Trafalgar Square

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[ Pensées & Critiques ]

 

Commençons par les évidences, cet article, si on peut oser appeler ce chiffon un article, ne s'adresse évidemment pas aux PCistes dont les machines de guerre sont déjà suffisamment performantes pour nous faire comprendre que les marques mythiques de Playstation et XBox sont déjà obsolètes. Par conséquent, Big et Sirtank, laissez-nous tranquilles avec vos remarques (humour, évidemment, bisous les gars).

Sinon, que voulais-je dire déjà ? Ah oui, "Nouvelle génération ? Rien à foutre". Pourquoi cela ? Bien, je crois que tout est dans le titre. je vais donc vous laisser sur cette maigre réflexion.

Non, plus sérieusement, l'idée de rédiger ce post m'est venu en écoutant le dernier podcast de Gameblog. Non pas que l'envie de troller me sois venue à l'esprit, loin de là mais les dernières supputations me donnent envie de crier bien fort : "Mais laissez-nous tranquille, bordel !".

Car oui, on oublie de penser que les joueurs veulent peut-être continuer de profiter de leur matériel encore quelques temps. Pour ma part, "PS4", "720", tout ça ne me concerne que très peu. Et cela pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, je suis fauché. Vous allez me dire que ça touche des millions de joueurs et d'étudiants et que cela n'empêche pas l'industrie de tourner mais quand on y pense, hormis les impatients qui voudront absolument tâter des consoles et des nouveaux graphismes, notamment, je pense que nous seront nombreux à nous contenter des petites merveilles qui risquent de pululer en fin d'année, voire plus tard encore quand on y songe. Car oui, il y a de fortes chances pour que l'on nous vende ces petites merveilles de technologie pour la moitié d'un RSA.

 

 

Qui plus est, il y a aussi de fortes chances pour que, comme cela fut toujours le cas, le line-up dès la sortie des jeux ne soit pas si intéressant. Il paraît que beaucoup de développeurs se sont lancés, se révèlent prêts à attaquer le changement de génération mais franchement, je doute qu'il y ait de véritables killer aps. Une telle chose ne s'est pas produite depuis la sortie de Super Mario 64, c'est dire si réaliser une telle performance est difficile.

D'autant qu'aujourd'hui, il demeure des masses de titres que les joueurs ne connaissent pas encore, pour lesquels l'occasion de se plonger dans l'aventure n'a pas pu encore se produire et qui sont disponibles, à des prix accessibles et qui constituent d'excellents investissements. Autant vous dire que de véritables pépites vous attendent en occasion ou pour une poignée d'euros sur les sites anglais alors, pourquoi lorgner sur des jeux médiocres à venir ?

Ne me parlez donc pas de ces nouvelles générations. De très nombreux jeux sur PS3 m'attendent, des créations sur lesquelles je rêve de poser les mains par curiosité ou du simple fait que l'occasion de les essayer ne s'est pas présentée. La ludothèque de ma 3DS n'est pas encore très fournie, autant préférer mettre de côté suffisamment de piécettes pour faire l'acquisition d'un Fire Emblem, d'un Castlevania Mirrors of Fate plutôt que de me ruiner dans l'achat d'un Watchdogs dont on ne sait rien et qui pourrait, s'il le faut, se révéler pas si intéressant ou mal éxécuté.

 

 

Et n'oubliez pas que de belles promesses pour l'année qui se déroule devant nous. Lightning Returns, Tomb Raider, The Last of Us, Metal Gear Rising, éventuellement le 5e, Beyond, Gears of War et autres noms qui font rêver bien des joueurs vont arriver bientôt dans nos boutiques, qu'elles soient virtuelles ou au coin de votre rue. Ces jeux là risquent d'être véritablement aboutis, techniquement plus intéressants, voire intellectuellement stimulants. Partant de ce raisonnement, pourquoi (pour la énième fois, je sais) attendre donc ces simples promesses qui vont dépendre de la faculté de rares développeurs à s'adapter le plus rapidement possible à de tout nouveaux supports, avec les risques que cela comporte ?

Perso, je ne vois pas l'intérêt. A court et moyen terme, l'avenir du joueur s'annonce suffisamment intéressant. Autant profiter de la base installée et ne pas frustrer les artistes et éditeurs qui souhaitent exploiter les plus belles capacités de nos bonnes vieilles consoles, ne penez-vous pas ? De toutes manières, si cela nous permet de profiter des God of War et Final Fantasy XII, techniquement et ludiquement extrêmement intéressants, je ne vois pas pourquoi j'attendrai un triste lever de soleil alors que l'heure bleue que nous vivons est si belle.

 

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On ne peut parfois pas se l'expliquer mais il peut nous arriver d'avoir beaucoup d'attentes pour un nom, un titre qui ne fait pourtant pas remuer les foules. Pourtant, je dois avouer que j'ai une certaine affection pour cette série de spin-off qu'est Paper Mario.

Elle n'a pourtant rien d'extraordinaire si ce n'est que l'esthétique et la manière de jouer m'ont séduites. Usant de cet effet rare reproduisant les matières du papier à l'écran, qu'il soit glacé, cartonné tout en offrant un jeu de rôle accessible mais diablement amusant pour ceux qui tenteront l'aventure, Paper Mario a su s'imposer, révélant à chacune des générations de consoles Nintendo un nouvel opus souvent bien accueilli.

Néanmoins, la formule a quelque peu changé depuis Super Paper Mario (Wii), proposant ici un jeu plus axé sur la plate-forme et la réflexion, accompagné d'un style lui aussi plus original, plus orienté vers le pixel art. Et honnêtement, je dois vous avouer que je préférai plutôt la recette des deux premiers épisodes.

Je n'attendais donc pas grand chose de cette toute nouvelle version, Paper Mario Sticker Star, sortie il y a peu sur 3DS. Et cette fois-ci, je retrouve un peu de la saveur des origines, une saveur qui me plaisait tant et qui ravive de bien bons souvenirs.

 


 

On retrouve donc encore une fois l'ami Mario, lancé dans une quête où il doit évidemment sauver la Princesse Peach. Etonnant, non ? Par conséquent, vous voyagerez donc par monts et par vaux à la recherche de fragments d'une comète autocollante, source d'une puissance incroyable et qui a permis à l'ami Bowser d'accomplir ses méfaits.

Je vous rassure, ce n'est pas du côté du scénario que j'attendais des nouveautés. Non, les nouveautés comme dans tout les jeux de la saga sont exclusivement dans le gameplay qui récupère d'anciens éléments et les transposent sur une console portable. Et c'est donc avec une grande joie que l'on retrouve ces combats au tour par tour si simples à mettre en oeuvre et si courts. Grosse partie de l'expérience Paper Mario, ces batailles ne vous retiendront jamais très longtemps surtout si vous souhaitez user des grands moyens.

Vous disposez d'une action par tour, simple à choisir selon les caractéristiques souvent évidentes de votre adversaire, et dès lors, hormis tenter d'augmenter les dégâts en appuyant au bon moment sur un bouton, vous n'aurez qu'à attendre que votre tour revienne. Tout simplement.

Des petites nouveautés ont été toutefois implanté. Bien que légères, il vous sera parfois nécessaire de sacrifier quelques piécettes pour disposer d'un action supplémentaire par tour, selon votre réussite à une petite loterie, très utile notamment durant les combats contre les boss et quand de nombreux ennemis s'opposent à vous.

 

 

Et c'est tout, pas grand chose de plus. Car oui, l'aspect "jeu de rôle" a été grandement simplifié. On renonce aux points de magie, à l'expérience acquise, à l'apprentissage de nouvelles capacités et aux compagnons aux caractéristiques bien marquées, non, là, on table sur l'instantanéité.

En dehors de la possibilité de récupérer quelques points de vie supplémentaires cachés dans les recoins les plus obscures d'un niveau, c'est à vos stickers que vous devrez vous fier. Ces autocollants, vous les trouverez très facilement au cours de vos aventures et vont remplir un catalogue où ils seront utilisables en combat et en extérieur.

En combat, ils déterminent les actions que vous souhaitez appliquer pour vous défaire de vos adversaires. Ils se révèlent suffisamment nombreux et variés pour ne pas lasser un joueur qui pourrait souffrir de l'impression de toujours répéter la même pièce de théâtre. En revanche, certains disposent d'une utilisation spécifique. En effet, vous ne pourrez les utiliser n'importe comment, certains d'entre eux, souvent les plus originaux, bien qu'ils puissent se révéler extrêmement puissants durant les bastons, seront indispensables pour accomplir les nombreuses énigmes qui bloqueront votre progression.

Et c'est alors dans un déluge d'effets jouant sur le décollage, le découpage, de déchirure et de tissage que de nombreux chemins s'ouvriront à vous. Car on peut l'avouer, la direction artistique est toujours au rendez-vous. Le jeu est joli, pas magnifique, certes, mais vraiment joli, à la manière de ces titres mythiques qui ne vieillissent pas tant que ça du fait de leur approche de la technique. Il est aussi très coloré, comme tout bon Mario qui soit, et offre suffisamment de variété dans ses décors pour réjouir à chaque nouvelle ambiance la rétine. Seules les univers proposés ne se révéleront pas bien originaux mais que voulez-vous ?

 

 

Autre petit détail qui en surprendra certains, le jeu ne se déroule plus dans un seul et unique monde. Ici, les mondes sont découpés en niveaux, à la manière d'un Super Paper Mario ou d'un jeu de plate-forme classique. Rassurez-vous, la possibilité de revenir sur ses pas est toujours présente et souvent indispensable car des intersections existent et de nombreux atouts cachés se révélèront avec votre progression. Notons toutefois que cette approche qui peut paraître étonnante est en réalité une excellente idée pour une itération sur console portable, où chaque niveau se termine en une vingtaine de minutes, idéal avant d'aller rejoindre Morphée, pour ma part.

Bref, ce petit Paper Mario Sticker Star m'a véritablement convaincu. Apeuré par une simplification qui pourrait paraître excessive de la manière de jouer, on se retrouve finalement avec un titre complet, long, vif et dynamique, idéal pour une console portable. Qui plus est, il conserve le charme unique et propre à cette série que j'apprécie tant et rien que pour ça, je ne regrette pas du tout mon achat. Bien au contraire.

 

Voir aussi

Jeux : 
Paper Mario : Sticker Star
Plateformes : 
Nintendo 3DS
Sociétés : 
Nintendo
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Darksiders, c'est un peu ma licence maudite. Non pas que je ne l'apprécie pas, bien au contraire, mais il m'est arrivé de nombreux soucis avec cette saga naissante qui n'ont fait que retarder le plaisir d'y jouer.

En effet, alors que je jouais au premier quasiment à l'acquisition de ma console, soit il y a deux ans, ma sauvegarde fut corrompue au bout de sept heures de jeu. Rage, colère, dégoût, à la manière de l'ami Guerre, Cavalier de l'Apocalypse que l'on incarne durant cette première aventure. J'ai donc abandonné l'expérience, persuadé que je me relancerai un jour.

Et cet été, je l'ai terminé. J'ai apprécié, j'ai même beaucoup aimé et n'ai donc pas tellement attendu pour me procurer la suite du titre de Vigil Games à vil prix sur un site d'import anglais que je ne nommerai pas mais que tout le monde connaît. Ainsi débutait l'aventure Darksiders II.

Et là, c'est le drame. Il faut que je vous explique une chose. Dans l'appartement loué que j'occupe, nous disposons d'un écran cathodique. Sympa pour regarder iTélé, beacoup moins pour jouer en HD et se tuer les yeux sur des sous-titres illisibles. J'attendrai donc les vacances de Noël pour tâter de nouveau du bestiau. C'est ce que j'ai fait et je ne le regrette franchement pas.




De nature, je considère qu'une suite n'a pas forcément à suivre pas à pas la recette du succès de son prédécesseur. S'il améliore la formule, tant mieux pour nous, s'il la modifie, cela donne un nouvel aspect à la saga qui n'est pas forcément désagréable. Dans le cas de Darksiders II, on se situe un peu entre les deux, pour le meilleur, je vous rassure.

Tout d'abord, la sensation de liberté est beaucoup plus forte. C'est simple, on quitte un peu les grandes quatre voies du premier pour évoluer dans de grands décors qui forment un monde plus vaste, laissant libre place à une plus grande exploration, à une plus grande contemplation. Cette nouvelle approche change aussi quelque peu la nature de l'aventure vécue. Ici, une composante jeu de rôle est beaucoup plus importante est intégrée.

L'ami Mort que vous incarnez ne compte pas que sur sa force brute pour poursuivre sa quête à l'instar de son frère Guerre. Non, le plus craint des Cavaliers, est beaucoup plus frêle, plus vif, pas moins puissant pour autant et préfère rénover sa garde-robe et son équipement pour de meilleures prestations en combat. Vous ramasserez donc de très nombreux objets au cours de votre voyage, pillés sur les ennemis ou tout simplement achetés aux différents marchands du jeu, chose qui enrichit significativement l'expérience, qui justifie presque une nouvelle partie, c'est dire si la nouveauté est décisive.

Mais Darksiders II demeure néanmoins un digne héritier. Au-delà du gameplay enrichi, la direction artistique perdure pour notre plus grand plaisir. Mort a, on peut le dire, la grande classe, tout comme le monde qui l'entoure, surtout quand on évoque les vertes et grisantes plaines des Forge Lands qui rappellent vaguement un certain pays d'Hyrule, ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire. Néanmoins, on sera moins convaincu par les espaces plus morbides, beaucoup plus classiques dans leur style ainsi que dans leurs couleurs et qui ne font pas trop exception à la mode du post-apocalyptique qui a tout de même le défaut de conférer l'impression de toujours vivre la même aventure.





Cela n'empêche cependant pas le character design d'être extrêmement travaillé, la galerie de personnages se révélant riche et homogène dans leur qualité. Bref, une véritable petite histoire vous attend avec ses acteurs, ses événements, sa mythologie, chose qui intrigue le joueur.

Pourtant, on ne pourra s'empêcher de pester contre la narration bien trop avare en détails, en cinématiques et en explications. Car si on sait que l'univers de Darksiders est particulièrement profond (Sirtank m'a tout expliqué), force est de constater que ce deuxième épisode préfère l'énigme à la révélation pure. Au final, on conclut une épopée où les progrès ne sont pas si fréquents et pas tellement récompensés, ce qui peut sembler décourageant d'autant que l'impression de passer pour l'homme à tout faire est particulièrement présente. Dommage surtout quand on connaît le potentiel scénaristique de la licence.

Darksiders II est tout de même, il faut l'avouer, particulièrement dynamique. Si l'histoire récompense peu, le gameplay qui alterne entre exploration et nombreux combats est là pour vous réserver quelques quêtes (bien qu'un peu bateau) pour couper la pression du scénario. Les profits sont nombreux, comme je vous l'ai expliqué plus tôt et c'est toujours un régal de se relancer dans une bonne baston où Mort profite de la puissance de sa faux pour trancher à vif vilaines créatures attaquées par la Corruption. Et si ces combats se révèlent plus complexes, plus riches, plus maniables, plus intéressants au final, il demeure néanmoins une petite rigidité, sûrement due au moteur du jeu, qui empêche de profiter de la réactivité immédiate d'un véritable beat'em all. Rien de bien méchant mais à noter tout de même.




Mais bon, après quelques jours de recul, je me rends compte que ce Darksiders II reste une sacrée pioche. Excellent jeu d'aventure plus que teinté d'action, enrichi compte tenu de ses origines, jouissif, profond, intéressant, le titre de Vigil Games démontre tout le talent de ces développeurs capables de concevoir de grands univers tout en n'oubliant pas la rigueur d'un gameplay, chose plutôt rare pour ce genre tout aussi rare de jeux.

On reprochera sûrement l'impression d'être baladé à tout va, pour un caprice ou pour une nécessité artificielle mais franchement, si vous aimez cette formule, n'hésitez vraiment pas, je pense que l'on fait difficilement mieux en la matière ces dernières années et ce n'est pas un timide et maladroit Skyward Sword qui me dira le contraire.


Voir aussi

Jeux : 
Darksiders II
Plateformes : 
Xbox 360, PlayStation 3, PC
Sociétés : 
THQ, Vigil Games
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Je pense que nous sommes rares sur Gameblog à ne pas profiter du talent de dessinateur de l'ami Seblecaribou ainsi que de son expertise en matière de cinéma. Sans oublier son humour décapant ainsi que sa chevelure bouclée, sa stature herculéenne, son zi...attention, je m'égare !

Bref, en terme de comics, je sais que mon comparse Toulousain Bigquick dispose d'une vaste culture mais l'on peut affirmer que l'animal n'est pas moins bien loti. Et il y'a pas peu, le blogger a assorti la sortie d'un film tout de même bien attendu d'une critique typique, fort agréable à lire.

L'ayant vu hier soir accompagné de l'ami Killerad (oui, aller seul au cinéma est un aveu de faiblesse selon moi ^^), le film en question m'a laissé une impression très particulière. Je ne suis pas fan des super héros à l'américaine, je vous le dis tout de suite, et c'est toujours avec une certaine appréhension que j'assiste au visionnage de ces oeuvres. Néanmoins, certains points ont haussé ma tolérance vis-à-vis de cette mode, et franchement, c'était pas gagné.





Tout d'abord, petit point sur l'ambiance du film. Peter Parker est adolescent, instable, élevé par son oncle Ben et sa Tante May, tentant de survivre à chaque journée de lycée, aux railleries de bullies qui aiment lui faire la tête au carré et reconnu seulement pour ses qualités de photographe. Bref, pas facile de s'appeler Pierre Parquet dans cette mégapole américaine surtout lorsque l'on a du mal à supporter le traumatisme de la disparition étrange de parents qui décidèrent du jour au lendemain de fuir avec certains documents visiblement importants.

Première chose, le personnage est plutôt attachant. Certes, il ne semble pas socialement apte à vivre et quelque peu idiot sur les bords mais la souffrance quotidienne crée une relation fondée sur la pitié qui poussent à apprécier ce jeune homme qui vit, en somme, ce que nous avons tous vécu à une époque ou une autre de notre vie. Peut-être que l'aspect larmoyant des passages où les parents de Peter sont évoqués, certes, n'empêche que cette petite vie lycéenne, avec ses amourettes, amène une certaine fraîcheur, ma foi, pas désagréable et traitée avec une certaine justesse. Prestation donc intéressante d'un Andrew Garfield qui joue parfaitement l'ado quelque peu attardé mais sympathique.

Mais bon, ce qui est important dans un film de super-héros, c'est de voir de la baston, de la performance extraodinaire, des explosions, toussa toussa (tout ce qui me fait ch***, en clair). Et ici, avouons que le visuel demeure plutôt bon. L'Araignée évolue avec une certaine classe et incarne toujours ce personnage transformé, caractériel, prétentieux et sarcastique lorsque ce dernier enfile le costume de Spider-Man. Les balades dans l'éther de la cité donnent une sensation de vertige même si elles s'avèrent relativement rares (cf.l'article de Seblecaribou) et les pugilats révèlent toutes les qualités d'un héros qui à défaut d'être massif, fait preuve d'une agilité et d'une capacité à se mouvoir dans l'environnement assez fantastique.




L'intrigue, quant à elle, demeure correcte sans être transcendante. Un souci, une transition à mon avis quelque peu brutale entre l'intimité de la vie de Peter Parker et le drame de grande ampleur en toile de fond. En effet, curieux d'en savoir plus sur les travaux de ses  parents (dont les raisons de la disparition ne sont d'ailleurs pas expliquées), ce dernier va découvrir les activités d'un scientifique, Curt Connors, amputé d'un bras, spécialisé dans la recherche entre les compatibilités génétiques entre les espèces. Si Spider-Man naît par accident, piqué par une araignée, au coeur de ce centre de recherche, le Dr. Connors lui aussi succombe à la tentation d'étudier les progrès de la science pour tenter de récupérer son membre manquant.

Malchance, les effets secondaires de cet acte mène à une transformation en Lézard, particulièrement violent et obsédé par une seule et unique intention mégalomaniaque, celle de convertir la population aux charmes des reptiles. Problème, la réalisation intégre un dialogue entre la partie consciente du scientifique et ses pulsions animales pourtant très vite expédié au profit des séquences de violence brutale. Dommage d'autant que la performance d'acteur n'est pas spectaculaire, le chercheur semblant trop lisse pour virer si rapidement d'un bord à l'autre.

On regrettera aussi la fin qui à défaut d'être catastrophique, enchaîne les maladresses. Si le film était relativement équilibré durant ses premières 90 minutes, on ne peut s'empêcher de pester contre l'accumulation grossière des clichés du film d'action la fin approchant. Décés de personnages tertiaires, scènes dont l'intérêt est plus que contestable, destinées à offrir cet effet too much absolument écoeurant, mise en scène lourdingue, retournements de situations évidents...bref, tout est là pour ruiner la tentative de créer un univers où le jeune Spider-Man allie jeunesse et travail de nuit. Vraiment dommage.





On garde donc cette aigreur en sortant de la salle. Les dernières minutes renient presque l'essence même de ce Amazing Spider-Man qui souhaitait donner une nouvelle optique à une saga qui au cinéma commence déjà à sentir le déjà vu. Néanmoins, on pourra tout de même apprécier l'essai, tout n'étant pas à jeter. Je ne serai donc toujours pas séduit par les films inspirés des oeuvres américaines mais je serai tout de même plus attentif à l'avenir. C'est déjà pas si mal.


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Il y a des aventures qui se vivent de manière très personnelle. Si certaines d'entre elles offrent clairement de multiples possibilités permettant au joueur de véritablement participer à une expérience différente à chaque reprise, d'autres demeurent linéaires. Mais parfois, la manière, la façon de s'y prendre donne le sentiment de contribuer seul à la création de l'histoire.

Pokemon n'est pas véritablement un jeu où l'on peut faire tout ce que l'on veut. Non. Le parcours est défini, les obstacles visibles et certains défis doivent absolument être relevés pour que de nouveaux chemins puissent être parcourus. Néanmoins, Pokemon reste l'une des rares expériences vidéoludiques totalement personnelle, du fait que votre équipe est définie selon vos goûts propres.

Cela se voit dès le début. Si au final, la balance s'équilibre, le choix parmi les trois starters va très clairement vous donner un avantage face aux champions des premières arènes tandis que d'autres nécessiteront de votre part d'accorder plus d'importance à vos combinaisons, de manière à ne pas rester bloquer face à un adversaire qui a très clairement le dessus sur vous. Salamèche dispose d'une bouille inimitable, n'empêche qu'affronter les amis Pierre et Ondine ne sera pas une partie de plaisir avec une créature au caractère de feu.




Toutefois, qui ne s'est jamais amusé à fonder une équipe de Pokemon d'une variété particulière. Eau, Plante, Feu pour harmoniser les couleurs d'un groupe tandis que d'autres, pour s'amuser en toute tranquillité, chasseront de petits monstres Ténèbres, Spectre ou Psy pour écraser les dresseurs téméraires qui bloqueront votre chemin. Constituer une équipe seulement à partir de bébêtes légendaires est aussi un bon moyen de s'amuser, tant ces dernières sont rares et particulièrement belles à observer.

Des souvenirs de ma septième année émergent, avec ces quelques images, trois créatures ailées ornées de glace, rutilantes dans un ciel obscur ou capables de faire fondre la roche ainsi qu'un humanoïde particulière puissant aux pouvoirs étranges Sûrement que les votres doivent y ressembler, de près ou de loin. Je me souviens avoir formé un groupe de six enfants Pokemon et avoir repris l'aventure depuis ses origines pour voir de quoi ces derniers étaient faits. Cruelle fut ma déception mais ces tentatives là sont toujours divertissantes.

Il est incontestable qu'un lien étrange se forme avec ces compagnons de voyage, une relation que l'on pourrait presque croire amicale, à tel point qu'il devient parfois difficile de se séparer d'un ami parti de rien devenu magnifique dans le seul but de voyager plus vite à dos d'oiseau ou de tailler certaines herbes. Le cas inverse existe aussi, conserver à ses côtés une faible créature dans l'attente que celle-ci vous récompense par sa puissance après de longues heures d'entraînement au coeur de dangereuses cavernes.





Clairement, Pokemon est une de ces odyssées, un de ces voyages que l'on apprécie tout particulièrement, que l'on forge avec des compagnons auprès desquels on finit toujours par revenir. Certains ont soif de tous les capturer, d'autres se contentent de franchir les étapes une par une et de voir grandir ces enfants, de les mener vers les plus hauts sommets.

Je ne sais pas pour vous mais j'ai rarement ressenti cela en jouant à un Jeu Vidéo. Et si beaucoup me diront qu'il s'agit encore d'un jeu pour les enfants, je ne peux m'empêcher d'attender les prochaines versions et de replonger dans un monde où tout reste à découvrir et où les possibilités d'évoluer sont si nombreuses.

 

Voir aussi

Groupes : 
Pokémon
Plateformes : 
DS, Game Boy, Game Boy Advance, Game Boy Color
Sociétés : 
Nintendo, Game Freak
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L'acquisition d'une nouvelle console est toujours un événement stimulant. De nouvelles possibilités s'offrent à vous, impliquant évidemment de nouveaux jeux. Toutefois, je vais vous avouer une chose, ce n'est par attente de ses promesses que j'ai dépensé pour cet objet mais bien par nécessité et cela doit être une première dans ma jeune vie de joueur.

En effet, frustré par l'incapacité à ne plus pouvoir passer du bon temps sur Radiant Historia (DS), excellent rpg d'une console morte dans mes mains il y a peu, j'ai donc décidé de faire chauffer la carte bleue afin de pouvoir reprendre l'aventure. Ce n'est donc pas vraiment par attrait pour la ludothèque que la console siège sur mon bureau.

Il me faut donc étudier la bibliothèque des jeux disponibles pour enfin justifier un tel achat. Evidemment, en bon gros fan de Nintendo que je suis, les commandes de Super Mario 3D Land et The Legend of Zelda Ocarina of Time furent effectuées dès mon retour de la côte. L'achat du premier repose sur le simple fait qu'il s'agit visiblement de l'un des meilleurs jeux de la 3DS, le second, lui, est ici pour satisfaire le besoin incontrôlable de redécouvrir ce jeu de légende (c'est le cas de le dire) sous de nouveaux atours, d'autant que cela fait presque cinq années que je n'y ai pas touché.

 

 

Ces deux titres devraient me tenir un bon petit moment mais évidemment, je garde un oeil sur d'autres titres jouables sur 3DS. Theatrhythm Final Fantasy devrait lui aussi me convaincre, la perspective de jouer les partitions les plus célèbres de la saga suffisant à obliger n'importe quel amateur de la série à succomber au charme d'une oeuvre qui sent tout de même bon le gros cadeau d'anniversaire. Kid Icarus Uprising est aussi un jeu que je surveille de près, sans oublier qu'il est fourni, me semble-t-il avec le Circle Pad, l'occasion de bénéficier sans commande annexe d'un accessoire pourtant indispensable de la console. Qui plus est, les pérégrinations de l'ange Pit semblent très sympathiques, alors pourquoi ne pas craquer ? Je n'oublie pas non plus Tales of the Abyss qui selon l'ami Davcio semble fort divertissant et qui pourrait contenter mes envies de jeu de rôle à la japonaise.

 

 

Au-délà, j'ai l'impression qu'il me faudra attendre l'Automne pour satisfaire ma faim d'expériences ludiques. Castlevania Mirror of Fate demeure au sein de la liste des jeux que j'attends tout particulièrement avec son alter ego sur consoles "nouvelle génération", avec son aspect action prononcé et son ambiance unique. Paper Mario Sticker Star ainsi que Luigi's Mansion me font aussi de l'oeil même si je n'y songe pas tellement pour l'instant. Même constat pour Epic Mickey Power Of Illusion, apparemment un bon jeu de plate-forme à l'ancienne qui me tente bien, ma foi.

Quant au long terme, Fire Emblem Awakening semble combler les attentes de amateurs de tactical rpg bien difficile, hardcore, diraient même certains. Mais l'absence de date de sortie européenne à l'heure où vous pourriez lire cet écrit ne forcent pas une attente qui pourraient être trompée par la frilosité de Nintendo à dévoiler certaines de ses pépites pourtant reconnues au Japon.

 

 

Même si le catalogue ne semble pas aussi fourni que l'on pourrait l'imaginer, n'empêche que je ne pourrai visiblement pas passer à côté d'une console qui propose de telles expériences. Je ne devrai pas être déçu mais j'attends encore de voir s'il s'agit vraiment d'une réussite de la part de Nintendo ou d'une tentative encore incomplète. Par ailleurs, si vous avez des jeux à me recommander, n'hésitez pas à les citer dans les commentaires, je me ferai un plaisir d'étudier un éventuel achat par la suite.

 

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 Pendant les longues révisions qui ont précédé mes derniers examens, j'ai cherché des moyens de me détendre. Et je dois avouer, par expérience, que l'animation a cette faculté de vous reposer sans trop vous prendre la tête. Mais vous le savez bien, je suis assez monomaniaque et il me fallait quelque chose pour faire passer le goût habituel des shonens, qui bien que sympathiques, commencent à ne plus tellement me surprendre. L'âge, en somme.

Et c'est donc au détour d'une discussion entre les amis Snake_in_a_Box et Sirtank que j'ai donc décidé de me lancer dans Hellsing. Visiblement, l'échange était assez passionné alors, pourquoi pas ? Seul souci, je ne suis pas grand fan des histoires de vampires, zombies, créatures venues des Enfers et autres banalités qui se terminent en bain de sang. L'horreur, très peu pour moi.

Mais je dois avouer que l'animé m'a séduit. Vraiment. Et que j'ai pris un certain pied a admiré les monstres qui incarnent les héros de cette série. Petite précision avant de commencer, je ne parlerai que des anims', les mangas, c'est trop cher pour moi.




Je disais donc, Hellsing. Bande-dessinée de Kota Hirano paru dès 1997. Pour les détails techniques, je n'en sais pas plus. Ce que je peux vous dire, en revanche, c'est que les livrets ont fait l'objet de diverses adaptation. Un premier animé du même nom fut réalisé par les studios Gonzo, une série d'OAV dont le titre est accompagné d'un "Ultimate"  fait attendre son dernier épisode, secondée par une autre petite série, Dawn, dont je ne parlerai que très peu, du fait qu'elles relatent de manière assez minimaliste certains événements qui précédent les OAV ainsi que le manga, qui partagent la même histoire.

L'ambiance d'Hellsing n'est d'ailleurs pas si originale dans le fond. L'Angleterre est menacée. Plus précisément par les vampires et les goules, créatures qui semblent émerger d'un long sommeil et qui se font particulièrement actives depuis quelques temps. La tâche de protéger cette terre sacrée a toujours appartenu à une famille, une organisation héritière de la tradition des chevaliers anglicans, chargés de défendre la Reine et son royaume, Hellsing. Et cette dernière est dirigée par le dernier représentant de l'illustre famille, Integra Farbrook Wingates Hellsing (j'espère ne pas mâcher le nom), soutenue par une milice privée et par un démon vampire, Alucard, nosferatu aux pouvoirs inimaginables et occupé par la chasse aux êtres impurs que sont ces soi-disant vampires semant le chaos. L'animal est lui aussi accompagné d'une jeune policière, récemment convertie aux charmes de l'immortalité, Seras Victoria, désormais acquise aux services de Hellsing.

Ce postulat est présent sur tout les supports de l'Histoire. Le premier animé le respecte en partie avant de diverger lors de ses derniers épisodes vers un scénario original, ma foi, pas véritablement intéressant, peu développé et pas particulièrement stimulant. Je ne vous recommande donc que très peu l'idée de mirer les treize épisodes de la première série qui s'attardent sur une technologie capable de convertir les hommes faibles en monstres sanguinaires.




Le paradoxe, c'est que le background de l'OAV et du manga (similaire à 90%) est à mon humble avis plus cliché encore, voire plus mauvais. Car ce sont évidemment aux Nazis que l'Angleterre se frotte. Amusant, n'est-ce pas ? Non, honnêtement, tout cela sent bon le délire de jeunesse mais je dois avouer que ce n'est pas véritablement ça qui fait le sel de ce monde horriblement merveilleux.

Hellsing, c'est avant tout des personnages. Evidemment, on pense instantanément à Alucard, noble vampire totalement fêlé du casque, assoiffé de sang et de violence, extrêmement puissant, capable de nombreux tours propres à sa race élitiste. Entièrement dévoué à la famille de Integra, ce dernier est donc envoyé sur le terrain pour purifier du mal les territoires dirigés par des êtres qu'il juge tout simplement inférieurs. Oui, Alucard est un être dominateur, prétentieux, stimulé par le combat, masochiste et satisfait de se faire blesser ainsi que par le plaisir de tuer tout ce qui ne mérite pas de vivre selon lui.

Clairement, le personnage est une merveille. Complètement taré (je ne vois pas d'autres mots), habillé de rouge comme les émissaires du Pape, Alucard est une créature droite dans ses bottes, fidèle à des convictions qui n'ont jamais changées et ne changeront jamais, son immortalité lui confiant une connaissance que peu ont sur Terre. Néanmoins, une certaine amertume semble jaillir de ses paroles, lui qui semble quelque peu lassé de vivre. Cela ne l'empêche cependant pas de faire tourner en bourrique ses adversaires pour le bonheur simple de voir des créatures prétentieuses se casser les canines sur sa puissance. Son doublage est d'ailleurs d'excellente qualité, rien que pour sa prestation, je vous recommande de vous jeter sur n'importe format de Hellsing.





Le reste du casting n'est d'ailleurs pas moins bon. Seras, jeune vampire ne semblant pas encore s'accommoder de sa condition et ne pas accepter les avantages que lui accorde son sang. Integra, elle aussi, à l'image de son serviteur, est prête à tout pour parvenir à ses fins et est d'ailleurs plutôt bien accompagnée, son majordome Walter (surnommé Shinigami, Dieu de la Mort, rien que ça) étant lui aussi un combattant féroce et dangereux. Je n'oublierai pas non plus d'évoquer Alexander Andersen, paladin aux bottes du Vatican, tout aussi furieux que son rival vampire, doté lui aussi d'une force vitale importante et qui se bat à l'aide de se baïonnettes bénites destinées à détruire les ennemis de la Sainte Eglise catholique.

A l'image des personnages, les références diverses sont elles aussi intéressantes. Notamment à la religion. Si le sujet n'est pas particulièrement poussé et ce n'est pas un mal, les termes utilisés créent une atmosphère totalement décalée. Ne soyez donc pas surpris de découvrir l'existence d'une section XIII au Vatican nommée Iscariote (en référence à Judas) et de retrouver des reliques sacrées aux pouvoirs étonnants. La littérature n'est évidemment pas exclue, les liens avec Bram Stoker étant relativement évidents, tout comme avec l'Histoire, le tout formant un mélange assez savoureux entre sacré, vérité et fantastique. Mention spéciale à Schrödinger, chat incarnant la théorie du scientifique, dont l'explication me fascine encore au moment où j'écris ces mots.

Ce mélange ne serait d'ailleurs rien sans sa bonne dose de violence, le sang coule à flot dans Hellsing et la mort est un événement auquel il faudra vous habituer. Qui plus est, la série d'OAV offre des épisodes allant de 40 à 50 minutes, bien réalisés et bien animés et qui permettent surtout de profiter de la folie des nombreux personnages qui peuplent l'univers.

Je n'irai pas plus loin dans le développement mais il s'agit franchement pour ma part d'une très bonne surprise, bien que le titre dispose déjà une très forte réputation, n'hésitez pas à vous jeter les yeux fermés dans ce monde, je pense que peu d'entre vous seront déçus.

 

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La modestie est la pire des formes de l'hypocrisie

Cette phrase, je vous rassure, n'est pas du tout de moi mais de La Rochefoucauld (me semble-t'il). Je ne jure que par cette citation qui me rappelle constamment que ne pas reconnaître ses mérites est en quelque sorte le meilleur moyen de se foutre de la gueule du monde, vulgairement dit.

Pourquoi je démarre cet article par un paragraphe a priori hors-sujet ? Tout simplement parce-que je vais parler de moi mais aussi du bel entourage de ludophiles que j'ai eu la chance de côtoyer ces derniers temps. D'ailleurs, on va commencer par eux.

L'Accent Ludique n'est pas très actif ces derniers temps. On ne va pas vous le cacher, les activités diverses de chacun des participants ne nous permettent pas de nous retrouver aussi souvent que l'on voudrait. Néanmoins, on peut vous dire que l'on prépare la prochaine émission avec une certaine appréhension, le sujet étant  l'émotion, rien que ça. Et pour éviter de passer pour des idiots, on va faire en sorte de bien travailler le sujet. Visiblement, Scratch a déjà relevé le défi et l'on vous tiendra très vite au courant de l'évolution des événements.




Sinon, en attendant l'occasion de se retrouver autour du micro fixe de l'ami Dehell, on joue à League of Legends. Vous le savez déjà, je suis très mauvais joueur. D'autant que mes camarades particulièrement assidus font tout le travail pour moi. Billa, excellent jungler, Scratch, encore lui, maîtrise une Sona redoutable tandis que l'ami Sirtank (qui ne répond jamais aux messages, pour l'anecdote), lui, défonce tout ce qui se ballade dans la Faille de l'Invocateur.

Quant au Pixel Café, non, nous n'avons pas arrêté mais nous fûmes contraint de prendre une pause, le site sur lequel nous enregistrions (elive.pro) étant en maintenance et faisant peau neuve pour une durée indéterminée. Des premiers progrès sont à noter mais nous prenons notre mal en patience, attendant une version définitive pour enfin vous présenter en compagnie de MissV le speedrun de A Link To The Past. Ce sera le moment parfait de retrouver les amis Bigquick et Snake_in_a_Box bien que ces derniers semblent très bien s'amuser sur Gameblog, attirant sur eux toute la lumière que ce soit par des gifs envahissants ou des loligoths aguicheuses.




Pour ma part, je ne fais pas grand chose en ce moment. Je vous avoue faire quelques efforts pour tenter de maintenir en vie ce petit blog mais de longues révisions, les diverses candidatures en M2, la préparation de certains concours et les quelques stages ont quelque peu freiné d'un, mon envie de jouer et de deux, mon envie d'en parler.

Mais ça commence à revenir. Si des jeux entamés tels que Dark Souls, Mass Effect 3 ou Darksiders n'ont pas réussi à me replonger dans le bain malgré des qualités indéniables, d'autres tels que Batman Arkham City et Radiant Historia (DS) parviennent à me coller devant un écran. J'en reparlerai donc d'ici peu mais si vous cela vous intéresse vraiment, je ne peux que vous demander de patienter.

Dernière petite chose, je vous annonce que je tiens à rédiger au cours des prochaines semaines un dossier sur la saga Final Fantasy. Et ce n'est pas la sortie du dernier livre de Console Syndrome qui freinera mes intentions, tant le bouquin semble de qualité.




Bref, je me rends compte que tout cela fait un bon paquet de sujets pour le blog. Tant mieux pour moi, ce sera l'occasion rêvée pour raviver les couleurs un peu pâles d'un site pourtant bien soutenu par les lecteurs et qui le rend particulièrement mal.

 

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Alzheimer précoce. J'ai parlé il n'y a pas si longtemps des Castlevania influencés par Super Metroid mais je ne me souviens plus de l'occasion. Mais bref, passons...

Sans trop choquer la plèbe, je peux annoncer que Castlevania Symphony of the Night fait partie de ces jeux véritablement cultes. Adoptant un visuel 2D à l'heure où la 3D n'était que le seul moyen reconnu de faire avancer le Jeu Vidéo, ce titre demeure peut-être encore aujourd'hui le meilleur représentant de son genre. En même temps, les jeux similaires se font rares, trop rares, le dernier me venant à l'esprit étant un certain jeu XBox Live sorti il y a 3 ans, dont vous me rappelerez le nom, c'est dire...

Sans s'avancer sur les raisons d'une telle discrétion dette catégorie de jeux, on peut néanmoins se pencher sur celles qui font de ce Castlevania une oeuvre aussi adulée.

Car oui, je le disais plus tôt, Symphony of the Night est un épisode très particulier de la série. La saga des chasseurs de vampires était connue pour être rigide, difficile, découpée à l'ancienne, avec ses niveaux conclus par des boss, ses power-up et cette sensation typique de jubilation ressentie à chaque fois que l'on termine un tableau sans perdre de vies. La belle époque.




Or, pas besoin de s'y prendre avec des pincettes, si l'on incarne durant les cinq premières minutes l'ami Richter Belmont, héros du précédent opus, Rondo of Blood (1993 / PC Engine), c'est bel et bien le fils de Dracula, Alucard, que l'on dirige tout au long de l'aventure. L'occasion de profiter de ce changement de perspective pour bouleverser le gameplay d'un genre plus tellement en vogue à l'avènement de la 3D.

Par conséquent, plus de Vampire Killer, ce fouet légendaire de la famille Belmont, le semi-démon se bat à l'épée (la Nobilitas, quoi!) et dispose de pouvoirs bien évidemment très différents de ceux dont peuvent profiter les simples humains. Transformation en chauve-souris, en loup, en brume, techniques de combat, ma foi, fort sympathiques (Soul Steal ou comment se régénérer en une manipulation), la personnalité d'Alucard justifie toutes ces capacités mais rendrait un jeu d'action / aventure / plate-forme classique bien trop simple. Même s'il ne faut pas oublier que l'on pouvait déjà jouer la créature de la nuit dans Castlevania III Dracula's Curse (1989 / NES )...

Désormais, ce n'est plus au coeur d'une Transylvanie fictive dominée par l'impitoyable Vlad Tepes Dracula que l'on se balade mais au sein d'un château, celui du même seigneur pourtant vaincu quelques années plus tôt. Plus de découpage en niveau où l'on ne peut revenir, plus de scoring, plus de timer, le but ici est de découvrir tout les recoins de cet immense manoir, à la recherche de vos divers pouvoirs et équipements méchamment dérobés par une Mort, visiblement pas décidée à passer l'arme à gauche, pour aller coller sa dérouillée à Papounet.





L'exploration prend donc une place là où régnait la bagarre et l'optimisation des trajets dans Super Castlevania IV (1991 / SNES). Qui plus est, pour éviter le plagiat évident d'un Super Metroid (1994 / SNES) dont les développeurs se sont, bien entendu, inspirés, un aspect jeu de rôle est implémenté. Alucard gagnera donc de l'expérience en abattant viles squelettes, créatures, armures hantées et que sais-je, améliorant par la même occasion la résistance du personnage et sa capacité à lancer des sorts.

On ne va pas s'attarder plus longtemps sur le gameplay, ce serait là un crime vis-à-vis de la direction artistique globale. Tandis que Rondo of Blood offrait des cinématiques (certes impressionnantes pour l'époque) typées animation avec une Maria Renard insupportable pour l'occasion, Symphony of the Night opte pour un style beaucoup plus gothique. La patte de Ayami Kojima est visible, les personnages du jeu ont une classe incroyable, Dracula et son fils incarnent le Comte typique dans toute sa splendeur pour notre plus grand plaisir.

Quant aux musiques, Michiru Yamane signe sûrement ici ses plus belles compositions avec des partitions d'ambiance qui collent aux murs poussiéreux et aux tours balayées par la pluie d'un vaste château médiéval. On n'oubliera pas non plus de signaler la qualité visuelle du titre dans son ensemble, entièrement dessiné à la main et soutenu par quelques effets en trois dimensions aujourd'hui très cheap mais qui ne gâchent en rien le bonheur des yeux bien qu'un léger alliasing soit perceptible.





On n'oubliera pas non plus de souligner ce petit coup de génie, celui qui consiste à doubler la durée de vie, à porter les capacités de Alucard au plus haut point, en révélant par une petite astuce bien intégrée au scénario un tout nouveau terrain de jeu, un château inversé. L'idée est en soi toute bête, paraîtrait presque grotesque et paresseuse aujourd'hui mais il n'empêche qu'une toute nouvelle aventure s'offrait au joueur, plus difficile, moins guidée mais toute aussi grisante.

"Jeunes innocents", je vous laisse souffler après la lecture de ce pavé indigeste. Je retourne abattre le Comte Dracula et son prêtre fanatique, de manière à conclure une superbe aventure, trop peu renouvelée depuis 1997.


Voir aussi

Jeux : 
Castlevania : Symphony of the Night
Plateformes : 
Xbox 360, PlayStation 3, Sega Saturn, PlayStation
Sociétés : 
Konami
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Vous ne connaissez peut-être pas League of Legends ? Grand tort vous fasse, corrigez tout de suite cette erreur en téléchargeant "gratuitement" ce jeu conçu pour les masochistes et ajoutez-moi tout de suite dans votre liste d'amis, cette considération me fera le plus grand plaisir.

Bref, passons au vif du sujet. Plus addictif que la cigarette mais plus savoureux en bouche, le titre de Riot obéit à la règle simplissime des jeux inspirés de Defense of the Ancient. Deux équipes de cinq joueurs opposées l'une à l'autre, devant détruire le Nexus de leur adversaire par tout les moyens, chaque joueur incarnant un héros aux capacités bien particulières et qui doivent s'associer pour former la meilleure équipe possible.

Sans s'attarder sur la manière de jouer, sur les toutes les finesses, sur la vertigineuse marge de progression et sur l'amour des character designers pour les bonnets massifs, la réputation d'accueillir les rageux, kevin et autres adjectifs violant la langue française colle à la peau de ce Multiplayer Online Battle Arena (MOBA).




En effet, nombreux sont les joueurs à se déconnecter en cours de partie car incapables de supporter leur propre faiblesse, fatigués de la performance lamentable de leurs coéquipiers ou parfois même pour embêter le monde ou dîner en famille. Et cela ne va pas en s'arrangeant, je vous l'assure. Oui, le matchmaking, ce système qui permet de former automatiquement une équipe à partir des résultats des joueurs demeure une porte ouverte aux abus les plus pénibles et qui peuvent tout simplement donner l'envie d'envoyer valser le clavier sur votre plasma (fort heureusement, je joue sur un portable). Evidemment, Internet oblige, la courtoisie est très rarement de mise et il vous faudra vous habituer aux habituels "noobs !", "stfu", "ks" et autres noms d'oiseaux qui vous font perdre foi en l'humanité.

"Comment peux-tu donc passer tes soirées sur League of Legends, mon petit Sirocco ?". Et bien, pour être franc, je ne joue quasiment plus seul. Dès que je le peux, je réquisitionne la patience de Sirtank ou d'un très bon ami dont la team est plutôt performante, et mets à l'épreuve des débutants tels que Snake_in_a_Box voire même Mr-Harasawa (au risque de détruire son Mac de bourgeois) pour au moins faire passer le goût plus qu'amer de la défaite par le bonheur de causer avec de bons gars via Skype.




Et oui, jouer à League of Legends en équipe reste tout de même un bonheur. Et ce même si votre équipe revêt l'aspect d'un liquide mêlant eau et huile, même si un de vos camarades "fout en l'air la game" par ses prouesses plus que catastrophiques, même si le teamfight est laborieux...à plusieurs, on pardonne ses erreurs, on se permet de faire des blagues, on tente de jubiler même dans la défaite, on trouve toujours un moyen de se réjouir et ce même si le caractère de certains joueurs mérite une bonne fessée, voire un coup de règlette ou de ceinturon, si vous adhérer encore aux enseignements les plus barbares.

Certes, je suis insupportable quand je joue à League of Legends. Je râle, je fais ma fillette, j'accuse à tort, je fuis mes responsabilités, je boude...mais néanmoins, je ne remercierai jamais mes compagnons qui ont l'amabilité de bien vouloir faire fi de mes défauts les plus vils et incarnent à merveille un loup-garou omniprésent sur la map, tiennent parfaitement la top lane, réalisent des exploits et dirigent parfaitement l'équipe.

Merci, les gars. J'espère vous revoir très bientôt sur League of Legends. En attendant, je repars souffrir en matchmaking, gueuler comme un putois pour des broutilles et écrire des articles peu pertinents pour faire passer cette douleur plus injustifiée.

 

Voir aussi

Jeux : 
League of Legends
Plateformes : 
PC, Mac
Sociétés : 
Riot Games
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Trafalgar Square

Par Sirocco Blog créé le 20/01/10 Mis à jour le 17/12/13 à 11h42

Toulousain sympathique, fantastique, folklorique, féérique, symphonique, éclectique, chimérique, mirifique, artistique, acoustique, exotique...et autres adjectifs en -ique que j'accepte volontiers.

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Édito


 

Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, bonjour/bonsoir à toutes et à tous.

Je suis Sirocco, étudiant en 5e année de Droit à Toulouse, blogger à mes heures perdues, mais avant tout grand amateur du Jeu Vidéo, marmite dans laquelle je suis tombé tout petit.

Trafalgar Square, c'est le nom de ce tout petit site qui privilégie notamment la musique tirée du média mais qui parle aussi de tout et de n'importe quoi. Ne vous étonnez pas d'entendre beaucoup parler de Nintendo, c'est parce-que j'en suis grand fan mais cela ne m'empêche pas de passer de nombreuses heures sur PS3 ainsi que sur les jeux Steam dont le prix défie toute concurrence.

N'hésitez pas à commenter les articles et à "liker" si vous avez apprécié la lecture de mes articles. Vous pouvez évidemment me joindre par MP si vous souhaitez me poser une question ou parler d'une chose, d'une autre. En attendant, j'espère que la lecture vous plaira et rendez-vous ici-bas ou bien ailleurs, si mon activité vous intéresse.

 


 

 

J'arbore fièrement une récompense aujourd'hui plus tellement valable mais que voulez-vous, c'est la seule que j'aie ^^. Elle fut attribuée par l'ami Anfalmyr sur la base des votes des Gamebloggers et elle me plaît tout particulièrement du fait que je tente de soigner le mieux possible l'apparence du blog, pour un plus grand confort de lecture. Et vi, je pense à vous et à vos petits yeux fatigués...

 

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