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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Si vous suivez le blog vous savez qu’on aime bien au 47 acheter des jeux improbables, notamment sur PS2. En effet la grande dame noire a semble-t-il un catalogue de jeux tellement étendu que chaque virée dans une cash nous fait tomber sur des perles du jeu vidéo. Alors bien sûr on prend la plupart parce que les jaquettes nous font bien rire et aux prix pratiqués aujourd’hui, c’est moins cher que les disques de démo dans les magazines de l’époque.

Alors pourquoi bouder son plaisir, essayons ces choses étranges, ces jeux que nous ne connaissions pas, qui n’ont pas eu de couverture publicitaire à leur sortie et qui sont aujourd’hui oubliés, pour la plupart à juste titre.

Dans cette rubrique on fera des séries de 5 reviews flash, ou sur un jeu unique si on tombe sur quelque chose qui a du potentiel.

Allez c’est parti. pour les 5 premiers:

  • ·        Mountain Bike Adrenaline
  • ·        Minority Report
  • ·        New York Race
  • ·        Savage Skies
  • ·        X-treme express

Mountain Bike Adrenaline Featuring Salomon

PS2 - 2007

Comme son nom et sa jaquette l’indiquent, on a à faire ici à un jeu de VTT de descente. Pourquoi avoir tenté le coup me direz-vous ? Tout simplement parce que je me rappelle avec encore du temps passé sur la démo de « No fear downhill mountain biking » sur PS1. Le jeu procurait beaucoup de plaisir malgré ses limites techniques et j’espérais retrouver un peu de ça ici.

Comme vous l’avez compris ce n’est effectivement pas le cas. Pourtant, on se dit que pour un jeu sans trop d’ambition, il y a moyen de faire quelque chose de pas trop dégelasse. Faisons simple. Dans un jeu de VTT de descente il faut quoi ? Des VTT bien sûr, et des grosses descentes dans les montagnes où ça va vite, ça dérape dans des ornières et ça décolle sur des grosses bosses.

Bref, pourtant rien de très très compliqué. Mais ça, c’était sans compter avec le désir des développeurs de nous faire vivre le VTT de façon réaliste. C’est-à-dire de galérer. Alors au lieu de faire des tracés bien larges où le joueur va dévaler comme un bourrin en faisant voler des cailloux, ils ont préféré dessiner des pans de montagnes à première vue larges et ouverts. Super donc ! Pas vraiment, en fait parce qu’on se retrouve à suivre les flèches dans des chemins extrêmement étroits pour passer les check points.

Si vous additionnez ca à un vélo qui est aussi maniable qu’un tractopelle, et une gestion des collisions qui vous fera reset la course à chaque fois où un bout de polygone frôle un brin d’herbe, vous avez compris que le jeu mérite bien les oubliettes.

 

Minority Report

PS2 - 2002

On continue crescendo avec ce jeu à licence. Et malheureusement on sait tous ce que ça veut dire. On pourrait penser que pour un film de science-fiction avec un budget pareil, les gars responsables du marketing en auraient profité pour lancer un chantier digne du support de base, c’est-à-dire le livre et/ou le film. On aurait pu se retrouver face à un digne héritier d’Half Life ou de Deus Ex vu le matériel d’origine. Mais non, bien sûr.

Déjà, ce qu’il faut noter, et surement la seule bonne idée de ce titre, c’est que le jeu ne suit pas la trame du film. C’est généralement la meilleure option pour faire une adaptation en jeu. Effectivement, ça permet de mettre de côté la grammaire cinématographique et de bâtir un scénario adapté au support. Bref, ça partait surement d’une bonne intention.

Malheureusement, dès les premières minutes de jeu, le joueur déchante. On notera le plus obvious en premier temps, c’est-à-dire les graphismes. Hideux, pour être polis, et ça n’a rien à voir avec son âge. Le soft est d’une laideur à peine croyable, que ce soit techniquement ou artistiquement.

Vient ensuite la prise en main désastreuse. Sous forme de TPS / Beat them all lambda, le jeu n’avait qu’à appliquer une des recettes de la concurrence pour marcher correctement. Mais non, c’est absolument injouable et ennuyeux.

Un échec total donc pour ce jeu, qui aurait pu être quelque chose de grand, si jamais le bénéfice purement marketing n’avait pas été le seul moteur du projet de développement.

 

New York Race

PS2 - 2001

On passe à quelque chose d’un peu moins sale bien que dérivé d’un film. New York Race est un jeu de courses futuriste qui se place dans le monde du 5ème Elément. Les scènes en taxi volant dans une New York excessivement inspirée avaient fait frémir tout le monde. Un jeu qui partirait de ce point de départ pouvait être une bonne idée.

On se retrouve donc au volant du taco pourri de Corben Dallas pour faire des courses endiablées entre les buildings. Alors pour être honnête, on se rappelle rapidement de Descent pour ce qui est du pilotage. Et c’est un peu ça le problème. Les contrôles sont trop peu précis pour pouvoir piloter véritablement de manière convenable. Les circuits sont plutôt serrés en termes de largeur mais très étendus en hauteur. Ce qui pose problème au niveau de la machine c’est la distance d’affichage. Pas assez forte pour que le niveau soit lisible convenablement, il est difficile d’anticiper.

En résulte un jeu de course, presque fun, qui aurait gagné à être peaufiné un peu plus.

 

Savage Skies

PS2 - 2002

Hum Savage Skies, on est presque dans le jeu acceptable là. Oui, on y est presque.

Le jeu commence sur une looooongue mise en situation scénaristique, trop longue, pour vous présenter au final 3 royaumes qui s’affrontent pour la domination. En découle un choix de personnage qui a prêté allégeance à l’un ou l’autre des royaumes et donc 3 scénarios différents.

Un bon départ donc, un choix judicieux, pour un jeu de tir à dos de dragon. Le jeu se déroule dans un monde classique d’héroïco fantasy à base de guerriers barbus, de magiciens chauves et de dragons donc. Rien de très foufou, un setup classique mais efficace.

Vous dirigez donc un dragon, pour aller détruire les vagues d’ennemis qui arrivent en face de vous dans un jeu de simulation de vol. Les différents niveaux ont des objectifs à remplir, de type protection ou destructions de cibles, ça reste classique mais agréable.

Le jeu est donc dans cette grande catégorie des soft pas mal mais pas top. Rien de trop grave à noter, mais rien de palpitant manette en main. On n’y restera donc pas trop longtemps.

 

X-treme Express

PS2 - 2001

Dans la catégorie des distributeurs à mauvaise presse, on peut dire que Midas est un concurrent de poids. Pourtant c’est grâce à ce genre d’entreprise qu’on peut accéder à de petites merveilles de temps en temps. C’est ici le cas. Oui j’ose les mots et je ne comprends pas le test disponible sur Jeu video .com. A croire que la personne en charge n’y a pas joué ou en tout cas n’a pas compris le concept d’un jeu d’arcade.

Alors pour rappel, même si je sais qu’on est en bonne compagnie, un jeu d’arcade c’est un gameplay simple, efficace, assez profond pour qu’il y ait une compétition technique en VS et une action souvent rapide et délirante.

C’est pile poil ce que propose Xtrem Express. Vu la jaquette je m’attendais à me servir du disque pour effrayer les oiseaux, mais non ! C’est une petite tuerie ! Imaginez, des dizaines de trains, une bonne dizaine de courses et de la bataille de wagon à grand vitesse.

Le concept et tout bonnement génial. Au départ, 4 trains s’élancent sur les rails en parallèle. A chaque croisement de rail ils peuvent bifurquer pour changer de voie, c’est-à-dire à peu près toute les 5/10 secondes. Dans les virages, il faut anticiper le déport de votre machine avec une jauge qui indique le centre de gravité. Attention au déraillement si vous arrivez comme un bourrin dans les virages !

Le jeu est simple à prendre en main mais pas si facile à maitriser. Les courses sont folles, rapides, nerveuses. Bref un pur jeu d’arcade totalement barré dont seuls les Japonais ont le secret.

 

A se procurer de toute urgence donc pour les personnes un peu curieuses !

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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