The 47 Org

Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

 

Le Faucon survole l’archipel de Liberty City… heu... comment ?? …8 ans après sa sortie ? Vous êtes sur hein ?  Ah ben oui déjà… on vous avait prévenu qu’on était à la bourre…

 Avant toutes choses, je mets en liens tout en bas quelques chansons qui m’ont vraiment marqué, et qui, dès que je les réécoute, me font immédiatement penser au jeu. C’est en quelque sorte mon best of musical de GTA 4. Si vous voulez lire en musique pour vous mettre dans l’ambiance (et peut être rappeler à certains de bons moment passé dans les rue de Liberty fuckin City), allez direct en bas lancer les morceaux et remontez ici.

 

 

 Retour à Liberty City

 GTA 4…..Mon dieu, par où commencer…Par l’intro, magistralement accompagnée de sa musique d’ouverture ?

Quel pied j’ai pris en jouant enfin à GTA4.

 J’ai comme beaucoup de personnes joué aux 3 opus sur PS2, avec une affection toute particulière pour le 1er d’entre eux, GTA 3. Pour l’Ours, c’est Vice City son chouchou, et pour beaucoup, il semblerait même la majorité, il s’agit de San Andreas. Mais pour moi non, c’est bel et bien le 3.

 Quelle impatience donc de retrouver Liberty City, et quelle surprise. 

Je ne vous apprends rien, vous avez j’imagine déjà joué à GTA4; vous avez également lu et relu de nombreux tests (d’ailleurs le test maison de Gameblog était d’excellent facture, je l’ai trouvé très juste) et autres articles de blog (on en avait parlé très succinctement ici http://www.gameblog.fr/blogs/the47org/p_100417_les-jeux-finis-au-47-cette-annee-3-2, mais je vais développer un plus).

  

Quoi de neuf à Babylone ?

 

Nouveau support oblige, le jeu est bien évidemment plus beau, plus complet et plus profond. Mais aussi bien plus sérieux.

Et c’est là où j’ai été un peu bousculé au début je dois l’avouer.

Je n’ai pas retrouvé le fun immédiat, cette folie, ce côté inconscient de GTA.

Non, pour tout vous dire, j’ai même essayé de bien conduire pendant, allez, les 10ère minutes. Genre rester sur la file de droite, ne pas faire d’accident…Je grillais quand même les feux rouges hein je vous rassure.

Le truc qui aide aussi, c’est qu’il y a tellement de dialogue que c’est quasi impossible au début de gérer la conduite et de lire tous les sous-titres.

On s’y fait par la suite. Comme pour les gunfights.

 

Je sais que c’est devenu la norme sur cette génération (PS360), mais j’ai eu un peu de mal au début pour la prise en main lors de ces phases de shoot.

Le truc, c’est que c’est expliqué une fois lors d’une mission et puis après, basta.

On s’y fait donc.

La conduite a également changé, j’aimais bien dans GTA 3 / Vice City le fait d’avoir des vues de coté en appuyant sur L2/R2, cela facilitait les choses pour les drive-by ; la ça a disparu au profit d’une accélération sur R2 justement. Plus pratique pour jauger la vitesse, même si les voitures patinent beaucoup au final.

 

 

Pas mal de nouveauté, du bon, du moins bon.

Le fait de pouvoir locker un endroit sur le GPS est une très bonne idée je trouve, ce n’est pas tout le temps le plus rapide, mais disons que c’est le plus rapide légalement, sans faire de contre sens quoi.

Le système de taxis est là aussi bien pensé. Cela évite de devoir se taper la toute la conduite lorsque l’on doit aller à l’autre bout de la ville. Le piège j’ai trouvé, c’est d’en abuser. Et à force de trop l’utiliser, au final on retient moins bien la map,  et donc au final, à moins d’avoir suriné, mais vraiment suriné le jeu, il est quand même difficile de bien connaitre la map, comme c’était encore possible dans GTA 3/VC.

Mais bon, quand le taxi que vous prenez est Mohammed, le chauffeur qui bosse pour Roman, c’est de belles rigolades en perspectives.

https://www.youtube.com/watch?v=cONyVSzZ6aQ

Niko: Hey man, don’t talk shit about Roman. If he don’t pay fairly, go work for someone else.

Mohammed: Yeah, whatever. I don’t do this crap for the money anyway. I’m just here for the pussy, man

Niko: Yeah? Girls dig this car, do they? Useful to know

 Mohammed: Is not the car, my friend. It’s the player driving this shit. I pick a girl up from the airport, I going to be hitting that shit up in her hotel room soon as we get there. For real man. I had my hands on more tourists than airport security…

 

J’aurais pu mettre tout le reste, c’est vraiment du même calibre. Les dialogues sont excellent, vraiment.

 

Nouveauté et non des moindres, le téléphone portable. Très utile pour rester en contacts avec ses amis, et ses conquêtes. On peut aussi aller surfer sur le net, dans des cybercafés dédiés à cet effet…et justement y faire entre autre de jolies rencontres en ligne.

C’est l’un des points les plus chronophages du jeu (sortir avec ses ami(e)s au resto, bowling...), pas vraiment indispensable, mais il y a quelques récompenses à la clef.

 

 

Kinder Surprise… Adults only 18+

 

Pour tout vous dire, ce qui m’a vraiment plus dans le jeu, c’est « l’enrobage » comme je l’appelle. Tout ce qu’il y a autour. C’était déjà très bon dans les précédents GTA, mais là, Rockstar a mis la barre très très haute.

Que ce soit au niveau

-       des dialogue : la qualité de l’écriture, du doublage, les passants dans la rue, ou autres invectives des policiers et personnages gravitant autour de Niko Bellic…

-       des médias « in game » (les radios musicales, les talk-shows, la TV, les pubs…)

 

-       des sorties (billard, comédie stand up avec de vrai acteur jouant leur propres rôles –Kate Williams, Ricky Gervais-, parties de fléchettes dans les pubs irlandais…)

 

 

 Le jeu est devenu beaucoup plus mature, beaucoup plus sombre, et beaucoup plus juste.

Les missions deviennent vraiment intéressantes, comparées à celle des opus PS2. Et certaines nous laissent même le choix de l’issue, avec les conséquences que cela implique.

 

Et puis GTA, ce n’est pas seulement assassiner un chef de gang, faire exploser un entrepôt, allez tuer des gens au hasard dans la rue et conduire n’importe comment.

Plus que tout c’est une vraie critique de la société. Et une putain de caricature.

J’en parlais avec un ami qui n’est pas joueur du tout, et qui me disait « GTA c’est quoi ? Ce n’est qu’un jeu ou tout est permis, ou tu bute du flic, renverse les passants… ?»

Non, heureusement,

C’est un peu comme South Park. Même si les 1eres saisons sont vraiment trash pour être trash, au fur et à mesure des années, la série a gagné en maturité et derrière cette façade de 4 écoliers vulgaires d’une petite ville du Colorado, ils dénoncent pas mal de choses au final. Il y a deux manières de regarder South Park.

Pour GTA c’est pareil. Il ne faut pas le prendre au 1er degré.

Malheureusement pour en profiter pleinement, à 100%, il faut avoir un bon niveau d’anglais.

Beaucoup de choses n’ont pas été traduites en français. Le principal certes, mais l’on passe à côté de beaucoup de choses si l’on s’en tient au français.

 

 

Waddaya mean ?

 

Au 47 ça va, on gère l’anglais.

Et donc quel bonheur de parcourir les annonces de Craplist et autres sites internet du jeu, quel plaisir d’écouter à la radio les talk-shows (Lazlow, cet animateur radio complètement craqué) et les Weazel News qui vous donnent les toutes dernières infos suite à vos assassinats de politique corrompu/explosion d’entrepôt/extorsion de fonds…

L’interactivité du titre ne prend véritablement toute son ampleur que dans la langue de Shakespeare.

J’en ai parlé plus haut, mais la qualité des doublages…

Mention spéciale à Little Jacob et son patois Jamaïcain. Si l’on n’est pas habitué, c’est impossible de le comprendre. Les sous-titres anglais, c’est la même, super chaud à comprendre, en français ça va.

 

Et quel plaisir de retrouver enfin un gang d’Irlandais.

 

Oui, vu que le 47 s’est créé en Irlande, on a rapport spécial avec l’ile d’émeraude, et donc forcément, le gang McReary, on surkiffe nous. Surtout avec cette équipe de bras cassé

 

Patrick « Jesus fucking christ » McReary

 

 

Eargasm ?

 

Pour parler un peu des musiques, même si la qualité est au rendez-vous comme dans chaque épisode, je dois avouer que je suis un peu resté sur ma faim.

Pour plusieurs raisons je pense. Peut-être les morceaux en question m’ont-ils moins plus. Mais je pense qu’en fait, un peu comme dans San Andreas, il y a tellement de morceaux qu’au final, on tombe rarement sur les mêmes chansons et donc au final, on les entend moins en boucle. Je n’ai pas eu beaucoup de morceaux qui me sont vraiment resté en tête comme dans GTA 3 (BO très courte en même temps) ou Vice City.

Bien sûr cela fait toujours plaisir d’écouter du Smashing Pumpkins, Nas, Iggy Pop, Gang Starr, The Stooges…

 

 

Et puis merde, quand t’as Philip Glass dans la bande annonce de jeu quelques mois avant la sortie, tu sais que ça va être bon. Putain, Philip Glass quoi !! La puissance.

 

 

Toujours à propos des musiques, il est à noter qu’il y a même une radio de Punk Hardcore, j’imagine que cela a rappelé à certains leur jeunesse (l’Ours, tousse). Il n’y a que Rock Star pour nous balancer une radio avec du punk Hardcore haha.

 

 

 

Tout n’est pas rose cependant, il y a quelques points que j’ai trouvé en retrait :

- La conduite à moto par exemple. Je n’ai jamais vraiment été fan des 2 roues dans les GTA. Dans Vice City, cela ne m’avait pas (trop) dérangé, mais là, je n’ai vraiment accroché. D’ailleurs ça me fait un peu flipper car cela a l’air d’être un élément important du 1er DLC, The Lost and Damned.

- Les stations de lavages auto, franchement je ne vois même pas à quoi ce sert. Autant aller au garage (réparation + peinture).

- La physique du jeu au début n’est pas évidente à prendre en main, que ce soit pour diriger Niko (il se penche quand il tourne en courant, c’est assez déroutant au début) ou les voitures, mais on s’y fait très vite.

- Les missions s’enchainent également de manière un peu chaotique j’ai l’impression. Il m’est arrivé des fois de devoir bosser pour 3 ou 4 personnages différents en même temps, si bien qu’en passant des missions d’un employeur à l’autre, j’en avais un peu oublie les évènements passés. J’ai trouvé que l’histoire s’éparpille un peu, même si le fil rouge général est plutôt intéressant.

 

 

 

 

Pour finir, je terminerais par une citation que j’ai trouvé sur le wiki du jeu, et franchement, ça résume en une phrase toute ma pensée à propos du jeu :

 

“As a game, it is flawed in many aspects, but as an immersing experience, GTA IV is simply unparalleled. Its problems cannot and should not be overlooked, but none of them break the game, and there is just so much charm packed into the things that you can’t stay mad for long.”

-       Destructoid.com

 

 

C’est vraiment très très bon comme support, on en apprend endormement sur le jeu, et donc sur tous les trucs auxquels on est potentiellement passé à côté, qui ne sont pas nécessaire pour finir le jeu, mais qui renforcent l'immersion dans le jeu (les rdv avec les filles, les dialogues dispos, etc.). Voici le lien pour la version en anglais, il en existe un en français, mais il est moins fourni.

http://gta.wikia.com/wiki/Grand_Theft_Auto_IV

 

 Voici donc l’état des lieux selon le 47 pour GTA 4. Ou plutôt pour les aventures de notre Serbe préféré, Niko Bellic. Car si New York ne dors jamais, Liberty City ne dort pas non plus. L’Ours vous donnera bientôt des nouvelles de votre biker préféré…

 

 

 

 

 

Faucon Track list

 

 

J’aurais pu mettre la radio complète de Vladivostok FM tant la couleur musicale de cette radio est propice au jeu, mais je n’en garde que deux.

 

Ruslana - Wild Dances

 

 

Et surtout le morceau Gruppa Krovi du groupe Kino

 

 

 

Un peu de Reggaeton, même si je ne suis pas vraiment fan de ce genre de musique

 

 

 

En direct de la Jamaïque

 

 

 

Et pour finir, du vrai son de Liberty City, heu pardon, New York

 

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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