La cave du général Milich Oppenheimer !

Par psykomatik Blog créé le 05/05/10 Mis à jour le 30/05/15 à 19h12

Une caverne sombre d'où je poste mes critiques de films, musiques et jeux vidéo, ainsi que diverses réflexions personnelles sur tout et n'importe quoi. Installez-vous confortablement, vous risquez d'y rester un petit moment !

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Catégorie : Jeu vidéo

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Le nouvel épisode de ma chronique est arrivé ! Et comme quelqu'un m'avait demandé Streets of Rage, le voici en bonne et due forme !

Bonne lecture à tous ! ;)

 

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Compte rendu conférence Sony

-E3 2013-

Après avoir lutté de nombreuses heures contre le sommeil, cette fois ça y est, nous y sommes ! Le grand bal des conférences ayant été ouvert en premier par Microsoft (voir le compte rendu de Pierre Larvol) et n'ayant pas été avare en jeux (dont de nombreuses exclusivités), il fallait donc que Sony contre-attaque avec du lourd. Et du lourd, il y en aura eu au cours de cette conférence endiablée, croyez moi ! Entre l'annonce très attendue de la PS4, le programme chargé de très grands jeux PS3 à venir au cours de l'année et le catalogue de la PSVita, il y avait fort à faire en 2 petites heures de conf.

 

PsVita vie

C'est donc avec près de 20 minutes de retard que Jack Tretton, sobrement habillé pour cette édition, fait son entrée sur la scène devant tout un parterre de journalistes près à en prendre plein les mirettes. Fort logiquement et pour respecter un rythme qui va aller crescendo, on nous balance d'abord les nouveautés à venir pour la PSVita, toujours à la peine concernant les chiffres de vente à l'heure actuelle. Ainsi se succèdent à tour de rôle via quelques images/vidéo les soft qui seront disponibles dans toutes les bonnes crèmeries avant l'année 2014 :Batman Arkham Origins, Counterspy,  Destiny of Spirit, Doki Doki Universe, Killzone : Mercenary, Tearaway, God of War Collection, Flower, Dead Nation, The Walking Dead : 400 Days et enfin Final Fantasy X et X-2 HD. Certaines annonces sont inédites à l'E3, d'autres ne sont qu'une petite piqûre de rappel pour se rappeler à nos bons souvenirs, au cas ou...

Un premier constat s'impose : apparemment Sony ne compte pas enterrer de sitôt sa portable, espérant qu'elle aura un grand rôle à jouer dans son rôle de soutient à la PS4 malgré de très mauvaises ventes globales dans le monde. Nous y reviendrons plus en détail.

 

The Last of It

C'est ensuite à la PS3 et ses exclusivités first-party que cette conférence va s'orienter, avec l'inévitable The Last of Us pour ouvrir le bal des nouveautés. A noter que ce même jeu avait clôturé la conférence 2012 de fort belle manière. Il est donc amusant de voir que le jeu sort très exactement 4 jours après la conf Sony, soit près d'un an tout de même après son officialisation l'an passé. L'attente n'aura pas été veine, puisque le soft de Naughty Dog s'est ramassé les meilleures notes de l'année dans de nombreux pays, (et à fait son entrée dans le top 4 des meilleurs jeux jamais sortis sur PS3 dans le classement Metacritic) ce que Jack Tretton s'est empressé de rappeler d'ailleurs au passage, très fier d'avoir un jeu de ce calibre pour conclure l'aventure PS3 en beauté.

Puis viennent les jeux qui nous avaient déjà été introduits l'an dernier : Puppeteer et Rain. En de très court trailers toutefois, bien moins longs que ceux de l'édition 2012. Beyond : Two Souls fait aussi son retour avec une séquence bien plus rythmée que celle entrevue sur les écrans géants du convention center l'an dernier. Petite étendue des capacités de combat pour une Jodie apparemment en mission pour son pays. Nous n'en saurons pas plus quand à l'histoire cette fois-ci, et c'est peut être mieux comme ça pour l'instant.

C'est au tour de la simulation de conduite la plus connue de la planète de faire son grand retour au Convention Center, j'ai nommé Gran Turismo 6 ! Disposant d'un tout nouveau moteur graphique et de tous les petits trucs qui vont avec pour faire bien joli, le dernier né des studio Polyphony digital promet un joli bouquet final en guise d'adieu à la PS3.

 

Y'a quoi en third-party ?

Y'a du beau monde ma bonne dame ! Tout d'abord, pour secourir la veuve et l'orphelin ce bon vieux Batman montre le bout de son nez. Enfin « vieux », c'est relatif puisqu'il s'agira d'incarner l'homme chauve-souris dans les premières aventures de son existence de super justicier. Batman Arkham Origins s'illustre donc en un joli trailer pour l'occasion. Seront donc de la partie tous les supers vilains originels, pour le plus grand plaisir des aficionados de la série : Black Mask, Bane, Deadshot, Deathstrokeet même le Joker. Attention toutefois, ce n'est pas Rosksteady aux commandes cette fois ci puisque que la licence a atterri dans les mains du groupe Warner Bros. Games Montreal. Pour le meilleur ou pour le pire ? Réponse le 25 octobre 2013, jour de la sortie du soft.

Tretton profite aussi de l'occasion pour livrer l'info qu'un bundleGTAV serait disponible au moment de la sortie du mastodonte de Rockstar, à savoir en septembre 2013. Aucun nouveau trailer n'a malheureusement été montré pour le coup. Dommage.

 

Le clou du « PSectacle »

Cette fois on arrête de déconner et on stoppe tout : faites place à l'arrivée sur scène du britannique Andrew House, actuel président de Sony Computer Entertainment, venu présenter en personne la PS4 ! Le design, assez austère, a de quoi surprendre de prime abord. Console assez rectangulaire, cette PS4 n'est pas sans rappeler dans les grandes lignes le « monolithe » PS2. Seulement cette fois, la console semble légèrement plus fine : Une prouesse quand on sait ce qu'embarque la machine en son sein. Légèrement oblique également sur les faces avant et arrière, le design de cette dernière à été réalisé par un jeune créatif dont le nom m'échappe... Bel objet en tout cas, bien que très sobre et de forme trapézoïdale.

S'en suit un petit monologue de notre ami Michael Lyton sur les fonctions VOD, Music et Movie Unlimited & Cie du bestiau. Rien de bien nouveau en somme, si ce n'est consolider l'offre déjà présente sur PS3 en proposant un catalogue de plus en plus fourni. Petit « quart d'heure » américain par la suite, car les annonces de Netflix, Flixter et autres Hulu ne concernent que le continent de l'oncle Sam. On s'oriente ensuite vers le dévoilement des jeux exclusifs à venir pour la machine.

 

De l'exclu à gogo

C'est donc Shu Yoshida qui débarque sur la scène pour nous causer de The Order : 1886. Dernier né des créateurs des épisodes PSP de la licence God of War (Santa Monica et Ready at Dawn), cette nouvelle IP nous dépeint une sorte de Londres victorien façon steampunk, dont on n'a franchement pas pu voir grand chose. On ne sait même pas pour l'instant s'il s'agit d'un FPS, d'un TPS ou autre... Il faudra attendre pour se faire une idée plus précise de la chose. Une chose est sure : ça risque de flinguer dans tous les sens au vu des pétoires aperçues en fin de vidéo.

Place ensuite à une nouvelle vidéo de gameplay pour Killzone : Shadow Fall. A l'ouest rien de bien nouveau en somme, mais c'est toujours plaisant de retrouver les cadors du genre d'une génération sur l'autre. C'est également le cas avec inFamous : Second Son, qui se montre pour le coup nettement plus bavard que lors de la conférence de Sony en février dernier. On en apprend plus sur le background des personnages, via quelques séquences dialoguées divulguées. A noter que le titre de Sucker Punch sera offert dès sa sortie à tous les abonnées PS+. Classe.

Drive Club, brièvement présenté à nouveau lui aussi, aura fort à faire face a GT6 et au surprenant The Crew d'Ubisoft, présenté un peu plus tôt dans la journée. Il présente cependant l'avantage d'être disponible dans le line-up de lancement de la PS4, et sera même offert à tous les détenteurs d'un compte PS + lui aussi ! Re-classe.

Si même Knack a eu droit à sa petite vidéo, tout comme Transistor (même vidéo qu'en février dernier) c'est surtout le studio français Quantic Dream qui aura marqué les esprits dans cette partie de la conférence. Ainsi un court extrait bourré d'humour, tiré de la longue démonstration de force du studio parisien aura été dévoilé : The Dark Sorcerer en est le résultat final, visible ici. On sait que le studio de David Cage bosse actuellement sur un jeu PS4, alors il pourrait s'agir d'une partie de ce dernier... Ou pas du tout. Connaissant les habitudes du studio de livrer des démos techniques (on pense à Kara), il pourrait tout simplement s'agir d'un exercice de style.

Ensuite, et là c'est une très bonne surprise, Sony envoie un message très fort à l'encontre des développeurs indépendant, en affichant une très large sélection de jeux indés sur la scène même de la conférence. Les écrans géants s'allument successivement, dévoilant à chaque fois un nouveau jeu brièvement montré joué par son créateur : Don't Starve, Mercenary KingsOctodad, Secret Ponchos, Ray'S Dead, Outlast, Oddworld New'n Tasty  (remake d'Oddworld par Lorne Lanning lui-même) et Galaxy Z.

 

Des surprises et des revenants

Surprise de taille ensuite, puisque le très (trop?) attendu Final Fantasy Versus XIII se dévoile dans un petit trailer fort dynamique. Ou est la surprise me direz vous ? Et bien voilà, le jeu à tout simplement été renommé Final Fantasy XV, rien que ça ! Comme ils y vont chez Square Enix... en même temps, il faut dire que plus personne ne l'attendait leur Versus XII, à force de reports.

Et puisqu'on traite de J-Rpg, c'est autour de Kingdom Hearts 3 de se montrer dans un trailer, cependant bien avare en informations. On a failli attendre ! Ça tombe d'ailleurs très bien, puisque Kingdom Hearts 1.5 se rappelle à notre bon souvenir, signalant au passage qu'il devrait arriver en boutique très prochainement.

C'est au tour d'Assassins's Creed IV : Black Flag de se présenter à nos yeux, pour la fournée habituelle d'open-world made in Ubisoft. Le jeu à l'air beau et coloré, certes, mais la démo en live présentait quelque difficultés : De nombreux freezes sont venus entacher la démonstration en direct à tel point d'ailleurs qu'elle n'a pas été jusqu'à son terme. Frustrant.

Mais l'éditeur ayant plus d'un tour dans son sac, c'est une nouvelle séquence de Watch Dogs qui est venue voler au secours d'ACIV. Si le jeu s'avère toujours être de très bonne facture en ce qui concerne l'histoire et son contexte général, il faut tout de même constater un petit moins bien sur les graphismes, qui un an après l'E3 2012 impressionnent nettement moins. Les phases en véhicule paraissent encore un peu raides et assez limitées. Un comble, lorsqu'on sait qu'il avait été l'une des claques visuelles du salon de l'an dernier. Au menu : bidouillages de systèmes de surveillance grâce au smartphone du héros (Aiden Pierce), contrôle de l'environnement urbrain, du trafic routier, etc. Bref le jeu s'avère toujours aussi prometteur niveau gameplay, et il nous tarde de le voir enfin débarquer dans le commerce pour tirer tout ça au clair. Information de taille pour finir : Le jeu disposera d'heure de jeu supplémentaire sur la version PS4. Sympa.

LeBron James, la star de la NBA, fait ensuite son apparition « virtuelle », puis réelle dans un petit montage humoristique (lequel de nous deux est le meilleur, etc). Le but étant de montrer les évolutions du moteur graphique pour le prochain NBA2K 14. Je passerai rapidement sur ce point, étant totalement incompétent en matière de basket virtuel. Je vous laisse donc juge du résultat à l'écran.

Passons maintenant à The Elder Scrolls Online, qui refait parler de lui à l'occasion de cette conf Sony. On aperçoit la bête en mouvement, avec quelques images de gameplay pas si moches que ça pour un MMO. Si jeu de Bethesda Sofworks sera bien multi-plateformes, on nous annonce en revanche que la phase de bêta-test sera exclusive à la PS4. Gageons que cette nouvelle expérience pour Bethesda soit dans la droite lignée des épisodes solo. Le jeu devrait débarquer pour le printemps 2014.

En ce qui me concerne, le jeu suivant fut une énorme surprise. Que dis-je, un rêve de gosse qui est devenu réalité : Mad Max ! Je dois bien l'admettre, je ne l'ai pas vu venir celui là. D'autant que l'adaptation de la célèbre trilogie post-apocalyptique de George Miller arrive très longtemps après le dernier film en date (Mad Max : Au delà du dôme du tonnerre, 1985). La série de films dont Fallout s'est grandement inspiré va enfin connaître une exploitation virtuelle, et c'est les créateurs de Just Cause (Avalanche Software) qui s'y sont collés ! Le projet aura sûrement été motivé par la sortie prochaine du quatrième épisode de la licence : Mad Max : Fury Road. Le petit trailer ne nous apprend hélas pas grand chose, sinon que le jeu sera en open world (décidément le motto de cet E3 2013). J'en attend désormais beaucoup, d'autant que le jeu semble tout droit tiré de Mad Max 2, considéré par beaucoup (et par moi même) comme étant le meilleur épisode de la trilogie. Qu'il va être dur de patienter !

 

« This is how you share a game on PS4... »

Jack Tretton, de retour sur la scène centrale annonce que pas moins de 100 jeux seront disponibles dès la première année d'exploitation de la machine. 100 jeux ! Et 140 en développement actuellement. C'est tout de même assez gargantuesque si cela s'avère véridique. Bref, tout cela c'est bien gentil mais ce qui va suivre restera sans doute dans les annales de l'E3, et dans l'histoire du jeu vidéo tout court.

C'est donc tout penaud que l'homme nous annonce, infligeant un terrible camouflet à Microsoft au passage, que la PS4 ne disposerait d'aucun système de contrôle via connexion internet, d'aucune restriction quand au prêt ou/et au marché de l'occasion. Le message est clair : Vous achetez un jeu, vous en êtes le propriétaire et en faites donc ce que vous voulez : Vendez-le, prétez-le, donnez-le, gardez le « pour toujours », bref, tout ce que vous voulez on vous dit ! Le contre-pied total de la politique de Microsoft, qui lui impose un système nettement plus strict. La salle jubile, hurle à chaque mot prononcé, s'emballe. On entend même quelques «Sony, sony» scandés dans le fond : Ça y est c'est fait, Sony vient de mettre à terre son concurrent direct par K.O ! Un moment symbolique de qui est train de se passer dans le petit monde du jeu vidéo. Le coup envoyé semble si fort, qu'il semble presque impossible que Microsoft s'en relève dans un futur proche. Pire encore pour la firme de Redmond : Le prix de la PS4, affichée dès sa sortie à 399€ (annoncé en fin de conférence par Andrew House), achève définitivement de convaincre une salle déjà en délire. Une console moins chère, moins restrictive et plus puissante que sa concurrente directe sur le papier... Cela paraît impossible, et pourtant Sony l'a fait. A croire que la leçon du lancement de la PS3 aura été apprise. Les applaudissements fusent à tout va. De mémoire, je n'avais jamais assisté à une tel ferveur du public, pourtant constitué de « professionnels de la profession » uniquement. Un cri du coeur donc, qui rassure quelque peu quand à l'avenir du jeu vidéo.

Petite déception en revanche du côté du mode de jeu en ligne de la future PS4, qui deviendra payant et directement associé au Playstation+.Si le mode solo reste bien évidemment gratuit et sans aucune limite ou connexion internet pour y accéder, Sony opte malheureusement à son tour pour le modèle qui avait été lancé avec le Xbox 360 en ce qui concerne l'accès au jeu en ligne. Le contenu de l'offre PS+ étant de très facture (plusieurs jeux offerts et diverses réductions), la pilule passera sans doute un peu mieux pour les joueurs. D'autant que les jeux Driveclub ainsi que les indies Don't Starve, Outlast et Secret Ponchos seront offerts pour toute souscription au service.

 

C'est ton destin !

Retour au jeu, puisque Bungie arrive ensuite sur scène pour nous présenter une très longue vidéo de gameplay de Destiny. 12 minutes durant, les développeurs évoluent dans un monde à la direction artistique soignée et légèrement cell-shadée pour nous présenter un peu de quoi il retourne. Quelques passages d'exploration par ci, quelques gunfights par là... Le tout semble assez classique et proche de l'expérience vécue dans un Halo ou un Borderlands, mais dispose d'arguments solides pour faire partie des meilleurs AAA de la machine. Ce FPS futuriste semble miser énormément sur la coopération et le multijoueur en général, en témoigne la séquence live ou de nouveaux joueurs rejoignent la partie en cours de route pour blaster de plus belle, comparant au passage la taille de leurs armes. Il faudra attendre de mettre la main dessus pour savoir ce que vaut vraiment le dernier né des papas d'Halo.

 

Perspectives et conclusion

Andrew House, de retour dans la place nous explique les prochaines évolutions du service Playstation. En effet rappelez vous, c'était en février dernier. Sony annonçait fièrement avoir fait l'acquisition de Gaikai pour une coquette somme. Et bien sachez que cela n'a pas été en vain, puisque le britannique nous affirme que le service sera lancé aux States dans un premier temps, mais devrait rapidement être exploité sur notre bon vieux continent. Mais service de quoi exactement ? J'y viens j'y viens : Un service de streaming, aussi disponible pour la PS3 et la PSVita, pour faire tourner les jeux de l'immense catalogue sony en cloud. Tout n'est pas très clair encore sur la question, je me garderai donc de faire des conclusion hâtives.

 

 

Que dire de cette conférence au final ? Même si Sony n'a pas été en mesure de présenter autant d'exclusivités que Microsoft, il faut bien admettre que le géant nippon à cette fois ci fait mouche grâce à un tout autre argument : Celui de l'offre concernant le hardware pur et dur, mais aussi sur les services. En répondant aux craintes de nombreux joueurs qui les voyaient déjà s'aligner sur les annonces de Microsoft, Sony a finalement crée la surprises en prenant le contre-pied total de tout ce qui à été mis en place par Microsoft ces dernières semaines : Pas de connexion en ligne obligatoire pour authentifier ses jeux, pas de caméra obligatoire façon Kinect 2 (même si une caméra facultative sera aussi disponible au prix de 49€), pas de restriction quand au prêt ou à la revente de ses jeux. Sony aura aussi adressé un message fort à l'encontre des développeurs indépendants, qui seront accueillis à bras ouverts sur la machine, chose qui n'avait pas vraiment été le cas au lancement de la PS3.

 

Un sans faute de la part de Sony, qui propose également une console plus puissante et moins chère de 100€ que la Xbox One, pour se placer directement dans le sillage de la Wii U, qui elle ne boxe pourtant pas du tout dans la même catégorie ! L'avenir s'annonce radieux pour Sony, qui compte bien retenir les leçons du passé et semble déterminé à offrir la meilleure offre du marché possible. Un rapport qualité/prix impressionnant, à n'en pas douter, qui devrait propulser Sony de nouveau sur le devant de la scène, comme à la grande époque de la PS2. Ce n'est peut être pas un hasard si les deux consoles se ressemblent tant, après tout... Souhaitons lui le même destin !

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Je vous propose de revenir chaque semaine sur une licence culte ou un jeu phare, histoire de partager ensemble un souvenir et de rendre un hommage appuyé à ces jeux "oubliés" qui ne cessent de flatter la fibre nostalgiques des plus retro-gamers d'entre nous.

Je vous propose de revenir chaque semaine sur une licence culte ou un jeu phare, histoire de partager ensemble un souvenir et de rendre un hommage appuyé à ces jeux "oubliés" qui ne cessent de flatter la fibre nostalgiques des plus retro-gamers d'entre nous.

 

Revenons un tant soi peu à l'époque ou Sega et Nintendo se livraient une bataille sans merci pour la domination du marché vidéo-ludique : le milieu des années 80. Une époque ou Sega n'existait d'ailleurs pas seulement en tant qu'éditeur, comme aujourd'hui, mais aussi et surtout en tant que constructeur. A cette époque, Nintendo dominait déjà très nettement l'industrie grâce à l'arrivée en 1985 du plombier moustachu Mario sur sa première console de salon la Famicom (Nes chez nous), dont le premier épisode Super Mario Bros  reste d'ailleurs à ce jour le jeu vidéo le plus vendu au monde avec + de 40 millions d'unités (Wii Sports à part). Bien décidés à s'octroyer une part du gâteau, les industriels de chez Sega contre-attaquent en créant eux aussi une mascotte capable de fédérer une communauté de fans autour de leur toute première console d'alors - la Sega Master System - : Alex Kidd !

Bien avant que Sonic ne vienne lui voler la vedette sur les consoles de Sega, l'arrivée d'Alex Kidd montrait déjà la volonté de Sega d'avoir lui aussi une mascotte ambassadrice de sa marque. Créé de toute pièce par un certain Ossale Kohta (et assisté notamment de Kotaro Hayashida et Rieko Kodama, cadres importants de l'époque), le mignonet petit Kidd avait pour but d'être l'image commerciale de Sega et de devenir en quelque sorte l'équivalent de Mario pour Nintendo : Une mascotte à l'identité forte dont le seul nom serait un énorme catalyseur de ventes. C'est donc à cette période que la fonction de  killer app  - notion non négligeable pour tout bon constructeur/éditeur qui se respecte souhaitant vendre beaucoup de consoles - commence à faire son chemin.

Le Kung-fu a le vent en poupe dans les annes 80, il est donc décidé que notre héros serait un champion d'arts martiaux, discipline popularisée en partie par le grand maître décédé de la discipline Bruce Lee et les nombreux films ou ce dernier apparaît au cours de la décennie précédente. L'apparence physique du héros, "mi-singe mi-enfant" quant à elle, semble plutôt inspirée par le jeune Sangoku de Dragon Ball : Quelques traits communs de caractère et de comportement coexistent chez les deux : Il n'y a qu'a voir l'allure de glouton d'Alex en fin de niveau lorsqu'il dévore un bol de riz ou un hamburger (chez nous) dans Alex Kidd in Miracle World pour s'en convaincre ! L'apparence de singe d'Alex rappelle également celle de Sangoku lorsqu'il se transforme en gorille Saïyen géant. Les prouesses en arts martiaux des deux protagonistes, mais également leurs origines mysterieuses et le fait qu'ils soient tous deux orphelins sont autant d'autres similitudes qu'ils partagent. Les arts martiaux sont également au coeur du système de jeu d'Alex Kidd in Shinobi World, empruntant et composant librement avec l'univers du célèbre ninja le temps de ce cross-over, qui marquera aussi la fin de la licence Alex Kidd en 1991.

 

Identité et particularités de gameplay.

Dans sa première apparition officielle en 1986 (Alex Kidd in Miracle World ) Alex Kidd part à la rencontre du méchant Janken le Grand, qui menace de prendre d'assaut le paisible royaume ou vit Alex : Radaxian. Sa technique de « grossissement du poing », visible lors de la seule attaque physique disponible dans le jeu, est le fruit de sept années d'entraînement intensif au sommet d'une montagne... exil d'ermite qui procure sans doute à notre ami la force et le courage nécessaires pour se lancer dans cette entreprise de sauvetage du royaume. Le gameplay de ce premier opus réalisé par Ossale Kohta s'oriente largement vers le genre plate-forme, mâtiné d'un léger zeste de RPG car il est possible d'acheter des objets et power-ups dans des boutiques grâce aux sacs d'argent récoltés le long des niveaux et de les utiliser au cours de l'aventure pour se faciliter la progression. Cela n'est d'ailleurs pas de trop, tant la difficulté s'avère corsée : 3 vies seulement et aucun continue pour voir le bout des aventures de l'enfant-singe ! Si on passe l'essentiel de son temps à défiler à pieds dans des niveaux au scrolling vertical ou horizontal, Alex peut également piloter des motos, des hors-bords ou des hélicoptères pour aller plus vite et terminer les niveaux en un temps record. Mais attention, un seul contact avec l'ennemi et vous devrez terminer le niveau à pieds. Et un contact supplémentaire une fois sur le plancher des vaches et c'est la mort assurée : Alex se transforme alors instantanément en ange et rejoint le paradis de Radaxian, accompagné d'une petite musique tristounette. Il faut dire que la maniabilité est du genre délicate, la faute a une certaine latence dans les déplacements et les coups, mais aussi parfois des problèmes de hitbox pénalisants des ennemis rendant l'exercice de combat au corps à corps quelque peu périlleux.

 

Pour ce qui est de l'univers sonore, voici assurément l'un des points forts de ce premier épisode, qui propose des musiques bien composées en accord parfait avec les situations et les environnements traversés. Le thème principal est de très bonne facture et reste en tête une fois la console éteinte, ainsi que la petite musique lors des combats de Janken(pierre-feuille-ciseaux).

 

Je n'ai d'ailleurs toujours pas évoqué plus précisément ces fameuses parties de Janken(chifoumi), la particularité de gameplay de cet épisode fondateur de la série - et plus tard repris dans Alex Kidd in the Enchanted Castle - , qui propose de manière plutôt originale d'affronter les grands méchants de fin de niveau dans ce mini jeu, en lieu et place d'un combat pur et simple comme dans presque toutes les productions de l'époque (et même d'aujourd'hui). Il faut donc choisir entre pierre, feuille ou ciseaux durant la petite musique d'attente et comparer le résultat avec celui de l'adversaire à la fin du décompte : déconcertant de prime abord, mais efficace et bienvenu pour apporter un peu de fraîcheur au genre.

 

Au passage, c'est aussi cette technique du Janken que Sangoku utilise pour battre Yamcha en duel dans les premiers épisodes du manga Dragon Ball, paru quelques années plus tôt. Encore un élément qui montre que cet épisode a peut être été inspiré par l'oeuvre d'Akira Toriyama !

Le jeu remporte un grand succès, notamment parce qu'il se voit directement intégré dans laSega Master System II, version un tantinet modernisée de la console commercialisée à partir de 1990. Il suffit alors de démarrer la machine sans cartouche dedans pour qu'Alex Kidd in Miracle World se lance instantanément ! Cet épisode est devenu avec le temps un mythe de la plate-forme 8 bits, ni plus ni moins.

 

 

Suite des aventures en demi-teinte.

Malgré ce premier épisode plein de fraîcheur et promettant un avenir radieux à la saga, la suite des pérégrinations de notre héros ne va pas exactement se passer comme prévu : Les épisodes commencent logiquement à pleuvoir suite au succès commercial mérité d'Alex Kidd in Miracle World, mais la qualité très irrégulière de ces derniers pousse malheureusement lentement mais sûrement la série vers une fin de vie précoce. Une suite peu inspirée voit d'abord le jour en 1988 au Japon ; Alex Kidd : The Lost Stars. Cet épisode n'a rien d'exceptionnel et se paiera même le luxe d'être globalement moins bon que son aîné, en plus d'une durée de vie plus courte avec seulement 6 niveaux au compteur. Il ne s'agit pas d'un mauvais jeu, mais l'orientation résolument "kids" déconcerte quelque peu, à tel point qu'on se demande si la conception de cet opus a été motivée par autre chose que l'appât du gain en visant un public aussi jeune. Une suite sans saveur, réalisée dans la précipitation et qui au final s'avère décevante pour les fans de la première heure. Il avait le potentiel de succéder dignement au premier opus avec un peu plus de sérieux de la part de ses développeurs.

 

Que dire aussi d'Alex Kidd in High-Tech World, qui n'est même pas originalement un épisode à part entière de la série puisqu'il est en fait une version modifiée du jeu Anmitsu Hime, sorti sur Master System et tiré du manga du même nom ! Il contient lui aussi des éléments RPG et il faudra explorer un château gigantesque rempli de puzzles avec de nombreux items a la clé...dans le simple but de trouver la salle d'arcade High-tech Worldpour jouer aux dernières nouveautés estampillées Sega ! On a vu mieux comme placement produit, avouez. On peut donc lui conférer un caractère d'épisode spécial, car il reprend les codes et les fondamentaux d'un univers différent et ne fait jamais mention de personnages originaux de la saga. Cela n'est pas la première fois que ce genre de chose se produit dans le jeu vidéo : Souvenez vous le « vrai-faux » épisode de Super Mario Bros 2 sorti chez nous, qui avait été adapté à la va vite pour le public occidental en raison de la difficulté deSuper Mario Bros : The Lost Levels (le vrai Super Mario Bros 2 au Japon) en plagiant point par point le jeu Yume Kōjō: Doki Doki Panic (et en remplaçant les textures des personnages par ceux de l'univers Mario, bien entendu). 

 

Passons également très vite sur Alex Kidd : BMX Trial, véritable spin-off pour le coup, qui n'a tout simplement rien à voir avec un Alex Kidd traditionnel puisqu'il s'agit d'un jeu de course de vélo dans lequel il faut esquiver pièges et ennemis pour arriver à bon port. Une réalisation tout de même honnête, mais un opus franchement sans intérêt si ce n'est prolonger l'experience de la licence dans un autre genre.

 

Il faudra attendre 1989 pour que la série débarque sur Megadrive avec l'épisode Alex Kidd in the Enchanted Castle. Une fois encore, c'est la déception qui attend le joueur au tournant : non seulement le jeu ne profite pas des capacités techniques de la nouvelle machine de Sega, pourtant nettement plus puissante que son aînée, et accouche de graphismes moches et vides de détail. La jouabilité n'est pas en reste et se contente de singer le jeu d'origine en proposant même de nouvelles mécaniques de jeu bancales, presque impossibles à maîtriser (le coup de pied). Le soft réussit le tour de force de tout faire moins bien que l'opus fondateur de la saga, sorti pourtant 3 ans plus tôt sur Master System ! Un ratage complet qui compromet encore un peu plus l'avenir de la saga, désormais directement menacée par le hérisson bleu qui se profile à l'horizon dans la maison-mère de Sega.

 

Le chant du cygne.

Heureusement, un dernier coup de maître vient sauver la série d'un marasme total grâce à l'excellent Alex Kidd in Shinobi World, sorti en toute fin de vie de la Master System en 1991. Considéré par certains comme étant un spin-off, je considère pour ma part qu'il mérite sa place au sein de la ludothèque principale de la série, bien qu'il propose un gameplay sensiblement différent des autres épisodes de par le côté parodique qu'il propose.

 

Le jeu s'avère être un cross-over réunissant les mondes de Shinobi (autre licence forte de Sega, dont le premier épisode voit le jour en 1987) et d'Alex Kidd, comme son nom l'indique d'ailleurs parfaitement. On salue l'opportunisme bienvenu de Sega d'avoir brillamment mélangé deux univers qui n'avaient a priori rien a voir pour les fondre dans un ensemble cohérent, rendant à la fois hommage au ninja Joe Musashi dans un jeu fun et intuitif, et proposant à Alex Kidd une porte de sortie digne de ce nom. Il est amusant de constater qu'une fois encore, ce jeu n'avait à la base que peu de rapport avec Alex Kidd, dont ce dernier n'a été le héros "par intérim" que parce que le développement de Shinobi Kid a été annulé, puis réorienté finalement en cours de route pour aboutir à Alex Kidd in Shinobi World. On va vraiment finir par croire qu'Alex Kidd est le fils mal aimé de la grande famille Sega à force !

 

Beau, amusant, coloré et très bien animé pour le support, cet épisode final lave miraculeusement l'honneur d'Alex en même temps qu'il scelle à jamais ses aventures au profit de Sonic The Hedgehog, qui débarque la même année sur Megadrive et Master System. Sonic signe le renouveau d'un constructeur qui se cherche une meilleure place au soleil en occident : Alex Kidd aura servi un temp - surtout au Japon -, mais son côté enfantin est désormais désuet, et son image n'est pas assez porteuse dans le reste du monde : il est temps pour Sega d'entrer dans une nouvelle ère de son histoire. Si Alex Kidd représente l'enfance, Sonic marque définitivement l'entrée de Sega dans l'adolescence. 

 

À ce jour, plus aucun épisode officiel n'est sorti depuis 1991. Pour le coup, c'est bien plus qu'une licence qui a été «oubliée» ici, car Alex Kidd, qui ne fut ni plus ni moins que la première mascotte du géant Americano-Japonais se retrouve totalement à l'abandon ou presque depuis de plus de deux décennies maintenant. Il est fort dommage de voir que "le Kidd" n'a jamais eu ne serait-ce qu'une seule chance de tenter l'aventure 3D en solo. Les seules apparitions du personnage ne sont plus qu'anecdotiques et relèvent du simple caméo ; ainsi on peut apercevoir Alex Kidd dans le jeu Segagaga (2001, exclusif au Japon, Dreamcast) en vendeur d'onigiris (les boulettes de riz qu'il mange à la fin des niveaux) mais aussi dans Sega Superstars Tennis en 2008 (Wii) et enfin Sega & All-Stars Racing et Sega & All-Stars Racing Transformed (respectivement 2010 et 2012 sur PC, PS3 et 360).

 

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Je vous propose de revenir chaque semaine sur une licence culte ou un jeu phare, histoire de partager ensemble un souvenir et de rendre un hommage appuyé à ces jeux oubliés qui ne cessent de contribuer a flatter la fibre nostalgiques des plus retro-gamers d'entre nous. Aujourd'hui : Crash Bandicoot

 

Crash Bandicoot, du fun à l'état pur !

Le bandicoot le plus célèbre de la galaxie, né de l'imagination débordante d'Andy Gavin et surtout Jason Rubin, a fait ses armes sur la Playstation première du nom, en sortant dès 1996 le premier opus d'une trilogie extraordinairement drôle et originale, qui à elle seule donnera une nouvelle impulsion à un genre en pleine mutation.

Le jeu de plate-forme venant d'effectuer une transition vers la 3D intégrale avec l'excellentissime Super Mario 64 sur la machine du big N, sony, également à la recherche d'une mascotte, dégaine donc son Crash Bandicoot, un jeu plein d'énergie dont le personnage complètement déjanté évolue dans une 3D linéaire colorée et enchanteresse. Combinez l'énergie débordante d'un Sonic, ajoutez-y un zeste de malice à la Mario, et vous obtenez Crash Bandicoot, un cocktail détonnant !

 

Même s'il ne s'agit pas d'un jeu à espace ouvert comme Mario 64, il n'en demeure pas moins addictif et novateur pour l'époque malgré ses limitations techniques et son côté couloir (un peu moins marqué que dans Pandemonium néanmoins). Alors jeu de plate-forme "de couloir" certes, mais dont les personnages hauts en couleur et la richesse visuelle de l'univers ont su séduire une grande partie des possesseurs de la machine de Sony.

 

Je vous propose aujourd'hui un petit come back sur la saga légendaire via ses épisodes canoniques, étroitement liés à l'histoire même de la playstationRetour en détail sans plus tarder sur ce raz-de-marée sans précédent !

 

                                                                                              ***

 

Crash Bandicoot : Naughty Dog électrise la playstation

C'est donc en 1996 que les compères Andy Gavin (à la programmation) et Jason Rubin (à l'écriture) sortent le premier épisode de cette excellente saga, imaginé depuis les tout débuts de la playstation. Première production Naughty Dog sur playstation et produit par le sémillant Mark Cerny (pour rappel l'actuel architecte de la PS4), alors dirigeant d'Universal Interactive StudiosCrash Bandicoot se veut à l'époque une véritable claque dans le petit monde du jeu vidéo, sans pour autant révolutionner complètement les codes de la plate-forme : L'énergie à revendre de son marsupial de héros n'a d'égal que la trame cartoonesque et déjantée des différents niveaux que comporte le jeu. On croirait presque diriger un personnage des studios Tex Avery, dans un monde complètement loufoque et fourmillant de détails hauts en couleur ! C'est beau, c'est fin, c'est fun : C'est la marque de fabrique de Crash Bandicoot, capable comme peu d'autres titres de procurer d'étranges sensations euphoriques, dès les premieres minutes de jeu. 

Notre héros - Crash - pour ceux qui ne suivent pas au fond - est en réalité une créature issue des recherches malintentionnées d'un certain Neo Cortex, véritable docteur Frankenstein de la franchise. À la recherche de sa petite amie Tawna, elle même crée de toute pièce par le savant fou (et dont le physique sera jugé si peu approprié pour les enfants qu'elle disparaîtra par la même occasion de la saga par la suite) et retenue prisonnière par ce dernier, Crashn'aura d'autre choix que de jouer les bons samaritains afin de mettre un terme aux agissements pathétiques du Dr.Cortex et de son acolyte Dr.Nitrus Brio. Vous l'aurez compris, on reste sur du relativement classique, et ce n'est bien évidemment par pour la qualité de sa trame scénaristique que ce Crash Bandicoot allait entrer au panthéon du jeu vidéo. Notons toutefois que la localisation, intégralement en Français (textes et dialogues), donne un attrait supplémentaire à l'aventure, qui se déguste avec d'autant plus d'enthousiasme, tel un véritable petit dessin animé lors de cut-scenes mettant parfois notre ami à poil roux dans de biens facheuses postures. Même si ce dernier n'est d'ailleurs pas doué de la parole et reste muet comme un carpe du début à la fin de l'aventure, les alliés et autres antagonistes de Crash se chargent de donner vie à l'aventure en y allant de leurs petites tirades régulières. 

En pleine époque des mascottes en tout genre, c'est le côté pétillant de l'univers et surtout, la personnalité douce-dingue de son héros principal qui arrive à faire mouche chez un très large public, et par conséquent à mettre la franchise sur de bons rails : Il fallait à la playstationpremière du nom un jeu solide et accessible, capable de fédérer toute la famille autour de lui pour séduire les potentiels futurs acheteurs de la console. Et ce rôle, on peut dire que Crash Bandicoot l'a rempli avec brio puisque ce ne sont pas moins de 6,8 millions d'exemplaires qui ont trouvés preneurs au total ! Une bien belle façon pour Naughty Dog et Universal de débuter un partenariat avec Sony, qui compte bien devenir le leader incontesté du marché dans la seconde moitié des années quatre-vingt dix. Plus de dix ans après (et exclusivitéplaystation oblige), c'est sur le PSN de la PS3 que le jeu est ressort en téléchargement, le 22 juin 2007, devenant ainsi (re)jouable en émulation sur la petite dernière de chez Sonyfraichement débarquée, mais également sur sa portable d'alors, la PSP. Le titre n'a d'ailleurs pas trop mal veilli, prouesse qu'il doit à la finesse de sa direction artistique - très soignée - , qui fait toujours plaisir à voir de nos jours. 

                                                                                              ***

 

On aura beau dire ce que l'on veut de la saga Crash Bandicoot, aucun épisode n'atteindra jamais plus l'excellence de la première trilogie : Crash Bandicoot en 1996Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back en 1998, et Crash Bandicoot 3 : Warped en 1999. On peut également ajouter à cette liste l'excellent spin-off Crash Team RacingMario Kart like complètement déluré et ultra fun, sorti la même année que Crash 3.

 

Depuis l'honnête mais sans plus La Vengeance de Cortex sorti surPs2 en 2001, la série semble en nette perte de vitesse et ne redécollera jamais vraiment, suite à la sortie de quatre épisodes sur Ps2 de qualité contestable. On pourra surtout regretter la passation des droits d'exploitation de la licence entre Naughty Dog, fondateur initial de la saga, vers Vivendi Universal Games, qui n'aura jamais su atteindre le niveau d'excellence de l'équipe de Rubin et Gavin - partis développer entre-temps leur nouvelle licence Jak & Daxter sur Ps2 - - et n'aura jamais rien proposé qui puisse dignement succéder à la génialissime trilogie initiale, ni même égaler le fun d'un Crash Team Racing malgré la réalisation d'un épisode Ps2 correct dans la même veine en 2005 : Crash Tag Team Racing

 

                                                           Un Mario Kart-Like de grande qualité !

 

Il ne nous reste plus a espérer qu'un jour, cette merveilleuse licence ayant donné ses lettres de noblesse à la Playstation première du nom, nous revienne plus en forme que jamais dans une version "next gen". Le personnage de Crash dispose en effet d'un tel capital sympathie auprès du grand public qu'il serait dommage qu'il ne fasse pas un jour un come-back fracassant !

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Alors que la rumeur enfle de plus en plus quant au retour de la mythique saga de Zu Zuzuki au premier plan, revenons un bref instant sur le phénomène Shenmue et l'influence énorme qu'il a eu dans le monde du jeu vidéo.

En ces temps où le petit monde du jeu vidéo est en pleine mutation et n'hésite pas à conquérir un nouveau public via l'explosion des smartphones et des plateformes de distribution de contenu téléchargeable, revenons sur les licences oubliées nées pour la plupart dans les années 80 et 90. Ces quelques sagas phares brillèrent de mille feux de par leurs qualités en leur temps, et ont su fédérer un public à l'époque où le jeu dématérialisé n'existait pas encore. Certains titres emblématiques n'ont hélas pas eu la chance d'être déclinés dans des versions next-gen, malgré leur popularité d'origine sur support physique. Nous allons voir que parmi ces univers haut en couleur, certains ne redemanderaient certainement qu'un petit dépoussiérage pour repartir de plus belle, à l'instar des reboots réussis de Donkey Kong, Kirby et Rayman pour ne citer que les plus récents.

Voyageons ensemble dans cet Atlantide virtuel, et voyons quelles sont les licences les plus enfouies dans notre passé vidéo-ludique. Revenons sur ces grandes sagas du jeu vidéo que l'on aimerait voir resurgir un jour afin de poursuivre des aventures parfois brutalement mises entre parenthèses, et dont nous attendons encore aujourd'hui de nouvelles itérations.

Je vous propose de revenir chaque semaine sur une licence culte ou un jeu phare, histoire de partager ensemble un souvenir et de rendre un hommage appuyé à ces jeux oubliés qui ne cessent de contribuer à flatter la fibre nostlagique des plus retro-gamers d'entre nous.

 

Shenmue, l'oeuvre inachevée.

Ce jeu d'aventure décliné en deux parties est né du génial créateur de Virtua Fighter et Out Run, Yu Suzuki. Édité et développé par Sega en 1999 pour le premier épisode, 2001 pour le deuxième. Fer de lance de la Dreamcast, la série Shenmue constituait à elle seule une véritable révolution du jeu d'aventure grâce à un système de jeu qui offrait une véritable liberté d'action au joueur, qui pouvait circuler librement dans la ville Japonaise de Yokosuka des années 80. Sega investit à l'époque la somme colossale de 47 millions de dollars (un record mondial de budget alloué à la création d'un jeu vidéo pour l'époque) pour relancer les ventes de la Dreamcast qui subissait à l'époque une nette chute. Hélas, les chiffres de vente de Shenmue I et II ne seront pas suffisants pour que Sega décide de donner suite à cette saga, et par ailleurs, la Dreamcast ne se vend plus assez bien pour qu'il soit décidé de se lancer dans une suite coûteuse pour l'éditeur.

 

Shenmue est une licence extrêmement ambitieuse, aussi bien au plan de l'histoire - très profonde, ce qui est  rare à l'époque - que du point de vue du gameplay, très riche et recelant d'innombrables subtilités. Ainsi notre héros, Ryo Hazuki, peut dépenser son argent dans des casinos, jouer à des bornes d'arcade (d'anciens titres de Sega, évidemment) ou de s'exercer à l'art du Ju-jitsu. les interactions avec les décors et personnages non joueurs sont nombreuses, offrant leur lot d'originalités et de quêtes annexes en tout genre. Bref, Yu Suzuki venait d'inventer une nouvelle forme de narration dont le coeur même du gameplay est axé sur le jeu en monde ouvert, et est également à l'origine d'une notion quasi-inexistante à l'époque : le Quick Time Event. (QTE).

Shenmue est donc la série phare de toute une génération de joueurs, et fut à l'origine d'un genre (l'open world) qui deviendra très prisé par les consoles des générations suivantes : On pourrait ainsi qualifier Grand Theft Auto, Yakuza, True Crime et autres Saints Row comme étant les jeux qui s'inspirent le plus du système de jeu de Shenmue. On pourrait aussi inclure dans cette liste les jeux de Quantic Dream, Fahrenheit et Heavy Rain, dont certaines mécaniques de jeu semblent vraiment inspirées par l'oeuvre de Suzuki.

Pour l'instant l'histoire de Shenmue reste en suspens et aucune suite officielle n'a été annoncée, au grand dam de tous ceux qui attendent depuis 10 ans maintenant de pouvoir poursuivre les aventures du charismatique Ryo Suzuki. Sega serait actuellement en train de réfléchir à un hypothétique Shenmue III, mais les informations nous parviennent au compte-gouttes.

 

 

Souvenons nous qu'en mars dernier, Yu Zuzuki avait été aperçu en compagnie de Mark Cerny, l'architecte de la PS4, lors de la GDC. L'organisateur général de l'événement Meggan Scavio avait mis le feu aux poudres en publiant sur son compte twitter la fameuse photo réunissant les deux, hommes, avec le commentaire on ne peut plus explicite : "Mark Cerny & Yu Suzuki parlant stratégie pour Shenmue III. Pour de vrai les mecs" ! A ce niveau là je pense qu'on tient peut-être quelque chose qui dépasse singulièrement le cadre de la rumeur! Alors, Shenmue III bientôt en exclusivité sur PS4 ? 

 

La dernière information en date concerne le doubleur anglais de Ryo Hazuki, Corey Marshall : Il vient en effet de poster sur sa page facebook une photo de lui en train de s'enregistrer dans les studios de Sega (voir la news d'aujourd'hui : Le doubleur de Shenmue tease un nouveau projet. Le plus troublant étant que l'homme n'a jamais doublé un autre personnage que Ryo Hazuki ! Mais nous ne savons rien de plus pour le moment, la rigueur est donc de mise car il pourrait tout autant s'agir du doublage de l'avatar de Hazuki dans une potentielle déclinaison des Sonic And Sega All-stars, ou que sais-je encore...

Les fans hardcore pourront toujours patienter à l'aide d'un jeu de type « social » sur téléphone portable, dont la sortie reste à ce jour exclusive au territoire nippon : Shenmue City. Très peu d'informations ont filtré à l'heure actuelle et le jeu reste en 2013 inédit dans le reste du monde.

 

Pour finir en beauté, sachez que Sega s'apprêterait à ressortir des cartons depuis pas mal de temps déjà les deux premiers Shenmue dans une version « HD Collection » ! Certes, cela est très à la mode en ce moment, mais avouez que cette fois ci la perspective de pouvoir jouer ou rejouer à ces excellents jeux - introuvables par ailleurs, ou à des prix exorbitants - est plutôt alléchante car ils n'ont jamais été réédités depuis leur sortie initiale sur Dreamcast. Enfin une édition HD qui serait digne d'intérêt !

Les jeux seraient d'ailleurs prêts depuis belle lurette, si l'on s'en réfère à quelques news parues en 2012, mais aucune  confirmation ou infirmation officielle ne nous est parvenue depuis. Alors qu'attends Sega pour les commercialiser ? Nul le sait pour le moment mais nul doute que cette histoire d'un éventuel Shemnue III sur PS4 n'y est pas étrangère. Patience donc !

Je vous laisse en compagnie de cette excellente vidéo hommage glanée sur youtube, qui ne manquera sans doute pas de vous émouvoir !

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Les Licences Oubliées  #4

 

 

Au chapitre cette semaine, la légendaire bilogie de Frédérick Raynal ayant séduit petits et grands au milieu des années 90: Little Big Adventure ! Deux épisodes ont vu le jour entre 1994 et 1997 sur PC, et ont globalement été très bien accueillis par la critique.

 

 

Développé au sein du studio français Adeline Software International (Responsable notamment de Fade To Black) et édité par Electronic Arts, le premier épisode de la saga nous propose de vivre une épopée extraordinaire (sur PC en 1994, puis sur Playstation en 1997) en nous plaçant dans la peau de Twinsen, un Quetch (espèce la plus humanoïde des quatre cohabitant dans le jeu) qui devra sauver le monde des griffes de l'immonde Docteur Funfrock, tyran et savant fou de son état.

 

Le Pitch : 

L'histoire se déroule sur la planète Twinsun, nommée telle quelle parce que située entre deux soleils, (littéralement « Soleil jumeau » en Anglais) et dont les deux hémisphère sont séparées par une énorme chaîne montagneuse. Elle abrite également d'autres espèces pacifiques plus ou moins anthropomorphisées : Les Grobo, les Lapichons et les Bouboules. De par son ensoleillement permanent, la nuit n'existe pas sur Twinsun. Le monde est controlé par le Docteur Funfrock, savant fou ayant mis au point une armée de clones pour imposer sa suprématie.

 

Twinsen, notre héros, vit sur l'île de la citadelle, en compagnie de sa fiancée Zoé. Alors qu'il fait depuis peu des rêves très étranges, le régime dictatorial mis en place par le Dr Funfrock décide de l'interner dans un asile afin de l'empêcher de faire le récit de ses rêves, qu'ils jugent dérangeant. L'aventure débute au moment précis ou Twinsen s'évade de sa cellule.

 

 

Système de jeu :

Prenant la forme d'un jeu d'aventure traditionnel comme il en existe tant à l'époque, LBA n'est pourtant pas tout à fait comme les autres et se démarque des productions du genre de par quelques traits de conception bien singuliers. Optant pour une vue 3D isométrique et sans être particulièrement fin, c'est avant tout la direction artistique qui donne à ce 1er Little Big Adventure un cachet si particulier donnant tout le charme à l'ensemble. L'ensemble sonore du jeu est également une grande réussite : En plus de proposer des bruitages et effets sonores sympathique bien quelques peu enfantins, les musiques sont accrocheuses et les doublages des dialogues entièrement localisés en français ! Twinsen aura à sa disposition divers moyens de transport : Il pourra prendre le bateau mais aussi faire appel à son Dino-Fly (dragon dinosaure) afin de parcourir l'intégralité des zones de l'hémisphère nord de la planète Twinsun. Le gameplay n'est pas en reste et repose sur un système de « modes » dont il faudra passer de l'un à l'autre selon les situations, et ce en temps réel à n'importe quel moment :

-En phase d'exploration, on utilisera le mode « Normal », permettant à notre protagoniste de discuter avec les PNJ et d'interagir avec notre environnement.

-Lorsqu'il s'agira de se faire tout petit, le mode « Discret », sorte de caution « infiltration » du jeu, vous permettra de marcher sur la pointe des pieds, à l'instar de ce qu'il est possible de faire dans L'odyssée d'Abe pour passer outre les rondes d'ennemis.

-Le mode « Sportif » sera conseillé en cas de problème car il permet de prendre ses jambes à son coup et débloque également l'accès au saut, indispensable dans certaines situations.

-Quand Twinsen n'aura d'autre issue que le combat, le mode « Agressif », qui permet de frapper, ne sera pas de trop pour éliminer les ennemis.

 

 

On pourra reprocher et jeu d'être un peu trop facile, de cibler un public plus jeune, etc, mais ce serait se priver d'un scénario pas si puéril que ça, en dépit de l'impression générale qui nous traverse lorsqu'on essaye le jeu pour la première fois. Adeline Software mélange avec brio un univers féerique et coloré avec des thématiques beaucoup plus adultes : La dictature, le clonage, la robotique... et fait donc de ce LBA une aventure vraiment riche et originale, dont la suite verra le jour 3 ans plus tard, toujours sur PC en 1997.

 

 

Suite... Et fin !

 

 

Cette suite reprendra dans les grandes lignes les acquis techniques de son prédécesseur, à savoir la vue 3D isométrique, le système de modes précédemment évoqué, les déplacements un peu rigides, les véhicules, etc. La richesse de l'univers reste globalement de très bonne qualité, à peine entachée de quelques bugs graphiques et d'une réalisation sonore un poil moins soignée que le premier épisode (les bruitages ne sont pas une franche réussite). Quelques séquences en Full 3D ont aussi bien mal vieilli et piquent désormais un peu les yeux. Outre sa réalisation technique un peu datée (même pour l'époque) cette suite est une véritable bombe qui nous emmène une fois de plus dans une épopée extraordinaire dont on voudra à tout prix voir le bout.

Voici un document rare trouvé par hasard sur youtube à l'occasion de la préparation de ce mini dossier : Un petit making of de Little Big adventure 2, commenté en français dans le texte par Frédérick Raynal et toute son équipe !

 


 

La vraie nouveauté est a chercher dans le scénario, très différent mais non moins bien ficelé de ce deuxième opus. Il n'est ici plus question de combattre un système despotique, comme lors du premier volet, mais de faire face à une invasion d'extra-terrestres venus tout droit de la planète Zeelich. Si de prime abord ces espèces alien semblent avoir bon fond, il s'avère très vite que leurs intentions ne sont nullement pacifiques lorsque ces derniers se rendent coupable de l'enlèvement de nombreux enfant de la planète Twinsun. Notre héros partira donc cette fois à l'aventure sur Zeelich, afin de mettre fin aux agissement de l'empereur gouvernant cette planète, promettant la destruction totale de la planète Twinsun...

 

Ce second opus, disponible uniquement sur PC à sa sortie ne sera hélas jamais porté sur d'autres support, alors que son prédécesseur avait lui eu droit à une adaptation, certes tardive sur PS1, mais qui avait au moins le mérite d'exister.

 

 

 

Quel avenir pour la saga ? 

Aux dernières nouvelles, Frédérick Raynal serait actuellement en train de travailler sur un portage du premier opus sur smartphones et bablettes iOS, en collaboration avec l'éditeur DotEmu, sachant qu'un éventuel troisième épisode pourrait voir le jour si l'accueil réservé à ce portage remporte l'adhésion du public. Quand on sait qu'il existe aujourd'hui de nouveaux modes de financement pour de tels projets (notamment le financement participatif via Kickstarter) on se dit qu'un espoir de voir un jour une suite aux aventure de Twinsen est fort possible !

 

Image du futur portage sur iOs :

 

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Support : Ps3

Éditeur / Développeur : Codemasters

Date de Sortie Union Européenne : 23 Septembre 2010

Multijoueurs : jusqu'à 12 personnes en ligne

Note : 4,5 / 5

Abandonnée depuis maintenant plus de 3 ans, la licence officielle de F1 n'avait plus été l'objet d'une adaptation vidéoludique depuis Formula One : Championship Edition (sur PS3 uniquement), au premier trimestre 2007. Et même 4 ans en réalité, car cette itération PS3 n'était en fait qu'une actualisation  "HD" du moyen mais correct Formula One 06 (Ps2) sorti un an plus tôt, adapté sur Ps3 pour faire partie du Line-up de lancement de la Ps3... Sony était aux commandes, et la réalisation globale de ces deux titres - l'un étant identique à l'autre finalement si ce n'est un relooking graphique - était moyenne, mais satisfaisante dans l'ensemble.

Dans les faits, la prestigieuse licence n'aura plus été utilisée depuis le second sacre de Fernando Alonso (fin 2006)... Ce qui commençait effectivement à faire beaucoup pour les fans de F1 qui devaient commencer à trouver le temps long ! Sony n'ayant pas décidé de renouveler leur contrat avec la FIA , c'est Codemasters qui reprendra fièrement le flambeau (brûlant) de l'adaptation en jeu vidéo de ce qui s'avère être ni plus ni moins la compétition automobile la plus prestigieuse au monde. N'oublions pas au passage, que la F1 est le 3eme sport le plus regardé dans le monde, après le Football et les Jeux Olympiques... Alors il était plus que temps de lui accorder un jeu digne de ce nom !


Au fil des années, les jeux à licence officielle de F1 ont toujours été d'une très grande irrégularité qualitative : Tantôt bons (Formula one et Formula one 97 sur Psone étaient excellents) mais principalement moyens, voire carrément mauvais... à ce titre, mon inquiétude quand à l'annonce de la reprise de licence par Codemasters était grande... et motivée par le très récent et plus que passable Formula One 09 ! (Wii et Psp) Mais il faut croire que ce dernier avait du être terminé « à la va-vite » parce que ce nouvel opus  Next Gen  s'avère être une excellente surprise !

 



Un paddock en ébullition

L'architecture globale du soft prend une forme « à la  Dirt » dans sa conception et son design : Les menus reprennent l'interface de navigation « 3D » de Dirt 2 à partir desquels s'articulent les menus interactifs du jeu. C'est ainsi par ce véritable Motor home virtuel qu'il faudra passer pour accéder aux diverses rubriques du jeu. Un modèle sympa, qui apporte un vrai plus niveau immersion. Il s'avère toutefois que ce genre de détail ne soit que d'une incidence mineure sur l'expérience de jeu, parce que ce qui nous intéresse, c'est bien la course en elle même. Après la prise en main nécessaire que nécessite tout bon jeu de course automobile (et plus particulièrement la F1), on sent bien tout le potentiel et la puissance de la monoplace. L'effet de vitesse est particulièrement grisant dès les premiers tours de roue. Le gameplay se situe à mi chemin entre de la simulation pure - si l'on retire toutes les assistances au pilotage - et l'arcade. Le jeu se veut également très accessible aux novices de la discipline car il propose 4 niveaux de difficulté, vous ne serez donc jamais délaissé de ce point de vue, car les développeurs ont pensé leur jeu en fonction de tout les publics, comme nous l'allons voir plus loin dans ce test.

Quoi de neuf docteur ?

Côté licence, tous les pilotes officiels de la saison 2010 sont de la partie, bien évidemment, ainsi que les nouvelles écuries du plateau : Hispania Racing Team, Virgin et Lotus. Petite remarque amusante : C'est à la première apparition officielle des champions du monde Lewis Hamilton (champion en 2008) et Sebastien Vettel (encore que ce dernier ne l'était pas au moment de la sortie du jeu) dans un jeu officiel de F1. Côté rookies, le très prometteur Kamui Kobayashi et le fortuné Vitali Petrov, pour ne citer qu'eux, font leurs grands débuts de pilotes virtuels. Enfin Il est également plutôt drôle de noter que Michael Schumacher n'aura jamais disparu des jeux consoles... ayant pris sa pré retraite sportive entre 2006 et 2009, pour finalement effectuer son retour en 2010. Terminons par l'annonce du retrait officiel du pilote Kimi Raikkonen (champion 2007), parti vers d'autres horizons (WRC).


Red Bull

Ciel, lève toi !

La météo dynamique fait également son apparition et franchement, sur ce point, c'est un sans faute. Il est tout bonnement hallucinant qu'il ait fallu attendre autant de temps pour avoir enfin un système météo digne de ce nom dans un jeu de course automobile. Pour peu que vous optiez pour l'option Météo Dynamique, la pluie peut faire son apparition aléatoirement au cours d'un week end de course (essais libres, qualifs, course) et vous devrez bien évidemment adapter et revoir votre stratégie de course en fonction des caprices du ciel. Ajoutez à cela que les conditions climatiques peuvent évoluer à tout moment et en temps réel sur la piste, vous obtenez un jeu bluffant de réalisme, d'autant que les effets sont magnifiques grâce aux prouesses techniques de l'Ego Engine. Un système très complet et convainquant donc : Après en avoir fait l'expérience, vous aurez bien du mal à apprécier un jeu qui en serait dépourvu tant cela ajoute un intérêt conséquent. En revanche côté « arcade » (appelons cela comme ça) l'héritage des Flash-back de Dirt 2 . Aie ! Une option vous permettant de remonter le temps de quelques secondes en cas de gros crash ou de tête à queue. Pour le coup, cela nuit quelque peu à l'exercice de finesse qu'implique le pilotage d'une monoplace de F1, une discipline ou l'erreur n'est pas permise ! Les plus sages d'entre vous seront soulagés de savoir qu'il est possible de désactiver cette option qui n'a que peu d'intérêt dans le pinacle du sport automobile si vous êtes un intransigeant de la conduite pure et dure. Ouf !

Le mode principal du jeu, le mode carrière vous offrira la possibilité d'opter pour 3, 5 ou 7 années complètes de F1 en tant que pilote titulaire, au cours desquelles votre progression, dictée par un leveling vous permettra de gravir plus ou moins rapidement les échelons du succès en commençant au plus bas (les nouvelles écuries citées plus haut ainsi que Sauber et Toro Rosso seront votre choix de départ de carrière) pour espérer décrocher un contrat plus prestigieux à terme et d'intégrer les écuries légendaires de la Formule 1 : Red Bull Racing, Ferrari, Mc Laren... Bref, rien n'a été oublié de ce côté là, et les possibilités d'impressionner le paddock et de bénéficier d'une promotion sont donc bien là via un tout nouveau système d'interviews entre les courses, qui vous permettrons notamment de choisir un rival en cours de saison.

 



Vettel VsAlonsoVsHamilton

En piste, L'IA est plus que correcte, sans être exceptionnelle, et vous donnera du fil à retordre dans les niveaux de difficulté les plus élevés. Les adversaires sont parfois quelque-peu provocateurs, mais restent courtois, et ne sont pas « sur un rail » : Si vous êtes en difficulté, ces derniers essayerons de vous dépasser par les côtés. Ici les pilotes dirigés par la machine ont des yeux et un cerveau, et on font usage. Vous aurez donc une sacrée dose de challenge pour tenter de vous imposer dans des courses endiablées, surtout au volant de monoplaces de seconde zone. Mais c'est d'autant plus grisant lorsque vous réussissez à vous défaire des stars du milieu tels que Massa, Alonso, Vettel... aux monoplaces autrement plus puissantes que la votre.

 

Bien sur la possibilité vous est offerte de modifier tous les réglages de votre monoplace comme bon vous semble pour la transformer en foudre de guerre : étagement, rapport de boite, inclinaison des ailerons, etc, tout y passe, et même la faculté inédite jusqu'alors dans un jeu de F1 officiel de modifier l'angle de son aileron avant et de la puissance de son moteur en temps réel sur la piste. Une caractéristique bienvenue en cas de pépin sur la piste car ces choix se ressentent immédiatement sur le pilotage de la monoplace.

Enfin je signale au passage que « comme en vrai », les ravitaillements en essence sont désormais proscrits, mais vous passerez tout de même par la case « pit stop » pour changer vos pneumatiques et observer d'éventuelles pénalités en cas de mauvais comportement en piste (drive through). Qu'a cela ne tienne, l'essentiel de l'action se déroule donc bien en piste, et l'on ne va pas s'en plaindre. On pourra cependant regretter l'absence manifeste de pannes mécaniques en piste, comme les casses moteur ou autres soucis électroniques, qui sont pourtant monnaie courante en F1. Mais dans l'ensemble le tout forme un ensemble cohérent et vous n'aurez pas à pester contre les quelques rares défauts du jeu, car l'IA est somme toute relativement convenable.

 



La course dont VOUS êtes le héros.

Je terminerai ce test en citant que F1 2010 se dote également d'un mode multi plutôt efficace ,bien que très « classique » : Vous pouvez faire des parties rapides sur 3 tours, jusqu'à 12 joueurs maximum (mon seul véritable regret, car j'imaginais pouvoir jouer en multi avec l'ensemble d'une grille de départ, à savoir 24 joueurs) mais aussi personnaliser vos partie à l'aides de filtres ou tout est paramétrable... Alors bien sur, inutile de préciser que si vous tombez sur des bourrins de première catégorie prêts à vous rentrer dedans au premier freinage, l'intérêt des parties diminue grandement... Mais il arrive de tomber sur des gentlemen de la route, et par conséquent d'assister à des courses passionnantes de bout en bout. Rien ne vous empêche de faire des course à 100% de leur durée si vous trouvez des individus assez dingues pour relever le défi. Le mode en ligne dispose aussi, à l'instar du mode carrière, d'un gain d'expérience à obtenir qui vous permettra- si ce n'est de montrer votre maîtrise du jeu et vous la péter devant vos amis - de définir l'ordre des priorités du choix des monoplaces attribuées aux joueurs : Plus votre niveau sera élevé, plus vous aurez de chances de piloter la monoplace de votre choix. En effet, piloter une F1 de prestige à un prix, celui d'engranger suffisamment de kilomètres pour s'en montrer digne !

 

Conclusion : Le retour du roi ?

Michael Schumacher a attendu 2010 pour effectuer un « come back » (plutôt mitigé à l'heure ou la saison vient de s'achever... mais tout de même) dans la discipline qui l'aura vu être titré à 7 reprises. Et comme par miracle, c'est également l'année ou Codemasters reprend la licence et l'adapte avec brio alors que le challenge était de taille. L'introduction d'un tout nouveau système de météo dynamique est sans conteste le point fort du jeu, qui apporte une dimension extraordinaire et inédite aux simulations de courses automobiles. Je serais tenté d'espérer qu'à l'image du septuple champion du monde de la discipline, Codemasters reviendra encore plus fort l'an prochain avec à n'en pas douter, de nouvelles idées, et l'amélioration de celles introduites cette année. Saluons donc le travail des développeurs qui auront mis de la passion et de l'enthousiasme à développer une licence « casse gueule », car la F1 est une discipline précieuse et méticuleuse, le pinacle du sport automobile, et exige le meilleur et a une sainte horreur de l'à peu près. Ce F1 2010 est une vraie réussite et surpasse largement les attentes (qui n'étaient certes pas très hautes, il faut bien l'avouer) en devenant l'un des meilleurs titres de course automobile de cette fin d'année. Un très bon cru !

Beuffre Sébastien.

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Jeux : 
F1 2010 (PS3)
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Il est des expériences de gamer qui restent, de celles qui marquent au plus profond notre mémoire. Il est vrai que le jeu vidéo, comme le cinéma à ses débuts, se cherche et se définit généralement en terme d'art qu'en quelques rares occasion, lorsque le médium s'emplit d'une profondeur artistique qui fait défaut à bon nombre des productions de cette industrie.

Heureusement, il est de moins en moins rare de voire le jeu vidéo prendre les allures qu'il mérite : celles d'un ambassadeur de l'art, véhicule de la pensée créatrice d'individus au talent indéniable pour trouver de nouvelles façons de raconter une histoire, de nouvelles formes de représentation visuelle. N'en déplaise à ses détracteurs , le jeu vidéo est en train d'atteindre une maturité artistique hors du commun depuis quelque peu, et ce grâce à la réduction drastique des couts de production d'un jeu vidéo et de la multiplication des supports et plateformes sur lequels ce médium est  "consommé ". J'entends par là qu'un jeu vidéo peut être développé sous tout support et que , au même titre que le cinéma indépendant, un jeu vidéo développé avec de faibles moyens peut très bien se montrer l'égal (voir plus!) d'un blockbuster en terme de puissance émotionnelle et de profondeur  de la « mise en scène » vidéo-ludique.

 

Si je vous fait part de mes réflexions sur le sujet aujourd'hui, c'est parce que j'ai pu m'essayer à un jeu qui va dans le sens de ce progrès, qui invente sa propre forme de représentation : But That Was [Yesterday]

 

Que dire ? Ce petit jeu flash, qui ne vous prendra pas plus de 10 minutes de votre temps, est un pur chef d'oeuvre à mettre au compte de son génial inventeur Michael Molinari. Car c'est aussi ça le jeu vidéo d'aujourd'hui : l'émergence croissante de la place de l'auteur et de son rôle fondamental à la création d'un univers ludique : Peu à peu le jeu vidéo sort de son statut de « jeu-jouet » dédié au monde de l'enfance et s'engonce un peu plus chaque jour vers une (petite) porte de sortie, et intéresse même parfois les plus réticents des médias généralistes... Même si la route à faire reste  très longue pour une reconnaissance totale du jeu vidéo en tant qu'art et non plus seulement industrie.

 

En attendant, retour sur But That Was [Yesterday]

 

 

Splendeur vidéoludique donc, qui à l'aide de simples animations nous fait ressentir de puissantes émotions, ce qui est plutôt rare lorsque la représentation est faite de « bouts de ficelles » en flash ! Il faut dire que l'élégance visuelle est de mise : superbes décors pastels et colorés, et transitions visuelles d'un univers à l'autre sont très bien pensées .Entendez par la que le jeu n'est en rien « réaliste » au sens Next gen du terme, mais son approche originale et immersive dans la journée de cet homme nous fait ressentir quelque chose de fort, et qui est aussi du à la très bonne musique accompagnant l'expérience. Ce choix de l'auteur de nous faire vivre une journée dans la peau d'un quidam ordinaire, nous renvoie aussi à notre propre perception de la vie, et par extension à notre histoire personnelle. C'est en ce sens que le jeu se veut une formidable évocation de la mémoire et l'imagination : Un voyage ordinaire en somme, qui nous rappelle à notre condition d'humain. L'expérience sensorielle prend le dessus sur les "bas instincts" habituels et les réflexes conditionnés de joueurs de jeux vidéo que nous sommes.

 

Selon moi il s'agit bien d'une expérience de vie racontée à travers le médium du jeu vidéo. Belle, triste, parfois rayonnante et souvent injuste... mais qui vaut le coup d'être vécue.

 

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Jeux : 
...But That Was [Yesterday]
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Le rétrogaming, c'est chic !

En ces temps d'anniversaire de la Super Nintendo (avec quelques jours de retard) qui vient de souffler ses 20 printemps, je me propose d'établie ma petite liste personelle de titres incontournables... Pour une console qui, ne nous le cachons pas, est sans doute (avec la Ps One) cette qui totalise le plus de  "tueries" vidéoludiques.

Cette machine n'est d'ailleurs sans doute pas étrangère à la "vague revival oldies" qui sévit depuis quelques mois (années?) dans le monde entier ! J'en veux pour preuve le retour au premier plan (sans jeu de mot) de la 2D qui décidément n'est pas prete de passer l'arme à gauche : Super Meat Boy , Limbo, Braid et consors nous rappellent en effet au bon souvenir de cette 2D avec laquelle la plupart d'entre nous on découvert le jeu video... Et même si bien souvent il s'agit de petits jeux indépendant, ces derniers prennent de plus en plus de place sur les plateforme de téléchargement et prouve une fois de plus, s'il était besoin, l'intéret que les gens portent à ce type de jeu, qui implique un gameplay particulierement  "simple" mais loin d'être simpliste.

Revenons donc à nous moutons : La Super Nintendo donc, est donc une console, que dis-je , un foudre de guerre, qui aura plus ou moins marqué à vie les joueurs de plus de 20/25 ans, et à ce titre, voici donc la liste des jeux que je considère comme faisant partie du panthéon sur ce support, et par extension, de l'histoire du jeu vidéo même au vu de la richesse de titres disponibles !

La selection s'est avérée difficile, car j'aurai voulu mettre en avant d'autres titres faisant montre d'une qualité tout aussi comparable à certains jeux de la liste... Mais c'est le jeu! On ne peut pas tous les citer, la liste serait trop longue! Voici donc un petit top 10 bien subjectif mais vous l'avouerez, pas franchement "risqué" dans la mesure ou tous ou presque sont de série "AAA"...   J'attend aussi votre petite selection dans les commentaires !

 

1Zelda : A link To The Past Le meilleur jeu de la console? peut etre! Pour moi en tout cas, le meilleur de la série.Une aventure à vous donner des frissons de plaisir, tant le contenu de ce titre est dense ! Le gameplay est simple et ultra efficace, et l'aventure longue et passionante!

 

2:  Super Mario All Stars  La compilation ultime regroupant tous les épisodes Nes des aventures du célebre plombier  :  la cartouche comprend donc Super Mario Bros, Super Mario Bros : The Lost Levels (le Super Mario 2 au japon) , le très moyen mais cependant correct Super Mario Bros 2 , et enfin l'indétronable Super Mario Bros 3 ! en trois mots comme en mille :  "a must have!"  D'ailleurs au passage , ces titre viennent à nouveau d'être dépoussièrés via une nouvelle version spéciale 25eme anniversaire de Mario... Mais qu'on se le dise ; le contenu est identique à la version Snes! Ah Nintendo à vraiment le sens des affaires parfois, y'a pas à dire!

 

3: Super Metroid2eme itération des aventures de Samus dans l'espace. Un jeu riche d'un gameplay nerveux et efficace, à la durée de vie conséquente !Nintendo ne cesse d'étonner et donne à l'épisode sorti sur NES une suite d'une redoutable efficacité, même si elle reprend la base du gameplay et de l'univers du premier jeu.

 

4: Secret of Mana Comment définir ce jeu ? ah oui... "culte" est le mot qui me vient. Une petite merveille pleine de vie et de couleur, un gameplay Action / Rpg et une trame principale passionante. Jouable à deux en coopération qui plus est ! Que demande le peuple?! Un des premiers grands RPG à être entierment localisé en Francais ! L'exploit est notable, d'autant que l'univers est passionant et les personnages tres charismatiques... Un petit pas pour la traduction des jeux dans la langue de Molière, mais un grand pas dans l'univers du A RPG! à posséder absolument ! 

 

5: Super Bomberman  BOUM! La claque! la nouvelle réference multijoueur de l'époque, ni plus ni moins ! A 4, je peux vous dire que vous allez prendre un pied monstrueux... Et des bombes en pleine tronche!  De l'adrénaline et des explosions des heures durant dans des tableaux à la contruction très rectiligne (concept oblige)  mais fortement addictif.

 

6: Super Mario Kart Nintendo inventa la vraie définition du mot  "fun" ! des courses de mini kart entres amis, à grand renfort de powers up tel que des peaux de bananes, des carapaces de tortues etc... à balancer à tout va sur vos pauvres adversaires! Le premier volet d'une (longue) série "spin off" de l'univers mario : A mon sens la meilleure en dehors des épisodes principaux du célebre plombier Italien.  A mon humble avis, ce jeu n'a trouvé son égal en terme de fun que bien des années plus tard avec les excellentissimes Micromachines V3 et Crash Team Racing  tous deux sortis du Ps one. Du grand art made in Nintendo, tout simplement. 

 

7: Donkey Kong Country   Est un excellent jeu de plate-formes, qui marque le début d'un tryptique culte sur Super Nintendo ! On y  incarne le désormais célebre Kong, gorille de son état, partiant à l'aventure. Et quel jeu plein de rythme, d'humour et une prise en main excellente grace à un gameplay et un level design extraordinaires de fluidité. On en prend plein les yeux grace à des effets "3D" superbes car exploitant à merveille les capacités de folie qu'offrait la console ! Notons que Nintendo vient de sortir ce mois ci un nouveau volet des aventures de Kong sur Wii nommé Donkey Kong Returns qui ne manquera pas d'interpeller tous les nostalgiques comme moi de cette sacro-sainte période de jeux merveilleux. Kong signe donc un come back fracassant , et c'est tant mieux !

 

8: Street Fighter II Turbo : Hyper Fighting   Street Fighter de retour (apres le Street Fighter 2 tout court) à nouveau sur la Snes, dans une version "gonflée à bloc" : Vitesse d'animation augmentée , ajout de quelques personnages (ne me demandez pas lesquels) et plus grande fluidité confèrent à ce titre son statut désormais mythique parmi les fans de jeux de baston et qui à servi de valeur-étalon dans le domaine pendant de très nombreuses années... D'aucuns disent jusqu'a Super Street Fighter IV ! C'est dire l'impact de ce soft !

 

9: Final Fantasy VI  Comment ne pas citer non plus celui qui fut à l'avant-garde du jeu de rôle Japonais et qui crystalise à lui tout seul l'attention de la majorité des fans de la franchise ?(avec Final Fantasy VII également)  Cet épisode est une réussite totale, qui allie génie du systeme de combat à une histoire franchement excellente (et mature pour l'époque) .Le tout baigne dans des décors d'une beauté et d'une réalisation technique sans nom. Sans doute mon épisode préféré apres le 7eme opus, qui garde une place à part dans mon coeur de joueur... Comme de nombreux autres fans !

NB : Ce jeu n'est hélas jamais sorti en version Francaise sur Super Nintendo, et pour se le procurer une seule solution: L'import de la cartouche Americaine (sous le nom de Final Fantasy III) ou Japonaise ... Dur dur! Mais ce n'est certainement pas le premier titre culte à ne jamais être sorti en France... Et certainement pas le dernier non plus! Surtout en ce qui concerne les Rpg ! Heureusement des versions Playstation (malheureusement non traduite de l'anglais) et DS ont vu le jour ces dernieres années... Mieux vaut tard que jamais !

 

10: F-Zero Faisait partie du Line-up de lancement de la machine et servait accesoirement de vitrine technique d'une des spécificités les plus plus bluffantes de la Snes : le mode 7. En effet cet effet  "3D" à fait l'effet d'une bombe à l'époque, et il est fort à parier que ce soft ai influencé bon nombre de jeux sortis a posteriori (Wipeout pour ne citer que lui) . Coté réalisation technique une baffe donc : L'impression de vitesse est bien présente, et on se prend au jeu immédiatement. Attention, ce jeu est terriblement addictif et vous procurera des sensations au dela de ce que n'importe quel jeu de course pouvait proposer en ce temps là ! Seul énorme regret : L'absence d'un mode multijoueur presque impardonable...  Si le jeu n'était pas une telle réussite ! Un "détail" que l'on oublie finalement bien vite , tant la qualité du titre est ahurissante !

 

 

 

   
   

 

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"Scandaleux ! " 

 
Je ne vois pas d'autre mot pour désigner la bouse que Codemasters vient de nous pondre, à nous les vrais fans de F1, orphelins d'un jeu de F1 officiel depuis le plutôt correct 'sans plus' F1 2006 (ps2). Explications.

Comment peut-on rater un jeu à ce point? Absolument tous les aspects oscillent entre mauvais et le catastrophique. C'est bien simple : sa seule vertu à mes yeux est de proposer les écuries et pilotes officiels de la saison 2009, chose que l'on avait pu constater pour la dernière fois qu'en Juin 2006. 2006? Parlons-en! Cette édition, qui à également bénéficié d'un portage sur psp lui est supérieure à tous les niveaux, c'est dire!

La jouabilité de cette nouvelle mouture est médiocre, et rien dans les options d'aide au pilote ne semble corriger cette immense tare qui saute aux yeux dès les premiers tours de roue. Quelque soit la vue choisie, le fun ne vient jamais et l'impression de vitesse est au moins aussi impressionnante que formula one 99, c'est à dire nulle.les voitures glissent presque comme dans un Wipeout (inadmissible pour un jeu de F1!),ou comme si l'on avait le choix de ne conduire qu'avec des spécialistes en matière de figures n'importes-nawaquesques : J'ai nommé Ralf Schumacher, Nelson Piquet et consors!  la gestion des collisions/dégâts est quasiment ou presque absente. Il n'y a dans ce soft pas la moindre sensation de vitesse (pas même à fond de 7ème en ligne droite), et le plaisir de piloter s'estompe à chaque virage, lorsque on à l'impression que tourner le volant signifie partir à la dérive. Des monoplaces? non, des bateaux!



Que dire de l'introduction bâclée du Kers? Tout ceci me rappelle "Newman Haas Racing" sorti il y a plus de 10 ans sur Psone, qui intégrait lui aussi un système de boost plus au moins aussi désastreux que le fameux système de récupération d'énergie cinétique exploité dans ce jeu (à l'image de cette réelle nouveauté dans la saison de F1 2009). Cela était excusable en 1998, pas en 2009...

Je ne m'attarderai que très peu sur les commentaires audio -d'ordinaires bâclés dans la plupart des jeux de sport de toute façon- d'une pathétique inutilité (On croirait entendre un automate nous parler, sur un ton monocorde et donc vite agaçant). On peut applaudir des deux mains l'équipe du jeu qui à réussi à faire encore pire que les commentaires foireux des Pes, dans l'ensemble.

Attardons nous maintenant un peu plus sur les graphismes. Pitoyables? Comment avez vous deviné!? Le résultat à l'écran n'est même pas digne d'une Playstation première du nom et n'a rien à envier à une DS. J'exagère bien entendu (à peine...), mais franchement, c'est laid, carré, et les décors sont ternes et vides.

Si comme moi vous faisiez partie de ces gens qui attendaient ce jeu avec impatience, en ayant cru naïvement que Codemasters se montrerait à la hauteur de la tache qui les attendait, attendez vous à une immense déception. L'exercice n'aurait pourtant pas du être une gageure, car Sony -qui à développé les versions 05 et 06- n'avait pas vraiment poussé la barre très haut! (c'est le moins que l'on puisse dire)

D'ailleurs, au niveau structure des menus et du contenu, Sumo Digital ne s'est pas foulé : Tous ou presque est absolument assimilable à son ainé de chez Sony. Aucune originalité, qui va même jusqu'à copier/coller grossièrement le mode carrière de son prédécesseur. Avec ses qualités, mais bien malheureusement ses défauts aussi : Informations de management minimales, dépêches de journaux sportifs rédigées sans style et qui ne nous apprennent rien que nous ne sachions déjà...

Ce jeu est un ratage total, comme vous n'en aurez probablement encore jamais vu dans le genre. Je ne pense pas trop m'avancer en affirmant bien haut qu'il s'agit sans doute d'un des pires jeu de formule 1 qu'il m'ait été donné d'essayer.
À éviter à tout prix. Croyez-moi (ou testez le en étant très alcoolisé pour vous marrer un bon coup).
Espérons que Codemasters/ Sumo Digital se ressaisissent d'urgence pour l'opus prévu sur nos consoles de salon d'ici l'automne 2010 et fassent montre d'une plus grande rigueur technique quand au respect du cahier des charges que nous sommes en droit d'attendre d'une licence aussi prestigieuse que la F1.

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La cave du général Milich Oppenheimer !

Édito

Ça y est ! je me jette corps et âme dans la grande aventure. Ouvrir un blog n'a jamais semblé aussi facile de nos jours, il n'était donc plus qu'une question de temps avant que je ne me lance dans cette entreprise.  Vous trouverez ici et là, mes critiques personnelles de films, musiques et jeux vidéo. Parfois très engagées, d'autres fois sur un ton plus modéré voir trivial, mais toujours avec sincérité et honnêteté. Mes critiques n'ont pas vocation à décrire une « vérité absolue » ; c'est avant tout mon point de vue à un moment donné sur une œoeuvre, ou une réflexion sur quelque chose - fait de société ou autre - qui suscite de l'intérêt à mes yeux.

Il sera également parfois question d'articles qui n'auront pas forcément de lien avec les catégories culturelles citées ci-dessus. Il peut s'agir d'une réflexion sur l'actualité, un coup de gueule sur un événement présent ou passé, ou que sais-je encore... Je ne me fixe pas de limites, pour être sur de pouvoir parler, au bas mot, de tout ce qui me passe par la tête. J'espère pouvoir le faire de manière posée et réfléchie, avec le ton qui convient à chaque situation.

Vos commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenus. Le Général Oppenheimer vous remercie de l'intérêt que vous portez à sa prose  ! 

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