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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 09/12/17 à 20h56

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

J’ai toujours vu les Mad Max comme des films stand alone, qui ont comme lien unique un personnage qui s’appelle Max. Pas forcément le même Max d’un film a l’autre d’ailleurs, je les ai pris comme des interprétations d’un futur post apocalyptique et à chaque fois d’une histoire de sauveur, d’homme d’ailleurs venu faire du ménage.

Pour le jeu, je pense que c’est pareil. Il ne faut surtout pas le voir comme une adaptation de Fury Road même si on retrouve quelques correspondances d’idées qui suggère que les deux équipes de production se sont parlées un minimum à un moment. A part ces quelques clins d’½il, on sent bien qu’Avalanche studio a eu les mains libres pour créer son Max à lui.

Le jeu propose son univers, sa vision de Max et des ennemis bien crades que les films ne partagent pas forcement.

 

 

Une chose est sure, c’est qu’au niveau de l’appréhension du monde et de son identité, le studio à fait un travail exceptionnel. L’univers est bon, il est travaillé et correspond bien au délire Mad Max des 2ème et 3ème films. Les personnages sont à la fois loufoques et flippants, tous dingues à leur manière. Les différents lieux traversés sentent la poussière et la rouille.

Le langage utilisé par la population, les références à leurs divinités de métal ou mécaniques sont à la fois étrangement non explicitées mais compréhensibles immédiatement pour qui connait un peu l’ambiance de la franchise. Les différentes factions même si relativement peu nombreuses sont riches en idées et en particularités, ce qui n’est pas donné à toutes les productions du genre. Seuls les doublages sont un peu discordants de temps en temps avec des accents tous plus ou moins improbable.

 

Tout est assez bien foutu pour rester cohérent et la pâte artistique n’est pas en reste car elle nous propose de belles variations sur le thème du désert et de l’aridité. Sujet difficilement renouvelable en lui-même mais qui trouve une variété de décors assez conséquente entre les couleurs changeantes, les massifs rocailleux, les déserts de sable blanc ou autres champs d’épaves de navires. Un boulot très convainquant donc quant au monde que l’on nous propose qui donne l’impression de s’étendre aussi bien au-dessus qu’au-dessous du sable chaud et sec de ces terres désolées.

 

 

Le scenario ne choque pas : Max dépouillé par Le Gros Vilain de la région de sa voiture chérie, va chercher à en reconstruire une et se venger pour pouvoir continuer sa route vers la traversée des terres interdites. Simple mais efficace, de toute façon, c’est tout ce qu’on demande quand on parle de Mad Max. Une caisse qui ronfle, un mec énervé à qui on a buté toute sa famille et un méchant psychopathe qui va se faire défoncer. On peut croire au milieu du jeu qu’il y aura un peu plus de profondeur que ça, mais non. Ça reste très bas du front et quelque part, c’est pour le mieux.

 

Dans ce tableau pour l’instant idyllique, la première petite chose qui marque en négatif n’est autre que le personnage que l’on incarne. Max n’a aucun charisme, absolument rien et je ne pense pas que ce soit voulu de la part des développeurs. Oui, le personnage est une coquille vide à la base mais les différents acteurs qui l’ont incarné ont su lui donner une contenance. Difficile de faire de même avec un tas de polygones. Il aurait fallu un jeu d’acteur à la hauteur, ce qui n’est pas franchement le cas ici.

 

 

Tant qu’on est sur Max, on peut aussi signaler qu’il n’est pas frêle le bonhomme. En résulte au départ une sensation de lourdeur monumentale pour le déplacer et lui faire faire des actions ou des combats. Ça s’améliore rapidement mais c’est quand même une plaie de temps en temps d’avoir l’impression de conduire un semi-remorque plutôt que de diriger un être humain. Cela se couple avec une imprécision du Game Play qui peut être agaçante, notamment sur le pilotage. Ça va, ce n’est pas injouable loin de là, on prend du plaisir, mais parfois vous vous surprendrez à pester contre votre voiture ou vos coups de poings qui partent dans tous les sens.

 

Pour finir cet aspect-là, il faut signaler quand même qu’il y a encore pas mal de bugs qui gâchent fortement l’immersion. Oui, même tout ce temps après la sortie et avec des patchs il y a des locks qui ne se font pas, ou des actions contextuelles qui ne s’affichent pas, des scripts qui ne se déclenchent qu’après avoir fait un tour ou deux au même endroit…

Rien donc qui casse le jeu mais des petits moments d’agacement inutiles qui méritaient d’être corrigé.

 

Enfin le gros point noir du jeu est sa répétitivité. En effet, la seule ressource pour crafter tout et n’importe quoi (même les améliorations physiques de MAX) c’est de la ferraille. On passe donc notre vie (sauf une fois qu’on a des récolteurs dans toutes les forteresses) à fouiller des endroits pour récolter de malheureux bouts de ferraille.

 

 

Malgré ces points négatifs, répétons quand même que le jeu est d’un fun assez incroyable. Un Just Cause Post Apo édition si je puis dire. Un plaisir primitif vous prend en main quant au volant de votre V8 rouillé surboosté, vous traversez des champs de ruines et de poussière en harponnant des voitures, détruisant des épouvantails, éclatant des punks fous ou quand vous vous arrêtez pour défoncer à mains nues les occupants d’un fort. Il n’y a pas à dire, c’est assez régressif, mais aussi addictif.

 

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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