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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 20/11/16 à 14h15

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : Tirs à la troisième personne (TPS)

Année de sortie : 2005

Concepteur : Yoshitaka Murayama

Développeur : Blue Moon Studio

Editeur : Taito Corporation

Support : PS2

Nombre de joueur : Solo

Région : PAL

Plus habitué à calibrer ces jeux pour les salles d’arcades que pour une soirée tranquille à la maison, Taito a pourtant édité deux TPS pour la PS2. 10000 Bullets est l’un des deux et est symptomatique d’un éditeur qui n’a pas franchement les moyens de ses ambitions, malgré un nom prestigieux dans le monde du jeu vidéo.

Pour les fanatiques de JRPG, Yoshitaka Murayama n’est pas un inconnu, il est même vénéré comme le créateur de la série Suikoden, une des plus atypiques et des mieux écrites du genre (surtout le 1 en fait), auxquels beaucoup de joueurs vouent un véritable culte encore aujourd’hui. Quand le bonhomme annonce la création de son propre studio après être parti de chez Konami, on était dans l’espoir de le voir briller à nouveau comme l’une des 108 étoiles.

Malheureusement, comme dit plus haut, Blue Moon Studio n’est pas là pour nous proposer un JRPG. 10000 Bullets est un de ces titres qui passent inaperçus de leur création à leur sortie, en passant par leur plan com. Si vous n’en avez jamais entendu parler c’est normal, personne n’en n’avait rien à faire. Face aux géants du genre en 2005, Résident Evil 4 en tête, 10000 Bullets n’a fait que passer sans déclencher l’intérêt des joueurs ni de la presse. Mais était-ce vraiment mérité ?

10000 Bullets est un de ces titres qui n’ont pas forcement l’apparence de ce qu’ils contiennent. En regardant la boite et la jaquette, l’emphase est mise sur l’action frénétique, le déferlement d’effets visuels et de batailles de flingues pour un jeu de shoot pur et dur. C’est donc avec un étonnement certain que le joueur appréhendera cette production une fois le jeu lancé.

De longues phases de dialogues, façon Visual novel lancent le joueur dans l’univers particulier du jeu. Une carte du monde pour aller d’un endroit à un autre est même présente. Là où nous pouvions nous attendre à enchaîner les niveaux plus bourrins les uns que les autres, il n’en est rien. Une ambiance plutôt bonne et travaillée enrobe le tout. Nous passons donc par les bars à whisky et les interludes de discussions pour dépeindre des personnages travaillés. Mais le manque de budget se fait sentir, même s’il y a clairement l'envie de bien faire avec des cinématiques agréables et une mise en scène ambitieuse.

Entre les phases de dialogues et de pérégrinations dans les lieux louches de la ville endormie, nous attaquons donc le c½ur du jeu, un TPS très nerveux, dur et très exigeant. Votre personnage est agréable à contrôler malgré la camera à la ramasse. L’action est très soutenue et les différents pouvoirs pour ralentir le temps agrémentent bien le tout. C’est même assez indispensable pour ne pas se laisser perdre dans cette frénésie un peu brouillonne. Le tout n’est pas très beau mais reste de qualité acceptable.

Entre les phases de shoot et les histoires en dialogue écrit, on peut aller de lieu en lieu pour explorer différents aspects de l’univers créé. On retrouve ainsi la patte du concepteur qui semble-t-il essaie de plonger le joueur dans un monde quel que soit le jeu sur lequel il travaille. On ajoute aussi une petite couche amélioration customisation des armes à feu et du personnage, ça ne fait jamais de mal.

En fait tout va plutôt bien, le jeu est assez prenant pour vous donner envie de plonger dans l’expérience entière. Tout va bien en fait jusqu'au chapitre 2 et là... ça devient très très dur... Donc après s'être fait dérouiller plusieurs fois d'affilée sans rien y comprendre on vous propose le mode easy, qui ne change pas grand-chose à vrai dire.

On continue un peu, on se fait du mal, et puis quand le jeu vous propose vers le boss numéro 3 de passer en mode ultra easy, on a envie - et on ne se prive pas - de laisser tomber la manette pour passer à autre chose.

On dirait que le jeu est rattrapé par Taito et son approche définitivement Arcade du jeu vidéo. Il faut bien comprendre que la difficulté dans un jeu Arcade est là pour inciter le joueur à dépenser son argent pour arriver au bout. Elle a un intérêt plus économique que ludique, c’est pour ça que souvent les pics de difficulté se situent au 3ème niveau, le temps pour le joueur de faire connaissance avec le jeu, de l’accrocher et de lui dire que s’il veut voir la suite il va falloir passer à la caisse. Mais ici ça n’a aucun sens, tout le monde l’a compris depuis la NES, mais apparemment pas Taito.

Là où ce mécanisme devient absolument risible et inadmissible, c’est que le jeu en arrive à proposer un mode Ultra Easy. Dommage dommage, mais on peut considérer que si un jeu inclut un mode Ultra Easy, c'est qu'il sait pertinemment que le mode normal est déjà beaucoup, beaucoup trop dur...

 

Bref c'est fort déplaisant de laisser tomber le titre à cause de ça. Car l'histoire avait l'air originale, intéressante et le reste s’en sortait bien. La production reste au niveau d’une série B, un jeu sans grande ambition qui ne comblera personne. Trop lent pour les inconditionnels des salles d’Arcade qui pesteront sur les phases d’histoires et trop dur pour les gens qui attendent une expérience narrative.

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Commentaires

Édito

 

Quand on atteint la trentaine et que ça fait plus de vingt ans qu’on joue à la console arrive un moment où on se rend compte qu’on n’a pas eu le temps de jouer à tout ce qu’on a acheté. Alors c’est cool il y en a plein les armoires de la NES à la PS3 et puis ça s’entasse et puis on en rajoute encore et encore. Les années passent, il faudrait jouer à tout, mais la tâche est laborieuse, que dis-je, TITANESQUE, j’irais même à dire que c’est une hérésie !!

 

Un jour on se dit qu’il va falloir s’y mettre sinon ça n’a aucun sens tout ça ! Ca va nous permettre surtout de jouer à des jeux qu’on a acheté en se disant « Putain faut trop que j le fasse celui-là !! » et qui ont fini sur l’étagère à prendre la poussière avec ses congénères.

 

On va les finir ces putains de jeux, quelque soit l’époque, le style ou la console, on s’en fout faut que ça se passe, faut faire de la place pour pouvoir acheter d’autres jeux avec l’esprit tranquille parce que la collection dépasse les milles pièces et qu’avec la crise et le taff sous payé, on n’est pas près de lâcher 500€ pour une nouvelle génération alors qu’on n’a pas fait la moitié de ce qui a été produit jusqu’ici !

 

Bref si il n’y avait que les jeux, mais à côté des jeux y a les films et les livres qui s’accumulent, les vide-greniers pour se balader le week-end, les cash-converters à aller explorer pendant la pause déjeuner, bref trop de trucs à jouer, lire, voir, écouter, boire…

 

Alors à chaque fois qu’on finit un jeu on mettra le test en ligne, même si il ne fait que 2 lignes parce que le jeu ne mérite pas plus, et sur le blog on mettra tout le reste, enfin, vous verrez bien.

En tout cas, on rattrape le retard, enfin, on essaie.


Mais bon, ENOUGH SAID !!!!

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