The 47 Org

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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 13/02/18 à 17h42

Retard gaming

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Catégorie : 2 Heures sur une daube

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2 Heures sur une daube (Jeu vidéo)

Vous avez toujours voulu être des cascadeurs, des mecs d’action, des gars qui vont au bout de leurs limites, qui repoussent le domaine de la peur et des sensations fortes ? Bon, ben j'sais pas, faites du base jump peut être. En tout cas, ne touchez pas à Stuntman si vous êtes dans cette optique, vous risqueriez de frôler la crise cardiaque, ou la crise de nerfs. D’un autre côté, ce jeu vous poussera dans vos derniers retranchements, mais pas forcément ceux auxquels vous vous attendez. 

Il faut quand même signaler que le tout part d’une bonne idée, excellente même. Entrer dans la peau d’un cascadeur automobile pour le cinéma et prendre part à des tournages de films en tous genres où il y a forcément une petite explosion à un moment. Bordel, ce n’est pas qu’on en a rêvé de ce genre de jeu, c’est qu’on y avait même pas pensé et maintenant qu’on nous a mis l’idée en tête on ne peut qu’en attendre, le caleçon légèrement gonflé et humide, de grandes choses. Comment dire, une idée originale, où il y a potentiellement toute la profondeur idéale pour nous apprendre des choses sur les coulisses du cinéma, mais aussi faire péter la classe en claquant des tonneaux à grande vitesse à la Rémi Julienne en Renaud 12 modifiée, faut dire que ça laisse pas indifférent. Un jeu de bagnole avec un twist, mais God Dam’ comme disent les connards du show biz, ce n’est quand même pas tous les jours qu’on en trouve !

Du coup, quand on met la galette dans le monolithe et qu’on voit la gueule du jeu, on ne peut qu’être complètement déprimé dans l’instant. On n’est pas très regardant coté graphisme et on sait pertinemment que c’est les gars qui sont responsables de Driver qui ont commis le crime, mais on s’attendait pas à tant de teintes de gris affichables simultanément à l’écran. C’est qu’elle en a dans le bide la PS2, il faut les voir toutes ces petites touches de couleurs ternes et dégueulasses qui s’engluent devant vos yeux !

Ok, on commence sur un tournage à Londres, qui n’est pas vraiment réputé pour être une station balnéaire de premier choix dû à son ensoleillement, mais putain, il y a tellement de grisaille que si on avait encore une TV cathodique à boutons, on les tournerait pour essayer d’estomper la neige présente à l’écran. Comment ça c’est pas de la neige ? M’en fous, je veux du soleil bordel de cul ! Fais chauffer les rayons gamma de la tv à fond ! Oui c’est moche, mais je m’en fous, monte les couleurs chaudes aussi histoire qu’on ait moins froid en touchant la manette !

 

Bon, une fois le choc visuel passé et croyez-moi, déjà à l’époque c’était déjà moche, on se fait peu à peu à la teinte terne et dépressive du jeu, s’en suit un glissement inexorable vers la déprime, la dépression, voire pour les plus tenaces la TS qui guette.

Enfin ça c’est en théorie, mais v’là que le gameplay vous secoue le sang, vous rend vos erreurs au centuple et/ou vous frustre inexorablement. Au début, on se dit qu’on est pourri et qu’il va falloir s’accrocher, mais non en fait, ce n’est pas vous, on vous rassure. Analyse d’un échec :

1.    Ne pas proposer de briefing complet avant de lancer la partie : Partir à l’aveugle sur un tracé technique avec des points de passage chronométrés de manière très stricte n’est pas une bonne idée.

2.    Une voiture, bateau ou encore tractopelle, la physique tu copie-colleras : si vous faites un jeu ultra technique et précis, il faut aussi que la conduite soit tout aussi technique et précise. Une physique de paquebot pour une Austin Mini par exemple, n’est donc pas appropriée.

3.    Les jeux difficiles c’est pour les autres, nous on est des vrais bonhommes : ben ouais, difficile c’est pour les faibles, nous on est des vrais, on est réaliste, ce n’est pas un jeu de lavette alors le seul mode dispo ce sera extrême-hardcore OK ?! Bande de larves !

4.    Les check point c’est trop new gen et c’est vrai que le JV c’était quand même mieux avant : alors on en met pas, même si la scène dure dix minutes, ça leur apprendra.

5.    Optimisation ? Qu’est-ce que c’est ? Comment ça les temps de chargement ? Attends Michel, sur PS1 ils gueulaient pas les gars alors ils vont pas se plaindre. 

Voilà, vous avez une super idée et vous voulez la flinguer ? Suivez donc ces quelques règles, ça marche plutôt bien.

Ah si ! Il y a un bon point quand même, les fausses bandes-annonces qui se moquent des clichés du cinéma. Si seulement le jeu était lui-même à la hauteur, on aurait pu en rigoler.

Allez, je retourne jouer à Burnout.

Voir aussi

Jeux : 
Stuntman
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2 Heures sur une daube (Jeu vidéo)

Bon ce n’est pas vraiment une daube a proprement parlé, mais franchement, simplement, en tant que personnes dotées d’un sens logique normal, quand on lit Akira ou même qu’on regarde le film à la rigueur et qu’on vous propose d’en faire un jeu video, sérieusement, qu’est ce qui peut bien se passer dans la tête d’un mec pour qu’il trouve l’idée brillante d’en faire un jeu de flipper. Et même, disons que le type est un gros acharné de flippers et qu’il ne vit que par et pour ça, bon faut quand même convaincre une entreprise, une équipe et des financiers de valider le projet, lancer la production et finalement le mettre en vente. Non vraiment, il y a un truc qui m’échappe.

 

 

Enfin pas qu’un en fait. Déjà les jeux de flipper sur console, j’ai un peu du mal à les digérer. Dans ma jeunesse j’ai malgré tout beaucoup joué à un jeu dont j’ai perdu le nom sur Game Boy (ça devait surement s’appeler Pinball en fait). Sur portable, à la limite, ça a du sens de jouer à un flipper. Une petite partie vite fait sur le pouce, mais sur console de salon, sérieux.

 

Dans les jeux vidéo de flipper (vous sentez bien la stupidité de cette catégorie) il y a des choses que je n’ai jamais comprises. Entre autre, que faut-il faire putain ?. Dans un bar ou un café des années 1980 le principe était juste de faire du score en buvant son Ricard après avoir validé son tiercé. Bon ça se tient, mais aujourd’hui dans les super soft de dingue en HD qu’on nous propose, il y a tout un tas de conneries autour avec des objectifs, des missions etc… Aujourd’hui quand je joue à un jeu de flipper (je ne sais pas ce qui me pousse inexorablement à essayer encore et encore d’y trouver du plaisir) je ne comprends rien. Aucun des jeux auquel j’ai pu jouer n’a eu la bonne idée de faire un tuto ou une vidéo rapide avant le début de chaque partie sur les objectifs à atteindre ou alors on y comprend strictement rien.

 

Akira Psycho Ball lui a eu la bonne idée de clairement détailler ses objectifs, dans un sous menu bien caché qui fait 14 pages ou pas loin. Enfin quand je dis clairement, je rigole bien sur parce que j’ai beau être bilingue et avoir lu les indications 4 ou 5 fois, le temps de retourner dans le niveau concerné, j’en ai déjà oublié la moitié de ce qu’il faut faire et pas compris l’autre moitié.

Bon revenons à la base déjà de cette frustration.

 

 

Pourquoi faire un jeu de flipper quand on a une licence aussi prestigieuse qu’Akira. On ne demande pas grand-chose, un truc genre Ghost in the Shell sur PS2 ou même sur PS1 tant pis, au moins on pouvait jouer avec les Tachikoma. Ca n’avait pas grand chose à voir avec le reste de la série à part les perso et l’univers, mais bon, simplement le fait de jouer avec le Major ou de retrouver des éléments qu’on aime dans les mangas ou les animés nous suffisent. Mais bon certains diront qu’il vaut mieux un bon jeu de flipper qu’un mauvais jeu d’action (ces gens-là ont tord bien sûr) donc on laisse une chance à ce Akira Psycho Ball.

 

S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas lui reprocher, c’est son habillage. La jaquette est classe, le livret est très beau, la cinématique d’intro reprenant des parties du film est quant à elle de très bonne facture.

 

 

L’ambiance sonore, l’habillage des menus, tout ici est fait pour nous rappeler Akira, même les tables de flippers sont en rapport avec l’œuvre (oui vous allez me dire que c’est quand même la moindre des choses mais rien n’est moins sûr dans ce genre de production). Tout est très bien réalisé, tout est beau, tout marche bien, bref on n’a pas à se plaindre, on a ce qu’il y a écrit sur la boite, un putain de jeu de flipper sur Akira. Mais bordel de merde, pourquoi ? Non je sais, je me répète et j’ai passé deux heures à jouer et à me répéter cette question tout en rageant. Ça n’a pas de sens ! Akira quoi, une œuvre qui traite de tant de sujets profonds tels que la reconstruction post atomique, la recherche identitaire, la remise en cause des classes sociales, la manipulation sociale et politique qu’implique tout système, la place de la religion face à l’inconnu, la confrontation de l’ego etc…

Et là je fais quoi ? Je joue à un flipper qui a deux côtés pour simuler la bataille entre Kaneda et le Clown avec des bruitages motos. Quelle déception. Mais je ne sais pas à quoi je m’attendais en fait.

Donc au bout de deux heures de jeu (dont 1h30 passé sur le flipper où les tables changent sans trop comprendre pourquoi ou comment et quand) j’ai laissé tomber, purement et simplement.

 

 

 

Bref en conclusion, encore un jeu qui ne sert pas à grand-chose, surtout pas à vous détendre avec un Ricard et c’est bien ça le problème, plutôt que de jouer à des flipper ultra complexifiés pour rien, avec de la multi Ball en veux-tu en voilà, des bips, des zooms, des bumpers qui changent sans raison, des balles qui font ce qu’elles veulent, des trucs et des machins qui apparaissent dans tous les sens depuis le canapé de votre salon, alléz au PMU en bas de chez vous, mâchez des cacahouètes au comptoirs, commandez une bonne Kro déguelasse à la pression, callez-vous pépère et jouez à Candy-Crush sur votre smartphone. C’est ça la vraie vie de quartier en 2014.

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2 Heures sur une daube (Jeu vidéo)

C’est un peu bizarre, régulièrement quand on va dans les cash, on croise des jeux qu’on avait jamais vus avant dans les boutiques spécialisées. Quand on se penche sur ce phénomène un peu étrange on découvre vite que concernant les jeux PS2, les jaquettes sont souvent ornées par trois logos qui vendent généralement du rêve: Midas, Phoenix et 505 games. On pourrait ajouter Davilex mais on sent que eux avaient de la bonne volonté, seulement ils manquaient tout simplement de talent, ce qui n’est pas le cas des trois autres qui clairement sont là pour se foutre de nos gueules en éditant des merdes. Devant ce marché parallèle du jeu vidéo de grande surface, vu que, apparemment, c’est là que l’on trouvait ces perles à l’état neuf, on ne peut qu’être intrigué. Aujourd’hui, ces petits bijoux sont trouvables en général pour moins de 3 euros dans vos magasins de déstockages de salons préférés, donc, il n’y a plus de raison de se priver de ce petit plaisir coupable, on ne sait jamais on n’est pas à l’abri d’une bonne surprise.

Comme faut pas trop déconner non plus, on va se mettre une limite temporelle pour l’expérience. Deux heures semblent être un bon compromis. Assez pour faire le tour de la question en général, mais aussi assez long pour commencer à souffrir si le jeu est vraiment très mauvais. En clair se faire un peu plaisir en se faisant du mal mais ne pas trop abuser de cette belle tendance qu’on appelle le masochisme. Ici point de test au sens propre du terme, juste du plaisir, seulement du plaisir.


 

Aujourd’hui, on s’attaque à une beauté qui nous fait frémir dès la jaquette qui, si elle n’existait pas vraiment pourrait être une parodie trouvé sur le net. Mais non, les petits gars de 505 ont vraiment osé la faire ! Un jeu de mot digne du grand Fred Coppula ou autre John B. Root, c’est avec un plaisir difficilement dissimulable qu’aujourd’hui on passe deux heures à se faire un petit Pink-Pong ! Chance, on a même pu y jouer à deux. Ouais, on est comme ça au 47, on aime partager, on a la main sur le c½ur.

Bref, comme on le disait en introduction, le plaisir commence dès la jaquette, qui n’est pas là pour faire vendre de manière insidieuse et en jouant sur la sexualité démoralisé des jeunes de moins 15 ans. Non, on précise parce qu’on pourrait le croire comme ça en la voyant, mais en fait, elle résume seulement, de manière plutôt fidèle en plus, ce que le jeu a à offrir. Du ping-pong d’une part, bien que cette partie soit un prétexte et des clichés de fantasmes sexuels d’autre part qui peuvent nous paraitre déviants à nous, mais qui parlent beaucoup à nos amis japonais.

Ensuite, avant même d’avoir mis la galette dans la console, on peut déjà commencer l’expérience en ouvrant le manuel si on a la chance de l’avoir. Alors on vous met quelques scans, parce que ça vaut le détour quand même, et puis ça permet d’avoir du background sur les personnages, c’est que c’est important l’histoire, la psychologie des adversaires tout ça. Faudrait pas oublier qu’on va faire du sport quand même.


Houlà, on a passé déjà 10 bonnes minutes à rigoler sans même avoir mis le jeu en route, alors vite, faudrait pas qu’on manque de temps. Fébrilement, on allume la PS2 et on attend d’arriver au menu général. Bon la faut dire que le choix est vaste mais on va commencer classique, le mode histoire baptisé ici « Dramatic ».


Sans trop comprendre ni comment, ni pourquoi (mais il doit bien avoir une bonne explication logique et rationnelle à tout ceci), on se retrouve en tant que seul mec embarqué dans une compétition de Ping-Pong face à des jeunes filles qui apparemment ont dévoué leur temps libre à ce beau sport. Clairement, on sent que tout cet univers est travaillé et on se prendrait presque à rêver d’une adaptation au cinéma, mais on se doute vite de quel type de film il s’agirait, et là, ben… on rêve encore plus d’une adaptation au cinéma.

Une fois votre style de jeu sélectionné, à vous les joies du sport et de la compétition.


Au bout d’une grosse demi-heure on arrive toujours à rien, on en a marre de taper trop tôt, ou trop tard. On ne comprend toujours pas à quoi servent les boutons et pourquoi les filles tombent de temps en temps quand elles ratent une balle.

Comme le plaisir ça se partage, on a essayé en mode versus. Première surprise, les seules tenues dispos de base sont les maillots de bain, ma foi, fort sympathique mais tellement plus pratique pour la piscine. On ne voit pas bien l’intérêt mais qui sommes nous pour remettre en cause les choix artistiques radicaux des développeurs. Alors on se fait violence et on joue avec des filles en maillot de bain. Niveau gameplay, c’est toujours aussi pourri et injouable mais faire chuter les jeunes filles sans raison est, bizarrement, devenu assez jouissif. Ce qui nous rassure, c’est qu’on est aussi nul l’un que l’autre et donc on se dit que ce n’est pas parce qu’on a des problèmes de coordination ½il/cerveau/doigts, mais simplement que la partie Ping-pong est vraiment à chier.


Ca fait déjà plus d’une heure et demi qu’on lutte alors on a le droit de faire un break, de se faire un petit plaisir et pour ça, on a le mode voyeur. Bon, ici, tout est dans le titre. Rien à ajouter. On choisit la donzelle, on choisit la tenue, on mate. C’est beau comme un mode replay pour un jeu de belotte par exemple, ça sert le gameplay et relance totalement l’intérêt du jeu. En plus quand on appui sur les touches, elles font des petits cris et des gestes, c’est marrant et pas du tout sordide.


Mince, ça va bientôt faire deux bonnes heures qu’on a attrapé la boite à magie. Quel tristesse de se séparer si vite de ce petit bijou qui encore une fois sort de cette fabuleuse série de jeu Simple 2000. Alors, on arrête de faire durer le plaisir et on remet Love Pingpong ! (son titre original) dans sa belle boite et on le range dans l’étagère à coté de Zombie Attack.

A bientôt les loulous.

 

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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