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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 20/08/17 à 15h25

Retard gaming

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Questions existentielles (Divers)

Vous savez ce que c’est la vie ? La vraie ? Tripoter tout ce qui bouge dans la rue et régler les problèmes à coup de Colt Python. Tant qu’on reprend un air sérieux et concerné en quittant la scène tout sera pardonné.

Vous l’avez compris, aujourd’hui on parle de Nicky Larson ou Ryô Saeba dans sa version originale AKA L'étalon de Shinjuku, le lézard en rut, l’ours pervers…

Plus précisément de l’anime que je viens de me faire dans son intégralité de manière plutôt propre sur YouTube. Comme Cobra, c’est le genre d’anime mythique qui mérite d’être regardé une fois dans sa vie dans de bonnes conditions, c’est-à-dire sans coupure pub, sans interlude avec Dorothée et dans l’ordre normal des épisodes.

On commence par les basiques pour remettre tout le monde dans le contexte.

Il y a 140 épisodes divisés en 4 saisons. Les trois premières sont dirigées par Kenji Kodama la dernière par Kiyoshi Egami.

La première comporte 51 épisodes et a été produite de 1987 à 88. City hunter 2 le bien nommé diffusée au japon entre 88 et 89 en comporte 63. La saison 3 allant de 89 à 90 n’en a que 13. Enfin la petite dernière City Hunter ’91 sur les écrans en 1900 et oui 91 a aussi seulement 13 épisodes. Le compte est bon.

Le passage d’une saison à l’autre ne vous choquera pas, seuls les opening changent. Le traitement graphique de ’91 est un poil différent mais rien de trop troublant non plus.

A l’époque de la première diffusion en France nous avons eu droit à la version AB, on y revient plus bas, diffusé dans le Club Do il me semble.

Un peu d’histoire.

Au niveau de l'histoire, je ne vais pas m'appesantir vous connaissez surement tous City Hunter, mais au cas où, un petit récap.

Ryo Saeba un nettoyeur réputé pour être la meilleure gâchette de Tokyo et son associée Kaori Makimura (s½ur du premier associé de Ryo) forment « l’agence » pas très légale City Hunter. Ils servent de garde du corps pour les cas un peu compliqués qui ne veulent pas passer par la police ou de dernière chance pour la police justement en off.

Les personnages.

Ryo se caractérise par une précision au tir et une compétence en guérilla urbaine exceptionnelle. Craint et respecté par tout le milieu, il ne rend de compte à personne, pas même aux Yakuzas qui préfèrent ne pas trop avoir affaire à lui. Son arme de prédilection est un Colt Python, calibre 357 Magnum, un revolver donc, considéré comme la Rolls Royce de l’arme de poing qui balance des pruneaux créés à la base pour la chasse. Cette caractéristique, de manier une des armes les plus puissantes du monde est importante car plusieurs fois mis en scène dans le manga. Il n’est pas étonnant donc que les balles traversent allègrement les murs en placo.

Des techniques de drague à toute épreuve :

Je voudrais mes pains à hamburgers bien chauds, doux et tendres comme votre poitrine.

(A essayer au Mc Do donc)

Sa deuxième particularité est son excitation permanente. Ryo est un véritable pervers sans scrupule qui saute sur tout ce qui est féminin dans la rue comme dans le travail. Part importante du personnage, le terme Mokkori (qu’on peut grossièrement traduire par excitant, sexy ou « mojo ») étant utilisé dans une phrase sur deux. Tout l’excite et il est connu pour la puissance de ses érections (le gars casse même une poutre avec dans un épisode, respect). Dans la vie réelle il ressemblerait à un croisement entre Colombo et un lascar qui lâche des « Mademoiselle » appuyé contre un mur. Il finirait en prison au bout d’environ 30 minutes dans une rue passante pour harcèlement et attouchement ^^. C’est un point faible que ces ennemis exploitent régulièrement avec des pièges à base de sous-vêtements féminins, un régal. Ce personnage ne passerait plus du tout dans notre belle époque sinon les chiennes de garde péteraient un câble. En attendant il ne conclut jamais et se prend des belles paires de claques, coups de talons, lattage de couilles, etc…

Il conduit une Mini Austin rouge, qui est une des icônes de la série.

Kaori Makimura AKA Laura Marconi en VF est donc son associée, s½ur adoptive du premier partenaire japonais de Ryo qui meurt au début de la série. Elle est amoureuse de Ryo mais ne lui avouera jamais même si certains épisodes montrent clairement qu’il est au courant. Elle remplace son frère après sa mort pour pouvoir le venger et se charge d’être le nouvel agent. Elle sélectionne les missions pour Ryo qui accepte seulement les demandes faites par des jolies femmes. Elle lui défonce la tête à coup de massues géantes pour calmer ses montées de sève face aux clientes. Très bourrine quand elle passe à l’action, elle est incapable de tirer une balle correctement et arrose tout sur son passage. A la foi ressort comique et dramatique de la série, on s’y attache malgré la récurrence de ces coups de massues. Elle conduit quant à elle une Fiat Panda verte.

Outre le passé de Ryo qui reste inconnu pendant quasiment tout le dessin animé, c'est surtout la relation entre les deux partenaires qui sert de fil rouge.

Au niveau des intervenants récurrents je m’attarde seulement sur deux d’entre eux.

Umibōzu AKA Mammouth en VF, son vrai nom est Hayato Ijuin mais n’est quasiment jamais utilisé au profit de Falcon son pseudonyme de guérillero. Il est le seul de la profession à pouvoir rivaliser avec Ryo. Adversaires au départ, ils deviennent au fil du temps amis et s’estiment mutuellement. Ancien mercenaire, il connait le côté sombre et le passé de Ryo ce qui suggère qu’ils ont combattu sur les mêmes genres de terrains, mais je vous laisse découvrir le fin mot de l’histoire par vous-même. Il est spécialiste des pièges et de la destruction massive, conduit un 4x4 de l’armée et joue avec son arme favorite, le bazooka. Il finit marié à une ancienne mercenaire qu’il a recueillie dans son passé et qui ouvre le Cat’s eyes cofee avec lui. Il a une peur panique des chats, seule faiblesse de ce monstre de la nature.

Son surnom Umibozu donné par Ryo est une référence à un monstre marin à tête de poulpe du folklore japonais (il est chauve). Ce monstre attaquait les navires, demandait un tonneau et noyait l’équipage dedans. Pour survivre il fallait lui fournir un tonneau sans fond (merci Wiki).

Saeko Nogami ou lieutenant Hélène Lamberti dans la VF est une amie de Ryo qui le fait travailler en lui faisant miroiter des paiements en nature. Bien entendu il n’arrivera jamais à ses fins. Personnage récurrent, elle protège plus ou moins Ryo vis-à-vis de la police.

Que faire quand on arrive sur les lieux d’un cambriolage et que la pièce est mise à sac ? Chercher les petites culottes de la propriétaire en priorité.

 

Aujourd'hui, ça donne quoi ?

Les épisodes sont souvent structurés de la même manière. Une mission, une jeune femme en détresse, Ryo va à son secours, Kaori l'empêche de lui mettre un coup de quéquette. Voilà voilà. A partir de la seconde saison, les histoires tenant sur 2 ou plus d'épisodes sont plus récurrents mais reprennent invariablement ou presque toujours le même schéma. En clair, il faut regarder un épisode de temps en temps sinon on se retrouve vite dans une routine.

Pour ce qui est de l'ambiance générale, Shinjuku et les bas-fonds de Tokyo dans les années 80-90 ça a sacrément de la gueule quand même. Rien que pour cela et pour la couche polar hard boiled américain digéré à la sauce japonaise, ça vaut le coup (dans le même genre, Trouble is my business en manga scénarisé par Natsuo Sekikawa et dessiné par Jirō Taniguchi est une perle qui fera l'objet d’un article à part entière un de ces jours). On s’attache aux différents lieux et personnages.

C’est drôle et dramatique, toujours léger quand ça pourrait tourner au calvaire larmoyant. Les différents aspects des personnages sont exploités sans en faire trop ce qui les rend très vivants à l’écran. L’animation est toujours bonne, l’image bien qu’ayant un peu vieilli tient la route.

On note aussi que ce format d’épisodes nous soulage d’une des tares de l’animation d’aujourd’hui. Il n’y a pas de flashback ! Merci mon dieu. Le flashback est utilisé dans les seuls cas où il est nécessaire. Développer à chaque fois une intrigue sur 25 minutes n’est pas toujours facile, les raccourcis sont nombreux et les scenarios peu profonds en général mais cela donne aussi des épisodes assez denses et sans temps morts. Un bon rythme donc qui fait passer tout le reste.

VO ou VF ?

Pour me remettre dans mes baskets des années 90, j’ai commencé en VF, version AB.

Une fille en robe de mariée tombe d’un arbre dans sa voiture il ne la connait pas :

-        Comme ça vous connaissez ma réputation ?

-        Tout le monde la connait Mr Larson.

-        Et ?

-        Vous êtes un vrai malade.

A partir de la quarantaine d'épisode, il faut dire qu'on en peut plus des doublages français. Même si au début ça fait sourire voire carrément rire par moments, on peut franchement sentir que les gars se sont dit "Rien a f*utre, on va faire ce qu'on veut". Non seulement les méchants (on n’oublie pas Mr Maurice Sarfati et son interprétation des méchants qui mériterait un article complet) sont tous affublés des mêmes prénoms intentionnellement, mais ils ont aussi tous les mêmes répliques ridicules. Alors oui "Il va nous faire bobo" et "Robert il m'a fait bobo" c'est drôle une fois, deux à la limite mais dans tous les épisodes c'est pas possible. Le doubleur en rajoute des tonnes, même hors champ quand les personnages ne parlent plus ou s'enfuient. Ça devient rapidement énervant. Alors pour le plaisir faites-vous quelques épisodes en VF mais passez rapidement en VOST.

On y gagne en profondeur des personnages clairement, mais pas que. Là ou en France à l'époque le dessin animé japonais est tellement considéré que les doubleurs étaient en charge de changer ce qui leur chantaient sans aucune considération pour l'½uvre originale, les auteurs japonais étaient bien entendu en train de créer des choses intéressantes. Je ne sais pas qui a décidé de coller des noms italiens aux méchants et une partie des flics, ça n’a aucun sens, l’action se passant au japon nom de dieu !

City Hunter en VF est donc une vaste blague à la hauteur de la réputation du traitement par AB des séries qu’ils ont achetés dans les années 90 qui est considéré aujourd’hui par certains comme culte, par d'autre comme scandaleux (je penche un peu de ce côté là quand même). Imaginons deux minutes que les japonais fassent pareil avec Astérix ou Tintin, on crierait au scandale. En VO l'animé est adulte sur bien des points. Son ambiance est souvent lourde de sens et dramatique, Ryo et son penchant pour le sexe est exploité de bien meilleure manière alors que chaque petite culote est coupé dans la VF. Les coupes opérées rendent certains épisodes carrément incompréhensibles et pas mal de scène incohérente. Donc bon, faites l'effort à mon avis vous y gagnerez beaucoup.

Des trucs nouveaux ?

Dans les petits trivia j'ai remarqué une forte représentation de la marque M&M's dans la saison 2. Sur une période c'est hallucinant, il y en a partout ! Collé sur des camions, des magazines, de la bouffe etc…

Dans les épisodes après le 100 il arrive que la massue de Kaori soit affublée du numéro de l'épisode. Normalement elle fait 100T mais dans l'épisode 114 elle fait 114T. ça apparait aussi sur d'autres éléments du décor il me semble (la couette de Ryo je crois).

Verdict !

On valide donc, encore aujourd’hui City Hunter est une tuerie et mérite bien son étiquette de classique du dessin animé japonais. Foncez dans le tas !

 Une question demeure pourtant sans réponse après tous ces épisodes, peut-on avoir la classe dans une fiat panda verte des années 90 ?

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Commentaires

Édito

 

Quand on atteint la trentaine et que ça fait plus de vingt ans qu’on joue à la console arrive un moment où on se rend compte qu’on n’a pas eu le temps de jouer à tout ce qu’on a acheté. Alors c’est cool il y en a plein les armoires de la NES à la PS3 et puis ça s’entasse et puis on en rajoute encore et encore. Les années passent, il faudrait jouer à tout, mais la tâche est laborieuse, que dis-je, TITANESQUE, j’irais même à dire que c’est une hérésie !!

 

Un jour on se dit qu’il va falloir s’y mettre sinon ça n’a aucun sens tout ça ! Ca va nous permettre surtout de jouer à des jeux qu’on a acheté en se disant « Putain faut trop que j le fasse celui-là !! » et qui ont fini sur l’étagère à prendre la poussière avec ses congénères.

 

On va les finir ces putains de jeux, quelque soit l’époque, le style ou la console, on s’en fout faut que ça se passe, faut faire de la place pour pouvoir acheter d’autres jeux avec l’esprit tranquille parce que la collection dépasse les milles pièces et qu’avec la crise et le taff sous payé, on n’est pas près de lâcher 500€ pour une nouvelle génération alors qu’on n’a pas fait la moitié de ce qui a été produit jusqu’ici !

 

Bref si il n’y avait que les jeux, mais à côté des jeux y a les films et les livres qui s’accumulent, les vide-greniers pour se balader le week-end, les cash-converters à aller explorer pendant la pause déjeuner, bref trop de trucs à jouer, lire, voir, écouter, boire…

 

Alors à chaque fois qu’on finit un jeu on mettra le test en ligne, même si il ne fait que 2 lignes parce que le jeu ne mérite pas plus, et sur le blog on mettra tout le reste, enfin, vous verrez bien.

En tout cas, on rattrape le retard, enfin, on essaie.


Mais bon, ENOUGH SAID !!!!

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