Nouvelles Réalités

Par Sowillo Blog créé le 04/03/16 Mis à jour le 27/04/17 à 17h06

Salutations l'ami ! Les Nouvelles Réalités, ce sont ces passions populaires qui nous lient : jeu vidéo, cinéma, animation, internet et culture "geek" au sens large. Ici, tu trouveras idées, réflexions et actus sur nos nouvelles réalités :)

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Lorsque le secret de la Triforce est révélé au grand jour, la guerre éclate en Hyrule et un personnage aux sombres desseins, qui changera à jamais la face du royaume, fait son apparition : Ganondorf. (Re)découvrez l'histoire et les secrets de cette période de troubles et de guerre qui vit naître le légendaire Héros du Temps et engendra la séparation du temps en trois branches distinctes...

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Alors que le royaume d'Hyrule se construit et se développe au fil des âges, la rumeur du pouvoir des déesses se propage et la convoîtise se dévoile à nouveau. (Re)découvrons ensemble la suite de l'histoire de The Legend of Zelda en nous intéressant cette fois-ci aux ères du chaos et de la force ! Bon visionnage :)

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Verdoyantes étendues, hauteurs gelées, forêts luxuriantes et déserts ardents sont autant de paysages qui cadrent l’exploration propulsant le joueur de The Legend of Zelda Breath of the Wild dans une envoûtante fascination enfantine.

Peut-on découvrir et apprécier un jeu de la franchise Zelda à l’âge adulte, sans n’y avoir jamais goûté en étant enfant ? C’est une question que je me suis souvent posée et à laquelle je ne peux pas apporter de réponse, puisque, comme on dit, j’suis tombé dedans quand j’étais petit. À l’heure où une grande partie de la culture pratique la surenchère (blockbusters plus tonitruants les uns que les autres tant au cinéma qu’en jeux vidéo), comment s’amouracher de la simplicité enfantine de Zelda ? Breath of the Wild semble être le candidat idéal pour intéresser les néophytes, car il rassemble ce qui fait l’essence de la série et le sublime.

Ode à l’enfance

The Legend of Zelda, c’est une ode à l’enfance, à ce qui en fait la beauté toute simple et fascinante. C’est la féérie et l’épique qui s’entremêlent avec une alchimie maîtrisée. De la forêt Kokiri au château d’Hyrule, en passant par le lac Hylia, le domaine Zora ou encore la vallée Gerudo, les contrées hyliennes sont habitées d’un onirisme si particulier qui, à mon sens, joue une belle part dans l’enfance de tout un chacun. La curiosité, deuxième grand moteur des petits aventuriers en culotte courte, est un autre ingrédient dans la recette mystique de chaque Zelda. Un ingrédient largement récompensé dans Breath of the Wild. Qu’y a-t-il au sommet de cette montagne ? Derrière ce grand rocher ? En bas de cette falaise ? Au c½ur de cette forêt ? Il y aura toujours quelque chose : un coffre, un Korogu caché, un camp de bokoblin, une caverne à explorer, les ruines d’un hameau longtemps oublié, un sanctuaire, ou tout simplement, un paysage à vous couper le souffle.

De nos jours, beaucoup de jeux proposent aux joueurs d’évoluer dans leurs open worlds tous plus grands les uns que les autres. Si beaucoup sont de très bonne qualité, certains oublient leur raison d’être : un open world, c’est fait pour être exploré. Mais de nombreux jeux tuent dans l’½uf cette curiosité à coup d’objectifs fléchés, de trajectoires-guides, de GPS et autres marqueurs… Zelda réussit très bien là où les autres s’oublient : va mon enfant, va et découvre. Après un tutoriel long, mais lui-même plein de libertés, Link est lâché dans les grands espaces vertigineux d’Hyrule. Il peut alors aller au nord, mais aussi au sud, à l’ouest comme à l’est. Point de flèches, point de pointillés. Son seul guide : vos envies et votre curiosité.

Mais ce nouveau Zelda brille aussi par sa narration faite de non-dits ou de semi-dits. Vous reconstituez vous-même l’histoire à mesure que vous parcourez le monde, assemblant tel un puzzle les différentes pièces qui la composent. Une narration qui, seul petit défaut à mon sens, se passe un peu trop des sentiments de Link. Certes, notre petit Hylien tout de vert (ou plutôt de bleu) vêtu n’est que la projection du joueur dans les terres d’Hyrule, mais on regrettera tout de même l’absence d’émotions concrètes, comme le sourire hébété du Link de Wind Waker ou l’expression amoureuse de Link de Skyward Sword, affichées sur sa petite mine (bien trop mignonne d’ailleurs… **ahem**).

Inspiration

Breath of the Wild, c’est une bouffée d’air frais (pun intended). Un vrai rafraichissement vidéoludique et onirique, et même contemplatif. En cela, et par bien d’autres aspects, cet opus de la série Zelda se voit fortement (volontairement ou non) inspiré de l’½uvre Miyazakienne et plus largement des studios Ghibli. Les hautes herbes dansant sous la brise matinale, les vastes étendues sauvages hantées par de grandes créatures, une faune et une flore foisonnantes, un héros silencieux et solitaire, et le contraste entre technologie et nature sont autant d’éléments qui rappellent des ½uvres comme Le Château dans le Ciel, Princesse Mononoke, et Nausicaa et la Vallée du Vent pour ne citer qu’eux.

La musique est différente de ce qui se fait habituellement dans Zelda, mais elle est très réussie à sa manière. Minimaliste, elle s’axe autour d’un instrument en particulier : le piano. D’aucuns regrettent le retrait de la musique, mais le choix artistique que ce changement représente est en accord complet avec l’ambiance générale de contemplation et de voyage de cette expérience.

Fascination

Lorsque j’étais enfant, je ne rêvais que d’aventures et de découvertes. J’ai eu la chance de grandir en campagne : je partais épée en main (c’était un bâton), avec mon chien, explorer les champs et les forêts qui entouraient ma maison. Je ne savais pas ce que je cherchais, je voulais juste découvrir, m’émerveiller… et l’imagination faisait le reste. Breath of the Wild accomplit ce dont j’ai toujours rêvé quand j’étais ce petit explorateur un peu timide et pas forcément très courageux. Il m’offre un univers riche, féérique et coloré à explorer avec toute la curiosité qui a bercé mon enfance. Il transcende, sublime, ce qu’Ocarina of Time (le premier jeu auquel j’ai joué de toute ma vie) avait déclenché en moi : cette passion, cette fascination enfantine pour la féérie d’un monde merveilleux, passerelle onirique vers les sphères si chatoyantes de l’imagination, que je ne cesserai jamais de nourrir et de chérir.

 W.R.P.

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Pour comprendre un univers, il faut connaître les peuples qui l'habitent. C'est pour cela que ce deuxième épisode de The Lore of Zelda s'intéresse tout particulièrement aux habitants de Hyrule. Fouillons ensemble les aspects physiques et culturels des Gorons, des Zoras, des Kokiris, des Gerudos et des autres peuples du monde de Zelda.

 

 

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Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Les univers fictifs, créés par ceux qui adorent raconter des hitoires, regorgent de détails et de personnages fascinants. Partie intégrante d'un paysage narratif adulé, ou secrets habilement dissimulés entre les lignes, ces éléments constituent un folklore à part entière, bien qu'imaginaire. J'ai décidé de fouiller le coeur de ces mondes et des histoires qu'ils racontent et de les retranscrire en vidéo. Pour la première, dédiée à Zelda, je m'intéresse à la création d'Hyrule et à l'ère céleste.

 

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Fake (Geekerie)

L’année 2016 arrive enfin à son terme et après son lot de malheurs et de désillusions, il est temps pour nous de nous tourner vers un avenir plus radieux grâce aux forces merveilleuses de l’espoir. Dans cette wishlist, nous listons les 5 événements de la sphère geek que nous souhaiterions voir se produire en 2017, pour une année de grande qualité !

1. Le report de The Legend of Zelda : Breath of the Wild. Que serait une nouvelle année sans son lot de déceptions liées aux reports de perles rares et tant attendues comme le prochain Zelda ? Espérons que l’année 2017 ne brise pas la chaîne et qu’elle continue, comme 2015 et 2016, à se délecter de nos larmes en se torchant le fessier avec notre crédulité d’enfants sages.

2. Un million de films Marvel réchauffés et de film DC maladroits. Nous y sommes habitués, depuis presque dix ans, chaque année est ponctuée de films de superhéros dont l’originalité est sans cesse renouvelée pour le plus grand plaisir des spectateurs. Espérons que 2017 sera toute aussi réussie à ce niveau-là et que ces films – réalisés pour la qualité et la morale de la société, et non pour l’argent, bien sûr – nous émerveillerons encore plus qu’ils ne l’ont fait jusqu’à maintenant

3. La Playstation 4 Pro X + Ultra Edition, la Xbox Scorpio 4K Warrior Gaming et la Nintendo Switch Calgon 2 en 1. Les générations de consoles, c’est démodé et si 2016 nous en a montré un avant-goût avec la sortie de la Playstation 4 Pro, 2017 risque de frapper fort en nous délivrant une PS4 Pro X+ qui, en plus de prétendre d’afficher des jeux en 4K sans vraiment le faire, devrait peser plus de 50kg et comprendre un réfrigérateur et plusieurs ventilateurs industriels. De quoi passer de merveilleuses soirées de jeu. De son côté, Microsoft devrait sortir sa mystérieuse Xbox Scorpio à la puissance incroyable et qui fera pâlir de honte les One conventionnelles… pas plus de 4 ans après leur sortie. Quant à Nintendo, sa 2 en 1 interpelle mais les gamers sont sur leur réserve, de quoi cette machine hybride sera-t-elle vraiment capable ?

4. La poursuite des débats stériles. PC ou consoles ? Call of Duty ou Battlefield ? League of Legends ou Heroes of the Storm ? Xbox ou Playstation ? DC ou Marvel ? Nous les connaissons, les détestons mais les pratiquons tous, ces concours de kiki qui définissent la grande et belle communauté geek que nous sommes. Alors nous espérons que 2017 verra ces débats houleux se poursuivre à coups d’arguments et de contre arguments de qualité. Qui gagnerait entre Godzilla et King Kong ? Ou entre Mario armé d’un sabre laser et Solid Snake avec les pouvoirs de Harry Potter ? Ce ne sont que la projection de ces rêveries d’enfants qui font de ces débats stériles un puit de richesse bien plus intéressant qu’il n’y paraît, tant sur le fond que sur la forme. Si, si, j’vous assure.

5. La réalisation de nos fantaisies. Elles se cachent dans l’ombre, et laissent parfois échapper un murmure, une rumeur, qui parvient à notre oreille et nous interdit d’abandonner tout espoir… Elles portent des noms comme Half Life 3, Portal 3, Pokémon RPG, La Bataille pour la Terre du Milieu 3, Baten Kaitos 3… ces fantaisies dont on ose rêver mais qu’on s’interdit de trop attendre… Pourquoi 2017 ne les verrait-elle pas jaillir de l’ombre dans une pluie de pétales de roses comme le sauveur tant attendu de nos âmes en détresse ? On a le droit de rêver.

En espérant que 2017 se montre plus clémente que ne le fut 2016 à bien des égards, je vous souhaite une très bonne nouvelle année, ponctuée de bonheur et de la réalisation de vos rêves les plus fous, sur la route de nos Nouvelles Réalités !

 

 

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Fake (Jeu vidéo)

La nouvelle est tombée ce matin, lors d’une interview d’Eiji Aonuma, directeur artistique de The Legend of Zelda, Breath of the Wild : la princesse Zelda ne figurera pas dans le prochain jeu de la franchise.

 

 

“Notre volonté est de renouveler la série, nous souhaitons faire les choses différemment.” s’est-il expliqué. “Nous souhaitons apporter de la fraîcheur à cette saga. C’est pour cette raison que nous opérons tous ces changements, je pense que c’est une bonne chose pour les joueurs”.

 

Après avoir révélé l’absence de l’emblématique tunique verte du héros, Nintendo avait également annoncé que les donjons ne seraient pas obligatoires et qu’il serait possible de finir le jeu en cinq minutes : “Vous pourrez littéralement démarrer le jeu et aller affronter le boss de fin à poil : sans armes, sans armure, sans objets, sans même avoir allumé votre console ! Et sans même avoir acheté le jeu. Nous essayons vraiment de nous affranchir des conventions de la série.”

 

Pour Shigeru Miyamoto, père des jeux Zelda et consultant artistique sur le prochain opus, c’est un grand pas en avant : “La décision n’a pas été simple, mais nous sommes heureux de l’avoir prise. Sans Zelda dans le prochain opus, nous pouvons prendre plus de liberté scénaristiques.”

Le directeur du jeu a avoué qu’il comptait également supprimer le héros, Link, du jeu. “Nous voulons faire quelque chose de nouveau” a-t-il insisté face à la perplexité du public, avant d’ajouter : “De toute façon, on est pas vraiment sûr que le jeu sorte un jour alors…”.

 

W.R.P.

(Just kidding)

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Cinéma (Cinéma)

Une équipe de grands méchants, charismatiques, badass et timbrés, lancés dans une mission suicide, c’est ce que promettait David Ayer dans Suicide Squad, le dernier film de l’univers cinématographique DC. Depuis sa sortie, le film fait l’objet de nombreuses critiques négatives. Sont-elles méritées ? Verdict.

Des anti-héros. Des supers-vilains sans c½ur ou complètement fous, recrutés contre toute attente par le gouvernement qui les a jetés en prison, pour combattre le mal. Voilà ce que propose, sur le papier, Suicide Squad. Depuis la sortie du film, on lit partout dans la presse et sur le net que le film est « oubliable », « incohérent », et « terriblement raté ». Mais, à l’instar de ce qu’il s’était produit pour Batman v Superman, les critiques sont-elles trop sévères ? Pas si sûr. Attention, spoilers à l’horizon.

Une construction chaotique

L’une des premières réflexions que je me suis faite en sortant du film concernait sa construction narrative. On retrouve dans Suicide Squad un rythme chaotique et inconstant qui faisait déjà légèrement défaut à Batman v Superman. Si la première partie du film enchaîne à grande vitesse les scènes pour introduire les différents personnages et les « enjeux » de ce qui va suivre, la seconde partie ralentit subitement. Si sur le papier cette inconstance rythmique n’est pas un défaut, elle dessert profondément le film et l’enfonce dans sa schizophrénie mal assumée, mais je reviendrai sur ce point ultérieurement.

Principal acteur du chaos narratif de Suicide Squad : son montage, qui a manqué de me faire m’arracher les cheveux à plusieurs reprises, surtout en première partie. En effet, certaines scènes m’ont parue incompréhensibles tant elles semblaient sortir de nulle part, sans explications, et sans transitions.

Suicide Squad ou Deadshot the Movie ?

La force de Suicide Squad devait en partie résider dans l’originalité de ses personnages et leurs interactions. La folle Harley Quinn, le tueur sans scrupule Deadshot, le maléfique El Diablo, le brutal Killer Croc, et l’imprévisible Joker. Mais les critères définissant de ces personnages ont-ils été respectés ? Pas vraiment. En lieu et place d’un Deadshot meurtrier, véritable tueur au sang-froid, Will Smith (qui n’y est sûrement pas pour rien) incarne plus un bon père en quête de rédemption qu’un sanglant criminel. Par ailleurs, le tireur d’élite occupe une place prépondérante dans le film, à tel point qu’il fait de l’ombre aux autres personnages, y compris Harley Quinn qui est reléguée, hélas, au triste poste de personnage secondaire féminin dont les atouts sont bien (trop) mis en avant.

Will Smith n’est pas un mauvais acteur. Il est capable de belles performances mais il semblerait qu’il n’ait pas compris le personnage qu’il devait jouer dans ce film. D’aucuns diront qu’il a d’ailleurs forcé la main à la production en donnant à Deadshot un côté plus humain et bon, ce qui est probablement le cas. Will Smith sait jouer le bon père de famille et c’est ce qu’il a encore voulut faire ici.

Quid des autres personnages ? Difficile de juger leurs qualités et leurs défauts tant ils évoluent dans l’ombre de Smith. Harley Quinn, dont c’est la première adaptation au grand écran depuis l’invention du personnage par la série animée des années 1990, fera l’objet de quelques fulgurances tout au long du film, mais déçoit par d’autres aspects, comme notamment sa relation avec Joker, sur laquelle je reviendrai quelques lignes plus bas. Quant à El Diablo, Captain Boomerang ou encore Katana ? Ils sont si brièvement introduits que le spectateur éprouve des difficultés à s’attacher à eux ou même à se sentir concerné par ce qui leur arrive tout au long du film.

 

Le Joker, cette blague.

Le Joker. Attendu au tournant par une énorme communauté de fans du personnage, Jared Leto livre à l’écran une prestation qui laisse perplexe. Le défi à relever était de taille : succéder au brillant psychopathe incarné par Heath Ledger n’est pas chose aisée, loin de là. D’aucuns diront que le Joker de Suicide Squad est un sous-produit mal interprété du Joker de la trilogie The Dark Knight. Si ce n’est pas vraiment le cas, le clown de Gotham de Jared Leto est loin d’être parfait.

Le problème principal :  le Joker ne sert à rien. Ne faisant pas partie de la Suicide Squad, il passe l’intégralité du film à essayer de sauver son Harley Quinn… qui n’a pas besoin de l’être ! Certaines scènes totalement superflues, et terriblement mal réalisées (celle où il propose à un gangster de « fricoter » avec Harley) ne font rien pour arranger les choses, voire tournent en ridicule ce personnage qui n’est là que pour faire plaisir aux fans. Le Joker apparait ça-et-là au cours du film, comme une mauvaise blague sortie en soirée pour détendre l’atmosphère, sans réussir.

Au-delà de son inutilité, intéressons-nous plutôt à son « caractère ». Dans Suicide Squad, Joker est une sorte de parodie des gangsters « fous-fous » des années 1930. Mais on ne le voit pas suffisamment à l’½uvre pour s’imprégner du décalage qui, normalement, le définit et le caractérise. Par ailleurs, sa seule motivation dans le film consiste à sauver sa bien-aimée : l’amour donc. Une motivation bien trop humaine et compréhensible par le spectateur pour que le Joker ne puisse briller par sa folie et son imprévisibilité.

Parlons-en, d’ailleurs de cette relation : elle ne fonctionne pas. Dans les comics (ou la série), Joker se fiche éperdument de la donzelle qui, elle, revient sans cesse à la charge, folle de lui. Au contraire, Joker utilise plutôt Harley pour servir ses intérêts sans jamais vraiment ressentir d’amour pour elle. On est bien loin de cette relation dans l’amour passionnel et partagé qu’ils éprouvent dans Suicide Squad.

Alors : oserons-nous poser la question ? Pourquoi pas : le Lex Luthor de BvS n’est-il pas un meilleur Joker que le Joker lui-même ? Trop tôt pour le dire. Attendons d’en voir plus du clown de Gotham dans un éventuel futur Batman.

Des enjeux décalés, une intrigue ratée

Toute cette belle équipe (plus ou moins réussie/ratée, c’est selon) est donc bel et bien réunie par Amanda Waller, « The Devil », celle qui veut combattre le mal par le mal. Mais le mal, où est-il ? Et bien il vient de l’intérieur. Le grand méchant de l’histoire vient finalement de l’équipe constituée pour le combattre. En effet, Enchantress, une sorcière métahumaine vieille de plusieurs milliers d’années, l’une des membres de la squad, se rebelle contre Waller et retrouve son frère pour qu’ils étendent leur domination sur Terre. C’est alors que la Suicide Squad entre en scène. Leur objectif final (passons outre les « rebondissements ») : vaincre cette semi-divinité aux pouvoirs ancestraux.

Décalage, vous avez dit ? Complètement. Comprenez-bien : vous envoyez une psychopathe armée d’une batte, un tireur d’élite, un mutant-crocodile tout doux tout gentil, une ninja, un pyromane pacifiste et un homme qui se bat à l’aide de boomerangs pour combattre un démon ancestral de plusieurs millénaires ?

Ici, le problème n’a qu’un seul visage : la surenchère. La volonté de toujours faire les choses en grand. Pourquoi envoyer une équipe pareille se battre contre une menace aussi dangereuse et beaucoup trop puissante ? Dans sa perpétuelle quête de démesure, le cinéma hollywoodien brille ici par ses défauts : il sacrifie la cohérence scénaristique au profit d’effets spéciaux spectaculaires et d’antagonistes aux pouvoirs divins et illimités qui sont en complets décalages face aux (anti)héros de la Suicide Squad. Le film aurait bien mieux fonctionné avec une menace à leur portée. La menace, d'ailleurs, ne se fait jamais vraiment sentir : l'antagoniste n'a aucun intérêt et ses motivations sont inintéressantes.

 

Suicide Squad est schizophrène

Comment en est-on arrivé à ce résultat ? Suicide Squad a été victime d’une série de mauvaises décisions, d’une réalisation bipolaire, et d’une pression mal placée des studios. Pour comprendre où je veux en venir, je vous invite à visionner à nouveau la toute première bande annonce du film, dévoilée en juillet 2015.

 

La première bande-annonce témoigne d'une ambiance qui devait être plus sombre qu'elle ne l'est finalement

Si vous avez vu le film, vous devez probablement vous dire que l’ambiance qui en ressort est bien loin de celle que présentait ce premier trailer. Que s’est-il passé ? Deux raisons : les critiques de Batman v Superman et le succès de Deadpool. Hélas. Comme je l’avais précisé dans mon verdict sur Batman v Superman, les critiques ont été injustement sévères avec le second film de l’univers cinématographique de DC. On reprochait au film sa trop grande « maturité » et sa tendance à être trop sombre (ce qui est pourtant tout l’intérêt de DC par rapport à Marvel). Cela, ajouté au succès retentissant de Deadpool, qui brise les conventions des films de superhéros, a poussé les studios a demandé aux équipes de Suicide Squad de retourner certaines scènes du film pour les rendre plus « humoristique », plus « Deadpool-like ». Résultat : Suicide Squad est schizophrène.

Le film avait pour vocation initiale d’être bien plus sombre. Il était même question d’une relation abusive entre le Joker et Harley Quinn, bien plus proche de ce qui se produit dans les ½uvres originales. Mais au final, le ton sombre côtoie l’humour, parfois réussit, parfois pas : dans un mélange incohérent et auto-contradictoire.

L'évolution du logo du film depuis son annonce jusqu'à au jour de la sortie montre bien qu'il a complètement changé de ton

Par ailleurs, le film met en avant un casting de super-vilains et joue sur l’originalité de personnages aux motivations obscures et qui n’aspirent qu’au chaos. Même à cela, le film échoue partiellement. Non seulement les différents personnages sont trop peu mis en avant en raison d’un Deadshot bien trop présent, mais en plus, ils se retrouvent finalement à jouer le rôle de simple héros : combattant un mal plus grand et plus dangereux qu’ils ne le sont, réduisant leur statut de vilain à un simple « titre ». Finalement, même Waller, celle qui a assemblé la team, est une meilleure vilaine dans la mesure où elle agit bien plus froidement que les méchants eux-mêmes, lorsqu’elle n’hésite pas à tuer sans remord ses propres employés.

Verdict

Suicide Squad promettait de briser les conventions, d’apporter de la fraicheur et de l’inédit dans le monde cinématographique des superhéros. Hélas, le film échoue et, au contraire, essaie à moitié de se calquer sur une recette qui ne lui est pas adaptée. Décevant et loin d’être à la hauteur de ce qu’il faisait miroiter, Suicide Squad est presque oubliable. L'inquiétude grandit à mesure que les films DC déçoivent et je ne peux m'empêcher d'être triste en pensant à quel point le film aurait pu être bon et innovant s'il n'avait pas échappé au contrôle de son réalisateur. Avec du recul, toutefois, Suicide Squad consitue un bon divertissement qui offre quelques scènes mémorables avec des personnages, mine de rien, qui s'avèrent tout de même attachants. Schizophrène, vous avez dit ?

W. R-P.

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Actualités Jeux Vidéo (Jeu vidéo)

Quelques notes de piano. Le son lointain d’une flûte de pan qui résonne. Le vent dans les arbres, le chant des oiseaux et le bourdonnement des insectes. Voilà le cadre sauvage qui ouvre la dernière bande-annonce du prochain The Legend of Zelda, brillamment intitulé Breath of The Wild.

Il se sera fait attendre. Annoncé le 11 juin 2014, lors de l’E3, ce Zelda Wii U se sera fait discret pendant deux ans. Deux longues années passées dans un silence quasiment complet. L’attente en valait la chandelle, car Nintendo ne nous livre pas ici un énième opus, mais bel et bien un épisode unique censé briser les conventions de la série, comme le dis lui-même Eiji Aonuma, le papa du jeu.

La bande-annonce est de toute splendeur. Le monde est vaste, coloré, et laisse rêveur les fans les plus anciens de la saga qui s’imaginent déjà à dos d’Epona galopant par monts et par vaux à la découverte d’un monde plein de surprise. Car c’est bien ça Zelda : l’aventure avant tout, l’exploration et le plaisir d’être surpris. Pour cet opus, Nintendo semble avoir décidé d’innover tout en retournant aux sources de ce qui a bâti l’une des plus grandes sagas du jeu vidéo.

Mais alors quoi de neuf en Hyrule ? Pour commencer le cadre : le monde est entièrement ouvert dans ce que Aonuma aime appeler un Open Air et non un Open World. Des plaines, forêts, montagnes et autres rivières et lacs à perte de vue. L’on devine des ruines çà et là, mais aussi des campements de moblins et des maisonnettes en bois dans un monde où la nature a repris ses droits. L’inspiration miyazakienne se fait d’ailleurs grandement sentir : on retrouve l’onirisme et la contemplation inhérentes aux ½uvres du grand artiste de l’animation japonaise. Inspiration qui se retrouve dans cette opposition entre la nature sauvage et la technologie. Oui, car la technologie sera de mise dans le nouveau Zelda, Link possédant cet étrange artefact à l’allure d’une tablette, appelé Sheika Slate et qui renvoie au mystérieux peuple gardien de la mythologie hylienne. Et cette technologie sera omniprésente dans cet opus comme le montre l’étrange sanctuaire dans lequel se réveille Link au début de la démo montrée à l’E3 2016. Des murs recouverts d’étranges glyphes, des portes qui se déverrouillent après l’authentification d’une étrange tablette, des machines destructrices. Mais quel sera son rôle ? Cela reste encore à définir.

L’autre grande nouveauté est la dimension de personnalisation ajoutée au jeu, qui renforce son aspect RPG, puisqu’on voit Link s’équiper de tenues et d’armes différentes, chacune possédant ses propres caractéristiques de dégâts, de défense et de température. Quid de la traditionnelle tenue verte de notre héros ? La question demeure, et on espère secrètement qu’elle fera tout de même son apparition au cours du jeu. Ainsi donc il sera possible de se battre à coup de bâtons, épées, gourdins, lances, haches et autres armes aux propriétés diverses qui pourront moduler votre style de jeu. En parlant de combat, il ne sera plus possible de restaurer sa santé en trouvant des c½urs dans les herbes ou dans les pots. Il faudra désormais récolter de la nourriture (viande, fruits, champignons…) pour vous nourrir et ainsi reprendre des forces.

Link pourra courir, sauter, et même grimper aux falaises et aux arbres : c’est tout un nouvel éventail d’actions qui s’offre au joueur. Couper des arbres pour récolter du bois, ou pour créer un pont au-dessus d’un précipice, capturer un cheval pour traverser la région au galop, mettre le feu aux hautes herbes pour dégager la voie ; Hyrule semble être devenu un environnement dynamique qui répond aux actions du joueur comme jamais. Et si Link aura des conséquences sur son environnement, ce dernier influera aussi sur Link. Une jauge de température vous indiquera si Link a trop chaud ou trop froid selon qu’il se trouve dans un désert ou au sommet d’une montagne enneigée, ce à quoi il faudra réagir en adapteant sa tenue vestimentaire sans quoi vous subirez des conséquences pénalisantes. Une jauge de bruit fait également son apparition, promettant des phases d’infiltration où vous pourrez jouer la carte de la discrétion pour éviter des ennemis ou les prendre par surprise. Toutes ces nouveautés promettent une expérience jeu plus riche que jamais dans un univers qui l’était déjà et le devient plus encore. Et en parlant de richesse, ce serait plus de cent donjons (ou sanctuaires) que le joueur pourrait explorer, parmi lesquels quatre « principaux ». De quoi passer de longues heures perdues en Hyrule.

Autre grande surprise : des voix ! Une douce voix féminine demande à Link d’ouvrir ses yeux, de se réveiller. Si beaucoup soupçonnent qu’il s’agit de la voix de Zelda, cela reste à déterminer. Peut-être serait-ce la voix du nouveau compagnon de notre héros ? Car, comme chacun le sait, à chaque nouvel opus, son nouveau sidekick : Navi pour Ocarina of Time, Midona pour Twilight Princess, le Lion Rouge pour Wind Waker et Fay pour Skyward Sword.

Pourtant Aonuma a été clair : ce jeu brise les conventions, les habitudes, de The Legend of Zelda. Alors retrouvera-t-on vraiment tous les éléments traditionnels clefs de la saga ? Un compagnon ? Epona ? Des objets dans les donjons ? Des rubis (en tout cas pas dans les hautes herbes) ?

Une chose est sûre, The Legend of Zelda : Breath of the Wild donne un nouveau souffle à la série de Nintendo.

W. R-P.

 

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Cinéma (Cinéma)

Le combat du siècle, c’est ce que promettait Zack Snyder dans son film, Batman v Superman : Dawn of Justice. Depuis sa sortie, mercredi 23 mars 2016, le film fait pourtant l’objet de nombreuses critiques négatives. Sont-elles justifiées ? Verdict.

On lit partout sur le net que Batman v Superman est un naufrage, une catastrophe cinématographique, un enchaînement de ratés. C’est comme si l’ensemble des critiques européennes (et quelques critiques américaines) s’étaient concertées pour l’assassinat organisé du nouveau film de Warner et DC. Si Batman v Superman est effectivement parsemé de maladresses, il n’en est pas pour autant un mauvais film, bien au contraire. Pour bien comprendre les différents avis exprimés, intéressons-nous aux détails qui ont plu et déplu. Attention, spoilers à l’horizon.

Un bordel cohérent.

Le premier reproche fait au film est sa structure narrative. Le film se découpe en deux grands actes bien distincts (tant dans leur forme que dans leur fond). Le premier est un enchaînement de scène parfois un peu trop précipité qui peut égarer le spectateur en formant un patchwork d’évènements entrecoupés les uns avec les autres sans véritables transitions. Mais cette désorganisation est, à mon sens, volontaire. Zack Snyder a voulu raconter énormément de choses dans son film, et ça se sent. Cette première heure et demie sert à installer l’intrigue et à présenter les personnages et notamment le Batman de Ben Affleck dont nous parlerons un peu plus tard. Le tout en alternant intelligemment les points de vue entre Bruce Wayne et Kal El pour faire monter la tension et converger vers le conflit. Parsemé ça-et-là de visions troublantes et de délirs de Bruce Wayne (qui laissent d'ailleurs présager les futurs Justice League) cette première partie laisse un arrière-goût brouillon.

Le deuxième acte est celui de l’affrontement. Batman contre Superman, puis plus tard unis avec Wonder Woman contre Doomsday. Si le combat opposant les deux héros n’est pas particulièrement marquant, il dégage tout de même quelques idées intéressantes. Son plus gros défaut étant l’usage abusif de flash lumineux trop agressifs (le combat se passe pendant un orage) m’ayant forcé à détourner le regard plusieurs fois.

En résumé, une construction rythmique inégale qui essoufle le spectateur.

Superman, investi émotionnelement

Super-prestation pour Superman

Beaucoup reprochaient (et reprochent encore) à Superman d’être trop sombre dans Man of Steel, le personnage étant par nature lumineux et bienveillant. C’est un Superman tourmenté qu’on retrouve dans Batman v Superman et c’est une très bonne chose, question de goût. La direction prise par l’univers DC est bien plus sombre et « mature » que celle empruntée par Marvel. Le dieu tout puissant remis en cause pour l’immensité de ses pouvoirs, la souffrance, le rejet ; autant de problématiques qui donnent du relief à un personnage qui aurait pu être trop parfait (et donc ennuyeux). Henry Cavill donne de la superbe à Superman dans ce qui est, à mon humble avis, la meilleure interprétation du héros sur grand écran.

Batman, âgé et brutal

Autre point très positif pour le film, le Batman de Ben Affleck. En plus d’interpréter Bruce Wayne avec brio, l’acteur donne de la fraicheur au Chevalier Noir. Plus âgé et meurtri que ses précédentes incarnations au cinéma, cette version de Batman est tout droit inspirée des excellents The Dark Knight Returns (à voir absolument !).

Les critiques accusent Batman de tuer de sang-froid plusieurs malotrus et donc d’être dénaturé. Révisez vos classiques, Batman a déjà tué. Si le héros limite le plus possible d’engendrer la mort, il lui est déjà arrivé de tuer, par accident ou bien volontairement, ses adversaires. Le justicier de Gotham est par ailleurs dépeint plus sombre et meurtri que lors de ses précédentes apparitions au cinéma. Ce qui s’explique notamment par ses 20 ans de combat contre la pègre et la mort de son partenaire : Robin, tué par le Joker, comme le fait comprendre la tenue souillée du personnage que l’on aperçoit dans la Batcave.

Soutenu par un Alfred brillamment interprété par Jeremy Irons, le Batman de Ben Affleck plait, mais on attendra un film dédié pour être complètement convaincu.

Bruce Wayne, impuissant face à l'horreur à Metropolis

Wonderful !

Ne faisant que quelques apparitions en civil jusqu’à la dernière partie du film où elle entre véritablement en scène, Wonder Woman vend du rêve. Son arrivée ne fait pas dans la dentelle, avec son thème musical électrique composé par Hans Zimmer et Junkie XL, la guerrière amazone est badass et réussit à donner envie de plonger dans le film lui étant dédié, prévu pour l’année prochaine (enfin une super-héroïne en vedette !). Elle permet d’ailleurs d’introduire assez habilement les trois autres héros prévus pour la Justice League : Flash, Aquaman et Cyborg.

Snyder fait du Nolan… mais pas que !

Autre critique fréquente : Snyder est sorti de son style. Depuis quand un réalisateur a-t-il l’obligation de se cantonner à ce qu’il a déjà fait ? Avec Christopher Nolan (trilogie The Dark Knight, Inception, Interstellar…) en producteur, Snyder a vu son style évoluer et les deux approches se complètent pour le meilleur.

Le réalisateur de Batman v Superman est très pertinent à plusieurs reprises tout au long de son film. Snyder donne l’occasion aux spectateurs d’assister à un combat de super-héros du point de vue des civils. À travers les yeux d’un Bruce Wayne impuissant devant la violence du duel Superman-Zod, Snyder rappelle le traumatisme vécu par des milliers d’américains le 11 septembre 2001. Immeubles qui s’effondrent, nuages de poussière étouffants, civils en panique et victimes par milliers, cette scène permet de relier l’Aube de la Justice à Man of Steel et d’expliquer le conflit principal du film.

Au-delà de sa pertinence, Snyder s’illustre par l’esthétique soignée qui caractérise ses réalisations. On pense notamment à la scène d’introduction du film qui montre la mort des parents de Bruce Wayne (vraiment réussie, pour une énième scène de ce genre !)

Des réussites et des ratés

Si le film est bon dans l’ensemble, il est révoltant sur certains points. On salue la performance de Jesse Eisenberg dans la peau de Lex Luthor même si ce dernier, normalement calculateur et froid, est dépeint ici avec un brin de folie qui rappelle légèrement le joker. Certes, le Joker n’a pas le monopole de la folie, et celle de Luthor est bien différente de celle du clown de Gotham, mais les mimiques utilisées par Eisenberg laissent dubitatif à certains moments.

Le moment qui dérange c’est celui de la transition ennemi-ami entre Superman et Batman. Alors que le justicier de Gotham s’apprête à achever Clark, ce dernier lui demande de sauver sa mère, Martha. Trente secondes plus tard, ils sont meilleurs amis. Evidemment dit comme çela, ça paraît ridicule (et visuellement, dans le film, ça l’est) mais en y réfléchissant, on comprend que Batman est propulsé à la place de l’assassin de ses parents lorsqu’il entend ces mots, sa défunte mère s’appelant également Martha. Ajoutez à cela que les deux héros ne sont pas fondamentalement différents et plutôt faits pour s’entendre. Leur conflit et la haine qu’ils se vouent ne sont que le résultat de l’image qu’ils se renvoient d’eux-mêmes. Comme un miroir qui mettrait en exergue leurs propres défauts. Ces notions bien en tête, on pardonne à moitié la soudaineté de leur nouvelle amitié.

Verdict

Batman v Superman : l’Aube de la Justice n’est pas à la hauteur de ce qu’il promettait. Le film accumule des maladresses qui font parfois grincer des dents mais, loin d’être mauvais, il fait preuve de pertinence et de fulgurance lors de scènes qui resteront dans les mémoires. Il est surtout une introduction réussie au nouvel univers cinématographique DC qui promet, on l’espère, du très lourd pour les années à venir.

W. R-P.

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Édito

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