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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 13/12/17 à 20h25

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

En 1992 sortait sur nos NES européennes un jeu pas vraiment comme les autres. Kabuki Quantum Fighter. Son nom et son emballage mélangeaient l’esthétique du théâtre japonais avec une certaine idée d’un futur informatisé. Assemblage aussi étrange qu’improbable, la feature marquante de ce jeu au gameplay action plateforme classique se trouvait dans le mode de combat de son personnage. Au lieu de balancer des coups de poing votre héros se défaisait de ses assaillants par le pouvoir de ses cheveux dont il se servait comme fouet.

Oui, exactement comme dans la série du petit génie de la game boy color Shantae.

Comme sortie d’une Game boy color magique qu’on aurait frotté un peu trop fort, le premier opus avait débarqué aux USA sur une console en fin de vie. Une réussite magistrale qui avait propulsé chez les adeptes de la machine ce jeu au statut de perle culte et mis sur la carte du monde vidéo ludique le génie au cheveux violets.

Deuxième opus, sortie originellement sur le DSI Ware, Risky’s revenge remit une couche prouvant définitivement le savoir-faire de Wayforward en matière de plateforme action 2D.

Le jeu se présente comme un « Metroidvania ». Comprenez là un jeu en 2D ou les niveaux sont ouverts et découpés en zones. On avance dans les donjons et on débloque des capacités qui nous permettent d’ouvrir plus de routes. Une ville dont Shantae est responsable de la sécurité en tant que génie sert de hub pour accéder aux 4 zones du jeu. Vous pourrez ainsi dans cette ville faire des emplettes et discuter avec les habitants pour orienter votre parcours.

Au niveau du gameplay, on est sur du classique scroller 2D horizontal, comme un Metroid ou un Castlevania de la belle époque. Coup de cheveux comme attaque principale, des magies et des transformations qui se débloquent au fur et à mesure du parcours. On notera d’ailleurs l’ingéniosité de ces transformations qui, manque de boutons oblige sur GB, se font grâce à une danse du ventre de notre héroïne. Chaque mouvement de danse correspond à une des transformations ce qui permet de centraliser cette fonction en un seul endroit.

Graphiquement on est sur du pixel, du beau pixel même avec plusieurs plans de défilement. Ce qui donne une impression de profondeur et de grandeur au jeu. Tout est propre et de bon goût. Les quatre zones, bien que très classiques (foret, désert, bord de mer et village) sont charmantes et fourmillent de détails pour qui prendra soin de les regarder.

Et croyez-moi, vous aurez l’occasion de les voir. On commence par l’un des seuls reproches à formuler, une tendance assez prononcée au back tracking. Revenir dans des lieux visités est normal dans ce genre de jeu à structure ouverte, c’est même son principe : débloquer des routes au fur et à mesure. Mais là où le bât blesse c’est quand le jeu force à parcourir une map entière pour débloquer un pouvoir dans une micro cave. Aucun intérêt, vraiment. La plupart des routes nouvellement déblocables ne nous propose rien d’autre que des salles minuscules avec des trésors, pas de nouvelles zones. Cela rend les allers et retours beaucoup moins acceptables que dans un Metroid par exemple.

Attention, ça ne casse pas le jeu non plus.

Peut-être plus perturbant ou gênant, la non-linéarité du jeu permet de se perdre facilement dans la marche à suivre. Les indications manquent parfois pour comprendre l’étape suivante. Non pas qu’elle soit difficile, mais seulement, savoir qu’elle est-elle…

Gênant donc mais encore une fois, pas bloquant. Le manque d’explication sert aussi au joueur à réfléchir et la réussite n’en est que plus grande. Malheureusement certaines phases en deviennent laborieuses et frustrantes pour pas grand-chose.

Que dire de plus sur ce jeu qui est tout de même de très haute qualité.

Il est court. En tant que jeu téléchargeable on ne s’en étonne pas, mais vu la qualité du soft, on aimerait en avoir un peu plus. 4h30 pour le finir au premier run, plus si vous cherchez à trouver tous les objets. Le jeu n’est pas facile, malgré l’idée que donnent ces graphismes colorés. On n’est pas dans un Megaman mais certains passages ou casse-tête vous feront un minimum ralentir la cadence. Un challenge équilibré et agréable.

Une suite classique et maitrisée donc pour ce deuxième jeu de la série qui continue aujourd’hui à produire des titres. Un jeu à faire pour les amateurs du genre.

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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