Supakawaïïï !!!!!!!!!
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Cet énième plan de restructuration aura été celui de trop pour certains, car derrière la froideur des chiffres se cachent une réalité humaine. Si bien que les langues se délient pour dénoncer l’inavouable ou tout simplement expier une frustration devenue insupportable. Alors au risque de froisser les fans de la première heure déjà déchirés par le statut de sursitaire permanent que traîne Sega depuis la déchéance de son titre de constructeur, voici des témoignages en vrac laissés anonymement sur le site GlassDoor.ca par le personnel de l’entreprise et ceux qui ont pris le large.
 
Note : La vocation première de ce site est d’aider les candidats à un poste de travail, de se renseigner auprès d’anciens salariés ou toujours en fonction sur la politique sociale et salariale de la société visée par une recherche d’emploi. Les commentaires sont souvent publics, d’autres nécessitent d’être consultés avec inscription à GlassDoor.
 
Un ancien cadre regrette des décisions entrepreneuriales prises en dépit du bon sens. L’argent facile plus que la programmation d’une stratégie qualité viable est le seul mot d’ordre. En conséquence de quoi Sega a raté beaucoup d’opportunités qui s’offraient à elle. Son conseil ? Réduire la gamme de jeux afin d’imprimer davantage de passion. Un autre employé toujours en poste fustige une fenêtre d’opportunité réduite à peau de chagrin en raison d’une planification frileuse, sans ambition.
 
L’une des plus sévères observations vient d’un contractuel resté plus d’un an dans la société. Il note la désorganisation générale de SoA, miné par des conflits internes permanents avec des conséquences négatives sur le niveau de productivité de la filiale de Sega. Il remarque également l’existence d’une forte animosité entre les différents départements, des employés tétanisés par le stress. Un troisième collaborateur actif depuis plus de 5 ans révèle lui aussi une pression de plus en plus forte de la part de la direction faisant la chasse à l’inoccupation au bureau. Il fait état d’une détérioration rapide du moral des salariés, soumis à un environnement de travail oppressant, pétrifiés par la crainte d’être le prochain sur la liste de départ. L’ambiance est à couteau tiré et ce dernier déplore la politique salariale de Sega inférieure de 30% à 40% à celle qui a court parmi les autres éditeurs.
 
Une plainte d’un directeur se caractérise par la dénonciation des relations condescendantes qu’observent les dirigeants de la Sega Japon vis-à-vis de ses filiales. Celui-ci déplore l’existence d’un racisme ouvert de la part de SoJ méprisant tout ce qui est étranger à l’archipel. Il se désole aussi de l’attitude de dirigeants européens dont la seule préoccupation est un objectif de carrière plutôt que de prendre des décisions. Il réclame un meilleur leadership, des décideurs, le goût du risque.
 
Voilà, un Sega vu de l’intérieur...
 
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Commentaires

Game Hero
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Game Hero
c'est triste...de voir sa compagnie préféré dans un tel état. Mais j'avoue que les filliales n'ont plus grand chose à faire ces temps-ci. Mais bon je crois encore en Sega forever and ever :-)
spycal
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spycal
Comme me le disait un ami il y a quelques années, Sega va se retrouver un de ces jours plus qu'avec une seule entité : Uniquement Sega Japon ...à moins que la revente soit un jour possible ?
Mais à qui ? Surtout que j'ai le sentiment que ce n'est pas dans les mentalités japonaises de permettre de revendre à une société étrangère par contre ? Et qui restera dans ce navire branlant ? Les meilleurs éléments sont déjà partis depuis longtemps...
air-dex
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air-dex
En y réfléchissant ceci explique aussi l'échec de Sonic Boom qui serait une victime récente de cette rivalité destructrice. Certains me parleront probablement du chara-design particulier ("nan mer neukeulse il é tro mosh cer sa ka koulé le jeu"), et j'ai envie de dire "peut-être pas finalement". Zelda a connu un changement de chara design nettement plus radical avec "Link Cartoon" dans The Wind Waker et ce n'est pas pour autant que le jeu a fait un four. De plus on finit assez facilement par s'y faire à ce chara-design Sonic Boom-esque. Donc ce n'est pas ça le problème.

Accuser le chara-design c'est vite oublier que les deux SEGA (Japon et US) ont dû collaborer sur ce titre. Je rappelle que les choix faits par Big Red Button Entertainment, sûrement choisi par SEGA of America, sont censés avoir été validés par la Sonic Team en personne (donc SEGA Japon), dont le but était de veiller à ce que l'esprit Sonic ne soit pas violé. De là à dire que SEGA Japon et la Sonic Team ont sciemment laissé leur rival SEGA Amérique s'enfoncer dans ses problèmes de Sonic Boom, il n'y a qu'un pas qu'il faudrait peut-être se décider à franchir, non ? Pas étonnant que Big Red Button Entertainment ait cherché à se barrer quand ils ont vu de quoi il en retournait chez SEGA.

Comme par enchantement, la Sonic Team arrive un peu plus tard en mode chevalier blanc avec son gentil Sonic Runners censé nous délivrer du méchant Sonic Boom, un Sonic Boom dans lequel ils sont eux-aussi mouillés jusqu'au cou. C'est l'heure de sortir le pop corn.

Je ne dis pas que Sonic Boom aurait dû finir en GOTY, juste qu'il aurait été meilleur avec une meilleure entente à l'intérieur de SEGA.
Manga
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Manga
Pas faux Retromag pour la 32X ;) je n'y avais pas pensé mais c'est vrai qu'il n'aurait pas dû faire autant confiance à Joe Miller, l'homme qui est derrière l'add-on Mega Drive. Par contre, pour la baston constante entre SEGA Corporation et SEGA Japan, cela a peut être poussé certains employés à donner le meilleur d'eux-mêmes mais ça a vraiment mené la firme dans le ravin.
Athorus
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Athorus
Rien de bien étonnant. Le "vrai" Sega a disparu lorsqu'ils ont été abandonnés par CSK au profit de Sammy. La situation d'aujourd'hui est la suite logique, on soupçonnait déjà en 2001 que la seule chose qui intéressait Sammy dans le rachat de Sega, était de mettre la main sur les nombreuses salles de Sega au Japon pour y disposer à loisirs ses machines de Pachinko. Les filiales étrangères ne rentrent pas vraiment dans le projet... On cherche donc à les tuer de l'intérieur. La démonstration est complète lorsqu'on voit ce dont était capable Sega en terme de production vidéoludique avant l'arrêt de la dreamcast, et ce qu'ils ont produit ensuite.
Retromag
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Retromag
Manga, Kalinske est aussi responsable du fiasco 32X, de tergiversations (Silicon Graphics...) ce qui a précipité son "départ".

Sinon, la compétition entre les différentes branches régionales de Sega est une saine nécessité que partage toutes les multinationales. Elle ne doit pas être systématiquement ostracisée, bien au contraire, elle a permis à Sega de se dépasser, d'imaginer un autre futur alors que l'échec de la Saturn était encore dans toutes les têtes.
Manga
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Manga

SEGA of America, responsable de la chute de SEGA ? Pardon ? Dans les années 90, et plus particulièrement durant la période Mega Drive / Genesis, c'est un certain Tom Kalinske qui a permis à SEGA of America (et donc SEGA en général) de cartonner en occident. Sans cet homme, nous n'aurions jamais vu le bundle avec Sonic. Il ne faut pas oublier que SEGA Japon a été dirigée, pendant une longue période, par un homme totalement aveuglé par son envie de foutre des roustes à Nintendo : Hayao Nakayama. Tom Kalinske, visionnaire de génie, avait carrément proposé la possibilité de 1 / se rapprocher de Sony 2 / travailler avec Silicon Graphics. Hayao Nakayama a balayé d'une main les deux propositions et il a foutu une pression monstre à l'équipe en charge de la Saturn (la Away Team avec à sa tête Hideki Sato). Comme si cela ne suffisait pas, les choses n'ont fait qu'empirer avec la Dreamcast. Au final, la machine est extraordinaire et a fait rêver de nombreux joueurs avec des jeux toujours plus dingues, beaux et innovants. Sauf qu'elle a été conçue d'une manière absolument ignoble. D'un côté, les ingénieurs japonais travaillaient sur une machine, tandis que les ingénieurs US bossaient sur une autre. L'idée pour SEGA, et son boss en devenir de l'époque Shoichiro Irimajiri, c'était de pouvoir jauger deux hardwares pour en choisir un. Imaginez, des mecs ont bossé comme des fous sans savoir qu'en face, des collègues étrangers en faisaient de même. Et comme l'histoire était écrite depuis longtemps, c'est le modèle japonais qui a été retenu, tandis que les travaux US (avec 3DFX et co) ont été foutus aux oubliettes. SEGA, c'est une boite que j'ai adoré, que j'adore et qui nous a fait rêver mais rarement une entreprise n'aura commis autant d'erreurs en si peu de temps. Au delà de tout l'aspect commercial, il y avait une guerre des nerfs constantes entre les dirigeants de SEGA of America et SEGA Japon. SEGA tenait pourtant un homme qui pouvait amener la boite loin, très loin : Tom Kalinske. Totalement éreinté par cette lutte omniprésente contre SEGA Japon, il a décidé de se barrer de la boite en 1996. Et dans le même laps de temps, à quelques jours près, David Rosen (personnalité emblématique de la marque) en a fait de même pour soutenir Kalinske, alors qu'il était pourtant ami avec Hayao Nakayama. Bref, ils ont juste fait n'importe quoi, mais dans leur n'importe quoi, ils nous ont offert de vraies pépites, que ce soit en matière de consoles ou de jeux. Le souci, c'est que cela ne dure qu'un temps et SEGA l'a payé au prix fort. Aujourd'hui, cette boite n'est plus que l'ombre d'elle-même, totalement INCOMPRISE par les mecs qui sont à la direction.

Pimousse_Fraise
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Pimousse_Fraise
En lisant les différents articles sur Sega que je trouve, je ne reconnais plus l'éditeur que j'ai connu il y a quelques années... c'est bien triste tout ça :(
Sandwish
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Sandwish
Sega, mon Précieux, que t'on-t'ils fait :"(
Wenou
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Wenou
D'un côté Sega America est grandement responsable de la chute de maître Sega... Je dirais que c'est plutôt à cause de Sega Japon que Sega est devenu ce qu'il est aujourd'hui. Sega America a toujours pris des risques contrairement à Sega Japon. Qui a mis fin au développement de Street of Rage 4 sur Saturn? Sega Japon. Qui a mis fin au développement de Sonic sur Saturn, Yuji Naka et sa jalousie envers Sega America, développeur du meilleur de tous les Sonic. Si Sega a tenu aussi longtemps jusqu'à l'époque de la Dreamcast, c'est juste grâce au blanchiment d'argent d'un des grands patrons de la mafia japonaise. Le jour où celui-ci est mort, il a entraîné Seag avec lui malheureusement...
Imrage
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Imrage
En même temps c'est un peu la même chose dans toutes les grandes boîtes. Je suis dans une société de 4500 salariés, beaucoup de personnes donc beaucoup de conflits de personnes, parfois au détriment des bonnes idées et de la logique même. De plus l'état du marché du travail est tel aujourd'hui que forcément, si tu n'es pas un minimum carriériste, tu te fais enfoncer. Donc rien de. Étonnant dans ce qui est écrit. Le 21e siècle laisse peu de place au rêve, faudra s'y faire.
nanemo
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nanemo
C'est un peu facile, dans n'importe quelle boite tu peux trouver 5 rageux qui disent qu'il y a eu des erreurs de décisions ou quelques conflits.
Et meme pas besoin d'etre un rageux pour faire le constat que dans son entreprise y'a des choses qui vont pas et d'autres qui vont bien.

C'est un peu pareil que les news ou un psychopathe a tué X personnes, et hop on s’aperçoit qu'il jouait aux jeux vidéo !! Donc c'est la faute au jeux vidéo.
Ici une entreprise va mal, et on remarque que certains employés pensent que la boite n'est pas parfaite ...
Nazman
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Nazman
C'est triste et SEGA est malheureusement très loin d'être la seule entreprise touchée par ce type de management. Ca n'a malheureusement rien d'une découverte, ouvrez les yeux et observez autour de vous.
otaku17
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otaku17
Dommage mais Sega est mort depuis longtemps maintenant, triste quand on se souviens de sa belle époque mais de mauvais choix, en mauvais choix, la boite a fini par couler, oui coulé car là c'est comme le Titanic, ils coulent lentement et douloureusement pour certains employés mais surement.
DespoziKaire
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DespoziKaire
C'est laid. Que celui qui achète un DLC Sega essaye 5 secondes de penser à ces employés au bord du suicide dans une entreprise en principe culturelle qui ne laisse aucun cours à leur imagination. Finalement vous pouvez penser à Activision, Squarenix, Ubisoft, Sony, Nintendo, EA. On a mal à son jeu vidéo mais on tous laisser passer des trucs très laid comme les DLC.
naflo
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naflo
Pas étonnant. C'est de la politique.
virtuahiro
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virtuahiro
Sa fait bien longtemps que sega va droit dans le mur, le salut de la boite poura venir que d'une revente....on est bien loin du grand sega....
AlexKidd
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AlexKidd
Sega Japan est aussi responsable mais si Sega america n'avait pas pris autant de poids on en serait probablement pas là. Bref ces conflits internes ont pourri la boîte.
izis7r
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izis7r

D'un côté Sega America est grandement responsable de la chute de maître Sega. Aujourd'hui ils paient l'addition.

 

hummm ... pas si sur !

mais à l'heure du bilan, les torts sont partagés.

 

http://undropdanslam...inutes-enquete/

ferio
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ferio
Si ce n'était que la responsabilité de SEGA America, ce serait bien simple :D

Mais de ce qui se passe, ça ne m'étonne pas du tout et hormis un véritable changement de direction ainsi que de politique interne ça ne risque pas de mieux se finir.

Le plus étonnant finalement c'est que SEGA existe encore avec toute les erreurs, sans aucune remise en question valable :/
AlexKidd
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AlexKidd
D'un côté Sega America est grandement responsable de la chute de maître Sega. Aujourd'hui ils paient l'addition.
Donald87
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Donald87
Et bien ... Pas cool ...

Supakawaïïï !!!!!!!!!

Par Supakawai Blog créé le 01/01/15 Mis à jour le 29/03/15 à 14h21

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Édito

Snap ! Zap ! Krack ! SupaKawaïïï !!!!!!!!!!!!!!!!!!!

 

Bienvenu dans cet humble blog brassant toutes les curiosités vidéoludiques, mangas, ciné et trips divers. Des petits billets, de longs articles mais aussi des instantanés rythmeront sa vie éditoriale, aidés en cela par des plumes comme Nintenboy, Retromag, NGmachine. Avec une préférence notable pour tout ce qui est piti, tout riquiqui, cute, super deformed, en somme ka-wa-ï !

 

J'espère vous avoir nombreux !!

 

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