L'Antre de la Mort

L'Antre de la Mort

Par The-reaper Blog créé le 13/12/09 Mis à jour le 02/02/12 à 09h51

La Mort vous va si bien.

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Catégorie : Mémoires d'un gamer

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Mémoires d'un gamer

Après un peu de retard à cause d'un agenda assez rempli ces dernières semaines qui m'a empêché de tenir à jour mon blog, voici la suite de ma rubrique :

 

L'entrée en 4e pour un adolescent est toujours un cap : c'est la véritable entrée dans la puberté, les cours deviennent un peu plus intenses, les liens que l'on a crée pendant les deux premières années de collège tiennent ou se défont, les parents et les professeurs deviennent de plus en plus exigeants avec lui... Et puis, il y a les filles (ou les garçons, pour les quelques gameuses qui daigneraient me lire). Ce sont les premières confrontations sérieuses avec le sexe opposé et la découverte des corps. Sauf que le mien, personne n'avait vraiment envie de le découvrir. Donc j'ai dû me blottir dans les bras de mon amour du collège, qui a des boutons sur la face, même sur les côtés, qui se laisse tripoter sans trop rechigner et qui m'a apporté des moments d'extase. Je veux bien sûr parler de la Super Nintendo, bande de vicieux! Comme je n'ai malheureusement pas de détails croustillants à vous raconter sur ma vie sexuelle (plus plate que la fille du fond de la classe dont personne ne veut), je vais donc vous raconter ma vie trépidante avec les jeux vidéo (Heureusement que vous êtes là pour ça, sinon vous risqueriez d'avoir perdu une part considérable de votre précieux temps). Donc comme je l'ai raconté précédemment dans mon post de la semaine dernière, ma rencontre avec la SNES s'est faite dans un hypermarché du centre-ville de Châteauroux (on habite où on peut), après que mes parents ont vendu une petite moto cross que mon grand-père avait eu l'idée brillante de m'offrir, moi qui n'aimait pas vraiment les deux-roues. Bref, par un soir de novembre pluvieux (enfin, je ne m'en rappelle pas vraiment, mais j'imagine ; au mois de novembre, il y a de grandes chances que ça soit le cas, non?), le pack Mario All-Stars s'offrait à moi. Pour l'anecdote, mes parents m'avaient proposé de prendre un autre jeu pour accompagner la console, et moi, très raisonnable (très con, oui!), j'avais refusé, prétextant que Mario All-Stars me prendrait déjà pas mal de temps. Quand j'y repense, ce fut une de mes décisions parmi les plus idiotes que j'ai jamais prises de ma vie (avec sortir avec mon ex, mais on n'est pas là pour parler de ça). Et dire qu'à l'époque, le jeu Alien 3 m'avait fait un oeil certain...'

Enfin bon, tout ça pour dire que la Super Nintendo fut et reste un de mes plus grands moments vidéoludiques de toute ma vie. Tous les jeux sur lesquels j'ai passé du temps m'ont marqué à plus ou moins grande échelle. Même les jeux qui s'avéraient être de grosses daubes (comme le Home Alone qu'on m'avait « gentiment » prêté et grâce auquel j'ai découvert ce que voulait dire « navrant »). Pour la petite histoire, sachez que la Super Nintendo ne faillit jamais être mienne, puisque j'ai longtemps hésité avec la Megadrive, qui avait elle aussi des jeux fort sympathiques. Je pense surtout au fait qu'elle avait un Mortal Kombat non censuré, avec le sang, contrairement à la version Nintendo, qui s'était toujours fait une joie de prendre les gamins pour des idiots (et qui sortira Killer Instinct plus tard...). Et puis finalement, je me suis arrêté sur la Super Nintendo, parce que personne n'avait de Megadrive dans mon collège à l'époque, et qu'échanger des jeux était alors le meilleur moyen de jouer souvent (à 600 francs la cartouche, il valait mieux). Et finalement, je ne le regrette pas le moins du monde! Il y a eu tellement de jeux marquants sur cette console que je me suis donné pour objectif récent d'en récupérer une pour faire découvrir le jeu vidéo à mon fils. Je me rappelle presque chaque jeu que j'ai acheté, et de la façon dont c'est arrivé. Notamment l'achat de Secret of Mana juste avant la fermeture du magasin, et une fois dans la voiture, je me rends compte que la cartouche n'est pas dans la boîte! Habitant à 50 kilomètres de là, je revois ma mère courir comme une dératée pour récupérer mon bien alors que la patronne était en train de tirer le rideau!

Mais mon souvenir le plus marquant sera l'arrivée de Final Fantasy III chez moi. J'avais attendu ce jeu comme le Messie, ressassant de façon incantatoire son nom presque tous les soirs avant de me coucher, soûlant mes potes avec ce jeu venu de nulle part. Mes parents avaient eu l'opportunité de « monter à la capitale » pour aller à un concert, et ils avaient l'intention de faire les boutiques. Je les avais donc sommés d'aller Boulevard Voltaire, avec mes quelques deniers, pour m'acheter la cartouche tant désirée et un adaptateur AD29 (qui permettait à l'époque de lire les cartouches étrangères sur une console PAL). Je leur avais donné l'adresse, le plan de Paris et tout! Et donc, quand ils sont revenus le dimanche soir, je trépignais d'impatience autour d'eux, et ils avaient décidé de me faire tourner en bourrique. Ainsi, après plusieurs longues minutes de « il est où mon jeu? Il est où mon jeu?il est où mon jeu? », mon père finit par abdiquer et me donner un sac plastique qui contenait... uniquement l'adaptateur! Mes parents m'expliquèrent alors qu'ils avaient fait plusieurs boutiques et qu'ils n'avaient trouvé que ça, le jeu n'étant pas disponible. C'est après avoir profité pendant un certain temps de ma mine déconfite que mon père sortit de sous son manteau la cartouche sacrée! J'ai un peu honte aujourd'hui mais je crois que je n'avais jamais été aussi heureux de ma vie. Ce jeu m'a tellement marqué qu'il fallait absolument que tous mes potes y jouent. J'avais même carrément crée ma propre soluce sur un cahier (fortement inspirée de celle de Super Power quand même, la bible des fans de Nintendo à l'époque). Sa notice était tellement belle, le petit poster qui accompagnait le jeu est d'ailleurs toujours en ma possession, complètement rafistolé à base de morceaux de scotch, mais m'a suivi dans tous mes déménagements. Il ne me manque que la cartouche, que j'ai filée à un de mes potes le jour où ma Super Nintendo a rendu l'âme....

Car en effet, un jour d'août 1996, ma Super Nintendo a décidé de rejoindre le paradis des consoles mythiques. Mon petit cousin de 7 ans à l'époque était en vacances et avait voulu jouer à la console alors que je dormais encore. Et la résistance a grillé... Il faut savoir qu'à l'époque, mon cousin avait le pouvoir de casser tout ce qu'il touchait, et donc du coup, je lui en ai beaucoup voulu. Pour l'anecdote, c'est la seule console que j'ai eue qui a rendu l'âme, jusqu'à ma PS3 l'été dernier. On décrète souvent la solidité des consoles Nintendo, mais ma PS1 et ma PS2 fonctionnent toujours...

Je comptais la faire réparer, mais l'entretien de la console en SAV coûtant pratiquement aussi cher que d'en acheter une neuve, je préférais garder mes deniers pour acheter une console plus récente, car la Playstation venait de sortir en Europe, et elle avait déjà un capital séduction certain pour le gamer moyen... surtout un certain Resident Evil 1, qui avait atterri en France quelques semaines auparavant...

Mais ceci sera pour une prochaine fois...

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Mémoires d'un gamer

 

Comme pour beaucoup de monde le collège est l'époque où on commence à se structurer d'un point de vue social et psychologique. Je ne vais pas entrer dans des considérations socio-psychologiques à deux roubles (d'autant que j'en suis assez incapable), je vais plutôt me concentrer sur ce que furent mes propres années collège, qui commencèrent donc à la fin 1991 et se terminèrent au printemps 1995. Un peu plus de quatre années où il se passe pas mal de choses, d'un point de vue personnel (« ton corps change », comme le disait le « Doc », grand prêtre de la secte audiovisuelle adolescente dans les années 90, accompagné de son bouffon Difool) d'abord, mais aussi vidéoludique aussi. Car il est évident que les années 90 marquèrent le début de quelque chose qui grandit encore et encore pour devenir ce qu'on connait aujourd'hui. Il est facile d'en parler avec une bonne quinzaine d'années de recul, mais à l'époque, pour moi comme pour beaucoup de personnes de ma génération, le jeu vidéo était quelque chose d'assez « nouveau » et qui se répandait de plus en plus. Nintendo avait eu ce talent de s'approprier le concept avec la NES, mais c'est surtout avec la Game Boy que ce qu'on appellera plus tard (avec un brin de snobisme) le divertissement numérique allait prendre son essor dans les cours d'école. Autant être clair : tout le monde ou presque avait sa console de poche et son Tetris! Si tu ne l'avais pas, tu étais quand même un sacré loser! C'est amusant de dire cela alors que le jeu vidéo est toujours considéré comme un loisir infantile, mais c 'était un peu le cas finalement. Enfin quand je dis ça, je parle surtout des deux premières années du collège, celles où la puberté n'a pas encore complètement envahi notre corps et le désir du sexe opposé notre esprit (et nos parties intimes) et dans laquelle on reste encore malgré tout des « gamins ». A cette époque, il est encore normal de jouer à la Game Boy, il sera bien temps de jouer aux Girls plus tard...

Et pour tous les possesseurs de la « petite » console de Nintendo, il y avait une règle quasiment immuable et tacite dans la cour de mon collège, à savoir celle du « 1 prêté pour 1 prêté, 1 semaine pas plus ». Pour ceux qui ont égaré leur dictionnaire « collégien 1992 / français », il s'agissait en gros de se faire prêter un jeu contre un autre jeu, et pendant pas plus d'une semaine (un peu plus quand il y a les vacances). Histoire de limiter le « squattage » de cartouches et le risque de se faire piquer un jeu avec quelqu'un qu'on ne connaissait pas trop. Cela dit, c'est un peu grâce à ce procédé que j'ai pu essayer à peu près tout ce qu'il se faisait sur la Game Boy à l'époque. Car à l'époque, presque personne ne lisait la presse spécialisée (à part moi et deux ou trois potes), tout le monde achetait son jeu au feeling ou en fonction de la jaquette ou de la licence apposée dessus. J'en ai fait des jeux inspirés de films, de dessins animés, de comics et autres! Certains étaient d'ailleurs plus ou moins bons, mais à l'époque, on s'en fichait un peu ; quand on a douze ou treize ans, on n'a pas vraiment d'esprit critique (bien qu'on prétende le contraire à ce moment-là!). Comment expliquer autrement alors que j'ai pu passer autant de temps sur ce qui se révèlera être une bouse infâme comme Hook? Heureusement, tout n'était pas à jeter, et je garde encore un souvenir ému de Amazing Spiderman ou de Ghostbusters II, deux petits jeux sympathiques, qui ont probablement vieilli mais qui avaient leur bon côté. Et puis, heureusement, il y avait toujours quelqu'un qui sortait du lot et qui avait acheté un jeu que personne ne connaissait, hormis quelques initiés. Comment ne pas se souvenir du moment incroyable que fut ma rencontre avec Gargoyle's Quest, qu'on m'a prêté une seule petite semaine, un jeu incroyablement dur, mais dont la musique résonne encore dans ma tête. Ce jeu m'a tellement marqué que plus tard, je dûs me résoudre à me le procurer par mes propres moyens, afin de le terminer.

Ghostbusters II, un jeu très sympathique, dans lequel on dirigeait 2 héros du film à la recherche de fantômes

Ce grand jeu qu'est Gargoyle's Quest

Je me rends compte aussi que je n'ai jamais possédé moi-même quelques-uns des jeux majeurs de la console, à savoir Super Mario Land 1 et 2, ainsi que Zelda Link's Awakening. N'importe quel possesseur de la Game Boy à l'époque se rappellera à quel point ces jeux étaient magistraux, et restent des légendes du jeu vidéo. Et j'avais réussi à les terminer en quelques jours, puisqu'ils m'étaient prêtés! D'ailleurs, une autre caractéristique de l'époque : un temps de jeu dix fois plus important qu'aujourd'hui, surtout sur console portable ; c'est tellement facile de jour dans sa chambre, avant de se coucher...

 

Cela dit, j'avais moi aussi une console de salon : on m'avait offert une Master System pour ma communion. Je voulais avoir une Super Nintendo à l'époque, mais les prix n'étaient pas du tout les mêmes. Pourtant, je ne le regrettait pas, même si finalement, je n'ai pas de tonnes de jeux sur cette console. Contrairement à la Game Boy, peu de mes camarades d'école avaient cette console, et tout le monde avait à peu près les mêmes jeux (Sonic, Donald, Mickey,...), ce qui fait que j'en fis vite le tour. Cette console me laisse quand même quelques souvenirs impérissables, comme sa manette à la limite du hors-jeu tellement la croix était pourrie (le nombre de vies que j'ai perdues à cause d'un mauvais appui sur la manette...), son Alex Kidd qui était tellement dur que je cherche toujours quelqu'un qui l'a terminé. D'ailleurs, pour ma petite fierté personnelle, je me suis rendu compte récemment, grâce à une vidéo sur Youtube, que j'avais réussi une bonne partie du jeu et que finalement, je m'étais pas mal débrouillé sur ce jeu assez moche mais complètement prise de tête!

Un jeu moche, mais quel challenge! Et puis un jeu intégré à la console, ça fait toujours rire aujourd'hui!

Et puis, finalement Elle est arrivée chez moi. Après de nombreuses années de supplications et de prières, j'ai fini par avoir chez moi le Saint Graal vidéoludique, LA console dont je rêvais toutes les nuits. Bien entendu, je veux parler de la Super Nintendo. Pour la petite histoire, j'avais une petite moto à essence que j'avais revendu (étant trop grand pour en profiter), et une partie de l'argent m'a permis d'acheter le pack avec Super Mario All Stars. Et ce fut le début de longues heures de jeux et de plaisir!

 

Mais ceci est pour une prochaine fois...  

 

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Mémoires d'un gamer

J'ai eu une illumination cette après-midi : pourquoi ne pas raconter ta vie de gamer à travers ton Gameblog? Mis à part le côté hautement narcissique et égocentrique de la chose, j'avais surtout envie de raconter une époque, celle de l'avènement du jeu vidéo et de sa démocratisation, à travers mon propre regard de joueur, mes expériences, mes souvenirs. Et peut-être ainsi rappeler des souvenirs à d'autres joueurs de ma génération, pouvoir partager et pouvoir échanger ces souvenirs, souvent communs d'ailleurs.

 

Et bien entendu, on ne peut pas commencer sans évoquer la genèse de ma passion pour ce médium. Cette année, j'ai eu trente ans, et ça va faire vingt ans l'an prochain que j'ai eu ma première console. En effet, contrairement à sûrement bon nombre de trentenaires, j'ai découvert le jeu vidéo finalement assez "tard". Alors quand je dis tard, j'exagère peut-être un peu, car comme beaucoup, j'ai souvent eu l'occasion de toucher à la NES (la "Nintendo", comme on l'appelait à l'époque) ou à l'Atari 2600, mais je n'avais pas de machine chez moi. Ni console, ni ordinateur. Dans ma famille, les technologies n'étaient pas forcément une priorité. Je suis né en pleine campagne, et à l'époque, il était difficile d'être au courant de ce qu'il se faisait et se fournir en équipement. J'ai bien essayé de réclamer une NES lors de ma prime enfance, mais on me répondait souvent que c'était "trop cher". Il est vrai que dans les années 1980, 6 à 700 francs pour une machine de jeux, c'était une certaine somme à débourser. Du coup, je jouais aux jeux vidéo chez les copains. J'espérais vivement être invité chez un gars qui n'était pas vraiment mon copain, mais il avait une NES avec l'extraordinaire Tortue Ninja, qui nous avait scotchés pas mal à ce moment-là. Ou bien j'avais ma cousine qui avait la fameuse cartouche "Super Mario Bros / Duck Hunt".... Fabuleux de se dire qu'on pouvait tirer sur la télé et s'amuser comme un fou avec rien. Nintendo avait déjà inventé le casual gaming, mais personne ne se prenait la tête à mettre les jeux dans des cases marketing ; on jouait et on s'amusait, point barre...

Evidemment, derrière cette tendance latente de futur gamer, ce gamin fasciné par ce nouveau moyen de se divertir était souvent frustré de ne pas pouvoir investir plus de temps sur certains jeux. J'avais bien quelques petits jeux électroniques, comme les Tiger (même pas de Game & Watch!", mais c'était un peu limité. J'aurais tellement aimé avoir une "Nintendo", comme tous mes copains de classe... Finalement, c'est peut-être un de mes plus grands regrets de joueur. 

Le jeu électronique Tiger. Dire qu'à l'époque, c'était le top du top en jeu vidéo portatif!

Et puis tout a changé avec l'entrée au collège. Dans mon petit établissement de campagne, où tout le monde se connaissait, l'arrivée d'un nouveau venu de la capitale est un évènement. Et pour moi, ça a probablement bouleversé ma vie de gamer, puisque si je ne l'avais pas rencontré, je ne serais probablement pas là pour vous raconter tout cela. Avec ce garçon, qui s'appelait Thomas (si tu lis ça, n'hésite pas à me contacter!), ça a accroché tout de suite. Pourquoi? Je ne saurai pas dire, le destin des rencontres, dirais-je. En tout état de cause, Thomas avait une passion peu commune à l'époque : il aimait les jeux vidéo. Mais pas comme les autres. Lui achetait les magazines spécialisés, comme Joystick et Joypad (qui venait de naître), collectionnait les cartes à jouer type Magic, s'intéressait aux jeux de rôle. Aujourd'hui, on appellerait ça un "geek", mais en 1991, c'était un peu tout nouveau, surtout pour nous, les "bouseux de la campagne". Et un jour, il m'invitait chez lui, pour me faire découvrir sa collection de jeux. Il avait une Master System, console assez marginale à l'époque, ainsi qu'une Game Gear, qui fascinait, car on pouvait avoir les jeux du salon dans sa poche (il avait d'ailleurs l'adaptateur SMS / GG, qui était une invention fabuleuse, trouvais-je). Il avait d'ailleurs une collection assez importante de jeux, ce qui m'impressionnait beaucoup à l'époque ; la plupart des possesseurs de consoles avaient deux ou trois cartouches, dont celle vendue avec la machine. Thomas, lui, avait peut-être une dizaine de jeux, dont certains titres étranges, comme Populous (mais qu'est-ce que c'est que ce truc? Me disais-je à l'époque). Et moi, je regardais ça avec les yeux de l'envie. Bien entendu, j'adorais toujours aller chez lui, l'occasion pour moi de m'adonner à ce plaisir ludique un peu interdit dans mes pénates... 

Et comme je le disais plus tôt, ce fut aussi ma découverte avec le monde de la presse vidéoludique. A l'époque, on n'avait pas forcément beaucoup de choix, surtout quand on jouait sur consoles. Il y avait Player One et Joystick, avec son supplément "Consoles News", qui deviendra peu de temps après indépendant, sous le nom de Joypad. Mon premier magazine sera ainsi un Joystick, qui était assez imposant, avec ses pages en reliure collée, sa couverture en papier glacé, un bel objet. Puis, peu de temps après, j'achetais mon premier Joypad, le n°3, et découvrais par la même occasion des gens qui allaient me suivre longtemps, comme Trazom, J'm Destroy, AHL ou encore Seb. Leur style, leur humour, la maquette sobre (parfois trop) et coloré allait m'accrocher immédiatement. J'y découvrais ainsi les premières images de Super Mario Bros 3, de Sonic sur Master System, je découvrais que Nintendo avait une console très puissante qui venait de sortir au Japon, la Super Famicom. C'était parti : j'étais pris au jeu (sans mauvais jeu de mots)! Il me fallait ainsi une console à moi, comme tout le monde! J'arrivais à convaincre mes parents de m'offrir la Game Boy pour Noël, bien que Thomas me menaçait de ne plus "être son copain" si je n'achetais pas la Game Gear. Je n'eus pas la console de Sega, mais je ne perdis pas mon pote pour autant, l'honneur était sauf. 

Et c'est ainsi que le 25 décembre 1991, je me retrouvais en possession de ma première machine de jeux, une Game Boy, avec Tetris, plus le jeu Duck Tales ajouté au pack. Je me rappelle encore du poids du cadeau, de la sensation que j'avais en touchant le carton, en regardant le pack. On l'a peut-être oublié, mais à l'époque, les boîtes de consoles étaient souvent bien présentées, et surtout chargées jusqu'à la nausée! La console, la cartouche de jeux, mais aussi le câble link pour jouer à deux et des écouteurs... Vous imaginez aujourd'hui la DS vendue avec des écouteurs pour pouvoir jouer partout? Et pourtant, c'était le cas à l'époque. La Game Boy était un bel objet, très années 90 finalement, avec son plastique épais, son poids étonnant pour un appareil nomade, son écran finalement minuscule aux couleurs vert caca d'oie... Mais quel objet! Je me rappelle aussi que ma première partie me faisait faire 2 lignes, peut-être le début de la preuve de mon incapacité notoire à être un bon gamer (même si j'ai quelques exploits à mon actif, je reviendrai dessus dans un prochain billet)! 

Ca, c'était du pack! 

C'est donc ainsi que ma "carrière" de gamer commençait : au milieu de la salle à manger de ma grand-mère, mes mains tremblantes en tenant la machine fébrilement dans mes mains, mon émotion intense de pré-adolescent qui avait presque trouvé le Graal. Et ce ne fut que le début d'une longue vie! 

 

Mais ceci est pour une prochaine fois... 

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Édito

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