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Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 15/10/17 à 15h49

Retard gaming

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Retard Gaming (Jeu vidéo)

Je reviens à moi, je suis face à cette pourriture de Vaas, je prête vaguement attention à son speech, mais j’ai d’autres préoccupations. Une putain de corde relie un rocher à ma jambe et on est au bord d’un précipice. Merde, tout ça parce que je voulais aller faire une petite session parachute avec mes frères et mes potes.

 

En arrivant je ne pensais pas que ça finirait comme ça, on était là pour passer du bon temps. Tout d’abord ça a été l’échappée pour sortir de ce camp de la mort, c’est Grant qui en a fait les frais. Enfoiré de pirate de merde, quand je vois sa gueule de punk attardé j’ai envie de la lui couper. Une fois sorti de cet enfer, j’ai couru jusqu’à en perdre haleine mais juste avant j’ai planté mon premier gars. Comme on dit, la première fois ça fait toujours mal, mais aujourd’hui ce n’est plus le cas. Le peuple indigène m’a recueilli et je me suis formé petit à petit, au début, j’avais du mal à tuer un foutu fourmilier, aujourd’hui je découpe des ours à la machette et je chasse des panthères à l’arc, alors ce n’est pas un camé comme Vaas qui va me foutre les chocottes. Le petit blanc issu des classes aisées américaines est mort. Tu m’as laissé partir pour t’amuser Vaas, tu croyais jouer avec moi, mais tu vas regretter ta vanité. D’ailleurs ce n’est pas tout, il a fallu que je rencontre le reste de la famille, au bout de quelques missions pour que les habitants locaux finissent par m’accepter comme un des leurs, ils ont voulu me présenter à la reine mère, en l’occurrence à leur chamane ou leur prêtresse, une fille un peu étrange mais qui m’a mis sur le sentier de la guerre. Depuis je me sens de mieux en mieux, je ressens la jungle, je me nourris de l’ile et j’ai oublié de vous dire, je me la tape, elle m’a pas laissé trop le choix en me faisant partir avec des drogues plutôt coriaces mais, je ne me suis pas trop forcé. Quand je vois que son connard de frère me raconte des sornettes sur la définition de la folie, pfff, si seulement je pouvais bouger je l’étriperais avec mes mains.

 

Mais bordel, qu’est-ce que tu fous, non, attends, merde, touche pas à ce putain de rocher ! Ok ok, j’ai compris la folie c’est quand on fait toujours la même chose en pensant que le résultat sera différent, c’est très profond espèce de connard, très profond, non, déconne pas ! Fais chier, je reviendrai Vass tu m’entends, je reviendrai d’entre les morts et je te crèverai même si je dois t’arracher la jugulaire avec les dents, PUTAIIIINNN !!!

 

Pendant la chute je vois toute ma vie défiler, enfin, surtout les derniers jours, les antennes qui révèlent les iles immenses, les attaques de postes de garde des pirates, en finesse parfois sans se faire repérer, parfois comme un porc et ça passe aussi, tout dépend de comment on le sent. Cette putain d’ile trop vivante, qui nous pourrit, qui nous nourrit, qui nous rend fou, on part pour aller cueillir des plantes et on se fait agresser par des bêtes sauvages. Avec un peu de chance, si on arrive à courir assez vite, on peut les amener faire joujou avec des pirates de passage. Un peu moins de chance et on tombe dans un trou où on trouve un temple caché avec des reliques, des lettres, un ancien bunker japonais. Bref ca fourmille de vie et de chose à faire partout, tout le temps, ça en est presque déprimant, je me dis que je n’arriverais pas à découvrir tout ce qu’il y a sur cette ile.

 

Bordel, la chute est longe, je revois mes amis que j’ai pu sortir un à un des griffes de ce chien de Vaas et de son boss. Je revois les courses en buggy, le médecin maboul et l’agent de la Cia, les vols en deltaplane et les voyages à pieds au milieu de la jungle, caché dans les buissons, comme un animal, à parler avec mes armes. Comment ça fou ? Non je ne suis pas fou. Non, ça ne finira pas là, je vais remonter, et je vais finir cette merde. C’est lui qui a voulu tout ça, pas moi. Mais bordel je me sens libre, je me sens vivre pour la première fois de ma vie. Qu’est ce qui m’arrive. Et ce tatouage qui grandit au fur à mesure de mes compétences, comme si j’étais possédé, comme si j’étais dans un rêve, drogué, dirigé par mon instinct profond de prédateur acculé dans ses derniers retranchements.

L’eau m’explose au visage, la corde n’est pas bien nouée, je me détache sans trop de problème, bordel Vaas quand je sors de là je vais te faire la peau une bonne fois pour toutes, c’est mon ile ici, tu as eu ta chance mon ami.

 

Comment ça je parle tout seul devant mon écran ? Qui es-tu ? Tu veux quoi toi, tu fais quoi au milieu de la jungle, comment ça on mange ? Quoi chérie ? Faudrait que j’arrête de jouer un peu ? Ouais t’as pas tort. J’en pense quoi du jeu ?

 

 

 

Ben Far Cry 3 ce n’est pas le reverse gang bang avec une dizaine de schoolgirls virginales barely legal dans une hutte tropicale au bord d’une plage de sable blanc avec comme seuls décors les cocotiers et la mer turquoise dont on rêve le soir dans nos fantasmes humides. C’est plutôt un trip un peu dégueu entre potes en Thaïlande qui tourne mal, on prend du plaisir, on fait des trucs qu’on n’aurait jamais essayés dans d’autres conditions et on se permet d’abuser sur la boisson, la drogue et les putes parce que personne ne nous a clairement défini les limites, de toute façon, il n’y  a pas de limite. Alors tu passes du bon temps, très bon même, mais tu t’attends à chopper un truc pas net à la sortie. Ben chérie, pourquoi tu le prends mal ? Comment ça la s½ur de Vaas elle a les seins a l’air… mais doudou… attends

 

 

Voir aussi

Jeux : 
Far Cry 3
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Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

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