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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 20/11/16 à 14h15

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Genre : GTA

Année de sortie : 2004 (PS2) ; 2015 (PS3)

Concepteur : Sam Houser ??

Développeur : Rockstar North

Editeur : Rockstar Games

Support : PS3 (pour cette review)

Nombre de joueur : Solo / Multi

Région : PAL

 

Enfin ! Oui, enfin j’ai fait (pratiquement) le tour de San Andreas ! Ça n’aura pas été de tout repos, ça m’aura pris 10 ans nom de dieu. Oui, 10 ans !

 

Les années 90, NWA, Cypress Hill, 2PAC et consorts explosent les charts avec leur gangsta rap énervé et revendicateur. L.A. s’embrase et les ethnies se tirent dessus dans des Drive By depuis leurs Low Riders recouvertes de flammes violettes. C’est à ce moment-là que Carl Johnson (C.J.) rentre au bercail depuis la côte Est pour l’enterrement de sa mère.

Mais avant de pouvoir mettre les pieds sur le tarmac il est embrigadé par des flics pourris qui lui font porter le chapeau du meurtre de leur collègue pour le faire chanter. Pour être leur Pute comme on dit. Une fois rentré au quartier, il comprend que son gang est en train de mourir, écrasé par les autres familles des ghettos alentours. C.J. n’écoutant que la voix de la raison, va tout mettre en ½uvre pour redorer le blason de sa cité et imposer la couleur verte sur Los Santos.

Souvenez-vous, GTA, la série irrévérencieuse est connue pour son humour et sa critique acide de la société qu’elle dépeint (et oui, pris dans ce contexte, le scénario est bon). Sinon vu au premier degré, on dirait quand même le script de n’importe quel film de cette période. Alors on va dire que tout ça, c’est fait exprès, calculé et on va rester sur le 20eme degré.

Pour le reste de l’histoire, je ne vais pas vous la raconter, vous l’avez sûrement déjà tous fait. Non la vraie histoire, c’est celle de ce jeu et du comment j’ai fait pour pas le finir avant, gros joueur de GTA depuis sa découverte sur Game Boy color dans mes années de jeunesse, à jouer sous la couette muni d’une monstruosité du genre Booster Boy pour y voir quelque chose.

Il y a deux problèmes qui se sont posés lors de mes premières tentatives de GTA SA. La première, matérielle, est que le jeu plantait systématiquement quand j’atteignais la deuxième ville. Après 2 achats de jeux en occaz qui m’ont fait la même chose, je me suis dit que c’était ma console qui supportait pas. Puis quand même, quelques années après je m’y suis repenché dessus et… ben j’ai pas du tout accroché avec l’ambiance.

Pourtant tout est là pour me plaire, moi jeune français de classe moyenne blanche. Mon rêve d’être un gangster américain était à portée de main ! Mais non, rien n’y a fait, les enjeux de l’histoire de C.J. ne me faisait ni rire ni rêver. Pire je ne comprenais même pas les décisions chaotiques et stupides que mon personnage prenait simplement pour mettre en place une mission.

Encore pire ! Les aller-retour interminables et incessants me firent sauter au visage le caractère vide et futile de cette map immense et sans grande beauté. L’impression de faire des Fetch Quest était plus que pesante. Les personnages ne m’engageaient pas, ils n’avaient que peu de charisme et surtout, SURTOUT, c’était plus laid et bien moins fun que le jeu sorti juste avant, maitre-étalon en ce qui me concerne, Vice Fuckin’ City !

Alors certes depuis que j’ai vu Scarface un jour au collège, j’ai toujours voulu être un trafiquant de poudre de Miami, mais l’univers n’est pas seul responsable.

Dans San Andreas, tout est grand, tout est long, tout est trop. Ce jeu, pour moi, est l’exemple typique du fait que ce n’est pas forcement mieux quand c’est plus grand. C’est mieux quand c’est bien foutu. Si l’on compare à Vice City, la carte est immense mais, malgré les heures passées sur SA, je n’ai jamais réussi à bien me repérer, ou à faire un trajet sans regarder le GPS. Dans Vice, au bout de quelques heures, se rendre à tel ou tel endroit était d’un naturel époustouflant, ce qui permettait de fait une immersion exceptionnelle. Les îles étaient bien pensées, bien découpées et on les apprenait au fur et à mesure. Bref l’équilibrage parfait de la liberté mesurée.

Mais trêve de mauvais points pour le jeu, la sortie sur PS3 m’a fait retomber dans mes travers, je l’ai pris et me suis dit que cette fois, pas d’excuses j’irai jusqu’au bout, je ferai les trucs cool à faire à coté, bref j’allais le suriner. Et c’est ce que j’ai fait. Mais ce ne fut pas toujours une partie de plaisir.

Déjà disons-le tout net, le jeu est atrocement vilain, d’autant plus de l’affichage en « HD » sur la PS3. Ça pique les yeux comme de la sauce burrito dans les rétines. Alors non seulement il est vilain techniquement (comme il l’était déjà à l’époque) mais j’ai aussi eu très peu d’intérêt pour la direction artistique. En effet, Rockstar semble se chercher dans cet épisode, ne sachant pas trop quelle position prendre entre le côté un peu cartoon jusqu’ici de la série et la vision réaliste qui va clairement être affichée par la suite dans GTA IV.

Bref le jeu oscille un peu entre deux styles et il en ressort pour moi terne et peu attractif dans l’ensemble.

Au niveau jouabilité, bon ben comme vous le savez, avant GTA IV ce n’était pas super brillant, notamment dans les scènes de gun fight. Mais bon, on s’habitue plus ou moins à la physique aléatoire et au système de visée.

L’histoire quant à elle, comme dit au début est de mon point de vue sans intérêt, elle permet simplement de prendre les meilleurs moments des films du genre et de les faire jouer à C.J. tout au long de son périple.

En fait bizarrement tout ça se déroule plutôt bien jusqu’à la dernière partie du jeu. Le dernier chapitre, après vous avoir fait faire le tour de la région, vous demande de revenir à Los Santos pour faire le ménage une bonne fois pour toutes. Et là je ne sais pas vous, mais ça m’a passablement fait chier !

Déjà, parce que depuis qu’on est parti en panique de Los Santos au début du jeu, on n’y a jamais refoutu les pieds (sauf si vous êtes masos et que vous avez fait de multiples aller-retours pour vous occuper de votre gang - qui ne s’occupe pas de vous lui). Donc pour pouvoir finir le jeu, il faut conquérir assez de territoires pour déclencher les dernières missions. Le problème, c’est qu’à ce stade, je n’en avais personnellement plus rien à foutre de mon gang. J’ai un casino à Las Venturas, une concession etc… Je m’en fous ! Rien à branler de tuer des gens sans raison dans la rue pour déclencher des petites guéguerres. Tout au long du jeu, C.J. a level up dans la hiérarchie du crime pour justement ne pas être dans ces petites guerres de quartier sans intérêt.

La futilité du meurtre gratuit m’a sauté aux yeux pour la première fois dans un GTA ! Oui, pour la première fois, le jeu me disait noir sur blanc d’aller tuer des gens dans la rue par paquets de 12 pour pouvoir avancer. Alors oui des membres de gangs rivaux, mais ça m’a vraiment dérangé. Enfin, je deviens sensible peut être.

Donc j’ai quand même fait ça, conquérir des territoires Ad Nauseam, jusqu’à pouvoir finir l’histoire bien peu passionnante de C.J.

Donc après avoir passé des dizaines d’heures dessus, je peux maintenant être conforté dans mes sensations d’il y a quelques années. Un jeu qui est TROP grand pour être fun, qui nous prend pour un postier et un idiot, qui a de bons moments, voire de très bonnes scènes, mais qui n’est pas à la hauteur de Vice City. Souvent cité comme le meilleur de la série, ce n’est pas mon point de vue. C’est un très bon jeu, mais certainement pas dans le top 3 des GTA.

Tout comme le Gangsta Rap original de la West Coast, le jeu se serait perdu dans une folie d’en vouloir trop, plus loin, plus grand mais en perdant le fond de son propos et la qualité de ses rimes ? Rien n’est moins sûr.

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Commentaires

Édito

 

Quand on atteint la trentaine et que ça fait plus de vingt ans qu’on joue à la console arrive un moment où on se rend compte qu’on n’a pas eu le temps de jouer à tout ce qu’on a acheté. Alors c’est cool il y en a plein les armoires de la NES à la PS3 et puis ça s’entasse et puis on en rajoute encore et encore. Les années passent, il faudrait jouer à tout, mais la tâche est laborieuse, que dis-je, TITANESQUE, j’irais même à dire que c’est une hérésie !!

 

Un jour on se dit qu’il va falloir s’y mettre sinon ça n’a aucun sens tout ça ! Ca va nous permettre surtout de jouer à des jeux qu’on a acheté en se disant « Putain faut trop que j le fasse celui-là !! » et qui ont fini sur l’étagère à prendre la poussière avec ses congénères.

 

On va les finir ces putains de jeux, quelque soit l’époque, le style ou la console, on s’en fout faut que ça se passe, faut faire de la place pour pouvoir acheter d’autres jeux avec l’esprit tranquille parce que la collection dépasse les milles pièces et qu’avec la crise et le taff sous payé, on n’est pas près de lâcher 500€ pour une nouvelle génération alors qu’on n’a pas fait la moitié de ce qui a été produit jusqu’ici !

 

Bref si il n’y avait que les jeux, mais à côté des jeux y a les films et les livres qui s’accumulent, les vide-greniers pour se balader le week-end, les cash-converters à aller explorer pendant la pause déjeuner, bref trop de trucs à jouer, lire, voir, écouter, boire…

 

Alors à chaque fois qu’on finit un jeu on mettra le test en ligne, même si il ne fait que 2 lignes parce que le jeu ne mérite pas plus, et sur le blog on mettra tout le reste, enfin, vous verrez bien.

En tout cas, on rattrape le retard, enfin, on essaie.


Mais bon, ENOUGH SAID !!!!

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