Les périgrinations d'un Gamer Auvergnat.

Par StullKid128 Blog créé le 03/05/11 Mis à jour le 24/06/12 à 22h21

Bonjour, bonjour,
Je viens de réaliser que je ne m'étais jamais présenté...donc en attendant un article dédié...ben, Salut ! J'espère que vous, qui êtes de passage ici, ne fuirez pas trop rapidement, parce que j'ai peut-être des trucs sympa à vous montrer... :)

Ajouter aux favoris
Signaler

 

 

 

Mon premier client...


Image honteusement volée à Gameblog, qui l'avait récupéré en caméra caché, au mépris de tout danger...

 

Après cette fumeuse déclaration d'amour aux Loosers du jeu vidéo, j'ai longuement réfléchi (enfin pas tant que ça...) au premier d'entre eux que j'allais ici mettre en avant (à supposer que je continue par la suite, parce que moi et la Flemme, nous sommes très amis depuis plusieurs années...).

J'aurai pu vous conter ma rencontre avec le difforme petit frère de Resident Evil 4, si maltraité depuis quelques années, mais je ne veux pas commencer par vous dégouter avec cette relation contre-nature. J'aurai pu éclairer la vilaine frimousse d'un Edward Carnby bien seul à New York ou encore vous détailler les quelques heures que j'ai passé à fricoter avec le boiteux successeur d'un certain Shadow Man (qui peut-être lui aussi mériterait de passer un peu de temps avec nous, enfin d'après certains podcasts de la Rédaction...).

 

                         

Mais non, après mûre réflexion, je commencerai cette GRANDE chronique par le mirifique, le grandiose, le bien nommé (là je ne sais toujours pas de quel jeu je vais vous parler, mais laissez moi 5 minutes et je trouve...)...

 

...(euh 5 minutes c'est peut-être pas assez long en fait)...

 

                 Bon allez je sèche donc ça sera ALONE IN THE DARK (oui désolé il ya 5 lignes j'ai dis que ça serait pas celui-ci, mais bon, l'inspiration c'est l'inspiration...).

 

                                                            

Alors donc, Alone in the Dark. Comme vous l'aurai compris, il s'agit de l'épisode mi-suite, mi-reboot (enfin de nom...), ex-Alone in the Dark 5, qui vit le jour en l'an de grâce 2008 sur Xbox 360, Wii et PC (la version PS3 étant sortie plus tard avec quelques modifications, nous n'en parlerons pas ici...enfin c'est surtout parce que je ne l'ai pas essayée celle-ci...).

Donc ce grand jeu, issu de la fabuleuse série Alone in the Dark, à l'origine même du genre survival-horror (mais dont M. Mikami n'aurai jamais entendu parler...hum hum...), est sortit en 2008, édité par Atari (et là tout est dit...) et développé par Eden Game, le studio à l'origine du fameux V-Rally d'Infogrames. 

 

V-Rally, référence du jeu de rallye en des temps immémoriaux (ce commentaire est destiné aux plus jeunes).

 

Il s'agit donc d'un survival-horror dans la lignée de ses prédécesseurs, quoiqu'un peu plus action et surtout beaucoup plus sandbox, qui nous offre comme terrain de jeu une modélisation fidèle (zombies mis à part) du célèbre Central Park de New York , où l'ont peut se balader à loisir pour occire du démon.

                                                          

                                                         

Central Park, New York, USA , mais sans les démons.

 

Voilà pour la présentation principale, donc maintenant on va entrer dans le vif du sujet et c'est vrai que ce n'est pas toujours joli à voir...Ah oui au fait il est question de la version 360 ici, pour la Wii, on y reviendra plus tard.

Le jeu ne met donc dans la peau d'un Edward Carnby (le héros originel de la saga) amnésique, qui commence son périple dans un  building anonyme New Yorkais. Bon le scénario n'est pas très original, mais on y reviendra.

Pour l'instant on va se concentrer sur le pire du pire...les passages que je ne peux décemment pas défendre. Donc peu après le début du jeu (après avoir réussi à s'enfuir difficilement du building qui a décidé de se la jouer  2012-Le film), on se retrouve au volant d'un véhicule à moteur qui semble être une voiture...enfin je dis semble parce qu'une fois le volant entre les mains, on se demande ce que ce véhicule a de la voiture...

Les talentueux développeurs de V-Rally qui mettent des phases de conduite dans un survival, ça ne peut que varier le gameplay et faire le plaisir du joueur, non ? Eh bien la réponse est non...

Dans Alone, on se demande si l'équipe à l'origine des V-Rally fait toujours partie de la maison, ou s'ils n'ont pas subit la même perte de mémoire que notre amis Edward, tant la conduite s'avère catastrophique. Elle est tout bonnement injouable, les voitures ont un comportement incohérent et illogique et cerise sur le gâteau, la phase de jeu en question nous demande de fuir la ville qui s'effondre au fur et à mesure de notre avancée. Eviter de prendre des buildings sur la tronche quand on a déjà du mal à prendre un virage sans manger un mur, ça se révèle assez compliqué...

                                       

C'est ici qu'apparait la première bonne idée du jeu (dans un autre titre cela n'aurait sans doute pas eu la même importance, mais ici elle est primordiale...). Le découpage en mode série télé et surtout la possibilité de sauter les passages trop compliqués, chiants, inutiles ou autre...et là je dis merci au gars qui a eu cette idée de génie. Car pouvoir éviter de souffrir en zappant ces scènes de conduite inhumaine est peut-être ce qui m'a sauvé le jeu.

Donc on zappe cette scène à la con. Bien malheureusement par contre, parce que l'idée de base, de fuir la destruction de la ville avec en fond la bande son épique et magistrale du jeu était une bonne idée...malheureusement les mecs talentueux de V-Rally était en RTT ce jour là...

 

 

 

Ce qui nous amène à parler du gros point fort du jeu, la bande son.  Composée par le frenchy Olivier Deriviere et interprétée par The Mystery of Bulgarian Voices, la musique épique et magistrale du jeu m'a permis de rester dans l'ambiance, malgré les bugs à répétition et les scènes foireuses. Je n'en dirais pas plus sur cette bande son, parce que je ne suis pas critique musical et que j'y connais rien, mais en tout cas elle est vraiment bien.

                                                                

Après cette petite parenthèse musicale qui nous prouve que la musique, parfois, c'est bien (désolé mais j'ai été traumatisé par les cours de musique du collège...), revenons à nos moutons, enfin nos zombies. Oui comme vous l'avez peut-être compris depuis le début de ce grandiose article, les monstres Cthulhiens (ou Lovercraftiens comme vous voulez) du précédent épisode ont laissé leur place aux zombies originels du premier Alone. Donc on se retrouve en plein Central park à poutrer du zombie et ça c'est la classe (sauf quand on fait une saturation de l'espèce mais ça c'est tant pis pour vous...).

 

Alone in the Dark II et ses zombies...

Déjà armés, comme quoi RE5 n'a rien inventé...

 

Créature étrange tirée de Alone 4

 

Et pour finir, les "infectés" crasseux de Alone 5

 

Et ce qui est surtout classe dans ce jeu c'est la façon de poutrer ces fameux zombies. Ici on a un flingue et c'est tout, enfin je crois, ce point-ci est assez obscure dans ma mémoire, en tout cas si il y en a d'autres, on ne s'en sert pas tellement parce que le must c'est le côté Richard Dean Anderson de notre héros (non, non, pas celui qui bute des Goa'ulds ou des Réplicateurs à coup de P90, l'ancien, le bricolo, MacGayver, quoi.).

Et c'est aussi l'autre côté sandbox du jeu, celui ou on peut tenter tout et n'importe quoi, en espérant voir ces saloperies partir en fumer. Pour faire simple, Edward peut combiner la plupart des objets qu'il trouve. Une bouteille de détergent avec du ruban adhésif, une bouteille vide avec un peu d'essence (que l'ont aura préalablement siphonné sur les voiture du coin)  et un chiffon...tout et n'importe quoi, je vous dis. Et après quelques essais (oui y a des trucs qui ne font pas très mal), on finit par trouver la combine ultime pour se débarrasser de ces morts-vivants repoussants. Parce que oui j'ai oublié de le dire mais seul le feu (explosions comprises) peut en venir à bout, les balles ne font que les ralentir. Ce qui insuffle un vrai côté survival au jeu...qui plus est, on ne trouve pas des munitions ou des machins explosifs à chaque bosquet, donc la pression de se retrouver face a un truc pas cool, sans moyen de se défendre pousse aussi de ce côté là.

 

 

Et là, magie de la transition, je vais vous parler du feu et du moteur physique du jeu qui est quand même pas mal foutu. En fait dans Alone in the Dark le feu a une place primordiale (du fait que c'est la seule façon de se débarrasser définitivement des ennemis) et il a été traité avec cet égard. Le moteur physique du jeu permet donc au feu de vivre et de se propager d'une façon plutôt crédible. Une planche, une porte, une chaise, tout objet en bois peut servir de combustible et permettre au feu de se propager. Si on veut franchir une porte en bois on y fout le feu, si un ennemi pâbo vous barre la route et qu'une chaise traine dans le coin, allumez un feu de joie. Cet aspect de la gestion du feu est vraiment sympa, même si une fois dans le jeu toutes les possibilités du moteur ne sont pas exploitées à fond. Et c'est un peu le problème de cet Alone in the Dark, de bonnes idées, mais pas vraiment mises en place et bien utilisées.

 

Avant de passer aux gros côtés foirés du jeu (et ils sont nombreux...) on peut noter la gestion de l'inventaire plutôt sympa, en gros il s'agit de la veste du héros que l'ont ouvre pour y caser tout et n'importe quoi...bon en vrai il aurait l'aire bien  bouffis avec ses bouteilles et tous ces trucs planqués dans toutes ses poches. Mais là ça passe plutôt pas mal et ça rend la gestion de l'inventaire assez agréable.

Le monde ouvert est lui aussi assez sympa, on se balade un peu partout dans, le parc, on pique des bagnoles (l'intérieur des voitures est pas mal lui aussi, entièrement modélisé, on peut fouiller la boite à gants, allumer les phares, chercher les clefs sous le pare-soleil et...trafiquer les fils pour démarrer quand on ne trouve pas de clefs...). Bon après vu la qualité des phases en voitures, piquer des bagnoles n'est peut-être pas toujours une bonne idée, mais le parc est vaste et pour faire 500m, même laborieusement, c'est mieux qu'à pieds. Sinon le parc est rempli de secrets à trouver et de trucs méchants à détruire et l'ambiance générale est vraiment bien...

Bon voilà pour tous les côtés géniaux de Alone in the Dark, et si on s'arrêtait là, le jeu serait vraiment une tuerie, mais malheureusement pour lui, la mauvaise fée s'est penchée sur son berceau et l'a affublé de pas mal de difformités...

Donc pour faire simple, une maniabilité à la rue. Enfin presque, parce que j'ai quand même réussi à la dompter au bout de quelques temps et même s'il s'avère vraiment pas aisé, en pleine action, de combiner tous ces objets pour en faire des armes mortelles, on fini par s'y faire et à se prendre au jeu. Là aussi la maniabilité aurait méritée plus de soin et de peaufinage pour sortir un truc parfait. L'idée de base était vraiment bien mais le résultat est pas top. Sinon, on peut rajouter pléthore de bugs pas vraiment sympas (j'vous donnerai pas d'exemples, j'en ai plus en tête, mais ils y sont...). La conduite bien sûre, mais on l'a déjà assez dit.

Le scénario malheureusement fait aussi parti de ces foirades. Le pitch de base était pourtant vraiment alléchant. "Central Park, n'a pas été conçu comme un havre de paix pour les habitants de New York, mais pour quelque chose d'une nature bien différente. Aujourd'hui, la vérité est sur le point d'apparaître au grand jour !"

La campagne marketing autours de ce secret était vraiment aboutie elle aussi, mais final le scénario est plutôt bateau, le secret pas vraiment palpitant et le grand méchant du jeu, tellement prévisible que personne aurait imaginé qui il pouvait être.

Le seul bon point est le suspens et les cliffhangers de chaque épisodes qui poussent à poursuivre en s'attendant à une fin grandiose...Tout ça pour finir sur une fin des plus minable, bâclée et qui tombe comme ça brutalement alors que l'intensité de la confrontation finale attends son comble...Cette fin est le 2ème point que je ne peux vraiment pas défendre, tellement elle m'a déçu, après toutes ces heures passées à attendre le dénouement final.

             

Il y a sûrement des tas d'autres défauts qui font que  cet épisode d'Alone in the Dark ai reçu un mauvais accueil critique et public, mais vu que moi je me suis pour la plupart du temps amusé, je n'ai pas vraiment remarqué d'autres défauts...à part peut-être la version Wii, qui est un défaut à elle seule...on en parle ? Allez...

 

                                                                   
                                             

                       Pour ma défense, j'ai eu la version Wii en cadeau dans la version collector Wii...

 

 

  Alors la version Wii est développée pas Hydravision (les petits gars à l'origine des sympathiques Obscure...vous n'aimez pas ? Bon ça fera un jeu de plus à défendre...). Et pour faire court... FUYEZ-LA COMME LA PESTE !!!

                Ce jeu est indéfendable, injouable, buggué, laid...enfin tout. C'est le même en pire...Ses seules qualités sont la bande son (toujours la même) et la possibilité là encore de zapper les passages à la con...résultat, vu que le jeu entier est un passage à la con, on peut passer de l'intro à la fin, en 5 minutes et ça c'est classe !

 

                                                                    

Voila, reste plus que la version PS3, que, comme je l'ai dis plus haut, je n'ai pas essayé. Mais elle était censée corriger les défauts de la version 360, bâclée. En revoyant les phases de conduite (ouf), la maniabilité et tous les bugs. Le tout en rajoutant un gros monstre brutal...Du coup ça peut être pas mal, mais vu que je n'ai pas réussi à trouver de tests de cette version, je ne sais pas su tout ce qu'il en est.

 

Bon ben je pense que j'ai assez bien défendu ce pauvre petit jeu, délaissé par ses parents, mal terminé et mal éduqué. Il avait pourtant un énorme potentiel, des idées lumineuses et un bon moteur, mais l'histoire aura voulu qu'il soit sortit trop vite, pas terminé et que l'ensemble du monde le conspue de toute part...Mais moi j'ai aimé passer du temps avec lui, j'ai aimé poutrer des zombies moches dans un Central Park plus vrai que nature (enfin je crois, j'ai pas encore eu le temps d'y faire un tour...), combiner laborieusement des objets anodins pour en faire des armes mortels et surtout accompagner Edward et sa petite copine (dont j'ai zappé le nom) à travers cette aventure palpitante...enfin palpitante jusqu'à ce qu'on voit la fin...

Donc non, Alone in the Dark n'est pas un jeu de merde...et s'il en est un, m'en fout, je l'aime bien !


(Toutes les images illustrant cet article appartiennent à leur propriétaire respectif, M. Google Image...sauf les plus moches qui sont faites maison : ) )

Ajouter à mes favoris Commenter (2)

Commentaires

seblecaribou
Signaler
seblecaribou
J'ai pas tout lu mais je vais le faire. Ce Alone in the Dark, c'était l'un des jeux que j'attendais le plus!
Yao
Signaler
Yao
ça a l'air intéressant tout ça !! Je vais lire ça durant ma pause !
Les périgrinations d'un Gamer Auvergnat.

Édito

         Après plus d'un an tombé dans le puit de l'oubli, cet espace revient d'entre les morts pour une petite apparition fugace. Ne vous attendez pas à des mise à jours régulières ou de la news à gogo. Ici, peut-être, de temps en temps quelques articles viendront se tenir compagnie...ou pas...

Archives

Favoris