Atomic Blog Busta

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Par Slaanesh | Blog créé le 19/12/09
Dernière modification le 17/05/12 @ 14h42

Le blog qui désintègre de la brique en particule subatomique !


  
Jeux PC - 13 Décembre 2010 @ 20h05 -
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Moscou, année 2033. Cela fait 20 ans que la guerre nucléaire a dévasté la capitale russe. Les quelques survivants de l'holocauste se sont réfugiés dans les tunnels du métro et ont aménagé les divers stations en habitat afin d'échapper à l'hiver nucléaire, à l'air toxique, et aux mutants qui sévissent à la surface. Voilà donc l'univers de Metro 2033 dépeint par son auteur Dmitri Gloukhovski (Дмитрий Глуховский dans sa langue natale). Un best-seller qui s'est vendu à plusieurs centaines de milliers d'exemplaire et qui a été traduit en moultes langues. Dans notre cas, ça va être le jeu développé par 4A Games auquel on va s'intéresser.

La guerre, toujours la guerre...

Ayant acquis le jeu sur Steam pour quelques deniers, j'étais curieux de découvrir ce jeu qui semblait avoir un univers très particulier. Tout commence par un flash-back qui vous mets en mauvaise posture. Vous êtes en extérieur, une tempête glaciale fait rage, une horde de mutant vous encercle... Bref c'est mal barré. Heureusement, on est rapidement renvoyé dans les couloirs sombres du métro, quelques jours auparavant, pour comprendre comment on est arrivé dans ce merdier. Vous êtes Artyom, un jeune moscovite qui n'a connu que les dédales glacés des stations souterraines. L'histoire aurait pu en rester là, mais le destin, toujours prompt à venir vous gonfler, en a décidé autrement. Les mutants s’infiltrent de plus en plus dans les couloirs du métro et affichent une agressivité inhabituelle. Ne pouvant rester dans cette situation, l'ancien du village, avant sa mort, vous a demandé d'aller chercher de l'aide à Polis, la plus grosse station du métro. Vous voici donc parti à l'aventure, prêt à en découdre contre quiconque se mettra en travers de votre chemin.

Cet univers cloîtré permet de mettre en exergue toute une variété de personnages et de stations ayant chacun/chacune sa personnalité. Les stations les plus marquantes étant celles des rouges et des fachos, qui même au pied du gouffre se font la guerre au nom de leur idéologie. Presque un non-sens dans cet univers dévasté, où l'entre-aide parait de mise. Outre les stations, vous serez amené à visiter divers couloirs du métro, mais surtout les ruines de Moscou. Un véritable enfer de désolation impropre à la vie. Tout n'est que ruine et poison. Des vents violents balayent la ville, et des mutants rodent dans chaque recoin. Impossible de sortir en surface sans masque à gaz, sans quoi vous finiriez asphyxié en quelques secondes. C'est d'ailleurs l'un des principaux points de gameplay du jeu. Vous serez régulièrement amené à porter un masque à gaz dont les filtres ont une certaine durée de vie. Impossible de se balader tranquillement dans les ruines de Moscou ou bien votre sortie pédestre se terminera par un manque d'oxygène, élément essentiel pour le bon fonctionnement de l'organisme. Mais ce n'est pas tout, car les développeurs ont poussé le vice jusqu'à rendre les masques à gaz cassables. Ces derniers, lors de vos combats, pourront se fissurer et se briser. Dans ce cas extrême, il ne vous restera que quelques secondes pour en trouver un autre... dans un monde post-apocalyptique. Bon courage.

C. L'emblème des fascistes. Oui, je sais, on aurait pu croire que c'était pour les communistes...

Vous m'envoyez désolé Dimitri.

C'est bien joli tout ça, mais qu'en est-il graphiquement me demanderez-vous. Et bien je trouve ça plus que correct. Les environnements sont tout à fait décents, on regrettera seulement quelques textures assez grossières par moment, ce qui tranche avec le reste du jeu où généralement les textures sont assez fines et bien rendues. La modélisation des personnage, par contre, n'est pas terrible. Sans vouloir être méchant, certains ont de drôle de gueule. 4A Games devrait engager un character designer au plus vite. En dehors de ça, pas énormément d'effets divers. Juste un effet de fumée remarquablement bien rendu, pour le reste, c'est un peu le néant de ce coté là. L'animation se révèle également décevante avec des personnages très rigides et pas convainquant pour un sous lors de leur déplacement. On notera aussi quelques ralentissements sortis de nul part, alors qu'il ne se passe rien de particulier à l'écran. Même si au final le moteur graphique s'en sort pas mal, on sent qu'il y a encore du travail nécessaire pour peaufiner tout ça.

J'ai oublié de le mentionner jusqu'à présent, mais le gameplay est ce qu'on pourrait appeler du survival FPS. Ici pas de munition à l'infini, ni de médipacks dans chaque coin. Vous devrez économiser vos cartouches coûte que coûte au risque de vous retrouver en situation délicate quelques minutes plus tard. Je peux vous dire que je me suis tapé à plusieurs reprises de bonnes bouffées de stress en étant à cours de munitions, ne restant plus que ma bite et mon couteau pour m'en sortir. Vous auriez du me voir en train d'affronter des espèces de mutant gorille au couteau. Le carnage. Sachez néanmoins que vous n'êtes pas obligé de suivre la voie du combat. Il vous est souvent possible de la jouer furtif, façon Snake. Mais le problème ce que ça demande de recommencer plusieurs fois le niveau pour trouver le bon chemin et ne pas se faire voir. D'ailleurs j'en viens à ce qui est le plus gros point négatif du jeu : il est impossible de sauvegarder votre progression. Seule une sauvegarde automatique par checkpoint est présente. Mais pire que tout, il vous est impossible de commencer plusieurs parties à la fois. Un choix très étrange que celui-ci.

Moscou, une ville chaleureuse où d'innombrables activités vous attendent.

Le fils de l'atom(b)e.

Je parlais du problème de sauvegarde juste au dessus, mais il y a d'autres défauts dans le jeu. Le level design est parfois un peu bordélique, et il est difficile de savoir exactement où on doit aller. Surtout en extérieur, lorsqu'on se déplace dans les ruines. Aucune carte n'est présente, juste une tablette avec une boussole qui vous montre vers où se trouve votre objectif, ainsi que votre objectif en cours, rien de plus. L'IA est également un peu bancale, avec des ennemis aux déplacements erratiques. On les voit venir vers vous sans tirer de coup de feu, puis s'éloigner, se cacher, sortir, avancer, reculer... Bref on sait pas trop ce qu'ils foutent. Il arrive même parfois que des ennemis restent cachés (ou bloqués, je sais pas trop) dans le décor, ne réagissant que lorsque vous êtes à 50cm d'eux. Là encore, ça demanderait à être amélioré. Les armes sont assez variées, avec parfois des créations très "artisanales", mais finalement rien ne vaut cette bonne vieille kalash couplée à l'espèce de fusil à pompe mitrailleur qui peut faire un véritable carnage dans les rangs ennemis. On trouve aussi parfois quelques bugs étranges en jeu, avec des scripts qui ne semblent pas s'enclencher (ou mal), des morts bizarres qui surviennent s'en trop comprendre pourquoi et à cause de quoi, des ennemis incroyablement résistants par moment, etc, etc...

Je crois qu'il est temps de conclure. Malgré de nombreux défauts de conception, Metro 2033 reste un bon jeu. Ce n'est pas la tuerie du siècle, ni de la décennie ou même de l'année, mais ça reste une bonne découverte. Avec son monde ravagé criblé de mutants et de factions diverses, sa gestion des munitions à utiliser avec parcimonie, de son oxygène en extérieur où au fil du temps la respiration se fait de plus en plus difficile annonçant le pire, ainsi qu'une difficulté assez élevée, tout ça fait l'univers de Metro 2033. Un monde dévasté mais intéressant à découvrir. En espérant que 4A Games corrige les plus gros problèmes pour un éventuel Metro 2034. (Oui, une suite existe).

VOIR AUSSI
Jeux : 
Metro 2033 (PC)
Sociétés : 
4A Games
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