The 47 Org

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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 13/02/18 à 17h42

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : Action plateforme

Année de sortie : 1995

Concepteur : Rich Karpp / Mark Lorenzen

Développeur : BlueSky Software

Editeur : Sega

Support : Megadrive

Nombre de joueurs : Solo

Région : PAL

Contexte initial

A l’époque de la Megadrive, Sega of America avait quasiment créé un marché parallèle à celui de Sega Japon. Vectorman est un de ces jeux développés par la boite au hérisson punk pour et par des occidentaux.

Distribué sous nos latitudes en 95, Vectorman jouit aujourd’hui encore d’une certaine renommée notamment grâce à sa présence systématique dans les diverses compilations du type « Sega Megadrive collection ». A l’époque de sa sortie, sans jamais y avoir touché, je peux me rappeler la campagne de communication dans les magazines.

Le jeu était présenté comme révolutionnaire avec des graphismes époustouflants. Basé sur une technologie autre que les sprites 2D, le robot (ou « orbot » dans le jeu) que vous incarnez est en effet composé de divers éléments 3D numérisés animés indépendamment. En gros, c’est comme Rayman sur PS1 avec ses pieds et jambes flottants dans les airs. Mais sur Megadrive à l’époque, c’était la claque !

Au niveau du pitch, si vous avez vu Wall-E, ça va vous rappeler quelque chose. En effet, les humains ont déserté la terre pour chercher une nouvelle planète à saccager. Pendant ce temps-là, les robots sont laissés pour nettoyer les déchets. Un des robots se connecte avec une tête nucléaire, devient dingue et veut tout faire péter. Nous, simple troupe de nettoyage chargée de balancer les ordures dans le soleil pour s’en débarrasser, arrivons sur terre après un voyage et nous retrouvons à devoir lutter contre cette machine malade.

C’est plus fort que toi !

Le jeu se présente comme un plateformer classique de l’époque. On court, on saute, on tire, on tape dans les ennemis. La maniabilité est très bonne, manette en main tout va très vite, peut-être trop pour pouvoir anticiper correctement les ennemis qui déboulent sur l’écran. Un peu à la manière d’un Sonic ou il est impossible de ne pas manger un ennemi en courant sans connaitre son emplacement à l’avance (mais peut-être est-ce la vieillesse qui me guette).

Un autre problème se pose très vite, dès les premières secondes de jeu même, la profusion d’éléments à l’écran. Il y a des choses partout. Des trucs qui volent, des trucs qui bougent, des plans dans le fond qui défilent, l’écran est saturé d’informations - la plupart cosmétiques - qui rendent peu lisible ce qui est un danger pour nous. On sent bien que les développeurs ont voulu mettre le paquet sur l’aspect visuel, mais c’est trop.

Quelques minutes plus tard, quand on a maitrisé le personnage et son environnement, on commence à prendre un peu plus de plaisir. Plaisir qui ne dure qu’un temps car on se rend compte qu’on est dans un de ces jeux des années 90 qui ne s’embarrasse pas de clarifier nos objectifs. Donc pour reprendre les termes du Angry Video Game Nerd, c’est un « Where the fuck should I go! kind of game ».

On tourne, on cherche, on avance, on recule (comment veux-tu ?) et on finit par foncer vers la droite jusqu’à ce que quelque chose nous en empêche. Classique donc pour cette époque. Le problème ici c’est qu’entre la trop grande vitesse de déplacement (ou la mauvaise place de la caméra peut être, qui ne nous laisse pas assez de champ de vision) et le bordel ambiant sur l’écran, on en vient vite à laisser tomber l’exploration du niveau en se disant que ce sera sûrement plus clair dans le suivant. On traverse les écrans en priant pour que les dégâts pris soient moindres que les sources d’énergie récupérées au fil du niveau.

Conclusion

Petit à petit, progressant de la sorte, on arrive à la fin du jeu en se disant qu’on a rushé tout ça et que c’est dommage. Mais on n’est pas forcement prêt à remettre le couvert. On se retrouve ici face à un dilemme : vitrine technique de la Megadrive, le jeu est bon sur tous ses aspects si on les étudie de manière indépendante. Malheureusement le résultat général est décevant en grande partie à cause de cette volonté de vouloir en mettre plein les yeux et les oreilles. Peut-on dire ici que c’est l’exemple parfait où le mieux est l’ennemi du bien ? Oui on peut le dire, mais si je le dis, je vais devoir me flageller toute la nuit en écoutant des critiques de Moguri en boucle, pour m’être laissé aller à l’utilisation d’un lieu commun aussi naze.

…Damned !

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Commentaires

KanyeEast
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KanyeEast
Ce jeu a été une purge pour moi. Comme tu dis, ça va trop vite.

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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