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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 08/09/17 à 19h21

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Et voila la fin, pour les courageux qui ont suivi jusqu'au bout!

 

Sixième cercle

 

Nous voilà reparti, confiant de notre route vers le parc d'attraction. Ça tombe bien, je me ferais bien une barbe à papa, petit gourmand va ! Le parc d'attraction ? Attends ça me rappelle quelque chose. Mais oui, bien sûr, le rêve du début, là où je me suis viandé comme une pine dans le premier trou qui passe (je me demande encore comment j'ai fait). Mais quelle belle mise en scène imprévue, que de rebondissements, que de... Ok, ok, j'arrête de tailler en mettant de la mauvaise foi.

 

On arrive au parc d'attraction qui est donc une redite du rêve du début de partie et là où ça m'aurait troué le cul, genre, ça aurait été fabuleux, si, au moins pour le premier écran, ou au moins pour quelques secondes, le jeu nous dépossédait de nos mouvements et reproduisait ce que nous avons fait comme parcours dans le rêve, histoire de nous dire : hé les gamers, vous n'avez aucun pouvoir, tout est écrit, tout est prévu, vous n'êtes que des marionnettes et non pas les acteurs. A cela, il y aurait eu double discours sous-jacent, entre le fait que l'acteur que vous êtes n'est qu'en fait un objet défini par un programme et que Heather n'est pas, comme on l'a vu depuis le début, responsable de sa course mais qu'elle est bien manipulée (plus ou moins subtilement, mais vu qu'elle est con comme une huître on lui dit d'aller là et elle y va) par les personnages extérieurs qui se servent d'elle. Bref le déroulement est immuable.

 

Revenons au jeu qui ne s'est pas permis ce genre d'artifice, ce qui ne lui aurait pas fait de mal donc de mon point de vue. On repart à l'exploration du parc, qui est une première en ce qui me concerne. Tout va bien on à droit au gros monstre, au jump scare et aux actions à base de chaines attachées à des manèges pour ouvrir une porte. Terrain connu donc mais plutôt plaisant jusqu'à, oui, jusqu'à... la maison hantée. Bon que dire à part qu'on va visiter une maison hantée dans un jeu d'horreur qui se place dans une ville hantée, on ne peut pas faire beaucoup plus cliché, sauf en mettant un panneau avant chaque porte qui dirait : Bouh ! On a compris on veut nous faire peur, mais au final ça nous fait rire cette accumulation. Surtout à la fin quand le couloir qui devient rouge vous tue sans trop de raisons et trop de compréhension. Vu que je suis un gros connard qui aime bien fouiller un peu partout et essayer des trucs, je suis bien mort 3 ou 4 fois histoire d'essayer la fausse porte et le passage qui va du mauvais côté, on sait jamais et à chaque fois tu te retapes la maison en entier histoire que ce soit fluide. Une fois dehors, frasque foutraque, blabla, on arrive devant un personnage connu (on va pas spoiler) qui est blessé. Réaction normale d'Heather : attends je vais aller appeler une ambulance...

 

Après s'être écrasé frénétiquement la tête contre le mur du salon jusqu'à ouverture de la boite crânienne pour essayer d'extraire le souvenir de cette réplique de notre cerveau, on revient devant l'écran et on constate que même les scénaristes ont dû se dire que non, là ca ne passera plus ce genre de conneries et le personnage blessé répond donc, dans le style : Non mais ça sert à rien t'as pas vu que y a que nous dans la ville ? Que j'aurais personnellement ponctué par : Espèce de droguée ! Non mais redescends bordel, t'as pas vu ce qui se passe autour de toi ou quoi !?

 

On finit par une séquence étrangement gore dans un carrousel, (une des meilleures idées du jeu de mon point de vue) et des boss totalement in-inspirés, classique des classiques mais je ne voudrais pas gâcher le plaisir.

On touche au but, ce n'est pas trop tôt bordel.

 

Septième cercle

 

La chapelle, antre de la luxure religieuse la plus totale, nous ouvre enfin ses portes. On retrouve Claudia qui nous explique des trucs importants pour l'histoire avant de partir par la porte du fond. On la suit, on trouve un confessionnal où il se passe une scène plutôt intense dans la sensation de mal être qu'elle procure (comme quoi quand je trouve du bon je le dis aussi). Puis, on repart dans le dark world.

 

L'espace parait grand au premier abord avec beaucoup de portes, un nouveau monde à explorer, mais finalement, pas vraiment. On rencontre une fois encore Vincent qui essaie de nous convaincre qu'il est de notre côté, venant d'un gars qui apparemment habité au sous-sol d'une chapelle païenne dans le monde obscur, ça parait peu probable mais certes, puis on repart sur les traces de l'enfance de Heather. Une fois des cartes de tarot collectées on ouvre une porte et on arrive sur la scène finale, où, une fois n'est pas coutume, je n'ai pas compris la première fois ce qu'il fallait faire.

 

Apres avoir découpé la vielle au katana histoire de voir et pris un game over de plus, j'ai essayé tout ce qu'il y a avait dans l'inventaire et miracle, nouvelle cinématique, bien gore et totalement improbable, mais apparemment, on peut vomir un f 1/2 tus...

Le boss final se présente à nous et comme d'hab., il vous reste assez de soin et de cartouches pour le bourriner à foison alors faites-vous plaisir.

Une fois fini, on retrouve nos potes, on enterre papa et tout va bien dans le meilleur des mondes.

Que c'est beau.

 

Mouais, bon.

 

Ici je devais faire une conclusion:

 

1.    Avec tout ce que je viens de dire sur le jeu, vous savez à peu près ce qu'il y aurait dedans donc c'est inutile.

2.    Si c'est juste pour bitcher un peu plus, ça va être lassant.

3.    Le jeu n'est pas aussi mauvais que ce que je laisse entendre et j'ai quand même apprécié, c'est juste que comparé à SH2, on est clairement un gros cran en-dessous et que c'est frustrant.

5.    On ne va pas tarder à attaquer le 4 donc je compte garder quelques cartouches pour celui-là.

6.    Bon jeu à tous c'est quand même un titre à faire pour tout fan de survival.

 

Mais au lieu de ça, j'ai essayé de comprendre pourquoi le jeu ne m'a pas tant plu que ça. La réponse est simple. Là où SH2 plaçait un protagoniste auquel je pouvais m'identifier facilement de par son humanité profonde, ses faiblesses, sa culpabilité et ses questionnements, SH3 me met aux commandes d'une gamine débile totalement à côté de la plaque qui ne montre pas vraiment qu'elle a peur ou que le monde dans lequel elle évolue est étrange et horrible. Du monstre ? Normal. Des gens qui me parlent dans des téléphones débranchés ? Normal. Des personnages qui me connaissent et qui me disent plein de choses invraisemblables ? Normal. Alors on pourra dire que c'est à cause de qui elle est et que c'est donc enfoui en elle tout ça, qu'au final elle connait déjà ce monde et ces gens, mais ça ne change rien. Pour moi, m'identifier à Heather c'est comme essayer de m'identifier à Patrick Sébastien, c'est impossible. Quand à avoir ne serait-ce que de l'empathie pour elle et donc créer un lien « affectif » avec elle, c'est tout bonnement impossible car justement, elle ne semble jamais inquiète ou en danger, ou alors on ne le ressent pas.

Voilà pour moi, bonne descente à Silent Hill !

Voir aussi

Jeux : 
Silent Hill 3
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Commentaires

Atred
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Atred
Quand le troll vient du cœur on y trouve forcement un peu d'amour!
Effectivement SH 2 est bien trop bon pour qu'on compare les autres avec, je promets de ne pas (trop) pourrir le 4.
Spooky54
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Spooky54
Le 5 est une bouse mais Downpour est nettement au-dessus et touche du doigt, parfois, la même grâce que les premiers épisodes.
Le Gamer aux Mains Carrees
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Le Gamer aux Mains Carrees
Joli trolling, réalisé avec plus d'amour que de haine, de déception que de méchanceté.
Preuve qu'on ne s'arrête pas au démontage en règle : tu m'as donné envie de reprendre ma partie.

Et puis bon, rendons-nous à l'évidence : aucun survival ne peut rivaliser avec SH 2, car il est encore au-delà. :wub:
Joniwan
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Joniwan
Bon.

J'ai commencé par le 3. Ensuite le 1, puis le 2.

Je l'ai trouvé génial du début à la fin. Je n'avais pas non plus ton expérience passée sur ces titres. Tout cela pour dire (et je ne l'ai pas dit avant) que tout ton article, les 7 parties, m'ont juste fait penser à un gros troll bien gras.

J'ai aimé ce jeu, je peut comprendre qu'on le critique (après tout, c'est le 3e volet), mais j'ai trouvé ça un peu facile par moment ^^ Enfin bon, tu le dis toi même, il est tout de même plutôt bon :)

Attention avec le 4, ne place pas la barre trop haut. Comme ça tu pourrais être très agréablement surpris :)

Par contre, pour le 5 et downpour, courage (je n'ai même pas fini downpour :/)
b2zo-almendha
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b2zo-almendha
SIlent Hill 2 et 3 je voulais dire au début de mon post...
b2zo-almendha
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b2zo-almendha
Perso j'ai autant aimé Silent Hill et Silent Hill 3 qui sont pour moi les deux meilleurs de la série, mais j'ai tout de même une petite préférence pour le deux car on incarne un héros et parce que la fin...
Atred
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Atred
Merci :) c'est vrais que ça aide à comprendre mon point de vue. Le jeu reste très bon néanmoins!
Donald87
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Donald87
ta conclusion pour expliquer le moindre intérêt que tu as eu est pleine de bon sens ;)

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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