La cave du général Milich Oppenheimer !

Par psykomatik Blog créé le 05/05/10 Mis à jour le 30/05/15 à 19h12

Une caverne sombre d'où je poste mes critiques de films, musiques et jeux vidéo, ainsi que diverses réflexions personnelles sur tout et n'importe quoi. Installez-vous confortablement, vous risquez d'y rester un petit moment !

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Je vous propose de revenir chaque semaine sur une licence culte ou un jeu phare, histoire de partager ensemble un souvenir et de rendre un hommage appuyé à ces jeux oubliés qui ne cessent de contribuer a flatter la fibre nostalgiques des plus retro-gamers d'entre nous. Aujourd'hui : Crash Bandicoot

 

Crash Bandicoot, du fun à l'état pur !

Le bandicoot le plus célèbre de la galaxie, né de l'imagination débordante d'Andy Gavin et surtout Jason Rubin, a fait ses armes sur la Playstation première du nom, en sortant dès 1996 le premier opus d'une trilogie extraordinairement drôle et originale, qui à elle seule donnera une nouvelle impulsion à un genre en pleine mutation.

Le jeu de plate-forme venant d'effectuer une transition vers la 3D intégrale avec l'excellentissime Super Mario 64 sur la machine du big N, sony, également à la recherche d'une mascotte, dégaine donc son Crash Bandicoot, un jeu plein d'énergie dont le personnage complètement déjanté évolue dans une 3D linéaire colorée et enchanteresse. Combinez l'énergie débordante d'un Sonic, ajoutez-y un zeste de malice à la Mario, et vous obtenez Crash Bandicoot, un cocktail détonnant !

 

Même s'il ne s'agit pas d'un jeu à espace ouvert comme Mario 64, il n'en demeure pas moins addictif et novateur pour l'époque malgré ses limitations techniques et son côté couloir (un peu moins marqué que dans Pandemonium néanmoins). Alors jeu de plate-forme "de couloir" certes, mais dont les personnages hauts en couleur et la richesse visuelle de l'univers ont su séduire une grande partie des possesseurs de la machine de Sony.

 

Je vous propose aujourd'hui un petit come back sur la saga légendaire via ses épisodes canoniques, étroitement liés à l'histoire même de la playstationRetour en détail sans plus tarder sur ce raz-de-marée sans précédent !

 

                                                                                              ***

 

Crash Bandicoot : Naughty Dog électrise la playstation

C'est donc en 1996 que les compères Andy Gavin (à la programmation) et Jason Rubin (à l'écriture) sortent le premier épisode de cette excellente saga, imaginé depuis les tout débuts de la playstation. Première production Naughty Dog sur playstation et produit par le sémillant Mark Cerny (pour rappel l'actuel architecte de la PS4), alors dirigeant d'Universal Interactive StudiosCrash Bandicoot se veut à l'époque une véritable claque dans le petit monde du jeu vidéo, sans pour autant révolutionner complètement les codes de la plate-forme : L'énergie à revendre de son marsupial de héros n'a d'égal que la trame cartoonesque et déjantée des différents niveaux que comporte le jeu. On croirait presque diriger un personnage des studios Tex Avery, dans un monde complètement loufoque et fourmillant de détails hauts en couleur ! C'est beau, c'est fin, c'est fun : C'est la marque de fabrique de Crash Bandicoot, capable comme peu d'autres titres de procurer d'étranges sensations euphoriques, dès les premieres minutes de jeu. 

Notre héros - Crash - pour ceux qui ne suivent pas au fond - est en réalité une créature issue des recherches malintentionnées d'un certain Neo Cortex, véritable docteur Frankenstein de la franchise. À la recherche de sa petite amie Tawna, elle même crée de toute pièce par le savant fou (et dont le physique sera jugé si peu approprié pour les enfants qu'elle disparaîtra par la même occasion de la saga par la suite) et retenue prisonnière par ce dernier, Crashn'aura d'autre choix que de jouer les bons samaritains afin de mettre un terme aux agissements pathétiques du Dr.Cortex et de son acolyte Dr.Nitrus Brio. Vous l'aurez compris, on reste sur du relativement classique, et ce n'est bien évidemment par pour la qualité de sa trame scénaristique que ce Crash Bandicoot allait entrer au panthéon du jeu vidéo. Notons toutefois que la localisation, intégralement en Français (textes et dialogues), donne un attrait supplémentaire à l'aventure, qui se déguste avec d'autant plus d'enthousiasme, tel un véritable petit dessin animé lors de cut-scenes mettant parfois notre ami à poil roux dans de biens facheuses postures. Même si ce dernier n'est d'ailleurs pas doué de la parole et reste muet comme un carpe du début à la fin de l'aventure, les alliés et autres antagonistes de Crash se chargent de donner vie à l'aventure en y allant de leurs petites tirades régulières. 

En pleine époque des mascottes en tout genre, c'est le côté pétillant de l'univers et surtout, la personnalité douce-dingue de son héros principal qui arrive à faire mouche chez un très large public, et par conséquent à mettre la franchise sur de bons rails : Il fallait à la playstationpremière du nom un jeu solide et accessible, capable de fédérer toute la famille autour de lui pour séduire les potentiels futurs acheteurs de la console. Et ce rôle, on peut dire que Crash Bandicoot l'a rempli avec brio puisque ce ne sont pas moins de 6,8 millions d'exemplaires qui ont trouvés preneurs au total ! Une bien belle façon pour Naughty Dog et Universal de débuter un partenariat avec Sony, qui compte bien devenir le leader incontesté du marché dans la seconde moitié des années quatre-vingt dix. Plus de dix ans après (et exclusivitéplaystation oblige), c'est sur le PSN de la PS3 que le jeu est ressort en téléchargement, le 22 juin 2007, devenant ainsi (re)jouable en émulation sur la petite dernière de chez Sonyfraichement débarquée, mais également sur sa portable d'alors, la PSP. Le titre n'a d'ailleurs pas trop mal veilli, prouesse qu'il doit à la finesse de sa direction artistique - très soignée - , qui fait toujours plaisir à voir de nos jours. 

                                                                                              ***

 

On aura beau dire ce que l'on veut de la saga Crash Bandicoot, aucun épisode n'atteindra jamais plus l'excellence de la première trilogie : Crash Bandicoot en 1996Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Back en 1998, et Crash Bandicoot 3 : Warped en 1999. On peut également ajouter à cette liste l'excellent spin-off Crash Team RacingMario Kart like complètement déluré et ultra fun, sorti la même année que Crash 3.

 

Depuis l'honnête mais sans plus La Vengeance de Cortex sorti surPs2 en 2001, la série semble en nette perte de vitesse et ne redécollera jamais vraiment, suite à la sortie de quatre épisodes sur Ps2 de qualité contestable. On pourra surtout regretter la passation des droits d'exploitation de la licence entre Naughty Dog, fondateur initial de la saga, vers Vivendi Universal Games, qui n'aura jamais su atteindre le niveau d'excellence de l'équipe de Rubin et Gavin - partis développer entre-temps leur nouvelle licence Jak & Daxter sur Ps2 - - et n'aura jamais rien proposé qui puisse dignement succéder à la génialissime trilogie initiale, ni même égaler le fun d'un Crash Team Racing malgré la réalisation d'un épisode Ps2 correct dans la même veine en 2005 : Crash Tag Team Racing

 

                                                           Un Mario Kart-Like de grande qualité !

 

Il ne nous reste plus a espérer qu'un jour, cette merveilleuse licence ayant donné ses lettres de noblesse à la Playstation première du nom, nous revienne plus en forme que jamais dans une version "next gen". Le personnage de Crash dispose en effet d'un tel capital sympathie auprès du grand public qu'il serait dommage qu'il ne fasse pas un jour un come-back fracassant !

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Commentaires

b2zo-almendha
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b2zo-almendha
Sympa ce post sur ces licences oubliées.
Je n'ai finalement jamais vraiment fait un seul Crash Bandicoot, je ne sais même pas pourquoi... je suis passé à coté alors que j'avais la PS1, mais j'ai plus joué aux Final Fantasy, Gran Turismo, Time Crisis et autres Metal Gear Solid, Medievil et Tekken.
Kaos
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Kaos
Crash Bandicoot, un bien belle série, 'fin la quadrilogie sur ps1 (oui il y a un 5 cinquième opus sur ps1mais je l'ai trouvé moins bon, c'est d'ailleurs un party game si je ne m'abuse...), elle a bercé une bonne partie de mon enfance :)
Dommage que ND n'ait pas gardé la licence :/ Comme tu l'as dit ce serait tellement bien de retrouver le mélange entre fun et arcade qu'avaient les premiers crash (n'oublions pas non plus les fameux 105% à récup' :P)
Retromag
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Retromag
Merci pour cette piqûre de rappel. Juste une rectification, Sony n'était pas à la recherche d'une mascotte, c'est Naughty Dog qui poussait pour donner un visage sympathique à la PSone. Mais c'est celui de Ken Kutaragi qui a été préféré ^^
La cave du général Milich Oppenheimer !

Édito

Ça y est ! je me jette corps et âme dans la grande aventure. Ouvrir un blog n'a jamais semblé aussi facile de nos jours, il n'était donc plus qu'une question de temps avant que je ne me lance dans cette entreprise.  Vous trouverez ici et là, mes critiques personnelles de films, musiques et jeux vidéo. Parfois très engagées, d'autres fois sur un ton plus modéré voir trivial, mais toujours avec sincérité et honnêteté. Mes critiques n'ont pas vocation à décrire une « vérité absolue » ; c'est avant tout mon point de vue à un moment donné sur une œoeuvre, ou une réflexion sur quelque chose - fait de société ou autre - qui suscite de l'intérêt à mes yeux.

Il sera également parfois question d'articles qui n'auront pas forcément de lien avec les catégories culturelles citées ci-dessus. Il peut s'agir d'une réflexion sur l'actualité, un coup de gueule sur un événement présent ou passé, ou que sais-je encore... Je ne me fixe pas de limites, pour être sur de pouvoir parler, au bas mot, de tout ce qui me passe par la tête. J'espère pouvoir le faire de manière posée et réfléchie, avec le ton qui convient à chaque situation.

Vos commentaires, critiques et suggestions sont les bienvenus. Le Général Oppenheimer vous remercie de l'intérêt que vous portez à sa prose  ! 

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