J'ai vu Sucker Punch et j'ai aimé !
Oui jele dis, je l'avoue, je le confesse, j'ai vu Sucker Punch et j'ai aimé, adoré, j'ai pris mon pied et celui de Zack Snyder aussi. Parce que ce film n'est rien d'autre qu'un film sur la créativité à travers le prisme de Zack Snyder / Blue. Il n'y a rien d'autre, tout n'est que prétexte pour nous faire entrer dans les coulisses de la pensée du bon vieux Zack - qui ne l'est pas tant que cela vieux -. Dès la scène d'ouverte le film nous dis tout, un rideau, une scène de théatre et on entre dans l'esprit, on se glisse dans les coulisses comme l'héroïne se glisse en dehors du décor pour y revenir. Tout est dis mais monsieur Snyder prendra le temps de nous le rappeler une première fois en faisant entrer Baby Doll dans l'asile ; la salle commune est le Théâtre et quelques instants plus tard une scène partie pour être finale vole en éclat quand les personnages grimmés les uns à la place des autres rappellent que tout ceci n'est qu'une mise en scène. Nous sommes entrés, nous sommes en coulisse, nous sommes dans l'esprit du réalisateur.
Et à partir de là tous les enjeux seront des enjeux d'inspiration. Nous ne ferons la danse de l'héroïne, mais nous entrons en elle au moment de l'inspiration. Elle est tout à la fois la muse qui inspire le réalisateur et elle est la quête de l'inspiration. Cette métaphore de la créativité se solde toujours par un combat épique dans un décor mortifère où convergent et explosent la culture et les codes de notre ami Snyder. Le passé, l'imaginaire, le futur, l'orient, c'est une mise en abime de l'inspiration, tout ce film n'est qu'une la quête d'un réalisateur qui cherche à faire un film et qui comme il le confesse n'y parvient pas. Un des rare rôle de personnages "censé" est la chorégraphe, qui souligne que tout n'est que mise en scène, mais jamais nous ne la verront agir en tant que telle, elle ne sait que mettre en musique et suciter l'inspiration.

Un film sur la création. Oui un film sur l'art, sur le semblant, la représentation, le décor. Ce n'est pas le premier à faire le parallèle entre la folie et la créativité. L'asile comme un squat d'artiste où chacun est libre de transgresser les règles. Et les règles ici se dissolves ; pas d'espace, pas d'échelle le film retranscrit le bouillonnement intellectuel qui fait jaillir des éclaires de génis mais qui aussi se noie dans ses propre remouts. L'espace dans le film n'a aucun sens, aucun direction, aucune dimension et de tout façon dès le départ le film nous dis que nous seront dans du décor, du carton pate et de l'illogisme, les miroirs n'en sont pas, la caméra navigue librement.
Comme le dit Blue il voit tous le monde jouer avec ses jouets à lui et il n'a qu'une envie ; prendre ces jouets pour y jouer à son tour. Et c'est ce qu'est le film, oui un régression enfantine et jubilatoire ; c'est aussi cela, ces moments où enfant vous preniez vos Gi-Jo pour attaquer le bateau pirates des Playmobile contrôlé par un robot japonais. C'est donc aussi cela Sucker Punch, un jeu amusant sans queue ni tête, c'est ce que nous avons tout fait un jour enfant, c'est en cela que c'est un fantasme, ce n'est pas parce qu'il met en scène des jeunes filles court vêtu que le film est fantasmatique, c'est parce qu'il réalise un fantasme de gamin qui joue avec des jouet éclectique.
Un film sur la création ; un film sur le prossessus de création où chaque item que les héroïnes doivent trouver sont autant de référence à l'art, la carte pour le dessin, le couteau pour la sculpture, la clef pour la musique, le feu et le but se rejoingnant dans ce que l'art à d'inspiré, le feu et ce feu sacré ce "je ne sais quoi" qui relève du talent quand au cinquième item, le but c'est le sens de l'art, le sens de l'oeuvre, la part de soi que l'artiste met dans sa création.
Evidement Sucker Punch est éminament post modern, il puise dans un shéma classique et éculé pour sa narration qu'il recomposer avec des éléments contemporain. Sucker Puch est nul part dans l'espace, Sucker Punch est nul part dans le temps et le twist final le confirme pour ceux qui n'auraient pas pu le comprendre. C'est ce qui fait de Sucker Punch un grand film, c'est un film qui explose là où on ne l'attend pas et qui parvient aussi à faire son travail sur le terrain de l'action, même si plus le film avance plus l'action est filmée de façon intense et subjective devant une quasi épreuve pour le spectateur preuve de cette qualité qu'à le film de rendre la tension de l'acte créatif.
Est-ce là le meilleur film de Zack Snyder ? Je ne le sais pas, mais à n'en pas douter une seconde c'est bien son film le plus personnel. Et moi oui je l'ai aimé et je veux revoir Sucker Punch avant d'aller chercher mon Blu-ray commandé dans le coffret collector.
02/04/2011, 18:29
02/04/2011, 20:09
Quant à l'action, j'ai trouvé qu'elle manquait de rythme et parfois de clarté (j'ai bien cru dégobiller lors de la séquence avec les nazi-zombies), si bien que j'ai eu un peu de mal à m'y plonger.
En fait, avec les caméras toujours plongées au plus près de l'action, le scénario prétexte et les univers fantasmés, on se serait cru dans une superproduction du jeu vidéo d'action. L'immersion en moins.
03/04/2011, 16:59
04/04/2011, 16:43
14/04/2011, 16:18
Pour les scène d'actions, j'attends de le voir en meilleure qualité ( dvd ou blurray ) parce qu'à chaque fois au ciné, j'ai du mal à saisir les scène d'actions car c'est trop flou alors que dans mon salon, je décrypte tout sans soucis. Mais bon à part quelques passages avec les zombies nazis, j'ai trouvé ça assez clair quand même.
En tout cas, j'avais lu pas mal de critiques incendiaire sur le scénario genre on comprend rien, etc.... et pourtant, le film n'est pas tellement compliqué ( moins qu'un Shutter Island par exemple ) et est pourtant bien plus profond quand on cherche un petit peu.
Je viens de lire une théorie qui est assez proche de ce que j'avais compris et pour ceux que ça intéresse, je vous invite à la lire :
http://lestoileshero...punch-reve.html
22/08/2011, 16:39
C'est la meilleure interprétation de "Sucker Punch" que j'ai vu pour le moment !
Mais que fais-tu de la cuisine qui est le centre de plusieurs scènes (concernant surtout Rocket) ? Et que symbolise le High Roller d'après toi ?
Et les personnages (notamment Blondie et Amber) ?
J'aimerais beaucoup que tu donnes plus de détails !