Le Blog créatif de Subby-kun et Subbinette

Le Blog créatif de Subby-kun et Subbinette

Par Subby kun Blog créé le 25/07/10 Mis à jour le 16/02/13 à 11h47

Il y a des gens qui disent que je suis fou lorsque je passe 15 minutes à contempler mes jeux tous les matins. Le jeu vidéo étant un art, qu'est ce qu'il y a de fou à contempler une oeuvre d'art?

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Catégorie : Réflexions personnelles

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Réflexions personnelles

 

Lorsque j'ai rencontré ma femme à la fac il y a près de 9 ans, elle faisait parti de ce que j'appelle des intégristes : Jamais touché à un jeu vidéo, pas de télévision, juste ses livres et ses cours à réviser. N'ayant jamais touché à un livre à l'époque (même à l'école je ne les lisais pas), je me suis demandé comment on pouvait s'attirer autant malgré des mondes culturelles à l'extrême opposé. Seul le dessin nous réunissait. Il était donc impensable d'envisager une vie commune sans une initiation en bonne et due forme des mangas et surtout des jeux vidéo. Bien sur, elle se vengea par la littérature que je dévore maintenant grace à elle.

La question évidente était: Par où commencer sans la faire fuir?

Voilà donc la méthode que j'ai employé. N'hésitez pas à vous en inspirer si vous rencontrez les mêmes soucis que moi à l'époque.

Tout d'abord, je ne vous cache pas que si elle vous sort " Mais quel est donc cet objet démoniaque représentant la décadence de cette société" à la vue d'une manette de jeu, bah vous êtes mal barré :-). Mais si jamais après de apres discussions vous obtenez un "Pourquoi pas" ou un timide "OK je veux bien essayer", vous avez presque franchi le plus dur. Il ne reste juste à ne pas gacher cette opportunité qui pourrait laisser des marques à jamais dans son esprit. J'ai connu des gens qui ont initié leur compagne en leur faisant essayer directement WoW ou God of War (véridict) alors qu'elles n'avaient jamais touché à un jeu de leur vie.

La première chose est de trouver un jeu aux contrôles ultra simplifiés. Je n'ai pas hésité une seconde à lui ressortir ma Master System avec Sonic 1. De toute façon, n'ayant jamais vu un jeu, elle ne pourra jamais vous reprocher que le jeu n'est pas assez récent ou beau graphiquement. J'avantage de Sonic provient de son gameplay à 1 seul bouton en plus de la croix directionnelle. Le jeu fut suffisamment dynamique pour la maintenir intéressé plus de 10 minutes.

Merci Sonic et ma Master System, c'est grâce à toi que tout a pu être possible.

Mine de rien, la gestion des nombreux boutons de nos pads est le facteur 1 de détresse lors d'une première initiation. Pendant près de 1 an, je me suis contenter de lui faire essayer des jeux uniquement basé sur des gameplays à 1 ou 2 boutons maximum. Cela prit du temps, mais elle finit par dompter la machine. Progressivement, elle est passé de la colère car elle ne réussissait pas ce qu'elle voulait faire, au plaisir d'enchainer quelques prouesses techniques.

La deuxième étape après l'initiation à la gestion du controlleur, j'ai attaqué les jeux multijoueurs à deux en coopération. Rien de mieux pour se rapprocher que de s'allier pour un objectif commun. Etonnament, les jeux sur lesquels nous avons le plus jouer à l'époque sont Secret of Mana et Pocky and Rocky sur Snes. Perso, je vous conseille Bubble Bobble, le meilleur jeu pour initier quelqu'un avec son coté kawaï.

Aucune femme ne résiste face à une telle poésie!

Ensuite, le temps des jeux multijoueurs en compétition et surtout des puzzles game. Tetris Battle Gaiden, Puzzle Bobble ou encre Tetris Attack sur Snes sont devenus notre lot quasi quotidien. Et après 3 ans de vie commune, j'ai décidé de sortir l'arme ultime : Zelda Ocarina of Time. Ce fut sa première aventure solo. Ce fut long avec l'arrivée des environnements 3D, difficile mais avec la patience elle finit par venir à bout du jeu seule sans intervention de ma part.

Depuis Zelda, elle a enfin débuté une vraie croisade pour rattraper son retard vidéoludique. Les controles ne posaient enfin plus de problème malgré l'utilisation de 6 ou 8 boutons différents. Elle me demanda alors de lui faire faire que les "meilleurs jeux". Mais bon, le choix était difficile car il fallait que cela correspond un minimum à ses gouts.

Sa première crise "hard core gameuse" arriva avec la découverte de Pikmin 1 et 2. Avant même l'arrivée des succès et de la Xbox360, elle s'est mise en tête de finir Pikmin 1 à 100% dans le nombre de jour le plus faible possible. Après un grand nombre de tentative, elle a fin par atteindre un score que moi-même je n'ose défier. Plus récemment, Plants VS Zombies est son mode survie infini est devenu notre jeu de compétition et malheureusement je n'arrive plus à la battre non plus sur ce jeu.

Maintenant, cela fait donc 9 ans que nous sommes ensemble. Il y a des mois où elle joue plus que moi. Cet été, elle a fini (ou refini) Pikmin 2, ICO, Shadow of the Colossus, Odin Sphere, Chrono Trigger, Phoenix Wright 3 et les deux premiers Prince of Persia (la trilogie des sables du temps). La lutte acharnée est lancée pour l'utilisation de la télé et on est presque au point de se faire des planning. Un comble non?

Je suis le plus heureux des hommes. 

 

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Réflexions personnelles

Années 2000-201X : Vers l'apogée du « live » 

 

 

Bienvenue pour cette 3ème et dernière partie de mon dossier et après promis j'arrête :-p. De nouveau, je vais essayer d'évoquer les grandes tendances qui m'ont marqué au cours de ces 10 dernières années en séparant de nouveau le monde des consoles de jeu et le monde du PC même si ces deux univers se rapprochent de plus en plus.

 

 

I)                  Retour au pays des consoles

 

 

a)      La 6ème génération de consoles

 

L'an 2000 marque l'arrivée de la 6ème génération des consoles de jeux : La Dreamcast (1999), la PS2, la GameCube et la Xbox. Surfant sur la vague de la N64, elles embarquent toutes (sauf la PS2) 4 ports pour les branchements de contrôleurs, laissant espérer du multijoureur, plus de multijoueur !!! Pourtant celui-ci  évolue peu et l'ensemble des genres de la génération précédente continue leur chemin...En majorité : les jeux de combat, les simulations sportives, ou les FPS.

 

Nintendo tentera une initiative originale mais pour le moins casse gueule : la connectivité GC/GBA. Si tous les potes avaient bien amené leur GBA, il était possible de l'utiliser comme contrôleur et  parfois switcher, sur l'écran de la console lors de mini séquence de jeux. Seulement deux jeux furent exploités avec ce système: Final Fantasy Crystal Chronicles et Zelda Four Sword. Ce deuxième présente un fun absolument indéniable, et si le concept était vraiment osé, il présentait de fortes contraintes (avoir 1 GBA/joueur).

Ayant toujours été un grand fan de la GBA, je dois être l'un des rares fous de France à posséder chez moi les 4 GBA, les cables et Zelda Four Sword pour s'adonner sans vergogne aux joies de la récolte de rubis.

 

Timide pour cette génération mais incoutournable pour la suivante,   l'évolution provient de l'arrivée des connections Internet. Lancé par la Dreamcast avec le magnifique Phantasy Star Online, et suivie par le PS2 et la Xbox avec Playstation Network et du Xbox Live respectivement (Nintendo restant un cas à part) ; la connexion à un serveur marque l'arrivée du multijoureur avec le reste du monde sur consoles de jeux !

 

Le très grand Phantasy Star Online. Je ne peux m'empêcher d'en vouloir à ce jeu qui m'a pris l'un de mes meilleurs amis gamers. Après près de 150 heures quasi non-stop sur le jeu pendant des vacances, il décida d'arrêter définitivement le jeu vidéo pour se mettre à la musculation. PSO, pourquoi tu m'as fait ça ?

 

Ces plateformes de partage seront encore renforcées pour la 7eme et l'actuelle génération de consoles.  Plus d'une évolution technologiques, la démocratisation d'internet  a profondément changé le jeu multijoueur et ce sujer mérite sa propre session  à la fin de ce dossier.

 

b)      Les consoles portables s'y mettent

 

Jusqu'à présent, je n'ai pas abordé le thème des consoles portables. Et pour cause, comment faire du « multi » avec ces écrans-manette conçu pour un seul joueur. L'un de rare exemple débute avec la Gameboy et son inséparable Tetris qui, relié par le fameux câble « link », permettait un affrontement par console portable interposée ! Mais celles-ci restent longtemps bloquées par l'obligation de trouver un nombre équivalent de consoles et de jeux au nombre de joueurs. La GBA tenta dans une moindre mesure de proposer les premiers jeux jouables avec une seule cartouche. Limitant les possibilités par rapport à l'utilisation de plusieurs cartouches, cette alternative proposée dans Bomberman ou Zelda Four Sword permit de jouer jusqu'à 4.

Comment vous faire partager ces inoubliables moments sur les bancs de la fac, avec 3 de mes potes qui avaient tous investis dedans. Jamais les cours en amphi n'ont été aussi palpitants et les cris de joie ou de colère aussi durs à retenir.

Le plus galère, c'était de dissimuler l'ensemble des cables et des consoles sous les tables de l'amphi sans que cela se voit. Une vraie prouesse technique pour l'époque. Si,si, je vous le jure.

 

Avec une technologie sans fil efficace, la DS et la PSP vont démocratiser le plaisir de s'affronter en ligne sur autant de hits que Mario Kart DS, Animal Crossing, les Monster Hunter...

Dans la mesure où l'évolution sur consoles portables via les réseaux internet me semble très proche de l'évolution observée sur Next-gen, je vous propose de détailler tout de suite ce point.

 

Véritable institution au Japon, les Monster Hunter deviennent un nouveau genre à part entière dans le jeu à 4 joueurs sur PSP : celle du jeu de chasse.

 

II)              Vers la compétition, le partage et la reconnaissance des joueurs

 

a)      Le World Cyber Games

 

Au début des années 2000 apparaît la première compétition mondiale de jeu vidéo : le World Cyber Games. Les STR (Starcraft, Warcraft 3, Age of Empires 2...), les FPS (Quake 3, Unreal Tournament, Counter-Strike...), les jeux de combats, de football et de course deviennent les principaux représentants de ces championnats du monde. En effet, ces catégories ont atteint leur apogée sur l'ensemble des PCs du monde et des équipes professionnelles finissent par se former. Le phénomène atteint des proportions surprenantes, notamment en Corée du Sud où Starcraft devient le nouveau « sport national » du pays avec des retransmissions télévisées.

 

 

 

b)      Les mods / les éditeurs de jeu / jeu communautaire

 

Bien qu'ayant débuté au milieu des années 90, les développements des mods font de plus en plus leur apparition. Le phénomène de Counter-Strike ou de Team Fortress avec Half-Life a très certainement aidé à démocratiser cette pratique. Certains jeux comme Warcraft 3 laisseront derrière eux des mods mythiques comme le fameux DotA. Ce phénomène se développe avec Neverwinter Nights (celui de Bioware) qui permet à la communauté de fan de pratiquer le role playing game à partir de son éditeur ultra simple d'accès. Et le joueur se transforme ainsi en maître du jeu.

Avec l'explosion des jeux dits « communautaires » ou aussi 2.0. Les joueurs ne se contentent plus de jouer ensemble, ils innovent, inventent, créent leur map, leur histoire, leur mode de jeu et peuventle partager avec le plus grands nombres. Je pense évidemment à Trackmania, ce phénomène ne cesse de se développer et Sony semble s'investir dans cette nouvelle forme de jeux multijoueurs avec des titres comme Little Big Planet, ModNations Racers...

Le deuxième épisode de LBP devrait pousser encore plus loin le concept au point de fournir un éditeur de gameplay. Attendons nous à voir venir de véritables pépites de la part des joueurs de la communauté

 

c)      L'explosion des MMORPG 

 

Difficile de parler jeu multijoueur sans aborder l'explosion des MMORPG (payant mais surtout en free to play) après le cataclysme, le cyclone, le ... qui porte le doux nom de World of Warcraft ou plus simplement WoW pour les intimes. WoW a véritablement lancé, surclassé et étouffé un genre à lui-seul. Il y a eu quelques concurrents avant son lancement, d'autres on tentait de surfer sur la vague de WoW mais avec un succès sans commune mesure en comparaison des millions de joueurs de l'original. Blizzard Entertainment semble lui-même souffrir (je ne parle pas de leur porte feuille) d'une grande difficulté pour développer leur prochain MMORPG. La richesse du premier ne peut être égaler au lancement de leur prochaine production. Mais les effets de WoW sur le jeu multijoueur deviennent multiples et parfois inattendus même de la part des développeurs. Je n'aborderai pas le phénomène de dépendance générée par une consommation abusive de « meuporg ou autre morpeug » (de la dépendance et de l'abus, il y en a dans tous les domaines). L'un des apports le plus intéressant de WoW est son système d'instance qui ont véritablement permis aux guildes de prendre toute leur importance. C'est une véritable organisation presque militaire (le jeudi soir, je ne peux pas sortir, j'ai une instance !) qui se développe pour les joueurs afin de progresser au plus profond dans les donjons. Ces « missions » multijoueurs des MMORPG ont permis véritablement de renforcer les liens entre joueurs (qui ne se connaissaient pas forcement) et le nombre de rencontre IRL  a véritablement explosé. Le second effet (négatif) qui s'est démocratisé avec l'avènement de WoW possède le doux nom du Gold Farming : Leveler, avoir le meilleur équipement... Tout cela prend énormément de temps et une véritable économie parallèle en argent bien réel s'est développée dégradant l'intérêt du jeu. Il y aurait bien d'autres choses à dire sur WoW mais il faut que je me limite volontairement.

 

Jamais je n'ai autant aimé regarder des vidéos de jeux réalisées par les guildes lors de leur décente dans les grosses instances. Un vrai spectacle toujours plus époustouflant.

 

d)     En route vers le live 

 

Ce reseau de PC n'a donc pas tardé à contaminer la 7ème génération de consoles grâce au développement massif des connections internet. Le développement de l'ADSL et de la puissance des connections a permis progressivement aux joueur des consoles de jeu de découvrir avec presque 5-10 ans de retard les apports de l'interconnectivité mondiale  et des jeux en réseau utilisés sur les PCs.

Cette connexion sur le net va fortement changer le comportement des « consoleux » . Jusqu'à présent habitués à se réunir pour s'affronter sur des écrans splittés, le net va permettre à chacun de s'affronter tranquillement installé chez lui avec un confort de jeu optimal. Du coup, les FPS sont de plus en plus (trop ?) nombreux, les simulations sportives et les jeux de courses n'ont jamais été aussi palpitants. Le nombre de joueurs en ligne ne cesse d'augmenter et les jeux exclusivement développés pour le multijoueur (comme M.A.G sorti récemment) permettent à 256 joueurs de s'affronter ensemble ! Pour Halo 3, Call of Duty Modern Warfare, Battlefield Bad Company 2, le multijoueur vient même démultiplier la durée de vie du jeu. Les environnements ouverts comme GTA4, Burnout Paradise, Red Dead Redemption sont de plus en plus présent et deviennent de véritables pépites de partage vidéoludique.

 

 

 

Cependant je trouve regrettable que les développeurs veulent à tout prix intégrer un mode multijoueur pour des jeux qui ne s'y prêtent pas. L'exemple le plus fragrant de ces derniers mois est, à mon avis, Bioshock 2 dont le multi n'apporte strictement rien. Heureusement, les déclarations récentes de Ken Levine (jeu de la mort qui déchire tout) confirme que l'absence de mode multijoueur pour Bioshock Infinite sauf s'il peut réellement apporter quelque chose de nouveau.

 

Le développement massif des Avatars (Mii, Avatars...) a renforcé l'aspect communautaire en ligne. L'arrivée des succès/trophées incite les récalcitrants à essayer les modes multijoueurs... mais ils ont aussi généré un aspect négatif inattendu. Petit dialogue : « - Dis, cela te tente une partie de XXXX ? -Pourquoi faire j'ai déjà tous les succès du jeu ! - Bah pour le plaisir de jouer ensemble tout simplement ? -Non ce jeu ne m'intéresse plus ». Cette pratique reste encore minoritaire mais commence de devenir de plus en plus marqué dans la communauté des « hard core gamer ». Cette évolution malheureuse contamine progressivement le plaisir du mode multijoueur et transforme le jeu en mouchoir jetable « je prends, j'utilise, je jette. Au suivant ! ».

Les plateformes de téléchargement auront apporté un petit plus indéniable au jeu multijoueur car elles ont permis par le biais des studios indépendants de voir revivre des genres oubliés du jeu multijoueur : le beat'em all 2D et le shoot'em up. Quel plaisir de voir revenir les grands classiques mais aussi quelques véritables pépites comme Castle Crashers. Les mécanismes de jeu ont peu évolué mais à 4 joueurs, le fun est toujours autant présent.

Castle Crashers ou le retour du beat'em all 2D dans sa plus pure tradition (mis à part les éléments RPG). L'une de mes plus belles surprises vidéoludiques de l'année 2009.

 

On note l'apparition du TPS et surtout l'arrivée des jeux en coopération dont l'histoire qui se vivait habituellement en solitaire. Faisant surement partie d'une minorité à avoir fini Gears of War 1 et 2 en écran splitté et sur le live, je peux vous le dire : le net a apporté un confort de jeu maximum. Ce jeu (et les autres TPS/FPS en coop) est un peu à l'origine de mon envie d'écrire cet article. Le jeu en coopération apporte réellement un gros plus à l'expérience de jeu. Grâce au Live, les joueurs peuvent se connecter directement en rentrant du boulot et retrouver sa communauté d'amis de jeu sans avoir à recevoir ou se déplacer.

Les améliorations sont telles qu'il semble finalement gênant de se retrouver tous ensemble autour d'une table pour partager cette expérience multijoueur. Aujourd'hui, je regrette parfois de ne jouer avec mes amis que par le biais d'un micro et non plus dans une seule et même pièce.

 

Si, si, je vous assure que ce mode est tout à fait jouable même si le confort visuel ne vaut pas un plein écran.

 

 

III)                  Nintendo trace sa route

 

Contrairement aux autres, la Wii de Nintendo a évolué vers une toute autre forme. En décidant de réunir l'ensemble de la famille autour du genre très florissant des party games, Nintendo a pris le parti des casual gamer et de la convivialité du jeu multijoueur : La but c'est d'être ensemble !!!

En simplifiant les contrôles grâce à la Wiimote, la console de Nintendo est devenue l'ambassadrice des soirées « délires » entre amis. A titre d'anecdote, le cri horripilant des Lapins Crétins est devenu culte au sein de mon laboratoire de recherche au cours de ma thèse. Les mini jeux crétins ou les affrontement sportifs nous font revenir aux jeux compétitifs de manière plus pacifiste. Si le but est de battre l'autre et de montrer ses aptitudes, l'interface sportive, sans être physiquement épuisante, permet de jouer avec les tous petits et les grand-parents. Si jamais vous n'arrivez pas à vous mettre dans l'ambiance, la multitude d'accessoires, souvent vendus avec le jeu, sont là pour vous aider : volant, pistolet ou raquette de tennis ...

Je ne sais pas ce qui s'est passé chez Ubisoft, mais le design et le cri des Lapins Crétins restera culte pendant des années.

 

Ainsi, à grand renfort de publicités très efficaces, les joueurs habitués comme les débutants se retrouvent ensemble pour une partie simple, fraîche et agréable. Tout le monde se retrouve dans un esprit bon enfant et Nintendo a transposé cette convivialité à son autre plateforme, la DS. En effet, la campagne marketing effectuée lors la sortie récente de la DSi XL (Professeur Layton) ou de Dragon Quest 9 marque cette volonté de jouer tous ensemble, de partager un moment « dans la même pièce ».

 

IV)              Quel avenir pour le jeu multijoueur dans les prochaines années ?

 

Evidemment il est très difficile de faire Nostradamus mais je voulais avoir vos avis sur l'avenir du jeu multijoueur.

Le développement du cross-plateforme PC-Xbox 360 afin de faire affronter les joueurs PC et consoles entre eux semblait sur le papier promu à un bel avenir. Son échec cuisant montre comme il peut parfois être difficile de faire des pronostiques sur l'avenir.

Une news récente de Sony particulièrement intéressante montre leur réflexion sur une évolution de la technologie pour les téléviseurs 3D. Le principe repose sur le même que la technologie dite « active» (je vous renvoie à mon post précédent) avec l'utilisation de lunette LCD. Au lieu d'envoyer une image sur deux à chaque oeil pour effectuer l'effet 3D, les écrans des deux joueurs seraient envoyés successivement afin de pouvoir profiter d'une image complète (mais différente) plutôt qu'un écran splitté. Je ne sais pas si cette technologie finira par être aboutie mais je la trouve intéressante car elle ramène les gens à jouer physiquement ensemble plutôt que par le biais d'un réseau. Idée à méditer mais notre société est elle prête à revenir en arrière ?

Une autre question que l'on peut se poser concerne l'impact des périphériques à reconnaissance de mouvement sur le jeu multijoueur. Avec l'arrivée du PS Move et de Kinect, les développeurs arriveront-ils à proposer suffisamment de renouveau autres que les partygames et les simulations sportives qui ont inondé le marché de la Wii.

 

Je tenais à tous vous remercier d'avoir lu intégralement ou partiellement cet article et je souhaiterai vraiment partager vos réflexions et vos anecdotes de jeu multijoueur que vous avez vécu au cours de votre expérience de gamer. A bientôt

Subby kun

 

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Réflexions personnelles

Années 1987-2000 « La division du marché : consoles de jeu versus PC »

Dans cette seconde partie de ce dossier, il me semblait impossible de parler de l'ensemble des titres qui ont marqué l'histoire (même si j'en citerai certains incontournables) ou même de séparer l'arcade, des consoles de jeux ou des micro-ordinateurs. Mais au fur et à mesure, nous avons vu émerger un nouveau support : l'ordinateur. En parallèle, les tendances de jeux vidéo émergent sur les différents supports pour évoluer vers les catégories que nous connaissons tous.

I)      Arcades / consoles de jeux :

                   a) La catégorisation des jeux 1987-1995

Dans la fin des années 80, les bornes d'arcades et les consoles de jeux battent leur plein. Nintendo, Sega, NEC, Atari, Commodore, SNK... : tous apportent leur pierre à l'édifice et l'on commence à ranger les jeux en « catégories ». Le jeu de course, d'action, beat'em all, shoot'em up... tous les styles se développent. Cependant, certains d'entre eux vont particulièrement marquer l'évolution du mode de jeu multijoueur.

Le premier a observé une avancée importante est incontestablement le beat'em all notamment avec la série des Double Dragon (mais aussi Final Fight, Street of Rage, Golden Axe...). A ces cotés, son grand frère : le Shoot'em up n'est pas en reste. Les joueurs font cause commune dans la castagne et la coopération n'a jamais été aussi fun. Ces deux genres sont très en vogue dans le début des années 90 notamment grâce aux salles d'arcade encore très présentes à l'époque.

Street of Rage 2 représente pour moi l'un des meilleurs beat'em all jamais créé avec Tortues ninja 4 : Turtles in time

En 1991, un jeu d'arcade va révolutionner le jeu à deux. Son nom ? Street Fighter 2. Je pense sincèrement que dans l'histoire du jeu , Street Fighter 2 a marqué à jamais les esprits en posant toutes les bases du jeu de baston. Que ce soit en arcade ou sur consoles de salon, qui n'a pas passé des après-midi entières à défier ses meilleurs potes dans des combats endiablés ? Qui n'a pas demandé une dernière partie pour laver son honneur ? Je ne sais pas pour vous, mais mes doigts se rappellent encore ces douloureuses cloques au pouce à force d'enchainer les hado ou autres shoryukens sur la croix de la Super Nintendo. Capcom créa ainsi un genre qui représente le summum du jeu à deux de cette génération. L'intouchable NEO-GEO deviendra la meilleure représentante de ce genre de plus en plus en vogue dans les salles d'arcade.

Que dire de plus sur Street Fighter 2 à part qu'il m'a dépossédé de mon argent de poche en arcade et ruiné mes doigts sur Super Nintendo.

De son coté, le jeu d'action évolue progressivement vers le Run and Gun. Issue de son illustre ancêtre Ikari Warriors (en vue de dessus), le genre s'affirme progressivement avec des titres majeurs comme Contra (Probotector chez nous), Gunstar Heroes ou Alien Soldier où la vue de profil est de rigueur. C'est Metal Slug qui imposa, assez tardivement, la dénomination « Run and Gun » ou « shoot and jump » à cette catégorie de jeux.

De nouveau la coopération est de mise afin de mener à bien notre mission. Super Probotector intègre des phases de jeu en vue de dessus, un hommage à son ancêtre Ikari Warriors ?

Progressivement les simulations sportives deviennent le porte étendard du « multijoueur » et les sports d'équipes représentent à la fois l'affrontement et la coopération. Tous les sports, d'équipes ou non, finissent par avoir leur conversion en jeu vidéo : du football au basket ball en passant par le tennis... La liste des jeux marquants de ce genre serait évidemment trop longue au vue de la multitude de sport possible. N'hésitez pas à laisser un commentaire sur les jeux de sport qui vous ont le plus marqués à cette époque...  histoire de faire une petite sélection des jeux les plus innovants.

Dans le sport, les jeux de courses commencent progressivement à se différencier  par l'utilisation de l'écran splitté. De mon avis personnel, les deux plus grand représentants de cette époque,d ans deux styles complètement opposés, sont le premier Mario Kart et Virtua Racing. Le premier marqua a jamais les esprits avec l'utilisation parfaite du mode 7 de la Super Nintendo et avec le fun inégalé des modes course ou battle. Le deuxième initia l'utilisation révolutionnaire de la 3D. Petit supplément pour la France avec par l'imbattable Cyril Devret (crevette) sur Télévisator 2. Minute de silence en hommage à une grande émission !

 

Des jeux comme Q*bert en 1982 avait ouvert la voie au jeu de réflexion. Mais c'est véritablement propulsé par le cyclone Tetris d'Alexei Pajitnov (créé en 1984 mais popularisé en 1989 avec la Gameboy) que le grand public découvrit une nouvelle catégorie de jeux : le puzzle game. Evolution vidéoludique des jeux d'échecs, le puzzle game oblige les joueurs s'affronter « cérébralement » en faisant appelle à leur vitesse d'analyse et leur dextérité. De grands classiques émergent tels que Puyo Puyo, Puzzle Bobble, Tetris Attack (Yoshi no Panepon en japonais) et bien d'autres... Une nouvelle fois, je vous invite à lire le dossier sur Puyo Puyo dans le Pix'n Love n°10.

Adapté chez nous sous le nom Dr. Robotnik's Mean Bean Machine sur Megadrive, Puyo Puyo reste comme bon nombre de puzzle game, un classique indémodable des années après sa sortie en salle.

b) L'arrivée des accessoires : le multitap

Dans les foyers, le jeu à deux ne suffit plus et on voit progressivement arriver un nouveau type de périphérique: le multitap. Chaque console aura le droit à son multitap et nous voyons arriver sur les étales quelques jeux proposant du jeu à 3, 4, 5 voir  8 joueurs. Les jeux ne sont pas légions, mais apportent un plaisir de jeu décuplé. Citons l'incontestable Bomberman (1990) ! Avec son mode 4 joueurs et son gameplay extraordinaire, Super Bomberman 2 sur Super Nintendo est l'un de mes plus grands souvenirs de jeunesse. Pendant les vacances, nous nous réunissions avec les potes pour se lancer dans des tournois endiablés.

Dès la NES apparaît le multitap pour jouer à 4 joueurs comme Super Spike VBall ou
World Cup

La PC Engine est son multitap pour Bomberman. Jeu mythique parmi les mythiques

Un multitap officiel pour la Super Nintendo produit par Hudson Soft ? Un deuxième massacre pour Bomberman en perspective.

Autre titre issu d'une licence de jouet miniature va marquer les esprits: Micromachines. Arborant avec originalité deux ports supplémentaires sur la cartouche de jeu elle-même, l'idée permettait d'effectuer quelques économies lors de l'achat du jeu. L'ensemble de ces jeux à 4 joueurs possédait une caractéristique commune pour un souci de lisibilité : les joueurs partagent le même écran. En effet, l'écran splitté pour 2 joueurs n'était utilisé que pour les jeux de course.

 

b) L'émergence de la 3D sur 32 et 64bits 1995-2000

L'arrivée de la représentation en 3D de l'environnement (non, nous ne sommes pas encore à la 3DS !!!) annonce la 5eme génération de consoles de jeux, la Playstation, Saturn ou encore la Nintendo 64, et une évolution dans les catégories de jeux multijoueurs. Ainsi les genres beat'em all, run and gun et shoot'em up sont en voie de disparition car leurs gameplays s'adaptent mal cette nouvelle mode. Mais d'autres genres vont rapidement venir les remplacer. Bien que présentes depuis des années, la simulation sportive ne s'est jamais aussi bien porté que pendant l'ère 32bits grâce aux progrès phénoménales réalisés dans les simulations . Notons l'indétronable Gran turismo pour les voitures, l'important Fifa ou ISS (International Superstar Soccer, futur PES) pour le football. L'affrontement entre les 2 joueurs devient moins arcade et plus stratégique. Avoir les meilleurs réglages, la meilleure formation... deviennent autant de critères supplémentaires pour pouvoir vaincre son partenaire.

 

Gran turismo est l'un de plus grand jeu de course même encore aujourd'hui. N'étant pas bon en simulation automobile, il représente pour moi une longue série de défaites et de frustrations.

 

Enfin, avec l'intégration des 4 ports directement dans la console, Nintendo offrit pour la première fois la possibilité de jouer jusqu'à 4 sans l'utilisation de multitap. La Nintendo 64 a été souvent décriée à juste titre pour son port cartouche un peu retrograde à l'heure du CD-ROM. Pourtant, elle a permis à un nouveau genre, en plein essor sur PC, de venir titiller les terres des consoles de salon : les FPS. Goldeneye et son mode multijoueur fera parti des rares jeux à faire de nombreux envieux parmi les possesseurs de consoles concurrentes. Avec la Nintendo 64 se démocratise l'écran splitté en 4 mais il faut bien avouer que la lisibilité du jeu s'en retrouvait fortement affectée. Heureusement que le plaisir de jeu nous faisait oublier ce désagréable soucis technique.

Goldeneye 64, son mode multijoueur a souvent été copié mais jamais égalé. Activision va tenter de restaurer ce jeu légendaire sur Wii mais attendons de voir le résultat avant de crier victoire.


II)              L'avènement des compatibles PCs

a)      L'essor du réseau, des FPS et des STR

Après la lutte emblématique et acharnée entre l'Atari ST et l'Amiga (alors lequel est le meilleur ?), le début des années 90 marque l'arrivée en force des ordinateurs personnels compatible PC. L'utilisation du MS/DOS bat son plein, Windows 3.0 marque le premier vrai succès de ce nouveau système d'exploitation. Mais la révolution pour le multijoueur arrivera un beau jour de décembre 1993 : DOOM.

Une couverture mythique pour un jeu tout aussi mythique. Respect pour le maître du genre.

DOOM a non seulement permis de démocratiser le FPS comme nouveau genre émergent mais il permit aussi de démocratiser pour la première fois le jeu multi-multijoueur en réseau, une véritable bombe atomique !!!. Par le biais de titre marquant comme DOOM, DOOM 2, Quake, Duke Nukem 3D les FPS deviennent les jeux les plus pratiqués sur PC dans les années 90. L'arrivée du légendaire Half-Life et de Counter Strike imposa définitivement le FPS en réseau comme le nouveau genre incontournable du début des années 2000.

Jamais un mod de jeu n'était devenu plus populaire que son jeu d'origine. Counter Strike symbolise le jeu en réseau même encore aujourd'hui.

 

L'avènement du jeu en réseau au début des années 90 marquera aussi l'arrivée d'un autre genre , cher aux PCistes, et qui n'a toujours pas été porté avec succès sur consoles de salon : le STR. Dune 2 sorti en 1992 ( Westwood Studio), annonce quelques prémisses mais c'est véritablement l'arrivée sur le marché de Command and Conquer (du même studio) et de Warcraft 1 et 2 de Blizzard Entertainment, dans les années 1995-96, qui marqueront la naissance du STR . Les escarmouches multijoueurs en LAN deviennent des lieux d'affrontement stratégique, de véritables parties d'échec où tous les coups sont permis pour abattre la cité adverse. Le STR multijoueur aura apporté une longévité hors norme à certains titres comme l'indétronable Starcraft, ou bien Age of Empires 2.

Je ne vous cache pas que les LAN de DOOM 2 ou de Warcraft 2/Alerte Rouge ont bercé mon adolescence. J'avais un ami dont le père était un bon « geek » et on passait des week-ends entiers à s'affronter sur des parties toutes plus épiques les unes que les autres. Plus tard, il profitait des pauses pour nous mettre des trempes à Mario Kart 64, bref un père idéal !

Beaucoup de salles réseaux virent progressivement le jour et on pouvait s'y adonner au plaisir du jeu en réseau sans avoir à installer tout le matériel dans la cave d'un pote. Mais avec le développement très rapide du réseau Internet dans les foyers, ces salles disparurent à peine quelques années après leur ouverture.

Starcraft et le service Battle.net mis en place par Blizzard permettra aux joueurs du monde entier de s'affronter dans une interface particulièrement ergonomique et facile à maîtriser.

b)      L'arrivée des MMO et MMORPG dans les année 90

Contrairement à une croyance commune : Ultima Online n'est pas le premier MMORPG de l'histoire, loin de là. Attribué à Neverwinter Nights (le premier, pas celui de Bioware) en 1991, Ultima Online reste cependant le 1er MMORPG ayant connu un véritable succès. Les MMO en général ont apporté une dimension supérieure au jeu en réseau et au jeu multijoueur : on ne joue plus avec ses potes dans une cave sombre mais avec/contre des gens que l'on ne connaît pas dans des univers persistants. On peut dire que le MMO représente l'évolution « ultime » du jeu multijoueur pourtant, dans les années 90, leurs nombres restent encore restreints... L'arrivée d'Everquest en 1999 marqua le premier grand succès des MMORPG en représentation 3D.

    

 

Conclusion : L'arrivée du jeu en réseau puis d'Internet à considérablement changer notre façon de concevoir les jeux multijoueurs. Tout à évoluer très rapidement à l'image de la disparition des salles d'arcade et des salles de réseau. Certains genres n'ont pas survécu à l'arrivée de la 3D (beat'em all en tête) et d'autres ont émergé jusqu'à devenir l'un des genres le plus pratiqué à l'heure actuel : le FPS. La distinction entre les mondes en reseau du PC et le multi-manette des consoles de jeux va rapidement s'estomper dans les années 2000 vers une pratique du jeu multijoueur de plus en plus interconnecté. 

 



 

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Réflexions personnelles

Bonjour à tous.

 

J'ai eu l'envie de rédiger cet article suite à différentes discussions avec des amis. Son but est de vous faire partager ma vision de l'évolution du jeu vidéo multijoueur comme je l'ai ressentie ces dernières années, de nous amener à réfléchir et débattre sur l'avenir de ces différents modes de jeux.

Dans ce dossier, j'ai fait le choix de parler des événements ou des jeux qui ont marqué à leur façon le jeu multijoueur, même si parfois, ils ne sont pas forcement les premiers « historiques ». J'assume ces choix et si vous estimez que j'ai loupé un événement important, n'hésitez pas à me faire la remarque et je l'intégrerai dans l'article. L'article se présente en 3 parties en fonction des décennies : les années 70-80 (1ère partie), les années 90 (2ème partie) et les années 2000 (dernière partie). Je vous souhaite une bonne lecture et n'hésitez pas à laisser en commentaire vos anecdotes de parties inoubliables avec vos potes.

 

Années 1972-1987 : Les origines 

 

I)      Une histoire de  borne d'arcade  

 

                  a) Qui sera le plus fort ?

 

Etonnement, le jeu multijoueur a débuté lors de la première génération de console de jeux avec l'Odyssey de Magnavox au début des années 1970. En effet, la console était équipée de deux contrôleurs du plus bel effet. L'un des prototypes permettait de jouer au Tennis, et serait ce l'ancêtre historique du mythique Pong (1972). Et c'est bel et bien avec ce dernier que commence véritablement l'histoire du jeu vidéo et dans le même temps « du jeu vidéo à plusieurs »

 

Il n'y a pas à dire, la Magnavox possède un certain charme proche du steampunk.

 

Réduisant les contrôles à une simple molette, Pong permis non seulement de démocratiser le tout premier jeu vidéo grâce à la borne d'arcade mais aussi d'offrir la possibilité, à deux personnes, de s'affronter simultanément sur un jeu vidéo intéractif. Cette notion est très importante car le jeu à plusieurs peut se décliner sous deux formes : le jeu simultané ou par alternance. Afin de soulager ce dossier déjà suffisamment long, c'est autour de cette première forme que ce dossier s'articulera.

Pouvoir interagir simultanément sur une même partie et d'affronter un ami est sans conteste l'un des facteurs ayant contribué au succès commercial de Pong. Battre l'IA, c'est bien ! Battre son meilleur pote, c'est mieux ! Et si on peut battre 3 de ces potes ? (Quadrapong) Bon vous avez compris...

 

La borne qui marqua l'histoire des jeux video. Prônant fièrement ces deux molettes avec l'inscription mythique : « Player 1 » et « Player 2 »

 

Je n'ai jamais pu essayer cette borne à quatre joueurs. Mais le fun, et les coups de coude déstabilisateur devaient pleuvoir lors des parties.

 

Etrangement, après le phénomène Pong, il faudra attendre presque 10 ans avant de revoir sur le devant de la scène des bornes d'arcade proposant du « multijoueur simultané ». En effet, la plupart des titres arcades marquants, comme Breakout, Asteroid, Pac-Man, Galaga, Donkey Kong, Kung Fu Maste, se jouent à deux... mais en alternance. Peut être que quelques vieilles bornes doivent échapper à ma mémoire, mais il me semble que seul Warlords en 1980 proposent la possibilité de s'affronter jusqu'à 4 joueurs en simultanés.

 

A l'image de Quadrapong, le design de la borne de Warlords ne manque pas de charme.

 

Comme pour compenser, 1983 sera définitivement une année à part. Mis à part ma venue au monde, elle marquera par : le premier et unique krach du jeu vidéo aux Etats Unis, l'arrivée de la mythologique « Famicom » au Japon et l'Arcade de Mario Bros avec un grand A. Souvent confondu avec Super Mario Bros sur Famicom, Mario Bros marque le vrai retour du jeu d'arcade à deux. De nouveau, l'affrontement est au centre du gameplay et le plaisir est immédiat. Même des années plus tard, je me rappelle encore du nombre incalculable de parties que j'ai fait contre ma s½ur pour lui prouver qui était définitivement le plus fort de la famille (et je n'ai pas toujours gagné).

 

 

Le premier Mario Bros est une pure merveille par son gameplay novateur. La tension lors de l'affrontement est à son paroxisme, les premières fourberies de l'histoire du jeu commencent à être imaginées.

 

L'année suivante voit l'arrivée des VS-System de Nintendo (décidément, c'est toujours les mêmes qui reviennent :-)). Ces bornes d'arcades avec deux écranssont commercialisées au pays de l'Oncle Sam afin de tester le concept de la Famicom. En effet, le krach est encore dans les esprits et Nintendo se montre prudent avant d'inonder le marché américain. Pour une des rares fois de l'histoire, ce sont les titres de la Famicom qui sont adaptés en arcade et non l'inverse. La gamme des VS sera arrêtée en 1986 aux Etats-unis mais de nouvelles arcades multijoueurs vont rapidement faire leur apparition.

 

Chéri, à partir de ce soir, c'est chambre à part!

 

b) Bon, faisons la paix et non la guerre (heu... enfin juste entre nous : aux ARMES !!!)

 

De son coté, Gauntlet propose en 1985 à 4 joueurs de s'entraider pour participer à un même massacre. Le Hack'n'slash est inventé. Saluons l'effort et la beauté de cette borne unique en son genre.

 

 

Je pense qu'on devait se sentir particulièrement « proche » de ses amis en jouant sur cette magnifique borne.

 

En 1986, Bubble Bobble sur arcade apportent définitivement une évolution dans le jeu à plusieurs. Outre le fait que son gamepay est tout juste un pur chef d'½uvre, il propose enfin un mode deux joueurs en totale coopération : finir ensemble. Jusqu'à présent, les modes deux joueurs reposaient sur l'affrontement de deux partenaires, pour une fois l'objectif du jeu est plus pacifiste. Je ne pense pas que Bubble Bobble soit le tout premier jeu à proposer un tel mode (ex : Gauntlet), mais il est assurément celui qui le démocratisa auprès du grand public. « Dis chérie, tu viens avec moi en salle d'arcade pour jouer à Bubble Bobble ? »

 

Avec son design kawaï, Bubble Bobble peut être considéré aujourd'hui comme l'un des meilleurs titres à pratiquer à deux. Surtout quand le partenaire était du sexe opposé.

 

Mais le séisme de la coopération du jeu Bubble Bobble déclencha le tsunami de Double Dragon. La révolution du Beat'em all est en marche et elle se fera main dans la main avec votre meilleur pote. Allons sauvez cette malheureuse demoiselle en détresse à l'aide de nospetits poings. Pour plus d'informations, je vous renvoie à l'excellent article sur l'histoire de Double Dragon paru dans Pix'n Love n°7.

 

A là fin des années 80 et au début des années 90, les beat'em all étaient légions, le plaisir de jeu immense et l'industrie fut marquée d'un grand nombre de titres inoubliables.

 

II)         Les consoles de jeux

 

Pendant ce temps-la, au pays des consoles de salon, le multijoueur bat son plein. En effet, proposer la possibilité d'utiliser deux contrôleurs devient un argument de vente essentiel. En effet, la plupart des consoles aux jeux pré-intégrés des années 70 ne présentent que des jeux dérivés de Pong (voir H.S Game Museum n°1) avec leurs contrôleurs - molette (illustration sur la Color TV-game 15 de Nintendo sortie en 1977 au Japon). 

 

Les premières "vraies" consoles de jeux de Nintendo, et mine de rien il y en a eu un paquet en tout genre avant l'arrivée de la Famicom. Encore une fois je vous renvoie au magnifique travail réalisé par Florent Gorges dans l'Histoire de Nintendo volume 1.

 

Pourtant, de l'autre coté du Pacifique, une console à cartouche interchangeable sort en octobre 1977 aux Etats-Unis : l'Atari 2600. Ce n'est pas la première console à cartouche de l'histoire mais c'est indubitablement la première à avoir marqué son époque. Les 2 contrôleurs ont évolués en joystick permettant de s'adonner au plaisir de jouer à deux , aux adaptations des hits d'arcades. Dès la sortie de la console, des jeux comme Combat ou Indy 500 permettent enfin de merveilleux carnages dans des environnements différents de Pong. Même Mario Bros sera adapté en 1983 sur Atari 2600. Avec le recul, il est vrai que les consoles de jeux avaient pris, avant le krach de 1983, une avance considérable sur leur grande s½ur arcade sur le mode multijoueur.

 

La joie des graphismes de l'Atari 2600, je pense qu'il faut avoir grandi avec dans son enfance pour l'apprécier aujourd'hui à l'heure du toujours plus beau, toujours plus fort. Même si c'est antérieur à ma génération, je ne peux m'empêcher d'être impressionné par l'ingéniosité des programmeurs de l'époque.

Je pourrais évidemment parler de l'ensemble des systèmes majeurs de cette époque comme le Vectrex, Intellivision, Colecovision ou encore le Sega SG-1000 mais le gameplay du jeu multijoueur n'a que peu évolué avec ces nouvelles plateformes.

 

Conclusion :

En parallèle sur consoles de salon et borne d'arcade, deux styles de jeux multijoueurs simultanés ont émergé l'un après l'autre : l'affrontement et la coopération. Ils seront les mécaniques de base de l'ensemble des jeux développés par la suite. Progressivement, des « catégories » ou genres de jeu commence à émerger : le beat'em all , le shoot'em up... mais il faut attendre les années 90 pour que ces catégories atteignent leur apogée.

  

P.S: Il semble indéniable que l'évolution du jeu multijoueur s'est effectuée en parallèle de l'évolution des contrôleurs. La molette, les joysticks, l'arrivée de la croix multidirectionnelle... l'amélioration des contrôles ont permis d'augmenter le plaisir de jeu, et donc le plaisir de jouer ensemble. Je ne souhaite pas aborder l'influence de cette évolution sur certains jeux en particulier qui serait trop complexe pour cet article mais je vous invite chaleureusement à lire le dossier réalisé dans IG Magazine n°6.

 

Voilà pour cette première partie. J'espère pouvoir publier les 2 autres dans la soirée. A très Bientôt.

Subby-kun

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Édito

Sur ce blog, je souhaite débattre de jeux vidéo mais aussi de divers domaines comme le cinéma, la BD, les jeux de société, l'Art graphique... Autant de sujets qui me passionnent et dont je souhaite partager ma passion avec vous. N'hésitez pas à laisser vos remarques et commentaires.

 

 

 

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