L'Antre de la Mort

L'Antre de la Mort

Par The-reaper Blog créé le 13/12/09 Mis à jour le 02/02/12 à 09h51

La Mort vous va si bien.

Ajouter aux favoris
Signaler
Mes textes

Voici un de mes textes, inspiré quelque peu par H.P. Lovecraft. Bien entendu, je n'ai aucune prétention à comparer mes écrits à ceux du Maître de Providence, je voulais juste lui rendre hommage à ma façon. J'espère que ça vous plaira et que vous saurez laisser un commentaire critique afin que j'améliore mon style. Merci de me signaler les fautes qu'il pourrait rester (j'avoue avoir pas mal de difficultés avec les alternances passé simple / imparfait!) Bonne lecture! 

 

 

Je me rappelle d'une époque, insouciante, où ma vie était simple et joyeuse. Mais depuis ces « événements » (je ne puis manifestement les appeler autrement), elle en avait changé du tout au tout. Et jamais je ne pourrai retrouver les sensations et les plaisirs d'antan. Avoir vécu ces moments sera un point charnière de mon existence, et je m'en vais donc vous les conter, afin que le monde puisse témoigner à son tour de mon histoire.

C'était donc une de ces nuits sans lune de fin novembre, d'une obscurité telle qu'on ne pouvait voir au-delà de quelques pas. J'étais assis dans mon fauteuil, au coin de la cheminée. Je lisais calmement mon journal de la journée que je n'avais pas eu le temps de feuilleter, mon emploi m'ayant accaparé un long temps. C'était d'ailleurs un de mes petits plaisirs quotidiens : j'allais acheter mon journal au petit kiosque du coin de la rue, et je le gardais précieusement sur le coin de mon bureau jusqu'à mon retour à la maison. Et après un bon repas, je m'installais donc paisiblement, afin de connaître tous les faits divers et l'actualité de la veille. Parfois, je me servais un verre de Cognac ou je m'allumais un bon cigare importé directement de la Havane par un de mes collaborateurs. Le sentiment d'extase et de volupté qui m'envahissait lors de ce petit rituel de fin de soirée était indescriptible.

Ainsi donc, alors que je m'inquiétais des turpitudes économiques de tel pays lointain ou des réflexions politiques de tel chef d'Etat européen, j'entendis des sons provenant du fond de mon jardin. Des sons difficiles à percevoir, comme le grattement régulier d'un ongle sur une boîte de chaussures, mais étouffé par la distance et par le souffle du vent dans les arbres. Interloqué, je me remis néanmoins rapidement dans les pages de mon quotidien, mais j'eus du mal à rester concentré sur les mots qui défilaient sous mes yeux ; ce bruit devenait tellement présent qu'il finit par en être obsédant. Je me demandais même si c'était le fruit de mon imagination et si je n'étais juste pas en train de devenir fou. Ne confondais-je pas avec le frôlement de mes doigts sur le papier recyclé, ou bien ma fatigue ne me jouait-elle pas simplement des tours? Pour en avoir le coeur net, je me résolus à abandonner mon activité fétiche. Je repliai donc soigneusement mon journal, le reposai délicatement sur le bord du guéridon dressé à côté de mon fauteuil et me levai. Je sortis de la pièce et me dirigeai vers la porte de la véranda, qui donnait sur le jardin d'où venait le bruit suspect. Une fois passé le pas, je m'arrêtai quelques secondes, bloquant ma respiration pour me concentrer uniquement sur l'environnement. Il faisait froid ce soir-là, et je sentis mes poils se dresser sur mes bras. Je ne sus cependant jamais si c'était la fraîcheur de l'air ou la peur qui m'eus provoqué telle réaction épidermique. Je commençai à respirer de façon haletante, et la buée qui sortait de ma bouche et de mes narines était épaisse et blanche. Je sentais tous mes muscles se contracter, et je me mis soudain à trembler comme un nouveau-né qui sort de son premier bain chaud. Je n'entendais plus vraiment le bruit qui était la source de mon inquiétude, et seul le hurlement à la lune d'un vieux chien déchirait le calme relatif qui régnait alentours. Son cri était si fort et si long que j'en eu à nouveau la chair de poule, et j'avais bien compris que ce n'était pas le froid qui me faisait réagir ainsi. Je m'en retournai donc à l'intérieur de ma maison, quand je sentis un courant d'air me frôler juste derrière moi lorsque je fermai la porte , comme si quelqu'un venait de me doubler en courant par l'arrière. Je fis un sursaut, et je ressentis mon coeur s'emballer. La sueur perlait sur mon front, et l'angoisse commençait à m'étreindre. Je fermai donc la porte de la véranda, la poussai pour bien sentir le cliquetis du penne et mis le verrou derrière moi. Je retournai à l'intérieur de la maison et m'assis sur mon fauteuil. Je repris ensuite mon journal, tout en gardant un oeil attentif aux alentours. La paranoïa commençait à m'envahir, et je ne pus donc pas vraiment continuer à lire. Je n'arrivais pas à garder mes yeux sur chaque ligne, et mon cerveau n'imprimait aucunement le sens réel des phrases. J'étais complètement obnubilé par ce qu'il venait de se passer, et déconcerté par la peur qui n'en finissait pas de monter. Je me levai donc à nouveau de mon fauteuil, et dû trouver moult activité pour essayer d'occuper mes pensées. Je m'en allai donc laver mon verre d'alcool dans la cuisine, m'engageai à ranger les quelques éléments désordonnés sur mon secrétaire, à nettoyer la poussière sur les meubles. Mais malgré tout, la peur restait cachée dans mon esprit, comme une sorte de film projeté à l'intérieur de ma tête qui continuait de défiler devant le courant de ma vie. Je n'arrivais donc pas à me détacher de mes propres angoisses, et lorsque le bruit entraperçu au fond de mon jardin se fit plus présent et plus proche, je paniquais encore plus. Sans trop savoir quoi faire, je sortis à pas vif du salon pour me diriger vers le petit cabinet qui me servait de bureau. Et là, sans allumer la lumière, je m'assis en boule dans un coin de la pièce, essayant de me concentrer sur ma respiration afin de la faire ralentir. Je me rendis compte que le bruit était de plus en plus proche, comme s'il était entré dans le couloir. Le frottement ne ressemblait plus à un carton mais plutôt à celui d'un mur de pierre. Le bruit devenait crissement et résonnait de plus en plus dans ma tête, de façon indéfinissable. Je le sentais qui s'approchait, et mon coeur s'accélérait plus à chaque rapprochement. J'eus l'impression qu'il allait exploser ma poitrine, et la douleur ressentie me fit tourner la tête jusqu'au vertige. Je n'aurais jamais pu me lever sans tomber, et je préférai donc ramper jusque sous le bureau et m'y cacher dessous. Je tremblais de plus belle, et il m'était impossible de me raisonner. Le crissement se trouvait maintenant juste derrière la porte, et je m'inquiétais d'avoir à découvrir l'origine de ce bruit. Je pressentis une faible ombre dans le couloir, qui dansait contre le mur d'en face et semblait démesurément grande. Je n'arrivais plus à sentir ni mon coeur, ni ma respiration, le pouls qui battait dans mes tempes avait un rythme si frénétique que ma tête semblait exploser dans un fracas inimaginable.

Et alors que le crissement sur le mur devenait assourdissant, je La vis face à moi, se dressant debout, sur ce qui ressemblait fortement à deux pattes, à l'allure de celles d'un poulet, mais avec des poils dessus. Mon imagination la plus fertile et la plus riche n'aurait jamais pu imaginer qu'une telle créature put exister. Face à moi se tenait une chose si effrayante, si inconcevable que je fus pris de vertige, n'arrivant pas à savoir si c'était le rêve ou la réalité. Sa corpulence était imposante, comme un oiseau de taille humaine. Ses deux yeux en forme de globe de cristal remplis de fumée opaque donnaient l'impression de n'y voir aucune âme, aucune conscience, aucune intelligence, tandis que ses dizaines de petites dents particulièrement pointues, comme des crochets de vipère parsemant une mâchoire entière de laquelle s'échappaient un souffle rauque, lui donnait l'apparence de ces poissons des abysses avec un petit appendice lumineux sur la tête pour attirer ses proies. Mais ici, nul besoin de lumière pour me fasciner totalement. Ses deux bras, courts par rapport à la taille du corps, étaient terminés par ce qui ressemblait à des doigts très longs et très fins, comme des baleines de parapluie. Ce sont eux qui frottaient contre le mur du couloir, donnant ce bruit qui me stressait de plus en plus. Je ne bougeai alors plus d'un cheveu, mais ma respiration était si haletante que je craignis que ça ne l'attire vers moi. La chose leva la tête vers le ciel, comme si elle humait une odeur dans l'air, à la recherche d'une proie. Elle me cherchait, elle allait me trouver! Je fus tellement traumatisé par l'idée que je ne pus retenir de ne pas me pisser dessus. La gêne éprouvée n'était rien par rapport à la terreur qu'il ne ressente mon odeur. Je réprimais un petit soupir que je crus qu'elle avait entendu. Elle se dressa sur ses ergots, comme un chien à l'arrêt, et commença à former de petits cercles dans la pièce. Elle continuait de renifler l'intérieur de la pièce, tout en poussant de petits souffles qui ressemblaient à ceux des serpents. La créature était vive sur ses deux grosses pattes, se déplaçant un peu comme un canard, mais avec plus de souplesse et de vivacité. Elle s'approchait petit à petit de moi et approcha sa tête à quelques centimètres de la mienne. Je pouvais sentir la pestilence de son haleine, à mi-chemin entre l'animal mort et le fromage oublié au fond du placard. Je retins mon souffle aussi longtemps que je le pus, d'abord pour atténuer l'odeur qui pénétrait mes narines, ensuite pour ne pas trahir le moindre geste, le moindre bruit, le moindre tressaillement de ma part. Je n'avais maintenant plus qu'une seule peur : que je soupire, un haut-le-coeur, un mouvement brusque et incontrôlé qui expirerait l'air de mes poumons. La créature se détourna alors de ma position et se mit à tourner autour de la pièce, à la recherche de quelque chose, de nourriture très certainement. Elle s'approcha d'une commode ancienne qui trônait au fond de la pièce et huma son contour. Puis, après une attente passive de plusieurs longues secondes, elle se dressa sur ses ergots, pris un pas de recul et lança sa tête violemment contre la porte du meuble, la défonçant d'un coup sec. J'eus tellement peur, surpris par la soudaineté de ce geste, que je me pissai dessus à nouveau. Je me retins de sangloter, ma gorge tremblotait, mes larmes se retenaient au coin des yeux, je n'espérais plus qu'une chose : que je me réveilla. Ça ne pouvait être qu'un cauchemar, ça ne pouvait être autrement. Mais -hélas!- je compris que tout ceci était bien le fruit de la réalité, d'une réalité étrange, qui n'était pas la mienne, qui n'était celle d'aucune personne d'à peu près sensée sur cette planète. Une créature, que Darwin aurait reniée immédiatement, qui n'était connue par aucun scientifique de renom, trônait ainsi là, dans ma maison, et je ne pouvais absolument rien faire, hormis pleurer et espérer qu'elle s'en allât... 

La créature se jeta à nouveau d'un coup de tête sur la commode, puis après quelques coups, la porte tomba, et je la vis y glisser sa tête, puis y sortir quelque chose. Elle avait attrapé un sandwich! Un casse-croûte que j'avais oublié il y a quelques jours et qui devait commencer à moisir, mais que la créature avait trouvé à son goût apparemment. Elle l'avala d'une seule gorgée, comme un oiseau mange un ver, et le termina goulûment.

Je m'en sentis tellement rassuré que je relâchai un soupir de soulagement. Que n'avais-je pas fait! La créature, à peine avait-elle englouti son amuse-gueule, releva la tête et recommença à humer l'air ambiant, de plus en plus excitée. De façon frénétique, elle se mit à chercher partout, à remuer et retourner toutes mes affaires dans le bureau. Elle savait que quelqu'un se trouvait avec elle dans la pièce, mais ne savait pas où... A priori, ses sens de l'odorat et de la vue étaient peu développés, car à la vue de la taille du bureau, elle aurait déjà dû me trouver... Devais-je m'en inquiéter ou au contraire m'en féliciter? On ne peut dire que ce fut ce qui emplissait mon esprit à ce moment précis ; je n'avais qu'une hâte : que la créature décampe, que je puisse m'échapper de sous ce bureau. Mais apparemment, elle n'en avait nulle envie. Elle cherchait manifestement avec encore plus d'envie, et je dus me résoudre à rester encore plus silencieux et immobile. La sueur d'effroi qui perlait sur mon front finissait par me démanger, par couler le long de mes joues, mais il fallait que je me retienne de faire le moindre mouvement.

C'est à ce moment-ci que le téléphone du salon décida de sonner. La vieille sonnerie métallique à l'ancienne qui agressait les oreilles et raisonnait comme jamais, déchirant le silence pesant qui régnait dans la maison... La créature s'arrêta de farfouiller dans ma paperasse et mes placards, et resta immobile quelques longues secondes. Je me demandais vraiment comment elle pouvait réagir. Et je ne fus pas déçu : effrayée par le bruit discontinue du téléphone, elle se mit à pousser un hurlement strident, comme le sifflement amplifié à l'extrême d'une cocotte-minute. Son cri était si épouvantable que j'en oubliais presque le téléphone. Je n'avais jamais entendu un tel cri d'animal, et un courant d'air d'effroi me parcourut l'échine et me glaça le sang ; j'étais littéralement pétrifié par ce chant de sirène venu du fond des enfers. Je sentais chacun de mes doigts trembler de façon spasmodique, et je n'arrivais pas à contrôler la moindre de mes respirations. Et sans attendre, la créature prit appui sur ses deux grandes cuisses et fit un bond énorme, directement sur le bureau! Je pus sentir alors le poids de cette chose, puisque le bureau s'affaissa fortement, et je compris que je ne pourrais pas rester éternellement caché ici. Je ne savais plus quoi faire. Je n'avais qu'une solution : fuir. Je pris mon courage à deux mains et retint ma respiration, fit une prière à tous les dieux de la terre (alors que je suis athée) et partit sans réfléchir. La créature fut surprise par une telle échappée et mit quelques longues secondes à réagir. C'était ma chance! Je commençai alors à courir comme je pus. J'entrais dans le salon et essayais d'ouvrir la fenêtre. J'entendais au loin la créature qui arrivait à pas rapide, mais elle ne courait pas. En quelques secondes, elle se trouvait dans l'entrebâillement de la porte, me regardant fixement de ses deux yeux vides; je pouvais y sentir tout le vice. Et cette putain de fenêtre qui refusait de s'ouvrir! C'est ça d'habiter dans de vieilles bicoques: ça a son charme, mais tout va à vau-l'eau! Je donnais alors de lourds coups d'épaules dans la fenêtre, dans l'espoir de l'ouvrir par la force. Mais je n'obtins que des douleurs sur le haut des bras. Je décidai alors de me détourner vers la véranda et vers l'extérieur. Je sortis précipitamment et traversai mon jardin dans le noir le plus opaque, courant à l'aveugle et sans m'arrêter. Je m'appuyais contre le tronc d'un arbre pour respirer. C'est alors que, ma respiration se ralentissant, je cherchai à savoir si la créature m'avait suivi. Je compris alors que non, et je soupirai alors de soulagement. Mais ce calme devait être de courte durée. Il fallait bien entendu que je reprenne possession de mon domicile, et je me devais donc de l'inspecter de façon plus approfondie. Je me rapprochai donc à pas feutrés vers la porte de la véranda. La pelouse humide avait complètement trempé mes pantoufles et je commençais à avoir froid ; je me mis à trembler, peut-être autant par peur. Soudain, je sentis sous le pied une forme dure, et j'en fus tout à fait surpris. Je pensais avoir marché sur une des pierres qui détouraient un de mes parterres de fleurs, mais après réflexion, je savais pertinemment que je ne me trouvais pas à sa proximité. J'arrêtai donc de bouger, mon pouls se remit en branle et je dus retenir ma respiration. Je compris clairement que face à moi, dans le noir, se trouvait la créature, immobile, à quelques centimètres de mon visage. Je reculai donc pas à pas, et je me cognai à nouveau dans une autre forme. Un arbre? Impossible. Je me retournai donc lentement, et me voici alors face-à-face avec une seconde créature! Elles étaient deux! Puis trois, quatre, cinq! En scrutant autour de moi, je constatais que j'étais cerné par des dizaines de des créatures qui envahissaient mon jardin! Je tressaillis, sentis ma tête chavirer en tous sens sous le coup de la frayeur. Je restai immobilisé, incapable de prendre la moindre décision, de mettre en place la moindre fuite, devant ses yeux globuleux à l'infini qui se posaient sur moi. Je m'évanouis dès que je vis les créatures faire leurs premiers mouvements vers moi...

Voici donc mon histoire et les faits qui y sont relatés telle une vérité indiscutable. Vous devez vous demander ce qui a pu m'arriver après mon évanouissement. Je dois vous avouer que moi aussi, je me pose la même question. Je sais juste que je fus épargné, puisque je suis encore en vie. Je me suis réveillé après une semaine de coma dans une chambre de l'hôpital psychiatrique de St Jean, dans laquelle je voyais défiler régulièrement de nombreux médecins, spécialistes de la psychiatrie, neurochirurgiens et éminents professeurs spécialisés dans la recherche sur le cerveau, incapables de comprendre mon symptôme et mes visions, ainsi que des infirmières qui m'apportent inlassablement des médecines, sans savoir si cela fait vraiment de l'effet. La seule chose que je sais, c'est que les médecins ne comprennent pas ce que j'ai vécu, ce à quoi j'ai été confronté cette nuit-là, et qu'ils ne voient pas eux-mêmes les deux créatures qui gardent la porte de ma chambre toutes les nuits, immobiles, impassibles, me regardant de façon infinie de leurs yeux sans âme et sans vie... Donc, si un jour vous rencontrez quelqu'un sceptique face à l'existence de créatures dont on ne soupçonnait même pas l'existence, n'hésitez pas à leur conter mon histoire, et à la transmettre à travers le temps et les âges, afin que je ne me sente plus jamais seul et incompris...

 

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Commentaires

The-reaper
Signaler
The-reaper
Moi, y a plein de trucs qui me tracassent! Et pas que dans ce que tu m'as envoyé en MP! :D

:éternelinsatisfait: :perfectionniste:
Neuro
Signaler
Neuro
j'aime bien, et en tant que lecteur d'HPL, je reconnais l'hommage :)
je t'envoie par mp les quelques petits trucs qui me tracassent!

Édito

Bienvenue dans le repère de Reaper!

La Mort vous invite cordialement à partager ses goûts, ses plaisirs, ses délires, ses coups de coeur ou de gueule.Ainsi que, dans la mesure du possible, mes écrits personnels.

Plein de trucs un peu débiles, des infos nostalgiques sur le rétrogaming ou sur mes chansons préférées!

 

 

 

Archives

Favoris