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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 20/11/16 à 14h15

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Non, je n’ai pas honte d’avoir commencé véritablement la série Fallout avec le 3 ; non, je n’ai pas honte non plus de l’avoir beaucoup apprécié ce Fallout 3 et non, je n’ai pas honte d’avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans New Vegas.

En 1997, je n’avais pas de PC et j’étais en pleine période Super Nintendo. Habitué aux consoles depuis ma tendre enfance (malgré un démarrage sur Atari ST que l’on peut considérer comme une console à mon avis), je n’eus l’occasion de m’essayer à la série emblématique que quelques années plus tard, alors accaparé par les JRPG PlayStation. Trop habitué à ce modèle de RPG, je n’avais pas saisi l’étendue de Fallout et de son univers.

La série ne m’étant pas inconnue, mais pratiquement cantonnée à la scène PC (sauf pour un spin off, plutôt moyen sur la génération PS2), lors de l’annonce de Fallout 3 sur console, je franchissais le pas. Vivement critiqué pour son parti pris action par les vieux de la vieille, je ne comprenais pas où était le problème. Je comprends encore difficilement tant le jeu est beau, vaste, bourré de secrets et remplit à merveille son rôle de simulateur d’exploration. La carte est criblée de découvertes et le scénario bien qu’avec un final très classique, agréable avec de véritables bons moments. Bref, pour moi Fallout 3 restera dans ma mémoire comme un excellent jeu de rôle. C’est donc après avoir passé plus d’une centaine d’heures dessus que j’accueillais Fallout New Vegas avec fébrilité, d’autant plus qu’il était reconnu comme un bon épisode par les même gens qui trouvaient le 3 fade.

Sortant donc de mon marathon sur les terres dévastées de Washington, j’enchainais directement sur les terres dévastées du Mojave. La claque fut rude. Apres quelques heures de jeux, je remisais Fallout New Vegas sur l’étagère. La sauce ne prenait pas, le contexte était passable, l’ambiance ne me plaisait pas. Mis trop tôt au sortir du 3 ? En attente d’autre chose ? Plus attiré par la côte Est que la côte Ouest (toujours préféré Biggie à 2Pac) ? Je ne sais pas, mais le premier contact ne m’avait pas embarqué.

Quelques années plus tard, à l’annonce de Fallout 4 en fait, je me suis retourné vers mon Fallout 3 en me disant qu’une nouvelle partie serait bienvenue. Mais, dans un instant de lucidité, ma main glissa jusqu’au jeu rangé à côté, New Vegas. Allez, il fallait bien que je m’y mette un de ces jours ! Que j’arrive à comprendre pourquoi les fans de la série le plaçaientau-dessus de l’épisode 3. C’est donc plein d’espoir que je le remis dans la console (oui désolé je l’ai fait sur 360).

Après avoir démarré une nouvelle partie, refait quelques missions pour avancer assez vite au point où j’en étais resté, j’en ai eu marre. Oui, encore une fois. Mais là où je m’étaisarrêté la dernière fois, je choisissais de prendre la tangente et d’aller explorer les terres dévastées au hasard, une de mes activités favorites dans le 3. C’est à ce moment-là que j’ai compris ce qui avait cloché avec ma première approche.

Etrangement, l’histoire que l’on nous narre dans New Vegas semble plus dirigiste en ce sens où les premières heures vous cantonnent plus ou moins à faire des allers-retours sur une route au sud-ouest de la carte. Alors que le jeu prend véritablement son envol une fois que vous commencez à remonter vers le nord, en direction de Vegas. Impatient, j’avais donc traversé tant bien que mal des passages où mon personnage ressemblait à une brebis égarée dans une meute de loups, mais j’avais redécouvert le plaisir de la découverte (vous avez vu ? redécouvrir le plaisir de la découverte…).

Oui, tout s’explique. Tout se met en place lentement. Le contexte est beaucoup plus complexe que dans le 3. Les factions, leurs ambiguïtés et leurs relations, la ville de Vegas, ces dirigeants et leurs discours, tout est long à mettre en place. Mais une fois tout ça absorbé, HOLY SHIT IS IT GOOD ! Comme diraient nos amis outre-manche.

Il est totalement exclu ici que je fasse une review exhaustive des expériences que propose New Vegas, mais je comprendsaisément pourquoi la communauté le place au-dessus de mon chouchou (qui malgré tout restera mon chouchou, c’est comme ça, je préfère l’ambiance du 3 c’est tout). Les missions sont beaucoup plus diversifiées avec des impacts constants sur le jeu et votre manière de jouer. Vos compagnons ont de vrais backgrounds, les factions sont intéressantes et le joueur est constamment tiraillé s’il veut rester comme tout le monde Neutre Bon dans ses actions.

La manière d’aborder les missions est elle aussi beaucoup plus libre et dans l’ensemble mieux pensée en ce sens ou vous pouvez vraiment passer les ¾ du jeu sans flinguer personne, ce que j’ai fait, pour résoudre des conflits.

Enfin, une fois dans Vegas tout ceci devient encore plus flagrant et poussé. Le jeu politique entre les dirigeants, prendre les décisions qui vous incombent pour changer la cité ou au contraire ne rien faire pour rester unspectateur voyageur. Rien ne vous est imposé ou forcé, c’est à vous de choisir, c’est à vous qu’est donné le pouvoir de changer la face du jeu ou pas. Bref l’ambiance du jeu avait enfin fait son petit effet sur moi et j’ai enchainé les heures et les heures de jeu encore une fois. Que du bon dans cette aventure, sauf son départ laborieux et son pitch de départ qui laisse peu de chance au joueur non averti d’entrevoir le potentiel de ce qui l’attend. Mais il est d’une richesse extrême et fourmille de détails exquis et d’idées brillantes, le tout étant de vite sortir de la situation initiale.

Le final de l’histoire, aussi bourrin que celui de son ainé couronne une aventure exceptionnelle qui vous fera voir du pays et en voir de tous les couleurs. Reste pour moi, une ambiance à laquelle j’accroche moins que dans le 3, allez savoir pourquoi (les gouts et les couleurs vous savez…) mais à laquelle on s’attache.

 

Bref, si vous avez eu la même expérience que moi en essayant New Vegasaprès le 3, faites-vous un peu violence quelques heures et vous découvrirez le c½ur véritable qui bat sous le sable du Mojave. Un de mes meilleurs amisa eu exactement la même réaction que moi, mais lui n’y est pas retourné, ce serait dommage de faire la même bêtise.

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Commentaires

Joniwan
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Joniwan
Je lui fait le même reproche qu'au 4. Le final n'est à mon sens qu'un commencement, là ou tu concluais quelque chose et que tu avais même un gros épilogue dans le 3.

Édito

 

Quand on atteint la trentaine et que ça fait plus de vingt ans qu’on joue à la console arrive un moment où on se rend compte qu’on n’a pas eu le temps de jouer à tout ce qu’on a acheté. Alors c’est cool il y en a plein les armoires de la NES à la PS3 et puis ça s’entasse et puis on en rajoute encore et encore. Les années passent, il faudrait jouer à tout, mais la tâche est laborieuse, que dis-je, TITANESQUE, j’irais même à dire que c’est une hérésie !!

 

Un jour on se dit qu’il va falloir s’y mettre sinon ça n’a aucun sens tout ça ! Ca va nous permettre surtout de jouer à des jeux qu’on a acheté en se disant « Putain faut trop que j le fasse celui-là !! » et qui ont fini sur l’étagère à prendre la poussière avec ses congénères.

 

On va les finir ces putains de jeux, quelque soit l’époque, le style ou la console, on s’en fout faut que ça se passe, faut faire de la place pour pouvoir acheter d’autres jeux avec l’esprit tranquille parce que la collection dépasse les milles pièces et qu’avec la crise et le taff sous payé, on n’est pas près de lâcher 500€ pour une nouvelle génération alors qu’on n’a pas fait la moitié de ce qui a été produit jusqu’ici !

 

Bref si il n’y avait que les jeux, mais à côté des jeux y a les films et les livres qui s’accumulent, les vide-greniers pour se balader le week-end, les cash-converters à aller explorer pendant la pause déjeuner, bref trop de trucs à jouer, lire, voir, écouter, boire…

 

Alors à chaque fois qu’on finit un jeu on mettra le test en ligne, même si il ne fait que 2 lignes parce que le jeu ne mérite pas plus, et sur le blog on mettra tout le reste, enfin, vous verrez bien.

En tout cas, on rattrape le retard, enfin, on essaie.


Mais bon, ENOUGH SAID !!!!

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