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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Las des milliers d’articles, tests, news, previews, guides sur le dernier Zelda qui couvrent 99% des sites de jeux que je fréquente actuellement, c’est sans grande motivation que je me suis procuré la version Wii U. Sans grande motivation car c’est le genre de jeu que je préfère me faire tranquillement, une fois la sur-hype retombée. De plus, c’est sûrement le premier jeu de la franchise qui n’a pas fait frétiller mes tétons à son annonce parce que « Open world ». Ce n’est pas du tout mon genre de jeu favori, et je ne comprenais pas pourquoi tout le monde s’extasiait devant les premières vidéos qui montraient Link en train de faire la cuisine. Alors pourquoi jouer à un jeu sans y être plus motivé que ça ?

Déjà parce que je suis un fan de Zelda depuis mes premières heures pad en main et puis tous mes efforts pour ne rien lire ou voir sur le jeu n’ont pas suffi, je me suis fait spoiler bon nombre de choses. Croyez-moi j’ai fait tout mon possible pour éviter ça, je le fais souvent pour les jeux que j’attends, ceux des franchises que j’affectionne ou qui reposent sur leur narration. Bref que je compte faire un jour ou l’autre. Mais ça n’a pas raté, vu la rafale que le jeu a provoquée, un titre trop explicite, un résumé d’article en 3 lignes bien choisies dans un aperçu et paf vous en savez déjà trop pour foutre en l’air le plan com de Nintendo qui consistait à ne rien dire, à nous laisser découvrir. Mais bon dans le royaume d’internet, celui qui découvre veut être le premier à le dire donc patatras, fini la surprise. C’est donc dans un ras le bol que j’ai décidé de le prendre et de le faire avant que je ne connaisse tout de lui sans y avoir mis les mains.

 

Donc c’est avec un minimum d’infos que j’ai dépoussiéré ma Wii U, chargé ma mablette (toujours aussi ridicule ce mot) et installé BOTW. C’est parti donc pour l’aventure-monde ouvert-non linéaire-ultime-qui redéfinit le jeu vidéo dans son ensemble-depuis sa création jusqu’à la fin des temps. Oui parce qu’à lire les différents titres d’article, ça donne un peu cette impression. Du coup, malheureusement, même si je n’en attendais rien de particulier à la base (les premiers trailers m’avaient laissé de marbre) j’étais obligé de me préparer mentalement à une claque. Là, vous sentez que ça part franchement mal, car plus on en attend d’un jeu (merci la presse hein, de rabâcher depuis 1 mois que c’est le meilleur du meilleur du meilleur) plus le moindre écart entre réalité et attente est multiplié.

Par exemple, personne n’attendait vraiment Skyward Sword, enfin, pas plus que ça en tout cas, et bien malgré tous ses défauts, j’avais vraiment pris beaucoup de plaisir à retourner le jeu. Et j’ose le dire, c’est un excellent opus, que tout le monde semble d’ailleurs avoir oublié.

Je lance donc le jeu prêt à voir le miracle se dérouler devant mes yeux. Mais un miracle eh bien, ça n’arrive pas tous les matins.

Je vais donc commencer par évacuer ce qui m’a mis en colère contre Nintendo pour sûrement la deuxième fois de ma vie (avec l’annonce de la N64 qui garde le format cartouche à l’époque, incompréhensible). Ben voilà la deuxième : Mr Nintendo, je comprends que la Wii U est un échec, mais il faut prendre en compte que c’est quand même votre base de « fan » qui l’a acheté. Et qui l’a acheté en attendant un Zelda dessus. Alors déjà, que le jeu sorte pour le lancement de la Switch, passons, Twilight Princess avait à peu près pris la même sanction avec la Wii (mais on avait eu Windwalker sur la Cube donc bon). Mais que vous sacrifiez les spécificités de la version Wii U, qui sont clairement identifiables dans la structure du jeu (une tablette Sheika sérieusement) pour que les deux versions soient identiques, franchement, je me sens un poil pris en levrette quand même. Ça coutait quoi de laisser le choix d’avoir l’interface de la tablette Sheika sur gamepad de la Wii U ? Juste le choix bordel !

Une fois cette déception passée, lourde quand même hein la déception, je tiens à le signaler parce qu’avoir entre les mains un écran qui dit en permanence « tapez-moi dessus pour jouer sur cet écran » alors que le jeu s’arrête sur ta TV pour regarder la map, fouiller l’inventaire etc… ça fait un peu de la peine.

On se réveille en zlip dans une baignoire dans laquelle on a trempé pendant 100 ans, on récupère un iPad et on part à l’aventure (sans changer de zlip donc, gros dégueulasse). Une fois dehors, des arbres, une falaise, de l’herbe fraiche et… une branche qui casse après 2 coups contre un rocher.

Oh, super, génial, je vais devoir changer de branche d’arbre après chaque combat… moi qui adore ça, c’est ma passion de récolter du stuff à ne plus savoir qu’en foutre. En espérant qu’à un moment ou un autre, comme dans tous les Zelda, on récupère une master sword qu’ils auront eu la décence de rendre incassable (parce que sinon je la garde juste pour le Ganon en fin de jeu, on ne sait jamais, si je la casse sur un tronc d’arbre…).

Trop bien donc je peux couper des arbres ! pour récolter du bois…, et faire du feu…… et cuire des champignons que j’avais ramassés……… et merde……. Encore un jeu avec des relents de Minecraft. Alors attention là, je comprends pourquoi les gens aiment ça hein, c’est juste pas du tout ma came. Ce que j’aime dans Zelda justement c’est qu’il n’y a pas ce genre de mécanique de RPG occidental qui consiste à récolter, fabriquer, stuffer, etc… c’est direct, une arme, une armure what else, on y va quoi. Je dis pas, j’aime les RPGs dans leur ensemble et je prends plaisir à me stuffer comme un petit bâtard sur pas mal de jeux, mais je ne m’attendais pas à devoir me battre avec des branches d’arbre ou faire ma bouffe dans un Zelda.

Bon, passons donc et partons à l’aventure. Après un tutoriel qui prend la forme de quelques petites épreuves sur la zone de départ du jeu, je vais donc dans la direction de la prochaine tour pour pouvoir découvrir la carte de… heu... Attends là, ça me rappelle quelque chose, vaguement hein mais quand même. Est-ce que Link aurait pris de la Ass Cred (haha Ass cred comme street cred mais du cul… ouais je m’égare). Non vraiment pourquoi reprendre ce format de monde ouvert Ubisoft pour la découverte de la carte. Ils auraient au moins pu penser à autre chose qu’une tour. Par exemple un truc de l’univers Zelda, un chant d’ocarina ou une connerie dans ce genre. Voire à mon humble avis, une map qui se découvre et se dessine en fonction de ce que l’on parcourt réellement aurait été bien plus appropriée. Ça s’est fait dans d’autres jeux aussi, mais ça correspondrait plus à l’esprit de découverte.

Mais la sensation de découverte commence déjà à être prenante et l’appel au voyage et à l’expérimentation aussi. Peu à peu le jeu gagne du terrain sur ma mauvaise foi et mon ressentiment. Que dire, il semblerait qu’il fonctionne quand même plutôt bien.

Je descends de ma tour et me dirige vers le prochain village quand je suis attiré par autre chose. Je vais me perdre un peu, tombe sur 2 Shrines plutôt simplistes (comme les autres croisés pour le moment) et sur une écurie / auberge en bord de rivière. Bon il n’y a personne qui veut me louer un cheval ni même m’expliquer comment on s’en sert, je repars donc en direction du village que la quête principale m’indique. Encore 2 shrines au passage et je retombe sur une autre écurie, qui, magie, comporte elle des gamins qui me disent tout ce qu’il y a à savoir sur les chevaux, d’autant plus qu’il y en a juste à côté. Hasard ? Problème de monde ouvert ? Pourquoi celle-ci et pas celle d’avant ? Mystère mystère et mauvaise foi.

 

Je fini par attraper un cheval, me diriger vers Kakariko. Au passage j’en profite pour découvrir à quoi servent les graines en or. Une fois dans le magnifique village à l’ambiance prenante, je ramasse les poules (pour respecter la tradition) et file faire avancer l’histoire. C’est à partir de ce moment-là que pour moi et malgré la meilleure mauvaise volonté du monde, tout a basculé.

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Commentaires

KENAVO
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KENAVO
J'étais près à te mettre en pièce sur l'autel des fanboys fanatiques jusqu'à ce que je lise le dernier paragraphe.
Moi perso c'est en quittant le plateau du prélude que j'ai compris que j'avais à faire à quelque de chose de différent et spécial: Un grand jeu tout simplement!
C'est du grand art tout simplement un monde ouvert dans un gigantesque monde ouvert pour t'apprendre les bases. Et lors du grand saut dans le vrai monde, cette inquiétude et cette peur de l'inconnu et cette excitation à la fois. Incomparable!
Un jeu qui ne te prend pas pour un con et par la main en même temps (cela va la plupart du temps de pair...) et qui te force sans forcer à l'expérimentation et la découverte (la cuisine et les armes destructibles sont une des composantes à ce propos).
Il est déjà légendaire ce jeu!

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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