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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : Bagarre de monstres – beat them all / baston

Année de sortie : 2003

Développeur : Incognito Entertainment

Editeur : Sony Computer Entertainment

Support : PS2

Nombre de joueurs : Solo / Multi

Région : PAL

 

Un point Télérama.

Dans les années 50 les japonais lancent Godzilla sur les écrans de l’archipel. Les Américains, de leur côté muets depuis King Kong en 1933, relancent l’industrie du fantastique à peu près à la même période. Ces deux grands mouvements du cinéma allaient marquer durablement la culture populaire. Du côté du pays du soleil levant, le genre du « Kaiju » (avec des monstres aquatiques et volants, mais aussi des robots géants) devient mythique et continue d’abreuver le cinéma de genre d’aujourd’hui. La Hammer côté far ouest hollywoodien remet au goût du jour une ribambelle de monstres issus de divers folklores… de Dracula au Blob en passant par la créature du Dr Frankenstein ou le loup garou. L’est et l’ouest vont alors sans le vouloir donner des lettres de noblesse à un cinéma grandiloquent, jusqu’ici considéré comme de la série B.

Ces deux genres dits du film de monstre engendreront des descendants qui continuent aujourd’hui à faire recette au box-office. Toutes ces monstruosités seront aussi la matière première pour un merchandising reconnaissable et populaire. Le jeu vidéo se devait d’avoir du jeu de monstres. Entre Rampage (1986) et Donkey Kong (1981), il s’en est même inspiré dès ses premières heures.

En 2003 sort sur PS2 War of the monsters qui rend hommage à cette période du cinéma si prolifique. Son concept est on ne peut plus simple, faire un jeu de combat en arène libre avec des monstres iconiques. Bref entre un Gamera et un King Kong, c’est qui le plus fort ? C’est à ce genre de questions d’enfance que le jeu nous permet de répondre manette en main.

La destruction créatrice.

Le pitch et l’enrobage du jeu rendent directement hommage à ce cinéma un peu particulier et aux belles années de celui-ci. Une attaque Alien, de la substance radioactive, des monstres qui apparaissent. Trio gagnant pour nous mettre dans l’ambiance à peu de frais et efficacement. Les niveaux ont tous un habillage de film de série B et reprennent les classiques, ville en perdition, volcan, base secrète dans le désert. Les créateurs ont clairement un amour pour leur sujet et cela transpire à tous les niveaux. Même les noms de niveaux sont des références. A cause de l’impossibilité probable d’avoir les licences pour les différents monstres, ils arborent des noms différents mais sont instantanément reconnaissables. Bref, on est sur des bonnes bases de ce côté-là.

En grande partie basé sur la destruction en masse de buildings et véhicules militaires, il était important pour un jeu qui aborde cette thématique d’être présent à ce niveau. Le contrat est ici aussi rempli puisque le jeu se présente comme de la baston 3D en déplacement libre dans des arènes. Les arènes sont complètement destructibles et on ne s’en prive pas. Les buildings tombent comme des châteaux de cartes, on attrape les véhicules qui passent, on projette les adversaires sur les pylônes qui s’effondrent etc… Du jouissif, du bourrin, beau boulot.

Un Power Stone sans patate.

Malheureusement, si d’apparence et sur des vidéos le jeu fait très clairement envie, une fois pad en main, il n’est pas aussi jouissif qu’il ne le laisse entendre. Dans ce genre de production, ce qui va être primordial à mes yeux, c’est la possibilité de jouer avec des potes rapidement. On prend la manette, on a des contrôles simples et on casse tout dans la joie et la bonne humeur. Mais ici, ce n’est pas vraiment le cas.

Les contrôles sont trop complexes pour ça. Les boutons sont clairement définis mais entre les choppes, les tirs de boules d’énergie, les coups forts, les coups faibles, la défense, le ciblage etc… on se perd vite. On a du mal à faire sortir ce qu’on veut faire. Les boules d’énergie par exemple se déclenchent avec le même input que les coups au corps à corps mais seulement quand on est à une certaine distance. Parfois on est à des kilomètres et on se met à taper dans le vide sans comprendre. C’est rageant, souvent frustrant. Les monstres, même s’ils sont assez massifs et font preuve d’une inertie qui n’a pas vraiment lieu d’être dans un jeu de baston a part pour gâcher le plaisir. Enfin, grimper sur l’immeuble est laborieux.

C’est compliqué, voilà le problème, c’est tout simplement compliqué. Il aurait fallu rationaliser la maniabilité pour ne garder que des actions simples qui puissent marcher ensemble et créer des combos à partir de ça.

Les déplacements sont véritablement problématiques et la réactivité du monstre gâche beaucoup de situations où on se retrouve à subir comme un punching ball les combos de l’ennemi (surtout s’ils sont deux). On se cantonne alors à des coups simples qui n’impliquent pas de longue séquence d’enchainement (que l’on ne peut pas arrêter une fois lancé).

Nuke ‘hem !

 

Le jeu se casse un peu la figure face à ces problèmes de jouabilité lourdingue, il devient régulièrement source de craquage nerveux face à des défaites injustifiées et incompréhensibles. Mais pour qui se donne la peine de maitriser un monstre et pour qui aime cette ambiance, il pourra être assez plaisant de faire au moins le mode histoire.

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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