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Catégorie : Actualité Ciné

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Pour la promo de Pater, Vincent Lindon a donné une interview à Allocine. Résultat ? Du Off totalement décalé, au débat passionnant. Si l'on peut ne pas être d'accord avec tout ce que cet acteur dit, il n'empêche que l'écouter est sans aucun doute une bonne chose. Passionnant, je l'ai déjà dit, mais je le répète. Passionnant !

Ce qui est marrant surtout c'est que finalement, en partageant cette vidéo, je fais exactement ce que Vincent Lindon déteste. M'enfin, allez, pour une fois... (Puis il ne le saura pas)

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19227792.html

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A l'occasion de la sortie du film et en attendant ma critique, je me permet de vous remonter cette interview. J'espère que ceux qui l'ont loupé pourront ainsi en profiter. Et puis, encore une fois, merci au réalisateur pour son accessibilité. Répondre aux questions d'un simple "blogueur", c'est vraiment sympa.

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Aujourd'hui, i'm happy. Parce que j'ai découvert que le monde du cinéma n'était pas fait que de gens superficiels et peu enclins à partager leur passion même aux plus petits blogs des confins de l'Internet. Aujourd'hui et suite à mon petit article sur la sortie du film La Nuit des Enfants Rois (The Prodigies), le réalisateur Antoine Charreyron à eu la gentillesse de répondre à mes questions et ceci malgré les quelques critiques que j'avais faites sur un trailer somme toute efficace. Régalez-vous et n'hésitez pas à aller au cinéma pour vous faire un avis sur The Prodigies, le 25 mai prochain !

LE RÉALISATEUR

1) Bonjour à vous et merci pour cette interview! Tout d'abord, c'est un classique: pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Je m'appelle Antoine Charreyron, j'ai grandi en banlieue parisienne du côté de Marne la Vallée.

J'ai toujours été fan de comics et de jeux vidéo. Après avoir fait une école d'infographie (Supinfocom), je suis sorti animateur de personnages 3D et je suis passé à la réalisation en 2002. Passionné par la motion capture (technologie qui permet de capturer le jeu d'un comédien humain et de l'intégrer dans un personnage virtuel) je me suis spécialisé dans cette technique en enchainant les tournages pour le jeu vidéo (Tomb Raider,50-Cent,Vin Diesel, Terminator 3...) et pour une série TV (Galactik Football). Naturellement, j'ai décidé d'utiliser cette technique pour mon premier long-métrage, «The Prodigies»

2) Après une rapide rechercher sur Internet, on découvre sans mal que vous avez été le réalisateur de plusieurs cinématiques de jeux vidéo. Ce passage au grand écran est-il une évolution logique de votre métier, un souhait de toujours, ou simplement une volonté de changer de "milieu artistique" ?

J'adore le jeu vidéo, et les gens qui y travaillent, c'est une autre culture que celle du cinéma. C'est pour moi une des meilleures écoles pour la mise en scène actuellement. Avant de commencer le film j'avais déjà réalisé 11 heures de films en motion capture (cinématiques de jeux, série TV,...), et chacune avec une histoire et des développements de personnages différents.

L'envie de passer au grand écran était sans aucun doute l'évolution normale de ma carrière et en même temps une grande chance !

Pour «The Prodigies» l'idée était de proposer à des artistes et techniciens issus du jeu vidéo comme Viktor Antonov qui a imaginé l'univers visuel de Half life 2, ou venus du comics tels Humberto Ramos et Francisco Herrera, petits prodiges de chez Marvel, de travailler sur un long métrage d'animation pour adultes et ainsi amener un savoir-faire original et unique pour la première fois dans un film français.

Que ce soit le speed painting, la gestion des caméras virtuelles, il y a beaucoup d'éléments dans le jeu vidéo qui méritent de trouver leur place sur grand écran.

3) Continuez-vous à travailler pour des studios de jeux vidéo et si oui, lesquels ? Est-ce une bonne école pour se constituer un joli CV de réalisateur et de quels travaux êtes-vous le plus fier ?

Comme je travaille à 100% sur le film, je ne peux plus travailler pour des studios de jeux mais je sais que j'aimerai refaire des cinématiques après.

Comme je le disais, le jeu vidéo est une très bonne école de narration, cela permet d'engranger des heures de jeux et surtout grâce aux caméras virtuelles d'accéder à des moyens de mise en scène que la prise de vue réelle ne permet pas aux jeunes réalisateurs.

Globalement, travailler en animation, signifie passer des heures  et des heures à bosser avec les équipes, donc j'ai plus de la fierté pour les équipes avec qui je travaille depuis des années (comme mon équipe de cadrage qui me suit depuis le début) qu'une fierté du film fini.

Après en cinématique, j'aime beaucoup des plans séquence dans «Killswitch» ou l'histoire de getting up et  «Shadow Ops».

4) Êtes-vous un joueur et si oui, quels ont été vos jeux favoris de cette année passée?

Je joue énormément, car j'ai la chance d'avoir une femme geek qui joue aussi J

Actuellement, le meilleur jeu auquel j'ai joué cette année est «Mass Effect 2» qui est à mon goût un chef d'oeuvre d'immersion. C'est pour moi ce que le jeu vidéo peut apporter de mieux, un doux mélange de démesure épique et d'émotions. 30 heures de jeux, c'est énorme !

Je rêverai de pouvoir travailler sur un film qui devra respecter l'énergie du jeu.

Mass Effect 2 est pour moi le parfait exemple de ce que le jeu vidéo est aujourd'hui: un art narratif majeur qui peut nous embarquer jusqu'aux larmes.

Sinon Heavy Rain est un bon début de ce que peut être le jeu vidéo cinématographique, mais j'avais préféré le précédent Call of Duty.

5) Après une petite recherche, il se trouve que vous êtes crédités comme Réalisateur de 2nd Équipe sur le Babylon A. D. de Mathieu Kassovitz. Pouvez-vous nous parler de cette rencontre ? Êtes-vous déçu du relatif échec du film et le comprenez-vous ?

Mathieu avait vu mes cinématiques de jeux vidéo, il aimait le style et m'a demandé de lui faire des propositions de mise en scène et de mouvements de caméras pour certaines séquences pour le film.

Le film était ambitieux et Mathieu est, je pense, un super réalisateur, donc je suis rentré dans le projet avec lui.

Le film était un doux mélange d'humain, d'artistique et de moyens et tous les éléments ne se sont pas coordonnés de la meilleure façon pour nous.

Ayant vécu l'histoire de l'intérieur, je suis déçu de l'échec du film, pour Mathieu qui s'est battu tous les jours, et pour tous les artistes qui se sont défoncés pour fabriquer ce film qui à l'origine avait des ambitions bien plus élevées que le résultat final.

LE FILM

1) « La Nuit des Enfants Rois » est tiré du roman éponyme de Lanteric. Votre projet colle-t-il à 100% à l'oeuvre originale ? Sinon, quels sont les changements que vous avez apportés à celle-ci et pour quelle(s) raison(s) ?

Le scénario de «The Prodigies» est très librement inspiré de La Nuit des Enfants Rois. Dés le départ il était prévu de faire une adaptation,car le livre se passant dans les années 80 et on avait décidé tout d'abord de raconter l'histoire de nos jours, de l'ancrer dans la réalité des adolescents d'aujourd'hui. De plus, la technologie des années 80 datait vraiment le film, on voulait que le spectateur se retrouve dans le New York du 21e siècle. Une partie du livre n'était pas du tout cinématographique et puis on a dû tenir compte de la violence de certains moments du récit (viol, assassinat par les enfants,), car on voulait faire un film pour les ados qui ne soit pas non plus trop radical.

Je suis personnellement un fan de l'oeuvre originale et dès le début du film nous nous sommes mis d'accord avec Bernard Lantéric sur ceux qui nous semblait indispensable de conserver du livre. Il y a eu plusieurs versions du scénario jusqu'à ce que Bernard Lanteric approuve le script. Malheureusement, il nous a quitté et ne pourra pas voir le film terminé sur grand écran, mais à chaque étape j'ai pensé à lui et à nos discussions dans lesquelles il me faisait part de sa vision de ce que devait être le film, je ne pense pas l'avoir trahi. Le film lui est évidemment dédié.

2) Votre film, bien qu'ayant des enfants pour personnages principaux, semble développer un univers plus mature. Pensez-vous que le cinéma d'animation peut sortir des univers enfantins et colorés pour raconter des histoires plus sombres et adultes?

Le jeu vidéo fait des jeux pour ado/adultes depuis des années, je pense que le cinéma d'animation arrive à maturité pour accepter de l'animation pour jeunes adultes. C'est évidemment le cas dans la BD mais aussi dans le cinéma d'animation au Japon avec des films d'animation uniquement destinés à un public adulte.

On m'a proposé plusieurs films «cartoons» pour la famille, je les ai toujours refusés, car je voulais garder l'univers mature dans lequel je travaillais dans mes cinématiques.

« The Prodigies » est arrivé, une histoire forte avec des personnages attachants et l'opportunité de faire une mise en scène différente qui colle à l'histoire. On est en train de finir le film, mais on peut imaginer que « The Prodigies » pourrait avoir une interdiction au moins de 12 ans, car certaines scènes sont particulièrement viscérales.

3) Je me fais l'avocat du diable : lorsque j'ai parlé du film sur mon blog et de l'apparition de la première bande-annonce, j'ai clairement été "choqué" des nombreuses références visuelles et sonores (Muse) à la promotion du film Watchmen de Zack Snyder. Est-ce une totale coïncidence ?

Chacun voit ce qu'il veut. Warner sortira le film avec les moyens d'un film international et ils ont su comprendre l'essence même du film dés le premier visionnage de l'animatique. «The Prodigies» se veut un film d'animation différent comme le furent Watchmen ou 300; Ce sont des films graphiques à la frontière du live et de l'animation.

L'utilisation de la motion capture nous permet de franchir cette ligne entre le live et l'animation, donc il est normal de faire la promotion dans le même sens.

Après, nous avons décidé d'avoir un étalonnage «film d'action», avec de vrais noirs ou des couleurs dé saturées typiques des jeux vidéo ou des longs métrages en prise de vues réelles, pour s'éloigner au maximum de l'univers acidulé des dessins animés pour enfants.

4) Pourquoi avoir choisi le cinéma plutôt que la télévision, comme le font avec succès vos confrères du Petit Nicolas, de Skyland, de Wakfu et autres relativement bonnes séries animées françaises ?

J'ai coréalisé une série pour la télévision qui s'appelle «Galactik Football» avec Alphanim. C'était une expérience formidable dans laquelle on a essayé durant les matchs d'apporter un système original de caméras pour rendre le tout plus innovant.

Je retournerai à la série un jour, car c'est un format de narration passionnant, où on laisse le temps aux personnages de s'installer.

Après je n'ai pas choisi de quitter la série, quand Mathieu Kassovitz m'a contacté pour travailler sur Babylon A.D j'étais en préparation sur la saison 2 de Galactik football.

J'ai donc enchainé avec les longs métrages, car j'aime relever de nouveaux défis, essayer d'apprendre et de m'améliorer.

5) Pouvez-vous nous parler un peu du casting ? Qui sont vos animateurs, les talents vocaux et les autres hommes et femmes de l'ombre dont vous voudriez parler ? Enfin, il y aura t'il des voix "connues" (dans le monde du doublage, pas des starlettes en mal de popularité) ?

Pour chaque personnage de The Prodigies, Jean Marc Panetier, notre directeur de plateau a réuni un groupe de voix exceptionnelles ; à l'heure où j'écris ces lignes, nous sommes en plein mixage voix, et elles fonctionnent vraiment bien.

Pour Jimbo, c'est Mathieu Kassovitz qui lui prête sa voix. Je l'ai choisi, car il représente pour moi le «Jimbo» idéal, à la fois grand « adulescent » charmant mais avec au fond de lui un peu de « haine et de colère » qui pourrait resurgir à tout moment...

6) Question plus "vaste" : êtes-vous sensible à la fuite des talents Français vers l'Amérique ? Pensez-vous que leur présence suffirait à faire de la France un acteur majeur du cinéma d'animation ?

J'ai eu la chance grâce à une productrice qui s'appelle Sandrine Nguyen de pouvoir travailler des années entre la France et les États-Unis. J'ai participé à de super projets comme Tombe Raider ou Terminator 3, rencontré des artistes avec lesquels j'ai beaucoup appris (Marc Ecko, 50-Cent ou Vin Diesel) mais j'ai jusqu'à présent refusé de partir là bas.

La France est actuellement le seul pays ou l'on pouvait monter «The Prodigies» sans concessions, à la manière d'un film indépendant. Après il est évident qu'on a plus de moyens aux US mais je pense que la fuite des talents est moins un problème que la capacité de financement des projets.

Autour du projet «The Prodigies» nous avons réuni des artistes du monde entier (les personnages du film ont par exemple été imaginés par Humberto Ramos et Francisco Herrera qui dessinent Spiderman pour Marvel), notre compositeur, Klaus Badelt est américain et est a l'origine de scores aussi célèbres que celui de « Pirates des Caraïbes. Idem pour les cascades c'est Alain Figlarz, le chorégraphe de Jason Bourne qui a travaillé sur les cascades de Prodigies, donc la réponse à cette fuite vient des producteurs et des investisseurs, pas des artistes.

7) Un plan marketing absolument savoureux, à base d'indices parsemés sur un site officiel très bien conçu et sur les réseaux sociaux les plus populaires, a été mis en place pour promouvoir le film. C'est une idée du distributeur ou des créateurs ? Pouvez-vous nous expliquer davantage ce qu'il y a à découvrir dans cette "aventure" virtuelle ?

Énormément de choses, mais tout cela est encore secret. Comme je le disais précédemment, je suis un grand fan de comics, de jeux vidéo et d'internet, on a donc très tôt dans le processus du film voulu mélanger les médias pour que le film ait une vraie vie.


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Merci au réalisateur pour sa disponibilité. Merci à Zade pour deux questions interessantes (oui, il était au courant, quel privilégié !). Merci à tous ceux qui partageront cette interview sur leurs réseaux sociaux pour faire un peu parler de ce film qui le mérite.

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Il y a eu beaucoup de critiques, beaucoup de haine autour de l'adaptation de Thor au cinéma sans que l'on sache vraiment pourquoi. La première bande-annonce n'était pas incroyable, certes, mais elle montrait qu'au moins Marvel avait pris la même idée qu'Iron-Man : faire de l'imaginaire d'un comics quelque chose de plausible et "réaliste" dans notre monde très humain.

Alors on n'évitera surement pas un certain formatage de blockbuster, une 3D gadget (pléonasme ?) et sans doute une construction très habituelle. Mais moi, malgré tout cela, ce trailer  me donne carrément envie ! Enfin, je voulais dire à ceux qui parlent de l'histoire d'amour. C'est une amourette OBLIGATOIRE, déjà présente dans le comics et très importante car totalement au centre de toute la mythologie (oh oh oh) du personnage de Thor. D'où le fait qu'on ne puisse pas la retirer d'une bonne adaptation. Alors oui, ça fait cliché, mais certaines fois c'est nécessaire. Et puis oh, c'est Natalie Portman !

 

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Je ne sais pas si comme moi, vous adorez les Making-Of. Il n'empêche que celui-ci est carrément étonnant. La société d'effets spéciaux Scanline VFX a mis en ligne une vidéo montrant tout le travail effectué sur les scènes les plus incroyables du dernier sympathique film de Clint Eastwood : Au Delà. On y découvre comment ils ont fait de ce tsunami un véritable spectacle violent et saisissant, quels sont les petits ajouts fait sur le visage des acteurs (du sang, des larmes) ou encore quelques moments de Motion Capture.

Là où c'est intéressant, c'est surtout lorsqu'on a vu le film. Par exemple, en me doutant que ce sont des effets spéciaux j'étais quand même persuadé que l'individu fouettant sa serviette sur les flammes de son bateau était totalement rajouté. Et bien pas du tout ! On en vient réellement à confondre le faux du vrai et c'est un peu ça, la magie du cinéma. Enjoy !

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Vivement hein ? Déjà pour dissiper les doutes autour du projet, avec ces images qui ont filtré et qui sont peu rassurantes. Ensuite pour voir de quoi est capable Matthew "Kick Ass" Vaughn quand il n'a pas un scénario totalement délirant a porter à l'écran.

Bon, après, il est aussi fort probable qu'on se marre devant le trailer et qu'on espère que le projet soit annulé avant la fin. Bref, vous êtes optimistes ou défaitistes ? Dans tous les cas, le trailer arrive aujourd'hui sur la page Facebook du film. En attendant, une nouvelle image est dévoilée...

Pour ceux qui ne connaissent pas X-Men : First Class, ce comics plonge dans le passé de nos super-héros (comme on me l'a fait souligner en commentaires, merci !). Le côté kitsch est donc inévitable (et de bon gout en dessin, espérons qu'il sera aussi de même au cinéma).

EDIT : Le trailer est arrivé !

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1. Je n'ai rien contre Dany Boon.

2. Rien à Déclarer est mauvais à mon sens, mais il y a pire et surtout c'est un avis perso.

3. Je n'ai rien contre le film français, contre les comédies françaises, je crois l'avoir déjà prouvé sur ce blog.

Après ces trois avertissements prouvant que ce n'est pas contre le film que j'en ai (mais bien contre un certain public), voici encore un nouveau florilège de "quoi, t'as pas aimé ? Mouahaha t'est trop nul !". Et après on dira que c'est ceux qui n'ont pas aimé qui sont les plus virulents. Au pire, même si j'avais insulté, j'aurais usé d'un peu d'arguments. M'enfin bon...

Au passage, Rien à Déclarer est au top du Box Office avec 2 896 373 entrées. Le Discours d'un Roi est second avec 494 161 entrées. À noter l'excellente performance du film Le Fils à Joe (que je n'ai malheureusement pas vu) qui s'en tire avec un cumul de 1 057 781 entrées. Sur ce, je vous laisse méditer sur ces chiffres avec un peu d'humour promis. Et surtout, surtout, ne critiquez pas les films populaires ! 3 millions de personnes pour vous dire que vous n'avez pas de gout, c'est insurmontable.

Alors beaucoup de gens me sont tombés sur le coin du museau. Je veux donc préciser certaines choses. Déjà, j'aime tous les films, je n'ai pas d'aprioris, je pense que mes critiques le prouvent : je vais voir tout et n'importe quoi. J'ai évidemment des attentes, des préférences sur le moment, mais je ne me connais pas "braqué" sur un genre en particulier. Ma critique de Rien à Déclarer est mauvaise dans le sens ou j'ai davantage parlé de ce qui m'énervait chez les gens que de mon avis sur le film. En soi, il faut dire que je l'ai vraiment trouvé naze.

Évidemment que j'ai rigolé sur certaines scènes. Mais cela en fait-il un bon film ? Les Tontons Flingueurs, La Grande Vadrouille ? (dont est très souvent comparé le film de Dany Boon) Le Corniaud ? Ils sont tous un vrai scénario travaillé, des comédiens très justes et s'articulent tous autour d'une même idée : être original. Là, comme le disent  plus ou moins justement les critiques dithyrambiques du dessus, c'est un mélange des Chti's et de Taxi. Où est l'originalité là dedans ? Au passage, la seule raison pour laquelle les gens disent qu'il ressemble à Taxi, c'est qu'ils font le lien avec le fait que [Spoiler]les deux héros du film voient leur voiture tunnée en bête de course façon Choupette de la Coccinelle[/Spoiler]. Navrant !

Autre chose pour les fans du haut : Arrétez de dire que la critique est pourrie, naze, qu'elle ne fait pas son boulot. Si même moi je trouve qu'elle est souvent très méchante en France, elle ne l'est pratiquement jamais avec les films français. Il faut être aveugle pour ne pas se rendre compte que si les Américains avaient fait ce film, ils se seraient  tout aussi bien fait littéralement détruire par la critique française. Un peu d'objectivité ne ferait pas de mal.

Quel est le problème finalement avec moi ? C'est que j'abuse, les gens ont raison. Mais j'en ai marre. Ce film à eux DIX FOIS plus de salles que n'importe quel film, une promo énorme, et les gens disent "n'écoutez pas les critiques, j'y suis allé j'ai eu raison et ce sont des aigris débiles qui ne jurent que par les films d'auteur". Mais les gens sont FORMATÉS pour y aller. Pour la plupart, ne pas y aller c'est "rater le film du moment". Le pire étant que ces mêmes fans seront les premiers à vomir sur le énième film de Dany Boon le jour où ils se seront trouvé une nouvelle mode.

Enfin, pourquoi j'ai été choqué des applaudissements. Déjà, parce qu'on n'est pas chez Papa et Maman. Y'a pas de réalisateurs, pas d'acteurs, ils applaudissent qui ? Le projectionniste ? Parce que ça se fait à la télé alors on le fait au cinéma pour se donner un genre ? Sans parler du fait qu'applaudir pour une comédie, c'est comme rigoler devant Black Swan : c'est, à mon sens, d'une connerie monumentale.

Tiens d'ailleurs, je viens de définir pourquoi la comédie n'avait pas le droit à des nominations aux césars : parce que ce n'est pas perçu comme du film. Pour beaucoup, c'est du McDo. On y amène toute la famille quand on sait pas quoi faire de sa soirée et tant pis si les gosses gueulent, si les parents mangent du pop-corn comme des gorets, si le coca tombe sur les sièges et si on rote (c'est arrivé !) après tout, bordel, "ils ont payé leur place, ils font ce qu'ils veulent". D'un coup d'un seul, je préfère qu'on me qualifie d'aigri (ce qui est quand même le comble et me blesse profondément au final).

Voilà la raison de ma colère. Vous avez vu, je suis gentil, je la fais partager...

Promis, j'en parle plus. Et je n'ai rien contre Dany Boon !

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S'il y a bien dans une catégorie de films que les Français se sont toujours démarqués, c'est celui de l'animation. Malgré la fuite de nos talents vers les paradisiaques contrées américaines de Dreamworks, Pixar et autres Sony Pictures, certains réalisateurs restent bel et bien en France. Aujourd'hui, c'est Antoine Charreyron qui se met en avant avec la sortie prochaine de son film : The Prodigies - La Nuit des Enfants Rois. Bien entendu basé sur le roman éponyme de Bernard Lenteric. Le monsieur a auparavant travaillé sur plusieurs cinématiques de jeux vidéos et a bossé sur Babylon A.D de Kassovitz entre autres gros projets.

Le synopsis est intrigant : "Ils sont cinq, vivant aux quatre coins des États-Unis. Cinq petits génies, des adolescents d'une intelligence inouïe capables de manipuler l'esprit d'autrui. Jimbo Jaffar possède ces mêmes capacités et cherche depuis toujours ses semblables. Par le biais de la multinationale de son père adoptif, Killianetworks, Jimbo réussit finalement à les trouver et à les réunir. Lorsque les enfants sont victimes d'une violente agression dans Central Park commence pour les cinq surdoués une nouvelle ère, celle de la violence et de la vengeance. L'ère de la nuit des enfants rois. Vient alors pour Jimbo le moment de choisir : la stabilité de son monde d'adulte, ou cette rage destructrice qui ne l'a jamais vraiment quitté depuis l'adolescence..."

Alors ça donne envie et le trailer ci-dessous n'est pas "trop mal". Par contre, entre le style de l'affiche et la narration du trailer sur fond de Muse, franchement, ça ressemble beaucoup trop à Watchmen. En espérant que ce ne soit que le marketing qui ait pris cette direction. Sortie prévue le 25 mai prochain !

EDIT : Je viens de voir le site officiel et je vous conseille d'y aller si vous avez aimé le trailer. C'est plein de marketing viral bien foutu et marrant.

 


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C'est lors du Super Bowl 2011 que le tout premier teaser / spot TV de Captain America : The First Avenger a été dévoilé. On y trouve plein de choses intéressantes à l'interieur. A commencer par...

Une jolie technique de "Avant/Après" pour l'acteur Chris Evans qui a du se faire supprimer ses muscles au montage pour une scène spécifique : celle de la transformation de Steve Rogers en Super Soldat. Cela nous donne l'utilisation d'un effet special particulièrement réussi, déja aperçu dans Benjamin Button.

Aussi, on peut apercevoir le très charismatique Dum Dum Dugan à la gauche de Captain America (à droite pour nous, forcément) sur cette photo qui sert d'image d'illustration au player du trailer ci-dessous.  

Enfin, Crane Rouge est magnifique...


 

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Je vous ai fait une petite selection des deux meilleures critiques "Spectateurs" du film sur Allociné pour etayer mes propos d'hier soir. Comme vous pouvez le voir, ça vole très haut...

Remarquez, c'est un peu pareil dans le jeu vidéo, dans la musique, dans... la culture en fait. Marrant au passage de voir que généralement, ceux qui disent ça sont justement les moins cultivés, les moins ouverts et les moins "au courant" du monde dont ils parlent. Enfin, y'a pas de justice.

Je suis dépité. Sincèrement. Parce que ces mêmes personnes qui nous insultent, ne savent même pas que Black Swan ou le Discours du Roi sont ou vont sortir. Entre autres films. (et je comprend tout à fait qu'on puisse rigoler et aimer, ce qui m'ennuie c'est les propos tenus ci-dessous parce que je SAVAIS qu'ils allaient exister). Dégouté. Donc messieurs, excusez moi de ne pas avoir aimé. Je ne recommencerai pas, je me fonderais dans la masse.

Ou pas.

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Je n'étais pas là, mais je vous avais prévenu, les nominations aux statuettes hollywoodiennes avaient lieu cet après-midi aux États-Unis. Bon, malheureusement, plein de films ne sont pas encore sortis chez nous (et devraient l'être d'ici le 27 février prochain) alors nos avis seront moins pertinants.

Quant à la cérémonie finale avec ses récompenses, je la retransmettrai sans doute en direct sur ce blog le 27 février vu que je ne me vois pas rater cet événement certes pompeux, mais toujours magique. Et puis c'est marrant un LIVE en pleine nuit !

Source des crédits : Allociné

Meilleur film

127 heures
Black Swan
Fighter
Inception
Tout va bien, The Kids Are All Right
Le Discours d'un roi
The Social Network
Toy Story 3
True Grit
Winter's Bone

Meilleur réalisateur

Darren Aronofsky (Black Swan)
Joel Coen et Ethan Coen (True Grit)
David Fincher (The Social Network)
Tom Hooper (Le Discours d'un roi)
David O. Russell (Fighter)

Meilleur acteur

Javier Bardem (Biutiful)
Jeff Bridges (True Grit)
Jesse Eisenberg (The Social Network)
Colin Firth (Le Discours d'un roi)
James Franco (127 heures)

Meilleure actrice

Annette Bening (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Nicole Kidman (Rabbit Hole)
Jennifer Lawrence (Winter's Bone)
Natalie Portman (Black Swan)
Michelle Williams (Blue Valentine)

Meilleur acteur dans un second rôle

Christian Bale (Fighter)
John Hawkes (Winter's Bone)
Jeremy Renner (The Town)
Mark Ruffalo (Tout va bien, The Kids Are All Right)
Geoffrey Rush (Le Discours d'un roi)

Meilleure actrice dans un second rôle

Amy Adams (Fighter)
Helena Bonham Carter (Le Discours d'un roi)
Melissa Leo (Fighter)
Hailee Steinfeld (True Grit)
Jacki Weaver (Animal Kingdom)

Meilleur scénario original

Another Year (Mike Leigh)
Fighter (Scott Silver, Paul Tamasy et Eric Johnson)
Inception (Christopher Nolan)
Tout va bien, The Kids Are All Right (Lisa Cholodenko et Stuart Blumberg)
Le Discours d'un roi (David Seidler)

Meilleure adaptation

127 heures (Danny Boyle et Simon Beaufoy)
The Social Network (Aaron Sorkin)
Toy Story 3 (Michael Arndt, John Lasseter, Andrew Stanton et Lee Unkrich)
True Grit (Joel Coen et Ethan Coen)
Winter's Bone (Debra Granik et Anne Rosellini)

Meilleure musique

127 heures (A.R. Rahman)
Dragons (John Powell)
Inception (Hans Zimmer)
Le Discours d'un roi (Alexandre Desplat)
The Social Network (Trent Reznor et Atticus Ross)

Meilleure chanson

127 heures ("If I Rise" - A.R. Rahman, Rollo Armstrong et Dido)
Country Strong ("Coming Home" - Bob DiPiero, Tom Douglas, Hillary Lindsey et Troy Verges)
Raiponce ("I See the Light" - Alan Menken et Glenn Slater)
Toy Story 3 ("We Belong Together" - Randy Newman)

Meilleure photographie

Black Swan (Matthew Libatique)
Inception (Wally Pfister)
Le Discours d'un roi (Danny Cohen)
The Social Network (Jeff Cronenweth)
True Grit (Roger Deakins)

Meilleurs décors

Alice au Pays des Merveilles (Colleen Atwood)
Amore (Antonella Cannarozzi)
Le Discours d'un roi (Jenny Beavan)
La Tempête (Sandy Powell)
True Grit (Mary Zophres)

Meilleur montage

127 heures (Jon Harris)
Black Swan (Andrew Weisblum)
Fighter (Pamela Martin)
Le Discours d'un roi (Tariq Anwar)
The Social Network (Kirk Baxter et Angus Wall)

Meilleur montage sonore

Inception (Richard King)
Toy Story 3 (Tom Myers et Michael Silvers)
Tron l'héritage (Gwendolyn Yates Whittle et Addison Teague)
True Grit (Skip Lievsay et Craig Berkey)
Unstoppable (Mark P. Stoeckinger)

Meilleur son

Inception (Lora Hirschberg, Gary Rizzo et Ed Novick)
Le Discours d'un roi (Paul Hamblin, Martin Jensen et John Midgley)
Salt (Jeffrey J. Haboush, William Sarokin, Scott Millan et Greg P. Russell)
The Social Network (Ren Klyce, David Parker, Michael Semanick et Mark Weingarten)
True Grit (Skip Lievsay, Craig Berkey, Greg Orloff et Peter F. Kurland)

Meilleurs maquillages

Barney's Version (Adrien Morot)
Les Chemins de la liberté (Edouard F. Henriques, Greg Funk et Yolanda Toussieng)
Wolfman (Rick Baker et Dave Elsey)

Meilleurs effets visuels

Alice au Pays des Merveilles (Ken Ralston, David Schaub, Carey Villegas et Sean Phillips)
Harry Potter et les reliques de la mort - partie 1 (Tim Burke, John Richardson, Christian Manz et Nicolas Aithadi)
Au-delà (Michael Owens, Bryan Grill, Stephan Trojansky et Joe Farrell)
Inception (Chris Corbould, Andrew Lockley et Peter Bebb)

Meilleur film d'animation

Dragons
L'Illusionniste
Toy Story 3

Meilleur film documentaire

Faites le mur !
GasLand
Inside Job
Restrepo
Waste Land

Meilleur court métrage

The Confession
The Crush
God of Love
Na Wewe
Wish 143

Meilleur court métrage d'animation

Day & Night
The Gruffalo
Let's Pollute
The Lost Thing
Madagascar, carnet de voyages

Meilleur court métrage documentaire

Killing in the Name
Poster Girl
Strangers No More
Sun Come Up
The Warriors of Qiugang

Meilleur film étranger

Biutiful (Alejandro González Inárritu, Mexique)
Canine (Giorgios Skabardonis, Grèce)
Revenge (Susanne Bier, Danemark)
Incendies (Denis Villeneuve, Canada)
Hors-la-loi (Rachid Bouchareb, Algérie)

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Par Skywilly Blog créé le 24/05/10 Mis à jour le 13/02/13 à 09h31

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