The Gameblog Network Blog

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Par Tcho Bilout Blog créé le 10/05/10 Mis à jour le 24/09/13 à 15h27

Le blog qui les réunira tous, le blog unique, mon précieux !

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Catégorie : Chroniques de la rue

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Chroniques de la rue

Comme promis, je continue ma série de posts pour vous raconter en photos notre périple !

Aujourd'hui, nous sommes donc allé au tout premier bâtiment qu'occupa Nintendo, tout près de notre hôtel. Sur la facade, on peut encore y voir les références aux premières amours de Nintendo : les cartes à jouer !
Nous avons ensuite fait un second bâtiment bâtiment bâtiment bâtiment qui est toujours occupé par la société, mais qui fut le siège jusqu'aux années 90 (OoT a été créé là bas !). Ce fut un moment particulier pour moi, grand fan de Nintendo à cette époque, c'est de là que tous mes plus grands souvenirs viennent !

Pour manger, on s'est retrouvé dans un petit restaurant très sympa avec quelques personnes du groupe : perdu entre les marches d'une colline magnifique. Les marches elles sont bordées d'arches rouges/oranges représentant les dons des entreprises & sociétés au temple afin de s'assurer la réussite ! Nous avons donc été servi par une Mamie resplendissante de santé, adorable et chaleureuse avec des nouilles délicieuses, le même plat pour tout le monde, mais bordel que c'est bon ! Plus authentique, tu meurs (de bonheur).

L'après midi commença avec la visite du temple en question, royal, magistral, gigantesque... Je manque de mots pour qualifier le travail des Japonais... les photos -avec juste après un temple en plein centre ville- parlent d'elles même.

Nous finissons la visite par le siège social actuel de Nintendo, auquel nous ne pouvons pas accéder, mais le besoin ne s'en fait pas sentir : ON Y EST !

Le reste de la journée passa tranquillement avec la visite de certains centre commerciaux et un concours dont je vous parlerai très bientôt (Mais en gros j'suis un beau gosse :p )

Bref, deuxième journée chargée en émotions/claques visuelles/souvenirs ancrés un moment dans ma tête !

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Chroniques de la rue

Certains d'entre vous le savent, je suis bénévole aux restos du coeur depuis près de 5 ans maintenant, et j'ai lancé la saison dernière ces chroniques de la rue. J'avais promis d'en faire une nouvelle pour faire le bilan d'une année difficile remplie autant de belles rencontres que de soirées longues, froides et pénibles (De plus en plus de monde pour autant de nourriture à donner, ce n'est jamais facile).
C'est donc avec plaisir que je relance ces chroniques de la rue pour « fêter » le début de cette nouvelle saison, et je mets bien fêter entre guillemets, puisque les maraudes des restos du coeur, c'est la seule activité que l'on aimerait arrêter alors même qu'on adore. Je vais m'expliquer...

 L'importance de la pause estivale

Les maraudes des restos du coeur, c'est contrairement à ce que beaucoup croient, toute l'année. De Septembre à Juin, tous les soirs, des bénévoles vont à la rencontre des bénéficiaires. Durant les mois de Juillet Aout, beaucoup partent en congés et nous manquons cruellement de bénévoles. Du coup, en fonction des bénévoles parmi les bénévoles, nous organisons 2 ou 3 maraudes par semaine, de l'importance de ne pas perdre un contact qui a parfois pris des mois à se créer.

En ce qui me concerne, je le disais en introduction, j'ai eu une année assez difficile, les différentes vagues d'immigrés suite aux révolutions arabes nous ont apportés énormément de bouches à nourrir, de gens dans le besoin.

Ce fut dur, mais pas insurmontable évidemment, et puis 95% du temps, c'est dans la joie et la bonne humeur qui caractérisent les restos du coeur.

Néanmoins, j'ai pour la première fois cette année ressenti le besoin de couper, de prendre une pose et je n'ai donc malheureusement pas tourné une seule fois cet été.

 Retour au bercail

C'est donc dans l'hystérie la plus totale que je suis retourné hier soir à l'entrepôt des Restos du coeur, retrouver ma famille de coeur, tous étaient de retour et j'avais le sourire jusqu'aux oreilles à voir tous ces gens passionnés de retour pour une nouvelle saison. C'est aussi grâce à eux que l'envie de continuer ne nous quitte jamais. L'expression famille de coeur n'est vraiment pas exagérée.

J'ai en ce moment beaucoup de travail et hier fut une journée particulièrement dure, néanmoins, je ne pouvais louper la reprise, symboliquement, et puis surtout parce que je n'y serai pas les deux prochaines semaines, voyage au japon oblige.

Cette année, la « cheftaine » historique du jeudi a décidé d'arrêter, et tant mieux, elle n'avait plus l'envie et ne nous apportait pas grand-chose d'autre que des ennuis...

A son départ, nous avons décidé que le prochain chef serait 3 chefs, les 3 plus anciens de l'équipe (nous sommes une quinzaine en tout), et... je fais parti de ces 3 plus anciens, c'est donc une direction collégiale que nous commençons cette année, pour le plus grand plaisir du reste de l'équipe, et une responsabilité supplémentaire sur mes épaules (j'ai déjà un lapin à la maison, ça fait beaucoup).

 On prend les mêmes et on recommence, malheureusement

Et oui malheureusement, car aussi pressé que j'étais de revoir certaines personnes (Françoise et son mari notamment, dont je vous avais parlé, ils se sont pacsés et leur maison a brûlé, souvenez vous. Sachez qu'ils vont très bien et que la reconstruction de la maison est en très bonne voie !), les restos du coeur sont le seul endroit ou je souhaite aux personnes que je rencontre et que j'adore de ne jamais les revoir, du moins, pas dans ces conditions.

Et à mon grand regret, on les revoit tous, et il y a même des nouveaux. Leur situation n'a pas évolué d'un poil, et ils sont toujours autant dans le besoin, pas de pause pour eux. ET CA ME FAIT CHIER...

Il y a bien quelques bonnes nouvelles comme la maison de Françoise et Nico, ou encore Julie qui après des années de démarches administratives va peut être enfin avoir un logement (réponse du tribunal le 21 Septembre). Pour la petite histoire, Julie vit dans une cabane avec deux frangins malades, au bord de la marne et paye des impôts. Son cas est assez connu, elle est passé plusieurs dans le Parisien pour essayer de sensibiliser les puissances supérieures. Je vous tiendrai au courant du dénouement, ne vous en faites pas ;)

Il y aussi eu le petit moment choc, tristement régulier. Nous avons rencontré une dame en grande détresse, titubant au bord de la route, Alouna. Elle avait apparemment des problèmes avec quelqu'un de son entourage, mais n'a pas voulu nous en dire plus. A l'inverse, elle raffolait de la soupe que nous lui avons proposé, et s'est mise à pleurer devant un simple repas... jusqu'à se prosterner devant nous, littéralement. Extrêmement gênés, nous nous sommes pressés de la relever et de lui remonter le moral, ce que je pensais avoir réussi à faire... nous continuons notre chemin, finissions la maraude et rentrons à l'entrepôt.

Après une bonne heure de franche déconnade autour de quelques mets préparés par mes amis bénévoles, nous rentrons chez nous.

Quelques centaines de metres avant d'arriver chez moi, je recroise Alouna, sur un banc d'arrêt de bus, en train d'hurler des choses qu'elle seule comprenait, elle n'était plus là. Et ne m'a pas reconnu, m'a envoyé sur les roses et a continué son chemin.


C'est sur ces biens tristes nouvelles que je clos donc ces premières chroniques de la rue de la saison. Mais rassurez vous, j'ai l'intention d'être bien plus régulier, et vous ferai part d'autres expériences, plus joyeuses je l'espère. En attendant je suis au boulot, défoncé et déphasé, mais content d'avoir repris, ça fait du bien !

 

PS @ Kaminos : Felix le chien avec qui tu avais pris la photo va très bien !


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Chroniques de la rue

 AAAAAAAAAAAAAAAAAhhhhhh que je me sens bien, une bonne maraude, une bonne soirée, une bonne douche, tout va bien !

 

Je dois vous avouer qu'entre la masse de boulot que j'ai, et les heures que je passe sur Gameblog, je suis en ce moment assez fatigué, c'est donc un peu à plat que je suis parti ce soir à la maraude des restos du coeur, comme tous les jeudis.

Bien heureusement, le miracle se reproduit toutes les semaines, passé la porte de l'entrepôt, la joie de vivre et l'energie retrouvent le chemin de mon corps, je commence à chanter, danser, m'amuser en préparant les camions déjà plus ou moins terminé par "les retraités" qui sont là depuis 16h environ.

Nous sortons les véhicules des maraudes pour rentrer nos voitures à nous, et en prenant mes affaires, je retrouve dans mon coffre une guitare de Guitar Hero 3, qui ne me sert plus depuis un bon moment, je décide de profiter des grandes bennes que nous avons pour la jeter. Sauf qu'en me voyant avec cette guitare en plastique qui ne fait même pas de sons, mes collègues bénévoles se sont bien marrés (occasion parfaite pour moi de faire le con avec, mais est-il besoin de le rappeler?). 

Pendant que je terminais le Boléro de Ravel avec ma guitare en plastock, j'eu soudain l'idée d'emmener la guitare avec moi, on verra, peut être que les bénéficiaires apprécieront !

Welcome to the Tcho Bilout tour

Et bien ça n'a pas loupé ! Premier point, Mr Fran et Mr Gin, ils sont ... frangins, se ressemblent beaucoup mais ATTENTION, ils ne sont pas jumeaux, cela pourrait vous sauver la vie de le savoir !

Ces deux frangins me connaissent depuis que j'ai commencé, il y a 4 ans, sauf que pour eux, ça doit bien faire 15 ans que je suis là, visiblement, le temps parait plus lent quand on est dehors...

C'est donc avec joie que je me lance dans une ôde à Marine le Pen et son père, tout en réclamant le paiement immédiat des 4 années de repas servis aux frangins (blague à faire uniquement avec une certaine connaissance du "terrain" et des bénéficiaires en face, sous peine de vous retrouver nez à pointe avec un couteau, c'est pas cool) avec ma guitare Playskool, j'en profite pour prendre en photo un des deux frangins qui m'a autorisé à poster sa photo, un grand merci à lui :

On the road again

Je repars tout content de ce moment de partage d'opinion(s) politique(s) vers de nouveaux bénéficiaires, de nouvelles aventures.

La maraude se passe tranquillement, pas d'événements particuliers, il fait froid, nous faisons plus rapidement que d'habitude, il faut qu'ils puissent se mettre à l'abris le plus vite possible.

Arrivés à l'Eglise de Pantin, nous trouvons 3 personnes dont Mr Trololo qui se déplace en béquilles, et qui ramène ses gamelles (des pots de glace) pour nous éviter de gaspiller nos couverts à nous, trop chou ! Après avoir servi soupe, plat et le reste, je l'aide à se préparer pour rentrer quand il commence à fredonner une chanson, il m'en fallait pas plus, ni une ni deux, je l'accompagne grâce aux clic clac mécaniques de ma guitare en feu ! Moment d'exception, sa chanson datait des années 20 au moins, on sentait qu'elle avait fait la guerre, peut être même les guerres !

Puis un couple très jeune se présente, Mr écouteurs Moumoutte s'exclame :

Hey, mais c'est la guitare de guitar Hero

J'ai affaire à un connaisseur dites donc ! Il se marre :

Il me fait marrer avec sa guitare !

Je lui répond tout simplement que c'est exactement pour ça qu'elle est là : The mission is a succes !

Puis, la magie opère, LA rencontre

Et là, tandis que je faisais le con sur un mini vélo trouvé juste à côté (photo à la fin de l'article), quelque chose de ... spécial se produit, une toute petite fille d'environ 3 ans se présente, elle parle un tout petit peu français, et semble connaitre les bénéficiaires déjà présents, inquiétant au premier abord, je m'aperçois rapidement que deux personnes qui semblent être ses parents la suivent. Je suis rassuré, bien que j'appris en partant que le Mr n'était pas son père, celui-ci étant décédé la semaine d'avant :/

Bref, pendant que nous servons ses parents, la petite fille toute jolie et toute mignonne fixe ma guitare, ni une ni deux, j'enlève la sangle qui la retient à mon corps musclé, la règle et lui place autour de ses toutes petites épaules : ses yeux brillent de bonheur, mais la guitare est trop lourde pour elle !

Elle me fait un bisou et me lache un timide merci, tandis que le Mr et la Mme me remercient chaleureusement et récupèrent la guitare pour elle. Et là, j'en reviens pas, c'est un signe : alors que je prévoyais de jeter la guitare, celle-ci va finalement faire le bonheur d'une petite fille dans le besoin : WOW !

The mission is a FUCKIN SUCCES !

Ravi de ce qui vient de se passer, c'est avec bonheur et entrain que je rentre à l'entrepôt, que je nettoie les camions sur un morceau bien connu de certains gamebloggeurs et m'installe à table pour une bonne heure de décompression et franche camaraderie :

Voici quelques photos comme promis : Yasmina, offerte par "mon frangin du coeur", moi en train de faire le con en vélo, et quelques affiches placardées dans l'entrepôt :

  

 

Tonigh was a good night, good good night.... Again


 

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Chroniques de la rue

Très content de l'accueil que vous m'avez réservé avec le premier billet consacré à l'univers de la rue, je continue dans ma lancée avec une seconde chronique, les anecdotes qui m'ont fait aimer, ou detester les Restos du Coeur.

Oui detester, car il y a des moments où c'est vraiment dur, je ne peux pas vous le cacher, ce serait malhonnête et moche de vous cacher la réalité.

Afin de préserver leur anonymat pour des raisons évidentes, j'ai décidé de renommer tous les protagonistes avec des noms de "Mr et Mme", existants ou sortis de mon esprit tordu.

Quelques moments d'exception...

En ce 14 Février, pourquoi ne pas commencer par une histoire d'amour?

Mr Sympa a une maison, il en est le propriétaire. Mr Sympa est tellement sympa, qu'il y héberge de 4 à 5 personnes en difficulté. Le problème c'est que Mr Sympa a une copine, et qu'évidemment c'est difficile dans ces conditions de vivre avec elle. Mr Sympa bien que propriétaire n'est pas très fortuné.
Sa copine, Mlle Sympa non plus, elle vit dans un petit studio de 27 metres carrés, avec son chien Casimir, qui vient remplacer le précédent, mort d'une maladie.

Mlle Sympa vit donc dans cet appartement, tantôt seule avec son chien, tantôt avec Mr Sympa, parce qu'ils s'aiment ces deux là, quoiqu'en disent les gens (certains trouvent leur relation bizarre).

Et bien figurez vous que Jeudi dernier, alors que je me réjouissais de revoir Mlle Sympa que je n'avais pas vu depuis quelques semaines (étant sur une autre tournée), celle-ci m'annonca qu'elle et Mr Sympa s'étaient pacsés la veille !

C'est pas tous les jours qu'on entend des bonnes nouvelles, surtout dans la rue, c'est pourquoi à entendre ces mots, mon coeur se remplit de bonheur, littéralement ! Je suis tellement heureux que je décide de donner à Mlle Sympa un peu plus que je ne devrais (pas bien !), mais elle est tellement adorable, gentille, et heureuse, malgré ses conditions, qu'elle le mérite, allez hop, c'est rien, mais elle aura 3 bouteilles de lait au lieu d'une ! (Vraiment pas bien, faites ce que je dis, pas ce que je fais !)

Le point d'après, c'est Mr Sympa et ses protégés, avec qui je m'empresse d'adresser mes félicitations, mais je suis un peu frustré, mes collègues bénévoles m'ont grillé la priorité ! C'est pas grave, je reviendrai avec des fleurs la semaine prochaine !

Quand Mr Freeze rencontre la chaleur humaine

Jeudi soir, Gare de Saint Denis, 21h30 environ, il y a 4 ans tout pile. Une bénévole cher à mon coeur et moi même sommes deux ce soir, on sert les bénéficiaires, ils sont quelque peu énervé pour certains, mais tout se passe bien. Quand à un moment, l'un deux nous prévient qu'un monsieur est resté sur un banc, il ne parle pas et ne bouge pas, il est juste assis.

Intrigué, je laisse ma collègue finir de servir les bénéficiaires déjà présents, pour aller prendre des nouvelles de ce monsieur.

Je me présente donc devant lui, on le croirait hypnotisé, il est tout rigide, ne parle pas, et regarde droit devant lui. En m'approchant un peu plus je le vois trembloter, je le touche : IL EST GELÉ BORDEL ! je cours au camion, couverture de survie, il me faut une couverture de survie. Ma collègue me rejoint, on s'occupe de le réchauffer, les secours sont prévenus, ils ne devraient pas tarder.

On se frote à lui (non pas comme ça bande de cochons !), il se réchauffe un peu, ma collègue (un Ange) lui donne à manger, comme à un bébé, cuillère par cuillère. 

Ce qui est beau dans cette histoire, c'est l'élan de générosité que notre action a suscité, en moins de 5 minutes, une dame est venue nous apporter une couverture, un monsieur a laissé un billet de 10 pour qu'il puisse s'acheter à manger, et un autre a laissé un ticket restaurant.

C'est alors que les pompiers arrivent, mais ne nous voient pas malgré nos gilets tout fluos, qu'à cela ne tienne, un chauffeur de bus ayant assisté à toute la scène balance littéralement son bus en travers de la route et bloque les pompiers, il leur fait comprendre ou nous sommes, et les pompiers ont pu intervenir rapidement grâce au chauffeur de bus.

La semaine suivante, je ne retournais pas sur cette même tournée, mais ma collègue si, et elle m'appris pour mon plus grand plaisir que Mr Freeze allait beaucoup mieux, il nous remerçiait énormément et était plus heureux que jamais, en pleine forme !

Il a eu chaud, euh, non, ou pas.

Let's dance on the Street Dance Floor !

Anecdote totalement différente, qui se déroule cette fois-ci devant la gare du Bourget, les protagnistes sont tous différents, deux bénévoles qui ont aujourd'hui arrêté mais sont restés de très bons amis !

Plusieurs Mr et Mme bénéficiaires sont présents, et parmis eux, celui que je considère comme mon frangin, dont je vous parlais brièvement dans mon premier billet : On l'appellera Mr Rigolo.

Mr Rigolo est comme son nom l'indique, rigolo, même très très rigolo, si bien que mes plus grosses barres de rire lui sont dues. Mr Rigolo a offert aux restos du coeur Yasmina, dont je vous présenterai la photo dans un prochain post consacré aux images que je ferai pour vous ;), Mr Rigolo est une légende, et Mr Rigolo a toujours sur lui une radio, si petite que seul lui peut l'entendre.

C'est pourquoi un jour, je décide de mettre la radio du véhicule, à fond, radio Soleil (Mr Rigolo est magrhébin, il adore cette radio :) ), et c'est parti qu'on se met à danser à deux, puis à trois, quatre. Finalement ce sont les quinze personnes présentes qui dansent avec nous, une ambiance de folie, littéralement. Un des plus beaux moments de ma "carrière"

...Et quelques moments durs.

Aïe, que choisir, y'en a pas mal, mais en général, on essaye d'oublier. Mais j'en ai quelques uns en tête, assez important.

L'urgence, faut agir dans l'urgence.

L'action se place cette fois ci au metro Croix de Chavaux, quelques personnes nous attendent à la surface, en bas un monsieur est blessé à la jambe il ne monte pas et certains savent qu'on descend pour lui, et donc en profitent pour rester avec lui.

On descend donc dans le metro, près à affronter les courants d'air et le regard sulfureux de l'hôtesse RATP, mais ça on a l'habitude, par contre, ce à quoi on ne s'attend pas, c'est de te tomber nez à nez avec un monsieur dans le pire des états possible, avec littéralement un trou dans la gorge, on voyait dedans, c'était simplement horrible. On a bien sûr fait ce qu'il fallait mais l'image reste gravée dans ma mémoire.

Noir c'est noir

Mon meilleur ami est sénégalais, et dans la rue, le racisme est paradoxalement très présent. Et alors que j'amenais mon meilleur ami dans la rue pour la première fois, Mr PasContent ne voit que sa couleur, il commence à râler, nous sortir pas mal de propos racistes assez durs et finit par nous sortir un gros couteau, les 20 centimètres les plus longs que je n'ai jamais vu.

On a vraiment eu peur, mais on a su le calmer assez rapidement. Mauvaise expérience.

Et puis, la Mort.

Et c'est là que se trouve le seul regret que j'ai par rapport aux restos du coeur, les relations que l'on a avec les bénéficiaires sont éphémères, pour la plupart du temps. Et autant j'adore quand une relation se termine parce que la personne a trouvé un logement (ce qui est très rare), autant il m'est impossible de supporter la mort de l'un d'entre eux.

Je me souviens d'un en particulier, je l'appellerai Mr Sagesse, il dormait dans un parc à Pantin, au fond d'une cité. Il était plein d'humour, et complétement conscient de sa situation, il en riait avec nous, se moquait d'un peu tout avec beaucoup d'esprit. Un grand homme qui n'a pas su passer l'hiver 2009. Une de mes plus grosses pertes en ce qui me concerne.

On en fait un mix, et ça donne :

Du bonheur, des moments magiques qui vous font apprécier les choses simples, des moments durs qui vous font comprendre l'importance des choses essentielles, que ce soit la famille, les amis, la sagesse.


Amis gamebloggeurs, sachez-le, la vie est importante, respectez la !

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Chroniques de la rue

Certains d'entre vous le savent, je suis bénévole aux Restos du Coeur, association bien connue qui vient en aide aux plus démunis. Suite à l'expérience des Gameblog Network, qui m'a beaucoup plû, j'ai décidé de créer cette nouvelle rubrique, "Chroniques de la rue", afin de partager avec vous toutes mes folles aventures du Jeudi soir.

Les Restos du Coeur est une association créée par Coluche en 1985, qui ne devait durer qu'un an, une saison. Presque 26 ans plus tard, l'association est non seulement toujours présente, mais elle existe dans des domaines toujours plus nombreux. La simple "distrib'"aux démunis, sous la tente comme lors de la première saison à Gennevilliers est depuis de nombreuses années accompagnée de nombreux autres "services", de l'accompagnement psychologique à l'aide au logement, de l'accueil d'urgence aux bébés du coeur, de l'alphabétisation à la maraude, l'association est devenue une vraie entreprise avec ses succursales dans autant de milieux que nécessaires. En ce qui me concerne, mon activité, c'est la Maraude.

La Maraude, qu'est-ce que c'est?

Dans l'esprit de la plupart des Français, les restos du coeur, ce sont les centres de distribution, avec inscription, évaluation des révenus (afin que les dons soient proportionnels aux besoins), qui dure pendant la campagne d'hiver, d'Octobre à Avril/Mai.
Bien heureusement pour ceux que l'on appelle les "Gens de la Rue", ce n'est pas le seul moment où ils sont accompagnés. 

La Maraude, c'est tous les soirs, toute la semaine, toute l'année (sauf Juillet / Aout, ou l'on ne tourne que 2 à 3 fois par semaines, faute de bénévoles). Cela fait maintenant 4 ans que j'y suis, et je vous avoue qu'aujourd'hui, aucune activité ne m'a procuré autant de plaisir (même Uncharted 2, si si j'vous jure ! ).

Nous sommes une équipe par soir, que l'on appelle simplement, "le lundi", "le mardi", "le mercredi", etc. Pour moi c'est le Jeudi (et quel Jeudi de fous !). Après le boulot je file à l'entrepôt dans lequel m'attend mon équipe, tous arrivent plus ou moins vers 19,h, sauf les retraités sans qui nous ne pourrions pas tourner, car ils arrivent bien plus tôt afin de pouvoir aller chercher la nourriture à la cantine qui nous fournit, préparer les différents plats et desserts et organiser les véhicules.

5 véhicules justement, tous plus pourris les uns que les autres (sauf un tout récent pour lequel on se bat chaque soir :D), pour 5 tournées, à travers le 93, un itinéraire bien défini et des "bénéficiaires" bien connus. Et évidemment, la possibilité de rencontres fortuites. 

Nous prenons donc la route à 20h, pour 3h de Maraude, parfois plus, à la rencontre de ceux que l'on aime tant, les Gens de Rue.

La Maraude, qu'est-ce qu'elle offre?

Alors, ça va vous paraitre bizarre, mais je vais séparer cette partie en deux, la première consacrée à ce qu'offre la Maraude aux Gens de la Rue, la seconde à nous, bénévoles.

Ce que nous offrons aux Bénéficaires :

Les bénéficiaires nous attendent, ils connaissent notre parcours et savent à peu près à quelle heure nous arrivons, car le plus souvent, ce sont des points de rendez-vous, mais il se peut que l'on aille directement dans leur abris de fortune, souvent en fin de tournée, afin qu'ils restent au chaud le plus possible.

Nous leur apportons donc une soupe bien chaude (qui brûle les doigts, même quand on le sait et qu'on fait attention :-( ), un repas chaud qui varie tous les jours, de l'eau, du café, du lait, et un "sac dessert" qui contient en général yahourts, fromages, fruits. Le plus souvent, ils le gardent pour pouvoir tenir le lendemain, jusqu'au soir. Nous avons aussi quelques produits d'hygiène, et en fonction des dons que nous recevons, des vêtements.

Mais je dirais que ce que nous leur apportons avant tout, c'est une présence, un réconfort dont ils ont ENORMEMENT besoin. Je faisais une fois le con (comme souvent) avec deux frangins quand l'un deux a d'un coup pris un air très sérieux :

Tu viens peut être qu'un quart d'heure par semaine, mais quand tu viens, on rigole, et ça nous fait du bien !

C'est là que je me suis rendu compte qu'il fallait absolument continuer à ce que ce soit le repas qui accompagne la discution, et non l'inverse (Règle numéro 1 de toutes s'il y avait des règles selon moi).

Nous pouvons aussi bien sûr contacter les services d'urgence pour palier à tout problème, et c'est aussi pour ça que l'on est là.

Ceux que les bénéficiaires offrent aux bénévoles :

Souvent, on me dit que c'est bien ce que je fais, que j'ai du courage, et qu'il faut que je continue, mais si vous saviez... je prend un pied pas possible tous les jeudis soir. J'y ai rencontré tellement de gens fantastiques ! Les relations que nous avons avec les bénéficiaires sont simplement pures, et honnêtes. Pas de faux semblant, pas de sourrires narquois, pas d'hypocrisie comme on en voit tous les jours ailleurs. Je me suis fait dans la rue quelques très bons amis, parfois même j'ai envie de dire, frangins !

Savoir que l'on est pour eux une bouée de secours est aussi très bon pour l'égo, mais faut essayer de pas y prêter attention, ça peut très vite vous pourrir :o

Il y a aussi ma deuxième famille, mon équipe de bénévoles. J'ai l'habitude de dire que quand j'ai commencé, je savais que j'allais avoir envie d'y retourner pour les bénéficiaires, mais je ne me doutais pas une seconde que j'y retournerai pour les bénévoles ! Tous les jeudis soir, c'est la Maraude, jusqu'à minuit, minuit et demi et ensuite de retour à l'entrepôt, après avoir nettoyé les camions, c'est environ une heure de déconne, autour de la table (y'a souvent du pinard pour les intéressés, mais pas du pinard de fillette, comme le rosé de JulienC :p ), on boit (pour moi c'est Coca par contre, le vin, ça passe pas, surtout quand t'es mort de fatigue et que le lendemain tu vas devoir bosser à 7h et que tu sais qu'en rentrant tu vas encore trainer quelques minutes sur Gameblog...), on mange, on rigole.

C'est une étape très importante selon, moi, nécessaire, on souffle, décompresse, on essaye de ne pas se laisser envahir par toutes les mochetés que l'on voit dans la rue.

Pourquoi vous en parler?

Et bien tout simplement pour vous faire découvrir, partager et pourquoi pas éveiller des vocations, susciter de l'intérêt, ou même que l'un de vous se décide à venir une fois, pour essayer, parce que c'est réellement une éxpérience à vivre !

Les Restos du Coeur, c'est tous les soirs, tous les jours de l'année, et ils ont besoin de bénévoles continuellement (ils étaient 3 mercredi derneir quand ils sont habituellement une dizaine, inutile de vous dire que tout le monde n'a pas pu manger :/ ), alors même si c'est pour un soir, n'hésitez pas, essayez, c'est génial.

PS : Je vous ferai part dans un prochain billet de quelques anecdotes qui vous donneront sûrement envie d'essayer ;-)

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Édito

Bienvenue à tous sur la nouvelle version de mon Blog. Vous y trouverez comme d'habitude tous les Rendez-vous Gameblog Network, ainsi que les chroniques de la rue, mais aussi de toutes nouvelles rubriques que je vous laisserai découvrir au fil des semaines à venir !

 

Si vous avez le courage d'aller jusqu'à l'icône Twitter, faites une tite recherche @tchobilout, vous m'y trouverez, je raconte que des bêtises, c'est sympa.

Bisous.

 

Une petite vidéo qui fait plaisir, et qui montre à quel point, People are awesome :

 

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