Nouvelles Réalités

Par Sowillo Blog créé le 04/03/16 Mis à jour le 12/07/17 à 15h56

Nos pratiques évoluent et avec elle notre réalité. Voyager par le jeu vidéo, le comics, le manga, le cinéma, la littérature, internet, et toutes ces "geekeries" créatrices de microcosmes de passionnés sont nos nouvelles réalités. News et analyses de cette passion qui est la nôtre.

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

De retour sur le devant de la scène après des années d’errance, Nintendo prouve avec sa Switch qu’il est toujours un grand maître du jeu vidéo. Retour sur les premiers mois de la console hybride et sur son avenir.

 La Wii U fut un échec. Inutile de le nier. Malgré quelques jeux d’une grande qualité – comme le dernier Smash Bros., Mario Kart 8, Splatoon ou encore Super Mario Maker – la console n’avait pas su convaincre. Une communication floue, un catalogue de jeu désertique et inégal, ce faux-pas a beaucoup d’explication. Heureusement, cette page se tourne désormais avec l’arrivée de la petite dernière de la firme japonaise qui, depuis sa sortie le 3 mars 2017, fait beaucoup parler d’elle. Quatre mois après, l’heure est venue de dresser un premier bilan de la nouvelle stratégie Nintendo.

La Switch s’est faite attendre. Longtemps cachée sous le mystérieux nom de code « NX », elle avait fait l’objet de fantasmes et de prévisions parfois loufoques. Dévoilée pour la première fois le 20 octobre 2016, la console hybride semble avoir convaincu, puisqu’en seulement un mois elle s’est écoulée à 2,74 millions d’exemplaires dans le monde et la firme japonaise vise les dix millions de ventes d’ici la fin d’année. En juillet, 250 000 consoles ont été vendues en France et plus d’un million au Japon et aux Etats-Unis.

 

Un catalogue de qualité

Fort, au lancement, d’un Breath of the Wild qui s’est instantanément hissé au panthéon, le catalogue de la Switch s’est progressivement complété de jeux indépendants de qualité (TumbleSeed, Kamiko) mais aussi de poids lourds au succès écrasant comme Mario Kart 8 Deluxe. D’autres jeux, qui laissaient perplexes de prime abord, se sont finalement révélé d’une qualité surprenante, comme Arms.

Après ce démarrage satisfaisant, la firme japonaise s’est livrée à de nombreuses annonces lors de l’E3 à Los Angeles. La simple existence de Metroid Prime 4 et d’un RPG Pokémon pour la Switch ont fini de confirmer l’engouement des joueurs. Un engouement qui se retrouve dans les chiffres, puisque lors de la semaine du 19 au 25 juin, les trois jeux les plus vendus en France sont tous des jeux Switch : Breath of the Wild, Mario Kart 8 Deluxe et Arms.

Super Mario Odyssey signe le retour du plombier sur console de salon dans un grand jeu 3D depuis Super Mario Galaxy 2.

L’erreur la plus importante de Nintendo avec sa précédente console a été de ne pas maintenir un rythme de sortie de jeu régulier. Pour cette raison, l’horizon Wii U était désertique. Heureusement, la firme japonaise semble avoir appris de ses erreurs, puisqu’on retrouve une sortie majeure tous les mois pour la Switch jusqu’à la fin de l’année 2017. Avec Splatoon 2 en juillet, Mario + Lapins Crétins : Kingdom Battle en août, Pokken Tournament DX en septembre, Super Mario Odyssey en octobre, Skyrim en Novembre et Fire Emblem Warriors et Xenoblade Chronicles 2 prévu également pour la fin d’année. Entre ces grosses sorties de nombreux autres jeux s’inviteront également sur la console.

Autre problème de la Wii U : son abandon par les éditeurs tiers. Ceux-ci semblent décider à exploiter le potentiel de Switch, puisqu’on retrouve des jeux comme FIFA ou Rocket League dans son catalogue. Reste à espérer que ce soutien perdurera dans le temps.

 

La « Nintendo Difference »

Certes, la Switch ne fait pas tourner les titres les plus gourmands en 4K 60 FPS. D’aucuns crieront au scandale, accusant la firme japonaise d’être en permanence en retard, comme avec sa Wii qui n’était pas une console HD, malgré la démocratisation de la haute définition par la Xbox 360. Mais Nintendo est-il vraiment en retard ? La Wii introduisait la détection de mouvement, largement reprise par ses concurrents avec le PS Move et Kinect. En remontant plus loin, on se rappelle que la Nintendo 64 avait également inventé les vibrations dans la manette (via le Rumble Pak) et démocratiser le stick analogique sur manette.

Aujourd’hui Nintendo propose également de la nouveauté, de l’unique. Avec sa console jouable en portable ou en sédentaire dans son salon, ou encore sa motion capture affinée et sa technologie de vibration impressionnante présente dans les Joy-Con, Nintendo fait encore montre de son savoir-faire vidéoludique.

Mais le jeu-vidéo ne se limite pas à sa capacité à être réaliste ou avoir des graphismes impressionnants. Au contraire, il repose avant toute chose sur l’expérience de jeu, le gameplay et les interactions du joueur avec l’univers dans lequel il évolue. C’est cette profonde essence du jeu-vidéo que Nintendo comprend plus que quiconque et qu’on retrouve dans sa fameuse « Nintendo Difference », clamée par Satoru Iwata, l’ancien président de la firme japonaise.

 

Construire un jeu par une nouvelle façon de jouer

Certains jeux sont avant tout conçs autour de leur histoire (The Last of Us, The Order 1886, Beyond Two Souls, Quantum Break), d’autres autour d’un sentiment (la peur pour Dead Space ou Resident Evil, la tristesse pour What Remains of Edith Finch, l’accomplissement pour Dark Souls).

De son côté, Nintendo veut d’abord inventer une nouvelle façon (du moins originale) de jouer – et construit son jeu autour de cette dernière. La forme dépend de la fonction – ce qui signifie que l’esthétique et l’histoire d’un jeu dépendent de ses mécaniques. Ainsi, Skyward Sword est axé autour de l’épée que le joueur manie avec la Wiimote. Super Mario Sunshine tourne autour de la nouvelle mécanique des fluides mise en place pour le jeu. Yoshi Woolly World s’accorde à son aspect textile et aux mécaniques qui en découlent. Même le tout premier Mario se fonde sur une mécanique de jeu aujourd’hui élémentaire : le saut. Bref, Nintendo travaille avec le c½ur du jeu vidéo : la façon de jouer, la mécanique de jeu. Car un jeu se doit avant tout d’être fun à jouer. Cette approche du game design est le secret de la réussite des productions de la firme de Kyoto.

Avec sa stratégie efficace apprise de ses erreurs et fidèle à son identité, Nintendo semble sur la bonne voie pour les mois et peut-être les années à venir.

 W.R-P.

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Actualités Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Attendue par beaucoup depuis son teaser de l’E3 2016, la nouvelle console de Microsoft s’est enfin dévoilée. La Xbox One X est la plus puissante console jamais mise au point. Mais dans quelle mesure s’ancre-t-elle dans la stratégie de Microsoft ?

 L’E3 est terminé et en cette fin de mois de juin, il est temps de dresser un bilan de cette première moitié de l’année 2017. Côté Microsoft, c’est en grande pompe que Phil Spencer et ses collègues ont présenté la petite dernière de la famille : la Xbox One X. Vantée comme la plus puissante console jamais créée, la One X (pour les intimes) – avec son GPU à 6 téraflops, ses 326 Go/s de bande passante et ses 12 Go de mémoire graphique GDDR5 – promet de faire tourner les jeux en 4K native.

Plus petite que la One et la One S, équipée d’un système de refroidissement liquide et d’une alimentation interne, la One X est un véritable petit trésor de technologie pour le monde de la console. Mais sans prétendre marcher sur les plates-bandes du PC, à qui s’adresse-t-elle ? Aux joueurs exigeants, expliquait Phil Spencer, quelques semaines avant l’annonce, en précisant qu’il s’agissait d’une console « Premium ». Disponible à partir du 7 novembre, au prix de 499¤ (celui de la Xbox One à sa sortie), va-t-elle séduire ? Probablement, oui, mais seulement les joueurs d’une niche bien précise.

Par ailleurs, le directeur de la branche Xbox concédait dans les colonnes du Business Insider que la Xbox One X n’allait pas générer beaucoup de profit : « ce n’est pas le hardware qui génère de l’argent, c’est la vente de jeux ».

X comme exclusivités ?

Les jeux, justement, ont bel et bien été la deuxième star de la conférence Xbox de l’E3 2017. Pas moins de 42 jeux ont été montrés, dont 22 exclusivités. De quoi impressionner ? Pas tant que ça. Sur les 22 prétendues exclusivités, seules 7 le sont véritablement (Forza Motosport 7, State of Decay 2, Sea of Thieves, Super Lucky’s Tale, Cuphead, Crackdown 3 et Ori and the Will of the Wisps) – les autres n’étant que des exclusivités temporaires. Or, les exclusivités temporaires ne contribuent pas à forger l’identité d’une console et encore moins, sur le long terme, à en dynamiser les ventes.

Alors quid de ses fameux jeux censés générer du profit ? Pour l’heure, le catalogue d’exclusivité de la Xbox One n’a pas fondamentalement à rougir – avec de belles surprises comme ReCore, Ori and the Blind Forest, ou Cuphead – mais il est inconstant et peine à se construire une identité forte comme celle que Sony s’est bâtie à coup de Last of Us, Uncharted, Horizon Zero Dawn et autres Days Gone et God of War.

Il est fort à parier que Microsoft espère que les joueurs prôneront la One X pour jouer aux jeux tiers, étant donné la promesse de visuels plus fins et d’une fluidité accrue par rapport à la concurrence. Mais il est fort probable que de futures vraies exclusivités non annoncées soient en préparation. En effet, les kits de développement de la Xbox One X sont arrivés tardivement chez les développeurs, qui pourraient déjà être au travail sur de futurs system-seller exclusifs.

 

La politique du First-Party

La politique First-Party s’améliore chez Microsoft depuis l’ascension de Phil Spencer à la tête du département Xbox. Pourtant, sur les sept studios internes détenus par la firme de Redmond, quatre sont dédiés à une franchise uniquement (343 Industries à Halo, The Coalition à Gears of War, Turn 10 à Forza Motosport et Mojang à Minecraft), deux à de petits jeux PC et mobiles (Microsoft Casual Games Team et Lift London) et le dernier, Rare, était dédié à Kinect jusqu’à récemment.

En face, chez Sony Interactive Entertainment, ce ne sont pas moins de 8 studios internes qui travaillent à la production de jeux exclusifs : Naughty Dog sur Uncharted et The Last of Us, Guerilla Games sur Horizon Zero Dawn, Santa Monica Studios sur God of War, sans compter Bend (Days Gone), Sucker Punch (InFamous) et Japan Studios (Gravity Rush, The Last Guardian, Knack).

La politique first party de Microsoft est donc encore timide, misant davantage sur des franchises phares déjà éprouvées, comme Halo et Forza. Parallèlement, le studio second-party comme Remedy Entertainment (Alan Wake, Quantum Brake) a annoncé que son prochain jeu serait multiplateforme et non exclusif. Une chose est sûre, Microsoft doit encore faire se preuves pour implanter sa Xbox One X sur le marché et convaincre ses joueurs et de potentiels indécis de franchir le pas. En attendant, espérons que la console trouve son public et convainque les développeurs de s’y intéresser.

Diviser… pour mieux vendre ?

Contrairement à un certain Don Mattrick dont les stratégies étaient douteuses, Phil Spencer s’est montré clair et ouvert d’esprit : hors de question d’obliger les joueurs Xbox à acheter une One X. Ainsi, tous les jeux qui sortiront sur une console seront compatibles avec l’autre. Cette approche démontre la dimension « premium » inhérente à la dernière console de Microsoft. Ainsi, cette dernière ne divise pas à proprement parler la communauté Xbox, mais propose différents paliers d’expérience. La One S pour les petits portes-feuille et/ou les joueurs peu exigeants et la One X pour les portes-feuille plus fournis et/ou les joueurs plus exigeants.

Pourtant il y a bien division, au-delà de la sphère Xbox. Une division que certains développeurs veulent esquiver. Ce qui s’illustre par le cas Assassin’s Creed Origins. Annoncé en grande pompe comme tournant en 4K sur Xbox One X, il aura suffi que Digital Foundry mette la main sur une démo pour se rendre compte qu’il ne s’agirait pas de 4K native mais plutôt d’une « upscale dynamique ». Ubisoft s’est alors défendu en expliquant ne pas vouloir créer d’inégalités entres les joueurs de One X et les joueurs de One classique ou de PS4. Nonsense. La différence n’est-elle pourtant pas le fondement même de la notion de concurrence et d’exclusivité ? Cette « explication » ébranle donc d’ores et déjà le concept de console mid-génération qui veut permettre à ceux qui le souhaitent de vivre une expérience améliorée.

Ce cas n’est pas sans rappeler le véritable frein au progrès qu’ont été la Xbox 360 et la PS3 à la fin de leur vie, suite à la transition vers les consoles actuelles. Les développeurs avaient en effet retenu leurs moyens pour permettre à leurs jeux de tourner sur les anciennes plateformes et ce afin de profiter le plus possible de leur parc étendu. Il reste donc à espérer que les autres studios ne prendront pas cet exemple et proposeront de véritables expériences plus fluides et plus fines grâce à la puissance de la One X.

W. R-P.

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Comme chaque année, l’E3 est le rendez-vous incontournable des passionnés du jeu vidéo. Cette fois encore, les éditeurs et constructeurs ont employé les grands moyens pour en mettre plein les yeux à leur public. En cette période charnière où les frontières entre PC et consoles sont aussi floues que les frontières entre générations de consoles, que promet cet E3 ? Analyse.

Nous étions plusieurs centaines de milliers de passionnés à sacrifier notre cycle du sommeil pour profiter du plaisir inégalable des conférences de l’E3 en direct, sur les plateformes de streaming de votre choix ou sur place pour les plus chanceux. Pendant plusieurs nuits et journées, nous étions tous réunis dans un seul but : en prendre plein les yeux et découvrir les promesses de demain. Nos appétits de gamers ont-ils été satisfaits ? C’est la question inévitable que tout le monde est en droit de se poser au terme de ce cycle de conférence.

EA : Ennui Avéré

Cette année, Electronic Arts ouvrait le bal des conférences. Après une entrée en matière de qualité, EA n’a pas pu s’empêcher de sombrer dans son habituel rituel d’interviews ennuyeuses à vous en décrocher la mâchoire avec une brochettes d’intervenants qui n’en finissait pas de parler de choses dont personne n’avait rien à faire. Le tout agrémenté du florilège de jeux sportifs annuels destiné à une niche particulière de joueurs – étrangement prêts à débourser chaque année le prix fort pour le même jeu simplement mis à jour. (**cache sa collection d’Assassin’s Creed**)

Outre le magnifique et tant attendu Battelfront II qui n’a surpris personne, ni par sa présence, ni par sa qualité, la véritable bonne cartouche d’EA a donc été l’inattendu A Way Out. Nouveau bébé du créateur du magnifique Brothers, A Tale of Two Sons, ce jeu de coopération vous plonge dans la peau de deux frères qui doivent s’échapper ensemble de prison. Permettant aux deux jours de jouer de manière totalement asymétrique (l’un pouvant être en pleine cinématique pendant que l’autre prépare votre évasion), A Way Out a l’air prometteur, développant le concept pour lequel Brothers semblait être un précurseur.

À retenir/surveiller :

  • A Way Out
  • Battlefront II (obviously...)

 

Microsoft : le festival de la 4K

Attendue au tournant, cette conférence représentait un enjeu majeur pour la firme américaine qui se devait de montrer à ses joueurs – et à la concurrence – qu’elle n’était pas hors-jeu en dévoilant, entre autres, sa nouvelle console. Résultat ? Mouais…

La Xbox One X s’installe donc maintenant dans le paysage comme la plus puissante console jamais créée… mais aussi la console qui aurait dû coûter 100¤ moins cher pour marquer cet E3 d’un coup de maître. Avec ses 499¤ (compréhensibles aux vues de la puissance de la bête), la Xbox One X reste cependant, comme c’était annoncé, un produit premium pour les grosses bourses. Dommage, il y avait un coup de poker à jouer.

Au-delà du hardware, il était grand temps pour Microsoft de se montrer présent sur la scène des jeux. La conférence fut effectivement un véritable festival, avec plus de 42 jeux présentés, dont 20 exclusivités… pour la plupart temporaires. Et je me suis surpris à grimacer bien trop souvent en voyant le terme « Console Launch Exclusive ». La Xbox pèche pour la faiblesse de son catalogue de vraie exclus définitives, là où la Playstation a le vent en poupe avec ses titres identitaires comme Horizon : Zero Dawn, The Last of Us, God of War, Days Gone, The Last Guardian, Uncharted, ou encore Bloodborne. Hélas, le trio Halo-Forza-Gears (au deux tiers absents de la conférence, d’ailleurs) est loin de suffire à les concurrencer. Les petites exceptions que sont le nouveau (mais magnifique) Ori, Sea of Thieves ou encore Cuphead ne sont pas des system seller qui s’inscrivent dans le temps comme des exclusivités qui définissent l’identité de la marque Xbox. Dommage pour Microsoft, qui avait là une belle occasion de reprendre du poil de la bête.

La Xbox One X aura tout de même eu l’occasion de montrer ce qu’elle a dans le ventre avec la sublime démo d’Anthem, développé par BioWare… qui n’est pas une exclu… Espérons que la firme de Redmond dévoilera dans les mois à venir de nouveaux jeux pour la X et, avec un peu de chance, de nouvelles IP exclusives, ce dont la One manque sévèrement.

 À retenir/surveiller :

  • Cuphead (enfin une date de sortie : 29 septembre !)
  • Ori and the Will of Wisps
  • The Last Night (au design magnifique)
  • Life is Strange : Before the Storm
  • Metro Exodus
  • Crackd... nan en fait tout le monde s'en fout :)
  • Super Lucky's Tale, un jeu de plateforme à l'ancienne tout mimi
  • Dragon Ball Figther Z, qui a l'air mortel
  • Anthem (prions de pas nous faire Watch Doguer)
  • Rétrocompatibilité poussée jusqu'à la première Xbox !

 

Bethesda ou "comment se la péter de n'avoir rien à montrer"

Avec un mystérieux Starfield, prétendu RPG science-fiction de style Skyrim-Fallout qui intriguait depuis que les rumeurs avaient émergé sur la toile et avec l’espoir – jamais vain – de voir poindre un Elder Scrolls VI, la conférence Bethesda semblait prometteuse. Elle ne s’est avérée être qu’une longue heure de vantardise sur des jeux déjà sortis avec seulement de brefs aperçus de quelques nouveaux jeux. Deux, au sens strict de la nouveauté.

À l’image de Fallout VR et Doom VFR (Virtual fucking Reality ?), Bethesda nous a servi de la nouveauté au goût de réchauffé. Le DLC-standalone de Dishonored II, maladroitement intitulé « la mort de l’outsider » (ce titre est vraiment peu inspiré) s’est avéré être, à mon sens, l’élément le plus intéressant de la conférence. The Evil Within 2 et Wolfenstein 2 étaient pressentis et n’ont pas montré de véritable gameplay, pas de quoi s’enthousiasmer. Quant à Elder Scrolls, prions pour que Bethesda permette à Skyrim, cette pauvre vache à lait, de se reposer enfin.

À retenir/surveiller :

  • Dishonored II : Death of the Outsider (pitié, changez moi ce titre !)
  • Wolfenstein 2 : A New Colossus

 

Devolver Digital : la parodie délicieuse

Si certains ne connaissaient pas Devolver Digital (Serious Sam, Absolver, …), c’est désormais révolu. L’éditeur a marqué les esprits par sa conférence trollesque de quinze minutes qui parodiait avec un humour noir et décalé tout ce qui cloche dans le monde du jeu vidéo et par extension, à l’E3. Son humour grinçant et ses non-annonces ont fait de cette conférence, à mon sens, le moment le plus marquant de cet E3. La conférence était suivie d’un PrePreShow qui était plutôt un PostPostShow d’une durée de… 10 heures où des individus farfelus (dirons-nous) ont enchaîné farce et nonsense sur un plateau déjanté où régnait le chaos, les silences gênants et la cringeness la plus délicieuse. Le tout ponctué de court-métrages, de pseudo-reportages à l’humour douteux, de faux match de catch entre des kaiju et des mascottes (victoire écrasante du American Beetle sur l’homme-pizza), de dessins-animés d’une qualité surprenante et d’interludes musicaux.

À retenir/surveiller :

  • Ce pauvre téléphone rouge qui a pris ultra cher sur le plateau et qui a servi de running gag alors que les 22 000 spectateurs – qui ont suivi le live pendant les 10 heures et dont je fais honteusement partie – savaient très bien qu’il n’était pas branché
  • Le présentateur du show qui était complètement déglingué
  • Ce moment gênant où un homme nu a débarqué sur le plateau
  • La victoire d'American Beetle
  • Un court métrage d'animation étonnamment touchant sur l'amour virtuel
  • L'essence même du cringe
  • Bordel, mais c'était quoi cette histoire de détective à tête de loup ?
  • Pourquoi j'ai suivi ce stream pendant 10 heures ?

 

PC Gaming Show

 

À retenir/surveiller :

  • Le présentateur
  • Ne faîtes plus cette conférence, s'il vous plait.

 

PS : En vérité, plusieurs jeux intéressants ont été montrés (Tunic, Y-Lands), et la discussion avec les développeurs est intéressante pour approfondir le sujet. Mais le format de présentation est hypnotique pour une conférence… rendez ça plus dynamique !

 

Ubisoft : l'amour et la passion

Ubisoft a souvent joué sur le « One more thing » - ce fameux dernier jeu présenté en fin de conférence pour époustoufler les spectateurs – et les grands effets. Cette année, ils ont probablement tenu la conférence la plus chaleureuse, solide et variée. Entre un Yves Guillemot (qu’on sait épuisé d’un lourd combat contre Bolloré) au sourire jovial sur scène avec Shigeru Miyamoto et un Michel Ancel ému aux larmes après l’annonce du tant attendu Beyond Good and Evil 2, cette conférence a ramené sur le devant de la scène ce qu’on peut avoir tendance à oublier : le côté humain et passionné du jeu vidéo. Et c’était beau.

Par ailleurs, la conférence en elle-même était sacrément bien calibrée. Dense, elle ne s’est attardée sur aucun de ses jeux, préférant le rythme au détail – le gameplay pouvant toujours être aperçu après lors des post-show et autres lives. Sans surprises, Mario + Lapins Crétins Kingdom Battle s’est enfin officialisé et ce jeu d’aventure tactique bien sympathique et tout mignon semble bien fun à jouer, avec un système de combat original qui n’est pas sans rappeler XCOM. Il y a également eu quelques bonnes surprises comme ce Starlink : Battle for Atlas, sorte de jeu space opéra exploitant une technologie NFC pour personnaliser les vaisseaux du jeu tout en les collectionnant IRL. D’autres jeux, plus ou moins attrayants, comme Skulls and Bones (Assassin’s Creed IV : Black Flag, sans Assassin’s Creed), The Crew 2, ou encore Far Cry 5, ont aussi montré le bout de leur nez.

À retenir/surveiller :

  • Mario + Lapins Crétin Kingdom Battle : pourquoi pas, ça a l’air pétillant, fun et original
  • Starlink : Battle for Atlas, même si on attendra d’en voir plus en termes de gameplay
  • Transferance, l’intriguant projet VR du studio SpectreVision de Elijah Wood (Oui oui) qui promet d’explorer les émotions et obsessions d’une famille.
  • BEYOND GOOD AND EVIL 2 !

 

Sony : l'excès de confiance

Un boulevard s’étendait aux pieds de Sony. Un boulevard que la firme japonaise n’a pas choisi d’emprunter. Si toutes les exclues déjà connues de la Playstation étaient bel et bien présentes et toujours de qualité, aucune surprise à l’horizon. Pas de grande fanfare, ni de nouveauté.

Le tunnel de jeu VR était décevant. Nous ne mentionnerons pas Bravo Team ou StarChild qui étaient exagérément oubliables mais la petite souris de Moss aura marqué les esprits. De toute évidence, le jeu de cette conférence restera, quoi qu’on en dise, le jeu de pêche en réalité virtuelle Final Fantasy (#tropdrôle).

À mon sens, God of War était le jeu le plus intéressant, avec son gameplay revisité et ses visuels saisissants. La neige du DLC de Horizon et le stand alone d’Uuncharted 4 ne rassasient pas. Spiderman, quant à lui, semble extrêmement bien ficelé bien que la démo présentée sente à plein le nez le script tout fait pour l’E3. A suivre. Enfin, Monster Hunter World promet, mais il ne s’agit pas ici d’une exclue.

La fin mot de la cette conférence ? La perplexité. Quid du gameplay solo de Battlefront II qu’EA avait promis pour la conférence Sony ? Qui d’un éventuel Bloodborne 2 ? Knack 2 ? The Last of Us II ?

À retenir/surveiller :

  • God of War (gameplay revu, visuels sublimes)
  • Final Pêche Simulator :)
  • Moss
  • Spiderman
  • Monster Hunter World

 

Nintendo is back !

Court, dense, efficace. Le spotlight de Nintendo a été l’occasion de montrer que la firme japonaise était de retour, et pour vous jouer de meilleurs tours. Avec de nombreux jeux en production et des sorties solides prévues jusqu’à la fin de l’année, Nintendo reprend sa place sur la scène et enchante ses joueurs.

Malgré l’absence de la moindre image, les annonces tonitruantes de Metroid Prime 4 et d’un RPG Pokémon pour la Switch ont fait leur effet (ils existent, et rien que pour ça, ils sont les meilleurs jeux de cet E3). Bien évidemment, Mario Odyssey s’est montré plus en détail avec du gameplay et une cinématique dévoilant les pouvoirs du chapeau. Grâce à ce dernier, le plombier moustachu pourra contrôler le moindre mob qu’il rencontre : du simple goomba à un tyrannosaure, les possibilités semblent nombreuses !

Autre point marquant : l’arrivée de Rocket League sur Switch et ce avec le cross-network (possibilité de jouer en ligne avec les joueurs PC et Xbox), le premier pour un jeu sur Nintendo et qui ne laisse augurer que du bon pour l’avenir de la console. Puis, dans la tranquillité la plus désinvolte, voilà qu’est annoncé un délicieux Metroid : Samus Returns, un remake « réimaginé » de Metroid 2, accompagné d’un amiibo Samus du plus bel effet.

À retenir/surveiller :

  • Metroid Pime 4
  • Le RPG Pokémon
  • Super Mario Odyssey
  • Metroid : Samus Returns
  • Les DLC Zelda, dont le deuxième trouve un titre : « Ode aux Prodiges » et se concentrera vraisemblablement sur les prodiges Revali, Mipha, Daruk et Urbosa
  • Xenoblade Chronicles 2
  • Des amiibooooooooos ! DES AMIIBOOOOOOOOOOOOOS !

 

Conclusion !

Le cycle des conférences est terminé et, comme chaque année, le moment (futile et absolument subjectif) de définir un vainqueur est arrivé. Cette année, l’E3 s’est montré relativement paisible, avec des éditeurs et constructeurs timides qui n’ont pas joué la carte du spectacle excessif ou du jeu mystère renversant.

À mon sens, Ubisoft et Nintendo remportent cet E3 main dans la main, avec des jeux, de la variété et de la qualité. Suivis de Microsoft qui s’est également concentré sur les jeux bien qu’on regrette l’absence de nouvelles exclues. Sony le talonne de près avec ses jeux de qualité – mais qu’on connait pour la plupart depuis plus d’un an. Enfin, Bethesda et EA, les deux grosses déceptions, terminent en dernière place.

Je plaisante : Devolver Digital, winner, sans avoir présenté de jeux.

 

W.R.P.

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Cinéma (Cinéma)

Enfin un lead féminin dans un film de super héros ! Condensé de badasserie en chaîne ou énième production mitigée ? Que donne ce quatrième film du DCU, le premier à mettre en scène un héros solo autre que Superman ? Verdict.

 

Après une brève – mais non moins transpirante de classe – introduction dans Batman v Superman : Dawn of Justice, l’héroïne au charisme qui ferait pâlir Batman est de retour dans son origin story. Wonder Woman, premier film de héros solo du DC cinematic universe (DCU) depuis Man of Steel, catalysait les espoirs des fans. Mais le film relance-t-il le DCU en bonne et due forme où s’inscrit-il dans la maladroite continuité de ses deux prédécesseurs (BvS, Suicide Squad) ? Pour une fois, les critiques semblent confiantes et ne retiennent pas leurs éloges. Attention, spoilers à l’horizon.

Enfin un lead féminin !

 

L’une des craintes qu’il était légitime de formuler avant de voir le film était que Wonder Woman – ou Diana pour les intimes – ne soit pas le véritable lead de son film, mais davantage le sidekick du premier rôle masculin : l’espion américain Steve Trevor. Premier bon point, elle n’est ni un personnage-fonction, ni un outil scénaristique et encore moins la simple motivation émotionnelle d’un homme. Ici, Wonder Woman n’est pas encore la combattante aguerrie entraperçue dans BvS et il lui reste encore beaucoup à apprendre, mais elle est véritablement l’héroïne. Elle incarne la justice, le courage, la force et des valeurs parfois plus humaines que celles de vrais humains. Plus fort encore, elle instille et inspire ces valeurs chez les autres. Il est à la fois agréable et inquiétant de se réjouir qu’un film d’une telle ampleur donne enfin ce rôle à jouer à un personnage féminin. Pourquoi est-ce une exception à saluer, et pas quelque chose de normal ? Just asking.

Une action maîtrisée

 

De nombreuses scènes d’actions mémorables ponctuent le film qui bâtit sans pression son histoire avec un rythme qui n’a pas peur de ralentir quand il le faut, ni d’accélérer juste au bon moment. Résultat : un patchwork plutôt maîtrisé qui se découpe en trois grands actes logiques bien que légèrement inégaux entre eux.

Le premier acte, sur l’île de Themyscira, n’est pas sans rappeler le kitsch des séries de la fin des années 1990 et du début des années 2000 comme Hercule ou encore Xena la guerrière. Mais une esthétique soignée tant au niveau des costumes, que de l’architecture, des paysages et de la mythologie introduite dans ces premières minutes du film ont tôt fait de pardonner le reste.

Themyscira, l'île des Amazone, dépayse par son esthétique et son architecture réussies

Pas de grosse surprise dans Wonder Woman. On devine très tôt comment se terminera le film et quand et comment interviendra le « twist » final. Rien de dérangeant, puisque ce n’est pas fondamentalement ce qu’on attend d’un blockbuster superhéroïque.

L’action, quant à elle, est une grande réussite. Quand certains semblent déçus par le rythme, je l’acclame au contraire. Wonder Woman donne le temps de souffler, de saisir les personnages (certains plus fonctions que d’autres) et leur profondeur. Mais quand elle se fâche et passe à l’action : frissons garantis ! Appuyée par son thème musical électrique, iconique et franchement audacieux, la princesse des Amazones fend l’écran par sa superbe. La scène du no man’s land, notamment, se démarque par une chorégraphie et un art du ralenti qui ont fait vibrer chacune des fibres de mon corps de spectateur ébahi. Et c’est exactement ce que j’attendais du film.

Grincements de dents

Hélas, j’ai grincé des dents bien plus souvent que je ne veux bien l’admettre.

L’une des premières phrases du héros est « je suis un gentil et eux, ce sont les méchants » (en parlant des allemands). Aïe. Une phrase qui aurait « limite » pu passer si on parlait de nazis, mais il s’agit ici de soldats allemands de la première guerre mondiale, qui ne font qu’obéir aux ordres de leurs supérieurs comme le font les soldats français, anglais, américains, russes, etc… Un manichéisme malvenu donc, même pour un film de super-héros : car ce conflit est bel et bien super… humain. Heureusement, ce propos est rattrapé à la toute fin du film mais j’y reviendrai ultérieurement.

Grinçons des dents encore un peu, avec une petite série de blagues portées sur les parties génitales de monsieur. Non seulement ces blagues sont vues et revues, mais en plus elles desservent, à mon sens, le propos du film. Outre leur caractère exagérément marvelien (ça ne se dit pas mais faisons comme), ces blagues embarquent les deux personnages principaux (Diana et Steve) dans une spirale « sexuelle » seulement quelques minutes après leur rencontre. Est-ce donc à dire qu’un lead féminin ne peut se passer, dans son film, de cette connotation sexuelle avec un homme ? La question me paraissait assez intéressante pour être posée. En rien ce détail n’a gâché le film, malgré le déroulement inéluctable de discussions sur le sexe homme/femme qui se poursuit ensuite jusqu’au dénouement de l’intrigue amoureuse à la fin du deuxième acte. Une intrigue qui sert l’évolution du personnage, mais dont le film pouvait largement se passer.

Pour une fois, c'est un homme - Steve Trevor - qui joue le rôle de l'intérêt amoureux de l'histoire. Même s'il hérite d'une belle part d'héroïsme

Nous ne nous attarderons pas outre mesure sur un antagoniste (Ludendorf) au plan largement faillible et aux motivations franchement douteuses. Ni sur des soldats complètement sourds et aveugles qui ne se rendent pas compte que leur général se fait administrer une sévère fessée, à quelques mètres d’eux dans un mirador visible depuis tout le reste de la base.

Noir ? Blanc ? Gris !

Ce que je reproche le plus aux blockbusters en général et particulièrement aux films de super-héros, c’est la culture de la surenchère. Il faut toujours plus impressionner, avec plus d’effets spéciaux, d’explosions et de combats spectaculaires à l’ampleur sans cesse croissante.

Milieu du troisième et dernier acte. Wonder Woman vient de tuer le général Ludendorf qu’elle pensait être Arès et… révélation : il n’est pas le dieu de la guerre. Arès n’est pas responsable de cette guerre. Oui, film ! Très bien ! Après des propos manichéens hasardeux, tu développes finalement un propos intéressant. Eh oui : l’humain s’est foutu lui-même dans la mélasse dans laquelle il stagne. Il n’avait pas besoin d’une entité divine maléfique pour cela. La guerre, il la déclenche parce qu’il n’est pas fondamentalement bon, ni fondamentalement mauvais. Il est simplement gris. Et comme le dit Steve Trevor lui-même « tout ça, c’est de notre faute à nous tous », excluant ainsi l’unique responsabilité des ‘méchants’ allemands. Ouf. Ainsi Wonder Woman laisse l’enfant amazone naïve derrière elle et devient la combattante responsable qu’elle doit être, suite à cette claque royale administrée par la réalité.

Le combat final contre Ludendorf est simple, se cantonne à une échelle humaine et synthétise les procédés utilisés jusqu’à maintenant : ralentis, chorégraphie maîtrisée, équilibre. Voilà ! Enfin un film de super héros qui ne surenchérit pas en… Ah non, Arès existe vraiment en fait. Il est super puissant. Combat dans les airs. Explosions partout. Feu. Bim. Bam. Boum.

Bien sûr, le combat contre Arès n’est pas excessif. Contrairement aux combats finaux de BvS et Suicide Squad, il est même plutôt raisonnable. Toutefois il dessert le propos du film qui, pourtant, était devenu très intéressant. Alors certes, Arès explique qu’il n’a pas déclenché la guerre, seulement l’évolution technologique menant aux armes qui permettent de la mener. Mais il était donc tout de même impliqué, là où son absence totale aurait été l’argument final d’un portrait critique de l’humanité et de ce dont elle est capable dans sa bêtise. Finalement la nécessité d’un combat époustouflant et d’un discours sur la force de l’amour contre la haine l’ont emporté sur une volonté (non moins existante, laissons-lui cela !) de faire quelque chose de différent en tout point.

Verdict

À ce jour, Wonder Woman est de loin l’un des films les plus solides du DC universe. Consistant, identitaire, rythmé, il relance avec succès l’espoir et les attentes pour la suite des aventures des héros de la Justice League. On y ressent encore la signature DC, même si celle-ci s’efface au profit d’une casualisation ou, oserait-on le dire, d’une marvelisation. Loin d’être exempt de défaut, mais encore plus loin d’être mauvais, Wonder Woman se détache de la noirceur inhérente des films DC (au profit d’un peu plus d’humour), sans pourtant s’en délester totalement. Un avant-goût de la tournure que va probablement prendre le DCU : ni blanc, ni noir… au final, plutôt gris.

W.R.P.

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Lorsque le secret de la Triforce est révélé au grand jour, la guerre éclate en Hyrule et un personnage aux sombres desseins, qui changera à jamais la face du royaume, fait son apparition : Ganondorf. (Re)découvrez l'histoire et les secrets de cette période de troubles et de guerre qui vit naître le légendaire Héros du Temps et engendra la séparation du temps en trois branches distinctes...

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Alors que le royaume d'Hyrule se construit et se développe au fil des âges, la rumeur du pouvoir des déesses se propage et la convoîtise se dévoile à nouveau. (Re)découvrons ensemble la suite de l'histoire de The Legend of Zelda en nous intéressant cette fois-ci aux ères du chaos et de la force ! Bon visionnage :)

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Verdoyantes étendues, hauteurs gelées, forêts luxuriantes et déserts ardents sont autant de paysages qui cadrent l’exploration propulsant le joueur de The Legend of Zelda Breath of the Wild dans une envoûtante fascination enfantine.

Peut-on découvrir et apprécier un jeu de la franchise Zelda à l’âge adulte, sans n’y avoir jamais goûté en étant enfant ? C’est une question que je me suis souvent posée et à laquelle je ne peux pas apporter de réponse, puisque, comme on dit, j’suis tombé dedans quand j’étais petit. À l’heure où une grande partie de la culture pratique la surenchère (blockbusters plus tonitruants les uns que les autres tant au cinéma qu’en jeux vidéo), comment s’amouracher de la simplicité enfantine de Zelda ? Breath of the Wild semble être le candidat idéal pour intéresser les néophytes, car il rassemble ce qui fait l’essence de la série et le sublime.

Ode à l’enfance

The Legend of Zelda, c’est une ode à l’enfance, à ce qui en fait la beauté toute simple et fascinante. C’est la féérie et l’épique qui s’entremêlent avec une alchimie maîtrisée. De la forêt Kokiri au château d’Hyrule, en passant par le lac Hylia, le domaine Zora ou encore la vallée Gerudo, les contrées hyliennes sont habitées d’un onirisme si particulier qui, à mon sens, joue une belle part dans l’enfance de tout un chacun. La curiosité, deuxième grand moteur des petits aventuriers en culotte courte, est un autre ingrédient dans la recette mystique de chaque Zelda. Un ingrédient largement récompensé dans Breath of the Wild. Qu’y a-t-il au sommet de cette montagne ? Derrière ce grand rocher ? En bas de cette falaise ? Au c½ur de cette forêt ? Il y aura toujours quelque chose : un coffre, un Korogu caché, un camp de bokoblin, une caverne à explorer, les ruines d’un hameau longtemps oublié, un sanctuaire, ou tout simplement, un paysage à vous couper le souffle.

De nos jours, beaucoup de jeux proposent aux joueurs d’évoluer dans leurs open worlds tous plus grands les uns que les autres. Si beaucoup sont de très bonne qualité, certains oublient leur raison d’être : un open world, c’est fait pour être exploré. Mais de nombreux jeux tuent dans l’½uf cette curiosité à coup d’objectifs fléchés, de trajectoires-guides, de GPS et autres marqueurs… Zelda réussit très bien là où les autres s’oublient : va mon enfant, va et découvre. Après un tutoriel long, mais lui-même plein de libertés, Link est lâché dans les grands espaces vertigineux d’Hyrule. Il peut alors aller au nord, mais aussi au sud, à l’ouest comme à l’est. Point de flèches, point de pointillés. Son seul guide : vos envies et votre curiosité.

Mais ce nouveau Zelda brille aussi par sa narration faite de non-dits ou de semi-dits. Vous reconstituez vous-même l’histoire à mesure que vous parcourez le monde, assemblant tel un puzzle les différentes pièces qui la composent. Une narration qui, seul petit défaut à mon sens, se passe un peu trop des sentiments de Link. Certes, notre petit Hylien tout de vert (ou plutôt de bleu) vêtu n’est que la projection du joueur dans les terres d’Hyrule, mais on regrettera tout de même l’absence d’émotions concrètes, comme le sourire hébété du Link de Wind Waker ou l’expression amoureuse de Link de Skyward Sword, affichées sur sa petite mine (bien trop mignonne d’ailleurs… **ahem**).

Inspiration

Breath of the Wild, c’est une bouffée d’air frais (pun intended). Un vrai rafraichissement vidéoludique et onirique, et même contemplatif. En cela, et par bien d’autres aspects, cet opus de la série Zelda se voit fortement (volontairement ou non) inspiré de l’½uvre Miyazakienne et plus largement des studios Ghibli. Les hautes herbes dansant sous la brise matinale, les vastes étendues sauvages hantées par de grandes créatures, une faune et une flore foisonnantes, un héros silencieux et solitaire, et le contraste entre technologie et nature sont autant d’éléments qui rappellent des ½uvres comme Le Château dans le Ciel, Princesse Mononoke, et Nausicaa et la Vallée du Vent pour ne citer qu’eux.

La musique est différente de ce qui se fait habituellement dans Zelda, mais elle est très réussie à sa manière. Minimaliste, elle s’axe autour d’un instrument en particulier : le piano. D’aucuns regrettent le retrait de la musique, mais le choix artistique que ce changement représente est en accord complet avec l’ambiance générale de contemplation et de voyage de cette expérience.

Fascination

Lorsque j’étais enfant, je ne rêvais que d’aventures et de découvertes. J’ai eu la chance de grandir en campagne : je partais épée en main (c’était un bâton), avec mon chien, explorer les champs et les forêts qui entouraient ma maison. Je ne savais pas ce que je cherchais, je voulais juste découvrir, m’émerveiller… et l’imagination faisait le reste. Breath of the Wild accomplit ce dont j’ai toujours rêvé quand j’étais ce petit explorateur un peu timide et pas forcément très courageux. Il m’offre un univers riche, féérique et coloré à explorer avec toute la curiosité qui a bercé mon enfance. Il transcende, sublime, ce qu’Ocarina of Time (le premier jeu auquel j’ai joué de toute ma vie) avait déclenché en moi : cette passion, cette fascination enfantine pour la féérie d’un monde merveilleux, passerelle onirique vers les sphères si chatoyantes de l’imagination, que je ne cesserai jamais de nourrir et de chérir.

 W.R.P.

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Pour comprendre un univers, il faut connaître les peuples qui l'habitent. C'est pour cela que ce deuxième épisode de The Lore of Zelda s'intéresse tout particulièrement aux habitants de Hyrule. Fouillons ensemble les aspects physiques et culturels des Gorons, des Zoras, des Kokiris, des Gerudos et des autres peuples du monde de Zelda.

 

 

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Les univers fictifs, créés par ceux qui adorent raconter des hitoires, regorgent de détails et de personnages fascinants. Partie intégrante d'un paysage narratif adulé, ou secrets habilement dissimulés entre les lignes, ces éléments constituent un folklore à part entière, bien qu'imaginaire. J'ai décidé de fouiller le coeur de ces mondes et des histoires qu'ils racontent et de les retranscrire en vidéo. Pour la première, dédiée à Zelda, je m'intéresse à la création d'Hyrule et à l'ère céleste.

 

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Fake (Geekerie)

L’année 2016 arrive enfin à son terme et après son lot de malheurs et de désillusions, il est temps pour nous de nous tourner vers un avenir plus radieux grâce aux forces merveilleuses de l’espoir. Dans cette wishlist, nous listons les 5 événements de la sphère geek que nous souhaiterions voir se produire en 2017, pour une année de grande qualité !

1. Le report de The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Que serait une nouvelle année sans son lot de déceptions liées aux reports de perles rares et tant attendues comme le prochain Zelda ? Espérons que l’année 2017 ne brise pas la chaîne et qu’elle continue, comme 2015 et 2016, à se délecter de nos larmes en se torchant le fessier avec notre crédulité d’enfants sages.

2. Un million de films Marvel réchauffés et de film DC maladroits. Nous y sommes habitués, depuis presque dix ans, chaque année est ponctuée de films de superhéros dont l’originalité est sans cesse renouvelée pour le plus grand plaisir des spectateurs. Espérons que 2017 sera toute aussi réussie à ce niveau-là et que ces films – réalisés pour la qualité et la morale de la société, et non pour l’argent, bien sûr – nous émerveillerons encore plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’à maintenant

3. La Playstation 4 Pro X + Ultra Edition, la Xbox Scorpio 4K Warrior Gaming et la Nintendo Switch Calgon 2 en 1. Les générations de consoles, c’est démodé et si 2016 nous en a montré un avant-goût avec la sortie de la Playstation 4 Pro, 2017 risque de frapper fort en nous délivrant une PS4 Pro X+ qui, en plus de prétendre d’afficher des jeux en 4K sans vraiment le faire, devrait peser plus de 50kg et comprendre un réfrigérateur et plusieurs ventilateurs industriels. De quoi passer de merveilleuses soirées de jeu. De son côté, Microsoft devrait sortir sa mystérieuse Xbox Scorpio à la puissance incroyable et qui fera pâlir de honte les One conventionnelles… pas plus de 4 ans après leur sortie. Quant à Nintendo, sa 2 en 1 interpelle mais les gamers sont sur leur réserve, de quoi cette machine hybride sera-t-elle vraiment capable ?

4. La poursuite des débats stériles. PC ou consoles ? Call of Duty ou Battlefield ? League of Legends ou Heroes of the Storm ? Xbox ou Playstation ? DC ou Marvel ? Nous les connaissons, les détestons mais les pratiquons tous, ces concours de kiki qui définissent la grande et belle communauté geek que nous sommes. Alors nous espérons que 2017 verra ces débats houleux se poursuivre à coups d’arguments et de contre arguments de qualité. Qui gagnerait entre Godzilla et King Kong ? Ou entre Mario armé d’un sabre laser et Solid Snake avec les pouvoirs de Harry Potter ? Ce ne sont que la projection de ces rêveries d’enfants qui font de ces débats stériles un puit de richesse bien plus intéressant qu’il n’y paraît, tant sur le fond que sur la forme. Si, si, j’vous assure.

5. La réalisation de nos fantaisies. Elles se cachent dans l’ombre, et laissent parfois échapper un murmure, une rumeur, qui parvient à notre oreille et nous interdit d’abandonner tout espoir… Elles portent des noms comme Half Life 3, Portal 3, Pokémon RPG, La Bataille pour la Terre du Milieu 3, Baten Kaitos 3… ces fantaisies dont on ose rêver mais qu’on s’interdit de trop attendre… Pourquoi 2017 ne les verrait-elle pas jaillir de l’ombre dans une pluie de pétales de roses comme le sauveur tant attendu de nos âmes en détresse ? On a le droit de rêver.

En espérant que 2017 se montre plus clémente que ne le fut 2016 à bien des égards, je vous souhaite une très bonne nouvelle année, ponctuée de bonheur et de la réalisation de vos rêves les plus fous, sur la route de nos Nouvelles Réalités !

 

 

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Édito

Nos pratiques évoluent et avec elle notre réalité. Voyager par le jeu vidéo, le comics, le manga, le cinéma, la littérature, internet, et toutes ces "geekeries" créatrices de microcosmes de passionnés sont nos nouvelles réalités. Ici, nous en parlons, nous en rions et nous débattons de ce qui nous fascine, nous passionne, nous surprend ou nous déçois. Bienvenue dans les Nouvelles Réalités !

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