The 47 Org

Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 08/09/17 à 19h21

Retard gaming

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Du pinard et des livres (Divers)

Le Faucon a fini un livre (c’est l’Ours qui a la réputation de gros lecteur du 47 mais finalement c’est le Faucon qui doit être le plus assidu), il vous en parle.


Piège nuptial, Douglas Kennedy, 1994, ~240 pages.

Sous ce nom foireux de roman à l'eau de rose se cache en fait le 1er roman de Douglas Kennedy, Cul-de-sac. L'éditeur a eu la brillante idée de le ressortir il y a une dizaine d'années avec une nouvelle traduction et sous un nouveau titre.
Franchement, si on ne m'en avait pas parlé à mon retour d'Australie et si sur la couverture je n'avais pas reconnu cette image typique/imaginée/embellie/rêvée/idéalisée d'un hôtel perdu dans le bush australien et bien je serais sûrement passé à côté. Pas plus mal au final ?

Je vais y aller franchement, ce "roman culte" de Kennedy m'a un peu laissé sur ma faim. Et encore, les parties que j'ai préférées sont les descriptions de la ville de Darwin, du nord-ouest australien et du bush, parce que j'ai eu la chance de mettre les pieds là-bas. Ce sont sûrement les parties de l'Australie qui m'ont le plus fait kiffer. Disons que le livre me parlait plus qu'à un lecteur lambda. 
Oui parce que le 47 est (était ?) voyageur - d'ailleurs le 47 est né à l'étranger - et a eu la chance de fouler cette magnifique terre, le 6eme continent.  Le 47 a passé justement pas mal de temps dans les endroits où se passent la trame du bouquin.

Alors l'histoire, ça parle de quoi ? 
D'un jeune yankee, un amerloque quoi, un peu blasé de sa vie de journaliste sans histoire de la côte Est américaine, qui décide de tout plaquer du jour au lendemain pour aller tenter l'aventure down under comme on dit là-bas.
Il aurait pu choisir la facilité et aller à Sydney la magnifique, Melbourne la rebelle cultivée ou encore choisir d'aller voir la grande barrière de corail... Mais non, Nick, de son prénom, a eu la brillante idée d’atterrir à Darwin.
Darwin, les vrais savent.
Ceux qui y ont déjà mis les pieds savent de quoi je parle. Darwin, Northern Territory.
Le NT, tu peux pas test, parole du 47.

Bref, Nick, comme tout touriste en Australie qui se respecte, achète un van et prend la route, direction le sud-ouest, Perth.
(note de l'auteur: vrai gars prennent vraie route, vraie côte ouest)
Il lui arrive quelques aventures et se retrouve kidnappé par une belle et jeune Australienne, pour finalement atterrir dans une communauté perdue au beau milieu du désert, à l'écart de toute civilisation et de tout ce que ça implique.
Son calvaire ne fait que commencer: arrivera-t-il à s'en sortir vivant et à s’échapper de cet enfer totalement inconnu des autorités???

Voilà pour le pitch.


Bon alors direct ce qui m'a saoulé, ce sont les dialogues. Je ne sais pas comment était la 1ere traduction du bouquin, mais là j'ai vraiment eu du mal. Ce n’est pas évident j'imagine de traduire le parler des gros beaufs/rednecks australiens, mais j'avais comme une impression de faux. A tel point que j'ai failli arrêter le bouquin pour switcher sur la version d'origine, en anglais, avec le texte d'origine, pour être plus authentique. Je me le prendrai sûrement en anglais dans quelques années je pense.


Par contre ce que j'ai bien aimé donc, c'est la retranscription assez fidèle de Darwin : 

Il faisait chaud. Une chaleur de four. Encore quarante à minuit. Mettre le nez dehors, c’était comme tomber la tête la première dans une bassine de barbe à papa, brûlante et poisseuse......Tant pis pour la foutue chaleur, je me casse. Darwin by night. Des poivrots en short kaki vacillaient le long des rues. Un quatuor d'Aborigènes, assis sur le bord du trottoir, pieds nus, se repassaient une bouteille de rhum Bundaberg... Dehors, le ciel nocturne a entamé un spectacle son et lumière. D'abord trois coups de tonnerre dignes d'un groupe de heavy metal, puis une rapide succession d'éclairs, puis une averse tropicale comme on en fait peu, vingt-cinq centimètres de flotte en dix secondes...
et du bush australien :
Un univers voué au rouge, un rouge aride comme du sang séché. De la terre écarlate et des buissons épineux de la même couleur, à perte de vue. J'étais sur un plateau aux dimensions insondables. Je suis allé me planter au milieu de la route pour regarder dans toutes les directions, nord, sud, est, ouest. Pas une maison, pas un poteau télégraphique, pas une affiche publicitaire, pas un panneau de signalisation... A part le ruban de macadam sur lequel je me trouvais, il n'y avait aucune preuve que l'homme ait eu connaissance de ce territoire. Un pays nu sous le ciel d'un bleu solide, affolant par sa taille, hypnotisant par sa monotonie primitive... J'ai roulé des heures sans rien voir d'autre que la même étendue de bush sans fin. A midi, j'avais bouffé plus de quatre cents kilomètres de géographie sans croiser un seul autre véhicule... La prochaine ville au sud, Broome était à peine à mille kilomètres. D'ici là, il y avait deux hameaux négligeables et plein de désert.
Pour quiconque ayant déjà mis les pieds là-bas, ça fait remonter les souvenirs, on s'y croirait vraiment.


Donc autant la partie descriptive, ça m'a plu, l'ambiance, l'atmosphère poisseuse, lourde et malsaine dans la communauté aussi. 
Autant le reste de l'intrigue j'ai trouvé ça un peu facile. L'histoire de la communauté reculée s'explique ouais... C'est un peu bancal, mais pourquoi pas. Le reste du bouquin et son dénouement aussi j'ai trouvé un peu trop facile, sans trop rentrer dans les détails et spoiler. 
Après, ce n'est pas de la grande lecture non plus, mais c'est sympa. Pour l'été ça fait l'affaire.

Clairement, si j'avais choisi ce livre au hasard, je n'aurais pas redonné sa chance à Douglas Kennedy, mais comme j'en ai entendu du bien, je retenterai avec un autre livre.


Pour finir, tenez, ça c'est cadeau :

 

 Pour le pinard, un rosé parce que c'est l'été ou une Foster bien fraiche bien sur!

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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