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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 08/09/17 à 19h21

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Third birthday : Parasite Eve 3

A l'époque de l'annonce du jeu, autant vous dire que la sphère des joueurs RPG de l'époque PS1 a tout simplement pété un câble, sorti les mouchoirs ou le lubrifiant (ne soyons pas sexistes). Une des expériences RPG alternative les plus réussies de l'histoire allait enfin avoir une nouvelle suite.

Quand Square Enix a balancé les premiers trailers de gameplay, on a tous transpiréderrière nos écrans en se demandant ce qui avait bien pu mal se passer dans la tête des gens dans les bureaux de notre créateur de rêve. Alors certes, il y a eu un épisode 2 qui ressemblait plus à Resident Evil qu'à un Persona, mais bon, on s'est quelque part dit qu'avec le temps et avec le support PSP, la raison l'aurait emporté pour revenir à une base RPG.

Mais non, clairement on allait avoir droit à un Third Person Shooter. C'était en 2010, c'était la mode, ben voilà, Aya Brea en a pris pour son grade. De l’héroïne, ils n'avaient retenu que les flingues et sa plastique superbe. Bref, on n’était pas trop emballé. Une console en fin de cycle, un jeu acheté en solde, bradé, abandonné de tous… pour finir sur une étagère en attendant de se faire jouer, 6 ans plus tard, comme dans un voyage dans le temps.

Voyage dans le temps, qui est un des éléments clef du scénario. Le scénario, parlons en justement. Incompréhensible, voilà le qualificatif qui s'applique ici. Franchement, même en faisant un gros effort, on ne comprend pas grand-chose à part les grandes lignes. Des monstres apparaissent et détruisent New York, plus tard, alors qu'ils ont déjà plus ou moins gagné, une organisation envoi Aya dans le passé dans la peau des soldats de l'époque pour qu'ils changent l'histoire. Enfin ça c'est la base, et si vous pensez que ça n'a pas de sens, vous ne serez pas déçus par la suite. Bref, on s'en fiche pas mal de toute façon, car on aura vite fait de neplus rien comprendre et de ne pas y prêter attention. On se contentera de regarder les nombreuses et magnifiques cinématiques dont on a du mal à savoir si elles sont faites avec le moteur du jeu ou en CG.

L'habillage graphique est en effet extrêmement léché. La PSP en a dans le ventre et s’il fallait le prouver ce jeu l'illustre parfaitement. Pour l'époque et même encore aujourd’hui, le jeu est beau, il ne ralentit jamais même quand çapète de partout et les temps de chargements sont peu nombreux pour peu qu'on l'installe sur la console.

Le c½ur du jeu c'est le gameplay bien entendu. Ici, on est dans du TPS classique, des armes, du shoot, du lock (pour parer au manque de deuxième stick de la console), on se cache derrière des murets. Ça pourrait s'arrêter là mais non. Trois twists, légitimés par le scénar, nous donnent un peu plus de fun et de liberté d'action. Le plus important est l'overdive, qui permet à Aya de changer d'hôte à la volée. Concrètement, d'un simple bouton, vous pourrez changer de personnageinstantanément à partir du moment où vous avez des gens qui se battent à vos côtés. En général, comme vous incarnez un des soldats en lutte contre l'invasion, vous aurez des camarades à portée, pratique pour changer d'angle de shoot ou pour ne pas mourir.

Le deuxième élément est une overdive dans les ennemis qu'il est possible de faire quand l'ennemi en a pris pas mal dans la tête pendant un certain temps. Pareil, on presse triangle quand l'icône apparait et hop, on le fait imploser occasionnant de gros dégâts à la sale bête.

Enfin, une jauge se remplit, pour une fois pleine vous permettre de déclencher une furie où vous serez intouchable et occasionnerez de plus gros dégâts avec vos flingues. Rien de foufou mais toujours plaisant.

Ces trois éléments de gameplay, accompagnés d'une bonne dose d'armes customisables et d'un système de lock plutôt correct permet au jeu d'êtreagréable et jamais frustrant pour peu qu'on se donne la peine de chercher à jouer avec les options qu'on nous offre.

Reste le système de level up qui, pour le coup, ne sert à rien au niveau d'Aya. On level surtout notre niveau d'arme en fonction de celles qu'on utilise et cela permet d'acheter et débloquer d'autres armes du même type ou des améliorations.

Dans la partie configuration du joueur, on aura aussi droit à un système de customisation des skills passifs grâcesaux morceauxd’ADN récupérés pendant les overdives (oui je vous dis tout ça n'a pas de sens). Ça ne changera pas la donne, mais ça fait toujours plaisir de s'y plonger de temps en temps.

 

Que dire donc. On est face à un jeu qui aurait été moyen-plus voiragréable pour une licence inconnue. L'expérience est plaisante, unpeu répétitive sur la fin, mais reste de qualité. En tant qu'opus de Parasite Eve, ça n'amène rien, ça fait mal au c½ur des joueurs de l'époque et ça ne met personne d'accord. Mais si on oublie un peu les deux premiers jeux, alors on est devant une expérience de TPS cinématiqueplutôt sympa pour la portable de Sony.

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Commentaires

KingTeDdY
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KingTeDdY
Ca ne ressemble pas à ce que les gens attendaient pour Parasite Eve 3.
Normal, ce n'est pas Parasite Eve 3 mais The 3rd Birthday.

C'est un spin-off, c'est supposé être différent sinon y'aurait aucun intérêt de faire un spin-off.

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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