The 47 Org

Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 08/09/17 à 19h21

Retard gaming

Ajouter aux favoris
Signaler
Retard Gaming (Jeu vidéo)

Non, je n’ai pas honte d’avoir commencé véritablement la série Fallout avec le 3 ; non, je n’ai pas honte non plus de l’avoir beaucoup apprécié ce Fallout 3 et non, je n’ai pas honte d’avoir eu beaucoup de mal à rentrer dans New Vegas.

En 1997, je n’avais pas de PC et j’étais en pleine période Super Nintendo. Habitué aux consoles depuis ma tendre enfance (malgré un démarrage sur Atari ST que l’on peut considérer comme une console à mon avis), je n’eus l’occasion de m’essayer à la série emblématique que quelques années plus tard, alors accaparé par les JRPG PlayStation. Trop habitué à ce modèle de RPG, je n’avais pas saisi l’étendue de Fallout et de son univers.

La série ne m’étant pas inconnue, mais pratiquement cantonnée à la scène PC (sauf pour un spin off, plutôt moyen sur la génération PS2), lors de l’annonce de Fallout 3 sur console, je franchissais le pas. Vivement critiqué pour son parti pris action par les vieux de la vieille, je ne comprenais pas où était le problème. Je comprends encore difficilement tant le jeu est beau, vaste, bourré de secrets et remplit à merveille son rôle de simulateur d’exploration. La carte est criblée de découvertes et le scénario bien qu’avec un final très classique, agréable avec de véritables bons moments. Bref, pour moi Fallout 3 restera dans ma mémoire comme un excellent jeu de rôle. C’est donc après avoir passé plus d’une centaine d’heures dessus que j’accueillais Fallout New Vegas avec fébrilité, d’autant plus qu’il était reconnu comme un bon épisode par les même gens qui trouvaient le 3 fade.

Sortant donc de mon marathon sur les terres dévastées de Washington, j’enchainais directement sur les terres dévastées du Mojave. La claque fut rude. Apres quelques heures de jeux, je remisais Fallout New Vegas sur l’étagère. La sauce ne prenait pas, le contexte était passable, l’ambiance ne me plaisait pas. Mis trop tôt au sortir du 3 ? En attente d’autre chose ? Plus attiré par la côte Est que la côte Ouest (toujours préféré Biggie à 2Pac) ? Je ne sais pas, mais le premier contact ne m’avait pas embarqué.

Quelques années plus tard, à l’annonce de Fallout 4 en fait, je me suis retourné vers mon Fallout 3 en me disant qu’une nouvelle partie serait bienvenue. Mais, dans un instant de lucidité, ma main glissa jusqu’au jeu rangé à côté, New Vegas. Allez, il fallait bien que je m’y mette un de ces jours ! Que j’arrive à comprendre pourquoi les fans de la série le plaçaientau-dessus de l’épisode 3. C’est donc plein d’espoir que je le remis dans la console (oui désolé je l’ai fait sur 360).

Après avoir démarré une nouvelle partie, refait quelques missions pour avancer assez vite au point où j’en étais resté, j’en ai eu marre. Oui, encore une fois. Mais là où je m’étaisarrêté la dernière fois, je choisissais de prendre la tangente et d’aller explorer les terres dévastées au hasard, une de mes activités favorites dans le 3. C’est à ce moment-là que j’ai compris ce qui avait cloché avec ma première approche.

Etrangement, l’histoire que l’on nous narre dans New Vegas semble plus dirigiste en ce sens où les premières heures vous cantonnent plus ou moins à faire des allers-retours sur une route au sud-ouest de la carte. Alors que le jeu prend véritablement son envol une fois que vous commencez à remonter vers le nord, en direction de Vegas. Impatient, j’avais donc traversé tant bien que mal des passages où mon personnage ressemblait à une brebis égarée dans une meute de loups, mais j’avais redécouvert le plaisir de la découverte (vous avez vu ? redécouvrir le plaisir de la découverte…).

Oui, tout s’explique. Tout se met en place lentement. Le contexte est beaucoup plus complexe que dans le 3. Les factions, leurs ambiguïtés et leurs relations, la ville de Vegas, ces dirigeants et leurs discours, tout est long à mettre en place. Mais une fois tout ça absorbé, HOLY SHIT IS IT GOOD ! Comme diraient nos amis outre-manche.

Il est totalement exclu ici que je fasse une review exhaustive des expériences que propose New Vegas, mais je comprendsaisément pourquoi la communauté le place au-dessus de mon chouchou (qui malgré tout restera mon chouchou, c’est comme ça, je préfère l’ambiance du 3 c’est tout). Les missions sont beaucoup plus diversifiées avec des impacts constants sur le jeu et votre manière de jouer. Vos compagnons ont de vrais backgrounds, les factions sont intéressantes et le joueur est constamment tiraillé s’il veut rester comme tout le monde Neutre Bon dans ses actions.

La manière d’aborder les missions est elle aussi beaucoup plus libre et dans l’ensemble mieux pensée en ce sens ou vous pouvez vraiment passer les ¾ du jeu sans flinguer personne, ce que j’ai fait, pour résoudre des conflits.

Enfin, une fois dans Vegas tout ceci devient encore plus flagrant et poussé. Le jeu politique entre les dirigeants, prendre les décisions qui vous incombent pour changer la cité ou au contraire ne rien faire pour rester unspectateur voyageur. Rien ne vous est imposé ou forcé, c’est à vous de choisir, c’est à vous qu’est donné le pouvoir de changer la face du jeu ou pas. Bref l’ambiance du jeu avait enfin fait son petit effet sur moi et j’ai enchainé les heures et les heures de jeu encore une fois. Que du bon dans cette aventure, sauf son départ laborieux et son pitch de départ qui laisse peu de chance au joueur non averti d’entrevoir le potentiel de ce qui l’attend. Mais il est d’une richesse extrême et fourmille de détails exquis et d’idées brillantes, le tout étant de vite sortir de la situation initiale.

Le final de l’histoire, aussi bourrin que celui de son ainé couronne une aventure exceptionnelle qui vous fera voir du pays et en voir de tous les couleurs. Reste pour moi, une ambiance à laquelle j’accroche moins que dans le 3, allez savoir pourquoi (les gouts et les couleurs vous savez…) mais à laquelle on s’attache.

 

Bref, si vous avez eu la même expérience que moi en essayant New Vegasaprès le 3, faites-vous un peu violence quelques heures et vous découvrirez le c½ur véritable qui bat sous le sable du Mojave. Un de mes meilleurs amisa eu exactement la même réaction que moi, mais lui n’y est pas retourné, ce serait dommage de faire la même bêtise.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Commentaires

Joniwan
Signaler
Joniwan
Je lui fait le même reproche qu'au 4. Le final n'est à mon sens qu'un commencement, là ou tu concluais quelque chose et que tu avais même un gros épilogue dans le 3.

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

Archives

Favoris