The 47 Org

Par Atred Blog créé le 13/09/13 Mis à jour le 16/11/17 à 20h51

Retard gaming

Ajouter aux favoris
Signaler
Retard Gaming (Jeu vidéo)

Il y a des moments comme ça, en magasin, où on laisse tomber nos convictions et nos recherches Google. On se prend à refaire des trucs des années 90, quand on était gamins. On passe dans les rayons, on regarde les jeux, on tourne les boîtes, on lit le dos des jaquettes.

On tombe sur un jeu qui est inconnu au bataillon malgré les heures passées sur les sites spécialisés. Ça a l’air cool quand on regarde les images et qu’on lit le descriptif. Le prix est dans la classe des petits budgets et c’est écrit « version complète » avec les DLC dont un qui s’appelle Motorhead.

Mais qu’est-ce que c’est que ce Victor Vran par un développeur qui ne me dit rien, qui se donne des atours de Diablo like et se permet de faire une campagne annexe sur un des plus gros groupes des années 70/80?

Du coup, on tente le coup, juste pour voir, juste parce qu’on a envie de jouer à ce truc en regardant la jaquette qui pourtant est assez générique, alors qu’on en a jamais entendu parler.

Effectivement une fois le jeu en route, c’est à peu près tout ce que j’avais imaginé que ce serait.

Les développeurs bulgares de la série de gestion parodique Tropico ont dû se lever un matin et se dire : hey les gars, si on faisait un hack and slash ?

La discussion de leur directeur Jean Benoit Hardcore qui a suivi devait a peu près ressembler à ça :

-        Brain storming pour le H&S les gars dans la salle Kaliakra !

-        Jean Michel Gameplay tu prévois quoi ?

-        Ben moi, j’avais prévu que le joueur avance et tape des monstres.

-        Ok mais il nous faut un truc en plus là !

-        Euh… on va dire qu’il peut sauter ?

-        C’est totalement con et inutile dans un H&S j’adore !!!

-        On la garde alors la fonction saut ?

-        Oui oui, et fait le qu’il puisse rebondir sur les murs avec 2 sauts on sait jamais.

 

-        Jean François Système De Kombat (c’est un noble d’une grande lignée), t’en penses quoi de tout ça ?

-        Alors moi je verrais bien deux armes, une dans chaque main et on switch de l’une à l’autre à la volée.

-        Cool, j’aime, ensuite ?

-        Ben après classique quoi, des pouvoirs, tout ça, comme dans les autres jeux du genre.

-        Super, super, t’es un bon toi, et avec le saut ça t’inspire des trucs ?

-        Non, que dalle.

-        Bon c’est pas grave on dira qu’il peut pas taper en l’air.

-        Ok, je retourne jouer à Diablo alors.

-        Super.

 

-        Jean Kevin Leveldesign il est où ?

-        Il est pas là, apparemment sa femme l’a quitté je sais pas quoi, ça va pas fort.

-        Ok ben c’est toi le stagiaire ? Tu vas nous faire des niveaux. C’est quoi ton nom déjà ?

-        Jean Luc Sanspersonnalité.

-        Ah oui, ben voilà t’as du boulot, carte blanche. Et n’oublie pas de mettre des passages un peu secrets cachés derrière des arbres, des dénivelés pour qu’on utilise le saut, même si ça sert juste à passer au-dessus d’une porte qu’on aurait pu simplement détruire. OK ?

-        Oui Monsieur, je vais aller m’inspirer de tout ce qui a été fait chez les autres.

-        Impec je te fais confiance, tu vas aller loin petit.

 

-        Jean Claude Scenario t’en es où sur le background ?

-        Ah ben moi c’est plié, t’as pas lu les post-its que je t’ai laissés sur le bureau ?

-        Ah oui c’est vrai. Ben écoute tu t’es pas fait chier mon cochon.

-        Bof, les gars ils s’en foutent, on leur met des monstres, un personnage avec un chapeau qui a l’air vénère et mystérieux, ils sont contents t’inquiète.

-        C’est pas con ça.

-        Tant que j’y suis j’ai fait la DA aussi, générique, tranquille, cimetière, ville en ruine, grotte de feu, grotte de glace, grotte de terre. Les gars vont pas trop se perdre quoi.

-        Mais c’est génial ça ! Beau taff, on sent que ta dépression va mieux.

-        Qu’est ce qui nous manque du coup… Ah ben des monstres, tu prends aussi ?

-        Oui oui, araignée, vampire, squelette, gargouille, les classiques, de toute façon un sac à point de vie, on s’en fout de la tête qu’il a.

-        Euh… bon ça marche.

 

-        A ben, Jean Pierre Musiquestandard t’es chaud c’est bon ?

-        Oui c’est fait j’ai trouvé une appli qui faisait de la musique d’ambiance j’ai tout fait en une demi-journée. Du coup je me suis dit, on va mettre un narrateur en voix off qui parle au joueur ça va être drôle.

-        Ouais on lui fera faire des blagues.

-        Ok ok, mais ça a pas déjà été fait ça ?

-        Si si mais le nôtre il sera vraiment drôle ! Genre quand tu repasses sur certaines zones, ou que t’y reste trop longtemps il te ressort les même blagues et tout, tu verras ça va vraiment ajouter un petit truc en plus au jeu.

 

Bon voilà, le jeu est trèèèèèèèèèès standard. Très, trop en fait.

Tellement qu’on a l’impression de jouer à une espèce de version beta d’un concept. Si le H&S devait se définir de manière moyenne, pour faire comprendre le concept à quelqu’un, on prendrait ce jeu. Il n’apporte ni n’enlève quoi que ce soit au genre. Il ne peut donc être ni bon, ni mauvais. Il est plaisant, il fait passer le temps, c’est tout ce qu’on peut en dire. Aucune personnalité ne s’en dégage, à l’image de son héros standard au possible dont on se fout éperdument.

Malgré tout, on y joue, comme hypnotisé par la répétitivité de l’action dans un rythme acceptable. On avance, on tape, on loot, au final, on en retire pas grand-chose mais c’est mieux pour passer son temps que regarder du Hanouna à la TV.

 

Et puis il y a Jean Benoit Hardcore qui est arrivé au bureau 3 mois après, encore bourré de sa nuit de beuverie après la mort de Lemmy.

-        Hey les gars ! Faut faire un hommage à Lemmy.

-        Euh… c’est qui ?

-        Putain les gars Motorhead quoi bande d’incultes.

-        Ah ouais, mais on fait pas Rockband nous.

-        On s’en fout, c’est quoi le jeu qu’on a sorti déjà là, celui dont personne ne se souvient ?

-        Victor Vran ?

-        Ouais ben voilà on va faire un DLC Motorhead  pour Vran.

-        Mais ça n’a aucun sens !

-        Ta gueule, c’est qui qui te paie ? Ouais, c’est moi, alors tu me fais ça vite discute pas.

 

On se retrouve dans un monde créé à partir des histoires que raconte Lemmy dans ses chansons. Le hub est un bar, où il est assis au bout du comptoir. Derrière ledit comptoir, il y a Lloyd Kaufman, légendaire producteur de la société Troma Entertainment,  parce que pourquoi pas. Ça va être lui la voix off de cet épisode. Lemmy n’ouvrira pas la bouche, sûrement parce qu’il n’était pas au courant, ou peut-être déjà mort à l’époque de la création du jeu.

Enfin bref tout ça est découpé en 3 zones où vous devez vous battre contre 3 boss et libérer ce monde de la guerre éternelle blablabla.

A part la musique qui est bonne (normal c’est du Motorhead), il n’y a pas grand-chose à en retenir. Tout est très classique, même l’arme guitare de Lemmy qui n’est en fait qu’une arme de tir déguisée.

On passera donc notre chemin sur ce petit jeu sans prétention. Seuls seront intéressés les fans hardcore de Hack and Slash qui ont déjà fini et re-fini toutes les autres productions du genre. Pas désagréable mais pas recommandable.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
47 Kustom (Jeu vidéo)

Avoir une collection de jeux c'est bien mais il faut penser à en prendre soin pour les conserver en bon état et jouable le plus longtemps possible.

Récemment, je faisais un tour dans mes jeux PSP et je me suis rendu compte que certains avait fini par craquer. Comme ceci :

Ce problème est assez récurrent pour les UMDs car largement dû à l'attache dans le boitier qui se clippe parfois non pas sur le dessus du jeu, mais sur la rainure de collage qui finit par craquer avec l'usure. Je suis alors reparti sur le net pour voir si des gens ont pensé à faire des boîtiers de remplacement. Effectivement c'est le cas. J'en ai donc commandé une dizaine sur eBay pour 3¤68 frais de port offerts !

Bon on ne risque rien d'essayer.

Ça arrive sous cette forme :

On les déboîte :

On profite du coup d'avoir accès à l'UMD pour lui mettre un petit coup de polish (un peu de produit pour nettoyer les vitres sur du sopalin comme pour tous vos CD/DVD).

On referme en remboitant le nouveau boîtier. Et c'est super propre. Effectivement ce n’est pas exactement le même boitier que l’original mais il y a un avantage. Je pense que c'est limite mieux que les officiels, parce que du coup on peut les ouvrir et fermer plus ou moins autant de fois qu'on veut si jamais le disque a un problème. Alors que pour ouvrir les originaux, il faut casser l’emboitage en force d’usine.

Pour le prix, c'est une validation sans appel du club de conservation du 47.

Ajouter à mes favoris Commenter (1)

Signaler
Vide grenier Sunday (Jeu vidéo)

Alors ce mois-ci, j’ai fait un seul post pour toutes les fabuleuses trouvailles en vide grenier que j’ai faites :

 

Une figurine Full métal Alchemist Banpresto d’Alphonse Elric DXF Yellow, ne me demandez pas ce qu’elle foutait là, franchement c’est improbable, tellement que le propriétaire n’avait aucune idée de ce que c’était.

Si quelqu’un est intéressé, MP moi, je vous fais un prix comparé à ce qui est trouvable sur eBay.

Des pins à 40 cts pièce.

 

Un RapidKit star wars jamais ouvert. A 1¤ ça ne mange pas de pain.

 

Et c’est tout. Ben oui, il fait un temps de merde et je n’ai plus d’argent alors, on ralentit sérieusement les achats.

 

J’ai quand même réussi à revendre pas mal de choses qui trainaient chez moi et j’ai gardé quelques euros pour me faire un peu plaisir, que vous trouverez dans ce post là : http://www.gameblog.fr/blogs/the47org/p_123882_le-coffre-du-47-d-octobre

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
Le coffre-fort du 47 (Jeu vidéo)

Ouverture du coffre, ta da da … daaaaaaa

Un peu plus vide qu’à l’accoutumée.

Ce mois-ci c’était mois de disette (et novembre est aussi un mois de disette je vous préviens à l’avance) grâce à l’augmentation ahurissante des taxes foncière et d’habitation dans mon coin de France. +25%, mais bien sûr les enfants !

Pour passer l’éponge j’ai vendu et je continue à vendre pas mal de trucs qui trainent et qui ne me tiennent pas à c½ur.

Cela dit, j’ai quand même décidé de prendre un pourcentage des sommes de revente pour me faire un peu plaisir entre deux plats de pâtes.

 

On commence par le coup de chance ? Les deux amiibos Samus return à prix normal. Ils sont trop beaux !!! Du coup j’ai craqué. Et Un Shulk aussi vous verrez prochainement pourquoi.

J’avais oublié de les mettre dans le coffre, mais la lecture habituelle mensuelle.

 

On passe à de la promo qui en plus m’a été payé par quelqu’un d’autre. Donc pour pas 1 euro j’ai pris dans un cash dans le bac « Buy 1 get 1 Free » :

Sur Xbox : Kingdom under fire The crusader, Forza 1 version promotionnelle, Furious Karting.

Sur Xbox360 : Battlefield Bad Company que j’ai toujours voulu tester mais jamais pris la peine d’acheter. Voilà c’est fait.

 

Dans un autre cash, je suis tombé sur quelques trucs pas cher qui me faisaient de l’½il :

Last action hero GB : que je n’avais pas et qui est une grosse bouse.

Private eye Atari 2600 : j’achète rarement (jamais en fait) de jeux Atari 2600. Déjà parce que je connais mal cette console, que la mienne ne marche plus (mais je compte la réparer) et aussi parce que je ne trouve pas souvent de jeux. Alors un jeu avec une jaquette pareille, qui promet de l’enquête avec des carrés de couleurs, complet en plus ? Pour une fois j’ai pris. Juste pour voir.

Pyjama Sam le héros du goûter. Oui je sais pas, je ne l’avais jamais vu avant, je ne connais même pas, et ça veut dire beaucoup quand on parle de la ludothèque PS1 que je connais comme ma poche. Ça veut dire deux choses en fait : soit c’est très rare, soit c’est vraiment de la merde (remarque ça peut être les deux à la fois).

Madden 2000 GBC, parce que complet et en bon état pas cher.

Un oubli de vide grenier : Blinx sans notice, comme un con j’ai pas vérifié. 5¤.

 

Le gros plaisir du mois :

Undertale version physique sur Vita qui est arrivé suite à ma précommande sur Fan Gamer il y a quelques temps.

Le jeu est magnifiquement accompagné du petit livret très bien fini. Si seulement Limited Run pouvait prendre un peu exemple et arrêter de nous envoyer des boites vides avec une trading card inutile à côté… On va y revenir bientôt, j’ai un coup de gueule à pousser d’ailleurs.

Je finis avec le craquage régressif : un album panini Yo Kai Watch saison 2. Ouais, parce que je suis comme ça en ce moment, je vais finir par sucer mon pouce. Et puis je peux donner mes doubles aux enfants de mes collègues hahaha.

Ajouter à mes favoris Commenter (3)

Signaler
Retard Gaming (Jeu vidéo)

A la demande générale du plus tordu et attachant des GameBlogers voici mon assassinat en régle.

Plague road fait partie de ce genre de jeux auxquels on n’a pas besoin de jouer jusqu’à la fin pour savoir à quoi s’en tenir. Au bout de deux heures laborieuses, j’ai posé la manette en disant : « Bon, ça suffit comme ça ».

Je ne vais donc pas faire une critique qui aurait comme conclusion que c’est mauvais, vous l’avez déjà compris. Par contre ce qui est intéressant c’est de voir pourquoi c’est mauvais.

 

Je vais évacuer tout de suite un point pour les fans du jeu s’il y en a. Si vous en êtes fan et que votre argument est de dire : « oui mais t’es pas allé au bout donc tu peux pas juger parce qu’à la fin blablabla », ma réponse est la suivante :

Si, pour qu’un jeu soit bien il faut que j’en voie la fin, ça veut dire qu’il n’est pas bien. Un jeu pour être bon doit l’être dans ses mécaniques et dans son plaisir en continu, tout au long de son aventure. Voilà, ça c’est dit.

 

Quand les créateurs ne comprennent pas leur créature.

Le c½ur du déplaisir de jeu que Plague Road fournit, c’est que les développeurs, ou en tout cas le Game designer n’a pas compris les mécaniques qu’il a choisies d’utiliser.

Pour faire un parallèle qui parle à tout le monde, c’est comme si un jeu de plateforme n’avait pas de plateforme. Imaginez un Mario en 2D sans plateformes ni gouffres, juste un sol plat allant de gauche à droite. Voilà à quoi me fait penser ce jeu.

Etudions les 2 aspects les plus incompris dans leur choix par ceux qui les ont choisis.

 

L’aspect Rogue like.

Pour rappel, un rogue like est un jeu qui génère aléatoirement ses niveaux à chaque mort ou redémarrage du niveau.

C’est simple en apparence et ça permet une re-jouabilité du titre.

Qu’est ce qui fait que cette mécanique est intéressante dans un jeu comme Spelunky ou Biding of Isaac par exemple ?

Dans ces deux jeux qui sont des modèles du genre, chaque salle que vous allez rencontrer sera un défi que vous ne pouvez pas prévoir. La disposition des pièges, des plateformes ou le type et emplacement des ennemis changent. Votre challenge change donc et vous devez rester sur vos gardes et vous adapter.

Les sorties des écrans changent aussi et vous demandent de découvrir le prochain en vous préparant à tout éventualité. C’est tout ceci qui fait le sel et l’intérêt du modèle rogue like.

Ici, nous avons des niveaux sans pièges, sans challenge particulier et des ennemis qui sont par zone, donc vous rencontrez toujours les mêmes, quel que soit le niveau généré.

Quand je dis niveau généré, il s’agit d’une surface rectangulaire avec pour seuls changement l’emplacement des portes pour en sortir et des arbres qui ne gênent en rien. Les personnes que vous pouvez ramasser et le nombre d’ennemis est aussi aléatoire.

Du coup, qu’apporte donc ce modèle à ce jeu ? Rien.

Ou plutôt il apporte une répétitivité constante, c’est-à-dire l’exact opposé de ce qu’il recherche en choisissant cette mécanique.

Si la zone générée n’a pas de spécificité, cela ne sert à rien de la générer aléatoirement !

On se retrouve à entrer et sortir de salles qui se ressemblent toutes, qui n’ont pas de personnalité et on est frustré quand on tombe dans un cul de sac ou dans une salle où il n’y a pas de malade à sauver. On a simplement l’impression de perdre son temps et de vite s’ennuyer.

De plus dans un jeu qui se veut un mix RPG/Tactical, quel est l’intérêt !?

 

Le tactical sans tactique.

Deuxième mécanique à évaluer, la mécanique de combat.

Déjà parce que vous allez en faire beaucoup trop, qu’ils ne servent à rien et ensuite parce que c’est un des axes de communication du titre.

 

Pour faire simple, quand vous rencontrez un ennemi, le jeu vous met dans une arène comme pour un Final Fantasy par exemple. L’arène ici est une grille et adopte les mécaniques du tactical RPG à la japonaise.

Vous avez donc :

·        Des points d’actions qui permettent de faire des mouvements au tour par tour.

·        La portée des attaques et des déplacements est limitée en nombre de cases.

·        Chaque action consome des points, etc…

Du classique sauf que, comme pour le rogue like, le Game designer n’a pas du tout saisi l’utilité et le concept même du tactical.

Prenons les cadors du genre, les pur et durs, comme Battle Ogre ou FFT.

Qu’est ce qui fait l’intérêt et le plaisir de jeu ?

La stratégie à adopter entre les ressources de notre groupe, les difficultés des conditions de la carte et malus/bonus de la topographie, anticiper les déplacements et actions adverses en termes de distances ou de zone et donc de tour de jeu.

 

Donc si je reprends Plague road :

·        La grille est minuscule : ce qui fait que quelle que soit la position dans laquelle vous apparaissez, dès le premier tour, vous pouvez toucher un ennemi et lui aussi, aucun intérêt de placement de troupe donc.

·        Les terrains sont plats : il y a des arbres de temps en temps mais vu la taille de la grille, cela n’affecte rien car vous pouvez les contourner sans perdre des tours.

·        Aucune stratégie défensive ou offensive selon les paramètres décrit plus haut.

Bref, on se retrouve à jouer comme sur un écran de tour par tour classique.

Sauf que c’est encore plus laborieux, il faut déplacer les personnages de temps en temps, ça peut servir à les protéger en les rendant inaccessibles derrière d’autres personnages de votre équipe.

Quant aux compétences de chaque personnage de votre dream team… bon ben c’est ultra simpliste en plus d’être très classique.

C’est donc sans intérêt et ici aussi le concepteur n’a pris que les outils sans en comprendre l’intérêt. Un désastre.

 

A ce point-là, je pourrais vous parler de la mécanique de sauvetage des PNJ, de la gestion de votre QG etc… mais ça n’en vaut même pas la peine parce que ça n’a rien d’innovant. Je n’ai pas essayé mais j’imagine que ça casse le jeu si vous staffez et grindez les Levels comme un porc.

Très mal géré ici aussi. C’est d’une lourdeur inutile :

·        Aller sur le niveau

·        Récupérer des gens inconnus

·        Rentrer à la base

·        Les découvrir (aucun intérêt autant qu’ils soient visibles de base, vous allez tous les libérer de toute façon)

·        Sélectionner les meilleurs pour votre équipe

·        Sacrifier les moins bons pour faire augmenter vos compétences…

·        Damned, qu’est ce qu’on se fait chier…

Alors qu’une équipe de 5 persos qui prendraient du galon à chaque combat aurait largement suffi. Pourquoi cette surcouche de gestion à la noix sans aucun intérêt putain !!

 

L’incompréhension m’étreint froidement face à tous ces choix aussi stupides qu’inadaptés…

Si l’histoire est bonne ? Je ne sais pas, je n’y ai rien compris dès le départ. Mais si c’est le cas, le jeu aurait gagné à « n’être qu’un modeste RPG classique » plutôt que de vouloir mettre sur sa jaquette et son descriptif que c’est un rogue like tactique.

Son point fort (ou faible ca dépendra des goûts) est sa direction artistique. Qu’elle plaise ou non, elle est très forte, très présente. Sûrement trop, ce qui rend le jeu flashy et confus.

 

Alors ma conclusion pour ce titre :

Si vous êtes un petit studio débutant, que vous avez une appétence pour les Directions artistiques puissantes et prenantes et que vous voulez raconter une histoire, soit vous faites du dessin animé hein, soit vous faites un RPG tour par tour avec un travail unique sur chaque zone et chaque salle de chaque zone.

 

Merci,

(drop la manette)

Bonsoir.

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
Vide grenier Sunday (Jeu vidéo)

Samedi matin, réveil à 9h.

 

Non je ne bosse pas, non je ne vais pas en brocante, non je n'ai pas match ce matin.

Je me lève car je dois aller récupérer sur Paris un petit jeu de société pour mon petit neveu, que m'a s½ur a déniché sur leboncoin.

Il est 10h30, quand avec mon quart d'heure de retard obligatoire je récupère enfin le jeu (https://www.jeuxdenim.be/jeu-FantomesPieges).

Pas trop envie de rentrer à la maison, il fait beau en cette matinée. Je check sur mon téléphone s’il n'y a pas des brocantes dans le coin, et j'en aperçois 2 à quelques minutes en voiture.

 

1ère brocante, assez petite, un 50aine d'exposants à tout casser, dès les premiers stands, j’aperçois Harry Potter et la coupe de feu, sur DS.

Je ne suis pas spécialement fan de la saga (pas du tout en fait… jamais lu les bouquins, jamais vu les films -sauf le 2- enfin bref, c'est pas trop mon truc), mais bon l’état est propre, je demande le prix : 1¤50. Par un tour de magie qui n'en est pas un, il finit en ma possession (j'ai payé hein !!).

 

Quelques mètres plus loin, je fouille dans un bac à terre contenant plein de figurines, et pour 3/4¤, je prends celles-ci qui me serviront à agrémenter mes étagères de jeux le jour où je me déciderai à en faire des dignes de ce nom.

 


"Leonardo se sert d'une tomate cerise comme d’un pouf, alors que Donatello semble préférer les bananes"

 

D'ailleurs s’il y en a qui savent quel est cet hydroglisseur (??), pouvez-vous me dire d'où ça vient, je n'en trouve pas sur le net, histoire de voir à quoi pouvait ressembler l'original, complet.

 

Je me dirige vers la 2eme brocante dans la ville d'à côté. A mi-chemin entre un marché aux puces et un vide grenier, je n'ai guère d'espoir, mais bon...

 

Je retrouve des figurines tortues ninja, mais à 3¤, pas spécialement dans un état nickel, je les laisse… Et puis la vendeuse n’étant pas des plus souriantes… elle apprendra à être commerçante.

 

J'arrive finalement sur un stand de tout et n'importe quoi, et je trouve ce Mini Ninja sur Xbox 360, pour 3¤.

 

 

 

Etonnament il n'est pas blistérisé, mais son certificat d'authenticité est toujours là, neuf donc.

 

 

Je finis cette brocante en passant devant un stand où un type revendait une partie de sa collection.

De bons jeux donc, mais les prix qui vont avec. Je ne m'attarde pas trop d'habitude, là je jette un petit coup d’½il, et je vois un Megaman X qui n'est pas étiqueté. Je demande le prix, le type me sort 50¤.

Je regarde le jeu, il a l'air vrai, mais je décline et je repose la cartouche. Il me dit je te le fais à 40¤. J’hésite, et puis je le prends finalement.

 

 

J'ai essayé quand je suis rentré chez moi, voir si déjà la cartouche marche, et oui, ça marche, et oui le jeu a l'air bon. Du peu que j'ai joué, il a l'air relativement plus facile que les Mega Man sur NES.

 

 

Je m’achète un sandwich et repars vers ma voiture.

 

Ça fait un bail que je n’étais pas venu dans cette ville, où je venais régulièrement voir des amis quand j’étais gamin. Il y a 3/4 ans, je m’étais arrêté dans un cash qui se trouvait à quelques dizaines de mètres d'où se trouvait la brocante. Je me dis que c'est dommage de rentrer maintenant sans y faire un tour, mais il semble avoir disparu.

 

Du coup je regarde dans mon téléphone s’il y a un cash dans les parages, et j'en trouve un dans la ville voisine.

 

Je ressors du cash avec :

 

 

Sur PS3 (2 achetés 1 offert) :

Enslaved: Odyssey to the West, 5¤

Sega Rally, 4¤

Monster Jam: Path of Destruction (on a un grand fan de Monster truck au 47 haha), 5¤

 

 

Sur PSP Geronimo Stilton: Le Royaume de la Fantaisie (cela fait un moment que je le recherchais dans une version non essential/platinum)

Sur PS2 : FF X (dans un très bon état, ça me fait un doublon, mais je n’étais pas sûr d’avoir le dvd bonus)

1.5¤ chacun

 

Et pour finir :

sur GBA : Bubble Bobble Old & New, 4¤

sur GameBoy : Q*bert, 3¤

 sur GameBoy Color : Return of the Ninja, 5¤

Ajouter à mes favoris Commenter (8)

Signaler
Autre (Divers)

Non c'est tout, vu que je pensais que GB appartenait aussi à sa communauté et qu'on le demande à peu prés tous...

Voilà c'est ici : http://www.gameblog.fr/blogs/intrigue/p_122975_persona-5-et-le-tarot

Bisous.

 

Ajouter à mes favoris Commenter (13)

Signaler
Questions existentielles (Divers)

Or « How the Nerd helped me grow”.

Cela fait très longtemps que je voulais parler de ce personnage important pour moi mais aussi pour vous sans que vous le sachiez peut être : James Rolfe. Beaucoup d’entre vous le connaissent pour la série The Angry Video Game Nerd, d’autres non-anglophones n’ont peut-être pas cette chance.

Plutôt qu’un article Wikipédia sur l’homme derrière les vidéos qui ont révolutionné le traitement du jeu vidéo sur internet (oui, à ce point), je voulais partager mon expérience avec sa production.

D’ailleurs, si vous ne le connaissez pas du tout, je vous conseille d’aller lire au moins l’introduction de l’article qui lui est consacré pour mieux comprendre de quoi je vais parler :

https://en.wikipedia.org/wiki/James_Rolfe : pas de version française malheureusement.

https://fr.wikipedia.org/wiki/The_Angry_Video_Game_Nerd

 

1.     La découverte

 

Nous sommes en 2006-07, étudiant en Irlande je passe mes journées à la bibliothèque / médiathèque de l’université. Je n’ai pas de connexion internet chez moi et je reste donc souvent très tard dans les locaux (comme dirait Coluche, j’y suis allé jusqu’à que ça ferme).

Mon niveau d’anglais de l’époque progresse doucement, de manière académique, mais aussi populaire entre les pubs et sorties quotidiennes avec des anglophones.

Dans la colocation, on est assez loin de L’auberge espagnole, on y reste pour tuer le temps et jouer à la console. J’avais quand même ramené une PS2 dans mes valises, on ne sait jamais.

Pour me mettre un peu plus dans le bain, il était évident pour moi de chercher des sites internet qui parlent de jeux vidéo. En France à l’époque déjà, il n’existait guère plus que JV.com et Gamekult. Je traine donc au hasard de mes recherches Google et tombe sur GameTrailers le mastodonte mais surtout sur ScrewAttack avec son chef de file, le charismatique Stutering Craig. C’est alors par ce biais et par leur collaboration que je découvre les premières vidéos du Angry Nintendo Nerd.

Quelle claque.

 

La première vidéo que j’ai vue, comme beaucoup de monde, fut la critique de Teenage Mutant Ninja Turtle. A l’époque ce fut une explosion de rire devant l’écran. Imaginez au milieu d’un CDI, il fait déjà nuit dehors, les couloirs sont un peu vides et là, un gars écroulé de rire sur sa chaise les écouteurs sur les oreilles.

Personne n’avait jamais rien vu de la sorte. Il faut se souvenir qu’à l’époque YouTube était à ses débuts, il n’était qu’un petit site de partage de vidéo comme les autres. D’ailleurs je ne regardais pas les vidéos sur YouTube mais directement sur Screwattack qui relayait les liens vers le site de James : Cinemassacre.com

Rapidement donc, je suis passé directement par le site source et suis allé découvrir le reste des vidéos. Je me rappelle encore du lay-out du site c’est assez risible aujourd’hui.

En colloc avec d’autre gamers, nous avons partagé cette découverte au cours de nos pérégrinations. Je peux dire sans me tromper qu’il y a une pierre énorme gravée AVGN dans la fondation du 47. Culte pour nous 3, nous y faisons référence en permanence, nous avons tous les épisodes en tête et les connaissons pour beaucoup par c½ur.

 

2.     The Angry Nerd

La porte d’entrée dans le monde de James Rolfe pour moi comme je viens de le dire fut l’AVGN. Alors pour les gens qui ne savent pas ou qui ne comprennent peut-être pas pourquoi ce fut un choc pour la communauté gamer sur internet dans le monde entier, je vais essayer de vous remettre dans le contexte.

Quand l’AVGN débarque sur la toile, le web est en pleine mutation. La vidéo commence à être de plus en plus populaire grâce à l’avancée des vitesses de débit, mais peu de sites le proposent comme media principal. Les gros sites en sont encore à un traitement très classique du jeu vidéo, directement inspiré par la presse papier. Internet à ce niveau n’est pas grand-chose de plus que la transposition de ce qui se trouve dans les magazines.

En France nous avons la chance d’avoir une chaine sur le câble depuis longtemps qui parle de jeux vidéo avec surtout une émission pionnière, Level One sur Game one.

Mais à part ça, le web est rempli de TOP 10 et d’interviews, ou de trailers calibrés.

James arrive donc avec quelque chose de jamais vu auparavant.

A la base pensée comme une blague pour ses amis, il s’appelle le « Angry Nintendo Nerd ». La première vidéo date de 2004 et les premiers épisodes sont diffusés via cassettes vidéos (ben ouais, le DVD coûte cher à l’époque) et vendu sur le site officiel de Rolfe. Il y compile ses productions cinématographiques notamment étudiantes et aussi ses expérimentations. Les quatre cassettes « Cinemassacre Gold Collection » comportent des épisodes du Nerd, les premiers.

Il créait alors son personnage emblématique lors de sketchs, où il met en scène un personnage caricatural de Nerd dans son sous-sol en train de tester un jeu de notre enfance. Il devient l’Angry Video Game Nerd avec YouTube pour ne pas avoir d’ennuis avec Nintendo et pour pouvoir traiter d’autres jeux que sur les consoles de Big N.

On a donc pour une des premières fois, un gars assis sur un canapé qui nous montre des images de jeux en jouant. Et il critique le jeu, choisi pour sa médiocrité. Au niveau du langage, c’est ordurier au-delà de tout ce que le reste de la profession s’était permis.

Bien que le niveau soit souvent pipi caca, surtout au début, la plupart des textes sont bien écrits et mis en scène avec soin. C’est à ce niveau que l’AVGN posa des bases que bon nombre de YouTubers et streamers d’aujourd’hui n’ont toujours pas comprises.

 

James Rolfe est un amoureux du cinéma, c’est un réalisateur de film avant tout. Sa série AVGN sur le jeu vidéo est donc tournée comme n’importe quel autre court métrage de son invention. Du matériel adapté à ce qu’il filme, une mise en scène correspondant au sujet et à ses intentions, des effets spéciaux, un scenario, un story board, un texte et un traitement de l’image derrière.

Il y a aussi un aspect dont beaucoup ne se rendent pas compte mais qui est primordial : la voix de James et sa manière de la poser. James a travaillé dans l’industrie du film d’entreprises et est un habitué du doublage et de la voix off, il a appris à le faire et a de l’expérience dans cet exercice qui parait si simple… mais ne l’est pas (Il en parle dans l’épisode 102 – Le making of d’un épisode avec Barbie comme exemple). Il sait parler clairement, avec une voix audible, compréhensible, propre et un rythme adapté à ce qui passe à l’écran. Il sait aussi traiter le son de manière professionnelle.

En clair, sous l’apparence « blague » des AVGN, il y a un véritable travail de film maker, ce que beaucoup oublient aujourd’hui.

Non, AVGN n’est pas un gars qui se filme en train de jouer dans sa cave et le balance sur internet. C’est une production de court métrage avec tout ce que ça implique. Il y a dans chaque épisode une recherche particulière de narration et de mise en scène. Il y a eu plusieurs formats, plusieurs media (film, dessin animé, effets 3D etc…).

Celui qui s’en rapproche le plus aujourd’hui est bien entendu le Joueur du Grenier qui n’hésite pas à référencer l’AVGN comme source d’inspiration pour ses propres vidéos, ce qui est tout à son honneur même s’il faut quand même chercher un peu sur son site pour tomber dessus. C’est à mon avis aussi actuellement le seul à mettre autant d’effort pour la qualité de ses films, qu’on aime ou pas.

Un autre point très important pour contextualiser, c’est que le retro gaming n’existait que dans des sphères un peu confidentielles. Ce n’était pas du tout quelque chose de normal comme aujourd’hui de revenir sur les vieux jeux de notre enfance. C’était réservé effectivement aux passionnés… et aux nerds.

Simple coïncidence ou véritable effet AVGN, l’industrie et le public du jeu vidéo se sont emparés du phénomène ; tout le monde s’est redécouvert une passion et un intérêt pour l’ère 8 et 16 bits dans les années qui ont suivi. Le marché a explosé, les prix se sont multipliés par 10 et les cartouches NES sont passées de 5 pour 1¤ à 1 pour 50¤…(Si je vous dis qu’ à l’époque mon Megaman 5 m’a coûté 1 euro dans un bac de débarras vous le vivez comment ? ^^) Quand l’AVGN joue à un jeu, sa côte explose dans les jours qui suivent, mais je digresse.

Une fois que le Nerd est devenu un peu connu et a fait le « buzz », une flopée de gens se sont jetés dans l’imitation sans vergogne. Mais comme je le disais, ils n’avaient pas compris que pour faire un épisode d’AVGN, il ne suffisait pas de se filmer avec une webcam et d’insulter un jeu. Ces gens-là n’existent plus et c’est tant mieux.

Derrière le Nerd bien entendu, il n’y a pas que James Rolfe, il y a aussi Mike Matei qui est son acolyte et qui est à l’origine de son explosion vu que c’est lui qui l’a poussé à le diffuser de manière large sur le net. Mais on reviendra sur Mike un peu plus tard.

Les vidéos m’ont donc fait rire pendant des années et c’est toujours le cas à chaque nouvelle publiée. James m’a aussi appris pratiquement tout l’argot que j’utilise en anglais, souvent à la surprise d’anglophones qui se demandent bien comment je peux connaitre autant d’expressions aussi vulgaires et drôles. Il m’a aussi appris le langage propre au jeu vidéo en Amérique ce qui me permet aujourd’hui de comprendre sans problème les sites spécialisés.

Au cours de la vie du Nerd, j’ai découvert bon nombre de machines dont je connaissais vaguement l’existence - parce que j’étais déjà assez féru de JV - mais que je n’avais jamais vu en marche.

Pour faire simple, tout comme le Nostalgia Critic (avec qui il a fait quelques épisodes) avec la critique cinéma, l’AVGN venait de réinventer la critique vidéo ludique humoristique, une nouvelle manière d’explorer son média et de le faire découvrir a une population plus large de jeunes joueurs et de vieux nostalgiques.

Mais pour moi, ce n’était que la surface de ma découverte d’un être humain qui, sans le connaitre personnellement, à réussi à me toucher et me faire voir certaines choses différemment.

 

3.     James Fucking Rolfe

 

Je vais donc parler ici de l’homme derrière le Nerd parce qu’au final c’est lui qui est intéressant plus que son personnage.

James Rolfe est un passionné. Un vrai, pas juste un cinéphile qui mange de la pellicule au kilomètre ou un joueur qui amasse des piles de jeux, non c’est un vrai passionné. Il fait partie de ces gens qui ne réfléchissent pas deux fois avant de se lancer dans quelque chose qui leur tient à c½ur.

Cette passion est surtout extrêmement communicative pour diverses raisons.

Déjà c’est une personne humble. Il le porte sur lui, une fois son costume de Nerd rangé au placard, on voit apparaitre sa personnalité dans différentes vidéos ou questions réponses. Il ne s’enorgueillit pas des réussites qu’il a pu avoir notamment avec l’AVGN. Il s’en sert, pour lancer d’autres choses, pour proposer d’autres projets et pour vivre de sa passion mais il n’en fait jamais des caisses et jamais je ne l’ai vu remballer des usurpateurs ou entrer dans des guerres de commentaires envers des copicats. D’autres l’ont fait à sa place, sans son consentement parfois et il a dû les remettre à leur place pour s’en détacher. Il protège sa création sans chercher à dénigrer les créations des autres et c’est assez remarquable aujourd’hui.

Il entre pour moi dans la même démarche qu’un Ed Wood par exemple. Quels que soient les retours, quels que soient les points de vue, il essaiera de faire ce qu’il a en tête de son mieux, quel que soit le temps qu’il mettra pour le faire. Le résultat est parfois bon, parfois médiocre et parfois carrément mauvais. Mais ce n’est pas grave, quelque chose a été fait. Il n’est pas du genre à être accoudé à un comptoir à dire « j’aurais pu ». Il fait, il verra plus tard.

Cette passion communicative pour tout ce qu’il entreprend se ressent particulièrement dans les vidéos sur le cinéma de genre, le cinéma de monstre et d’horreur. Son amour sans borne pour ces productions de séries B à Z est son cheval de bataille depuis la création de Cinemassacre et même si c’est l’AVGN qui l’a fait connaitre, il continue sa voie avec des vidéos sur ces films-là. C’est son truc, même si ce n’est pas ce qui le rend populaire. Pareil pour son amour de la musique métal qu’il partage régulièrement.

Un de ses films souvent cité comme étant le meilleur et qui résume ce que je suis en train de dire s’appelle « The dragon in my dreams » où il explique l’origine de ses passions de manière métaphorique. Si vous n’êtes pas touché par ce film, c’est que vous avez un sérieux problème (genre, vous êtes un répliquant par exemple).

Le succès d’AVGN lui a permis de réaliser pas mal de ses rêves. Il a fait un long métrage AVGN the movie et il a fait partager son succès avec ses camarades de jeux. Notamment Mike qui aujourd’hui partage la chaine YouTube de manière a peu près équivalente en termes de production.

En clair, ce qui rend James attachant, c’est qu’il est terriblement humain. Il cache rarement les moments où ça va moins bien mais n’est pas larmoyant et s’en sert pour revenir avec d’autres idées et d’autres créations. A le suivre depuis dix ans, on a l’impression de suivre un pote. En tout cas, j’aimerais bien aller boire une Rolling Rock avec lui un jour.

 

4.     Pourquoi James Rolfe est important pour moi.

Simplement pour la somme de ce que je viens de vous faire lire.

De manière très pragmatique, déjà, il m’a donné accès à tout un pan de culture cinématographique qui jusqu’à ce moment-là m’était totalement inconnu. Il m’a appris énormément de choses sur le cinéma, ses techniques, ses contraintes, son impact, ses codes.

Il m’a ouvert la porte à la science-fiction américaine underground des débuts, que je connaissais seulement par ses grands auteurs aujourd’hui cultes. Il m’a fait découvrir une pop culture qui à l’époque n’était pas mainstream, déjà elle ne l’était pas aux USA alors je vous raconte pas en France. Clairement, il m’a enrichi de cette culture et continue à le faire aujourd’hui.

Mais surtout, il fait partie d’une frange assez rare de gens qui vous émulent dans ce qu’ils font. Ils ne vous disent pas « vas-y fait des trucs ». Ils vous montrent que si vous voulez en faire, c’est possible, il y a juste à s’y mettre.

Il n’avait aucune ambition de vivre de l’AVGN à la base, c’était juste un délire pour ses amis. Aujourd’hui il est l’origine d’une série culte qui a posé des codes qui transpirent dans quasiment toute la production YouTube de notre époque.

Il montre surtout que si on se cherche des excuses c’est qu’on n’a pas vraiment envie. Celui qui a envie de faire quelque chose n’a aujourd’hui plus de barrières pour le faire, s’il le fait pour les bonnes raisons.

Il vient d'un monde qui parait un peu désuet aujourd'hui où on ne créait pas une chaine YouTube pour faire de l'argent en se disant qu'on verra plus tard ce qu'on va mettre dessus. Sensiblement de mon âge, il entre dans la même logique de pensée que moi.

Je ne comprends rien aux « stars » d’aujourd’hui qui n’existent pas par la reconnaissance de ce qu’ils font, ils existent en tant que stars puis cherchent ce qu’ils sont capables de faire. Pour moi, un artiste, un créateur, un professionnel en tout genre fait son métier, poursuit sa passion, PUIS la fait partager, montre ses créations et ses productions et si c’est bon, ou s’il y un public pour, il sera reconnu.

James c’est ça, quelque chose qui n’existe plus trop sur YouTube de nos jours. Il a produit et créé son art, il a fait son chemin, son truc et a trouvé la reconnaissance.

C’est donc dans son sillon, dans l’élan que ses vidéos et sa manière de voir la vie transportent, que moi aussi j’ai fait des choses que je voulais faire depuis longtemps. Ecrire, peindre, ouvrir un blog (par exemple), tester la modification de console, etc.

Je ne dis pas ici que sans lui je n’aurais pas fait toutes ces choses, je dis simplement que c’est lui qui a sûrement été le déclencheur de quelque chose chez moi. Tu as des passions, c’est bien, c’est une bonne chose (oui il m’a déculpabilisé d’être un Nerd aussi) mais ne t’arrête pas à la consommation de cette passion. Sois-en un acteur, fais-en quelque chose, construis quelque chose avec, quelque chose de personnel, quelque chose qui t’en donnera un autre sens.

Enrichis-toi.

 

5.     L’expérience du Faucon.

Comment j'ai connu James Rolfe/AVGN ?

Ça devait être à la même époque, en Irlande, mais séparément; en traînant sur le forum ctpl (forum de tournois de jeux vidéo de baston), que je fréquentais beaucoup période pré-Irlande et donc, à l’université, je le consultais encore quand un jour un type a balancé un lien vers la vidéo TMNT. Je n'avais vu que celui-là. Puis plus rien pendant un an pour moi je crois.

Et puis une fois, à Dublin dans l’appart de l’Ours il me semble, il me dit «  tu le connais lui ? (vidéo TMNT) », j'avais déjà vu donc mais je n'avais pas été plus loin, et donc là j'ai repris connaissance du truc. Et c'est une fois rentré en France que je me suis mis à le suivre plus régulièrement. L’ours me parlait souvent de Screwattack je m'en souviens, mais je n'ai jamais vraiment accroché... il y avait des chroniques pas trop mal c'est vrai (videogamevaults,  what if XXX had lyrics....)

Et donc comme je disais au 47 il y a quelques semaines, plus le temps passe et plus j’apprécie davantage James le cinéphile que le joueur. Tu sens qu'il est tellement passionné, c'est ouf... tellement passionné que c'en est communicatif. Et du coup tu pourrais l'entendre parler pendant des heures. Je ne sais pas si ça vous est déjà arrivé, à l’école par exemple, d'avoir des profs qui étaient tellement bons, tellement passionnants, que vous auriez pu rester à les écouter des heures durant. Ça m'est arrivé 2 fois (une fois en 1ere, prof de mécanique, et une fois en BTS prof d'automatismes).

James me fait un peu penser à eux. 

Il te parle d'un vieux film des années 30, tu t'en bats les c*# !!!¤ à la base, mais il arrive à te faire vivre le truc et te communique sa passion... c'est très fort.

Mine de rien, au tout début, c’était une des premières star de YouTube, le type était dans les classements des 10 premiers je crois ou un truc dans le genre, assez impressionnant.

Toujours par rapport au Nerd,  et pour aller un peu plus loin :

A signaler que des personnes s’étaient même mises à sous-titrer en français, genre une quarantaine d’épisodes environ je crois. Dispo sur YouTube ou Dailymotion je ne sais plus, mais bon ça rendait accessible aux non-anglophones les vidéos de James.

ð  Info : ils sont toujours en recherche de sous-titrage pour leurs vidéos en différentes langues. Si le c½ur vous en dit, n’hésitez pas à aller sur le site vous renseigner.

Il y aussi la chaine LostCinemassacreVideo : https://www.youtube.com/channel/UC1zZOo588GHJfy21nxJCoCQ/featured

Je tombe parfois dessus, c'est un type qui upload des vidéos sur qui étaient sur Cinemassacre mais n'ont pas encore été mises sur YouTube et qui ont disparu du site original. Aucune spéculation derrière, mais juste le fait de le rendre dispo à la communauté, tu tombes sur des purs trucs des fois, ça mérite vraiment de jeter un ½il.

 

6.     Le SMS de la Panthère

Franchement je ne sais pas lequel je préfère, il faudrait que je remate tout. Je trouve les nouveaux cool (sans compter le dernier qui déchire) mais il n’y a plus l’effet whaou. Je sais juste que je kiff plus les premières saisons.

 

7.     Un dernier paragraphe pour la route.

Au moment où j’ai commencé à écrire ce post qui me trotte depuis longtemps dans la tête, James à commencé à diffuser son Episode 150 de l’AVGN : Polybius. Quelle claque encore une fois. Je vais me permettre de l’analyser à chaud car il est symptomatique de ce que je raconte tout au long de l’article.

Environ dix ans après le premier AVGN qui a comme je l’ai dit, posé les bases, James arrive aujourd’hui et met une leçon à tous les YouTubers actuels en leur montrant comment on fait des films, mais pas que.

 

Parlons rapidement du point de départ : Polybius est une machine arcade mythique qui est une légende urbaine du jeu vidéo. Personne ne sait vraiment si elle a existé ou pas, à quoi ressemblait le jeu etc. La légende vient du fait qu’il est dit que cette machine fut une expérimentation des services secrets américains (FBI ou CIA, on sait pas) et que le jeu manipulait les joueurs et leur causait des effets secondaires comme la perte de mémoire, des douleurs, ce genre de choses. Voilà les prémisses d’une bonne histoire comme on les aime. Du coup James s’en empare et après une présentation de la légende, se rend dans une arrière salle de jeux d’arcade, un stock, où il a retrouvé la trace d’une de ces bornes. Il précise bien qu’il n’est sûr en rien de son authenticité et commence à jouer.

Passons sur le scenario car ce n’est pas vraiment ça qui m’intéresse ici.

 

James met une grosse droite à tous les films maker qui s’y croient pour plusieurs raisons à mon avis :

1.     Le niveau de maitrise de la caméra. Sous couvert d’un reportage caméra à l’épaule, il reprend tous les codes du vlog classique comme on en voit des tonnes. Sauf que, tous ses plans sont calculés pratiquement au millimètre. Il nous montre exactement les champs de vision qu’il souhaite nous montrer. Les vidéos sont truffées de petites choses en arrière-plan et les angles choisis nous racontent une histoire. Comme dans un miroir, le Nerd nous regarde pendant qu’il devient fou. Les angles jamais droits, jamais plats et toujours basés sur ce que le hors champ suggère sont extrêmement pertinents. Le malaise s’installe sans trop savoir pourquoi. Ben voilà vous savez, c’est ce qu’on appelle la grammaire cinématographique.

2.     L’ambiance sonore. Ecoutez bien… il n’y a rien. Juste le son désuet de la machine et des boutons et la voix du Nerd qui raisonne étrangement dans ce local sans vie.

3.     La mise en scène. Le format Vlog est d’une pertinence absolue. Déjà, il a choisi de diffuser ça sans prévenir. Il l’a placé sur une chaine qui est normalement dédiée aux expériences live, il n’a pas mis dès le premier jour que c’était un épisode AVGN dans la description. Ça implique quoi ? Qu’il manipule autant ses vidéos en tant qu’objets filmiques, que le media YouTube en lui-même avec ses codes et les habitudes de ses spectateurs. Bref, c’est génial et même des vétérans comme La Panthère et moi avons eu des questionnements sur ce qui est du bullshit ou pas pendant quelques jours, et franchement c’est toujours le cas (non mais sérieusement, c’est une vraie borne ou pas ?!)

4.     Il reprend avec brio tous les ingrédients codifiés du film de genre mais les condense sur des plages de 5 minutes, ce qui est à la fois un exploit de mise en scène mais aussi un tour de force d’écriture. Les références à certains films cultes sont légion mais assez finement placées pour ne pas étouffer le spectateur.

5.     Pour une fois, il va au-delà de ses limites d’acteur J. Il est parfait. Il est parfait parce qu’il a voulu brouiller la ligne entre le Nerd et James. Il sait pertinemment que le spectateur n’aura pas d’empathie pour le Nerd qui est un personnage fictionnel drôle. Mais s’il brouille en laissant apparaitre James - que les spectateurs connaissent tous - en se mettant en scène dans une situation qui dépasse son approche initiale d’un épisode classique et maitrisé du Nerd, on se demande qui est en train de nous parler à travers la caméra.

 

Voilà, James est un bon cinéaste qui aime la série B et le film de genre et il nous le prouve avec brio encore aujourd’hui. En espérant qu’il continue à produire encore et toujours plus.

Le site pour découvrir l’univers de James Rolfe et Mike Matei :

http://cinemassacre.com/

Les chaines YouTube :

Cinemassacre et Cinemassacre plays

Les épisodes préférés du 47 :

L’Ours : le castlevaniathon – épisodes 79-80-81-82

Le Faucon : Winter Games – épisode 84

La Panthère : Probablement la saison 1, 2 ou 3.

Ajouter à mes favoris Commenter (14)

Signaler
Vide grenier Sunday (Jeu vidéo)

1ere brocante, allez on y va direct, cette semaine, y a eu du lourd !!

Mais physiquement je veux dire, sur la balance hein, on parle bien de kilogramme là, pas spécialement de qualité.

Pas de NES en boite ou autre non, mais une série de 6 livres sur Tomb Raider.

Dès les 1ers stands, j’aperçois ces grands livres noirs, six en tout, "Les dossiers officiels". Je ne suis pas spécialement fan de Lara Croft, donc je regarde, j'hésite, puis je demande, vraiment pas assuré de la réponse qui va venir des personnes tenant le stand (une jeune fille style 15 ans avec sa famille à côté), c'est quoi ces bouquins ? Jamais entendu parler.

La réponse comme je l'imaginais ne me renseigne guère plus, et je ne sais vraiment pas à quoi j'ai affaire. Elle m'en propose 5¤.

Au point où en sont mes jeunes, je dis ma foi oui, je prends.

Ils me les mettent dans un sac et bon dieu que c'est lourd. Du lourd je vous avais dit haha!!!

Sans déconner ça pèse facile 5kg.

Apres quelques recherches et pour faire court, il s'agit d'ouvrages publiés par les Editions Atlas, vers 2004 et qui couvrent les 1ers épisodes des aventures de la belle. C'est inédit et quasi exclusif à la France, si j'en crois l'article dont je mets le lien juste après, vous en saurez plus en le lisant si ça vous intéresse.

Chaque bouquin fait environ une bonne centaine de pages, et si l'aspect extérieur fait plutôt classe, à l’intérieur ça l'est un peu moins.

http://www.croftcollection.com/passion/editions-atlas/livres-les-dossiers-officiels-tomb-raider.php

Les livre sont en bon  état, sauf un ou deux qui ont de sacrées écorchures dans les coins. On ne le voit pas trop sur la photo, mais il s'agit surtout du livre 1 tout en haut à gauche.

 

Un peu plus loin sur un stand, j’aperçois une pile de jeux PS1, avec rien de très intéressant. Je demande à qui est le stand, la dame d'à côté me montre un monsieur assis de dos (ok le mec il commence bien il tourne le dos à la brocante, normal). Je lui demande le prix des jeux, le mec j'avais l'impression qu'il débarquait de la lune....."hein... ha... heuuu... ça?... j'sais pas, 1¤ le jeu?"

Ok je regarde les jeux, y a franchement rien d’intéressant mis à part ce petit Crusader No Remorse.

Et encore je ne connais pas trop, je retourne la boite et la franchement, j'avoue, le jeu je l'ai pris à l'ancienne, comme quand j'avais 10 ans au magasin de jeux vidéo: j'ai regardé les images derrière la boite, ça avait l'air bon, j'ai pris. En même temps à 1¤ je ne perdais pas grand chose. Pas comme les jeux SNES à 450/500Fr à l'époque haha !!!

Ca m'ennuie un peu de ne prendre que ce jeu, y a quand même une petite pile, mais vraiment les jeux étaient flingués.

Je retourne voir le type, il s’était remis dos à la brocante (non mais j'vous jure, il était venu pour vendre ou quoi lui ??), je lui dis "1¤/pièce vous m'avez dit... ok, le lot vous me le faites à combien??"

Là, il revient et s'avance vers la pile de jeux, serein, il dit " Combien y en a... 13 ?.... ben 13¤ alors"

Normal le type. J’écris ça et je rigole.

Je lui dis ok (limite tant pis pour vous j'aurais du lui dire) je vous prends que celui là alors.

Du coup là le type il se retrouve avec une pile de jeux invendables et il aurait pu se faire quelques euros en plus, mais non. Je suis sûr que quand je suis parti, il s'est encore retourné et mis dos à la brocante haha.

 

Un peu plus loin, un petit stand sur lequel un père de famille vendait quelques jeux, mais à la limite du revendeur, c’était bizarre. J’aperçois un Tetris DS, à 5¤, je me dis je prends, j'ouvre, pas le bon jeu dedans. J’étais dégoûté, ça fait vraiment un moment que je le recherche à un prix abordable celui-là.

Du coup je lui prends 2 jeux Gameboy en loose, Conker's Pocket tales et World Beach Volley 1992 GB Cup.

 

Un peu plus loin, j’aperçois quelques jeux Xbox 360. Ils sont à 4¤/pièce, j'en négocie 3 pour 10¤, et je repars donc avec The Last Remnant, Fable 2 et Lost Odyssey.

Tous complets cela va de soi.

C'en est fini pour moi, je me dirige vers une autre brocante, plus petite cette fois ci et l'heure n'aidant pas, je ne trouve pas grand chose.

A noter par contre que dès le 1er stand, j’aperçois en fouillant dans un bac à CD, la grosse valise Game Boy. Je demande au couple de quinquagénaire qui tient le stand, le mec me répond 40¤ en me sortant son speech "blabla... c'est la mallette originale... blabla... introuvable". Vas-y, à d'autres stp, tu me connais pas.

Ha punaise la vache j'ai failli exploser de rire. Je me relève, le bac étant à terre, et j’aperçois maintenant une NES, avec 2 manettes, un zapper et le jeux Super Mario Bros 3 dans son fourreau. Ils m'en proposent 70¤. Je décline et continue mon chemin. Je ne trouverai rien d'autre, mis à part ces trois livres, sur un même stand, pour 1¤/pièce :

Charles Bukowski, Contes de la folie ordinaire.

Roy Lewis, Pourquoi j'ai mangé mon père.

Philippe Delerm, La première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules.

Ce ne sont pas trois livres pris plus ou moins au hasard cette fois-ci, mais bel et bien trois livres que je recherche depuis quelques temps déjà.

J'ai d'ailleurs commencé le dernier dans le métro le samedi même, et c'est franchement sympa.

 

Dimanche en fin d’après midi, je fais un petit crochet par une brocante juste à coté de là où je me trouvais. Vu l'heure assez tardive, je m'en sortirai avec uniquement une crêpe au sucre et un petit jeux GBA en loose, pour 2¤, Tak et le pouvoir de Juju.

 

 

Bonne semaine

Ajouter à mes favoris Commenter (4)

Signaler
47 Kustom (Jeu vidéo)

Le concept

Pour la première fois, j'avais envie d'ajouter un peu de lumière à la console. Quand ça clignote de partout, je trouve que les customs ressemblent à des voitures tunning. Donc je voulais simplement un halo bleuté qui apparait dans la pénombre. Qui rappelle l'éclat qu'il y a dans les yeux des colosses.

Je suis donc allé voir l'électricien ingénieur du 47 : Swiss.

On est parti sur un espèce de filament de LED effet néon trouvé sur eBay pour 5¤ je crois. On a commandé 1 mètre (le minimum) avec une sortie USB pour pouvoir le brancher dans la PS2.

La mise en ½uvre

Première étape, coller proprement le filament derrière le colosse. Pistolet à colle et synchronisation des 4 mains pour arriver à un résultat plutôt pas mal.

L'idée étant que le fil ne se voie pas, ou le moins possible quand on regarde la console de face.

Ensuite, il a fallu déboîter un peu plus la console pour aller récupérer les points de soudure des prises USB de façade. Comme c'est chiant et compliqué de sortir toutes les plaques successives sans casser la console, Swiss a fait un peu de magie.

Vous voyez les micro points de soudure inaccessibles là?

Apres avoir fait un (je cite, parce que j'y comprends rien) "sonnage avec un multimètre", le gars est allé tranquillement couper la prise USB du fil de led et a soudé les fils directement. Non mais sérieux, c'est inaccessible !

Je ne sais même pas comment il a fait passer le fer dans le micro espace et encore moins comment il a fait 2 soudures propres... Bref en tout cas, il l'a fait.

On branche, on teste.

Il a ensuite raccourci les fils pour que ca prenne moins de place dans la console... Normal quoi. Et le tour est joué.

 

Chapeau bas monsieur.

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Édito

Après plus ou moins 5 ans d’existence il était temps de changer un peu l’édito :

47 pour ceux qui se demandent, n’a rien à voir avec le département, l’agent d’Hitman ou les rônins vengeurs. Non, le 47 c’est un lieu, une histoire commune à trois personnes qui partagent certaines passions et surtout les mêmes valeurs.

Le 47 c’est pour les enfants des années 80 et leurs successeurs, qui ont grandi avec une manette sous les pouces, un livre sur la table de chevet et un amour pour la culture en général. Vous continuerez à trouver ici du jeu, du livre, des billets d’humeur, des questions existentielles, des sessions cash et vide grenier, de la customisation…

L’équipe récurrente du blog n’est pas composée d’une seule entité schizophrène qui parle à la troisième personne, même si l’Ours écrit 90% des posts, il est accompagné par des gens qui participent régulièrement ou exceptionnellement.

Les trois membres fondateurs du 47 sont donc : L’Ours qui squatte au pied des Pyrénées, La Panthère qui sillonne la France à moto, Le Faucon qui vole en cercle au-dessus de la capitale.

Il y a comme renfort à forte participation et contribution : Benja « Alley-oop » Pivot, qui corrige tout ce que vous lisez (donc s’il y a des fautes c’est qu’on a oublié de lui faire lire un article).

Celui que vous allez voir passer assez régulièrement cette année : Swiss l’homme qui soude plus vite et plus propre que tous les YouTubeurs qu’on a vu jusqu’à maintenant mais qui n’aime pas être filmé.

On espère – et j’espère le convaincre quand il lira ces lignes dans son flux RSS – Sylvain l’homme-code qui pourrait écrire des critiques de livre, jeux et vous proposer de tester ses propres jeux (vas-y t’es obligé maintenant !).

Et puis plein de gens de passage qui donnent à un moment ou un autre un coup de main, en allant aux vides-greniers avec nous, en nous offrant des jeux, en nous posant des questions qui nous permettent de réfléchir à des articles etc.

Bonne lecture des articles de cette année, j’espère que vous apprécierez le contenu qu’on vous proposera.

Archives

Favoris