The 47 Org

Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

Ajouter aux favoris
Signaler
Retard Gaming (Jeu vidéo)

Inazuma Eleven

Un jeune homme aux cheveux fous, une étincelle dans les yeux et un délire monomaniaque de tout ramené à sa passion. Si ce genre de personnage ne vous dit rien, c’est que vous n’êtes pas nés dans les années 80, ou simplement que vous n’avez jamais ouvert un manga ou regardé un animé de votre vie. Si vous faites partie de cette frange de la population, alors peut être que quelques concepts vous échapperont dans le texte qui suivra, mais vous auriez tout intérêt à d’ores et déjà insérer la cartouche sans vous poser d’autres questions. Pour les autres donc, on se sent tout de suite à l’aise quand la cinématique d’introduction, en animé extrêmement léchée, nous présente une équipe de football d’un collège japonais qui n’y croit plus. Abandonnés au fond d’une cabane délabrée, des gamins au physique pas franchement athlétique sont en train de jouer aux cartes, à la console ou de manger. On est tout de suite dans l’ambiance de la loose, ça sent le vestiaire pour les bras cassésdu club de foot qui semblent bien s’en moquer.

Mais tout cela serait sans compter dans la foi inébranlable de leur capitaine, un jeune bien dans ses crampons, avec des cheveux en épi tenus par un bandeau et qui semble vivre en permanence avec ses gants de gardien de but. Bref, un garçon dont la raison de vivre pourrait se résumer à un mot : Football. Un léger traumatisme de l’enfance l’ayant profondément plongé dans un délire apparemmentcontagieux, qui lui fait voir la vie du côté du ballon rond. Pour Marc Evans (et oui, Marc Evans, on y revient un peu après), pour Marc Evans donc, tout, absolument tout donc peut être transmis, partagé, vécu grâce à la balle en cuir et l’esprit d’équipe qui va avec. Ça donne chaud au c½ur, çaredonne foi en la jeunesse et ça nous fait penser que parfois, plutôt que de s’embêter à travailler toute la journée, on ferait mieux de se retrouver entre potes, pour aller se faire une partie, que c’est ça la base et pas des millions d’euros venus de la destruction de notre belle planète.

A ce niveau-là de la critique, vous vous dites surement que l’auteur est un dingo du football, qu’il a des affiches de Ronaldo en slip dans sa chambre et qu’il supporte son équipe locale depuis qu’il est petit. Mais vous êtes bien loin du compte car croyez-le quand il vous dit que le foot pour lui, c’est avant tout un sport de gens sans personnalité, de supportersdébiles, de gros sous et de joueurs idiots extrêmement trop payés. L’auteur n’y a jamais joué, rarement souffert une diffusion de match et a été mis à l’écart par les gars cool de la cour de récré depuis son plus jeune âge pour ce désintérêt affiché du sport roi, comme certains l’appellent.Malgré donc cette aversion pour ce sport, quelques arguments de poids ont penché dans la mise en route de la cartouche.

Déjà quand un studio comme Level 5 nous promet un RPG sauce Pokémon, on a envie de savoir de quoi il en retourne. De plus, l’enrobage animé/manga et les bandes annonces qui nous montrent clairement l’orientation nekketsu (click droit copié/collé dans Google pour les non-initiés) du bordel, alors on craque et on teste. Le piège c’est qu’une fois le jeu lancé, c’est parti pour une bonne quinzaine d’heures de plaisir. On aurait pu remplacer le football par tout autre sport que ça n’y aurait rien changé, le jeu est bon, le plaisir est là à tous les niveaux.

Le jeu est donc un RPG à la sauce Pokémon. On remplacera juste les Poket Monster par des joueurs à recruter et les séances de captures par des défis pour leur montrer qu’on n’est pas des amateurs. Le système de jeu dans la partie exploration/recrutement est assez basique et bien fichue. Rien de faussement compliqué, ici on se balade, on ramasse des objets et on aide son prochain pour l’amour du foot et de l’humanité. Qui dit RPG dit aussi combats aléatoires et expérience. En effet, le vice est poussé jusqu’au bout, car dans un jeu qui n’aurait pas eu le courage de pousser le délire, on aurait pu s’attendre à des combats à base de bagarre entre collégiens pour faire progresser vos personnages. Mais non, Level 5 assume et les combats sont enfait des petits défis où il faudra marquer un but, prendre la balle à son adversaire ou bien défendre sur une période de temps et un espace de jeu restreints avec une équipe de 4 joueurs. Le tout donne de l’expérience à toute l’équipe, même le banc des remplaçants, ce qui évite les sempiternelles sessions de leveling fastidieuses et disons le franchement inutiles.Tout est bien pensé à ce niveau, même si à la longue, les défis se remportent vite et deviennent un peu monotones.

Qui dit jeu vidéo et Nekketsu dit aussi apprentissage de techniques spéciales à base de ballons enflammés, défense ninja avec démultiplication du joueur etc. Tous ces éléments jouissifs ne seront pas de trop pour affronter des boss, matérialisés ici en match grandeur nature équipe contre équipe. Le système de jeu est intuitif et bien foutu, les phases de football tout simplement gérées à coup de stylet sur l’écran tactique sontcalibrées comme il faut et si le temps réel peut parfois vous déborder, une pause permet de prendre son temps pour réorganiserles trajectoires et donner les instructions. On est rarement frustré sauf par nos équipiers qui font parfois n’importe quoi, comme êtrehors-jeu en faisant des appels de balle ou courir vers le point de corner alors qu’ils devraient être au centre prêt à patater le gardien d’une volée sans contrôle.

Chaque chapitre se déroule de la même façon, ce qui est un peu répétitif sur la fin mais tient la route tout au long de l’aventure. Un joueur débarque, on veut qu’il joue avec nous parce qu’il a en lui lepouvoir de déformer le ballon rond en ovoïde capable de transpercer le filet. Mais il ne l’entend pas de cette manière, alors on va le convaincre, on va pleurer, pour finalement se taper dans le dos et aller apprendre une technique imparable pour vaincre la prochaine équipe à affronter.

Tout ça, c’est ce qui fait que le jeu marche aussi bien. Les nombreuses phases de cinématique, les petits scénarios par personnage et les épreuves clichés mais jamais désagréables vous font aimer vos joueurs. Ils vous renvoient aussi au meilleur des mangas de sports de votre jeunesse, Olive et Tom en tête. Et ce n’est pas un hasard, car comme on le disait au début du texte, le protagoniste principal s’appelle Marc Evans et son rival puis ami, Axel Blaze. Ouais, ça ne déconne pas, ça claque ! Et c’est ça qui est bon, c’est le soucis de nous faire kiffer par des traductions toujours justes qui touchent nos c½urs de gamins qui voulaient eux aussi marquer un dunk après 4 épisodes dans les airs, sauter à 4 mètres au-dessus du filet pour faire un smash ou planter un tir façon pégase dans les buts pourris du terrain vague à côté de la maison. Et là on nous y autorise, on nous y encourage et on nous récompense pour ça !

 

Vous l’aurez compris, qu’on aime ou pas le foot n’a que peu d’intérêt, le jeu se parcourt sans mal, le plaisir est là pour qui aime l’animation japonaise et les jeunes pleins de rêves qui savent plus fort que tout qu’il sont faits pour accomplir une destinée exceptionnelle. Ici, ce sera de débarrasser la ligue de football « Football frontier » de l’infâme manager Ray Dark en lui faisant mordre la pelouse à grand coup de phrases qui font briller les yeux et grâce à la force de l’amour entre humains unis autour d’une même passion. On aime, on valide et on repart au côté de Marc et son équipe pour des heures d’aventure sans problème.

Voir aussi

Jeux : 
Inazuma Eleven
Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Commentaires

Narga
Signaler
Narga
Pas fan de football à la base, j'ai adoré ce jeu.
J'ai du coup tout les épisodes Inazuma Eleven sur DS et 3DS.
J'adore surtout le deuxième épisodes qui a un scenario particulièrement savoureux, à savoir d'envoyer les adolescents de Raïmon affronter les Aliens à coups de ballons mystique :D

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

Archives

Favoris