès à tout un pan de culture cinématographique qui jusqu’à ce moment-là m’était totalement inconnu. Il m’a appris énormément de choses sur le cinéma, ses techniques, ses contraintes, son impact, ses codes.

Il m’a ouvert la porte à la science-fiction américaine underground des débuts, que je connaissais seulement par ses grands auteurs aujourd’hui cultes. Il m’a fait découvrir une pop culture qui à l’époque n’était pas mainstream, déjà elle ne l’était pas aux USA alors je vous raconte pas en France. Clairement, il m’a enrichi de cette culture et continue à le faire aujourd’hui.

Mais surtout, il fait partie d’une frange assez rare de gens qui vous émulent dans ce qu’ils font. Ils ne vous disent pas « vas-y fait des trucs ». Ils vous montrent que si vous voulez en faire, c’est possible, il y a juste à s’y mettre.

Il n’avait aucune ambition de vivre de l’AVGN à la base, c’était juste un délire pour ses amis. Aujourd’hui il est l’origine d’une série culte qui a posé des codes qui transpirent dans quasiment toute la production YouTube de notre époque.

Il montre surtout que si on se cherche des excuses c’est qu’on n’a pas vraiment envie. Celui qui a envie de faire quelque chose n’a aujourd’hui plus de barrières pour le faire, s’il le fait pour les bonnes raisons.

Il vient d'un monde qui parait un peu désuet aujourd'hui où on ne créait pas une chaine YouTube pour faire de l'argent en se disant qu'on verra plus tard ce qu'on va mettre dessus. Sensiblement de mon âge, il entre dans la même logique de pensée que moi.

Je ne comprends rien aux « stars » d’aujourd’hui qui n’existent pas par la reconnaissance de ce qu’ils font, ils existent en tant que stars puis cherchent ce qu’ils sont capables de faire. Pour moi, un artiste, un créateur, un professionnel en tout genre fait son métier, poursuit sa passion, PUIS la fait partager, montre ses créations et ses productions et si c’est bon, ou s’il y un public pour, il sera reconnu.

James c’est ça, quelque chose qui n’existe plus trop sur YouTube de nos jours. Il a produit et créé son art, il a fait son chemin, son truc et a trouvé la reconnaissance.

C’est donc dans son sillon, dans l’élan que ses vidéos et sa manière de voir la vie transportent, que moi aussi j’ai fait des choses que je voulais faire depuis longtemps. Ecrire, peindre, ouvrir un blog (par exemple), tester la modification de console, etc.

Je ne dis pas ici que sans lui je n’aurais pas fait toutes ces choses, je dis simplement que c’est lui qui a sûrement été le déclencheur de quelque chose chez moi. Tu as des passions, c’est bien, c’est une bonne chose (oui il m’a déculpabilisé d’être un Nerd aussi) mais ne t’arrête pas à la consommation de cette passion. Sois-en un acteur, fais-en quelque chose, construis quelque chose avec, quelque chose de personnel, quelque chose qui t’en donnera un autre sens.

Enrichis-toi.

 

5.     L’expérience du Faucon.

Comment j'ai connu James Rolfe/AVGN ?

Ça devait être à la même époque, en Irlande, mais séparément; en traînant sur le forum ctpl (forum de tournois de jeux vidéo de baston), que je fréquentais beaucoup période pré-Irlande et donc, à l’université, je le consultais encore quand un jour un type a balancé un lien vers la vidéo TMNT. Je n'avais vu que celui-là. Puis plus rien pendant un an pour moi je crois.

Et puis une fois, à Dublin dans l’appart de l’Ours il me semble, il me dit «  tu le connais lui ? (vidéo TMNT) », j'avais déjà vu donc mais je n'avais pas été plus loin, et donc là j'ai repris connaissance du truc. Et c'est une fois rentré en France que je me suis mis à le suivre plus régulièrement. L’ours me parlait souvent de Screwattack je m'en souviens, mais je n'ai jamais vraiment accroché... il y avait des chroniques pas trop mal c'est vrai (videogamevaults,  what if XXX had lyrics....)

Et donc comme je disais au 47 il y a quelques semaines, plus le temps passe et plus j’apprécie davantage James le cinéphile que le joueur. Tu sens qu'il est tellement passionné, c'est ouf... tellement passionné que c'en est communicatif. Et du coup tu pourrais l'entendre parler pendant des heures. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, à l’école par exemple, d'avoir des profs qui étaient tellement bons, tellement passionnants, que vous auriez pu rester à les écouter des heures durant. Ça m'est arrivé 2 fois (une fois en 1ere, prof de mécanique, et une fois en BTS prof d'automatismes).

James me fait un peu penser à eux. 

Il te parle d'un vieux film des années 30, tu t'en bats les c*# !!!¤ à la base, mais il arrive à te faire vivre le truc et te communique sa passion... c'est très fort.

Mine de rien, au tout début, c’était une des premières star de YouTube, le type était dans les classements des 10 premiers je crois ou un truc dans le genre, assez impressionnant.

Toujours par rapport au Nerd,  et pour aller un peu plus loin :

A signaler que des personnes s’étaient même mises à sous-titrer en français, genre une quarantaine d’épisodes environ je crois. Dispo sur YouTube ou Dailymotion je ne sais plus, mais bon ça rendait accessible aux non-anglophones les vidéos de James.

ð  Info : ils sont toujours en recherche de sous-titrage pour leurs vidéos en différentes langues. Si le c½ur vous en dit, n’hésitez pas à aller sur le site vous renseigner.

Il y aussi la chaine LostCinemassacreVideo : https://www.youtube.com/channel/UC1zZOo588GHJfy21nxJCoCQ/featured

Je tombe parfois dessus, c'est un type qui upload des vidéos sur qui étaient sur Cinemassacre mais n'ont pas encore été mises sur YouTube et qui ont disparu du site original. Aucune spéculation derrière, mais juste le fait de le rendre dispo à la communauté, tu tombes sur des purs trucs des fois, ça mérite vraiment de jeter un ½il.

 

6.     Le SMS de la Panthère

Franchement je ne sais pas lequel je préfère, il faudrait que je remate tout. Je trouve les nouveaux cool (sans compter le dernier qui déchire) mais il n’y a plus l’effet whaou. Je sais juste que je kiff plus les premières saisons.

 

7.     Un dernier paragraphe pour la route.

Au moment où j’ai commencé à écrire ce post qui me trotte depuis longtemps dans la tête, James à commencé à diffuser son Episode 150 de l’AVGN : Polybius. Quelle claque encore une fois. Je vais me permettre de l’analyser à chaud car il est symptomatique de ce que je raconte tout au long de l’article.

Environ dix ans après le premier AVGN qui a comme je l’ai dit, posé les bases, James arrive aujourd’hui et met une leçon à tous les YouTubers actuels en leur montrant comment on fait des films, mais pas que.

 

Parlons rapidement du point de départ : Polybius est une machine arcade mythique qui est une légende urbaine du jeu vidéo. Personne ne sait vraiment si elle a existé ou pas, à quoi ressemblait le jeu etc. La légende vient du fait qu’il est dit que cette machine fut une expérimentation des services secrets américains (FBI ou CIA, on sait pas) et que le jeu manipulait les joueurs et leur causait des effets secondaires comme la perte de mémoire, des douleurs, ce genre de choses. Voilà les prémisses d’une bonne histoire comme on les aime. Du coup James s’en empare et après une présentation de la légende, se rend dans une arrière salle de jeux d’arcade, un stock, où il a retrouvé la trace d’une de ces bornes. Il précise bien qu’il n’est sûr en rien de son authenticité et commence à jouer.

Passons sur le scenario car ce n’est pas vraiment ça qui m’intéresse ici.

 

James met une grosse droite à tous les films maker qui s’y croient pour plusieurs raisons à mon avis :

1.     Le niveau de maitrise de la caméra. Sous couvert d’un reportage caméra à l’épaule, il reprend tous les codes du vlog classique comme on en voit des tonnes. Sauf que, tous ses plans sont calculés pratiquement au millimètre. Il nous montre exactement les champs de vision qu’il souhaite nous montrer. Les vidéos sont truffées de petites choses en arrière-plan et les angles choisis nous racontent une histoire. Comme dans un miroir, le Nerd nous regarde pendant qu’il devient fou. Les angles jamais droits, jamais plats et toujours basés sur ce que le hors champ suggère sont extrêmement pertinents. Le malaise s’installe sans trop savoir pourquoi. Ben voilà vous savez, c’est ce qu’on appelle la grammaire cinématographique.

2.     L’ambiance sonore. Ecoutez bien… il n’y a rien. Juste le son désuet de la machine et des boutons et la voix du Nerd qui raisonne étrangement dans ce local sans vie.

3.     La mise en scène. Le format Vlog est d’une pertinence absolue. Déjà, il a choisi de diffuser ça sans prévenir. Il l’a placé sur une chaine qui est normalement dédiée aux expériences live, il n’a pas mis dès le premier jour que c’était un épisode AVGN dans la description. Ça implique quoi ? Qu’il manipule autant ses vidéos en tant qu’objets filmiques, que le media YouTube en lui-même avec ses codes et les habitudes de ses spectateurs. Bref, c’est génial et même des vétérans comme La Panthère et moi avons eu des questionnements sur ce qui est du bullshit ou pas pendant quelques jours, et franchement c’est toujours le cas (non mais sérieusement, c’est une vraie borne ou pas ?!)

4.     Il reprend avec brio tous les ingrédients codifiés du film de genre mais les condense sur des plages de 5 minutes, ce qui est à la fois un exploit de mise en scène mais aussi un tour de force d’écriture. Les références à certains films cultes sont légion mais assez finement placées pour ne pas étouffer le spectateur.

5.     Pour une fois, il va au-delà de ses limites d’acteur J. Il est parfait. Il est parfait parce qu’il a voulu brouiller la ligne entre le Nerd et James. Il sait pertinemment que le spectateur n’aura pas d’empathie pour le Nerd qui est un personnage fictionnel drôle. Mais s’il brouille en laissant apparaitre James - que les spectateurs connaissent tous - en se mettant en scène dans une situation qui dépasse son approche initiale d’un épisode classique et maitrisé du Nerd, on se demande qui est en train de nous parler à travers la caméra.

 

Voilà, James est un bon cinéaste qui aime la série B et le film de genre et il nous le prouve avec brio encore aujourd’hui. En espérant qu’il continue à produire encore et toujours plus.

Le site pour découvrir l’univers de James Rolfe et Mike Matei :

http://cinemassacre.com/

Les chaines YouTube :

Cinemassacre et Cinemassacre plays

Les épisodes préférés du 47 :

L’Ours : le castlevaniathon – épisodes 79-80-81-82

Le Faucon : Winter Games – épisode 84

La Panthère : Probablement la saison 1, 2 ou 3.

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Questions existentielles (Divers)

1.      Explication du problème

Commençons par définir pour la compréhension de tout le monde ce qu’est un « Scalper ». Utilisé par les anglophones pour désigner les gens qui achètent consciemment un produit distribué en quantité limité pour le revendre avec une marge derrière. Ce phénomène existe dans tous les domaines qui touchent à la collection et donc le jeux vidéo ne fait pas exception. C'est par extensions les vendeurs qui spéculent sur les jeux vidéo en fait.

Si jusqu’à il y a peu, le jeu vidéo était relativement épargné par le phénomène, (la montée des prix sauf cas particulier se faisant naturellement face à l'offre et la demande du marché) il est aujourd’hui pleinement en marche et donc aussi pleinement décrié par les collectionneurs ou autres joueurs réels qui n’arrivent plus à se procurer des produits alors même qu’ils sont à peine sortis.

C’est par exemple le cas pour certains Amiibos qui semblent être déjà tous vendus avant d’arriver sur les rayons, ou certaines éditions collector qui sont faites pour être limitées à la base mais sur lesquelles personne n’arrive à mettre la main sans passer par des sites tels qu’eBay.

Donc face à la montée de la grogne et suite au catastrophique lancement de la version physique de Night Trap par Limited Run, j’ai décidé de chercher un peu à comprendre ce phénomène et surtout à savoir s’il était marginal ou devenu systématique comme certains le prétendent.

Effectivement, dans le cas des lancements comme les jeux Limited Run, le nombre de jeux et la fenêtre d’ouverture des achats sont clairement exposés à l’avance. Si vous n’arrivez pas à avoir de jeu, c’est que vous n’avez pas été assez rapide ou que vous n'avez pas eu de chance. C’est le jeu des versions limités, ça a été mon cas sur le dernier, c’est frustrant mais ça fait partie du charme. Mais pour Night Trap, LRG a eu pour la première fois semble-t-il un problème de taille lors de l’ouverture de sa première fenêtre de commande.

A la seconde même où ils ont ouvert les commandes, 100% des jeux étaient déjà achetés, ce qui est strictement impossible sans manipulation. C’est donc une armée de bots qui a court-circuité le site, et qui les a obligés à supprimer toutes les commandes d’un coup pour remettre les compteurs à zéro et relancer la fenêtre. Cela a fait bondir la communauté d’acheteurs réels qui s’est retrouvée avec un panier vide ou une commande rejetée pour les quelques-uns qui avaient réussi à commander. Bref, un cafouillage qui a vite été imputé aux Scalpers.

Il faut bien comprendre ici que ce ne sont pas des revendeurs comme les autres. Ils ne sont pas là pour jouer sur l’offre et la demande de manière traditionnelle, ni même sur la rareté. Là où un jeu retro peut prendre au fur et à mesure de la valeur sur le marché car il devient de plus en plus rare par exemple et donc la côte s’ajuste au fur et à mesure, ici on parle de produits neufs, achetés pour être revendus directement.

Le problème, si l’on se place strictement du point de vue du marché, c’est que cela accentue l’inflation naturelle d’une offre déjà limitée en nombre. En effet, ce sont ces scalpers qui réduisent de facto la quantité déjà limitée et qui fixent eux même sans base de référence le prix de revente du jeu ou de l’accessoire. Pour donner une idée si cela était possible sur le marché financier, ceci s’appellerait un délit d’initié. Connaitre par avance la quantité et le prix d’un produit avant sa mise sur le marché pour l’utiliser à des fins spéculatives. La définition même du délit d’initié à une variante près : ces détails sont communiqués à tous et transparents pour la communauté. Donc, il n’y a rien d’illégal. C’est une pratique que l’on peut facilement qualifier de dégueulasse, certes, mais pas illégale.

C’est le cas pour les NES et SNES mini par exemple. Le problème est de savoir si la grogne des « vrais » joueurs contre ses scalpers est légitime. Responsables de tous les maux et de la spéculation de leur marché de prédilection.

Pour répondre à la question de la marginalité ou de la généralisation de cette pratique, j’ai donc pris comme exemple d’étude 2 produits récents qui ne rentrent pas dans la catégorie rétro facilement identifiables et dont les quantités étaient connues à l’avance pour pouvoir faire des ratios :

-        Night trap collector Edition, de LRG, produit à 3000 exemplaires, vendu 54,99$ à sa sortie.

-        Cursed castilla EX, de Play Asia exclusive, produit à 3000 exemplaires, vendu de mémoire à 60¤ à sa sortie.

Les sites recensés sont : eBay, leboncoin, priceminister, amazon.

C’est peu, mais ce sont les principaux et je ne peux pas aller faire tous les magasins physiques du monde pour aller vérifier s’ils l’ont en stock et à quel prix. C’est donc un peu bancal, mais je pense quand même suffisant pour faire un ratio relativement réaliste pour ces 2 cas qui n’intéressent que peu de gens et se doivent donc d’être extrêmement visibles.

Les résultats de cette rapide recherche, où je n'en ai trouvé que sur eBay finalement :

Night trap : 59 en vente ou vendus sur les sites soit 2% de jeux disponibles à une moyenne de prix de 170¤ soit 3.5 fois le prix de base environ.

Cursed castilla EX : 30 en vente ou vendus sur les sites soit 1% de jeux disponibles à une moyenne de prix de 130¤ Frais de port inclus soit 2.5 fois le prix de base à peu prés.

Conclusion : Les scalpers ne représentent donc qu’une infime partie des produits vendus. Le problème vient du fait que ce sont surtout les seuls qui vendent ces produits. Ils fixent donc le prix de vente à leur guise pendant un temps. Le système d'enchère eBay pose d'entrée le point de rencontre entre l'offre et la demande et donc stabilise les prix assez rapidement. Mais la grosse majorité n’est pas en vente, donc probablement chez un collectionneur ou un joueur qui les chérissent autant que vous le feriez. Ne soyez pas jaloux, un jour il sera vôtre.

Bien entendu, cette petite expérience n'est pas totalement réaliste dans le sens ou je suis incapable de recenser avec précision les offres dans tous les pays sur tous les sites. Mais même si je n'étais allé que sur eBay, je pense que c'est assez parlant.

La fausse bienveillance des sites contre le phénomène.

Dans le cas d’eBay :

Remettons ici les pendules à l’heure. J’utilise beaucoup eBay en tant que collectionneur. Je suis moi-même vendeur de temps en temps et c’est grâce à ce site que je trouve les pièces que je ne pourrais jamais trouver autrement.

Lors de la mise en précommande de la SNES Mini, beaucoup de sites internet avaient relayé par news qu’eBay faisait la chasse aux revendeurs de précommande à des prix prohibitifs. Cela avait été fait assez rapidement, sans chercher à savoir réellement pourquoi eBay avait fait une telle chose et pris comme acquis pour une partie des joueurs que c’était pour lutter contre ce phénomène de salops de revendeurs capitalistes.

Non pas du tout, rien à voir à vrai dire. Apres discussion avec eBay via Tweeter pour comprendre dans ce cas pourquoi, quelques secondes seulement après la mise en vente de Night Trap il se retrouvait directement sur leur site à 3 fois son prix réel alors que le jeu n’est même pas parti des locaux de l’éditeur. Il s’avère en fait que la politique d’eBay envers les vendeurs et de ne pas avoir le droit de mettre en vente des objets qui ne pourront en théorie pas être envoyés à l’acheteur sous 30 jours. 30 jours hein, en sachant que j’ai mis 2 mois à recevoir ma dernière commande Limited run, si on compte ensuite le re-postage du revendeur, il est peu probable que cette limite ne soit pas dépassée pour ces jeux là aussi.

Voilà, donc rien à voir avec une quelconque morale de la part du site, ce qui aurait été contreproductif pour lui et c’est bien compréhensible. eBay est une plateforme de vente, pas de bienfaisance, que ça plaise ou non.

Dans le cas de Limited Run :

Ici on a affaire à autre chose. C’est, je pense, une entreprise sincère et fondée sur des bonnes valeurs pour les collectionneurs. J’aime beaucoup ce qu’ils font, ils s’améliorent au fil du temps mais il y a une contradiction forte dans leur politique.

Beaucoup de jeux sont limités à une 1 vente par compte ce qui est à peu près le seul moyen pour eux de faire quelque chose. Mais déjà ce n’est pas le cas pour tous les jeux. Ensuite et c’est le cas pour Night Trap, quand il y a deux versions, cela compte comme 2 jeux différents et donc les gens achètent en général les 2 versions. Si c’est vraiment un collectionneur ou un joueur, il n’a aucun intérêt à prendre les deux versions. Donc le site cautionne tacitement le fait que les plus rapides et chanceux ont le droit d’acheter deux galettes et d’en revendre une 4 fois son prix plus tard.

2.      L’hypocrisie de la communauté

Ne nous leurrons pas, la plupart des gens intéressés par ces produits les veulent pour les mettre neufs sur une étagère et ne jamais y toucher. Pourquoi ? Pour qu’ils ne perdent pas de valeur et capitaliser dessus dans le but avoué ou pas, qu’ils feront ou pas, mais de les revendre un jour à un prix exorbitant, comme les scalpers qu’ils condamnent donc. C’est ce que les américains appellent aujourd’hui des « Shelf Collectors », c’est-à-dire des gens qui achètent des jeux pour ne pas y jouer. D’autant plus facile aujourd’hui que l’on peut acheter la version physique, la laisser sous blister le temps qu’elle prenne de la valeur et acheter la version digitale (voire la télécharger illégalement gratuitement) pour y jouer.

Mieux encore, certains n’hésitent pas à acheter plusieurs fois le jeu pour raréfier encore plus ce dernier et donc faire monter sa côte. C’est le cas dans les jeux rétro rares par exemple. Cela permet à quelques-uns de décider du prix du jeu une fois qu’ils possèdent la moitié des cartouches connues encore en circulation. On frise ici le monopole et la connerie pure et simple.

Que dire encore de cette mode américaine de faire enchâsser les jeux, consoles ou accessoires, comme c’est le cas pour les pièces de monnaies, les billets ou les timbres par une société spécialisée dans la notation de la qualité de l’objet et sa certification pour ensuite les revendre à des prix exorbitants ? On dénature totalement l’objet de sa fonction de jeu en faisant cela. Ce qui n’est pas grave dans le cas d’un timbre ou d’une pièce, car ils ne sont de toute façon plus acceptés comme tels aujourd’hui en circulation. La bêtise n’a pas de limite.

Ce sont bien ici des collectionneurs qui font monter les côtes et les prix, des gens qui appartiennent à la communauté comme tous ceux qui pleurent dans les forums. Peut-on dire que beaucoup d’entre eux pleurent parce qu’ils n’ont pas pu faire de même cette fois ci et qu’ils sont dégoutés de voir qu’un autre qu’eux se fera de l’argent ?

Je voulais innocemment acheter des Amiibos Zelda pour tester avec BOTW. Impossible à trouver à part sur eBay ou le bon coin, sur Amazon ou autre à des prix qui m’ont fait plus rire que pleurer. Tous neufs bien entendu, par des particuliers ou des pros. Ha, ben ce n’est pas grave, je m’en passerai pour l’instant, j’attendrai quelques temps et pendant le creux ou après la mode, je les achèterai. Je voulais Night Trap sur PS4 pour voir à quel point ce jeu est mauvais ? Oui je préfère les versions physiques, mais tant pis, je le prendrai en dématérialisé et ce sera pareil pour mon expérience de jeu.

Il y a ici ou là dans mon article des jugements de valeur, mais je ne pense pas à mal. Les Scalpers sont des gens qui font de l’argent, les collectionneurs sont des gens qui aiment leurs objets. Les dérives qui sont décrites touchent tous les milieux de collection et je ne présente ici que mon point de vue.

Alors avant de crier au loup, il faudrait commencer par rappeler à la communauté de joueurs et de collectionneurs que non, vous n'avez pas à avoir 2 ou 3 jeux du même type c'est inutile. Si vous en avez un et que vous en croisez un plus bas que la côte dans un magasin ou vide grenier, laissez le pour un joueur qui n'en a pas, ne l'achetez pas en pensant le revendre derrière. Oui, c'est utopique mais c'est pourtant ce que je fais, par idéal, par principe. On est comme ça au 47, on essai d'être des mecs bien.

 Peace les gars c'est juste des jeux bordel!

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Questions existentielles (Divers)

Vous savez ce que c’est la vie ? La vraie ? Tripoter tout ce qui bouge dans la rue et régler les problèmes à coup de Colt Python. Tant qu’on reprend un air sérieux et concerné en quittant la scène tout sera pardonné.

Vous l’avez compris, aujourd’hui on parle de Nicky Larson ou Ryô Saeba dans sa version originale AKA L'étalon de Shinjuku, le lézard en rut, l’ours pervers…

Plus précisément de l’anime que je viens de me faire dans son intégralité de manière plutôt propre sur YouTube. Comme Cobra, c’est le genre d’anime mythique qui mérite d’être regardé une fois dans sa vie dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sans coupure pub, sans interlude avec Dorothée et dans l’ordre normal des épisodes.

On commence par les basiques pour remettre tout le monde dans le contexte.

Il y a 140 épisodes divisés en 4 saisons. Les trois premières sont dirigées par Kenji Kodama la dernière par Kiyoshi Egami.

La première comporte 51 épisodes et a été produite de 1987 à 88. City hunter 2 le bien nommé diffusée au japon entre 88 et 89 en comporte 63. La saison 3 allant de 89 à 90 n’en a que 13. Enfin la petite dernière City Hunter ’91 sur les écrans en 1900 et oui 91 a aussi seulement 13 épisodes. Le compte est bon.

Le passage d’une saison à l’autre ne vous choquera pas, seuls les opening changent. Le traitement graphique de ’91 est un poil différent mais rien de trop troublant non plus.

A l’époque de la première diffusion en France nous avons eu droit à la version AB, on y revient plus bas, diffusé dans le Club Do il me semble.

Un peu d’histoire.

Au niveau de l'histoire, je ne vais pas m'appesantir vous connaissez surement tous City Hunter, mais au cas où, un petit récap.

Ryo Saeba un nettoyeur réputé pour être la meilleure gâchette de Tokyo et son associée Kaori Makimura (s½ur du premier associé de Ryo) forment « l’agence » pas très légale City Hunter. Ils servent de garde du corps pour les cas un peu compliqués qui ne veulent pas passer par la police ou de dernière chance pour la police justement en off.

Les personnages.

Ryo se caractérise par une précision au tir et une compétence en guérilla urbaine exceptionnelle. Craint et respecté par tout le milieu, il ne rend de compte à personne, pas même aux Yakuzas qui préfèrent ne pas trop avoir affaire à lui. Son arme de prédilection est un Colt Python, calibre 357 Magnum, un revolver donc, considéré comme la Rolls Royce de l’arme de poing qui balance des pruneaux créés à la base pour la chasse. Cette caractéristique, de manier une des armes les plus puissantes du monde est importante car plusieurs fois mis en scène dans le manga. Il n’est pas étonnant donc que les balles traversent allègrement les murs en placo.

Des techniques de drague à toute épreuve :

Je voudrais mes pains à hamburgers bien chauds, doux et tendres comme votre poitrine.

(A essayer au Mc Do donc)

Sa deuxième particularité est son excitation permanente. Ryo est un véritable pervers sans scrupule qui saute sur tout ce qui est féminin dans la rue comme dans le travail. Part importante du personnage, le terme Mokkori (qu’on peut grossièrement traduire par excitant, sexy ou « mojo ») étant utilisé dans une phrase sur deux. Tout l’excite et il est connu pour la puissance de ses érections (le gars casse même une poutre avec dans un épisode, respect). Dans la vie réelle il ressemblerait à un croisement entre Colombo et un lascar qui lâche des « Mademoiselle » appuyé contre un mur. Il finirait en prison au bout d’environ 30 minutes dans une rue passante pour harcèlement et attouchement ^^. C’est un point faible que ces ennemis exploitent régulièrement avec des pièges à base de sous-vêtements féminins, un régal. Ce personnage ne passerait plus du tout dans notre belle époque sinon les chiennes de garde péteraient un câble. En attendant il ne conclut jamais et se prend des belles paires de claques, coups de talons, lattage de couilles, etc…

Il conduit une Mini Austin rouge, qui est une des icônes de la série.

Kaori Makimura AKA Laura Marconi en VF est donc son associée, s½ur adoptive du premier partenaire japonais de Ryo qui meurt au début de la série. Elle est amoureuse de Ryo mais ne lui avouera jamais même si certains épisodes montrent clairement qu’il est au courant. Elle remplace son frère après sa mort pour pouvoir le venger et se charge d’être le nouvel agent. Elle sélectionne les missions pour Ryo qui accepte seulement les demandes faites par des jolies femmes. Elle lui défonce la tête à coup de massues géantes pour calmer ses montées de sève face aux clientes. Très bourrine quand elle passe à l’action, elle est incapable de tirer une balle correctement et arrose tout sur son passage. A la foi ressort comique et dramatique de la série, on s’y attache malgré la récurrence de ces coups de massues. Elle conduit quant à elle une Fiat Panda verte.

Outre le passé de Ryo qui reste inconnu pendant quasiment tout le dessin animé, c'est surtout la relation entre les deux partenaires qui sert de fil rouge.

Au niveau des intervenants récurrents je m’attarde seulement sur deux d’entre eux.

Umibōzu AKA Mammouth en VF, son vrai nom est Hayato Ijuin mais n’est quasiment jamais utilisé au profit de Falcon son pseudonyme de guérillero. Il est le seul de la profession à pouvoir rivaliser avec Ryo. Adversaires au départ, ils deviennent au fil du temps amis et s’estiment mutuellement. Ancien mercenaire, il connait le côté sombre et le passé de Ryo ce qui suggère qu’ils ont combattu sur les mêmes genres de terrains, mais je vous laisse découvrir le fin mot de l’histoire par vous-même. Il est spécialiste des pièges et de la destruction massive, conduit un 4x4 de l’armée et joue avec son arme favorite, le bazooka. Il finit marié à une ancienne mercenaire qu’il a recueillie dans son passé et qui ouvre le Cat’s eyes cofee avec lui. Il a une peur panique des chats, seule faiblesse de ce monstre de la nature.

Son surnom Umibozu donné par Ryo est une référence à un monstre marin à tête de poulpe du folklore japonais (il est chauve). Ce monstre attaquait les navires, demandait un tonneau et noyait l’équipage dedans. Pour survivre il fallait lui fournir un tonneau sans fond (merci Wiki).

Saeko Nogami ou lieutenant Hélène Lamberti dans la VF est une amie de Ryo qui le fait travailler en lui faisant miroiter des paiements en nature. Bien entendu il n’arrivera jamais à ses fins. Personnage récurrent, elle protège plus ou moins Ryo vis-à-vis de la police.

Que faire quand on arrive sur les lieux d’un cambriolage et que la pièce est mise à sac ? Chercher les petites culottes de la propriétaire en priorité.

 

Aujourd'hui, ça donne quoi ?

Les épisodes sont souvent structurés de la même manière. Une mission, une jeune femme en détresse, Ryo va à son secours, Kaori l'empêche de lui mettre un coup de quéquette. Voilà voilà. A partir de la seconde saison, les histoires tenant sur 2 ou plus d'épisodes sont plus récurrents mais reprennent invariablement ou presque toujours le même schéma. En clair, il faut regarder un épisode de temps en temps sinon on se retrouve vite dans une routine.

Pour ce qui est de l'ambiance générale, Shinjuku et les bas-fonds de Tokyo dans les années 80-90 ça a sacrément de la gueule quand même. Rien que pour cela et pour la couche polar hard boiled américain digéré à la sauce japonaise, ça vaut le coup (dans le même genre, Trouble is my business en manga scénarisé par Natsuo Sekikawa et dessiné par Jirō Taniguchi est une perle qui fera l'objet d’un article à part entière un de ces jours). On s’attache aux différents lieux et personnages.

C’est drôle et dramatique, toujours léger quand ça pourrait tourner au calvaire larmoyant. Les différents aspects des personnages sont exploités sans en faire trop ce qui les rend très vivants à l’écran. L’animation est toujours bonne, l’image bien qu’ayant un peu vieilli tient la route.

On note aussi que ce format d’épisodes nous soulage d’une des tares de l’animation d’aujourd’hui. Il n’y a pas de flashback ! Merci mon dieu. Le flashback est utilisé dans les seuls cas où il est nécessaire. Développer à chaque fois une intrigue sur 25 minutes n’est pas toujours facile, les raccourcis sont nombreux et les scenarios peu profonds en général mais cela donne aussi des épisodes assez denses et sans temps morts. Un bon rythme donc qui fait passer tout le reste.

VO ou VF ?

Pour me remettre dans mes baskets des années 90, j’ai commencé en VF, version AB.

Une fille en robe de mariée tombe d’un arbre dans sa voiture il ne la connait pas :

-        Comme ça vous connaissez ma réputation ?

-        Tout le monde la connait Mr Larson.

-        Et ?

-        Vous êtes un vrai malade.

A partir de la quarantaine d'épisode, il faut dire qu'on en peut plus des doublages français. Même si au début ça fait sourire voire carrément rire par moments, on peut franchement sentir que les gars se sont dit "Rien a f*utre, on va faire ce qu'on veut". Non seulement les méchants (on n’oublie pas Mr Maurice Sarfati et son interprétation des méchants qui mériterait un article complet) sont tous affublés des mêmes prénoms intentionnellement, mais ils ont aussi tous les mêmes répliques ridicules. Alors oui "Il va nous faire bobo" et "Robert il m'a fait bobo" c'est drôle une fois, deux à la limite mais dans tous les épisodes c'est pas possible. Le doubleur en rajoute des tonnes, même hors champ quand les personnages ne parlent plus ou s'enfuient. Ça devient rapidement énervant. Alors pour le plaisir faites-vous quelques épisodes en VF mais passez rapidement en VOST.

On y gagne en profondeur des personnages clairement, mais pas que. Là ou en France à l'époque le dessin animé japonais est tellement considéré que les doubleurs étaient en charge de changer ce qui leur chantaient sans aucune considération pour l'½uvre originale, les auteurs japonais étaient bien entendu en train de créer des choses intéressantes. Je ne sais pas qui a décidé de coller des noms italiens aux méchants et une partie des flics, ça n’a aucun sens, l’action se passant au japon nom de dieu !

City Hunter en VF est donc une vaste blague à la hauteur de la réputation du traitement par AB des séries qu’ils ont achetés dans les années 90 qui est considéré aujourd’hui par certains comme culte, par d'autre comme scandaleux (je penche un peu de ce côté là quand même). Imaginons deux minutes que les japonais fassent pareil avec Astérix ou Tintin, on crierait au scandale. En VO l'animé est adulte sur bien des points. Son ambiance est souvent lourde de sens et dramatique, Ryo et son penchant pour le sexe est exploité de bien meilleure manière alors que chaque petite culote est coupé dans la VF. Les coupes opérées rendent certains épisodes carrément incompréhensibles et pas mal de scène incohérente. Donc bon, faites l'effort à mon avis vous y gagnerez beaucoup.

Des trucs nouveaux ?

Dans les petits trivia j'ai remarqué une forte représentation de la marque M&M's dans la saison 2. Sur une période c'est hallucinant, il y en a partout ! Collé sur des camions, des magazines, de la bouffe etc…

Dans les épisodes après le 100 il arrive que la massue de Kaori soit affublée du numéro de l'épisode. Normalement elle fait 100T mais dans l'épisode 114 elle fait 114T. ça apparait aussi sur d'autres éléments du décor il me semble (la couette de Ryo je crois).

Verdict !

On valide donc, encore aujourd’hui City Hunter est une tuerie et mérite bien son étiquette de classique du dessin animé japonais. Foncez dans le tas !

 Une question demeure pourtant sans réponse après tous ces épisodes, peut-on avoir la classe dans une fiat panda verte des années 90 ?

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Questions existentielles (Divers)

 

Nouveau logo ouaaaiiiss ! Yves parle anglais comme l'année dernière ouaiiiis, balek Yves, rien à foutre de prendre des cours de diction pour que les Ricains comprennent ! On valide direct. Yves Guillemot et Shigeru Miyamoto qui font les connards sur scène avec des canons en plastique, ça n'a pas de prix. On double valide !

  • Mario et les lapins crétins... et merde. Attends, quoi ??? Un jeu de stratégie qui a l'air fun et bien foutu avec des mécaniques originales ! Sauf que, les tactical Rpg il faut quand même avoir une aventure béton pour en faire un marquant. Les canons du genre on les connait, c'est des livres fleuves. Donc ok, on valide quand même mais juste un demi-point pour la Switch.
  • Vient ensuite AssCred. Ils ont beau faire tout ce qu’ils veulent j'ai encore la sensation de voir un AssCred comme les autres. Est ce qu'on leur demande autre chose ? Non, pas vraiment. Est ce qu'il y a overdose et il faut laisser cette franchise dormir pendant les 10 années qui arrivent ? Oui, s'il vous plait.

C'est un peu étrange ce que je vais dire peut-être mais les jeux Ubi ont tous un peu la même saveur pour moi. Ils se ressemblent tous, il y a une teinte reconnaissable, je ne sais pas si c'est dans le traitement des couleurs ou la direction artistique qui semble être toujours la même. Je m'en lasse. Ça reste des très bons jeux en général, mais peut être besoin de sang neuf.

  • Un blanc bec qui fait des courses de rue, tiens, ça change non ? Ah non. Il fait aussi de la moto, du GT, du hors-bord, de la F1, du 4x4 et de la voltige, je signe où ? The crew 2, on valide.

Stephane Belay parle avec un vrai accent français et ça fait plaisir j'ai l'impression d'entendre le Faucon héhé. Il a même dû dire "Through" well done brave man. Par contre les journalistes anglosaxons n’ont pas dû tout comprendre.

  • South park 2, Fuck yeah ! Depuis le temps qu'on l'attend.
  • Transference, personne n'a compris le concept mais le trailer a mis une petite claque derrière la tête quand même.
  • Skulls and bones, je sens qu'on est dans un phase Pirates en ce moment. J'ai du mal avec ça. Désolé, pour l'instant je passe. Mais sinon ça ressemble salement à Assassin's creed non ? Genre on va faire un jeu multi avec les phases maritimes parce qu'au prix ou ça nous a couté de développer cette feature il faut bien qu'on la réutilise. Je dis ça...
  • Enfin le moment gênant habituel avec des ninjas, des adolescentes qui disent « bubble butt » et un panda avec un bandana qui dansent sur une musique de Bebe Rexha qui arrive sur scène et chante faux en playback. C'est qui d’ailleurs ? Merci Just dance pour ces grands moments chaque année.
  • Un free to play South Park sur smart phone, on verra.
  • Starlink, ou encore un jeu pour nous faire acheter des jouets. Brancher un vaisseau sur ta manette pour faire joli n'apporte rien au gameplay. Je suis dubitatif, encore plus quand un gars qui a l'air d'avoir 22 ans vient me dire qu'il a grandi comme nous dans les années 80 avec des étoiles plein les yeux et des jouets. Ben oui des jouets, t'étais un enfant, comme tous les enfants heureux de nos sociétés tu as eu des jouets. Pas besoin de chercher le côté fausse nostalgie. Je passe aussi, next.
  • DLC jeux olympiques pour Steep. J'attendrai donc la version complète avant de passer à la caisse.
  • FarCry 5, no surprise. Il va falloir qu'ils sortent du moule de Far Cry 3. Perso je sature déjà alors que j'ai adoré le 3. Roooo il a dit fucking sur la scène, le vilain. Ben malgré tout, la vidéo m'a quand même sérieusement donné envie d'y jouer. Ils sont forts putain. Ok c'est le dernier de la série que je valide s’ils ne changent pas la recette dans le prochain.
  • Dernière annonce, oui, oui je valide, après la 2ieme image, oui oui oui. Juste en voyant le logo Ubisoft Montpellier, je souriais devant mon écran. Putain 15 ans, BGE2 à fond ! Michel Ancel qui verse sa petite larme sur le plateau, merde je kiff ce type putain. On sent la passion là, c'est bien, c'est beau, c'est Ubi.

Bilan de la conf :

 

Ubi nous en met quand même plein les yeux et arrive encore à nous faire sentir la passion du jeu vidéo. Ubisoft, Yves, malgré tous vos travers, heureusement que vous tenez encore debout face à Bolloré.

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Questions existentielles (Divers)

Commence avec une pub géante pour la Switch qui est aussi insupportable que toutes les pubs Switch jusqu’à présent. Non vraiment, si je regarde ces spots, je ne corresponds en rien, EN RIEN j’insiste, aux personnes-cliché et stéréotypées présentées dans les bandes annonces. Encore moins à ce que leur utilisation de la Switch suggère et je doute sincèrement que dans les soirées cocktail sur un toit de building en plein Manhattan des gens jeunes beaux et riches se passent un joycon en rigolant. Ou que des gens sur un ring de boxe jouent à Arms, ou qu’un gars qui se pointe avec Fifa au milieu du skate-park ne fasse pas dégager à coup de truck dans la tronche, ou que…

Raaaa putain de pub de merde !

  • Je commence par le (seul ?) jeu que j’attendais véritablement de voir : Xenoblade Chronicles 2. Et ben, et ben… je suis un peu déçu il faut bien vous l’avouer. Je trouve la direction artistique au niveau des personnages véritablement standard et sans charme. Le reste à l’air propre et au niveau des attentes mais le Chara Design est raté à mon avis. Il n’a pas d’identité.

Il a pris un coup de vieux Régis non ? Ça se voit que tout est filmé sur fond vert non ? C’est un peu naze cette année la mise en scène non ?

On poursuit avec les jeux qui ont été soit déjà annoncés soit tellement convenus qu’ils ne surprennent personne. Cela dit, ce n’est pas pour ça que je n’ai pas envie d’y jouer, c’est juste des jeux « logiques ».

  • Kirby, la boule rose qui avale tout ce qui passe. On rêverait presque d’en avoir un vrai chez soi les soirs de solitude.
  • Pokken DX qui m’intéresse malgré tout et Pokemon RPG Switch qui est en cours de début d’embryon de projet on l’a bien compris. Les gars n’ont rien commencé donc rien à montrer, logique.
  • Metroid Prime 4. Alors là, que Fumito Ueda me foudroie mais même lui n’a pas osé faire ce genre d’annonce. Un logo avec écrit dessous : En développement. Non mais sérieusement.
  • Yoshi’s Carton, qui devrait arrêter de recycler (carton/recyclage : #drôle non ?) les concepts pendant quelques temps à mon avis.
  • Pour FireEmblemWarriors, comment dire, je demande à voir. Adapter Dynastie Warriors peut être une bonne chose. La version Zelda étant relativement agréable, la version Dragon Quest aussi, alors bon, il se pourrait que je me laisse convaincre malgré le manque évident d’idée que représente ce jeu.
  • Breath of the Wild Season Pass, les plaines d’Hyrule devront en montrer plus sur la seconde quête pour me convaincre.
  • Rocket League sur Switch, auquel je ne joue pas sur les autres consoles et donc il n’y a pas de raison que ça change.
  • Maintenant est l’heure de conclure et de présenter plus de choses sur MarioOdyssey. On ne va pas se mentir, malgré toute ma mauvaise foi et le ridicule de la première bande annonce, celle-ci m’a quand même donné envie de voir le résultat final. Effectivement, si le niveau dans un monde réaliste est absolument pathétique, les autres ont l’air vraiment sympa. La mécanique de possession des ennemis par la casquette de Mario est une excellente idée et on retrouve ici la puissance de Nintendo.

Bilan de la conf :

 

Sans surprise, Nintendo fait du Nintendo. Après tout, c’est ce que les gens demandent en ce moment donc pourquoi se priver. J’aurais aimé un peu plus de projets qui changent et peut être une ou deux nouvelles licences, ça aurait fini de me convaincre d’acheter une Switch. Pour l’instant j’attendrai encore quelques temps avant de passer à la caisse.

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Questions existentielles (Divers)

Sony vous accueille dans une ambiance très 68, avec un concert de cithare et un type qui joue du bongo en mode Inde folklorique.

  • Boom Uncharted direct. Même si je ne suis pas un fan inconditionnel de la série je les ai faits sauf le dernier et puis il faut le dire, ça claque la tronche quand même.
  • Puis les gars balancent de la neige dans la salle pour vous mettre dans l'ambiance. Ambiance pour un DLC d'Horizon. Mouais, bon, je vais faire le jeu de base avant.
  • Tiens The Last Of... ah non Son Of Anar... ah ben non comment il s'appelle déjà celui-là ? On assiste donc au premier “The Last Of Us Like”. Ça a la même gueule, ça a l'air de se jouer pareil, il va falloir voir si ça donne les mêmes feelings manette en main. On valide Days Gone pour l'instant.

Là, il y a un petit monsieur dans son costard qui a l'air rigolo et qui nous raconte que la VR est un produit installé désormais (faux). Puis juste après il donne des noms de jeux qui ne s'en servent pas. Ce n’est pas grave il a l'air cool comme PDG.

  • Et re-boom Monster fucking Hunter World. Alors ce n’est pas transcendant ni nouveau je vous l'accorde. Ayant un peu joué à la série avant et ayant pour objectif à court terme de m'y mettre sérieusement, je pense que je vais attendre du coup. On dit oui bien sur.
  • Shadow of the collosus remade. Bon, ok, fait chier, je vais l'acheter une troisième fois alors...
  • Marvel VS Capcom Infinite, pour l'instant c'est non pour moi, la faute à une présentation du mode Histoire dont on se fout complètement. Donc nan, next.
  • Call of duty revient aux sources avec World War II. Pourquoi pas, j'aimais bien cette série avant que ça ne parte en sucette en guerre moderne. A 7¤ d'occaz pour le mode histoire dans 2 ans, oui, je valide.
  • Skyrim VR, passe. Vous vous souvenez lors de la première annonce de Skyrim une femme dans le public avait accouché et nommé son fils Dovakin. Aujourd'hui le petit est au collège et Skyrim continue à ressortir dans le commerce encore et encore. C'est triste un peu.
  • Un jeu scrolling 2D pour la technologie VR ? Haaaahahahahahaha je crois que Sony se fout littéralement de la gueule des gens qui ont acheté le casque, merci Star Child.
  • Oh un jeu d'horreur dans un hôpital psychiatrique, original : The impatient, pass.
  • On continue dans la pantalonnade avec Monster from the deep un jeu de pêche Final fantasy XV en VR.

Sinon j'ai une proposition, peut-être un peu con hein, mais juste, simplement, quitte à faire quasi exclusivement des remakes en ce moment, un Myst et toutes ces suites en VR, non ? Ça coûtera moyennement cher et ça me ferait presque acheter un casque.

  • Moss, ben, encore une fois je ne peux voir l'intérêt de la VR sur un titre ou je contrôle une souris qui part à l’aventure dans un monde de fantasy générique.
  • Au risque de passer pour un fan boy. Ok j'ai déjà fait ma précommande pour God Of War 4. Kratoooos!
  • Oui j'aime les productions Quantic Dream et oui j'aime bien David Cage donc oui je valide Detroit. La thématique m'intéresse et je veux voir comment le bonhomme l'a traité.
  • Destiny vs les Space Marines du Chaos, non, je passe pour l'instant.
  • Spiderman, non, je ne suis pas fan du personnage. On verra ce que ça donne mais la vidéo présentée ressemblait quand même fortement à une succession de QTE. Je passe.

Conclusion de la conf :

On va dire que ça fait le travail, mais ça ne révolutionne pas le business. Les gens présentés intéressants étaient déjà connus et la VR n’est pas plus sexy. De plus la quasi-totalité du line up sortira seulement l’année prochaine donc on devrait revoir encore une fois les mêmes jeux au prochain E3. Sony domine le marché, mais il ne devrait pas se reposer sur ses lauriers.

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Questions existentielles (Divers)

 

(et je le mate sur ma ps4 j’suis un rebeeeelllll) :

Phil Spencer débarque comme chaque année sur la scène avec un t-shirt « geek ». C’est parti.

Et ça commence par 7 milliards de transistors dans le c½ur du processeur Scorpio et un nom : X box one X, sérieux. 3 x dans un seul nom ?

Puis on a été soufflé par la ressemblance entre Forza 7 et Forza 5 qui n'a pas l'air d'utiliser ce beau processeur. Vraiment sans mauvaise foi, je n’ai pas vu la différence... Et puis encore une fois, pourquoi faire une machine encore plus puissante pour nous fourguer les mêmes jeux ?

Les gars que diriez-vous de laisser le temps à l'industrie de fournir des jeux qui tournent en 60fps ou + sur un écran full HD classique, que tout le monde n’a déjà pas les moyens de s’offrir ?

Est-ce qu'il y a un gars devant son écran qui a sauté de joie en disant : "Super je vais pouvoir jouer à Super Meat boy en 4k, enfin !!!!"

Rappelez-vous comment Nintendo à sorti le monde du jeux vidéo de sa crise des années 80. En utilisant une console aux éléments déjà bien installés, et tournant sur une tv que tout le monde avait dans son salon. Pas en disant aux gens d'aller lâcher 3000 balles dans un écran qui ne servira quasiment jamais en 4k réel, ou alors dans 10 ans peut être.

Le jeu vidéo de mon point de vue n'est pas là pour dire au gens d'acheter de la technologie, il est là pour utiliser celle que les gens ont déjà dans leur salon et qu’ils s’amusent avec. Parce que c'est bien sur la tv du salon que ça se passe. La course à la tech j'ai un PC qui fait ça très bien déjà merci.

Ah tiens une voiture sur la scène. Je ne pourrais jamais la conduire, je m'en fous, on parle de quoi là ? De la publicité pour des Porsche hors de prix ou de jeux vidéo ?

Pourquoi ils ont fait monter sur scène deux filles avec des manettes pour regarder un clip ? Pas compris.

Et puis il annonce plein d'exclus et lance la vidéo...

  • Heu, attends, ha ben ouais la suite de Metro. C'est beau hein ? Ben c'est clairement une vidéo par contre, ne vous emballez pas.
  • Asscred Origins qu'on connaissait déjà tous avant l'annonce et là j'ai envie de dire : dommage les gars, un an trop tard, BOTW est passé par là et vous a mis à la retraite. Vous pouvez commencer à bosser sur le prochain. Bon on verra manette en main, mais ça a l'air tellement convenu… (et pourtant je suis un gros joueur de la série).
  • Un jeu multi only que je ne connais pas et qui de toute façon ne m'intéresse pas, next.
  • Un left for dead dans l'espace avec du mining qui mérite vraiment la puissance de xboxonex (lol). Attend, c'est des nains avec des flingues !!! J’achète !
  • Un jeu de zomb... (désolé j'ai vomi), je croyais qu'on était tous d'accord sur le genre. Qu'on avait décrété il y a maintenant 2 ou 3 ans qu'on en avait eu assez sur les 10 dernières années à raison de 3 par semaine. State of decay c’était bien oui mais là, non non un deuxième, merci ça ira.
  • Un barbu bizarre avec une chemise jaune pète un câble et se met à gueuler dans un micro casque. WTF! Il m'a presque fait faire une attaque ce con ! Ah ben un jeu esport qui ressemble à tous les autres. Next.
  • Minecraft, pffff, next. Attends, elle vient de dire Minecraft en 4K et qu'elle est « super duper excited » ? Brûlez moi tout ça.
  • Ah ben voilà ! Street fighter DBZ édition :) Ça me plait !
  • Un MMO, ça ne me concerne pas donc.
  • The last night pourquoi pas, je ne comprends pas l'utilité du pixel art mais à voir. Avec son look blade runner, s'il arrive à proposer quelque chose de nouveau ou s’il s’enfermer dans les poncifs de ce genre de SF.
  • The artful escape ça a l'air bien barré, pareil, à tester je pense.
  • Near : Xbox tentative de plagiat Edition, pardon Code vein, nope, ça sent la merde (alors que Code veine ça sent l’hémorroïde et c’est presque pareil).
  • Sea of thieves : un MMO de pirate ? Voila tout est dit. Ça a l'air presque pas mal. Ah et la voix off n'est pas drôle, elle essaie seulement. Next.
  • Tacoma j'ai pas compris.
  • Non, ils ressortent Titus ! Ah non. Super Lucky's tale Microsoft cherche son Mario, ça a l'air classique, mais pas mal.
  • Cuphead fait toujours autant envie, mais on le connaissait déjà.
  • Crackdown 3 ? Il y a des gens qui attendent une suite à cette série ? Next.
  • Et puis une flopée de jeux qui ressemblaient tous à d'autres jeux qu'on avait déjà vus ailleurs. Triste.
  • Ashen, pourquoi pas. Ouais, pourquoi pas, au moins il a l'air d'avoir une identité propre.
  • Life is strange 2 ok, je vais faire le premier mais ok on valide.
  • Middle hearth, mouais, bof pas excité.
  • La suite d'Ori maintenant, ok, à voir.

Puis Philou nous lance la compatibilité retro avec les jeux xbox, qui comme on le sait tous aujourd'hui, en fait, ne sert à rien. Je suis bien placé pour le savoir je joue encore aux vieux jeux. A peu près 50% de mon temps de jeu ne se fait pas sur la génération actuelle et pour jouer à ces jeux j’utilise ? Gagné, les jeux et consoles d'origine, tous simplement parce que je peux les acheter à un prix dérisoire.

Anthem c'est cool et tout, mais en regardant la vidéo j'arrêtais pas de me dire que j'avais déjà vu ou déjà fait ça. Je ne sais pas, ça ressemble un peu à tout ce qu'on a vu dans le genre... pas excité.

Bilan de la conf :

 

Mouais non, je n’achèterai pas de XboxOne encore cette année. Désolé MS, la prochaine fois peut être. Si au moins il y avait eu un jeu Remedy qui m’avait déboité la tête. Mais non. Le seul jeu qui me fait véritablement envie dans ce qui a été présenté, c’est Cuphead qui est sorti sur à peu près tous les supports de la terre.

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Questions existentielles (Divers)

Electronic Arts

La conférence commence sur l’image d’un drapeau américain au-dessus duquel plane un faucon armé d’un Colt qui chante l’hymne national.

Muurica ! Fuck yeah !

  • Nan j’rigole, en fait ils ont commencé avec Madden. Next.
  • Ensuite on a regardé un replay d’un gars qui faisait semblant de jouer à NBA Live avec son ami noir. On a enchainé sur une loooongue vidéo de présentation du mode carrière de ce même jeu, avec bien entendu un personnage lui aussi noir, parce que c’est bien connu il faut cibler le c½ur de marché. Merci EA.
  • On a appris que Battlefield One allait avoir des extensions. Renversant.
  • Je mets Fifa 18 et Need for speed 17 dans le même panier, rien de nouveau sous les applaudissements.
  • Puis le créateur de Brother (ce qui n’est pas un gage de qualité pour moi, relisez ma critique j’avais particulièrement été affligé par ce jeu) est venu nous présenter : A Way Out. Ma foi ça a l’air bien. Le contexte et les personnages ressemblaient à tout ce qui s’est déjà fait dans le monde du cinéma sur le thème de l’évasion de prison certes, mais, les mécaniques coop ont l’air vraiment intéressantes pour une fois. A suivre donc de près.
  • Une micro bande annonce d’Anthem. On a rien vu, donc pas d’opinion.
  • On se termine sur Star Wars Battlefront II. Là je ne vais pas être objectif (hahaha) parce que j’en ai marre de voir du Star Wars partout à toutes les sauces. J’aime les 6 premiers films (oui j’assume) mais ça s’arrête là. Overdose. Tout cela arrive presque à me faire détester cet univers que j’adorais plus jeune. Donc j’ai coupé la conférence.

Conclusion de la conf :

Rien à foutre.

 

Devolver

Donc une partie du public dans le coup, des acteurs sur scène qui surjouent, un montage pas très original… Et des enfants traumatisés par les coups de feu à blanc aussi, c'est bien. Je sens que ça va me plaire.

J'ai toujours du mal avec les gens qui veulent se moquer des institutions et le font au sein même de ce que cette institution leur permet de faire. Surtout quand on fait les mêmes choses que les autres en termes de politique commerciale. Les donneurs de leçons incapables de se regarder proprement, ce n’est pas vraiment mon truc.

  • Premier jeu présenté donc : Ruiner, ouais, désolé ça ne m’a pas fait bander. Non je sais, ça a tout pour me plaire, mais ça ressemble à 100 autres projets.

Et le sketch reprend. Donc ben déjà #trop drôle, #on est trop décalé, on dit des gros mots on est des dingues ! Mais bon tant que Devolver ne DONNE pas ces jeux, ce qui serait débile hein, je ne vois pas trop ce qui leur permet de rire des éditeurs en montrant grossièrement que l’industrie nous vend des jeux et du contenu.

  • Deuxième jeu : Serious sam : Hotline Miami edition, ou l'inverse. Du déjà vu en termes de gameplay et de parti pris graphique. Un re-skin d’une licence sur une autre, on ne peut pas faire beaucoup plus marketing et flemmard désolé les gars, je vous aime bien pourtant.

Le sketch reprend. A 10 minutes je me suis surpris à dire tout haut dans mon salon : Please make it stop.

Ils s’attaquent maintenant aux jeux qui changent des contenus en fonction des commentaires ? On en parle de la scène de viol de Hotline 2 ? Merci bisous merci.

PS : sur la fin j'ai fermé les yeux pour éviter de faire une crise d'épilepsie.

Bilan de la conf :

Et sinon à part de la branlette post punk grotesque pour une conf payée avec les sous des jeux que vous leur achetez (au fait), il se passe quoi ? 2 jeux ? Et merde, j'ai même plus de respect pour Devolver, tout fout le camp. Tout ce que j’espère c’est que Suda 51 ne commettra rien avec eux, stp stp stp stp stp.

 

Bethesda

Le PDG arrive et tiens je pensais que ce genre de chemise ne se faisait plus depuis un moment déjà...

Quand on commence par un récap des jeux qui sont déjà sortis, ça ne sent pas très bon en général.

On insiste sur les Mods dispos sur console. C'est bien, good job fellas.

Ça continue avec la VR. Next. (Oui ce n’est pas que ça ne me plait pas, c'est juste que j'ai pas d'argent pour m'équiper et que déjà certains jeux en vue subjective me mettent mal à l'aise, donc bon).

  • Donc Doom et Fallout 4 VR, oui je ne suis pas contre, mais ça amène quoi en termes de gameplay ? Rien ? Ah, bon...
  • Elder schroll online, next.
  • Là le présentateur nous explique qu’ils en ont marre de faire des jeux donc vous allez les faire à leur place. Pour ça ils prendront les retombées commerciales mais vont vous aider avec leur plateforme : Creation club. Faites des Mods, on vous donne tous nos outils.
  • Legends, ça a l'air bien mais j'ai du mal à jouer aux jeux de cartes sur un écran.
  • Skyrim switch, génial je vais pouvoir l'acheter un 4ieme fois.
  • Une présentation de DLC pour Dishonored, sérieusement. On me fait signe que c’est un Stand Alone, pas besoin du jeu d’origine. Bien, mais de toute façon il faut l’avoir fait pour comprendre non ?
  • Enfin un "nouveau" jeu, qui n’est pas encore sorti quoi, Quake champions. Ça ne me concerne pas, je suis pas trop dans l'eSport.
  • Ah Evil Within 2 une suite mais ça a l'air cool. Faut que je fasse le premier ^^
  • Et on finit en fanfare avec encore une suite avec Wolf : New order 2.

Bilan de la conf :

Ben rien de nouveau sous le soleil de Bethesda.

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Questions existentielles (Divers)

Spectateur et supporter de la chaîne depuis son début, je me pose des questions. La plus importante étant : vais-je continuer ?

La fin de l’identité du côté jeu vidéo

 

Depuis le départ de Thierry Falcoz déjà, niveau analyse vidéo ludique, il avait eu une baisse, temporaire certes mais le Falcon nous manquait. Le duo de co-redac chef Médoc et Moguri assurait, ils ont bien progressé sur la dernière année en étant plus sérieux tout en gardant leurs délires que j'adore. Ils s'étaient bien entourés avec Ramanack et Hung, qui sortaient de la bonne critique, du bon reportage etc... Après ce coup dur, je trouvais que finalement ils s’en sortaient fort et grands.

Le problème c'est que quand tu décides que pour sauver la boîte il faut qu’ils partent, t'as beau faire ce que tu veux derrière, ben tu n’as pas le temps ni les ressources pour faire de la bonne qualité. Quand tu te sépares d'une grande partie de l’âme de la chaîne, des gens pour lesquels tu reviens constamment, c’est que tu n’as soit pas le choix, soit pas compris le public. On sait tous ici qu'il n'y avait pas vraiment de choix, mais c'est regrettable et dommageable.

 

 

 

Alors aujourd’hui les critiques c'est Seb le patron (que je porte en TRES haute estime malgré tout ce que je vais dire), un nouveau issu des forums (j’y reviens plus bas), Ramanack de temps en temps qui se les colle, et Hung qui revient un peu en ce moment.

 

Seb en critique JV avec tout le respect que je lui dois, il est en retard de plusieurs années et spécialiste PC et jeux de gestion obscurs. Alors quand il critique les derniers jeux Pokémon ça fait un peu bizarre et ce n’est pas vraiment pertinent. Peu d'humour, pas de taille au couteau dans le vif, moins de finesse et de seconds degrés dans l'analyse et le repositionnement dans le contexte, bref, ce qui faisait la particularité des critiques de Nolife en termes de JV a disparu avec les deux héritiers du Role Playing Gang et du Falcon.

Les gars étaient arrivés à mon avis à une qualité d’émission professionnelle, ils avaient progressé en speak, les émissions étaient propres, les critiques fournies et les analyses derrière sur plateau étaient amusantes et pertinentes.

 

Quand ils ont arrêté EXP c'était triste et en même temps compréhensible, mais là il n'y a même plus Classé 18+ !! Ils ont remis une micro émission appelé Nuit Calme en PLS pour les news et les critiques 18+. Pas d’animateur live, des montages entre sujets qui ressemblent à heu… du Fauve en vidéo avec une voix qui doit doubler des pornos dégueu sur les chaînes payantes et qui fait des phrases comme du… ben comme du Fauve désolé je ne vois que ça... La chute est rude de passer du RPGang à ça ! Nolife qui cède à cette mode de dire « PLS » à tout bout de champs, comme si les gens découvraient cet acronyme aujourd’hui. Vous avez été plus créatif les gars.

Et les speak (les voix sur les critiques) je ne sais pas, ils ont dû payer un débutant parce que je la trouve à la fois insupportable dans le timbre et mauvaise dans la cadence de diction. Sur les dernières critiques ça va un peu mieux. Enfin ça irait un peu mieux si le nouveau testeur parlait français. Sans rire, je ne comprends pas la moitié de ce qu’il raconte. On dirait un gars qui parle sur twitter à ces potes youtubers dans un lingo que seuls les moins de 25 ans (je suppose) peuvent connaître. Je ne blague pas ici. Les phrases ne sont pas dignes d’une critique professionnelle, on dirait une critique amateur comme les miennes par exemple (bon ok il progresse depuis que j'ai écrit cela). Mieux encore et c'est peut-être ce qui me dérange, elles sont « écrites pour faire comme si elles étaient parlées ». Alors ça passerait sûrement très bien sur YouTube avec le testeur face caméra qui fait semblant de discuter avec le spectateur, mais pas ici parce que c'est une voix off. Ce qui faisait pour moi la puissance de la critique sur Nolife étaient ces deux points :

-        Pas de notes véritables même si l'animation de fin donnait le ton.

-        Une rédaction qui prenait toujours un axe surprenant et pertinent.

 

Bon ben pour la dernière c’est fini j’ai l’impression. Et sans vouloir taper le nouveau particulièrement, on sent dans les critiques qu’il n’y pas la connaissance approfondie du média, cette multitude de références qui parsemaient les textes. Manque de temps, manque de recul ? Je ne sais pas, bon courage à lui en tout cas.

 

Donc plus de EXP depuis un moment, plus de 18+ mais un truc foiré à la place, un nouveau pigiste qui pour moi n'est pas encore au niveau que la chaîne avait jusque-là.


 

Attendez ce n’est pas fini.

 

La politisation de la chaine

 

Libération et leur podcast.

Alors oui Libé il y a pire de mon point de vue comme association avec un journal. Mais il n’empêche que ça donne clairement une couleur politique. Je ne comprends pas comment on peut dire d'un côté : Non, on refuse de passer des accords avec des groupes parce qu'on a des principes journalistiques, à cause de ça arriver en redressement et jusqu'à détruire et mettre dehors la rédac jeu vidéo en entier (et pas que) pour payer les factures.

Et d'un autre côté diffuser en direct le podcast de Libération. Même en tant qu’homme de gauche (oui j’aime cette phrase J, à vous de voir si je troll ou pas) pour moi c'est un peu le "Si tu écoutes j'annule tout" sur France Inter si vous connaissez. Bref je ne comprends pas ce que Seb s'est dit là...

Alors on pourrait se dire que le jeu vidéo n'est pas politisé ou politisant, mais comme toute forme d'art, notre affinité et nos orientations feront parler d'une certaine manière de ce que l’on étudie. En l’occurrence ici les jeux vidéo. Je n’imagine pas les critiques de Call Of Duty ou ce genre de jeux par ces personnes, ça doit être insupportable de mauvaise foi. Plus que cela et c'est tout à fait personnel j'en ai conscience, j'ai du mal avec les intervenants... Et puis mon abonnement n'est pas là pour partir en partie chez ces personnes. Je suis conscient que ce point de vue est personnel, mais imaginons un instant que Seb nous sorte un podcast en direct avec un journal FN, il y aurait quand même une grosse vague de désabonnement non ? (en tout cas moi, oui) ... bref bref bref.

 

Il y a aussi Pixel du journal "Le Monde".

 

Qu’est ce qui a fait déborder le vase ?

 

 

 

Que ce soit du troll ou pas n’a pas d’importance. Pourquoi ? Parce que même si c’est un troll (franchement je n’en sais rien) la démarche de réflexion est la même.

Je l'ai quand même regardé pour savoir à quel point la connerie pouvait être violente et effectivement, c'est du lourd.

 

J’avais prévu ici d’expliquer pourquoi, mais je pense que le titre de la vidéo parle d’elle-même. Et puis si c’est effectivement sensé être de l’humour, désolé, ça ne m'a pas fait rire pour une fois. Je préférerais les coquineries bien plus fines mais tout aussi critiques de Médoc et Moguri.

 

La J-music

 

J'en peux plus... c'est simple. Je sais que Nolife est une chaîne musicale mais j'en peux plus :)

 

Du coup mon verdict c’est quoi ?

 

Pour ma part, j’ai du mal à regarder la chaîne. Je ne vais plus que sur Noco pour pouvoir voir les émissions qui m’intéressent comme par exemple Toco Toco ou ce genre de choses. La chaîne TV est irregardable en l’état. Pour tomber dessus sans se payer une redif ou de la J-Pop il faut vraiment guetter les horaires. Donc la chaîne Nolife telle qu’elle est aujourd’hui ne me correspond plus.

Je garde quand même mon abonnement soutien à la chaîne pour le principe déjà, pour les émissions sur Noco que je vais voir de temps en temps et que malgré mon pavé sur Libération et le podcast Pixel du journal Le Monde dans l’absolu, ça ne me dérange pas plus que ça.

Tout ce que j’espère c’est que la chaîne arrive à prendre les bonnes décisions pour sortir de cette grille de programme décevante et pour remettre le JV au niveau de ce qu’il était jusqu’ici. Il y a eu de grandes émissions sur NoLife, novatrices dans leurs propos, sur des sujets qui n'avaient jamais été traités sur une chaîne TV avant. Il y en a encore (Catsuka, Ça déboite ! RAM etc...) et je suis sûr qu'ils sont encore capables d'en trouver d'autres.

 

Il est loin le temps où Davy diffusait les premières heures de la chaîne sur son blog J (attention je n'ai pas dit que c'était mieux !! ^^) Souvenirs souvenirs…

  

Annexe : Explications de la vidéo si on devait la prendre au sérieux.

Erwan Cario (avec tout mon respect) explique qu’après avoir fait l’éloge de Football manager il y a quelques années, un lecteur lui avait fait remarqué que cela relevait de l’éloge de l’économie de marché. Vu le niveau des lecteurs de Libé jusque-là rien d'anormal (c’est bon les gars calmez-vous). Là où ça devient navrant c'est que le journaliste a alors pris plus ou moins au sérieux cette remarque.

Il y a bien réfléchi et il nous pond un parallèle entre le monde capitaliste et le fonctionnement des jeux où on doit capitaliser l'argent et l’expérience pour progresser. Ce qui n'est pas faux dans l'absolu. Il rajoute une couche en disant que souvent les étrangers sont considérés comme des menaces dans les jeux, ce qui se rapproche de la droite extrême hein comme on le sait tous. Mais alors ai-je envie de dire, les jeux comme Ico où tu sauves une inconnue et où il n'y a pas de monnaie ni d'expérience (à part le joueur qui capitalise son expérience de jeu, comme dans la vie), c'est des jeux de gauche ?

Non mais sérieux quoi, on parle de jeux vidéo. Et sans minimiser l'impact que ça peut avoir inconsciemment sur les gens qui y jouent, a-t-on vraiment intérêt à les étudier de manière politique ? Doit-on vraiment catégoriser et attaquer un art ou un divertissement sous un angle ?

Oui, sûrement, puisque tout ce que nous faisons est politique d’une manière ou d’une autre.

Mais remettons une chose dans le contexte.

Les jeux vidéo sont produits par des pays qui sont dans des économies de marché et sont donc empreints de ça. Je ne dis pas le contraire. D'un autre côté si on veut aller dans ce sens, n'importe quel succès d'un système de gauche ou de droite passe par l'accumulation de ressources, qu’elles soient collectives ou individuelles, c'est ça la différence. Ce qui voudrait dire par exemple qu’un jeu comme FF X est capitaliste (les persos pas en combat actif n'accumulent pas d'expériences) mais Persona 5 est gauchiste car les persos en réserve bénéficient d'une part d'exp même s'ils ne combattent pas. Bref allons-y dans la débilité la plus profonde...

Je ne dis pas que c'est forcément bien mais de là à y coller une étiquette politique, faut le faire quand même.

Ah oui et pour finir il fait le parallèle entre les traders et le jeu vidéo. En disant que les traders font en vrai comme si c'était un jeu. Oui je suis d'accord, mais le rapport avec le jeu vidéo sinon c'est quoi ? Et bien il laisse sous-entendre que certains métiers de la finance s’inspirent de ce qui se fait dans le jeu vidéo... mon dieu... et du coup ? La faute à qui ? enfin bref on est bien dans la crétinerie la plus pure là. Vu que les jeux de gestion sont quand même à la base des visions déformées de la gestion réelle, enfin bref le serpent qui se mort un peu la queue.

 

PS : Quand à la peur et la diabolisation de l'étranger, il n'y a qu'à voir l'ouverture des pays communistes, ils sont de vrais modèles d'ouverture et d'acceptation de l'autre et de la différence ;)

 

 

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Questions existentielles (Divers)

Pour ceux qui auraient raté la news, les deux punks du JV sont deux retour.

En podcast sur sound cloud, il produisent du Cosy comme jamais.

https://soundcloud.com/lecosycorner

Gros fan du RPGang depuis les début de Nolife, quel plaisir de retrouver leurs voix et leurs verves. Sublime et inimitable!

PS: Non ce n'est pas avec moi qu'ils ont fini bouré avec des toulousains, mais si jamais ils passent dans le coin, ce serait avec grand plaisir un jour où ils descendent dans le sud!

 

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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