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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 24/09/17 à 17h01

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : Tirs à la troisième personne (TPS)

Année de sortie : 2005

Concepteur : Yoshitaka Murayama

Développeur : Blue Moon Studio

Editeur : Taito Corporation

Support : PS2

Nombre de joueur : Solo

Région : PAL

Plus habitué à calibrer ces jeux pour les salles d’arcades que pour une soirée tranquille à la maison, Taito a pourtant édité deux TPS pour la PS2. 10000 Bullets est l’un des deux et est symptomatique d’un éditeur qui n’a pas franchement les moyens de ses ambitions, malgré un nom prestigieux dans le monde du jeu vidéo.

Pour les fanatiques de JRPG, Yoshitaka Murayama n’est pas un inconnu, il est même vénéré comme le créateur de la série Suikoden, une des plus atypiques et des mieux écrites du genre (surtout le 1 en fait), auxquels beaucoup de joueurs vouent un véritable culte encore aujourd’hui. Quand le bonhomme annonce la création de son propre studio après être parti de chez Konami, on était dans l’espoir de le voir briller à nouveau comme l’une des 108 étoiles.

Malheureusement, comme dit plus haut, Blue Moon Studio n’est pas là pour nous proposer un JRPG. 10000 Bullets est un de ces titres qui passent inaperçus de leur création à leur sortie, en passant par leur plan com. Si vous n’en avez jamais entendu parler c’est normal, personne n’en n’avait rien à faire. Face aux géants du genre en 2005, Résident Evil 4 en tête, 10000 Bullets n’a fait que passer sans déclencher l’intérêt des joueurs ni de la presse. Mais était-ce vraiment mérité ?

10000 Bullets est un de ces titres qui n’ont pas forcement l’apparence de ce qu’ils contiennent. En regardant la boite et la jaquette, l’emphase est mise sur l’action frénétique, le déferlement d’effets visuels et de batailles de flingues pour un jeu de shoot pur et dur. C’est donc avec un étonnement certain que le joueur appréhendera cette production une fois le jeu lancé.

De longues phases de dialogues, façon Visual novel lancent le joueur dans l’univers particulier du jeu. Une carte du monde pour aller d’un endroit à un autre est même présente. Là où nous pouvions nous attendre à enchaîner les niveaux plus bourrins les uns que les autres, il n’en est rien. Une ambiance plutôt bonne et travaillée enrobe le tout. Nous passons donc par les bars à whisky et les interludes de discussions pour dépeindre des personnages travaillés. Mais le manque de budget se fait sentir, même s’il y a clairement l'envie de bien faire avec des cinématiques agréables et une mise en scène ambitieuse.

Entre les phases de dialogues et de pérégrinations dans les lieux louches de la ville endormie, nous attaquons donc le c½ur du jeu, un TPS très nerveux, dur et très exigeant. Votre personnage est agréable à contrôler malgré la camera à la ramasse. L’action est très soutenue et les différents pouvoirs pour ralentir le temps agrémentent bien le tout. C’est même assez indispensable pour ne pas se laisser perdre dans cette frénésie un peu brouillonne. Le tout n’est pas très beau mais reste de qualité acceptable.

Entre les phases de shoot et les histoires en dialogue écrit, on peut aller de lieu en lieu pour explorer différents aspects de l’univers créé. On retrouve ainsi la patte du concepteur qui semble-t-il essaie de plonger le joueur dans un monde quel que soit le jeu sur lequel il travaille. On ajoute aussi une petite couche amélioration customisation des armes à feu et du personnage, ça ne fait jamais de mal.

En fait tout va plutôt bien, le jeu est assez prenant pour vous donner envie de plonger dans l’expérience entière. Tout va bien en fait jusqu'au chapitre 2 et là... ça devient très très dur... Donc après s'être fait dérouiller plusieurs fois d'affilée sans rien y comprendre on vous propose le mode easy, qui ne change pas grand-chose à vrai dire.

On continue un peu, on se fait du mal, et puis quand le jeu vous propose vers le boss numéro 3 de passer en mode ultra easy, on a envie - et on ne se prive pas - de laisser tomber la manette pour passer à autre chose.

On dirait que le jeu est rattrapé par Taito et son approche définitivement Arcade du jeu vidéo. Il faut bien comprendre que la difficulté dans un jeu Arcade est là pour inciter le joueur à dépenser son argent pour arriver au bout. Elle a un intérêt plus économique que ludique, c’est pour ça que souvent les pics de difficulté se situent au 3ème niveau, le temps pour le joueur de faire connaissance avec le jeu, de l’accrocher et de lui dire que s’il veut voir la suite il va falloir passer à la caisse. Mais ici ça n’a aucun sens, tout le monde l’a compris depuis la NES, mais apparemment pas Taito.

Là où ce mécanisme devient absolument risible et inadmissible, c’est que le jeu en arrive à proposer un mode Ultra Easy. Dommage dommage, mais on peut considérer que si un jeu inclut un mode Ultra Easy, c'est qu'il sait pertinemment que le mode normal est déjà beaucoup, beaucoup trop dur...

 

Bref c'est fort déplaisant de laisser tomber le titre à cause de ça. Car l'histoire avait l'air originale, intéressante et le reste s’en sortait bien. La production reste au niveau d’une série B, un jeu sans grande ambition qui ne comblera personne. Trop lent pour les inconditionnels des salles d’Arcade qui pesteront sur les phases d’histoires et trop dur pour les gens qui attendent une expérience narrative.

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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