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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 09/12/17 à 20h56

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Quand j’ai vu Olli Olli pour la première fois, je n’y ai même pas prêté attention. Tout d’abord, parce qu’à ce moment-là précis je commençais en à avoir ras le baggy des jeux « indé » à petit budget qui tournent souvent autour d’une DA minimaliste et d’une seule idée, et que celui-ci rentrait clairement dans la catégorie. Ensuite parce qu’en tant qu’ex-gros skateur de niveau respectable et après avoir passé plus de 10 ans de ma vie à bouffer du bitume, j’ai une sainte horreur des jeux arcades sur le sujet même si ils sont de moins en moins présents sur le marché du JV. Certes j’ai bouffé du Tony Hawk à foison dans ma jeunesse, mais c’était faute de mieux et depuis la série Skate dont on attend fébrilement un jour une suite, rien n’est venu de frais sous nos pouces. Alors on croise vite fait ce jeu à l’apparence de jeu Smartphone (et oui dans ce cas-là, je le dis en tant qu’insulte), de endless runner avec un skate, de petit jeu sans intérêt et je l’enterre loin dans le cimetière du dédain bien au fond de mon cerveau.

Puis, je traine sur Nolife et je tombe sur la critique du jeu, par Moguri. Bon je vais le dire tout de suite comme ça c’est fait, j’aime beaucoup Moguri, Médoc et la clique du Rôle playing gang. Des tests toujours très soigneusement écrits et des délires dans le bon ton, différent et qui ne prend pas les auditeurs pour des cons. C’est un peu élitiste parfois, mais ça fait du bien d’avoir plusieurs mots de trois syllabes dans la même phrase alambiquée comme il faut. Bref on n’est pas là pour parler de ça mais bien de Olli Olli.

Du coup la critique dithyrambique de Moguri qui analyse le jeu comme pratiquement dans la veine d’une simulation parce qu’il faut être propre sur les replaques qui sont prises en compte, que les niveaux sont exigeants, tout en restant fun comme un bon jeu arcade, me font revenir sur mon jugement hâtif et je prends la chose sur Vita.

Vous vous demandez pourquoi je vous raconte ma vie au lieu de parler du jeu, simplement, pour vous faire comprendre qu’en matière de skate et de jeu de skate je maitrise bien le sujet et qu’en matière d’avis extérieur, personne ne pouvait plus m’inciter à prendre et aimer le jeu qu’El Mogurito.

 

Alors bon, on lance une partie, on se demande un peu ce que c’est. Ah ouais, il faut penser à appuyer sur un bouton pour que ce soit propre à la replaque, ok c’est fun, un peu, ça change, ça se passe… On fait les niveaux… ok, on passe en mode difficile… bon… En plus y a des bugs, parfois le saut passe pas à certains endroits, ça nique un peu le délire vu que le gameplay se veut très exigeant, ça doit être dû à la Vita.

Ouais bon, en fait c’est un runner à contrainte quoi, mais sur un skate. Bon très bien. Ça fait combien de temps que j’y joue là ? Une après-midi, environ 4h total ? Et sinon y a quoi à la TV ? Ah, le nouveau 18+ est dispo sur NOCO, très bien, ben je vais mater ça plutôt et je rejouerai tout à l’heure.

En fait depuis je n’y pas retoucher. En effet, toutes les craintes que j’avais à priori sur ce jeu sont fondées et justifiées. Un contenu très léger, des niveaux qu’il faut apprendre par c½ur, mais une fois fait, il n’y a plus d’intérêt de les refaire. Le gameplay, bien que sympa en reste très, trop léger pour intéresser le fan de skate et le jeu est peut-être un peu trop exigeant pour intéresser les joueurs de passage. On se retrouve avec un jeu moyen sans grand intérêt, sans être non plus désagréable. Pas de déception, juste une confirmation. Mais où sont passés les jeux ambitieux…

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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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