Édito

Richelle, 23 ans, Final Fantasy Addict depuis 1997, élevée aux concours de Tetris et au Space Invaders dans les toilettes.

Blog qui se veut critique sur le jeu vidéo en général et Final Fantasy en particulier, avec un soupçon d'anime par ci, de manga par là, et une pincée de goodies par dessus. Et comme je suis une fille et qu'on ne peut pas lutter contre sa nature profonde, je vais médire, parce que j'aime ça et que (parfois) c'est mérité. Mais je dis des trucs gentils aussi (parfois). Et je ferai pas trop ma fangirl (parfois) c'est promis (ou pas).

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The Final Fantasy Theory

Par Richelle Blog créé le 25/10/11 Mis à jour le 22/11/11 à 15h33

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Final Fantasy

Comme je l'ai déjà dit en ce moment c'est FFVIII US qui passe à la casserole chez moi ( et aussi Lost Odyssey en théorie, mais au final ces derniers jours c'est plus un combo FFXI-dessin qu'autre chose >< ). Je suis à la fin du 2e CD, en plein pendant la bataille des facs, et y a déjà pas mal de choses à dire. Alors on va faire ça en deux parties, on va en parler maintenant et on en reparlera quand j'aurai fini ( ou avant si j'ai encore beaucoup d'anecdotes en stock ). Comme vous pouvez vous en douter, spoilers à foison droit devant.

 

Squall

Que dire sur Squall. Comme Djidane, en anglais il est légèrement plus agressif, comme peut en témoigner cette réplique d'une délicatesse sans bornes.

 

La sympathie du Squall US dans toute sa splendeur.

Je sais plus exactement ce qu'il dit en français, mais ce dont je suis sûre, c'est que c'est bien moins méchant. Pauvre Quistis.

Comme pourront s'en douter ceux qui ont joué à Dissidia, la réplique préférée de Squall est "whatever", qu'il soit pensé ou dit à haute voix. Ca doit vous donner une bonne idée du niveau de la chose. Le Squall US, comme le Squall français, tout ce qu'il veut, c'est qu'on lui lâche un peu la grappe. Là où les deux versions diffèrent, c'est au niveau des monologues.

 

 

Particulièrement dans les passages où Squall se retrouve seul dans sa chambre, ses états d'âme sont bien mieux retranscrits qu'en français et il apparaît bien plus torturé ( le fait de se retrouver à penser, s'endormir, se réveiller et se remettre à penser immédiatement sans vraiment savoir combien de temps a passé, c'est particulièrement fort ). Si en VF on peine à sympathiser avec Squall qui n'est à nos yeux rien de plus qu'un ado légèrement émo sur les bords qui couine parce que personne comprend qu'il préfère rester tout seul, en US en revanche Squall s'attarde davantage sur ses angoisses, sur le fardeau qui pèse sur ses épaules ( Cid qui lui délègue toutes les tâches, son rôle de chef de groupe dont il n'a pas voulu, ses responsabilités etc... ). ENFIN on nous donne une chance de mieux comprendre ce que Squall ressent sous la couche de "je veux pas d'amis bouin" et honnêtement, ça fait du bien.

 

Voilà une chanson qui représente tout à fait notre Squall FR !

 

En français il me semble que Squall passe aussi très vite de "je veux pas d'amis" à "ok en fait je veux bien". Au point où j'en suis, il est toujours très à l'écart des autres, et c'était surtout visible pendant le passage à Trabia où tout le monde se souvient de l'orphelinat. Squall les laisse se remémorer plusieurs minutes sans rien dire et n'intervient que lorsque les autres se rappellent enfin de lui. Squall est pour l'instant toujours dans sa coquille, mais les autres travaillent à le faire sortir, et comptent pas mal sur Linoa pour ça.

 

Squall et Linoa

Le point fort de la version US pour l'instant c'est la relation entre Squall et Linoa qui évolue tout doucement. Si en français on a un peu l'impression de passer du coq à l'âne ( la scène du bal d'abord, avec Linoa qui fait du gros rentre dedans, puis direct Linoa qui se met à détester franchement Squall "pasque d'abord il est trop vilain avec ses potes bouh le méchant pas beau qui pue des feeeesses", puis on sait pas pourquoi "hihihi je veux la même bague que lui je le kiff grave hihihi" ), en US les étapes sont bien plus logiques et la progression plus lente et naturelle.

Ca commence avec la scène de bal qui ne révèle rien à part que Linoa trouve Squall mignon ( ça on peut honnêtement pas le lui reprocher ), y a pas de super coup de foudre de la mort qui tue. Hop vidéo à l'appui.

 

 

Bien que comme en français on ait un "tu vas m'aimer tu vas m'aimer", en anglais on saisit bien la nuance " tu vas m'apprécier suffisamment pour danser avec moi parce que je me fais chier et que quitte à danser autant que ce soit avec un mec mignon " tandis qu'en français le " tu vas m'aimer tu vas m'aimer... ça y est, tu es ensorcelé ? " pour moi c'est plutôt " vas y, fais pas chier, tomber amoureux comme ça ce sera fait on en parle plus de toute façon les mecs savent déjà qu'on va se caser rien qu'en ayant vu la jaquette".

Suite à ça, pendant tout le passage à Timber, Linoa apprend à connaître Squall et bien sûr le choc est rude. Avant de se rendre compte que Squall n'est en fait qu'une pauvre petite chose traumatisée, il faut se cogner au mur de glace. C'est exactement ce qui arrive à Linoa et elle ne se prive pas de partager son avis sur la chose.

 

Par contre je pense pas que Zell ait besoin qu'on le défende...


Ensuite, la mission d'assassinat à Deling City, et pour moi, c'est là que le déclic se fait chez Linoa. Entre l'importance de la mission et la tâche qui incombe à Squall ( aller tuer la sorcière de ses propres mains, c'est pas non plus une promenade dans les bois ), c'était déjà pas mal, rajoutez à ça un petit sauvetage et une grosse frayeur, et vous avez le cocktail parfait pour que Linoa commence à tomber amoureuse.

 

 

Suite à ça, un peu d'éloignement en envoyant Linoa à la base des missiles ( ou un petit "aaaaw il est content que les autres soient en vie c'est trop choupinou" dans l'autre cas ) et paf, le tour est joué, et tout le monde a remarqué sauf le principal intéressé - du moins pour l'instant -. Là où j'aime la version US c'est qu'on sent bien que Linoa ne commence à tomber amoureuse qu'après avoir appris à connaître Squall. Ici on a dépassé le stade de "Squall est méchant", on est au stade "Squall est terrifié à l'idée de nous perdre et ne veut pas s'attacher". On n'est plus sur le coup de foudre de la VF où on a l'impression que Linoa tombe amoureuse dès le bal, non, ici les sentiments de Linoa sont vraiment éveillés après avoir cotoyé Squall, partagé son quotidien, vécu les mêmes choses que lui. Le fait de l'avoir cru mort et d'avoir été séparés n'était que le déclic nécessaire à la réalisation de "oui c'est vrai, ça me rendrait triste s'il lui arrivait quelque chose après tout ".

 

 

Tout le passage à Horizon renforce cette idée que Linoa a complètement percé Squall à jour. Là où les autres l'ont simplement félicité pour sa promotion ( pour rappel Squall vient tout juste d'être nommé chef des SeeDs ), Linoa l'encourage, lui offre son support et sait pertinamment que ces responsabilités vont peser lourd, très lourd. 

 

 

Et donc nous voilà à la bataille des facs, avec Linoa et Zell qui complotent pour faire une copie de la bague de Squall. D'ailleurs Squall vient TOUT JUSTE de dire très clairement qu'il se rend parfaitement compte du petit manège des autres, et ça, ça m'a fait bien plaisir aussi. Squall n'est pas un imbécile aveugle, alléluia !  

 

Quistis, Zell, Selphie et Irvine

Je vais pas mentir, comme en français le jeu met surtout Squall et Linoa en avant, mais ce qui m'a plu, notamment là où j'en suis en ce moment, c'est que je trouve le reste du groupe plus impliqué. C'est un secret pour personne, ça fait un bail que tout le monde essaie de maquer Squall et Linoa, mais particulièrement pour toute cette histoire de copie de la bague de Squall, tout le monde fait un effort. Là où dans mes souvenirs la version française n'implique que Zell, la version US implique tout le monde. Les autres personnages couvrent l'absence de Zell, essaient de détourner l'attention de Squall, bref, c'est de l'effort collectif, et ça c'est plutôt un bon point.

En dehors de ça, les personnages sont plutôt égaux à eux même, Quistis faisant légèrement exception. La VF me donnait jusqu'à la fin du jeu l'impression que Quistis déteste et jalouse profondément Linoa. En US, les crises de jalousie, c'est jusqu'à la fameuse dispute pendant la mission d'assassinat. A partir du deuxième CD, Quistis prend enfin un rôle de grande soeur ( de remplaçante d'Ellone, avoue t-elle pendant le flashback de l'orphelinat ) et ça, ça fait rudement plaisir. Quistis n'est plus la petite chose rejetée par Squall, elle devient juste la personne qui le connait le mieux, ce qui explique logiquement pourquoi elle contribue à caser Squall et Linoa au lieu de continuer à broyer du noir ou d'espérer que ça ne marchera pas.

 

 

Ce sera tout pour aujourd'hui, il y a pas mal de choses à dire sur Seifer également, mais ça, je sens que ça a besoin d'attendre la fin du CD2 et peut être même le passage de Lunatic Pandora, alors je vous garde ça bien au chaud pour la prochaine fois.

Blague à part, celui qui trouve mes deux personnages préférés gagne un cookie.

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy VIII
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Final Fantasy

Voilà voilà, The Last Remnant bouclé, je me suis enfin motivée à refaire Lost Odyssey dont je parlerai donc prochainement. En attendant, niveau "jeu du soir", FFIX US bouclé, c'est FFVIII ( US aussi ) qui passe dans ma PSX, et voilà une petite anecdote.

 

Ce qui m'a toujours beaucoup plus dans FFVIII en général et le personnage de Squall en particulier, c'était toutes ces petites phrases "méchantes" mais qui restaient bon enfant, ce genre de petites remarques que Squall se contente de penser la plupart du temps, que tout le monde n'apprécie pas car bon nombre d'entre elles cassent l'immersion dans le jeu. On notera le célèbre " C'est un jeu vidéo, pas un conte de fées, M'sieur Hibou ! " comme exemple. Bon ce que je peux déjà vous dire, c'est que comme Djidane, le Squall US est plus direct, méchant, et n'hésite pas à donner du "moron" là où en français nous avons un "J'ai rêvé que j'étais un clown" gentillet. Le bon côté des choses, c'est que Linoa est, elle, nettement moins cruche en anglais. Pas de " voici l'amour de ma vie hihihi " quand elle présente son chien, mais un sobre " voici mon partenaire " qui passe bien mieux.

Aujourd'hui ce n'est pas de Squall que je vais parler ( même si, comme pour Djidane US VS Djidane EU il y aurait pas mal à dire... ) mais de Ward.

Le passage en question est le second rêve avec Laguna, la fuite de Centra.

 

 

C'est à ce moment là qu'en français Ward nous sort un magnifique " Puisque c'est comme ça je parlerai plus jusqu'à la fin du jeu ! " que j'ai toujours adoré. Un personnage qui décide de la fermer définitivement et qui s'y tient, je trouvais ça assez énorme, et ça avait le mérite d'être original, même si c'est plutôt stupide et complètement inutile. Mais en anglais sachez qu'il n'en est rien ! Cette version française humouristique, c'est tout bonnement de la censure.

Voici une vidéo du passage concerné en version US aux alentours de 2"30 :

 

La version anglaise nous révèle donc que si Ward ne parle plus suite à la fuite de Centra c'est suite à une blessure à la gorge pendant cette série de combats. Une censure un peu inutile et cucul la praline si vous voulez mon avis, surtout pour un jeu qui n'hésite pas à montrer du sang dans sa cinématique d'intro, et qui, on le rappelle, s'adresse tout de même à un public averti, si j'en crois le "Animated violence, mild language, suggestive themes" au dos de la boite. Blague à part, hormis les gunblades et le fouet de Quistis, y a des trucs suggestifs dans FFVIII ?

Alors voilà, quand tu joues à FFVIII en français, t'es un soldat, c'est la guerre, on t'envoie assassiner une sorcière, t'as le droit de te blesser et de saigner tout plein beurk si ça te laisse une balafre pour exciter les nanas, par contre une blessure de guerre moche qui t'handicape pour la fin de tes jours, ça, ça passe pas ! 

A très bientôt pour la suite des aventures de Squall au pays des bisounours !

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Jeux : 
Final Fantasy VIII
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Fangirlisme assumé

Voilà, c'est en retard parce que j'étais à Disneyland hier, et toc, et que quand j'ai commencé mon article ce matin j'ai encore fermé mon onglet par erreur parce que plutôt que d'utiliser intelligemment mon dual screen je blogge sur ma fenêtre de surf. Décidemment blogger avant l'heure des chocapics c'est une très mauvaise idée.

C'était samedi soir au Royal Albert Hall, la salle était pleine à craquer, ça a duré deux bonnes heures, Uematsu était là, ça criait, ça pleurait, ça parlait toutes les langues, y avait du cosplay, de la peluche de Pampa, du ruban rose dans les cheveux partout et c'est passé un peu comme un rêve, trop vite, et c'était presque trop beau pour être vrai.

Contrairement à ce qu'on pourrait penser au vu de la salle et de la musique orchestrale, Distant Worlds, c'est pas guindé. Il n'y a même pas de dress code, alors du geek en jean, y en avait dans tous les coins. Ambiance à la fois détendue et surexcitée, tout le monde était là pour passer un bon moment. Y a eu de la standing ovation dans tous les sens, des cris, beaucoup de rires, et franchement, une sacrée ambiance, bien au delà de mes espérances !

Et quel moment ! Allez, un coup d'oeil sur la tracklist.

FINAL FANTASY Series Prelude
FINAL FANTASY VIII Liberi Fatali
FINAL FANTASY Series Victory Theme
FINAL FANTASY VIII Don't be Afraid
FINAL FANTASY X Zanarkand
FINAL FANTASY XI Memoro de la Stono - Distant Worlds
FINAL FANTASY IX You're not Alone
FINAL FANTASY V Clash on the Big Bridge
FINAL FANTASY VII Aerith's Theme
FINAL FANTASY IV Theme of Love
FINAL FANTASY XII Kiss me Good Bye
FINAL FANTASY Chocobo Medley 2010
FINAL FANTASY VII Opening - Bombing Mission
FINAL FANTASY VI Dancing Mad
FINAL FANTASY I-III Medley 2010
FINAL FANTASY VII JENOVA
FINAL FANTASY VIII Eyes On Me
FINAL FANTASY XIII Blinded by Light
FINAL FANTASY VI Opera "Maria and Draco"
FINAL FANTASY VI Terra's Theme

Comme je suis une sale bête d'après mon fiancé, je n'ai pas pu me retenir et j'avais regardé sur youtube les vidéos des autres concerts Distant Worlds de cette année. Donc je savais à peu près ce qui pouvait tomber, et je croisais très fort les doigts pour que mes chouchous soient choisis pour Londres. Je n'ai été que relativement peu déçue.

L'idée c'était que chaque opus soit représenté, du I au XIV. Et là j'ai un peu boudé. Bien que pour FFXIV je me sois ( heureusement ) arrêtée à la béta, j'en garde un excellent souvenir. Comme c'était une béta, j'ai joué pour découvrir, et j'ai découvert des choses magnifiques. Malgré tous les défauts qu'il avait à ce moment là et qu'il a d'ailleurs toujours, FFXIV avait au moins le mérite d'être superbe, et les environnements étaient si immenses que je m'y suis perdue avec délice pendant des heures. Et comme j'avais entendu les autres live Distant Worlds, j'attendais avec impatience Twilight over Thalanan qui me prend particulièrement aux tripes, et dès les premières notes.

Twilight over Thalanan à Vancouver.

 

Malheureusement, le gros flop de FFXIV aidant sûrement, pas de Twilight over Thalanan, et, plus surprenant, même pas de Answers, alors que sa chanteuse officielle, Susan Calloway, est là ! Pour FFXIV il faudra se contenter du... thème des chocobos. Et vu la qualité de la performance d'Uematsu sur cette OST, c'est juste terriblement dommage.

Answers à Tokyo.


En ce qui concerne les FF old school, ils ont une part du gâteau sympathique. J'avais totalement oublié que Clash on the Big Bridge faisait partie de la tracklist potentielle, aussi j'étais vraiment ravie lorsque la musique a commencé. Je ne m'attendais pas non plus à l'Opéra de FFVI et la perfomance était juste magnifique, sublime, même quand on n'aime pas l'opéra.

Enorme bémol sur Dancing Mad toutefois.

Dancing Mad à Londres.
 

On nous montre une orgue gigantesque, on nous dit qu'on va avoir un solo super classe et là... ben le papy il peine, on a presque envie d'aller l'aider tellement il galère. Ca s'entend que ça doit être super difficile à jouer, on serre les dents et on attend la fin de ce solo interminable en luttant contre l'envie de lui jeter des cacahuètes pour l'encourager. Heureusement le reste de la musique est irréprochable, mais ce solo là, il m'a juste fait de la peine.

FFVII et VIII sont bien représentés, peut être même un peu trop, d'autant plus qu'il faut rajouter à la tracklist A One Winged Angel en guise d'encore. On regrette qu'il n'y ait pas plus de place pour un Melodies of Life, par exemple. On notera par contre la présence d'un JENOVA merveilleux, d'une grande énergie. Ca déménage, contrairement à quelques autres musiques de tracklist, JENOVA a la chance de vraiment claquer, de péter dans les oreilles, de jouir de toute la puissance qu'il mérite.

JENOVA à Londres.
 

Puisqu'on est sur FFIX, je vais pas me plaindre, c'est You're Not Alone qui est sorti, pour mon plus grand bonheur, cette piste restant pour moi, depuis des années, ma préférée dans tout l'OST FFIX, pleine de souvenirs et d'émotion. Dommage que la musique manque un peu de force et d'intensité.

You're not Alone à Londres.


A ma grande surprise, Zanarkand m'a beaucoup plus émue que je l'aurais pensée. La faute à une vidéo aux images particulièrement bien choisies et qui rappellent beaucoup de moments forts du jeu. J'ai pleuré beaucoup plus que je n'aurais dû pour FFX, mais c'était beau et ça en vallait bien la peine.

Zanarkand à Londres.


FFXII lui a droit à Kiss me Goodbye et là je n'aurai qu'une seule chose à dire : trouver le moyen de faire une AMV FFXII en ne montrant quasiment pas Vaan et Penelo et en se centrant sur Ashe et Balthier, c'était juste génialissime, et un grand merci au responsable des vidéos juste pour ça ( le reste c'était parfois moyen ).

Pour FFXIII c'est sans surprise Blinded by Light qui sort, et là je me contenterai de citer mon fiancé " Il aurait fallu un ampli gigantesque sur les violons ".

En ce qui concerne les medleys, celui de FFI-III est excellent, quant à celui des chocobos, je mettrai encore une fois un bémol quant aux versions choisies : celle de FFXIV et celle de VIII. Alors celle du XIV on va pas y revenir, c'est bien mais j'aurais voulu autre chose même que bouin, par contre celle du VIII, elle m'a toujours toujours donné envie d'assassiner des chatons avec une truelle, et là, ça ne déroge pas à la règle, on a juste envie de crier POURQUOIIIIIIIIIIIII ?!

Je garde le meilleur pour la fin, bien que ce soit très subjectif. Ce que j'ai préféré, c'était Distant Worlds de FFXI. Pour les non initiés, c'est la chanson que l'on entend à la fin de l'add-on Chains of Promathia, qui gardera toujours une place un peu particulière dans mon coeur. J'avais vécu cette aventure avec cinq autres personnes, et une fois par semaine, pendant de longs mois, nous nous étions démenés pour arriver jusqu'à la fin. C'était très dur pour nous, la faute à un set-up vraiment particulier, et ça a pris si longtemps qu'à la fin on était juste extatiques. Et bien sûr, je reste extrêmement attachée aux personnages et à l'unvers de COP.

Alors ça fait quoi d'entendre Distant Worlds en live ? Ca a fait remonter tellement d'émotions et de souvenirs que c'était presque douloureux. Et la vidéo n'a pas aidé loin de là. 

C'était mon gros coup de coeur pour ce concert, un moment très précieux, et très particulier. ( même si je suis pas contente parce qu'on voit même pas Prishe sur la vidéo et que c'est mon perso préféré de tous les temps dans FFXI même que je bouderais presque si c'était pas aussi bien ).

Après oui, à la fin on a eu A One Winged Angel, même si c'était pas écrit sur le programme, touuut le monde le savait, absolument aucune surprise. Ca fait des années que AOWA me sort par les trous de nez, des oreilles, des yeux, et tous les pores, ça fait des années que j'en ai marre de pas pouvoir me taper un seul concert de jeux vidéos, même non centré sur Final Fantasy, sans entendre AOWA. Mais je me suis dit que l'avoir en orchestral et en live une fois, ça passerait. Ben même pas, j'en ai juste tellement marre, à la fois de cette chanson, et de la fixette sur Sephiroth, que je m'en foutais pas mal. Mais bon, là encore c'est un avis très personnel, la plupart des gens étaient complètement extatiques, et même si je ne partage plus ce sentiment depuis très longtemps, je le comprends.

Alors au final, c'était comment ? C'était une expérience à vivre, inoubliable, et que j'ai vécu comme une sorte de consécration car j'en rêvais depuis très longtemps. Je le conseille d'ailleurs à quiconque aime Final Fantasy en général et sa musique en particulier, pour peu qu'on puisse se déplacer.

Niveau déplacement c'était plutôt simple, c'est niveau moyens qu'il faut assurer, car même si ma place ne m'a couté que 37£ ( 6e rang face à la scène ), il faut rajouter le déplacement vers un aéroport, le billet d'avion, les transports une fois sur place et l'hôtel. Sans compter la nourriture et les achats sur place, je dirais qu'il faut entre 150 et 200€ pour profiter de Distant Worlds à Londres dans le confort. Personnellement, si c'était à refaire, je prendrais même une place VIP encore plus chère, mais ça reste un investissement. 

En tous cas vous, je sais pas, mais moi, j'y serai encore l'an prochain, le 17 novembre 2012 très exactement. Et on nous a promis quelque chose de spécial pour le 25e anniversaire de la série. J'espère bien en profiter aussi.

Prochainement un petit post juste pour embêter avec les photos des goodies parce que les goodies, pardon, mais c'est trop bon !

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Fangirlisme assumé

Demain soir je serai là :

 

 

Milieu du 4e rang, là au milieu juste en face de la scène, avec beaucoup de ça :

 

Promis j'éviterai de mettre de la morve et des larmes partout sur mon fauteuil qui a l'air de couter cher.

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J'ai testé

Nous y voilà, un premier test et pas des moindres puisqu'il s'agit de « The Last Remnant » qui m'a occupée pendant ces 3-4 derniers mois.  C'est un vieux bébé de Square Enix, sorti en 2008 sur Xbox 360 et en 2009 sur PC et comment dire... ce jeu a déçu tout le monde. Si on recoupe les tests qu'on peut lire un peu partout, les points noirs qui reviennent seraient ; une progression lente et difficile, des donjons très linéaires (ou en couloir, FFXIII style !) et un gameplay peu abouti. Un peu comme The Bouncer à l'époque sur PS2, le premier jeu SE sur une nouvelle génération de console souffre d'un problème majeur : la finition à la pisse.




On va être honnête dès le départ. J'ai acheté le jeu sur Xbox pour 10€ dans une période de gros manque de RPG. Je suis rentrée,  j'ai joué une heure, et je n'y ai plus touché pendant deux ans. La faute à un gameplay incompréhensible et à un héros dont j'aurais bien utilisé les organes digestifs, faute de cervelle, pour repeindre ma cuisine. Et puis deux ans après, grosse période d'ennui, je ressors la bête et là, miracle incompréhensible : impossible de décrocher, jusqu'à environ la moitié du jeu, quand j'ai craqué pour passer sur la version PC. Et là comment dire... sur TLR, impossible de voir son temps de jeu, et c'est bien embêtant, parce que j'ai toutes les difficultés du monde à l'estimer. En comptant ma partie sur Xbox et celle sur PC, ça fait 3-4 mois de jeu intensif à raison de plusieurs heures par jour. Ca en fait du boulot, mais LR est un jeu très exigeant qui demande beaucoup d'investissement de la part du joueur. Mais qu'a-t-il à offrir en échange ?

/ !\ Important : à moins de ne pas avoir le choix, TLR DOIT être joué sur PC et non sur Xbox. Alors déjà si vous avez bien lu au début, l'année d'écart entre les deux sorties a du vous mettre la puce à l'oreille. Sur Xbox, les temps de chargement sont tout simplement assommants, les combats sont aussi longs que lents, et beaucoup d'éléments et corrections inclus plus tard sur la version PC n'ont jamais été ajoutés. Un patch était en préparation mais n'a finalement jamais vu le jour. Donc jouez sur PC pour un jeu plus fluide, plus rapide, des combats écourtés par l'option boost, et surtout la possibilité d'avoir jusqu'à 18 leaders uniques (personnages bourrins qui tuent avec un design et un background bien à eux) contre 4 + 12 sous fifres laids sur Xbox.

Pour commencer je vous laisse avec la séquence d'intro qui a le mérite de projeter le joueur immédiatement dans l'action.

 

 

 Histoire

Originalité, quand tu nous tiens. Nous sommes dans un monde médiéval fantastique dans lequel se trouvent des reliques de formes diverses et variées (pendentif cliché de la mort qui tue, épée géante, coffres etc... ) du nom de Remnant ( Rémanences en français, mais comme j'ai joué en anglais, on va en rester là ).

Gae Bolg, le Remnant flingue géant.


 En échange d'un contrat avec un être humain, le Remnant peut lui accorder ses pouvoirs, là encore divers et variés (invocations, compétences de la mort qui tue, super pouvoirs, voire même rien du tout avec le super Remnant qui ne sert à rien à part à être joli -véridique ! -). Posséder un Remnant est synonyme de puissance et toute nation digne de ce nom en a au moins un. 

Elysion, le (superbe) Remnant qui surplombe la ville du même nom.


Côté univers, c'est bien joli, ça tape à l'oeil, ça fait envie, mais c'est là qu'on se fâche. Vous jouez Rush, un jeune homme comment dire... cliché au possible. Je vous la fais courte : salut je suis le héros, j'ai une personnalité de héros, un design de héros, et comme je suis un héros, ma soeur a disparu, je m'en vais donc à sa recherche car n'oubliez pas, je suis un héros ! Tudum tudum !

Hihihi je suis le héros et je suis très mal habillé en plus kikoolol.

Donc voilà la frangine a disparu et c'est bibi qui doit la retrouver. Rapidement, au cours de ses recherches, Rush va rencontrer le Marquis d'Athlum (rien que ça), David Nassau, ainsi que ses généraux qui, comme ils sont gentils et généreux et que c'était pas comme si une guerre était sur le point d'éclater ( j'avais prévenu, c'est cliché ), vont bien sûr se mettre en quatre pour aider ce pauvre Rush.

Dit comme ça, le scénario a autant d'intérêt qu'une tartine sans nutella. Heureusement, les évènements s'enchaînent, les révélations tardent relativement peu, et l'univers de TLR est passionnant ( si, si, je vous jure ). On s'attache à David, qui subit la pression de n'être qu'un jeune marquis vivant dans l'ombre de son défunt père, et qui souhaite plus que tout que sa nation, Athlum, devienne indépendante. Pour vous donner une idée, Athlum n'a même pas le droit d'utiliser ses Remnants sans l'autorisation de la grosse nation d'à côté. Et ça, quand on a un gros Remnant en forme de flingue, c'est limite de la castration.

Tout le début de Last Remnant est sponsorisé par Harris.

Bref, c'est assez classique, le scénario qui commence par un « je cherche ma soeur » finit bien évidemment par « je vais sauver le monde », mais la situation est bien amenée, de façon tout à fait logique, et l'amitié qui se noue entre David et Rush est un excellent fil conducteur. Rush prend peu à peu de l'importance auprès du marquis, au point de devenir quasi égal aux autres généraux.

 

Graphismes

Bon allons droit au but, c'est de l'unreal engine. C'est beau, on reste planté cinq minutes devant une torche parce que le feu là il déchire juste trop sa race. Les villes sont superbes, les donjons se suivent et bien qu'une grotte reste une grotte et un tunnel reste un tunnel, chaque zone du jeu a une particularité qui lui est propre. Les personnages sont modélisés avec soin, et une attention toute particulière a été donnée aux armes.

Nightbloom, un autre Remnant épée.


A propos de la beauté des villes je me dois d'ouvrir une parenthèse qui fâche. Ce serait sans aucun doute un plaisir à visiter s'il n'y avait pas des temps de chargement monstrueux à chaque transition. Ajoutez à ça que pour passer d'un quartier à l'autre la navigation se fait via une mini map, ça gâche totalement le plaisir de se promener dans une jolie ville, juste parce que c'est joli. Ce qui est encore plus dramatique quand on voit le soin apporté à chaque détail et le fait que chaque ville ait un paysage et une architecture qui lui soit propre. Ca fait presque mal au coeur pour les gens qui ont bossé des heures et des heures à modéliser tout ça.

C'est pratique quand on doit entrer et sortir plusieurs fois d'affilée mais sinon...


Côté environnement on alterne entre les couloirs dans tout ce qui sera grotte, palais, tunnel, ruine, et de grandes zones ouvertes en extérieur. On est loin de la taille des environnements sur Pulse dans FFXIII, mais il y a quand même de quoi galoper dans l'herbe et se prendre pour Laura Hingalls. 

Au niveau des combats, les effets de lumière des sorts et des compétences d'attaque sont de toute beauté, mais malheureusement, tout joueur qui se souciera un tant soit peu de sa santé mentale jouera en accéléré et n'en profitera que peu.

 

Personnages

On sent que le charadesigner s'est bien amusé. Avant d'en parler plus en détails, arrêtons nous déjà sur les races (car oui, c'est encore un jeu où il n'y a pas que des gentils humains au visage aussi lisse qu'une patinoire, même que les humains s'appellent pas des humains). Au nombre de quatre : les mitras (=humain tout lisse), les yama, un croisement improbable entre une ventouse et un poisson, les qsitis, des espèces de nabots croisés avec des grenouilles, et le coup de coeur est pour les sovanis, des hommes chats. Avant de me lancer des pierres parce que c'est pas original, petite image :

 

Quatre biceps pour le prix de deux, si c'est pas la classe !

Voilà. Alors déjà ils ont des vrais visages de chats, pas juste une tête humaine avec deux oreilles, et en plus, histoire d'innover un peu, ils sont pourvus de deux paires de bras. Oui c'est bizarre, mais au premier sovani qu'on récupère et qui se trimballe avec une lance de chaque côté, on arrête vite de réfléchir, et on ne pense plus qu'à une chose : tout bourriner !

Au niveau des personnages principaux, il y a Rush le héros sans cervelle, David, le blond riche et gentil, ses généraux, Emma la vieille expérimentée qui déteste le héros au début, Torgal, le sovani renfermé mais qu'on sent que c'est juste un gros nounours couvert de guimauve, Blocter, le gros bourrin et Pagus le vieillard intello. Une belle brochette de clichés ! Les généraux sont relativement peu mis en avant, le jeu développe surtout la relation entre Rush et David, au point que oui, parfois, on se pose des questions, jusqu'à ce qu'on récupère la frangine pour avoir le fameux classique triangle amoureux. J'ai beau avoir fini le jeu, je ne sais toujours pas si David aurait préféré se taper la frangine, Rush, ou les deux. D'ailleurs ne faites pas de recherche David Rush sur google images, ça pourrait piquer vos yeux.

Le véritable avantage du jeu sur PC est la possibilité d'utiliser dans son équipe de 18 (car oui, vous allez devoir utiliser jusqu'à 18 personnages à la fois en combat) 18 personnages uniques contre 4 sur Xbox. Pour faire simple, vous recrutez des personnages de votre choix soit auprès du soldat d'Athlum chargé de la chose, soit dans les guildes, où des mercenaires attendent sagement que vous veniez les engager, comme dans FFT. L'avantage de prendre un personnage unique, c'est d'abord sa puissance, considérablement plus élevée que celle des trouffions qu'on essaie de vous refourguer au début, mais aussi son design, qui claque sévèrement dans certains cas. Enfin, nombre de ces personnages ne deviennent recrutables qu'après une série de quêtes, et honnêtement, je préfère de loin utiliser un personnage auquel je me suis attachée, soit parce qu'il m'a plu visuellement, soit parce que j'ai aimé son histoire, qu'à un trouffion dont on ne connait que le nom.

 

Wyngale a été mon chouchou, autant pour son design que pour sa puissance.

 

Système de combat

Le système de combat est à la fois le point fort et le point faible du jeu. Je m'explique.

Dans les faits, le système de combat est extrêmement original et prenant. Le problème c'est que dans la pratique, ça ne marche pas vraiment, ou du moins, c'est un peu hasardeux. Ce qu'on vous propose, c'est d'être à la tête d'une véritable petite armée, au départ de seulement quelques personnes, jusqu'à 18, la taille de votre équipe augmentant plusieurs fois au fur et à mesure que vous avancez dans le scénario. Bien sûr entrer les commandes pour 18 personnages prendrait un temps fou dans un tour par tour, c'est pourquoi les personnages sont divisés en plusieurs équipes, entre 1 et 5, et les ordres sont donc directement donnés aux équipes et non pas aux personnages en particulier.

Le problème qui survient c'est que vous ne pouvez donner que des ordres assez vagues, un peu comme quand on utilise les Magus Sisters dans FFX. Ca ira de « attaquez ! » qui fera ben... attaquer les personnages (ouéééé !), au « soignez-vous » avec ses variantes : soignez les autres, soignez vous mais attaquez aussi, enlevez les altérations d'état, ranimez les autres etc... et toute une panoplie d'attaques, magiques, altérations d'état, compétences spéciales etc... il est toujours possible de voir à l'avance ce que les personnages vont faire en fonction de l'ordre donné, mais malheureusement toutes les commandes ne seront pas toujours disponibles. Il faut donc vous préparer à balancer plusieurs manettes par la fenêtre parce que tel fight a été perdu uniquement parce que la commande de soin n'était pas disponible au tour précédent. C'est juste très frustrant et énervant mais c'est la dure réalité de TLR, qui donne l'impression d'avoir du contrôle sur ses unions mais en fait... non !

Par exemple là si tu voulais te soigner, c'est mort !

Au niveau des combats c'est souvent un peu fouillis, on entre tous les ordres et on regarde les ennemis et les alliés se taper joyeusement sur la gueule. Et là honnêtement c'est un peu dur de suivre. Ca castagne dans tous les sens, on a à peine le temps de reconnaître quelle union est en train d'attaquer quel monstre ( à moins de jouer sur Xbox, là c'est comme quand on invoque Orbital sur FFVIII, on peut faire pause pipi - café - courir à la supérette, c'est toujours pas fini quand on revient ), et surtout, à ce moment là les dés sont jetés et on ne peut plus rien faire, à part attendre la fin du tour pour entrer de nouveaux ordres, façon Disgaea. Tout se joue donc sur deux niveaux : anticipation, et surtout, beaucoup beaucoup de chance.

Jusqu'à la fin du premier CD ( oui on va parler en CD même si on est sur la version PC là, c'est plus simple et ça spoile rien ), le jeu est très simple, n'importe quel boss se bat en lui bourrinant juste la tête purement et simplement jusqu'au win. Mais à partir de là, le jeu change du tout au tout et va vous demander de faire preuve de tactique pour vaincre les boss, qui deviendront de plus en plus virulents. Il faudra alors bien sélectionner vos personnages, bien distribuer vos unions et choisir des formations adéquates, sans parler de l'amélioration d'armes et compétences.

Encore un truc qui fait mal : le levelling ne sert à rien, ou presque ! Les personnages ne prennent pas de niveau indépendamment, c'est votre « battle rank » qui augmente, et ça, ça changera juste les HP des ennemis et leur pannel d'attaques. Ce qui fera la différence, ce sont les compétences des personnages, qui elles, levellent au fur et à mesure que vous les utilisez. Il ne faudra donc pas se contenter de demander aux personnages d'attaquer (pas de levelling avec bourrinage de la touche X en faisant autre chose à côté, snif.) mais leur faire exécuter les compétences que vous voulez améliorer. Autant dire que c'est un travail de longue haleine, mais avec tout le farm que vous devrez faire pour récolter les items demandés par vos personnages afin qu'ils puissent améliorer leurs armes, vous aurez de toute façon beaucoup, beaucoup de combats à faire.

Les combats restent tout de même plutôt prenants, à condition d'aimer ce système. Enfin, de nombreux boss offriront un sacré challenge, et même s'il faut une quantité non négligeable de chance pour s'en sortir, pour compenser, chaque victoire est gratifiante.

 

Jouabilité

Je l'ai déjà dit TLR est très exigeant et ne laisse pas le droit à l'erreur. C'est encore plus vrai au niveau des quêtes et de la progression. Si vous êtes comme moi, que vous aimez bien tout faire, toutes les quêtes, récupérer tous les persos et les maxer, TLR sera à la fois votre rêve et votre cauchemar. En effet, les quêtes subsidiaires sont nombreuses et variées et donnent souvent accès à de nouveaux personnages à recruter à la guilde. Malheureusement nombre de ces quêtes ne sont disponibles qu'à un moment précis du jeu et disparaissent pour toujours passé un certain point du scénario (en gros la moitié des quêtes doit être faite avant la fin du 1er CD, sinon c'est foutu).  C'est aussi une des raisons pour lesquelles j'ai recommencé le jeu à zéro en passant sur PC. J'avais complétement raté plusieurs quêtes, perdant l'accès à certains persos, dont les deux plus bourrins du jeu (des sovanis pour ne rien gâcher). Grosse frustration donc. On peut se consoler en se disant qu'il y a un mode new game + mais bon au point où j'en étais, j'ai recommencé. 

Bien décidée à ne pas me faire avoir cette fois, j'avais noté toutes les quêtes, avant quel moment il fallait les faire, et je n'avançais pas dans le scénar à moins d'avoir vérifié à plusieurs reprises que j'avais bien tout fait comme il fallait. Si j'étais pas encore complètement parano, ce jeu m'aura achevée. Si on ajoute à ça toutes les petites fiches avec ce que tel perso a demandé pour améliorer son arme, où j'en suis au niveau progression des dialogues pour devenir pote avec les persos et les rendre plus puissants, et toutes les feuilles que j'ai noircies de notes pour optimiser mes unions, mon bureau a très vite pris des airs de cabinet d'avocat débordé. Le truc bien, c'est que j'adore ce genre de chose, ça me rappelle quand j'étais au collège et que je prévoyais pendant les cours ma stratégie pour latter tel boss qui m'avait mis la misère sur FFVII la veille. Mais soyons honnête : ça ne plaira pas à tout le monde (surtout aux écolos).

Avant Last Remnant...

 

Après Last Remnant...


Le point positif c'est qu'avec toutes ces quêtes qu'on peut faire à n'importe quel moment (ou presque), le jeu vous laisse une liberté plutôt agréable. Et contrairement à certains jeux où à part faire du levelling et suivre le scénar il n'y a rien à faire, ici les occupations sont nombreuses et variées. De nombreuses zones ne servent à rien au niveau du scénar et ne peuvent être découvertes que si vous y allez de votre propre chef. L'occasion de trouver des trésors cachés ou des monstres rares, qui sont extrêmement nombreux dans TLR. En plus de ça, vous disposerez d'une guilde au début, puis de trois au sortir de certaines quêtes, qui vous proposeront divers challenges offrant des récompenses : fabriquer telle arme, dropper un certain nombre d'objets rares, casser la tête à tel monstre rare, avoir un personnage avec plus de 50 de force etc...

Le problème c'est que si ces guildes ont l'air cool comme ça elles peuvent aussi vite devenir votre cauchemar, même si, encore une fois, ça ne touchera que les gens un peu maso dans mon genre.

Prenons un cas de figure : perso lambda vous a demandé tel objet pour améliorer son arme (car oui, on n'équipe pas ses persos soi-même, à part Rush, ils vous demanderont régulièrement d'acheter ou farmer certains objets pour se tuner tous seuls, ou se serviront dans votre pool à la fin d'un combat, et pour les accessoires, ils vous demanderont sagement l'autorisation de piquer tel ou tel truc qui se trouve dans l'inventaire, pratique quand on se trimballe 18 persos qui ont chacun entre 1 et 4 armes + 2 accessoires ).

Donc comme vous êtes bonne poire, vous allez chercher l'item en question. Comme au bout de 10heures ça n'a toujours pas drop, vous allez sur le wiki. Et là, paf ! Pour débloquer ce drop, il faut avoir cet objet clé ! Comment on choppe l'objet clé ? En faisait la quête numéro machin de la guilde bidule ! Faut faire quoi ? Bah tuer le monstre rare beta ! Oui mais il peut pas popper si on a pas tué le monstre rare alpha d'abord et... [censuré].
En gros TLR, au niveau du farm ça peut très très rapidement dégénérer façon la maison qui rend fou. Dans ce cas là, soit on dit au perso d'aller se faire voir, soit on serre les dents et on souffre. Ca plaira aux masos, les autres, je suis pas convaincue.

 

Musique

Même si peu d'entre elles sont écoutables hors contexte, les musiques sont variées et agréables. Par exemple, pendant les combats il y a une jauge de moral qui monte et descend selon quelle partie domine l'autre. La musique changera en fonction de ce moral, ce qui est plus que réjouissant dans un jeu où on attend de votre part de faire beaucoup, beaucoup de combats.

L'OST ne casse pas trois pattes à un chocobo mais elle est très correcte, avec une mention toute particulière pour la musique qu'on peut entendre en laissant le jeu tourner avant une partie et durant l'opening. Petit arrêt aussi sur la chanson thème que l'on peut entendre dans les crédits et qui n'est pas de la Jpop qui tâche ( de nos jours l'effort mérite malheureusement d'être salué ).

 

 

Conclusion

TLR est un jeu prenant, très prenant mais qui demande un investissement spectaculaire de la part du joueur. Pour tout dire, je l'ai trouvé aussi demandant qu'un MMORPG et là je pense que tout le monde cernera bien le problème. Au niveau des combats, TLR ne vous laisse droit à aucune erreur, et une bonne part de chance sera nécessaire à chaque victoire passé le premier CD. Il a au moins le mérite d'offrir de nombreuses heures de jeu grâce à une multitude de tâches diverses et variées à accomplir. C'est un jeu pendant lequel on peut prendre son temps au lieu de rusher à la fin.

Si TLR a bien une récompense à vous offrir, ce sera celle de la révélation finale. Lorsqu'enfin est lâchée la phrase que l'on attend depuis la moitié du jeu, absolument aucun personnage n'est sur le cul, abasourdi ou surpris. Et c'est annoncé comme une vérité universelle. Pour la première fois de ma vie, un jeu ne m'a pas prise pour une imbécile qui n'avait rien compris, ou même pas essayé de comprendre. C'est la toute première fois qu'un jeu ASSUME que vous avez compris, et depuis longtemps. Alors la phrase, on la dit, parce qu'il faut bien la dire, pour celui qui dormait au fond, et puis pour vous donner cette petite victoire, l'occasion de dire ou du moins de penser «  je le savais ! ». Mais on part du principe que c'était pas nécessaire, et que vous saviez. Et rien que ça, ça m'a fait immensément plus plaisir que n'aurait pu le faire une cinématique de fin spectaculaire de 20min ou un débat philosophique sur la vie et la mort avant que le gros méchant ne meure.

Alors franchement si vous êtes motivé pour vous lancer à corps perdu là dedans, sachant que ça va vous bouffer tout votre temps libre, que vous allez passer des heures à farmer, que vous allez être frustré de nombreuses fois, parce que vous allez perdre tel ou tel fight parce que la faute à pas de chance, si l'univers vous plait et s'il vous prend l'envie d'accompagner les personnages jusqu'à la fin, alors foncez. Si vous n'avez pas le temps ou tout simplement pas l'envie de vous attarder sur un jeu qui demande tant pour au final, honnêtement, ne donner que peu de chose, passez votre chemin. Ca plaira aux gens qui s'attachent facilement aux personnages et qui n'ont pas envie de leur lâcher la main avant le dénouement, aux gens qui aiment le système de combat et qui se sentent de passer 10, 20, 30 heures à ne faire que combattre, et aux epeen qui aiment avoir une équipe avec toutes les armes, les compétences au max, faire toutes les quêtes, battre tous les montres rares et les boss optionnels, et pour finir, à ceux qui aiment le challenge. TLR reste un jeu qui peut offrir de très bons moments, à condition de savoir dans quoi on s'embarque, et pour pas cher, ce qui ne gâche rien ! 

On notera tout de même, pour ceux qui voudraient juste essayer le système de combat et faire le scénar, que la difficulté du boss de fin dépend des quêtes effectuées ou non ( il est considérablement plus fort si vous avez réussi à démonter les très gros boss cachés par exemple ). Il est donc tout à fait possible de profiter de l'expérience de jeu sans passer par la case asile.

Ajoutons que les rumeurs courrent toujours sur la re-sortie de The Last Remnant sur PS3. Si ça finit par arriver, comptez sur moi pour un nouveau test, car malgré ses défauts, TLR reste pour moi un énorme coup de coeur.

Je vous laisse avec une vidéo de gameplay pour ceux qui voudront apprécier un combat et se faire une meilleure idée du fonctionnement de ce système.

Voir aussi

Jeux : 
The Last Remnant
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Final Fantasy

Comme aujourd'hui j'ai deux mains gauches et que j'ai malencontreusement fermé l'onglet où je venais d'achever la mise en page de mon test de Last Remnant ( je savais bien que j'aurais du rester couchée ), à la place vous avez droit à quelques lignes sur FFIX que je suis en train de refaire.

Comme je comprends assez bien l'anglais pour me le permettre, je me suis fait une folie et j'ai acheté il y a à peu près un an FFVII, VIII et IX en version US. Comme chacun le sait, la traduction de FFVII c'est tout simplement un meurtre sauvage et sanglant, du sabotage, une abomination, un truc tout juste bon à donner des cauchemars ( oh oui CLAD comme j'aime ta grosse épée... ), alors quitte à refaire les jeux ( ce que je fais trop souvent parce que je suis irrécupérable ), autant les refaire en anglais cette fois. 

 

Oui bon j'ai jamais dit que la version US était parfaite aussi...

Oui bon l'anglais est pas toujours rutilant non plus faut pas croire... 

 

J'ai commencé avec FFIX, parce qu'il a une place toute particulière dans mon coeur. Je n'ai pas de FF préféré, je les aime tous différemment ( avec chacun leur lot de persos à brûler vifs et autres réjouissances ), mais je dois admettre que le IX est particulier. Bref, j'ai commencé joyeusement par Djidane et ses potes.

Tout se passe bien, comme je connais pas mal de dialogues par coeur ( fangirl time ! ), la comparaison est assez facile. Passent les heures, jusqu'à arriver à ce fameux passage à Madahine Salée, quand Djidane et Dagga se retrouvent à discuter sur une barque et que vient sur le tapis l'histoire d'Ipsen.

J'ai toujours beaucoup aimé cette histoire, aussi étais-je complètement scotchée à mon écran, à attendre la dernière phrase, celle qui fait un peu l'effet d'une bombe ( pas la peine de mentir Dagga, on sent presque ton coeur chavirer à ce moment là, coquine ).

Et là, j'ai cru que j'allais hurler.

Après recherche j'ai enfin dégotté les vidéos des deux versions, alors voilà la version FR ( à partir de 9min )

 


L'Epreuve Beate - Partie 20 (FFIX Single... par Hellcat


Et la version US :

 

 

Voilà. Pour le merveilleux " Parce que tu me l'as demandé " en français, on a un " Parce que j'avais envie kikoolol " en anglais. Alors du coup, d'ici à ce que ça me rendre suffisamment névrosée pour apprendre le japonais, acheter le jeu japonais, faire le jeu en japonais jusque là et comparer, dites-moi, est ce qu'il y a d'autres gens à qui ça hérisse le poil O_O ? Quand j'ai lu ça j'ai bondi de mon siège et tout ce que j'ai pu dire (version décodée) c'était un truc genre POURQUOOOOOIIIII ! C'est pas si éloigné au final mais en français je trouve ça juste plus classe, plus profond aussi. En tous cas y a pas cette idée de sens unique qu'il y a sur la version anglaise. Mais d'un côté je suis peut-être bien trop habituée à la version française pour ne serait-ce qu'accepter qu'une autre version diffère, surtout sur ce passage là.

Je suis la seule à réagir comme ça ? Si oui, j'ai plus qu'à aller jouer à Katamari jusqu'à ce que mon cerveau se liquéfie et que j'oublie X3.

 

La version US sait quand même se faire pardonner.

 

Ah sinon la version anglaise c'est intéressant aussi hein. Djidane est plus agressif qu'en français et l'ambiance légèrement moins bon enfant ( il envoie carrément Kweena chier comme une sous merde, et à plusieurs reprises, alors que ça reste relativement gentillet en français ), alors c'est plus sympa à faire maintenant que j'ai 23 ans plutôt que quand j'en avais 16.

 

Voir aussi

Jeux : 
Final Fantasy IX
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Trucs

Puisqu'il faut bien commencer quelque part alors à la guerre comme à la guerre, c'est parti.

Alors de quoi on va parler ici... ben de jeux video ( surprise ! ) et autres trucs en vrac ayant un rapport plus ou moins éloigné avec le monde vidéo ludique.

Un gros article arrivera la semaine prochaine avec des impressions sur "The Last Remnant" que je viens tout juste de terminer après plusieurs mois ( j'en dirai pas plus pour l'instant ) mais là maintenant tout de suite on va dire deux trois trucs plutôt important pour les gens qui pourraient ( éventuellement ) suivre ce blog régulièrement.

1/ Oui je suis une fille,
Mais Nintendogs, Léa passion herpderp ou jeux casu pour aliénés très peu pour moi. J'ai toujours joué à peu près à tout et n'importe quoi et surtout aux jeux "pour garçons" ( ahlala toute cette enfance passée sur Zelda, Street Fighter, et à éclater mon frère à Mario Kart... ) Autant dire que je ne rentre pas du tout dans le cliché de sa gonzesse qui se balade avec sa DS ( rose avec un strap hello kitty ) juste parce que les jeux vidéo c'est trop choupinoukikoolol. Par contre ça m'empêche pas d'être une lopette pour certains trucs ( genre les FPS. J'y peux rien mais autant Mass Effect et autres 3rd person shooter me posent aucun problème, autant tout ce qui est en vue à la 1ere personne, mon estomac et mon niveau de stress supportent pas. Soit dit en passant personne ne veut jouer à Silent Hill avec moi, mes cris font plus peur que le jeu lui-même ).

2/ Oui, j'aime Final Fantasy,
Depuis des années et de façon inconditionnelle. Mais soyons clairs ; pour moi Final Fantasy tel que je l'ai connu et aimé est mort après le 9e épisode. Mais le problème avec moi c'est que je n'arrive pas à désespérer et que je suis un tout petit peu monomaniaque. Donc je continue de jouer à tous les jeux, même les plus désastreux ( c'est bon FFXIII-2 tu peux arriver, j'ai déjà acheté des mouchoirs et un punching ball ), d'acheter les goodies etc... mais bon soyons honnête, là maintenant tout de suite c'est à FFIX que je joue tous les soirs, on se refait pas. Ce qui ne veut pas dire que je crache sur tout ce que fait Square Enix ( sortez Type-0 en occident et promis j'arrête de médire pendant 6 mois ).

3/ Autant que faire se peut, j'essaie de rester objective,
Et surtout de ne pas négliger les points positifs, même quand le jeu est une daube sans nom ( la preuve, même FFX-2 avait ses bons côtés ). Et je ne juge pas au bout de 3h de jeu. A moins qu'on ne parle de quelque chose de vraiment injouable, moche, au scénario désastreux ou que j'aie envie de massacrer tous les personnages de façon lente et douloureuse à coups de truelle, j'essaie toujours de donner sa chance au jeu. Le meilleur exemple que je puisse donner c'est Last Remnant, dont, encore une fois, je parlerai bientôt. Par contre comme je suis pauvre, on parlera sans doute plus souvent de "vieux" jeux que de jeux récents, mis à part certains trucs que j'achèterai en day 1 quoi qu'il arrive ( dépêche toi d'arriver ME3, on s'ennuie à crever ici ).

4/ Soyez prévenus,
D'après certaines personnes je suis à la fois plus couillue qu'un mec, en cumulant un potentiel de fangirl assez terrible et pourtant j'ai aussi la mentalité d'un vieux pépé japonais pervers. Donc oui, je regarde [email protected] et je connais toutes les chansons par coeur, j'attends de reçevoir ma version PS3 en import, je pousse des cris de vierge surexcitée devant certains personnages masculins ( Garrus <3 ), et je suis loin de ne jouer qu'à des jeux "de fille" ( oui j'explose mon copain à Ikaruga et il n'avait jamais touché à un Metal Gear avant de me rencontrer). J'aime passer mes journées sur des MMORPG, et je me gratterais l'entrejambe en même temps si j'étais fournie avec les accessoires adéquats. Enfin bref, comme ça vous êtes au courant. Ah et j'ai un humour assez pourri, aussi. Et je suis assez virulente en général.

5/ The Final Fantasy Theory...
L'idée de faire un blog c'était venu à la base avec certaines théories vaseuses qu'on peut lire sur FF, genre la théorie Linoa=Ultimecia, Squall is dead et autres réjouissances qui tiennent plus ou moins la route. Bref, j'avais déjà écrit quelques trucs de mon côté, restait à trouver où les publier... et quitte à parler de ce genre de chose, autant parler de jeu vidéo tout court, et pourquoi pas étendre ça à aux anime, manga, produits dérivés, OST et autres, tant qu'on y était. Alors voilà. 

 

Je pense que j'ai fait le tour, désolée si c'était lourd à lire mais bon c'est toujours un peu difficile d'écrire le premier article d'un blog. Promis la prochaine fois on rentrera dans le vif du sujet et ce sera moins barbant.

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