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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 20/08/17 à 15h25

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : Bagarre de monstres – beat them all / baston

Année de sortie : 2003

Développeur : Incognito Entertainment

Editeur : Sony Computer Entertainment

Support : PS2

Nombre de joueurs : Solo / Multi

Région : PAL

 

Un point Télérama.

Dans les années 50 les japonais lancent Godzilla sur les écrans de l’archipel. Les Américains, de leur côté muets depuis King Kong en 1933, relancent l’industrie du fantastique à peu près à la même période. Ces deux grands mouvements du cinéma allaient marquer durablement la culture populaire. Du côté du pays du soleil levant, le genre du « Kaiju » (avec des monstres aquatiques et volants, mais aussi des robots géants) devient mythique et continue d’abreuver le cinéma de genre d’aujourd’hui. La Hammer côté far ouest hollywoodien remet au goût du jour une ribambelle de monstres issus de divers folklores… de Dracula au Blob en passant par la créature du Dr Frankenstein ou le loup garou. L’est et l’ouest vont alors sans le vouloir donner des lettres de noblesse à un cinéma grandiloquent, jusqu’ici considéré comme de la série B.

Ces deux genres dits du film de monstre engendreront des descendants qui continuent aujourd’hui à faire recette au box-office. Toutes ces monstruosités seront aussi la matière première pour un merchandising reconnaissable et populaire. Le jeu vidéo se devait d’avoir du jeu de monstres. Entre Rampage (1986) et Donkey Kong (1981), il s’en est même inspiré dès ses premières heures.

En 2003 sort sur PS2 War of the monsters qui rend hommage à cette période du cinéma si prolifique. Son concept est on ne peut plus simple, faire un jeu de combat en arène libre avec des monstres iconiques. Bref entre un Gamera et un King Kong, c’est qui le plus fort ? C’est à ce genre de questions d’enfance que le jeu nous permet de répondre manette en main.

La destruction créatrice.

Le pitch et l’enrobage du jeu rendent directement hommage à ce cinéma un peu particulier et aux belles années de celui-ci. Une attaque Alien, de la substance radioactive, des monstres qui apparaissent. Trio gagnant pour nous mettre dans l’ambiance à peu de frais et efficacement. Les niveaux ont tous un habillage de film de série B et reprennent les classiques, ville en perdition, volcan, base secrète dans le désert. Les créateurs ont clairement un amour pour leur sujet et cela transpire à tous les niveaux. Même les noms de niveaux sont des références. A cause de l’impossibilité probable d’avoir les licences pour les différents monstres, ils arborent des noms différents mais sont instantanément reconnaissables. Bref, on est sur des bonnes bases de ce côté-là.

En grande partie basé sur la destruction en masse de buildings et véhicules militaires, il était important pour un jeu qui aborde cette thématique d’être présent à ce niveau. Le contrat est ici aussi rempli puisque le jeu se présente comme de la baston 3D en déplacement libre dans des arènes. Les arènes sont complètement destructibles et on ne s’en prive pas. Les buildings tombent comme des châteaux de cartes, on attrape les véhicules qui passent, on projette les adversaires sur les pylônes qui s’effondrent etc… Du jouissif, du bourrin, beau boulot.

Un Power Stone sans patate.

Malheureusement, si d’apparence et sur des vidéos le jeu fait très clairement envie, une fois pad en main, il n’est pas aussi jouissif qu’il ne le laisse entendre. Dans ce genre de production, ce qui va être primordial à mes yeux, c’est la possibilité de jouer avec des potes rapidement. On prend la manette, on a des contrôles simples et on casse tout dans la joie et la bonne humeur. Mais ici, ce n’est pas vraiment le cas.

Les contrôles sont trop complexes pour ça. Les boutons sont clairement définis mais entre les choppes, les tirs de boules d’énergie, les coups forts, les coups faibles, la défense, le ciblage etc… on se perd vite. On a du mal à faire sortir ce qu’on veut faire. Les boules d’énergie par exemple se déclenchent avec le même input que les coups au corps à corps mais seulement quand on est à une certaine distance. Parfois on est à des kilomètres et on se met à taper dans le vide sans comprendre. C’est rageant, souvent frustrant. Les monstres, même s’ils sont assez massifs et font preuve d’une inertie qui n’a pas vraiment lieu d’être dans un jeu de baston a part pour gâcher le plaisir. Enfin, grimper sur l’immeuble est laborieux.

C’est compliqué, voilà le problème, c’est tout simplement compliqué. Il aurait fallu rationaliser la maniabilité pour ne garder que des actions simples qui puissent marcher ensemble et créer des combos à partir de ça.

Les déplacements sont véritablement problématiques et la réactivité du monstre gâche beaucoup de situations où on se retrouve à subir comme un punching ball les combos de l’ennemi (surtout s’ils sont deux). On se cantonne alors à des coups simples qui n’impliquent pas de longue séquence d’enchainement (que l’on ne peut pas arrêter une fois lancé).

Nuke ‘hem !

 

Le jeu se casse un peu la figure face à ces problèmes de jouabilité lourdingue, il devient régulièrement source de craquage nerveux face à des défaites injustifiées et incompréhensibles. Mais pour qui se donne la peine de maitriser un monstre et pour qui aime cette ambiance, il pourra être assez plaisant de faire au moins le mode histoire.

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Commentaires

Édito

 

Quand on atteint la trentaine et que ça fait plus de vingt ans qu’on joue à la console arrive un moment où on se rend compte qu’on n’a pas eu le temps de jouer à tout ce qu’on a acheté. Alors c’est cool il y en a plein les armoires de la NES à la PS3 et puis ça s’entasse et puis on en rajoute encore et encore. Les années passent, il faudrait jouer à tout, mais la tâche est laborieuse, que dis-je, TITANESQUE, j’irais même à dire que c’est une hérésie !!

 

Un jour on se dit qu’il va falloir s’y mettre sinon ça n’a aucun sens tout ça ! Ca va nous permettre surtout de jouer à des jeux qu’on a acheté en se disant « Putain faut trop que j le fasse celui-là !! » et qui ont fini sur l’étagère à prendre la poussière avec ses congénères.

 

On va les finir ces putains de jeux, quelque soit l’époque, le style ou la console, on s’en fout faut que ça se passe, faut faire de la place pour pouvoir acheter d’autres jeux avec l’esprit tranquille parce que la collection dépasse les milles pièces et qu’avec la crise et le taff sous payé, on n’est pas près de lâcher 500€ pour une nouvelle génération alors qu’on n’a pas fait la moitié de ce qui a été produit jusqu’ici !

 

Bref si il n’y avait que les jeux, mais à côté des jeux y a les films et les livres qui s’accumulent, les vide-greniers pour se balader le week-end, les cash-converters à aller explorer pendant la pause déjeuner, bref trop de trucs à jouer, lire, voir, écouter, boire…

 

Alors à chaque fois qu’on finit un jeu on mettra le test en ligne, même si il ne fait que 2 lignes parce que le jeu ne mérite pas plus, et sur le blog on mettra tout le reste, enfin, vous verrez bien.

En tout cas, on rattrape le retard, enfin, on essaie.


Mais bon, ENOUGH SAID !!!!

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