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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)


Castlevania est une des séries mythiques du jeu vidéo. De base en 2D, le passage à la 3D sur N64 fut un véritable désastre. C'est pourquoi l'annonce sur PS2 d'un opus de la série en 3D a fait frémir d’excitation autant que de peur les fans de l'époque. Pourtant, ce fut une bonne surprise qui débarqua sur la console de Sony.

 

A sa date de sortie, le monde du beat them all était en émoi sous les combos stylisés de Danté. Les honneurs allaient à la nouvelle série de Capcom, Devil May Cry qui enchantait les joueurs autant que la presse. Ce qui avait sauté aux yeux de certains allait devenir réalité, Castlevania Lament of Innocence aller reprendre ses esprits et se tourner vers cette production pour remettre son concept au goût du jour.

Il en reprend grandement la recette donc, un beat them all plutôt brutal, recouvert du folklore de la série. Dans cet épisode, on découvre l'histoire du jeune Léon Belmont qui va chercher sa dulcinée dans le château d'un vampire aussi joueur que fourbe.

Pour pouvoir accéder à son ennemi, il faudra d’abord passer par 5 niveaux et autant de boss pour pouvoir ouvrir la porte du châtelain et ainsi l'affronter. Pas de spoil ici, tout est raconté dans les premières 5 minutes de jeu. Le scénario tient sur un post-it et c’est tant mieux ! Car il faut bien le dire, qui joue à un Castlevania pour son histoire ? La série a toujours tenu en haleine par son gameplay hardu et pointu. Nul besoin de multiples phases de dialogues ou de PNJ inutiles, Lament of innocence reprend les bases. Un vampire à déloger pour sauver la princesse, un PNJ qui sert de mentor aussi bien que de marchand, cela suffit.

Pour ce qui est de la structure du jeu donc, il y a 5 niveaux à faire dans l'ordre que vous préférez. Même si vous vous rendrez naturellement compte que la difficulté de certains vous poussera à les faire plus tard. Un hub central avec un magasin vous permettra de faire une pause entre les challenges et refaire les stocks, de changer d’armure etc... Pour chaque niveau, les maps sont grandes et les chemins variés, on passera donc pas mal de temps à courir dans les dédales labyrinthiques, sans trop se perdre grâce à la carte assez bien foutue. Les passages secrets sont toujours aussi présents et récompensent le joueur à la hauteur de la peine qu’il a eu à les trouver. Que du bon donc.

Comme toujours dans la série, chaque niveau comporte son ambiance aussi bien graphique que sonore. Côté graphisme, le jeu tient plus que correctement la route. Le château est beau et varié, toujours dans le ton gothique qui colle à la série. Les effets de lumière sont tour à tour saisissants et inquiétants, nous faisant passer des jardins luxuriants aux cathédrales fantomatiques. Les musiques quant à elles sont sublimes et collent parfaitement à chaque niveau et aussi chaque étage de niveaux. Symphoniques et magistrales elles gardent néanmoins comme base les compositions historiques de la série - ce qui n’est pas pour déplaire.

Mais il y a quand même quelques petites choses à signaler. Comme dit au début, le jeu, sous ses airs de jeu d'aventure, est en fait un pur Beat them all old school. Vous passerez le plus clair de votre temps à dézinguer des monstres pour déverrouiller des salles. La seule tare autre que cette répétitivité de la tâche est à chercher vers un point précis de la maniabilité. Les sauts de Léon sont bizarrement foutus. Sans doute à cause de la caméra, les distances ou la place des plateformes dans l’espace sont dures à évaluer. Pareil pour le coup de fouet pour s'accrocher. Dans les faits un simple saut peut devenir un véritable calvaire… il faut s’y reprendre à maintes reprises, même pour un passage à l'aspect et à la mécanique simple. Heureusement, ces passages sont rares et n’entachent pas vraiment la qualité du jeu.

L’aventure est bonne pour qui aime le genre et arrive par sa structure en niveaux à ne pas s'essouffler du début à la fin. Si vous le croisez un de ces jours de pleine lune en magasin, vous auriez tort de vous priver.

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Commentaires

Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Manque de diversité et d'inventivité au niveau des décors, également, c'est bien dommage, la folie des opus 2D manque clairement à l'appel... mais ça reste une chouette aventure... :wub:
fallaise
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fallaise
12 ans qu'il traîne sur mon étagère, je ne lui ai encore jamais fait l’honneur de fourrer ma ps2
Son heure viendra

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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